Profil de STEFAN > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par STEFAN
Classement des meilleurs critiques: 13
Votes utiles : 2957

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
STEFAN (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Flesh & Blood
Flesh & Blood
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 A new Roxy?, 5 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Flesh & Blood (CD)
3,5/5 en fait.

Ce n'est pas le meilleur album de la bande de Bryan Ferry et Phil Manzanera, pour certains c'est même le pire !, Flesh and Blood est le coup de semonce de l'ultime tournant stylistique des glam-heroes de Roxy Music, et donc un album important.
Un bon album pour autant ? Certes pas mais pas la cagade que d'aucun dépeigne avec une délectation vengeresse. Parce que, si l'ambition artistique a clairement été remisée, il y a tout de même quelques chansons qui feraient dresser l'oreille, frétiller la queue du plus endurci des cabots... Si on parvient à en encaisser la production présageant d'une décennie ou le clinquant prendra le pas sur le substantiel. En l'occurrence, cette légèreté va bien au teint d'un Ferry tout à tour crooner d'opérette, romantique bien nippé (oui, ça s'entend !), ou pâle figure androgénique d'un night club à boule à facette.
Musicalement, on navigue entre soul, pop et new wave qui pousse très fort derrière ce qui n'est pas, à priori, ce qu'on attend d'un groupe qui a commis des albums de la trempe de l'éponyme de 1972 ou de son glorieux et indispensable successeur, For Your Pleasure, ni même d'albums moins obligatoires mais pas moins bien troussés (en résumé, tout ce que sortit la formation les deux années suivant le départ d'Eno). Mais ça fonctionne, comme ça aurait sans doute fonctionné avec une approche moins radicalement radiophonique, parce que les chansons sont bonnes (et que Manzanera y a de temps en temps voix au chapitre) si, ultimement, un peu plus oubliables que le reste de leur catalogue.
Roxy Music, poursuivant sur lancée, reviendra une dernière fois pour le slick et chic Avalon, concrétisation en forme d'apothéose final d'un Avalon toujours recommandé. Comme Flesh & Blood mais surtout aux fans du groupe et du son des années 80 où même d'absolus classiques tels qu'In the Midnight Hour (Wilson Pickett) ou Eight Miles Eyes (Byrds) se paraient d'habits de lumière 100% synthétiques.

Bryan Ferry - vocals, keyboards, piano, synthesiser (on track 4), guitar (on track 4), and strings (on track 5)
Andy Mackay - saxophones, oboe
Phil Manzanera - guitar, bass (on track 6)
&
Paul Carrack - strings (on track 2), organ, piano (on track 10)
Neil Hubbard - guitar (on tracks 1, 2, 5, and 7-10)
Neil Jason - bass (on tracks 2, 7, and 9)
Andy Newmark - drums (on tracks 4 and 5)
Simon Phillips - percussion (on track 5)
Allan Schwartzberg - drums (on tracks 1-3 and 6-10), percussion (on tracks 4 and 5)
Alan Spenner - bass (on tracks 3-5, 8, and 10)
Gary Tibbs - bass (on track 1)


Smiling Men With Bad Reputations
Smiling Men With Bad Reputations

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Freaky Feast, 5 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Smiling Men With Bad Reputations (CD)
Quand un membre des excellents écossais de l'Incredible String Band (une valeur à révaluer, pas de doute !) se lance en solo, ça donne un Smiling Men with Bad Reputations à la pochette aussi ridicule que son titre et son contenu sont savoureux, c'est dire !
En vérité, si vous connaissez le travail de Mike Heron avec son habituelle formation, vous ne serez pas fondamentalement surpris par la présente galette, on y retrouve un identique esprit mélodique et compositionnel. Mais une liberté instrumentale accrue du fait, logique !, de la présence de nombreux invités, tous plus prestigieux les uns que les autres, les invités, pensez, une moitié des Who (Townsend et Moon), John Cale, toute la formation irlandaise Dr. Strangely Strange, Ronnie Lane des excellentes Small Faces, Richard Thompson... On s'arrête là mais, franchement, le line-up ressemble à un who's who des belles figures peuplant un rock/folk/pop aventureux mais pas progressif en ces septantes naissantes.
Et la musique ? Du rock qui rythme'n'bluese (avec le saxophoniste Dudu Pukwana en guest star sur Call Me Diamond, avec les Who sur Warm Heart Pastry), de la pop rock typique de l'époque dans ce qu'elle offrait de meilleur (Flowers of the Forest), de l'acoustique caressant au coin du feu (Audrey), en cordes baroques (Brindaban), ou glissant vers un Harrison sous influence indienne (Spirit Beautiful)... Varié, de qualité, à l'ancienne forcément, avec toujours cette petite fêlure, ce je ne sais quoi qui rend un album attachant.
Ce qu'est définitivement Smiling Men with Bad Reputations, un pépite à exhumer de la tombe d'oubli où il a trop longtemps été enterré.

1. Call Me Diamond 4:46
2. Flowers of the Forest 5:48
3. Audrey 4:14
4. Brindaban 3:59
5. Feast of Stephen 4:42
6. Spirit Beautiful 5:23
7. Warm Heart Pastry 6:06
8. Beautiful Stranger 7:27
9. No Turning Back 3:22
Bonus
10. Make No Mistake 3:09
11. Lady Wonder 4:20

Mike Heron - Guitar, Keyboards, lead vocals
John Cale - Bass, Guitar, Vocals, Harmonium, Piano, Viola
Gerry Conway - Drums
Tony Cox - VCS3 Synthesizer
Pat Donaldson - Bass
Dr. Strangely Strange - Backing Vocals
Ronnie Lane - Bass
Sue Glover - Vocals
Mike Kowalski - Drums
Malcolm Le Maistre - Clarinet
Sunny Leslie - Vocals
Dave Mattacks - Drums
Keith Moon - Drums
Simon Nicol - Guitar
Dave Pegg - Bass
Dudu Pukwana - Saxophone, Piano
Rose Simpson - Bass
Liza Strike - Vocals
Richard Thompson - Guitar
Pete Townshend - Guitar
Heather Wood - Vocals


Chris Mcgregor's Brotherhood O
Chris Mcgregor's Brotherhood O
Prix : EUR 13,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La confrérie a du Souffle !, 5 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chris Mcgregor's Brotherhood O (CD)
Quelque part à la croisée de la musique africaine, du jazz fusion et de l'improvisation, dans la nouvelle mouvance alors peuplée par un Miles Davis en plein recyclage électrique et un Fela Kuti en pleine explosion, sévissait un collectif aujourd'hui hélas trop souvent oublié : Chris McGregor's Brotherhood of Breath, une sacrée bande de musiciens comme le démontre leur impeccable opus éponyme.
Mené par le pianiste/xylophoniste Chris McGregor, comprenant des instrumentistes aussi talentueux et inspirés que les saxophoniste britannique (Mike Osborne) ou sud-africain (Dudu Pukwana), l'extraordinaire batteur Louis Moholo et son idéal compagnon de section rythmique, le bassiste Harry Miller, c'est une vibrant mini-big band qui s'offre à nous. Un big band, donc, bien de son époque, se perdant avec plaisir dans de jammesques constructions compositionnelles dont l'énorme Night Poem et ses presque 21 minutes sont le pinacle trippant, le nexus afro-jazzé électrique par excellence. Et c'est impressionnant ! Certes, il faut pouvoir encaisser les moult bavardages instrumentaux composant l'œuvre, des bavardages de qualité capables de vriller de trop chastes ou orthodoxes oreilles. Parce que ça part dans tous les sens, avec l'audible bonheur d'une formation nouvellement réunie mais se trouvant déjà formidablement bien, en plus de prendre beaucoup de plaisir à l'exercice de la confection périlleuse mais ultimement réussie d'un hypothétique chaînon manquant entre Count Basie et sa majesté Fela.
Album oublié, rare même, l'initial long jeu de Chris McGregor et de sa Confrérie du Souffle a pris la patine qu'on attend d'une œuvre plus que quadri-décennale. C'est, en 2014, un Objet Musical Non Identifié qu'on redécouvre avec appétit et jubilation, un précurseur d'un Afrobeat dont on ne se lasse pas, un cousin d'un Bitches Brew couronné, lui, d'une plus universelle réputation que cette pépite cachée, et chaudement recommandée ça va sans dire (mais disons le quand même !).

1. MRA 5:06
2. Davashe's Dream 7:30
3. The Bride 7:16
4. Andromeda 4:10
5. Night Poem 20:42
6. Union Special 1:50

Harry Miller - bass
Marc Charig - cornet
Louis Moholo - drums
Ronnie Beer - flute, tenor saxophone
Chris McGregor - piano, xylophone
Dudu Pukwana - alto saxophone
Mike Osborne - alto saxophone
Alan Skidmore - tenor saxophone
John Surman - soprano saxophone
Malcolm Griffiths - trombone
Nick Evans - trombone
Harry Beckett - trumpet
Mongezi Feza - trumpet


Endless Wire
Endless Wire
Prix : EUR 10,88

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Qui a peur du grand méchant Who ?, 4 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Endless Wire (CD)
John Entwistle vient alors de nous quitter, Keith Moon lui est mort depuis plus d'un quart de siècle, ça n'empêche pas les deux survivants de relancer encore une fois (une dernière fois ?) leur bonne vieille machine. Voici Endless Wire ou comment Pete Townsend déguise ses aeuvres solitaires sous le nom de son historique formation.
Or donc, Endless Wire est le onzième album des Who, le premier depuis près d'un quart de siècle, c'est dire si on l'attendait au tournant, ce retour sans Keith, sans John, surtout quand il était si distancié de la première mort de l'immense groupe. Endless Wire est aussi un album en deux temps, deux tiers collection de chansons, un tiers opéra-rock (Wire & Glass), rien que de très normal, finalement, pour un groupe s'étant, dans le passé, aussi bien exprimé dans l'un que dans l'autre, mais un césure étrange, cependant.
Et commençons par ce dernier, tiens, qui par sa durée et son appellation de mini-opéra évoquerait presque A Quick One While He's Away mais dont l'imagination et l'approche harmonique est nettement moins iconoclaste et furibarde que son glorieux devancier. Ca reste cependant une jolie suite démontrant, s'il en était besoin, que Townsend sait toujours trousser une chanson et déployer ses facultés d'arrangeur même si une certaine "pépèritude" est définitivement présente.
Et donc 9 chansons, une demi-heure seulement, pour la première partie, et un petit coup de modernité pour commencer avec un Fragments épicé d'électronique qui fait son petit effet, à défaut de totalement nous chavirer, et rappelle l'intro du fameux Baba O'Riley, accessoirement. Le reste de neuf titres est un égal festival revival avec, en tête de pont immanquables, des chansons telles que Mike Post Theme ou Black Widow's Eyes qu'on croirait tout droit sorti des sessions de Who's Next s'il n'y avait la voix forcément vieillie, mais toujours de belle tenue, de Daltrey. Alors, évidemment il manque les roulement incessants et périlleux d'un Keith Moon et la basse baladeuse d'Entwistle pour que le bonheur soit vraiment complet mais, en l'espèce, on s'en approche très près ce qui n'est pas un mince exploit.
Alors, non, Endless Wire n'est pas la triomphante campagne résurrectionnelle d'une des plus importantes formations de l'histoire du rock'n'roll, ce n'est pas non plus le fiasco que l'on pouvait craindre, juste un album finalement logique dans le canon des Who, un album ambitieux avec ses erreurs souvent attachantes et ses réussites qui nous prendraient presque de court. Et d'espérer, du coup, que Roger et Pete repiquent un jour, avant qu'il ne soit trop tard, à la Qui-aventure., on l'attend de pied ferme sans, toutefois, se faire trop d'illusion. Bref, Endless Wire est recommandé, et pas seulement si vous êtes fans.

Roger Daltrey - lead vocals
Pete Townshend - guitars, vocals, bass guitar, drums, piano, keyboards, violin, banjo, mandolin, drum machine
&
Lawrence Ball - electronic music on "Fragments"
Ellen Blair - viola on "Trilby's Piano"
John "Rabbit" Bundrick - Hammond organ, backing vocals
Jolyon Dixon - acoustic guitar on "It's Not Enough"
Rachel Fuller - keyboards on "It's Not Enough", orchestration supervisor on "Trilby's Piano"
Peter Huntington - drums
Gill Morley - violin on "Trilby's Piano"
Vicky Matthews - cello on "Trilby's Piano"
Billy Nicholls - backing vocals
Pino Palladino - bass guitar
Stuart Ross - bass guitar on "It's Not Enough"
Zak Starkey - drums on "Black Widow's Eyes"
Simon Townshend - backing vocals
Brian Wright - violin on "Trilby's Piano"


Endless Wire
Endless Wire
Prix : EUR 9,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Qui a peur du grand méchant Who ?, 4 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Endless Wire (CD)
John Entwistle vient alors de nous quitter, Keith Moon lui est mort depuis plus d'un quart de siècle, ça n'empêche pas les deux survivants de relancer encore une fois (une dernière fois ?) leur bonne vieille machine. Voici Endless Wire ou comment Pete Townsend déguise ses aeuvres solitaires sous le nom de son historique formation.
Or donc, Endless Wire est le onzième album des Who, le premier depuis près d'un quart de siècle, c'est dire si on l'attendait au tournant, ce retour sans Keith, sans John, surtout quand il était si distancié de la première mort de l'immense groupe. Endless Wire est aussi un album en deux temps, deux tiers collection de chansons, un tiers opéra-rock (Wire & Glass), rien que de très normal, finalement, pour un groupe s'étant, dans le passé, aussi bien exprimé dans l'un que dans l'autre, mais un césure étrange, cependant.
Et commençons par ce dernier, tiens, qui par sa durée et son appellation de mini-opéra évoquerait presque A Quick One While He's Away mais dont l'imagination et l'approche harmonique est nettement moins iconoclaste et furibarde que son glorieux devancier. Ca reste cependant une jolie suite démontrant, s'il en était besoin, que Townsend sait toujours trousser une chanson et déployer ses facultés d'arrangeur même si une certaine "pépèritude" est définitivement présente.
Et donc 9 chansons, une demi-heure seulement, pour la première partie, et un petit coup de modernité pour commencer avec un Fragments épicé d'électronique qui fait son petit effet, à défaut de totalement nous chavirer, et rappelle l'intro du fameux Baba O'Riley, accessoirement. Le reste de neuf titres est un égal festival revival avec, en tête de pont immanquables, des chansons telles que Mike Post Theme ou Black Widow's Eyes qu'on croirait tout droit sorti des sessions de Who's Next s'il n'y avait la voix forcément vieillie, mais toujours de belle tenue, de Daltrey. Alors, évidemment il manque les roulement incessants et périlleux d'un Keith Moon et la basse baladeuse d'Entwistle pour que le bonheur soit vraiment complet mais, en l'espèce, on s'en approche très près ce qui n'est pas un mince exploit.
Alors, non, Endless Wire n'est pas la triomphante campagne résurrectionnelle d'une des plus importantes formations de l'histoire du rock'n'roll, ce n'est pas non plus le fiasco que l'on pouvait craindre, juste un album finalement logique dans le canon des Who, un album ambitieux avec ses erreurs souvent attachantes et ses réussites qui nous prendraient presque de court. Et d'espérer, du coup, que Roger et Pete repiquent un jour, avant qu'il ne soit trop tard, à la Qui-aventure., on l'attend de pied ferme sans, toutefois, se faire trop d'illusion. Bref, Endless Wire est recommandé, et pas seulement si vous êtes fans.

Roger Daltrey - lead vocals
Pete Townshend - guitars, vocals, bass guitar, drums, piano, keyboards, violin, banjo, mandolin, drum machine
&
Lawrence Ball - electronic music on "Fragments"
Ellen Blair - viola on "Trilby's Piano"
John "Rabbit" Bundrick - Hammond organ, backing vocals
Jolyon Dixon - acoustic guitar on "It's Not Enough"
Rachel Fuller - keyboards on "It's Not Enough", orchestration supervisor on "Trilby's Piano"
Peter Huntington - drums
Gill Morley - violin on "Trilby's Piano"
Vicky Matthews - cello on "Trilby's Piano"
Billy Nicholls - backing vocals
Pino Palladino - bass guitar
Stuart Ross - bass guitar on "It's Not Enough"
Zak Starkey - drums on "Black Widow's Eyes"
Simon Townshend - backing vocals
Brian Wright - violin on "Trilby's Piano"


Going Back Home
Going Back Home
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Rock'n'roll Rendez-vous, 1 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Going Back Home (CD)
Il est des rencontres qui tombent sous le sens, des associations qu'on imagine sans se forcer, la collaboration de l'historique guitariste de Dr. Feelgood et du légendaire vocaliste des Who est de celles là, même si elle a mis longtemps à venir...
Qu'il ait fallu les dramatiques circonstances qu'on connaît (la nouvelle que Wilko souffrait d'un cancer du pancréas en phase terminale et n'avait plus que quelques mois à vivre), est malheureux mais finalement symptomatique de l'état d'esprit d'un guitariste refusant de céder, repartant en tournée (triomphale !) et se voyant, finalement, proposé par Roger Daltrey d'aller en studio enregistrer ce que bon lui semblait.
Le répertoire, ce n'est pas une surprise, fait la part belle aux compositions de la référentielle formation où il n'est pourtant pas resté bien longtemps avec, toutefois, quelques originaux de récente conception, qui ne déparent pas, et une belle reprise de Bob Dylan, Can You Please Crawl Out Your Window?. Stylistiquement, pas de surprise, on retrouve Wilko dans on élément en un rock sec et nerveux diablement efficace qui, de fait, est aussi un retour aux sources pour Daltrey qui n'avait plus goûté à cette simplicité rock'n'rollesque depuis que Pete Townsend s'était épris de synthétiseurs et avait décidé que l'ambition avait du bon, pour les excellents résultats que l'on sait (Who's Next, Tommy, Quadrophenia). Tel n'est donc pas le propos ici et c'est, en vérité, un réel plaisir que d'entendre Roger s'époumoner sur une musique qui lui va parfaitement au teint.
Exceptionnel ce Going Back Home qui porte si bien son titre ? Certes pas mais un très bon album de rock franc du collier bien enthousiasmant tout de même pour les raison précitées mais, surtout !, pour son impeccable abattage... Et Wilko vous me direz ? Toujours vivant, le vieux guitariste a suivi un traitement radical et va mieux, hallelujah !

Wilko Johnson - Lead guitar
Roger Daltrey - Lead vocals, Acoustic guitar
Norman Watt-Roy - Bass guitar
Dylan Howe - Drums, percussion
Mick Talbot - Piano, Hammond organ
Steve Weston - Harmonica


Sneakin'Suspicion
Sneakin'Suspicion
Prix : EUR 15,59

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le bon remède du docteur, 1 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sneakin'Suspicion (CD)
Ils ont sans doute influencé l'explosion punk par leur franche simplicité rock and rollesque, cette fois ils se frottent directement avec ces jeunes énervés, parce que Sneakin' Suspicion sort en mai 1977, en plein dans l'explosion britannique de la crête et de l'épingle à nourrice. Vous croyez qu'ils auraient peur les p'tits gars de Dr. Feelgood ? Même pas !
Parce qu'ils ont la foi avec eux, la foi en un rock and roll franc et direct, énergique et classieux (oui !), la foi en un nouvel album, Sneakin' Suspicion dont la formule est connue, et la qualité toujours présente, la foi qu'avec une solide section rythmique, un guitariste sec et nerveux (physiquement comme dans son jeu) et un vocaliste/harmoniciste charismatique et possédé tout roulera aussi bien que certaines pierres dans les déjà distantes sixties. Et ils ont encore raison cette fois atteignant la dixième place des charts britanniques et un vrai beau succès, au moins d'estime, dans le reste de l'Europe mais pas aux Etats-Unis qu'ils négligeront d'ailleurs définitivement après l'excellent opus présent. Un opus où ils produisent de racées hymnes électriques sans oublier, bien sûr !, quelques salutaires saluts vers le passé parce que, de tous temps, Dr. Feelgood aura plus été dans la transmission que dans la révolution, sauf à considérer que prendre le contre-pied des excès instrumentaux progressifs des années 70 et proposer une musique sèche et frontale tient d'une démarche révolutionnaire (on dirait réactionnaire si le terme n'était pas si chevillé à un droitier conservatisme).
Groupe aux personnalités attachantes (voir le documentaire qui leur est consacré), jalon immanquable d'un retour aux sources bienvenu, Dr. Feelgood est un groupe toujours aussi recommandé, particulièrement sur ses quatre premières sorties : Down By The Jetty, Malpractice, Stupidity (un grand live !) et ce Sneakin' Suspicion, donc... Rock and Roll !!!

1. Sneakin' Suspicion 3:50
2. Paradise 4:03
3. Nothin' Shakin' (But the Leaves on the Trees) 3:28
4. Time and the Devil 2:59
5. Lights Out" 1:54
6. Lucky Seven 2:46
7. All My Love 3:47
8. You'll Be Mine 3:17
9. Walking on the Edge 3:39
10. Hey Mama, Keep Your Big Mouth Shut 3:58

Lee Brilleaux - vocals, guitar, harmonica, slide guitar
Wilko Johnson - guitar, backing vocals
John B. Sparks - bass guitar, backing vocals
The Big Figure - drums, percusion, backing vocals
Tim Hinkley - keyboards


Northwinds
Northwinds
Prix : EUR 17,72

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Hors pourpre mais pas encore Serpent, 1 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Northwinds (CD)
Northwinds est le second album de David Coverdale depuis la fin d'activité de Deep Purple. Son prédécesseur, WhiteSnake avait proposé un rock gorgé de soul et de blues, cette fois, le vocaliste opte pour une approche plus directement rock sans toute fois totalement dévier de sa ligne.
Produit par Roger Glover et accessoirement dernière sortie, en mars 1978, d'un Purple Records en voie de cessation d'activité, Northwinds est, grosso modo, l'embryon de ce qui va devenir un vrai groupe seulement quelques mois plus tard, dès septembre 78 et l'EP Snakebite d'ailleurs supplémenté, gonflé, de 4 titres du présent opus, dont les trois co-créées avec Micky Moody, pour le grossir en album. En attendant, toujours sous le nom de son mâle leader, avec déjà Moody, donc, distillant quelques licks six-cordés juteusement bluesy, on n'y est pas tout à fait, mais presque. Il manque encore de la niaque développée par le Serpent Blanc avant qu'il ne glisse irrémédiablement vers des sonorités plus FM et américanisées. Parce qu'il reste quelques fantaisies, un petit violon par-ci, un harmonica par-là, des invités, M. et Mme Dio venus pousser la chansonnette sur Give Me Kindness, Lee Brilleaux de chez le Docteur Feelgood (duquel on retrouve aussi le claviériste Tim Hinkley) soufflant furieusement dans son harmo sur le très réussi Keep On Giving Me Love, et même un Coverdale tâtant du piano sur trois titres (Northwinds, Time and Again, Give Me Kindness), autant d'éléments atypiques qui contribuent à la relative légèreté d'un David hésitant encore à se relancer dans le hard rock qui a fait de lui ce qu'il est.
Tout ça nous donne un album sympathique et distrayant, un peu le séant entre deux chaises, entre le soul blues rock de White Snake, première offrande solo de l'ex-vocaliste de Deep Purple, et le hard bluesy d'un Whitesnake (le groupe cette fois) qui fera sa seconde gloire. Un bon album bourré de relents 70s, chaud comme la saucisse qu'on glisse dans le petit pain (ha ha ha !), et recommandé, bien sûr parce qu'encore frais de l'innocence d'un futur en devenir.

1. Keep on Giving Me Love 5:16
2. Northwinds 6:13
3. Give Me Kindness 4:34
4. Time & Again 4:02
5. Queen of Hearts 5:16
6. Only My Soul 4:36
7. Say You Love Me 4:21
8. Breakdown 5:15
Bonus
9. Shame the Devil 3:35
10. Sweet Mistreater 3:45

David Coverdale - lead vocals, piano ("Northwinds" and "Time and Again"), electric piano ("Give Me Kindness")
Micky Moody - guitars, backing vocals
Tony Newman - drums, percussion
Alan Spenner - bass
Tim Hinkley - keyboards, backing vocals
Roger Glover - synthesizer, clavinet, cowbell, production
Graham Preskett - violin
Lee Brilleaux - harmonica on "Keep On Giving Me Love"
Ronnie James Dio - backing vocals on "Give Me Kindness"
Wendy Dio - backing vocals on "Give Me Kindness"


Z²
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Double jeu, 30 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Z² (CD)
Deux albums pour le prix d'un, deux de ses formations pour deux faces d'un même concept, c'est le programme de la cuvée 2014 du canadien Devin Townsend, un gars qui a beaucoup plu avant de quelque peu se perdre dans la multiplication des albums et sous-identités... Pour des fortunes diverses si la qualité n'en était jamais absente.
Or donc, le zigoto rassemble deux albums et deux projets sous la même bannière. Sans doute justifie-t-il l'étrangeté par quelque conceptuelle astuce. Plus pragmatiquement, en ces périodes où les ventes physiques de musique déclinent semble-t-il irrémédiablement, avec deux albums pour (à peine plus que) le prix d'un, c'est une idée plutôt maline d'écouler sa créativité bouillonnante, et une bonne affaire pour l'auditeur/acheteur ce qui ne nuit pas.
Concrètement, nous avons donc affaire à un album du Devin Townsend Project, Sky Blue, et d'un de Ziltoid, Dark Matters, soit deux faces, ombre et lumière, d'une tumultueuse personnalité. Au Devin Townsend Project la proposition d'un metal moderne, racé et mélodique, à Ziltoid celle d'un metal barbare, "science-fictionesque" et rigolard. Présentement, Sky Blue s'y présente comme la création la moins cohérente du DTP, mais peut-être, du coup, sa plus enthousiasmante parce que, couvrant toujours le spectre d'un metal péri-progressif construit en strates soniques additionnées il propose en plus une plus grande variété que les précédentes offrandes de la formation, et pas mal de chansons mémorables dans une galette fondamentalement sans faux-pas. CD 1, ok, validé, with flying colours comme on dit. Dark Matters, le Ziltoid donc, est une autre histoire. Si l'ambition musicale y est intacte, le setting, l'approche sci-fi post-adolescente pourra déplaire à ceux qui pensent que la musique, c'est sérieux quoi. Si ce n'est pas votre cas et que vous appréciez d'être bringuebalé à coups de chorales spatiales, de riffs lours, de synthés rétro-futuristes et de l'imagination cartoonesque du maître de cérémonie, vous serez servis et bien servis pas le successeur de Ziltoid The Omniscient qui, sans tout à fait reproduire l'exploit de son prédécesseur, offrira suffisamment de grain à moudre aux grand-enfants qu'ils sont. CD 2, ok, validé itou.
Et d'admirer le retour en force de Devin et d'espérer qu'il continue de prendre (un peu) son temps pour nous offrir de ces savoureuses bizarreries dont il s'est fait la spécialité. Et Z² ? Recommandé aux amateurs de bon metal créatif, tout simplement.

CD 1:
Sky Blue
1. Rejoice 4:16
2. Fallout 4:30
3. Midnight Sun 4:58
4. A New Reign 4:52
5. Universal Flame 4:39
6. Warrior 3:31
7. Sky Blue 3:52
8. Silent Militia 4:28
9. Rain City 7:45
10. Forever 3:45
11. Before We Die 8:24
12. The Ones Who Love 1:32

CD 2:
Dark Matters
1. Z² 3:59
2. From Sleep Awake 3:00
3. Ziltoidian Empire 6:26
4. War Princess 8:18
5. Deathray 4:43
6. March of the Poozers 6:25
7. Wandering Eye 3:41
8. Earth 7:39
9. Ziltoid Goes Home 6:20
10. Through the Wormhole 3:44
11. Dimension Z 6:13

Devin Townsend - vocals, guitars, keyboards, programming
Dave Young - guitars, keyboards
Brian Waddell - bass
Ryan Van Poederooyen - drums
Mike St-Jean - keyboards, programming
Morgan Ågren - additional percussion
Kat Epple - flute
Anneke van Giersbergen - vocals
Chris Jericho - vocals (as "Captain Spectacular")
Dominique Lenore Persi - vocals (as "War Princess")
Mark Cimino - vocals (as "Poozer")
Chris Devitt - vocals (as "Planet Smasher")
Bill Courage - narrator
Marina Bennett - additional voices
Adyson King - voices on "Warrior"
Maria Werner & Jazz-A-Faire - voices on "Z²" (as "excited women on Earth")
Randy Slaugh - orchestrations, string arranging
Florian Magnus Maier - orchestrations
Eric Severinson - choir and orchestra conducting, additional voices
Prague Philharmonic Orchestra - orchestra
The audience at Utrecht Tivoli, August 5th 2014 - backing vocals on "Z²" and "March of the Poozers"
Universal Choir - additional vocals on "Before We Die", "Z²" and "Dimension Z"

4,5/5


Celebrating the Dark Side of the Moon
Celebrating the Dark Side of the Moon
Prix : EUR 17,99

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jazz Floyd en excellence, 30 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Celebrating the Dark Side of the Moon (CD)
Alors que ce qui reste de Pink Floyd se vautre dans le revivalisme le plus commercialement intéressé revisitant de vieilles bandes en un douteux hommage à leur décédé claviériste, il est encore des instrumentistes qui font vivre la musique référentielle que nous connaissons tous. Voici Nguyên Lê et son tribute au légendaire Dark Side of the Moon, une célébration, comme son titre l'indique, une vraie !
On y trouve une relecture respectant son sujet sans oublier cependant de prendre quelques libertés, de pousser l'enveloppe d'une partition connue par cœur. Et il fallait oser !, oser transcrire une pièce ô combien révérée pour big band, gonflé ! Alors, certes, on ne niera pas l'opportunité calendaire qu'a su saisir le label ACT en commissionnant la création dudit tribute - en même temps que le piteux The Endless River et l'anniversaire du demi-siècle de la formation honorée - mais c'est, fondamentalement, d'Art dont il s'agit, et d'une exceptionnelle mais finalement pas surprenante réussite. Pas surprenante parce que Nguyen Lê n'en est pas à ses premiers faits d'armes lui qui a déjà hommagé, et bien !, Jimi Hendrix, Led Zeppelin, les Beatles ou Bob Marley et sait donc transformer, s'approprier le matériau d'autrui avec brio. Pas surprenante parce que NDR Bigband , l'orchestre jazz de la radio/télévision publique du même nom, est un bel ensemble de professionnels accomplis bien dirigé par un chef talentueux, Jörg Achim Keller, et doté de solistes de qualité, on citera Christof Lauer dont les explorations saxophoniques libres enluminent Time de nouveaux atours ô combien attrayants.
Y reconnaît-on l'œuvre originelle de Pink Floyd ? Oui. Triturée, déconstruite, reconstruite, manipulée mais toujours mélodiquement vivace et même, et là est peut-être le réel tour de force de la galette, dans les interludes originaux augmentant la tracklist canonique que créa Nguyên Lê pour l'occasion, c'est fort, et qui plus est souvent fun. Les fans s'y retrouveront-ils ? Ceux ayant un minimum le goût de la chose jazz et l'oreille aventureuse certainement, les intégristes, zélotes de la chose floydienne plus difficilement, forcément, quoique l'emballage technique et émotionnel du guitariste/leader ne devrait pas les laisser indifférents, pas plus que la performance, c'est le mot !, de la vocaliste sud-coréenne Youn Sun Nah en parfaite adéquation avec l'excellence de l'ensemble.
En l'espèce, dans un domaine différent mais avec d'égales volontés transformatrices, Celebrating the Dark Side of the Moon égale le désormais culte Dub Side of the Moon d'Easy-Star All Stars. C'est un compliment et une façon comme une autre de vous dire à quel point le fait est haut et chaudement recommandé. Bravo !

1. Speak to Me 1:56
2. Inspire 2:54
3. Breathe 2:33
4. On the Run 2:41
5. Time 9:51
6. Magic 2:20
7. Hear This Whispering 2:01
8. Great Gig in the Sky 2:16
9. Gotta Go Sometime 3:14
10. Money 6:12
11. Us and Them 7:51
12. Purple or Blue 2:53
13. Any Colour You Like 5:17
14. Brain Damage 4:13
15. Eclipse 2:34

Nguyên Lê - electric guitar, electronics
Youn Sun Nah - vocals
Gary Husband - drums
Jürgen Attig - electric fretless bass
&
NDR Bigband
Conductor: Jörg Achim Keller
Trumpets: Thorsten Benkenstein , Benny Brown , Ingolf Burkhardt , Claus Stötter (solo on 12) & Reiner Winterschladen
Saxophones/reeds: Fiete Felsch (alto & flute/solo on 11), Peter Bolte (alto & flute), Christof Lauer (tenor & soprano/solo on 4), Lutz Büchner (tenor & soprano/solo on 14), Sebastian Gille (tenor & soprano), Marcus Bartelt (baritone & bass clarinet)
Trombones: Dan Gottshall , Klaus Heidenreich , Stefan Lottermann , Ingo Lahme (tuba & bass trombone)
Percussion: Marcio Doctor
Piano & synths: Vladyslav Sendecki (solo on 8)


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20