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Commentaires écrits par
STEFAN (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

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Bbh 75
Bbh 75
Prix : EUR 5,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La première renaissance de Jacques Higelin, 13 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bbh 75 (CD)
Attention, transformation !
Parce qu'il y a un avant et un après BBH 75, c'est évident ! Avant, un Higelin post-Saint-Germain-des-Prés, hippie cool grand ami d'Areski et de Brigitte Fontaine (est folle !). Après, un rocker, un vrai !, et un des albums les plus convaincants dans le genre en France, toutes époques confondues.
C'est évident dès la pochette où le regard intense d'un nouveau Jacques cerclé de la crudité d'un néon bleu tranche largement avec les Crabouif et autres Higelin & Areski. Forcément, la musique suit et la musique, présentement, ben c'est du rock évidemment ! Avec une formation renouvelée et salement resserrée pour seoir à la nouvelle esthétique voulue par l'artiste se réinventant. Et ça dépote plus souvent qu'à son tour même si pas que. Parce qu'il y a de petites pauses savamment intercalées (le blues acoustique nicotiné de Cigarette, la résurgence folk fleurie d'Une Mouche sur Ma Bouche), juste ce qu'il faut pour mettre en valeur le reste de la galette, et de bonne chansons ce qui ne nuit pas. Le reste ? Du classique aujourd'hui ! Paris-New York, N.Y. Paris, Mona Lisa Klaxon, Est-ce que ma guitare est un fusil ?, Œsophage Boogie Cardiac Blues, Boxon, j'en passe et des pas pires. Que du rock, avec de l'âme parce que Jacques en a à revendre, rien d'exceptionnel ou de révolutionnaire mais un abattage, une conviction, une énergie qu'on attendait pas forcément de leur auteur et qui séduisent d'autant plus immédiatement qu'ils s'inscrivent dans le marasme électrique qu'était alors la France.
Et le titre énigmatique ? Rien de plus simple en fait : Bennaroch, Boissezon et Higelin soit les trois musiciens qui ont enregistré la bête suivi de l'année (75) pour marquer l'actualité d'un album sorti à la toute fin 74. Pour la petite histoire, précisons qu'il existât une édition promotionnelle titrée BBH 74 finalement re-titré pour ne pas être daté dès sa sortie.
Résultat ? Un classique de Jacques Higelin, le début d'un succès qui ne se démentit toujours pas, aussi, et un album qui se verra bientôt doré, c'est mérité. En bref, un grand album de rock de chez nous recommandé à toutes et à tous.

1. Paris-New York, N.Y.-Paris 4:20
2. Cigarette 4:29
3. Mona Lisa Klaxon 3:15
4. Chaud, chaud, bizness-show 4:15
5. Est-ce que ma guitare est un fusil ? 5:40
6. Une mouche sur ma bouche 4:20
7. Œesophage boogie, cardiac' blues 4:24
8. Boxon 3:30

Charles Bennaroch - batterie, percussions, harmonica
Simon Boissezon - basse, guitares
Jacques Higelin - voix


PERFECT ANGEL [LTD.RE-ISSUE]
PERFECT ANGEL [LTD.RE-ISSUE]
Proposé par TOMMY's STORE
Prix : EUR 21,46

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Wonder Minnie, 7 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : PERFECT ANGEL [LTD.RE-ISSUE] (CD)
Perfect Angel, c'est le début de la seconde carrière de Minnie Riperton après des débuts en groupe (The Rotary Connection) et un premier album solo bien troussé (Come To My Garden) suivi d'un silence et d'une retraite provisoire en Floride, bonne mère de famille de deux bambins. Et puis une démo, et l'intérêt d'une grosse maison (Epic)... Et puis Perfect Angel.
Perfect Angel c'est aussi le fruit d'une rencontre, celle d'un Stevie Wonder sous le charme de la voix exceptionnelle de la jeune femme et du duo qu'elle forme avec son époux, co-compositeur et coproducteur, Richard Rudolph. Mais Perfect Angel c'est surtout un délicieux album qu'on qualifierait aujourd'hui de crossover soul puisque, sous l'influence d'un Wonder toujours les oreilles grandes ouvertes sur les possibles du moment, et qui plus est compositeur de deux titres (Take a Little Trip et celui qui donne son nom à l'opus) et coproducteur artistique de l'affaire (c'est dire si on le reconnaît, forcément !), on entend présentement bien d'autres choses qu'un simple album de black music avec un peu de rock (Reasons), des inflexions presque country (It's So Nice (To See Old Friends)), ou folk (Lovin' You) qui ne contredisent pas l'excellente cohérence d'une galette douce comme une caresse, ceux qui connaissent la voix de Minnie savent qu'il ne pouvait pas en être autrement.
Avec son long-jeu suivant, Adventures in Paradise, enregistré sans Stevie Wonder cette fois mais également recommandable, Perfect Angel constitue l'opus le plus recommandé de l'hélas trop courte carrière d'une vocaliste d'exception. Un rare plaisir qu'on se doit de ne pas refuser.

1. Reasons 3:25
2. It's So Nice (To See Old Friends) 4:47
3. Take a Little Trip 4:11
4. Seeing You This Way 2:51
5. The Edge of a Dream 4:20
6. Perfect Angel 3:41
7. Every Time He Comes Around 3:55
8. Lovin' You 3:44
9. Our Lives 5:42

Minnie Riperton - lead vocals
Stevie Wonder (as El Toro Negro) - piano, drums, cymbals, bass drum, harmonica
Michael Sembello - lead guitar
Marlo Henderson - guitar
Reggie McBride - bass
Ollie E. Brown - drums
Rocki Dzidzornu - congas
Deniece Williams, Yvonne Wright, Shirley Brewer, Lani Groves - backing vocals


Au-délà du délire
Au-délà du délire
Prix : EUR 9,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Prog' camembert dorée sur tranche, 7 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au-délà du délire (CD)
Avec Magma, c'est la grosse valeur du rock progressif hexagonal, c'est d'ailleurs (outre une volonté prospective) tout ce qui rapproche ces deux "mamelles" de la France progressive.
Parce que là où Magma produit un cabaret jazzé post-apocalyptique, Ange déploie des valeurs comparables à celle d'un Yes ou d'un Genesis. C'est particulièrement évident sur ce qui demeure, encore aujourd'hui malgré la longue et riche carrière de la formation de Christian Décamps, l'album de référence d'Ange : Au delà du Délire. En plus d'être un concept-album, pas franchement une rareté à l'époque, et donc une aeuvre de rock progressif symphonique, comme on en fait tellement outre-Manche, c'est bien l'identité profondément française qui en fait le particularisme et l'intérêt. Et il faut donc, comme de bien entendu, louer la personnalité atypique (que ce soit vocalement ou dans sa prose) d'un Christian Décamps tellement important dans le développement du style Ange. Mais ne pas oublier non plus que les musiciens qui l'accompagnent, l'expérience désormais acquise par le groupe de l'objet studio aussi (Au delà du Délire est leur troisième), et en particulier l'excellent guitariste Jean-Michel Brezovar (pas tout à fait l'égal d'un Fripp, d'un Hackett ou d'un Howe mais pas loin) qui ont rendu possible, su donner toute la substance à l'historiette moyenâgeuse de leur bon leader.
Au delà du Délire est désormais considéré comme un classique, et pas qu'en France !, ce qui est parfaitement mérité. En vérité, c'est même l'album qu'on conseillerait à quelqu'un se pensant imperméable à l'art du quintet (ce fut mon cas), c'est dire ! Et ce ne sont pas les cent-mille acheteurs de l'album à l'époque, un énorme succès !, ni tous ceux qui se le sont procuré depuis qui me contrediront, Au delà du Délire, c'est l'Album majuscule d'Ange, tout simplement.

Jean Michel Brezovar - guitar, vocals, flute
Christian Décamps - Hammond organ, piano, harpsichord, vocals
Francis Decamps - keyboards, vocals
Daniel Haas - bass, guitar
Gerald Jelsch - drums, percussion
&
Eric Bibonne - voice of the child on "La Bataille du sucre"
Michel Lefloch - voice of Bernhard l'Hermite on "Au-delà du délire"
Henry Loustau - violin on "Godevin le vilain"


Court And Spark
Court And Spark
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La nouvelle Joni !, 7 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Court And Spark (CD)
Si Court and Spark est le troisième triomphe commercial et artistique de Joni Mitchell, c'est aussi l'album d'une artiste en volonté de renouvellement, en recherche de nouveaux possibles, un album mûrement réfléchi, aussi.
Parce que Joni n'est pas femme à se lancer à l'aveugle, elle a pris son temps, pour digérer le succès de ses deux opus précédents (For the Roses et Blue) déjà, pour pleinement développer le nouveau son et les nouvelles compositions qui devaient constituer l'étape suivante d'une musicienne à part. Résultat ? Excellent, forcément. Parce qu'il y a moult compositions réjouissantes de nuance, de sensibilité et d'intelligence (toutes en fait mais un peu plus Help Me, Free Man in Paris, Down to You et la doublette Trouble Child/Twisted mais juste un peu plus parce que le niveau d'ensemble, quoi), une production impeccable ensuite où rien n'est laissé au hasard, où chaque performance de chaque musicien est captée avec savoir-faire et goût, et des musiciens, ha ! les musiciens !, avec, pour commencer l'impeccable section rythmique qui l'accompagne sur tout l'album (John Guerin et Wilton Felder) mais aussi de nombreux, et parfois prestigieux, invités de Tom Scott à Larry Carlton en passant par David Crosby et Graham Nash ou Robbie Robertson, s'intégrant avec délicatesse dans un casting où nul ne cherche autre chose qu'à servir les merveilles de la dame. Un casting qui sert à merveille les ambitions fusionnantes de Joni qui à sa folk, ajoute ici une bonne dose de jazz, sans perdre une once de sa personnalité, c'est fort !
Dans le petit palmarès personnel des fans de Mme Mitchell, ils sont nombreux ! j'en suis !, Court and Spark continue d'avoir une place à part, celle d'un album d'ouverture qui permit, dans les décennies qui suivirent, la poursuite d'une des plus belles carrières de toute l'histoire de la musique du 20ème siècle, pas moins.

Joni Mitchell - vocals, including background; acoustic guitar; piano; clavinet on "Down to You"
John Guerin - drums and percussion
Wilton Felder - bass
&
Max Bennett - bass on "Trouble Child"
Jim Hughart - bass on "People's Parties" and "Free Man in Paris"
Milt Holland - chimes on "Court and Spark"
Tom Scott - woodwinds and reeds
Chuck Findley - trumpet on "Twisted" and "Trouble Child"
Joe Sample - electric piano, clavinet on "Raised on Robbery"
David Crosby - background vocals on "Free Man in Paris" and "Down to You"
Graham Nash - background vocals on "Free Man in Paris"
Susan Webb - background vocals on "Down to You"
Larry Carlton - electric guitar
Wayne Perkins - electric guitar on "Car on a Hill"
Dennis Budimir - electric guitar on "Trouble Child"
Robbie Robertson - electric guitar on "Raised on Robbery"
José Feliciano - electric guitar on "Free Man in Paris"
Cheech Marin - background voice on "Twisted"
Tommy Chong - background voice on "Twisted"


Flesh & Blood
Flesh & Blood
Prix : EUR 12,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 A new Roxy?, 5 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Flesh & Blood (CD)
3,5/5 en fait.

Ce n'est pas le meilleur album de la bande de Bryan Ferry et Phil Manzanera, pour certains c'est même le pire !, Flesh and Blood est le coup de semonce de l'ultime tournant stylistique des glam-heroes de Roxy Music, et donc un album important.
Un bon album pour autant ? Certes pas mais pas la cagade que d'aucun dépeigne avec une délectation vengeresse. Parce que, si l'ambition artistique a clairement été remisée, il y a tout de même quelques chansons qui feraient dresser l'oreille, frétiller la queue du plus endurci des cabots... Si on parvient à en encaisser la production présageant d'une décennie ou le clinquant prendra le pas sur le substantiel. En l'occurrence, cette légèreté va bien au teint d'un Ferry tout à tour crooner d'opérette, romantique bien nippé (oui, ça s'entend !), ou pâle figure androgénique d'un night club à boule à facette.
Musicalement, on navigue entre soul, pop et new wave qui pousse très fort derrière ce qui n'est pas, à priori, ce qu'on attend d'un groupe qui a commis des albums de la trempe de l'éponyme de 1972 ou de son glorieux et indispensable successeur, For Your Pleasure, ni même d'albums moins obligatoires mais pas moins bien troussés (en résumé, tout ce que sortit la formation les deux années suivant le départ d'Eno). Mais ça fonctionne, comme ça aurait sans doute fonctionné avec une approche moins radicalement radiophonique, parce que les chansons sont bonnes (et que Manzanera y a de temps en temps voix au chapitre) si, ultimement, un peu plus oubliables que le reste de leur catalogue.
Roxy Music, poursuivant sur lancée, reviendra une dernière fois pour le slick et chic Avalon, concrétisation en forme d'apothéose final d'un Avalon toujours recommandé. Comme Flesh & Blood mais surtout aux fans du groupe et du son des années 80 où même d'absolus classiques tels qu'In the Midnight Hour (Wilson Pickett) ou Eight Miles Eyes (Byrds) se paraient d'habits de lumière 100% synthétiques.

Bryan Ferry - vocals, keyboards, piano, synthesiser (on track 4), guitar (on track 4), and strings (on track 5)
Andy Mackay - saxophones, oboe
Phil Manzanera - guitar, bass (on track 6)
&
Paul Carrack - strings (on track 2), organ, piano (on track 10)
Neil Hubbard - guitar (on tracks 1, 2, 5, and 7-10)
Neil Jason - bass (on tracks 2, 7, and 9)
Andy Newmark - drums (on tracks 4 and 5)
Simon Phillips - percussion (on track 5)
Allan Schwartzberg - drums (on tracks 1-3 and 6-10), percussion (on tracks 4 and 5)
Alan Spenner - bass (on tracks 3-5, 8, and 10)
Gary Tibbs - bass (on track 1)


Smiling Men With Bad Reputations
Smiling Men With Bad Reputations

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Freaky Feast, 5 décembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Smiling Men With Bad Reputations (CD)
Quand un membre des excellents écossais de l'Incredible String Band (une valeur à révaluer, pas de doute !) se lance en solo, ça donne un Smiling Men with Bad Reputations à la pochette aussi ridicule que son titre et son contenu sont savoureux, c'est dire !
En vérité, si vous connaissez le travail de Mike Heron avec son habituelle formation, vous ne serez pas fondamentalement surpris par la présente galette, on y retrouve un identique esprit mélodique et compositionnel. Mais une liberté instrumentale accrue du fait, logique !, de la présence de nombreux invités, tous plus prestigieux les uns que les autres, les invités, pensez, une moitié des Who (Townsend et Moon), John Cale, toute la formation irlandaise Dr. Strangely Strange, Ronnie Lane des excellentes Small Faces, Richard Thompson... On s'arrête là mais, franchement, le line-up ressemble à un who's who des belles figures peuplant un rock/folk/pop aventureux mais pas progressif en ces septantes naissantes.
Et la musique ? Du rock qui rythme'n'bluese (avec le saxophoniste Dudu Pukwana en guest star sur Call Me Diamond, avec les Who sur Warm Heart Pastry), de la pop rock typique de l'époque dans ce qu'elle offrait de meilleur (Flowers of the Forest), de l'acoustique caressant au coin du feu (Audrey), en cordes baroques (Brindaban), ou glissant vers un Harrison sous influence indienne (Spirit Beautiful)... Varié, de qualité, à l'ancienne forcément, avec toujours cette petite fêlure, ce je ne sais quoi qui rend un album attachant.
Ce qu'est définitivement Smiling Men with Bad Reputations, un pépite à exhumer de la tombe d'oubli où il a trop longtemps été enterré.

1. Call Me Diamond 4:46
2. Flowers of the Forest 5:48
3. Audrey 4:14
4. Brindaban 3:59
5. Feast of Stephen 4:42
6. Spirit Beautiful 5:23
7. Warm Heart Pastry 6:06
8. Beautiful Stranger 7:27
9. No Turning Back 3:22
Bonus
10. Make No Mistake 3:09
11. Lady Wonder 4:20

Mike Heron - Guitar, Keyboards, lead vocals
John Cale - Bass, Guitar, Vocals, Harmonium, Piano, Viola
Gerry Conway - Drums
Tony Cox - VCS3 Synthesizer
Pat Donaldson - Bass
Dr. Strangely Strange - Backing Vocals
Ronnie Lane - Bass
Sue Glover - Vocals
Mike Kowalski - Drums
Malcolm Le Maistre - Clarinet
Sunny Leslie - Vocals
Dave Mattacks - Drums
Keith Moon - Drums
Simon Nicol - Guitar
Dave Pegg - Bass
Dudu Pukwana - Saxophone, Piano
Rose Simpson - Bass
Liza Strike - Vocals
Richard Thompson - Guitar
Pete Townshend - Guitar
Heather Wood - Vocals


Chris Mcgregor's Brotherhood O
Chris Mcgregor's Brotherhood O
Prix : EUR 13,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La confrérie a du Souffle !, 5 décembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Chris Mcgregor's Brotherhood O (CD)
Quelque part à la croisée de la musique africaine, du jazz fusion et de l'improvisation, dans la nouvelle mouvance alors peuplée par un Miles Davis en plein recyclage électrique et un Fela Kuti en pleine explosion, sévissait un collectif aujourd'hui hélas trop souvent oublié : Chris McGregor's Brotherhood of Breath, une sacrée bande de musiciens comme le démontre leur impeccable opus éponyme.
Mené par le pianiste/xylophoniste Chris McGregor, comprenant des instrumentistes aussi talentueux et inspirés que les saxophoniste britannique (Mike Osborne) ou sud-africain (Dudu Pukwana), l'extraordinaire batteur Louis Moholo et son idéal compagnon de section rythmique, le bassiste Harry Miller, c'est une vibrant mini-big band qui s'offre à nous. Un big band, donc, bien de son époque, se perdant avec plaisir dans de jammesques constructions compositionnelles dont l'énorme Night Poem et ses presque 21 minutes sont le pinacle trippant, le nexus afro-jazzé électrique par excellence. Et c'est impressionnant ! Certes, il faut pouvoir encaisser les moult bavardages instrumentaux composant l'œuvre, des bavardages de qualité capables de vriller de trop chastes ou orthodoxes oreilles. Parce que ça part dans tous les sens, avec l'audible bonheur d'une formation nouvellement réunie mais se trouvant déjà formidablement bien, en plus de prendre beaucoup de plaisir à l'exercice de la confection périlleuse mais ultimement réussie d'un hypothétique chaînon manquant entre Count Basie et sa majesté Fela.
Album oublié, rare même, l'initial long jeu de Chris McGregor et de sa Confrérie du Souffle a pris la patine qu'on attend d'une œuvre plus que quadri-décennale. C'est, en 2014, un Objet Musical Non Identifié qu'on redécouvre avec appétit et jubilation, un précurseur d'un Afrobeat dont on ne se lasse pas, un cousin d'un Bitches Brew couronné, lui, d'une plus universelle réputation que cette pépite cachée, et chaudement recommandée ça va sans dire (mais disons le quand même !).

1. MRA 5:06
2. Davashe's Dream 7:30
3. The Bride 7:16
4. Andromeda 4:10
5. Night Poem 20:42
6. Union Special 1:50

Harry Miller - bass
Marc Charig - cornet
Louis Moholo - drums
Ronnie Beer - flute, tenor saxophone
Chris McGregor - piano, xylophone
Dudu Pukwana - alto saxophone
Mike Osborne - alto saxophone
Alan Skidmore - tenor saxophone
John Surman - soprano saxophone
Malcolm Griffiths - trombone
Nick Evans - trombone
Harry Beckett - trumpet
Mongezi Feza - trumpet


Endless Wire
Endless Wire
Prix : EUR 10,88

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Qui a peur du grand méchant Who ?, 4 décembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Endless Wire (CD)
John Entwistle vient alors de nous quitter, Keith Moon lui est mort depuis plus d'un quart de siècle, ça n'empêche pas les deux survivants de relancer encore une fois (une dernière fois ?) leur bonne vieille machine. Voici Endless Wire ou comment Pete Townsend déguise ses aeuvres solitaires sous le nom de son historique formation.
Or donc, Endless Wire est le onzième album des Who, le premier depuis près d'un quart de siècle, c'est dire si on l'attendait au tournant, ce retour sans Keith, sans John, surtout quand il était si distancié de la première mort de l'immense groupe. Endless Wire est aussi un album en deux temps, deux tiers collection de chansons, un tiers opéra-rock (Wire & Glass), rien que de très normal, finalement, pour un groupe s'étant, dans le passé, aussi bien exprimé dans l'un que dans l'autre, mais un césure étrange, cependant.
Et commençons par ce dernier, tiens, qui par sa durée et son appellation de mini-opéra évoquerait presque A Quick One While He's Away mais dont l'imagination et l'approche harmonique est nettement moins iconoclaste et furibarde que son glorieux devancier. Ca reste cependant une jolie suite démontrant, s'il en était besoin, que Townsend sait toujours trousser une chanson et déployer ses facultés d'arrangeur même si une certaine "pépèritude" est définitivement présente.
Et donc 9 chansons, une demi-heure seulement, pour la première partie, et un petit coup de modernité pour commencer avec un Fragments épicé d'électronique qui fait son petit effet, à défaut de totalement nous chavirer, et rappelle l'intro du fameux Baba O'Riley, accessoirement. Le reste de neuf titres est un égal festival revival avec, en tête de pont immanquables, des chansons telles que Mike Post Theme ou Black Widow's Eyes qu'on croirait tout droit sorti des sessions de Who's Next s'il n'y avait la voix forcément vieillie, mais toujours de belle tenue, de Daltrey. Alors, évidemment il manque les roulement incessants et périlleux d'un Keith Moon et la basse baladeuse d'Entwistle pour que le bonheur soit vraiment complet mais, en l'espèce, on s'en approche très près ce qui n'est pas un mince exploit.
Alors, non, Endless Wire n'est pas la triomphante campagne résurrectionnelle d'une des plus importantes formations de l'histoire du rock'n'roll, ce n'est pas non plus le fiasco que l'on pouvait craindre, juste un album finalement logique dans le canon des Who, un album ambitieux avec ses erreurs souvent attachantes et ses réussites qui nous prendraient presque de court. Et d'espérer, du coup, que Roger et Pete repiquent un jour, avant qu'il ne soit trop tard, à la Qui-aventure., on l'attend de pied ferme sans, toutefois, se faire trop d'illusion. Bref, Endless Wire est recommandé, et pas seulement si vous êtes fans.

Roger Daltrey - lead vocals
Pete Townshend - guitars, vocals, bass guitar, drums, piano, keyboards, violin, banjo, mandolin, drum machine
&
Lawrence Ball - electronic music on "Fragments"
Ellen Blair - viola on "Trilby's Piano"
John "Rabbit" Bundrick - Hammond organ, backing vocals
Jolyon Dixon - acoustic guitar on "It's Not Enough"
Rachel Fuller - keyboards on "It's Not Enough", orchestration supervisor on "Trilby's Piano"
Peter Huntington - drums
Gill Morley - violin on "Trilby's Piano"
Vicky Matthews - cello on "Trilby's Piano"
Billy Nicholls - backing vocals
Pino Palladino - bass guitar
Stuart Ross - bass guitar on "It's Not Enough"
Zak Starkey - drums on "Black Widow's Eyes"
Simon Townshend - backing vocals
Brian Wright - violin on "Trilby's Piano"


Endless Wire
Endless Wire
Prix : EUR 9,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Qui a peur du grand méchant Who ?, 4 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Endless Wire (CD)
John Entwistle vient alors de nous quitter, Keith Moon lui est mort depuis plus d'un quart de siècle, ça n'empêche pas les deux survivants de relancer encore une fois (une dernière fois ?) leur bonne vieille machine. Voici Endless Wire ou comment Pete Townsend déguise ses aeuvres solitaires sous le nom de son historique formation.
Or donc, Endless Wire est le onzième album des Who, le premier depuis près d'un quart de siècle, c'est dire si on l'attendait au tournant, ce retour sans Keith, sans John, surtout quand il était si distancié de la première mort de l'immense groupe. Endless Wire est aussi un album en deux temps, deux tiers collection de chansons, un tiers opéra-rock (Wire & Glass), rien que de très normal, finalement, pour un groupe s'étant, dans le passé, aussi bien exprimé dans l'un que dans l'autre, mais un césure étrange, cependant.
Et commençons par ce dernier, tiens, qui par sa durée et son appellation de mini-opéra évoquerait presque A Quick One While He's Away mais dont l'imagination et l'approche harmonique est nettement moins iconoclaste et furibarde que son glorieux devancier. Ca reste cependant une jolie suite démontrant, s'il en était besoin, que Townsend sait toujours trousser une chanson et déployer ses facultés d'arrangeur même si une certaine "pépèritude" est définitivement présente.
Et donc 9 chansons, une demi-heure seulement, pour la première partie, et un petit coup de modernité pour commencer avec un Fragments épicé d'électronique qui fait son petit effet, à défaut de totalement nous chavirer, et rappelle l'intro du fameux Baba O'Riley, accessoirement. Le reste de neuf titres est un égal festival revival avec, en tête de pont immanquables, des chansons telles que Mike Post Theme ou Black Widow's Eyes qu'on croirait tout droit sorti des sessions de Who's Next s'il n'y avait la voix forcément vieillie, mais toujours de belle tenue, de Daltrey. Alors, évidemment il manque les roulement incessants et périlleux d'un Keith Moon et la basse baladeuse d'Entwistle pour que le bonheur soit vraiment complet mais, en l'espèce, on s'en approche très près ce qui n'est pas un mince exploit.
Alors, non, Endless Wire n'est pas la triomphante campagne résurrectionnelle d'une des plus importantes formations de l'histoire du rock'n'roll, ce n'est pas non plus le fiasco que l'on pouvait craindre, juste un album finalement logique dans le canon des Who, un album ambitieux avec ses erreurs souvent attachantes et ses réussites qui nous prendraient presque de court. Et d'espérer, du coup, que Roger et Pete repiquent un jour, avant qu'il ne soit trop tard, à la Qui-aventure., on l'attend de pied ferme sans, toutefois, se faire trop d'illusion. Bref, Endless Wire est recommandé, et pas seulement si vous êtes fans.

Roger Daltrey - lead vocals
Pete Townshend - guitars, vocals, bass guitar, drums, piano, keyboards, violin, banjo, mandolin, drum machine
&
Lawrence Ball - electronic music on "Fragments"
Ellen Blair - viola on "Trilby's Piano"
John "Rabbit" Bundrick - Hammond organ, backing vocals
Jolyon Dixon - acoustic guitar on "It's Not Enough"
Rachel Fuller - keyboards on "It's Not Enough", orchestration supervisor on "Trilby's Piano"
Peter Huntington - drums
Gill Morley - violin on "Trilby's Piano"
Vicky Matthews - cello on "Trilby's Piano"
Billy Nicholls - backing vocals
Pino Palladino - bass guitar
Stuart Ross - bass guitar on "It's Not Enough"
Zak Starkey - drums on "Black Widow's Eyes"
Simon Townshend - backing vocals
Brian Wright - violin on "Trilby's Piano"


Going Back Home
Going Back Home
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Rock'n'roll Rendez-vous, 1 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Going Back Home (CD)
Il est des rencontres qui tombent sous le sens, des associations qu'on imagine sans se forcer, la collaboration de l'historique guitariste de Dr. Feelgood et du légendaire vocaliste des Who est de celles là, même si elle a mis longtemps à venir...
Qu'il ait fallu les dramatiques circonstances qu'on connaît (la nouvelle que Wilko souffrait d'un cancer du pancréas en phase terminale et n'avait plus que quelques mois à vivre), est malheureux mais finalement symptomatique de l'état d'esprit d'un guitariste refusant de céder, repartant en tournée (triomphale !) et se voyant, finalement, proposé par Roger Daltrey d'aller en studio enregistrer ce que bon lui semblait.
Le répertoire, ce n'est pas une surprise, fait la part belle aux compositions de la référentielle formation où il n'est pourtant pas resté bien longtemps avec, toutefois, quelques originaux de récente conception, qui ne déparent pas, et une belle reprise de Bob Dylan, Can You Please Crawl Out Your Window?. Stylistiquement, pas de surprise, on retrouve Wilko dans on élément en un rock sec et nerveux diablement efficace qui, de fait, est aussi un retour aux sources pour Daltrey qui n'avait plus goûté à cette simplicité rock'n'rollesque depuis que Pete Townsend s'était épris de synthétiseurs et avait décidé que l'ambition avait du bon, pour les excellents résultats que l'on sait (Who's Next, Tommy, Quadrophenia). Tel n'est donc pas le propos ici et c'est, en vérité, un réel plaisir que d'entendre Roger s'époumoner sur une musique qui lui va parfaitement au teint.
Exceptionnel ce Going Back Home qui porte si bien son titre ? Certes pas mais un très bon album de rock franc du collier bien enthousiasmant tout de même pour les raison précitées mais, surtout !, pour son impeccable abattage... Et Wilko vous me direz ? Toujours vivant, le vieux guitariste a suivi un traitement radical et va mieux, hallelujah !

Wilko Johnson - Lead guitar
Roger Daltrey - Lead vocals, Acoustic guitar
Norman Watt-Roy - Bass guitar
Dylan Howe - Drums, percussion
Mick Talbot - Piano, Hammond organ
Steve Weston - Harmonica


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