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Contenu rédigé par Stefan
Classement des meilleurs critiques: 15
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Commentaires écrits par
Stefan (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Lamb Lies Down on Broadway
Lamb Lies Down on Broadway
Proposé par samurai_media_JPN4FR
Prix : EUR 32,15

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Double Noir, 1 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lamb Lies Down on Broadway (CD)
Aussi névrosé que The Wall, aussi ambitieux que Tales from Topographic Oceans ou Thick As a Brick, The Lamb Lies Down on Broadway est une aeuvre essentielle. Et atypique en bien des points pour Genesis, et pas seulement parce qu'elle sera l'ultime contribution à plein temps d'un certain Peter Gabriel.

Et donc, c'est d'un concept album dont il s'agit, l'histoire schizophrène de Rael qui cherche John, qui pourrait bien être lui-même, dans les bas-fonds d'un New York imaginaire plus proche des délires "nus-festinés" d'un Burroughs que des cartes postales de Woody. Mais en vérité, à moins que vous ne soyez de ceux qui analysent ad nauseam l'uvre, le concept n'a que peu d'importance outre qu'il influence la tonalité de ce qui restera l'opus le plus sombre du géant progressif, leur Double Noir.
Le plus noir ? C'est particulièrement évident sur certaines des plus belles pièces de ce tour de force. Sur le morceau titre d'ouverture et son pendant du second disque (The Light Dies Down on Broadway) où Gabriel délivre des performances écorchées vives qui magnifient des compositions par ailleurs fort inspirées. Sur In the Cage, évidemment, pièce épique également marquée par la performance à fleur de peau d'un chanteur poussant ses cordes vocales à la limite de la rupture. Sur un Back in NYC où on entend un Genesis oubliant l'art du compromis harmonique, nous rentrant frontalement dedans. Sur Carpet Crawlers, Anyway ou The Lamia où les douces mélodies ne sont qu'illusions, guet-apens cafardeux en plus de confirmer l'art consommé de Genesis à millimétrer ses savantes constructions sympho-progressives. Toutes d'excellentes compositions, ça va sans dire, où s'exprime avec classe un groupe de musiciens supérieurement doués.
Bien sûr, il y a quelques respirations, quelques salutaires bouffées d'oxygène dans l'étouffant tout. Un tout doux Cuckoo Cocoon où arpèges délicats et flûte gracile viennent nous caresser les tympans. Un presque pop Counting Out Time aux chaeurs quasi-Bealtesiens et au solo de synthétiseur à la sonorité rigolote. Un The Chamber of 32 Doors, un des sommets de l'album ceci dit en passant, où Gabriel se fait presque soul sur une partition à la mélodie touchée par les dieux. Un Lilywhite Lilith où les chaeurs angéliques de Collins viennent merveilleusement contrebalancer la rudesse de Gabriel. Que des sommets, une fois encore, ça commence à faire une somme !
Le reste ne dépare pas vraiment, parce qu'il n'y a pas un moment de baisse d'inspiration sur tout l'album, même sur les quatre intermèdes instrumentaux : le mélodieux Hairless Heart, le possédé The Waiting Room où Steve Hackett, artisan principal de la chose, sort des sonorités d'un autre monde de son instrument, et les respectivement mystique et ambient Silent Sorrow in Empty Boats et Ravine servant la progression du concept, et la servant bien.
Oui, vraiment, The Lamb Lies Down on Broadway est une fête, celle d'un rock progressif qui sait tenir ses formats sans partir dans de longuettes épopées sans queues ni têtes. Preuve en sont quelques unes des plus courtes compositions (l'enchainement Fly on the Windshield, Broadway Melody of 74, par exemple, splendide exemple). Parce que si Genesis sait faire Supper's Ready, The Cinema Show, il sait aussi se faire concis sans ne rien perdre de sa faconde mélodique. Ce qui tient quasiment du miracle quand on sait les conditions chaotiques de la création de l'aeuvre (wikipédiez voir pour plus de détails).
Allez, pour minorer un peu cet idyllique tableau, on concèdera que l'album ne finit pas exactement sur ses meilleurs titres et que, sans être mauvaise pour autant, la doublette In the Rapids et it, ne clôt pas la performance sur le feu d'artifice final qu'on aurait pu attendre, mais le fait bien tout de même, parce que ces gens-là sont indéniablement très talentueux même quand ils sont un chouia moins inspirés.

Magnifiquement mis en son par le désormais coutumier John Burns, déjà auteur du mix du Genesis Live et producteur de l'immense Selling England by the pound, The Lamb Lies Down on Broadway reste, 40 ans après sa conception, joyeux anniversaire !, une pièce de référence, un grandissime double album concept justement porté au nues, titulaire "panthéonique" de son style, évidemment !, mais aussi de la musique rock en général et de la musique tout court. Indispensable, c'est le mot.

Tony Banks - Hammond T-102 organ, RMI 368x Electra piano, Mellotron M400, Elka Rhapsody synthesizer, ARP 2600 & Pro Soloist synthesizers, acoustic piano
Phil Collins - drums, percussion, vibraphone, backing vocals
Peter Gabriel - lead vocals, flute, oboe, tambourine, experiments with foreign sounds
Steve Hackett - electric guitar, classical acoustic guitar
Mike Rutherford - bass guitar, twelve-string guitar, bass pedals, fuzz bass
&
Brian Eno - enossification (treatments)


Aqualung [40th Anniversary]
Aqualung [40th Anniversary]
Prix : EUR 33,18

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lifting réussi du "Best of Ian", 30 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aqualung [40th Anniversary] (CD)
On ne fait plus l'article sur Aqualung, sommet incontesté de la discographie de Jethro Tull. Plus de 40 ans après sa sortie, il demeure un sommet dans l'art d'accommoder blues, (hard) rock, folk et rock progressif avec, évidemment, en "tête de gondole" la flûte, la voix et la verve ô combien distinctives et inspirées d'Ian Anderson. Un album bourré de classiques aussi... Mais tous ça, vous ne le savez déjà que trop bien.

Sur l'album proprement dit, on ne vantera donc que la supérieure qualité d'une remasterisation enfin au niveau de la cire noire originelle voire optimisant, pour que de jeunes oreilles n'y entendent pas autre chose que le chef d'aeuvre intemporel qu'il est définitivement, sa palette sonique à l'aulne des possibilités technologiques de ce troisième millénaire commençant. C'est particulièrement criant sur le traitement de guitares qui n'ont jamais été si acérées et de la voix de Mr. Anderson dont toutes les nuances sont présentement révélées. Et quel bonheur que de réentendre un album mariant progressisme, hard rock et folk dans de pareils atours ! Factuellement, on doit le tour de force à nul autre que Steven Wilson (Porcupine Tree, etc.) a qui avait déjà réalisé un similaire exploit sur la discographie de King Crimson. Et on l'en remercie comme il se doit avant de passer, puisque là est le "gras" de cette édition commémorative, à un généreux cd bonus.
Evidemment, les fans du Tull n'y découvriront pas grand chose, les nombreuses compilations et moult coffrets publiés par le groupe ont déjà largement défloré les archives du groupe en général et de cette période bénie en particulier. Les autres, ceux qui aiment Jethro Tull sans confiner à la maniaquerie complétiste, y trouveront largement de quoi contenter leur large appétit via quelques early versions, quelques intéressants inédits et autres chutes de studio ayant bénéficié, encore une fois, de l'expertise d'ingénieur du son d'un Steven Wilson décidément très précieux. D'aucuns trouveront la sélection de 45 minutes un peu chiche, elle double tout de même la durée de l'album originel mais, surtout !, n'étale que classe et talent là où il aurait été si simple de remplir jusqu'à la garde une galette qui y aurait perdu en majesté. Seul le bon grain s'y trouve, donc, et ça en fait largement assez à moudre d'autant qu'accompagné d'un riche livret, avec photos d'époque et texte inédit, il y a aussi à voir et à lire pour encore prolonger la très satisfaisante expérience.

Certaines des rééditions passées de cet Aqualung, classique absolu s'il en fut, pouvaient être qualifiées de douteuses, pas ici et on peut donc, sans la moindre crainte, recommander la galette jusqu'à ceux qui la possèdent déjà, et même en plusieurs version qui se verront bientôt remisées à prendre la poussière. Ils en auront pour leur argent et en ressortiront, nul doute !, les oreilles résonnantes de cette merveille intemporelle et les yeux pétillants d'étoiles... Carrément !

Ian Anderson - vocals, acoustic guitar, flute
Martin Barre - electric guitar, descant recorder
John Evan - piano, organ, mellotron
Jeffrey Hammond - bass guitar, alto recorder and odd voices (and backing vocals on "Mother Goose")
Clive Bunker - drums and percussion
&
Glenn Cornick - bass guitar (played with the band at rehearsals for the album in June 1970, some of which may also have been recording sessions, although he is not credited on the album).


Aqualung - 40ème Anniversaire
Aqualung - 40ème Anniversaire
Prix : EUR 29,75

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Lifting réussi du "Best of Ian", 30 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aqualung - 40ème Anniversaire (CD)
On ne fait plus l'article sur Aqualung, sommet incontesté de la discographie de Jethro Tull. Plus de 40 ans après sa sortie, il demeure un sommet dans l'art d'accommoder blues, (hard) rock, folk et rock progressif avec, évidemment, en "tête de gondole" la flûte, la voix et la verve ô combien distinctives et inspirées d'Ian Anderson. Un album bourré de classiques aussi... Mais tous ça, vous ne le savez déjà que trop bien.

Sur l'album proprement dit, on ne vantera donc que la supérieure qualité d'une remasterisation enfin au niveau de la cire noire originelle voire optimisant, pour que de jeunes oreilles n'y entendent pas autre chose que le chef d'aeuvre intemporel qu'il est définitivement, sa palette sonique à l'aulne des possibilités technologiques de ce troisième millénaire commençant. C'est particulièrement criant sur le traitement de guitares qui n'ont jamais été si acérées et de la voix de Mr. Anderson dont toutes les nuances sont présentement révélées. Et quel bonheur que de réentendre un album mariant progressisme, hard rock et folk dans de pareils atours ! Factuellement, on doit le tour de force à nul autre que Steven Wilson (Porcupine Tree, etc.) a qui avait déjà réalisé un similaire exploit sur la discographie de King Crimson. Et on l'en remercie comme il se doit avant de passer, puisque là est le "gras" de cette édition commémorative, à un généreux cd bonus.
Evidemment, les fans du Tull n'y découvriront pas grand chose, les nombreuses compilations et moult coffrets publiés par le groupe ont déjà largement défloré les archives du groupe en général et de cette période bénie en particulier. Les autres, ceux qui aiment Jethro Tull sans confiner à la maniaquerie complétiste, y trouveront largement de quoi contenter leur large appétit via quelques early versions, quelques intéressants inédits et autres chutes de studio ayant bénéficié, encore une fois, de l'expertise d'ingénieur du son d'un Steven Wilson décidément très précieux. D'aucuns trouveront la sélection de 45 minutes un peu chiche, elle double tout de même la durée de l'album originel mais, surtout !, n'étale que classe et talent là où il aurait été si simple de remplir jusqu'à la garde une galette qui y aurait perdu en majesté. Seul le bon grain s'y trouve, donc, et ça en fait largement assez à moudre d'autant qu'accompagné d'un riche livret, avec photos d'époque et texte inédit, il y a aussi à voir et à lire pour encore prolonger la très satisfaisante expérience.

Certaines des rééditions passées de cet Aqualung, classique absolu s'il en fut, pouvaient être qualifiées de douteuses, pas ici et on peut donc, sans la moindre crainte, recommander la galette jusqu'à ceux qui la possèdent déjà, et même en plusieurs version qui se verront bientôt remisées à prendre la poussière. Ils en auront pour leur argent et en ressortiront, nul doute !, les oreilles résonnantes de cette merveille intemporelle et les yeux pétillants d'étoiles... Carrément !

Ian Anderson - vocals, acoustic guitar, flute
Martin Barre - electric guitar, descant recorder
John Evan - piano, organ, mellotron
Jeffrey Hammond - bass guitar, alto recorder and odd voices (and backing vocals on "Mother Goose")
Clive Bunker - drums and percussion
&
Glenn Cornick - bass guitar (played with the band at rehearsals for the album in June 1970, some of which may also have been recording sessions, although he is not credited on the album).


A Trick of the Tail (2007 Digital Remaster)
A Trick of the Tail (2007 Digital Remaster)
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Second souffle, 28 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Trick of the Tail (2007 Digital Remaster) (CD)
Qui aurait pensé que Genesis survivrait au départ de Peter Gabriel et, même !, gagnerait régulièrement en popularité son référentiel frontman parti ? Pas grand monde en vérité.

Artistiquement, A Trick of the Tail fut accueilli avec un énorme ouf de soulagement. Parce qu'on y retrouvait un Genesis à peine marqué par l'expérience toute en noirceur de The Lamb Lies Down on Broadway. Parce qu'on y découvrait un chanteur capable de reprendre le poste de celui qu'on pensait irremplaçable, un chanteur étonnamment familier puisqu'on l'avait déjà entendu en support de son prédécesseur mais aussi parce qu'il y sonnait souvent comme celui-ci (sans en avoir tout à fait la fêlure soul ou l'énergie rock, c'est entendu). Parce que la musique qui y était proposé restait familière tout en se démarquant juste ce qu'il fallait pour qu'on sente encore le groupe progresser.
De fait, s'il y a suffisamment de matériel qu'on aurait facilement imaginé sur Foxtrot ou Selling England by the Pound, il y a aussi la vision d'un nouveau Genesis. Pour le premier, on citera Dance on the Volcano, Squonk et Robbery Assault & Battery, toutes des chansons développant des thèmes proches de ce à quoi le quintet référentiel nous avait habitué, et du bon, de l'excellent même, avec moult prouesses toujours, évidemment !, au service de la mélodie, de la chanson. Pour le second, un Genesis plus délicat, plus conventionnellement mélodique on mentionnera les glorieuses têtes de gondole que sont Entangled, Mad Man Moon et Ripples où de délicats arpèges viennent rappeler la recette et les souvenirs datant de Trespass augmentés d'une maîtrise compositionnelle et instrumentale acquise au long d'un riche parcours. Et puis il y a les deux "oddities" de l'album, le morceau titre d'abord avec son esthétisme et ses chœurs à la Beach Boys et sa mélodie imparable, et le résumé final, Los Endos, clôturant en beauté un programme richement doté de ses feux d'artifice fusionnants tant instrumentaux que mélodiques reprenant, assemblant en un tout cohérent tout ce qui a précédé. Pas un morceau faible, donc, pas la moindre déception en vue dans ce qui constitue alors la collection la plus cohérente et la plus finement ciselée du néo-quatuor, rien que ça ! Tu parles d'un challenge relevé, c'est carrément au-delà, et la production du groupe et de David Hentschel, encore magnifiée par la précision pointilleuse du remaster définitif de 2007, ne vient qu'enfoncer le clou de cette ô combien spectaculaire réussite.
Il y a aussi, malheureusement, les prémices d'un nouveau divorce avec un Tony Banks tout puissant, compositeur, arrangeur et instrumentiste vedette de la galette, celui-là même qui aurait bien vu "son" groupe continuer sans vocaliste !, ne laissant que miettes à ses compagnons dont un, le pourtant extrêmement précieux Steve Hackett, finira par se lasser de son rôle de second couteau d'autant qu'il sort alors des sessions de son excellent premier opus solitaire, Voyage of the Acolyte, où il a démontré sa capacité à produire, seul ou presque, un matériau d'une qualité quasi-équivalente dans un style tout à fait compatible à l'esthétisme de sa maison mère.

On a trop souvent tendance à penser que Genesis sans Peter Gabriel n'est plus tout à fait Genesis. A l'écoute d'A Trick of the Tail et de son tout aussi recommandé successeur, Wind And Wuthering, le sentiment se voit battu en brèche de la plus impeccable manière. Recommandé ? Obligatoire, oui !

Tony Banks - acoustic & electric pianos, Hammond T-102 organ, synthesizers, mellotron, 12-string guitar, backing vocals
Phil Collins - lead and backing vocals, drums, percussion
Steve Hackett - electric guitar, 12-string guitars
Mike Rutherford - bass guitar, 12-string guitar, bass pedals


Wind And Wuthering (2007 Remaster + DVD Bonus)
Wind And Wuthering (2007 Remaster + DVD Bonus)
Prix : EUR 24,37

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La fin d'une époque, 28 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wind And Wuthering (2007 Remaster + DVD Bonus) (CD)
Ultime opus du Genesis (presque) classique, album immense comme la plupart de ceux qui le précèdent, Wind & Wuthering est essentiel.

Un des albums les plus musicalement aboutis de ce Genesis progressif, aussi, grâce à la maniaquerie de l'arrangeur en chef, Tony Banks, et le soutien de ses collègues qui, c'est acquis, ne sont pas des demi-sels quand il s'agit de s'exprimer, chacun, sur leur instrument respectif. En résulte des compositions précieuses, millimétrées même et, du coup, un peu moins de folie que ce que nous avait habitué le groupe dans sa mouture la plus référentielle.
Concrètement, sur 8 des 9 compositions, on retrouve le Genesis qu'on avait eu l'habitude d'entendre en, cependant, un peu plus lisse. L'absence de Gabriel est, il faut dire, un facteur contribuant de cet etat de fait. Déjà parce que Collins, nettement moins "clonesque" que sur A Trick of the Tail (pour lequel, il est vrai, il n'avait pas prévu de chanter), amène une sensibilité plus pop, plus romantique, ensuite parce que les textes ont perdu en symbolique et en allégorie parfois cryptique ce qu'ils ont gagné en clarté.
C'est le cas sur l'ensemble de l'album où l'on n'est pas obligé de trop se creuser les méninges pour savoir ce que ce diable de parolier a bien voulu dire, à l'exception cependant de One for the Vine qui est aussi, tiens tiens, le chef d'oeuvre de l'opus. On y apprécie la fantaisie toute britannique d'un All in A Mouse's Night, sorte de Tom & Jerry version prog, moins le côté trop normal, commun dirait-on, d'une bête chanson d'amour telle que Your Own Special Way. Cette dernière, justement, fait un peu tâche sur un album qui, sinon, allie avec grandeur complexité et harmonie, sans doute cette dernière préfigure-t-elle la simplification de l'écriture du groupe (et de Rutherford en l'occurence) qui prendra effet dès l'album suivant, dès le départ de Steve Hackett, osera-t-on affirmer.
Sinon, c'est à un Genesis finalement assez proche de celui de Selling England By The Pound auquel nous avons affaire avec, notamment, des tentations "fusionnesques" sur l'instrumental Wot Gorilla? et, globalement, symphoniques sur l'ensemble de la galette. Et ça marche merveilleusement bien et donne une collection où, donc, à l'omission du précité faux-pas, le féru de rock progressif en prend plein les oreilles. D'autant que la production, signée de David Hentschel et du groupe, met parfaitement en valeur les nombreuses qualités d'une formation encore clairement à son sommet créatif.

Il y a moult raison de se réjouir du souffle de ce vent divin, et une de s'attrister car, enfin !, comment ne pas rager qu'une telle verve créatrice se voit petit à petit éteinte dans ce qui suivra ? Comment ne pas regretter cette formation d'exception dans sa mue pop-progressive d'abord puis carrément pop ? Pas que les successeurs ne déméritent vraiment, il restera du grain à moudre pour les amateurs de belles ambiances et de ciselées compositions, mais plus jamais autant qu'avec la période qui se clôt ici et laisse, mine de rien, six album quasi-parfaits en seulement cinq petites années. Très fort !

Tony Banks - acoustic & electric pianos, synthesizers (ARP 2600 & Pro-Soloist, Roland RS-202 String), mellotron, Hammond T-102 organ
Phil Collins - lead & backing vocals, drums, percussion
Steve Hackett - electric guitar, classical guitar, 12-string guitar, kalimba, autoharp
Mike Rutherford - bass guitars (4, 6 & 8 strings), bass pedals, 12-string guitar, electric guitar, backing vocals


Wind And Wuthering (2007 Remaster)
Wind And Wuthering (2007 Remaster)
Prix : EUR 19,29

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La fin d'une époque, 28 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wind And Wuthering (2007 Remaster) (CD)
Ultime opus du Genesis (presque) classique, album immense comme la plupart de ceux qui le précèdent, Wind & Wuthering est essentiel.

Un des albums les plus musicalement aboutis de ce Genesis progressif, aussi, grâce à la maniaquerie de l'arrangeur en chef, Tony Banks, et le soutien de ses collègues qui, c'est acquis, ne sont pas des demi-sels quand il s'agit de s'exprimer, chacun, sur leur instrument respectif. En résulte des compositions précieuses, millimétrées même et, du coup, un peu moins de folie que ce que nous avait habitué le groupe dans sa mouture la plus référentielle.
Concrètement, sur 8 des 9 compositions, on retrouve le Genesis qu'on avait eu l'habitude d'entendre en, cependant, un peu plus lisse. L'absence de Gabriel est, il faut dire, un facteur contribuant de cet etat de fait. Déjà parce que Collins, nettement moins "clonesque" que sur A Trick of the Tail (pour lequel, il est vrai, il n'avait pas prévu de chanter), amène une sensibilité plus pop, plus romantique, ensuite parce que les textes ont perdu en symbolique et en allégorie parfois cryptique ce qu'ils ont gagné en clarté.
C'est le cas sur l'ensemble de l'album où l'on n'est pas obligé de trop se creuser les méninges pour savoir ce que ce diable de parolier a bien voulu dire, à l'exception cependant de One for the Vine qui est aussi, tiens tiens, le chef d'oeuvre de l'opus. On y apprécie la fantaisie toute britannique d'un All in A Mouse's Night, sorte de Tom & Jerry version prog, moins le côté trop normal, commun dirait-on, d'une bête chanson d'amour telle que Your Own Special Way. Cette dernière, justement, fait un peu tâche sur un album qui, sinon, allie avec grandeur complexité et harmonie, sans doute cette dernière préfigure-t-elle la simplification de l'écriture du groupe (et de Rutherford en l'occurence) qui prendra effet dès l'album suivant, dès le départ de Steve Hackett, osera-t-on affirmer.
Sinon, c'est à un Genesis finalement assez proche de celui de Selling England By The Pound auquel nous avons affaire avec, notamment, des tentations "fusionnesques" sur l'instrumental Wot Gorilla? et, globalement, symphoniques sur l'ensemble de la galette. Et ça marche merveilleusement bien et donne une collection où, donc, à l'omission du précité faux-pas, le féru de rock progressif en prend plein les oreilles. D'autant que la production, signée de David Hentschel et du groupe, met parfaitement en valeur les nombreuses qualités d'une formation encore clairement à son sommet créatif.

Il y a moult raison de se réjouir du souffle de ce vent divin, et une de s'attrister car, enfin !, comment ne pas rager qu'une telle verve créatrice se voit petit à petit éteinte dans ce qui suivra ? Comment ne pas regretter cette formation d'exception dans sa mue pop-progressive d'abord puis carrément pop ? Pas que les successeurs ne déméritent vraiment, il restera du grain à moudre pour les amateurs de belles ambiances et de ciselées compositions, mais plus jamais autant qu'avec la période qui se clôt ici et laisse, mine de rien, six album quasi-parfaits en seulement cinq petites années. Très fort !

Tony Banks - acoustic & electric pianos, synthesizers (ARP 2600 & Pro-Soloist, Roland RS-202 String), mellotron, Hammond T-102 organ
Phil Collins - lead & backing vocals, drums, percussion
Steve Hackett - electric guitar, classical guitar, 12-string guitar, kalimba, autoharp
Mike Rutherford - bass guitars (4, 6 & 8 strings), bass pedals, 12-string guitar, electric guitar, backing vocals


Wrecking Everything - Live/Killbox 13
Wrecking Everything - Live/Killbox 13
Prix : EUR 24,15

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un grand album, un bon live : un joli lot, 26 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wrecking Everything - Live/Killbox 13 (CD)
KILLBOX 13 (2003)
Ce n'est pas le plus célébré des albums des thrashers de l'East Coast, c'est certainement, cependant, un des plus intéressants. Voici Killbox 13 !

Présentement, s'ils ont toujours un following fidèle, les gars d'Overkill n'ont encore atteint leur second souffle critique, ça viendra avec le quasi-miraculeux Ironbound et un retour à un thrash metal orthodoxe largement célébré. Du line-up qui avait tutoyé les étoiles et la gloire dans la deuxième moitié des 80s ne restent que l'impeccable Bobby Ellsworth (chant) et l'inoxydable D.D. Verni (basse), les autres se sont éparpillés au long d'un long parcours commencé en 1980. Ca ne veut pas dire que le groupe est pour autant méconnaissable, juste différent depuis son virage thrash'n'groove du début des années 90.
Concrètement, ils y sont encore même si l'on sent déjà la tentation d'un retour vers le passé qui viendra dès le glorieux successeur précité et se retrouve ici couplé à l'acquis de plus d'une décennie à tenter autre chose et à souvent y réussir, n'en déplaise aux intégristes du genre. On y entend donc un Overkill qui n'a pas peur de rajouter de la mélodie, de construire des ambiances parfois presque progressives, de faire groover son thrash, de le laisser ralentir (pour mieux repartir, évidemment), un luxe de riffs bien trouvés de mélodies (oui, mélodies !) de chant accrocheuses contrebalançant à la perfection d'autres plus radicales. Et un son !, une tuerie d'une clarté à peine croyable, d'une puissance implacable qui détruit tout sur son passage. C'est bien simple, Overkill n'avait pas fait mieux avant, n'a pas encore fait mieux après, c'est dire si ça sonne du tonnerre de Zeus !

Pas de chansons à vanter particulièrement, pas de remplissage non plus, c'est d'une sélection solide dont il s'agit marquant un retour de forme assez impressionnant. En bref, en cumulant le savoir-faire de toute sa carrière, Overkill a réussi l'un de ses plus beaux albums, ce n'est pas rien et l'opus est donc fortement recommandé aux amateurs du genre évidemment mais, aussi, à tous ceux qui aiment le metal de qualité supérieure, ils ne seront pas déçus.

WRECKING EVERYTHING - LIVE (2002)
Enregistré à la maison (dans le New Jersey), Wrecking Everything - Live propose une sélection "best of" d'Overkill jusqu'à Bloodletting (2000). Bon résumé de la carrière du groupe dans une captation si parfaite qu'on se dit que les overdubs n'ont pas été maigrement utilisé, il montre la puissance du groupe devant un public conquis d'avance. Evidemment, le côté propret de tout ça est louche mais ça n'ôte rien au plaisir d'un thrash metal de référence et constituera, pour ceux qui ne connaissent pas encore ce groupe, du niveau du Big Four !, un excellent outil de découverte dans des conditions optimales.

D.D. Verni - Bass
Bobby "Blitz" Ellsworth - Vocals
Tim Mallare - Drums
Dave Linsk - Guitars
Derek Tailer - Guitars


Killbox 13
Killbox 13
Proposé par MUSIC4SURE
Prix : EUR 23,66

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Boîte à baffes... et à malice !, 26 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Killbox 13 (CD)
Ce n'est pas le plus célébré des albums des thrashers de l'East Coast, c'est certainement, cependant, un des plus intéressants. Voici Killbox 13 !

Présentement, s'ils ont toujours un following fidèle, les gars d'Overkill n'ont encore atteint leur second souffle critique, ça viendra avec le quasi-miraculeux Ironbound et un retour à un thrash metal orthodoxe largement célébré. Du line-up qui avait tutoyé les étoiles et la gloire dans la deuxième moitié des 80s ne restent que l'impeccable Bobby Ellsworth (chant) et l'inoxydable D.D. Verni (basse), les autres se sont éparpillés au long d'un long parcours commencé en 1980. Ca ne veut pas dire que le groupe est pour autant méconnaissable, juste différent depuis son virage thrash'n'groove du début des années 90.
Concrètement, ils y sont encore même si l'on sent déjà la tentation d'un retour vers le passé qui viendra dès le glorieux successeur précité et se retrouve ici couplé à l'acquis de plus d'une décennie à tenter autre chose et à souvent y réussir, n'en déplaise aux intégristes du genre. On y entend donc un Overkill qui n'a pas peur de rajouter de la mélodie, de construire des ambiances parfois presque progressives, de faire groover son thrash, de le laisser ralentir (pour mieux repartir, évidemment), un luxe de riffs bien trouvés de mélodies (oui, mélodies !) de chant accrocheuses contrebalançant à la perfection d'autres plus radicales. Et un son !, une tuerie d'une clarté à peine croyable, d'une puissance implacable qui détruit tout sur son passage. C'est bien simple, Overkill n'avait pas fait mieux avant, n'a pas encore fait mieux après, c'est dire si ça sonne du tonnerre de Zeus !

Pas de chansons à vanter particulièrement, pas de remplissage non plus, c'est d'une sélection solide dont il s'agit marquant un retour de forme assez impressionnant. En bref, en cumulant le savoir-faire de toute sa carrière, Overkill a réussi l'un de ses plus beaux albums, ce n'est pas rien et l'opus est donc fortement recommandé aux amateurs du genre évidemment mais, aussi, à tous ceux qui aiment le metal de qualité supérieure, ils ne seront pas déçus.

D.D. Verni - Bass
Bobby "Blitz" Ellsworth - Vocals
Tim Mallare - Drums
Dave Linsk - Guitars
Derek Tailer - Guitars


White Devil Armory
White Devil Armory
Prix : EUR 15,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Retour, Chapitre III, 25 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : White Devil Armory (CD)
Après les claques successives d'Ironbound et de The Electric Age, on finissait par se dire qu'Overkill avait trouvé la formule magique en plus de le fontaine de jouvence... Presque, en fait.

Il faut dire que les deux précités avait mis la barre très très haut damant le pion du supposé Big Four dans l'art de bastonner sévèrement à coup de riffs tranchants, de rythmiques surpuissantes et rapides, de vocaux abrasifs et possédés. Aussi, quand arrive White Devil Armory on n'attend pas autre chose et on a... Presque la même qualité, mais presque seulement. Peut-être parce que les compositions y paraissent plus simples, que les riffs sont juste un tout petit peu moins bien trouvés, certainement parce que les soli sont légèrement moins convaincants dans ce qui reste une excellente collection de chansons avec même une belle reprise de Miss Misery de Nazareth (featuring Marc Tornillo actuel et excellent hurleur des germains d'Accept) rappelant que ces messieurs ne sont pas nés de la dernière pluie et assument fièrement leurs (p)références passées de mode. Côté chant, on retrouve avec un vrai plaisir le Brian Johnson (ou Udo Dirkschneider) du thrash metal, un gars qui sait beugler comme un taureau furieux sans jamais perdre de vue qu'il faut un peu de mélodie pour faire passer cette salutaire colère vocale, la rendre plus acceptable sans lui laisser perdre ne serait-ce qu'un iota de sa substance rageuse. Oui, Bobby Ellsworth est un vocaliste PARFAIT pour le genre, ce que ne démentit nullement White Devil Armory. Comme en plus l'album est idéalement mis en son (précision, puissance, etc., vous connaissez le refrain), il n'en faut pas plus pour secouer sauvagement nos chefs ravis malgré les légères réserves constatées.

Alors non, White Devil Armory n'amène pas tout à fait la même satisfaction que ses deux glorieux prédécesseurs mais, si vous aimez le thrash metal, le bon !, nul doute, vous aimerez White Devil Armory même s'il ne vous surprendra pas vraiment voire vous poussera à revenir vers Ironbound et The Electric Age en le délaissant un peu. Ca n'en demeure pas moins un efficace, rondement mené et diablement addictif album de thrash metal oldschool qu'on se passera en boucle le temps qu'il faut.

1. XDM 0:49
2. Armorist 3:53
3. Down to the Bone 4:04
4. PIG 5:21
5. Bitter Pill 5:48
6. Where There's Smoke 4:20
7. Freedom Rings 6:52
8. Another Day to Die 4:56
9. King of the Rat Bastards 4:09
10. It's All Yours 4:26
11. In the Name 6:03
Bonus
12. The Fight Song 5:13
13. Miss Misery (Nazareth cover) 4:31

Bobby Ellsworth - lead vocals
Dave Linsk - lead guitar, backing vocals
Derek "The Skull" Tailer - rhythm guitar, backing vocals
D. D. Verni - bass, backing vocals
Ron Lipnicki - drums
&
Mark Tornillo - vocals (13)

4,5/5


And Then There Were Three (2007 Remaster)
And Then There Were Three (2007 Remaster)
Prix : EUR 18,92

4.0 étoiles sur 5 Un seul être vous manque..., 23 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : And Then There Were Three (2007 Remaster) (CD)
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ? C'est la thèse concernant And Then They Were Three qui suit le départ d'un guitariste exceptionnel, Steve Hackett, et amorce la seconde phase de la carrière de Genesis, plus pop, moin prog. Mais ce n'est pas si simple...

Présentement, Genesis se remet du départ d'un instrumentiste qui fut un élément important de son son en ne le changeant pas vraiment. Rutherford, qui c'est entendu, n'est pas du même niveau que celui qu'il est sensé remplacer, mise sur une approche supra-mélodique de l'instrument compensant ainsi son déficit technique, et c'est plutôt bien joué. D'autant qu'il y a, dans le groupe, une évidente volonté de simplification de l'écriture, une évolution vers des compositions à la structure plus pop sans pour autant abandonner l'emphase progressive qu'ils avaient l'habitude de leur donner. Le résultat, un compromis bien trouvé, ne produit pas que d'excellents résultats mais force est de constater qu'il fonctionne sur la majorité de titres plutôt très réussis et nullement indigne de la réputation du groupe.
Parce qu'il y a encore du grain à moudre pour les fans du Genesis d'avant : Down and Out, puissante et inspirée ouverture; Undertow, belle composition douce-amère à la mélodie entêtante et la progression réussie; Ballad of Big, morceau étonnamment rock fort bien troussé, Snowbound, délicate composition qui n'aurait pas déparé sur Wind And Wuthering; Burning Rope, une des plus belles réussites de l'opus, puissant, racé et mélodiquement superbe; Deep in the Motherlode, qui semble déjà annoncer le tournant pris par le groupe sur Duke; Scenes from a Night Dream, pendant égal de face B à Ballad of Big; Say It's Alrigh Joe, ballade mélancolique à l'emballage progressif final parfaitement réussi. Toutes de vraies belles réussites. Comme le reste, sauf peut-être un Follow You Follow Me trop facile pour être honnête, n'est pas mal non plus, on ne peut que fêter l'avènement d'un nouveau line-up suffisamment roué pour contourner ses handicaps naturels.
Evidemment, on ne peut qu'imaginer (rêver !) le résultat avec Hackett qu'il aurait été facile de retenir en lui offrant un rôle créatif plus étendu, et regretter que les saillies géniales du taciturne axeman ne viennent pas encore un peu plus embellir le probant résultat. Mais c'est comme ça, on fait avec.

Au final, passé la compréhensible si excessive déception d'époque, on se retrouve avec un Genesis classique et réussi, un album démontrant que, même à trois, ces messieurs possèdent un petit quelque chose de plus les plaçant loin au-dessus de la mêlée des laborieux. Excellent, quoi !

Tony Banks - piano (Yamaha CP-70 electric), organ (Hammond T-102), Mellotron, synthesizers (ARP 2600, ARP Pro Soloist, Polymoog, Roland RS-202)
Phil Collins - lead and backing vocals, drums, percussion
Mike Rutherford - guitars, fretted & fretless bass guitars, bass pedals


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