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Contenu rédigé par STEFAN
Classement des meilleurs critiques: 15
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Commentaires écrits par
STEFAN (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

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Alertez Les Bébés
Alertez Les Bébés
Prix : EUR 6,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Alerte majeure, 11 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alertez Les Bébés (CD)
Révélé au monde en rocker émérite sur Bbh 75, confirmant ces excellentes dispositions sur son successeur (Irradié), c'est un Jacques Higelin sûr de son fait qui s'attaque à ce qui demeure son chef d'œuvre rock des 70s, Alertez les Bébés !.
Pour accomplir son prodige, Maître Jacques a renouvelé son équipe, équipe qui sera reconduite, et augmentée, sur No Man's Land, 2 ans plus tard, une équipe qui fournit à celui qui s'est désormais imposé comme un nom qui compte dans une scène rock française encore rachitique une variété sonore, une polyvalence qui va merveilleusement au teint d'un Higelin jamais aussi bon que quand il est libre.
Libéré, donc, Jacques pond 10 chansons non seulement excellentes mais indicatrices de toutes les tendances qu'il développera plus tard dans sa carrière. Nommément, on a droit à un funk/blues rock qui vaut largement les équivalents anglais ou américains (Le Minimum, un max de bonheur !), une tournerie rock typiquement années soixante-dix où Jacques peut clamer à loisir bien soutenu par les excellents chœurs féminins (Géant Jones), une belle ballade folk à accordéon toute en tendresse goguenarde (La Rousse au Chocolat), une country rock pleine d'allant et d'humour (Je veux cette fille), un rêve éveillé présentement habillé de folk mais qu'on imaginerait aussi hantée d'un quatuor à cordes, enfin, moi (J'suis qu'un grain de poussière), une petite chanson pop rock à la Beatles qui surprend autant qu'elle satisfait (Aujourd'hui la crise !, où l'interprétation vocale de Jacques, forcément, distancie le résultat de ses évidents modèles), une belle ballade à l'orgue proéminent et aux guitares "qui pleurent" (Rien), une "revisitation bluesée" de la chanson réaliste (Coup de Blues), un monumental morceau de bravoure si dépouillé qu'un piano jazz et l'interprétation écorchée vive de Jacques lui suffisent (Alertez les bébés !), et une petite virgule de rappel où Monsieur Loyal présente ses musiciens (Demain ce s'ra vachement mieux sur la mélodie d'Aujourd'hui la crise !)... Une excellente sélection explorant tous les possible d'alors, et commençant donc à creuser de nouvelles pistes, d'un Higelin tout simplement triomphant de bout en bout.
Il en a fait de beaux albums, Maître Jacques, celui-ci demeure mon préféré, une œuvre finissant d'imposer un artiste duquel nous n'avons, fort heureusement, pas encore fini de profiter des offrandes. Et il a préparé la relève, le bougre ! Alors, vous qui me lisez et vous dites que j'en fais quand même un peu trop, écoutez ce fantastique Alertez les bébés !, vous n'en reviendrez pas !

1. Le Minimum 5:32
2. Géant Jones 4:56
3. La Rousse au chocolat 3:42
4. Je veux cette fille 2:48
5. J'suis qu'un grain de poussière 4:05
6. Aujourd'hui la crise ! 4:20
7. Rien 4:45
8. Coup de blues 4:13
9. Alertez les bébés ! 10:10
10. Demain ça s'ra vachement mieux 1:50

La pochette originelle de l'album présente ainsi les musiciens :
Pierre Chérèze - Guitare électrique, lead ou rythmique, Guitare sèche partout où y en a
Christian Leroux dit « Basile » - Guitare électrique, rythmique et lead aussi, mais sèche dans Grain de poussière
Jacky Thomas dit « Blett » - Basse et Brest (branchée secteur-cœur)
Michel Santangelli dit « Frère Pochtron » - Batterie, tambourin et mandoloncelle
Higelin dis rien... Écoute! - Cordes vocales, Claviers clinquants et déglingués - Piano du pauvre
Danielle Bartholetti et Françoise Walle - ont prêté leur voix aux cœurs
Stéphane Vilar - a écrit les cuivres


Rock around The Bunker
Rock around The Bunker
Prix : EUR 12,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 un Bunker nommé Dérision, 10 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock around The Bunker (CD)
S'il y en a un qui pouvait oser l'album rock sur le nazisme, c'est bien Serge, et pas seulement parce que Lucien Ginsburg a connu l'époque et qu'il est juif, mais bien parce que rien n'arrête Gainsbourg, pas même le risque de tomber dans le mauvais goût qui est toujours celui des autres (voir son intérêt répété pour l'art de la pétomanie ou un Lemon Incest de sulfureuse mémoire).
Nous sommes donc en 1975, 30 ans après la fin de la boucherie mondiale, 30 ans après la découverte de l'infamie nazie par les masses horrifiées. Serge sort son troisième concept album de suite, pas une histoire en soi, pas comme Melody Nelson et l'Homme à la Tête de Chou, plus comme Vu de l'Extérieur où un thème unissait les titres sous une seule et même bannière. Et quel thème, présentement, et quel traitement d'icelui surtout !, où Gainsbourg, fourbissant des armes majoritairement rock, blues et pop, prouve que le rire, la dérision, est encore et toujours l'arme fatale contre l'ignominie et la douleur. Parce qu'avec un programme engendrant tout sauf la mélancolie (ce serait un comble...) Serge ne produit peut-être pas son album le plus définitif mais réussit le tour de force de rester droit sur ses jambes dans une épreuve pourtant particulièrement casse-binette. Et, en effet, dès un dynamique Nazi Rock (évoquant la nuit des longs couteaux) jusqu'à un cynique SS in Uruguay en passant par un amusant détournement d'un vieux standard de musical Roberta (Smoke Gets in Your Eyes) ou une mise en lambeau drolatique du petit moustachu lui-même (J'entends des voix off), l'exercice d'équilibriste en second-degré est simplement magistral d'un auteur, compositeur et interprète sachant jusqu'où ne pas aller trop loin (voir la non-inclusion d'un Silence du Pape pour cause d'autocensure).
En 1975 Serge Gainsbourg produit un album qu'on n'attendait pas, musicalement ou textuellement, et s'en sort avec les honneurs dans les deux registres. Y a pas à dire, il était fort ce Gainsbarre !

1. Nazi Rock 3:10
2. Tata teutonne 2:48
3. J'entends des voix off 2:05
4. Eva 3:13
5. Smoke Gets in Your Eyes 3:28
6. Zig-zig avec toi 3:39
7. Est-ce est-ce si bon ? 3:16
8. Yellow Star 1:40
9. Rock Around the Bunker 3:25
10. SS in Uruguay 2:16

Serge Gainsbourg : composition, chant
Alan Parker : guitare rythmique
Judd Proctor : guitare
Brian Odgers : basse
Dougie Wright : batterie
Jim Lawless : percussions
Alan Hawkshaw : claviers
Kay Garner, Jean Hawker, Clare Torry : chœurs
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 10, 2015 5:19 PM MEST


That Lucky Old Sun
That Lucky Old Sun
Prix : EUR 11,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Au soleil de Californie, 9 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : That Lucky Old Sun (CD)
Un concept album sur la douceur de vivre californienne ? En voilà une idée qu'elle est bonne, encore plus quand elle est fomentée par un ex-garçon de plage à la créativité mélodique aussi précieuse que Brian Wilson. Oui, mais...
Oui mais il ne faut s'attendre ni à Pet Sounds, ni à Smile, ni à aucun des quelques haut-faits ayant émaillé la carrière d'un Brian Wilson parfois un peu à la ramasse (maladie mentale et tout ça...). Ca ne veut pas dire qu'il l'est ici puisque, bien entouré par le fidèle Van Dyke Parks et un Scott Bennett promu d'accompagnateur à assistant à la création, Wilson est suffisamment bien "cadré" pour ne pas retomber dans ses errements passés. Et donc, un concept, basé sur la chanson du même nom de Frankie Laine (une idole de jeunesse de Brian ? possible) qui s'écoule entre courtes vignette mélodiques et narration contextualisant, articulant l'ensemble. Mélodiquement, on retrouve évidemment la patte de Wilson, une pop solaire, légère faite de mélodies éclatantes et de chaeurs harmoniques pour un résultat éminemment nostalgisant qui va particulièrement bien au teint du vieux popster, pas une surprise mais une satisfaction. Parfois, on regrettera la brièveté de chansons qui ne demandaient qu'à être plus développées mais, dans l'ensemble, c'est une affaire qui roule joliment et satisfera tous les amateurs du créateur et de son ancienne formation, en particulier ceux qui goûtent à son aspect quasi-orchestral largement représenté ici.
Et donc, à défaut d'obtenir un grand album de Brian Wilson, qui a, ceci dit, fait bien pire, sera-t-on satisfait de retrouvailles pop, ensoleillées quoique douces-amères par une des plus belles figures de la pop music de ce dernier demi-siècle, ce n'est déjà pas rien et fait de Lucky Old Sun une addition recommandée à la collection de tous les amateurs du genre.

1. That Lucky Old Sun 0:57
2. Morning Beat 2:55
3. A Room With a View (narrative) 0:45
4. Good Kind of Love 3:20
5. Forever She'll Be My Surfer Girl 2:52
6. Venice Beach (narrative) 0:45
7. Live Let Live / That Lucky Old Sun (reprise) 2:35
8. Mexican Girl 2:42
9. Cinco de Mayo (narrative) 0:46
10. California Role / That Lucky Old Sun (reprise) 2:41
11. Between Pictures (narrative) 0:48
12. Oxygen to the Brain 3:28
13. Can't Wait Too Long 0:54
14. Midnight's Another Day 3:57
15. That Lucky Old Sun (Reprise) 0:43
16. Going Home 3:03
17. Southern California 4:58

Brian Wilson - Keyboards, Piano, Lead Vocals
&
Peggy Baldwin - Cello
Scott Bennett - Bass, Keyboards, Spanish Guitar, Vibraphone and Background Vocals
Nelson Bragg - Percussion and Background Vocals
Phil Feather - Woodwinds
Jeffrey Foskett - Guitar, Ukulele and Background Vocals
Probyn Gregory - French Horn, Guitar, Trumpet and Background Vocals
Peter Kent - Violin
Bob Lizik - Bass
Taylor Mills - Background Vocals
Tommy Morgan - Harmonica
Bruce Otto - Trombone
Darian Sahanaja - Bells, Keyboards and Background Vocals
Brett Simmons - Bass
Cameron Stone - Cello
Todd Sucherman - Drums
Jessica van Velzen - Viola
Nick Walusko - Guitar and Background Vocals


Live Dates - Paper Sleeve - CD Vinyl Replica Deluxe
Live Dates - Paper Sleeve - CD Vinyl Replica Deluxe
Prix : EUR 32,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Juteux double, 9 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live Dates - Paper Sleeve - CD Vinyl Replica Deluxe (CD)
Live Dates est de ces albums live classiques des 70s que les amateurs de rock se doivent d'avoir dans leur collection parce que, si Wishbone Ash est déjà un très bon groupe en studio, c'est sur scène qu'une la formation mâtinant hard rock mélodieux et progressisme discret, prend tout son sens.
C'est vrai pour la quasi-intégralité de la production "in vivo" des britanniques, encore un peu plus pour cette unique offrande sur scène d'un line-up qui ne survivra pas à la tournée avec le départ d'une des deux gâchettes six-cordées, Ted Turner. Dans les faits, enregistrés sur quatre dates anglaises de juin 1973, la setlist de Live Dates couvre harmonieusement les meilleurs moments des quatre albums jusque-là sortis par le quatuor. Mais, évidemment, Live Dates vaut surtout par les performances de ses instrumentistes et, en particulier d'une paire de guitaristes (le déjà cité Ted Turner et celui qui demeure l'indéboulonnable leader d'une formation toujours en activité, Andy Powell) aussi complémentaires qu'épatants pour ce qui demeure (avec Murray et Smith pour Iron Maiden ou Robertson et Gorham de Thin Lizzy, deux groupes dont les performances de double-guitare doivent beaucoup à Wishbone Ash) une des plus belles doublettes du genre. C'est aussi l'occasion d'entendre la bande durcir notablement le ton par rapport aux versions studio ce qui, en plus des longues phases plus ou moins improvisées émaillant le double (cf. les deux version de Phoenix à plus de 17 minutes chacune ou un Pilgrim poussé dans ses retranchements à plus de 9), est une excellente nouvelle.
Avec Live and Dangerous, Made in Japan ou Tokyo Tapes, tous trois de véritables standard d'un format alors à la mode, Live Dates est tout bêtement un des tous meilleurs live de hard rock des années 70, et l'ultime classique d'un line-up finissant... Un immanquable, donc.

CD 1
1. The King Will Come 7:44
2. Warrior 5:57
3. Throw Down the Sword 6:08
4. Rock 'n Roll Widow 6:08
5. Ballad of the Beacon 5:22
6. Baby What You Want Me to Do 7:48
7. Phoenix* 17:10

CD 2
1. The Pilgrim 9:14
2. Blowin' Free 5:31
3. Jail Bait 4:37
4. Lady Whiskey 5:57
5. Phoenix 17:23
* bonus

Martin Turner - bass, vocals
Andy Powell - guitar, vocals
Ted Turner - guitar, vocals
Steve Upton - drums


Ballade irlandaise
Ballade irlandaise
Proposé par groovetemple77
Prix : EUR 8,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Jolie, jolie, jolie compilation, 9 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ballade irlandaise (CD)
Il en manque !, diront les mécontents. Et c'est vrai, à Byciclette, Salade de Fruits, le Clair de Lune à Maubeuge, tous les grands succès n'y sont pas.
Mais, justement, il est aussi là l'intérêt de cette collection, d'offrir des chansons souvent oubliées d'un interprète talentueux. Et puis il y a La Tendresse, la chanson la plus optimistement poignante du répertoire d'André Raimbourg, plus conteur que comique troupier en l'occurrence. Et quelques "tubes" tout de même : les crayons, la tactique du gendarme, les rois fainéants, le bal perdu, la ballade irlandaise, Joinville le pont... entourés, donc, des moins connu mais également savoureux la mandoline, le pêcheur, mon bon vieux phono, nous vieillirons ensemble... Bref, quand même de quoi ne pas tout à fait perdre ses marques mais un joli lot de découvertes. Pour information, les enregistrements couvrent toute la carrière de Bourvil (de 1949 aux années soixante), il n'est donc pas question de droits mais bien de choix...
Qu'on peut contester parce que, c'est indéniable, il en manque. Mais comme il y en a aussi qu'on ne trouve pas ailleurs et qu'à creuser, on trouvera bien une compilation complémentaire, on ne se plaindra pas et, au contraire, conseillera cette belle double galette qui permet de redécouvrir un chanteur tendre et drôle, exactement ce qu'était Bourvil dans la vraie vie, tiens !

CD 1
1. Adèle 3:06
2. C'est la Vie de Bohème 2:50
3. C'est une Gamine Charmante 2:25
4. En Revenant d'la Revue 3:01
5. Allumett' Polka 2:51
6. D'Où Viens-Tu ? 3:08
7. La Berceuse à Frédéric 3:06
8. Frédo le Porteur 3:16
9. Du Côté de l'Alsace 2:59
10. La Tendresse 3:08
11. Le Hoquet 3:14
12. Le Pêcheur 2:59
13. La Dondon Dodue 2:23
14. La Mandoline 3:24
15. Je Suis Content, Ca Marche 2:23
16. C'est pas le Pérou 3:12
17. Elle Faisait du Strip-Tease 3:51
18. Le Voleur de Pervenches 3:06

CD 2
1. Les Crayons 3:36
2. Les Papous 3:25
3. La Tactique du Gendarme 2:59
4. Les Rois Fainéants 3:07
5. C'Etait Bien (Le Petit Bal Perdu) 3:18
6. Mon Bon Vieux Phono 2:47
7. Mon Frère d'Angleterre 3:43
8. Ballade Irlandaise (Un Oranger) 2:56
9. Prends Mon Bouquet 3:18
10. A Joinville le Pont 2:42
11. Les Abeilles 3:23
12. Mon Village au Clair de Lune 3:08
13. Nous Vieillirons Ensemble 2:55
14. Nénesse d'Epinal 2:53
15. T'Epier 2:36
16. Tatane 3:09
17. Vive la Mariée 3:21
18. Les Haricots 3:04


Tormato
Tormato
Prix : EUR 8,93

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 L'écrasé de Yes, 9 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tormato (CD)
S'il y a un album, bon, on citera Big Generator qui n'est cependant plus de la période "classique" du groupe, qui fait figure de vilain petit canard dans la discographie de Yes, c'est bien Tormato, ultime œuvre du quintet de référence, album houleux dans sa réalisation et décevant dans son résultat.
Evidemment, Anderson, Wakeman, Howe, Squire et White déroulent tous les trucs qu'on leur connaît, évidemment, il y a de jolis petits moments qui ressortent de temps en temps, évidemment, les fans vous diront que l'album est meilleur que sa funeste réputation mais, vraiment, ce Tormato en pilote automatique ne mérite qu'on s'y arrête que pour trois petites chansons, c'est peu. Premièrement il y a l'accrocheur et joliment troussé Don't Kill the Whale, avec des paroles typiques des exactions hippies de ce bon vieux Jon mais surtout une belle performance instrumentale d'ensemble, sympathique. Deuxièmement, il y Onward ou 4 minutes de planeries où les arrangements de voix "à la Yes" font leur petit effet. Et enfin, troisièmement, il y a On the Silent Wings of Freedom qui, simplifiant la formule progressive du groupe, n'est pas loin de préfigurer le son plus pop qu'ils adopteront dans les années 80. C'est tout, et c'est peu (bis). Parce que le reste de l'album ne vaut pas tripette voire confine carrément au ridicule (le kitchissime Arriving UFO et ses synthés en toc, une constante de l'album, d'ailleurs, mais jamais aussi évidente qu'ici). Conclusion ? L'embellie de Going for the One, toujours aussi recommandé, lui, n'était qu'un feu de paille et le remplacement du soi-disant indispensable Anderson et de son comparse claviériste par les surprenants Buggles, finalement une excellente nouvelle (Ha ! Drama !).
Bref, si vous êtes fans ou ne pouvez vraiment pas vivre sans compléter votre collection des albums de Yes, il vous faut Tormato, ne serait-ce que pour une bonne rigolade de temps en temps. Sinon ? Fuyez, mais fuyez donc !

1. Future Times/Rejoice 6:46
2. Don't Kill the Whale 3:56
3. Madrigal 2:25
4. Release, Release 5:44
5. Arriving UFO 6:07
6. Circus of Heaven 4:31
7. Onward 4:05
8. On the Silent Wings of Freedom 7:47

- Jon Anderson: vocals, percussion, Puerto Rican cuatro (mistakenly labeled as an Alvarez 10-string guitar) (tracks 1, 6 and 9)
- Steve Howe: electric guitars (Gibson Les Paul Custom, Fender Broadcaster (track 5), Gibson ES-175 (track 9)), acoustic guitars (Gibson acoustic guitar, Martin 00045 (track 2)), Spanish guitar (track 4), mandolin (track 7), vocals
- Chris Squire: bass guitar (Rickenbacker, Gibson Thunderbird bass guitar (track 5)), piano (track 3), bass pedals (tracks 1, 4 and 6), vocals
- Rick Wakeman: piano (track 6), Hammond organ (tracks 1, 2 and 5), Polymoog synthesizer (tracks 1, 2, 3, 5, and 9), Birotron (tracks 1, 2, 3, 5, 6, 7 and 9), harpsichord (track 4), RMI Electra Piano (track 9)
- Alan White: drums, glockenspiel, military snare drum (track 1), crotales (tracks 1, 4, 7 and 8), cymbals (track 4), bell tree (track 4), drum synthesizer (track 6), gongs (track 6), vibraphone (track 8), vocals


Dyed In The Wool
Dyed In The Wool
Prix : EUR 12,34

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Acides émotions, 9 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dyed In The Wool (CD)
Je ne connais pas l'ex-groupe de Shannon Wright, Crowsdell, je ne connais aucun autre album de la dame mais celui-ci me donne de vraie envies d'exploration.
Qu'y entend-on ? De l'indie rock féminisé de compétition, pas d'effets de manche superflu cependant, concentrée sur la qualité de ses chansons, Shannon Wright n'a pas l'air du genre à se perdre dans d'ampoulés arrangements. Tant mieux. Evidemment, on ne peut pas ne pas penser à P.J. Harvey à l'écoute des moments les plus ouvertement rock ce Dyed in the Wool, tout comme on ne peut pas ne pas penser à Tori Amos quand elle s'installe au piano, pas que Shannon en soit une copie, juste que les trois dames partagent un même territoire fait de sensibilité et de féminisme mais aucunement de sensiblerie. Ceci dit, Miss Wright est nettement plus du côté arty lo-fi des choses que ses "cousines". Multi-instrumentiste et bien entourée (une première pour celle qui faisait tout toute seule sur ses précédents albums). Présentement, navigant entre rock théâtral minimaliste (Hinterland qui ne prend pas plus de deux minutes pour dévoiler toute sa puissance, et The Stable, 1 minute et demi et puis s'en va), rock costaud mais aussi finaud (Less Than a Moment, Dyed in the Wool, The Path of Least Persistence (Figure II)), folk désossée (Surly Demise), comptine lunaire (Vessel for a Minor Malady, Bells), etc. Etc. parce que la dame sait toucher à tout sans jamais se tromper sur un album aussi diversifié que cohérent, sans doute parce que globalement habité par une voix écorchée vive et vibrante.
Il me reste, maintenant, à voir ce dont le reste du catalogue de cette artiste est fait. Sur la foi de l'excellent Dyed in the Wool et de quelques chroniques lues de-ci de-là, ça promet, parce que, quel album mes aïeux !

1. Less Than a Moment 3:00
2. The Hem Around Us 3:18
3. Hinterland 2:05
4. Vessel for a Minor Malady 1:56
5. You Hurry Wonder 2:54
6. Dyed in the Wool 5:14
7. Method of Sleeping 3:22
8. Surly Demise 3:11
9. Colossal Hours 2:44
10. The Path of Least Persistence (Figure II) 2:54
11. The Sable 1:27
12. Bells 1:51

Shannon Wright - bass, drums, guitar, harmonium, keyboards, noise, organ, piano, vocals
&
Brian Teasley - Drums, Noise, Percussion
Kyle Crabtree - drums
Andy Baker, Jason Noble - bass
Ryan Hembrey - double bass
Christian Fredrickson - viola
Heather McIntosh - cello
Chris Lopez, Jeff Mueller - vocals


White Pepper
White Pepper

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Epicé Pop, 9 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : White Pepper (CD)
Que se passe-t-il quand l'un des plus beaux fleurons bizarro-pop se met dans l'esprit d'accoucher d'un album normal ? Il se passe White Pepper, 7ème album des faux-frères Dean & Gene Ween, et le pire c'est que ça marche du tonnerre de Zeus !
Indéniablement, il y a du Beatles (mais pas seulement...) dans ce Ween-là, et pas que dans un titre jouant avec ceux de deux des plus fameuses créations de quatre de Liverpool (Sgt. Pepper, White Album), dans la manière d'accommoder la pop, de l'épicer de moult flaveurs pour un résultat aussi flatteur à l'oreille qu'imaginatif. Evidemment, les Beatles étant passés bien avant et ayant tout inventé (ou presque), c'est à un exercice revivaliste auquel s'adonnent les natifs de New Hope (ça ne s'invente pas !), Pennsylvanie, mais un exercice revivaliste tellement rondement menée qu'on aurait mauvaise grâce à ne pas le célébrer comme il le mérite.
Parce que, mes amis, quelle belle collection de chansons voici ! Parce qu'en couvrant tout le panorama de la pop, d'un psychédélisme à peine modernisé sur la morceau d'ouverture, Exactly Where I'm At, à de douces flaveurs orientales sur Flutes of Chi, à une pop à la Revolver sur Even If You Don't, à un doux décrochage caribéen façon Elvis sous les cocotiers (Bananas and Blow), à une pop folk mélodieusement réussie (Back to Basom, quelque chose de Donovan et du Bowie débutant, She's Your Baby, que Macca ne renierait pas), à une petite jazzerie convoquant le fantôme de Phil Lynott (ce chant !) avec Pandy Fackler, jusqu'à un petit coup de country bienvenu (Stay Forever), c'est avec rouerie et un talent compositionnel qui laisse béat d'admiration que le duo et leurs compères réussissent magistralement leur petit hold-up multi-genres. On a même droit, parce qu'il faut quand même un peu de bruit blanc sur un album de Ween, à une sorte de Motörhead revisité (leur Helter Skelter ? pas loin à entendre l'agressif et addictif Stroker Ace) et à une sorte de sludgerie héritière indirecte de Black Sabbath (The Grobe). Bref, tous azimuts sans jamais le moindre faux-pas, sans la plus petite trace de faute de goût que ce soit... Grand !
Les amateurs de ce genre de chose, de la musique maline toujours un peu dans le second degré mais pas dans le pastiche, en auront pour leurs sesterces, nul doute ! Les autres, les curieux surtout, peuvent plonger dans ce qui demeure l'œuvre la plus attachante et abordable d'un magnifique duo. Youpi !

1. Exactly Where I'm At 4:31
2. Flutes of Chi 3:30
3. Even If You Don't 3:25
4. Bananas and Blow 3:34
5. Stroker Ace 2:08
6. Ice Castles 2:05
7. Back to Basom 3:46
8. The Grobe 3:32
9. Pandy Fackler 3:57
10. Stay Forever 3:32
11. Falling Out 2:28
12. She's Your Baby 3:00

Claude Coleman - Drums
Dave Dreiwitz - Bass
Glen McClelland - Keyboards
Dean Ween - Guitar, Vocals
Gene Ween - Guitar, Vocals
(& other musicians)


Come & Get It
Come & Get It
Proposé par VECO SELL
Prix : EUR 19,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Le ver dans le fruit, 9 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Come & Get It (CD)
Un album de plus pour Whitesnake, leur quatrième, pas le plus spectaculaire, pas le plus réussi, juste un album de plus par de vrais professionnels marchant, quand même, un peu au radar du fait de tournées trop longues et de soirées trop arrosées. C'est bien connu, rien de tel qu'un rocker mort de faim pour vous pondre un album poudrière, alors comment en vouloir à Coverdale & Cie qui sont, en ces débuts des années 80, des stars confirmées et, donc, trop bien nourries, quoi...
Attention, Come an' Get It n'est pas un mauvais album pour autant mais, à l'image du morceau titre qui ouvre l'album, un album particulièrement routinier où on attend, sur chaque chanson, qu'il se passe vraiment quelque chose ce qui n'arrive, hélas, que trop peu souvent. Un bon riff et une bonne énergie sur Hot Stuff, un refrain bien accrocheur sur Don't Break My Heart Again, de belles performances guitaristiques et un Coverdale très en soul sur Lonely Days Lonely Nights, un sympathique boogie rock ouvert pas une bonne intro de piano bastringue sur l'entrainant Wine Women an' Song, un groove bien trouvé sur Girl et Hit an' Run et un pastiche plutôt réussi de Led Zeppelin sur Till the Day I Die, et c'est tout. Et c'est peu, surtout si l'on considère que trois membres de l'alors défunt Deep Purple sont présents (Paice et Lord en plus de Coverdale), que les autres intervenants (la paire de guitaristes Moody & Mardsen et le bassiste Neil Murray) sont tout sauf des branquignols, et que Martin Birch (Fleetwood Mac, Deep Purple, Wishbone Ash, Iron Maiden, etc.) est aux manettes. A croire qu'à l'image de la pochette le ver est dans le fruit et le fruit, du coup, clinquant vu de l'extérieur, s'avère (presque) immangeable quand on croque dedans.
Mais presque seulement parce que, si indéniablement Come an' Get It est un sacré coup de mou créatif dans la carrière du Serpent Blanc, entre un très correct Ready N Willin et un réussi Saints & Sinners, c'est également un opus qui s'écoute sans déplaisir mais aussi, malheureusement, sans laisser d'impérissables souvenirs. Un coup d'épée dans l'eau, en somme, dans la carrière d'une formation qui trouvera sa plénitude (commerciale et artistique) dans l'américanisation de son son (Slide It In, 1987). Mais nous n'en sommes pas encore là et, par conséquent, Ready an' Willin' est surtout recommandé aux fans du groupe qui y trouveront tout de même quelques raisons de se satisfaire.

1. Come an' Get It 3:59
2. Hot Stuff 3:22
3. Don't Break My Heart Again 4:03
4. Lonely Days, Lonely Nights 4:16
5. Wine, Women an' Song 3:45
6. Child of Babylon 4:48
7. Would I Lie to You 4:29
8. Girl 3:55
9. Hit an' Run 3:23
10. Till the Day I Die 4:23
Bonus
11. Child of Babylon (Alternate Rough Mix) 4:28
12. Girl (Alternate Version/Rough Mix) 4:07
13. Come an' Get It (Rough Mix) 3:59
14. Lonely Days, Lonely Nights (Alternate Version/Rough Mix) 4:13
15. Till the Day I Die (Rough Mix) 4:44
16. Hit an' Run (Backing Track) 3:18

David Coverdale - vocals
Micky Moody - guitar, backing vocals
Bernie Marsden - guitar, backing vocals
Jon Lord - keyboards
Neil Murray - bass guitar
Ian Paice - drums


Come An' Get It
Come An' Get It
Prix : EUR 9,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Le ver dans le fruit, 9 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Come An' Get It (CD)
Un album de plus pour Whitesnake, leur quatrième, pas le plus spectaculaire, pas le plus réussi, juste un album de plus par de vrais professionnels marchant, quand même, un peu au radar du fait de tournées trop longues et de soirées trop arrosées. C'est bien connu, rien de tel qu'un rocker mort de faim pour vous pondre un album poudrière, alors comment en vouloir à Coverdale & Cie qui sont, en ces débuts des années 80, des stars confirmées et, donc, trop bien nourries, quoi...
Attention, Come an' Get It n'est pas un mauvais album pour autant mais, à l'image du morceau titre qui ouvre l'album, un album particulièrement routinier où on attend, sur chaque chanson, qu'il se passe vraiment quelque chose ce qui n'arrive, hélas, que trop peu souvent. Un bon riff et une bonne énergie sur Hot Stuff, un refrain bien accrocheur sur Don't Break My Heart Again, de belles performances guitaristiques et un Coverdale très en soul sur Lonely Days Lonely Nights, un sympathique boogie rock ouvert pas une bonne intro de piano bastringue sur l'entrainant Wine Women an' Song, un groove bien trouvé sur Girl et Hit an' Run et un pastiche plutôt réussi de Led Zeppelin sur Till the Day I Die, et c'est tout. Et c'est peu, surtout si l'on considère que trois membres de l'alors défunt Deep Purple sont présents (Paice et Lord en plus de Coverdale), que les autres intervenants (la paire de guitaristes Moody & Mardsen et le bassiste Neil Murray) sont tout sauf des branquignols, et que Martin Birch (Fleetwood Mac, Deep Purple, Wishbone Ash, Iron Maiden, etc.) est aux manettes. A croire qu'à l'image de la pochette le ver est dans le fruit et le fruit, du coup, clinquant vu de l'extérieur, s'avère (presque) immangeable quand on croque dedans.
Mais presque seulement parce que, si indéniablement Come an' Get It est un sacré coup de mou créatif dans la carrière du Serpent Blanc, entre un très correct Ready N Willin et un réussi Saints & Sinners, c'est également un opus qui s'écoute sans déplaisir mais aussi, malheureusement, sans laisser d'impérissables souvenirs. Un coup d'épée dans l'eau, en somme, dans la carrière d'une formation qui trouvera sa plénitude (commerciale et artistique) dans l'américanisation de son son (Slide It In, 1987). Mais nous n'en sommes pas encore là et, par conséquent, Ready an' Willin' est surtout recommandé aux fans du groupe qui y trouveront tout de même quelques raisons de se satisfaire.

1. Come an' Get It 3:59
2. Hot Stuff 3:22
3. Don't Break My Heart Again 4:03
4. Lonely Days, Lonely Nights 4:16
5. Wine, Women an' Song 3:45
6. Child of Babylon 4:48
7. Would I Lie to You 4:29
8. Girl 3:55
9. Hit an' Run 3:23
10. Till the Day I Die 4:23
Bonus
11. Child of Babylon (Alternate Rough Mix) 4:28
12. Girl (Alternate Version/Rough Mix) 4:07
13. Come an' Get It (Rough Mix) 3:59
14. Lonely Days, Lonely Nights (Alternate Version/Rough Mix) 4:13
15. Till the Day I Die (Rough Mix) 4:44
16. Hit an' Run (Backing Track) 3:18

David Coverdale - vocals
Micky Moody - guitar, backing vocals
Bernie Marsden - guitar, backing vocals
Jon Lord - keyboards
Neil Murray - bass guitar
Ian Paice - drums


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