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Commentaires écrits par
STEFAN (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

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Kobaïa
Kobaïa
Prix : EUR 27,91

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Alien Prog, première !, 23 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kobaïa (CD)
Première déclaration d'intention, première symphonie martienne du plus unique des groupes de rock progressif de chez nous, un des plus uniques tout court d'ailleurs, c'est évidemment de Magma que l'on cause, Kobaïa est un double album où Stravinsky, Orff, Wagner, John Coltrane évidemment, on va y revenir, King Crimson et l'Opéra de Quat'Sous de Brecht/Weill se rencontrant sur une lointaine planète, s'affrontant pour le meilleur et l'exceptionnel : un grand chaos apparent qui fera florès.
Mais évidemment, Magma est plus que la somme de ses influences, Magma c'est avant tout la création maniaque d'un batteur et vocaliste totalement atypique, un petit gars de Nogent-sur-Marne, fils adoptif du pianiste de Nougaro, en quête de la note suprême depuis que, adolescent, il découvrit un jazzman aussi halluciné que passionnant : John Coltrane. Parce que s'il y a une influence qu'on ne peut pas mettre sous l'éteignoir, une qui est suffisamment présente et décisive pour que tout l'art à venir du combo en général et de son indéboulonnable leader en particulier s'en ressente c'est bien celle du mythique natif de Caroline du Nord.
Et donc Magma, c'est du jazz ? Oui ! Et non. C'est du jazz libre et contemporain empruntant, présentement, à la naissance de la décennie progressive, aux possibles de son temps mais pas pour suivre les outre-manchots ou outre-atlanticards et autres teutons-au-chou, non, pour créer une symphonie qui deviendra un univers, avec sa propre langue, son propre son et même, honneur ultime, son propre genre, ce zeuhl qui gagnera bien d'autres formation, bien d'autres territoires. Et c'est ici que tout commence, sur un double album, pas moins, un chaeur post-apocalyptique et transcendant, un opéra spatial, une création savante où les capacités d'instrumentistes, pas forcément tous virtuoses d'ailleurs, sont avant tout le matériau organique sur laquelle l'aeuvre est construite. Pas de blabla inutile, de performances nombrilistes voir onaniste mais un tout, d'une terrible cohérence, d'une incroyable noirceur, qui laisse tout sauf indifférent.
Magma fera mieux ? Sans doute. Mais la naissance d'un mythe, d'un genre et d'un personnage (Vander !) qui continue, tel qu'en lui-même, à faire vivre son Art, ça se célèbre ça s'apprécie sur un excellent Kobaïa, le nom de leur planète à eux, qu'on continue de décortiquer avec ravissement, 45 ans après.

CD 1
1. Kobaïa 10:15
2. Aïna 6:15
3. Malaria 4:20
4. Sohïa 7:00
5. Sckxyss 3:47
6. Auraë 10:55

CD 2
7. Thaud Zaïa 7:00
8. Nau Ektila 12:55
9. Stoah 8:05
10. Muh 11:13

Klaus Basquiz - vocals
François Cahen - piano
Claude Engel - guitars, flute, vocals
Teddy Lasry - soprano sax, flute
Richard Raux - alto and tenor sax, flute
Alain "Paco" Charlery - trumpet, percussion
Francis Moze - electric bass, contrabass
Christian Vander - drums, vocals


Octopus
Octopus
Prix : EUR 10,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Many arms, 22 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Octopus (CD)
Lettré, varié, technique, unique aussi, des groupes comme Gentle Giant, on n'en trouve pas sous le sabot de la première carne venue, quand, en plus, il s'agit de leur quatrième album, Octopus, peut-être leur meilleur, on ne sait pas où commencer la louange parce que, évidemment, vanter ses mérites, convaincre qu'il faut l'écouter même si ce n'est pas ce qu'il y a de plus simple dans le genre, devient une quête.
Contrairement à la majorité de ses collègues, Gentle Giant ne fait pas dans la pièce épique (ou à rallonge pour ceux qui n'apprécient pas le genre), leurs chansons ont des durées qui ne laissent pas suspecter ce qu'elles proposent, à savoir un déluge de soli ultra-précis, d'enchainements savants, de patterns atypiques, de mélodies différentes, etc. Parce que Gentle Giant ne fait pas dans la facilité, ce qui vient aux six membres de la formation, tous d'excellents instrumentistes, compile inspiration moyenâgeuse, ce Advent of Panurge où Rabelais est traité avec tant de délicatesse, où la tentation troubadour est vite relayée par de fusionnantes aspirations avant d'évoluer, encore !, vers de symphoniques prétentions tout à fait convaincantes, etc. La description pour l'exemple du festival d'intelligence compositionnelle et harmonique de la chose. Parce que, fondamentalement, rien ne déçoit ici, titre après titre la tracklist nous fait voyager dans le petit monde précieusement foutraque de musiciens n'hésitant pas à emprunter ce que bon leur semble d'où que cela provienne. Un violon tsigane, du jazz presque funk, de délicates ou complexes harmonies vocales, de la musique de chambre, folk, rock, ancienne, avant-gardiste, tout fait ventre à cet ogre. Mais attention, le soin du détail est extrême, maniaque presque, ça fait donc du beau, du bien arrangé, de la surprise à chaque tournant mais toujours de la belle surprise, bien pensée et bien dessinée.
Alors on ne fait pas plus le détail, pas besoin !, on dit simplement que cet album-là, ne pas l'aimer, c'est un crime contre la musique, carrément !

1. The Advent of Panurge 4:41
2. Raconteur, Troubadour 4:01
3. A Cry for Everyone 4:04
4. Knots 4:11
5. The Boys in the Band 4:34
6. Dog's Life 3:11
7. Think of Me with Kindness 3:34
8. River 5:53

- Gary Green - Electric guitar (tracks 4, 8), electric guitars (tracks 1, 3, 5), maracas (track 2)
- Kerry Minnear - Piano (tracks 1-5, 7, 8), Hammond organ (tracks 1-5, 7, 8), Minimoog (tracks 1, 3, 5, 8), electric piano (tracks 2, 4, 8), Mellotron (tracks 2, 8), Clavinet (track 1), harpsichord (track 4), regal (track 6), vibraphone (tracks 4, 8), tambourine (track 2), cello (tracks 2, 6), lead vocals on tracks 1, 4 and 7, backing vocals
- Derek Shulman - Lead vocals (tracks 1-4, 8), alto saxophone (track 5)
- Phil Shulman - Trumpet (tracks 1, 2), alto saxophone (track 5), tenor saxophone (track 4), mellophone (track 7), lead vocals on tracks 1, 4, 6 and 8, backing vocals
- Ray Shulman - Bass, violin (tracks 2, 4, 5), violins (track 6), viola (track 6), electric violin (track 8), acoustic guitar (track 6), tambourine (track 3), backing vocals
- John Weathers - Drums (tracks 1-5, 7, 8), bongos (tracks 3, 8), varispeed cymbal (tracks 4, 8), xylophone (tracks 4, 6)
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 25, 2015 7:21 PM MEST


Leftoverture
Leftoverture
Prix : EUR 11,16

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 American Standard, 22 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leftoverture (CD)
C'est l'un des tous meilleurs albums de rock progressif américain en un temps où italiens, allemands et, évidemment, anglais dominaient largement les débats, c'est la réponse ensoleillée d'une bande de gars de Topeka, au Kansas bien-sûr !, à la noirceur de la majorité des créations européennes équivalentes, c'est Leftoverture, le cru 1976 de Kansas.
Parce que le rock progressif de Kansas, comme celui de Styx et de Journey avant le putassier virage radiophonique, a cette volonté typiquement américaine de faire couler le miel dans les cages appropriées, d'enluminer, d'harmoniser, de lisser le propos. Pour les meilleurs, Kansas en sont, peut-être même les tous meilleurs d'ailleurs, ça donne une musique toujours plaisante à l'oreille augmentée de trouvailles instrumentales et mélodiques qui épatent sans donner l'impression de vouloir trop en faire. Présentement, sur leur 4ème album, alors que leur réputation grandit sans cesse, la formation, menée avant tout par l'art compositionnel de Kerry Livgren, Steve Walsh ayant perdu l'inspiration (qu'il retrouvera bientôt, rassurez-vous), et débutant par un irrésistible Carry On Wayward Son, un peu comme si Yes jammait avec les Eagles sous le bienveillant patronage de Freddie Mercury et Brian May (ne fuyez pas !), leur premier succès dans les charts de leur mère patrie, qui plus est, un succès grandement mérité vu la qualité de la chanson.
Le reste de l'album, d'un The Wall délicieusement mélodique et tempéré ponctué de fantastiques intrusions solistes de Livgren et Walsh, d'un What's On My Mind bon rock pour les highways, d'un Miracles Made of Nowhere quasi bucolique avec ce petit violon charmant de Robby Steinhardt, d'un Question of My Childhood dynamique et accrocheur, à la petite symphonie un peu kitsch mais délicieuse telle quelle de Cheyenne Anthem, toujours progressif, toujours mélodique, nous emmène jusqu'à la pièce de résistance, le bien nommé, donc, Magnum Opus où toutes les ambitions du groupe s'agrègent en un tout gracieux, mélodique et fouillé digne des plus belles pages des "symphonistes" d'Outre-Manche avec ses moult développements entrainant l'auditeur de doucereuses mélodies à de trippants soli. A vrai dire, à part un Opus Insert correct mais finalement assez peu mémorable, c'est à un majestueux, assuré et fier festival progressif mélodique auquel nous avons affaire, une vraie Rolls du genre.
Leftoverture ? Kansas a fait ou fera aussi bien (Song for America et Point of Know Return valent leur pesant de cacahuètes) mais jamais mieux, c'est dire, considérant qu'on tient bel et bien là un grand d'Amérique, la force du machin !

1. Carry On Wayward Son 5:23
2. The Wall 4:51
3. What's On My Mind 3:28
4. Miracles Out of Nowhere 6:28
5. Opus Insert 4:30
6. Questions of My Childhood 3:40
7. Cheyenne Anthem 6:55
8. Magnum Opus 8:25
a. Father Padilla Meets the Perfect Gnat
b. Howling At the Moon
c. Man Overboard
d. Industry On Parade
e. Release the Beavers
f. Gnat Attack
Bonus
9. Carry On Wayward Son (live) 4:43
10. Cheyenne Anthem (live) 6:51

Steve Walsh - organ, piano, lead vocals (all tracks), additional synthesizers, vibraphone
Robby Steinhardt - violin, viola, backing vocals, lead vocals ("Miracles Out of Nowhere" and "Cheyenne Anthem")
Kerry Livgren - electric guitar, clavinet, Moog, Oberheim synthesizer, ARP synthesizers, piano
Phil Ehart - drums, percussion
Dave Hope - bass guitar
Rich Williams - electric and acoustic guitars
&
Toye LaRocca - vocals
Cheryl Norman - vocals


Mirage
Mirage
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Divin Dromadaire (sans filtre), 22 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mirage (CD)
A l'ombre des géants de la période (Genesis, Yes, Pink Floyd, ELP, King Crimson, etc.) vit le jour un fougueux animal qui, blatérant à qui mieux-mieux, finit par se faire entendre de ses pairs et des amateurs du genre quand, après un premier album prometteur mais pas encore tout à fait au point, ils produisirent ce qui reste, à ce jour, 4 décennies après les faits, leur magnum opus, je pense évidemment à Camel et à son Mirage d'album, une tuerie !
Parce que, cette fois, assuré de leur art, de leurs techniques individuelles et de leur capacité à tout faire péter en groupe, c'est une formation qui lâche la bête à bosse qui se présente à nous, un Camel qui ose ne plus être le timide gentil petit groupe de son premier album pour venir chatouiller les crampons de Yes, de Genesis et même de King Crimson. Pas de doute, c'est de progressif symphonique dont il s'agit, les claviers monumentaux de Peter Bardens sont là pour nous le rappeler, les guitares stratosphériques et trépidantes d'Andrew Latimer itou, l'inventive section rythmique pas mieux, et les constructions alambiquées, mais retombant toujours sur leurs sabots, aussi.
Dans les faits, en 5 chansons, culminant avec les suites Nimrodel/The Procession/The White Rider (un emprunt textuel à l'univers de JRR Tolkien) et un Lady Fantasy parfait de son riff tranchant à son développement symphonique en passant par ses glissements subtilement jazzés, c'est un Camel triomphant qui fait le métier, une union de 4 musiciens menée de main de maître par ses deux leaders instrumentaux qui, d'ailleurs, trustent largement les crédits d'écriture. Ajoutez à ça la magistrale mise en son d'un Dave Hitchcock déjà connu pour de similaires exploits pour Genesis (Foxtrot) ou Caravan (presque tout de 1968 à 1976), un spécialiste du genre qui sut mettre en valeurs les nombreuses nuances instrumentales, les lumineuses trouvailles mélodiques d'une formation qu'on retrouvera rarement à pareille fête (quoique The Snow Goose, même dans sa version réenregistrée de 2013, et Moonmadness soient également fort recommandables).
Camel, outsider type de ces groupes qui sont arrivés trop tard pour être dans le premier wagon, est un combo dont la longue et riche carrière mérite amplement d'être explorer, et plus encore dans ces années de règne progressif et, en particulier, sur ce Mirage à la pochette aussi immédiatement reconnaissable que sa musique est trop méconnue au-delà du petit cercle des afficionados du rock progressif des années 70, un oubli à réparer.

1. Freefall 5:53
2. Supertwister 3:22
3. Nimrodel/The Procession/The White Rider 9:17
4. Earthrise 6:40
5. Lady Fantasy 12:45
- Encounter
- Smiles for You
- Lady Fantasy
Bonus
6. Supertwister (Live at The Marquee Club 1974) 3:14
7. Mystic Queen (Live at The Marquee Club 1974) 6:09
8. Arubaluba (Live at The Marquee Club 1974) 7:44
9. Lady Fantasy: Encounter/Smiles for You/Lady Fantasy (Original Basing Street Studios Mix - November 1973) 12:59

Andrew Latimer - guitars, flute, vocals on "Nimrodel/The Procession/The White Rider" and "Lady Fantasy"
Peter Bardens - organ, piano, Minimoog, Mellotron, vocals on "Freefall", Fender piano, clavinet
Doug Ferguson - bass
Andy Ward - drums, percussion


Live 1975-85
Live 1975-85
Prix : EUR 35,60

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 J'ai 10 ans, 21 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live 1975-85 (CD)
Un florilège de choix, la somme d'un homme et du groupe qui l'accompagne fidèlement depuis ses presque débuts, c'est le programme du Live 1975-1985 de Bruce Springsteen (et du E Street Band, donc), un authentique morceau de l'histoire de la musique étatsunienne.
Au-delà du détail du programme, un méli-mélo de titres de diverses tournées, c'est l'ensemble, représentant l'intégrale d'une espèce de concert rêvé d'un artiste à la popularité grandissante, aux performances scéniques marathon réunissant un public sans cesse plus nombreux dans d'espèces de messes "blue collar" où l'histoire de la vraie Amérique s'égrène via la voix, la guitare et un immense talent de raconteur d'un petit gars du New Jersey pas tout à fait comme les autres. L'ordre étant plus ou moins chronologique, et possédant une belle consistance sonique à laquelle Bruce Jackson, metteur en son live fidèle à son homonyme de patron de 1978 à 1988, n'est sans doute pas étranger, on a une impression d'unicité en même temps que de voyage dans l'aeuvre d'une désormais légende américaine, légende mondiale d'ailleurs, jusqu'à l'intermède acoustique dévolu à l'excellent Nebraska. C'est, en vérité, un idéal résumé, un best of plus organique qu'une bête compilation, d'une carrière jusque-là sans la moindre faute, avec un groupe taillé sur mesure, ou plutôt taillé par les circonstances, qui, finalement, évolue assez peu dans les 10 ans que couvre la collection.
Et comme la conclusion du machin est un retour triomphal aux sources, un dernier pied-de-nez working-class à la jet-set rock de la côte ouest via 5 titres définitivement de chez lui, sur l'autre côte, dans les frisquets embruns atlantiques, on n'a plus qu'à battre des nageoires et recommander chaudement ce généreux coffret de 40 titres et de près de 3 heures et demi à tous ceux qui, par mégarde ou par méprise, seraient passés à côté.

CD 1
1. Thunder Road 5:46
2. Adam Raised a Cain 5:26
3. Spirit in the Night 6:25
4. 4th of July, Asbury Park (Sandy) 6:34
5. Paradise by the "C" 3:54
6. Fire 2:51
7. Growin' Up 7:58
8. It's Hard to Be a Saint in the City 4:39
9. Backstreets 7:35
10. Rosalita (Come Out Tonight) 10:00
11. Raise Your Hand 5:01
12. Hungry Heart 4:30
13. Two Hearts 3:06

CD 2
1. Cadillac Ranch 4:52
2. You Can Look (But You Better Not Touch) 3:58
3. Independence Day 5:08
4. Badlands 5:17
5. Because the Night 5:19
6. Candy's Room 3:19
7. Darkness on the Edge of Town 4:19
8. Racing in the Street 8:12
9. This Land Is Your Land 4:21
10. Nebraska 4:18
11. Johnny 99 4:24
12. Reason to Believe 5:19
13. Born in the U.S.A. 6:10
14. Seeds 5:14

CD 3
1. The River 11:42
2. War 4:53
3. Darlington County 5:12
4. Working on the Highway 4:04
5. The Promised Land 5:36
6. Cover Me 6:57
7. I'm on Fire 4:26
8. Bobby Jean 4:30
9. My Hometown 5:13
10. Born to Run 5:03
11. No Surrender 4:41
12. Tenth Avenue Freeze-Out 4:21
13. Jersey Girl 6:30

Bruce Springsteen - vocals, electric guitar, harmonica, acoustic guitar
Roy Bittan - piano, synthesizer, backing vocals
Clarence Clemons - saxophone, percussion, backing vocals
Danny Federici - organ, accordion, glockenspiel, piano, synthesizer, backing vocals
Nils Lofgren (beginning in 1984) - electric and acoustic guitar, backing vocals
Patti Scialfa (beginning in 1984) - backing vocals, synthesizer
Garry Tallent - bass guitar, backing vocals
Steve Van Zandt (through 1981) - electric guitar, acoustic guitar, backing vocals
Max Weinberg - drums
&
Flo and Eddie (Howard Kaylan and Mark Volman) - backing vocals on "Hungry Heart"
The Miami Horns - horns on "Tenth Avenue Freeze-Out"
(Stan Harrison - tenor sax
Eddie Manion - baritone sax
Mark Pender - trumpet
Richie "La Bamba" Rosenberg - trombone)


The Last Waltz
The Last Waltz
Prix : EUR 22,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Avant de se quitter..., 21 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Last Waltz (CD)
A l'origine un triple album live avec moult guests, ramené sur deux cd lors de sa réédition sur le support (mais il existe aussi le coffret avec ses 24 inédits), si ça vous chante), The Last Waltz, également un film de Martin Scorcese, ce sont surtout les adieux à la scène, avec le caractère semi-définitif que ça implique, d'une formation aussi mythique par ses propres albums que pour avoir été les accompagnateurs, entre autres, d'un certain Bob Dylan lors de sa renaissance artistique du milieu des années 70 (ha ! les Basement Tapes !).
Contextuellement, après presque 20 ans de bons et loyaux service, que ce soit au service de moult artistes depuis Ronnie Hawkins à la fin des années 60 quand ils s'appelaient encore The Hawks, et presque 10 ans et une belle poignée de bons albums sous leur propre nom, The Band célèbre la fin de son histoire, au Winterland Ballroom de San Francisco, sous les caméras de Martin Scorcese, rien que là, ça sent le mythe. Rajoutez que la fiesta se tient à Thanksgiving, que c'est aussi un repas géant pour une famille musicalement recomposée (oui, le public aussi fut nourri !), et que, évidemment, il y a de nombreux invités, tous ayant un rapport avec la carrière du groupe, venu célébrer un split réfléchi, un grand moment d'émotion, surtout, et vous obtenez, un immanquable bien-sûr.
Le cut de l'album, basiquement la bande son du film de Scorcesse, expurge quelques titres de l'évènement tel que perçu "in vivo", ça ne dérange pas. Parce que la musique, un vibrant résumé d'une certaine Amérique, entre tradition et contemporanéité, par de bons musiciens/compositeurs/arrangeurs conviant leurs amis, d'une classe égale à la leur, leurs compagnons d'une longue route destinée à finir en beauté, parle d'elle-même, que les performances enchainées, du Band comme en lui-même, puis des invités, puis un petit coup de Band, etc., ont un naturel et une bonne humeur tout à fait communicative, parce que, évidemment, une face est consacrée à leurs collaborations avec Bob Dylan, même pas le highlight de la performance, c'est dire le niveau, parce que, tout simplement, c'est bon d'écraser quelques larmes de bonheur, quelques sourires tristes. Et puis, vous vous voyez résister à un menu comprenant Neil Young, Van Morrison, Joni Mitchell ou Dr. John, vous ? Folie !
The Last Waltz ? Un obligatoire à toute collection rock qui se respecte, pas parce que ça fait bien, parce que c'est bon, autant hier qu'aujourd'hui.

CD 1
1. Theme from The Last Waltz 3:28
2. Up On Cripple Creek 4:44
3. Who Do You Love? (avec Ronnie Hawkins) 4:16
4. Helpless (avec Neil Young) 5:47
5. Stage Fright 4:25
6. Coyote (avec Joni Mitchell) 5:50
7. Dry Your Eyes (avec Neil Diamond) 3:57
8. It Makes No Difference 6:48
9. Such A Night (avec Dr. John) 4:00
10. The Night They Drove Old Dixie Down 4:34
11. Mystery Train (avec Paul Butterfield) 4:59
12. Mannish Boy (avec Muddy Waters) 6:54
13. Further On Up the Road (ave Eric Clapton) 5:08

CD 2
1. The Shape I'm In 4:06
2. Down South in New Orleans (avec Bobby Charles et Dr. John) 3:06
3. Ophelia 3:53
4. Tura Lura Lural (That's An Irish Lullaby) (avec Van Morrison) 4:15
5. Caravan (avec Van Morrison) 6:02
6. Life Is A Carnival 4:32
7. Baby, Let Me Follow You Down (avec Bob Dylan) 3:00
8. I Don't Believe You (avec Bob Dylan) 3:23
9. Forever Young (avec Bob Dylan) 4:42
10. Baby, Let Me Follow You Down (reprise) (avec Bob Dylan) 2:46
11. I Shall Be Released (avec Bob Dylan) 6:22
- The Last Waltz Suite
12. The Well 3:27
13. Evangeline (avec Emmylou Harris) 3:17
14. Out of the Blue 3:03
15. The Weight (avec Mavis et Pops Staples) 4:38
16. The Last Waltz Refrain 1:28
17. Theme from The Last Waltz 3:22

Rick Danko - vocals, bass, fiddle
Levon Helm - vocals, drums, mandolin
Garth Hudson - organ, accordion, synthesizer, saxophones
Richard Manuel - vocals, piano, drums, organ, clavinet, dobro
Robbie Robertson - guitars, piano
&
Rich Cooper - trumpet, flugelhorn
James Gordon - flute, tenor saxophone, clarinet
Jerry Hey - trumpet, flugelhorn
Howard Johnson - tuba, baritone saxophone, flugelhorn, bass clarinet
Charlie Keagle - clarinet, flute, alto, tenor and soprano saxophones
Tom Malone - trombone, euphonium, alto flute, bass trombone
Larry Packer - electric violin
Paul Butterfield - harmonica, vocal
Bobby Charles - vocal
Eric Clapton - guitar, vocal
Neil Diamond - guitar, vocal
Dr. John - piano, guitar, congas, vocal
Bob Dylan - guitar, vocal
Emmylou Harris - guitar, vocal
Ronnie Hawkins - vocal
Bob Margolin - guitar on "Mannish Boy"
Joni Mitchell - guitar, vocal
Van Morrison - vocal
Pinetop Perkins - piano on "Mannish Boy"
Dennis St. John - drums on "Dry Your Eyes"
John Simon - piano on "Too Ra Loo Ra Loo Ral"
Cleotha Staples - harmony vocal on "The Weight"
Mavis Staples - vocal
Roebuck "Pops" Staples - guitar, vocal
Yvonne Staples - harmony vocal on "The Weight"
Ringo Starr - drums on "I Shall Be Released"
Muddy Waters - vocals
Ronnie Wood - guitar on "I Shall Be Released"
Neil Young - guitar, harmonica, vocal


The Allman Brothers Band at Fillmore East
The Allman Brothers Band at Fillmore East
Proposé par reflexgb
Prix : EUR 8,82

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Southern Grace, 20 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Allman Brothers Band at Fillmore East (CD)
Bien-sûr, on peut opter pour la version originale et sa courte sélection des trois concerts donnés au Fillmore East de New York, la substantifique moelle de l'évènement en somme. On peut aussi choisir la version intégrale, les trois dates en six galettes pleines jusqu'à la garde de ces jams sudistes qui ont fait la réputation des frangins et permettent même d'encaisser sans trop de lassitude les inévitables doublons. Ou encore choisir une édition Deluxe qui, doublant la dose de l'objet originel, s'avère une très satisfaisante sélection élargie.
Quelque soit le choix, qui dépendra de la dose d'addiction à l'art consommé de rallonger la sauce à grands coups de soli échevelés de l'Allman Brothers Band, on tombe sur un foutu sacré album live qui continue d'être le mètre étalon, l'ultime standard de "jammerie" blues rock. A tel point qu'il en ferait presque oublier le reste d'une discographie certes en dents de scie, après la disparition ô combien prématurée de Duane, évidemment, ne manquant pourtant pas de bons opus (de Brothers and Sisters à Seven turns et quelques autres). Il est vrai, cependant, que ces Allman-là ne sont jamais aussi décisifs que quand, pris par la transe du live, ils lâchent fièrement les chevaux dans d'imparables versions de classiques du répertoire (Statesboro Blues de Blind Willie McTell, Stormy Monday de T-Bone Walker ou One Way Out d'Elmore James) comme de leurs créations personnelles (la Mountain Jam, génial détournement du gentil folkeux hippie Donovan, Whipping Post ou In Memory of Elizabeth Reed et leur "jazzisme" décontracté quoique bouillonnant). Parce qu'avec un vocaliste gorgé de soul (Greg), une paire de guitaristes à faire pâlir d'envie la concurrence (Duane et sa slide magique, Dickey et son touché gracieux) plus une section rythmique, basse, batterie et percussions, taillée pour le baeuf, un indéniable talent, une absolue connivence dans la performance aussi, ce groupe a quelque chose de magique.
Comme on ne croise pas souvent pareil haut-fait, l'autre du répertoire des natifs de Macon, Géorgie, étant l'obligatoire Eat a Peach, on ne peut que recommander à tous, même à ceux qui sont allergiques au southern rock parce que c'est beaucoup plus que ça, cet At Fillmore East, c'est le mot, d'anthologie.

CD 1
1. Statesboro Blues 4:15
2. Trouble No More 3:46
3. Don't Keep Me Wonderin' 3:20
4. In Memory of Elizabeth Reed 12:59
5. One Way Out 4:55
6. Done Somebody Wrong 4:11
7. Stormy Monday 10:19
8. You Don't Love Me 19:24
9. Midnight Rider 2.55

CD 2
1. Hot 'Lanta 5:11
2. Whipping Post 22:37
3. Mountain Jam 33:41
4. Drunken Hearted Boy 7:33

Duane Allman - lead guitar, slide guitar
Gregg Allman - organ, piano, vocals
Dickey Betts - lead guitar
Berry Oakley - bass guitar
Jai Johanny Johanson - drums, congas, timbales
Butch Trucks - drums, tympani
&
Thom Doucette - Harmonica on "Don't Keep Me Wonderin'", "Done Somebody Wrong", "Stormy Monday" and "You Don't Love Me"
Jim Santi - Tambourine


Live at Leeds
Live at Leeds
Prix : EUR 21,01

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Shakin' the University, 20 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live at Leeds (CD)
Ce live-ci, sommet de furie rock'n'roll du plus hard des groupes de la british invasion, on ne le présente plus, à peine a-t-on besoin de le vanter à une nouvelle génération qui, de toute manière, finira par tomber dessus parce que, clairement, c'est un incontournable de l'exercice. On peut, par contre, s'intéresser aux diverses éditions qui en existe, et commencent à être nombreuses, d'ailleurs...
Dans son acceptation originelle, cette édition parue le 16 mai 1970 d'un concert joué trois petits mois plus tôt, la chose se présente comme ça :

Face A
- Young Man Blues 4:46
- Substitute 2:10
- Summertime Blues 3:22
- Shakin' All Over 4:20

Face B
- My Generation 14:45
- Magic Bus 7:57

Soit une première face largement trustée par des reprises (l'exception étant le Substitute de 66) et une seconde habitée par une énorme version de My Generation de près d'un quart d'heure et conclus en beauté par Magic Bus... Et c'est tout ! 37 petites minutes et puis s'en vont, les Who ont fait parler la poudre et c'est très bien comme ça si un poil frustrant.
Un quart de siècle plus tard parait la version qui nous intéresse où 9 bonus, et 8 pistes Amazing Journey et Sparks étant fondu en une seule, sont venus s'ajouter à la courte tracklist de 1970. Remixé et réédité, une partie de l'échange entre le groupe et son public y sont, du coup, restaurés, c'est une version qui a fière allure, propose de vrais classiques du répertoire de ces quatre furieux rocker en aptes ajouts de ce que nous connaissions déjà pour 77 minutes d'indéniable satisfaction électrique. A partir de là, une question se pose, faut-il céder à la tentation de la version intégrale de 2001 ou même du Deluxe de 2010 proposant l'intégrale de la performance captée à l'université de Leeds supplémenté d'un autre concert à Hull enregistré le lendemain (15 février 1970) ? La réponse est double, en vérité. Si vous êtes un fan de Townsend et ses merveilleux acolytes, c'est un oui franc et massif qui s'imposera. Si, par contre, vous êtes de ceux qui appréciez le groupe sans excès de zèle, le cut de 95 et son plus que doublement de durée sera bien suffisant d'autant que les meilleurs moments du concert y furent intelligemment sélectionnés et assemblés.
Evidemment, quelque soit l'option choisie, ce que vous y entendrez est historique, et un peu hystérique parfois, et demeure une des plus belle pages de l'histoire du rock enregistré "in vivo". Un immanquable, c'est le mot.

1. Heaven and Hell 5:08
2. I Can't Explain 2:26
3. Fortune Teller 2:35
4. Tattoo 3:01
5. Young Man Blues 5:52
6. Substitute 3:04
7. Happy Jack 2:14
8. I'm a Boy 2:46
9. A Quick One, While He's Away 8:41
10. Amazing Journey/Sparks 7:40
11. Summertime Blues 3:22
12. Shakin' All Over 4:34
13. My Generation 15:25
14. Magic Bus 7:57

Roger Daltrey: vocals; harmonica, tambourine
John Entwistle: bass guitar; vocals
Keith Moon: drums and percussion; vocals
Pete Townshend: guitars, vocals


Live At The Apollo 62
Live At The Apollo 62
Prix : EUR 3,00

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5.0 étoiles sur 5 Brown Magic, 19 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live At The Apollo 62 (CD)
Un machin chaud bouillant, qui pulse et qui frappe, qui caresse et qui secoue, un public extatique, James Brown, Harlem, le 24 octobre 1962... Mythique !
Et on pourrait s'arrêter là pour vanter les mérites d'un live légendaire à plus d'une raison. Légendaire parce qu'il est l'explosion publique d'une énorme figure de la soul et de ce qui deviendra le funk, dont il demeure, c'est entendu, l'absolu parrain. Légendaire par son contenu de soul rythmique endiablée, de sexualité omniprésente, de négritude plus qu'assumée, revendiquée ! Légendaire pour n'avoir connu une édition CD que tardive et avoir, parce qu'on ne pouvait pas s'en passé, ça non !, été souvent piraté.
Dans les faits, l'objet est court (une demi-heure, à peine le temps de se mettre en train que c'est déjà fini, sauf qu'on peut le rejouer), ne fait souvent qu'effleurer les tubes (dans le gros medley, plus par la quantité de matière qui y est glissée que par sa durée, pas même sept minutes), et aurait, par conséquent tous les aspects d'une expérience frustrante. Sauf que, cette ambiance, cet état de grâce proto-funk, ce splendide groupe, ces Famous Flames tout en cuivres puissants et rythmiques copulatoires, conduit par un splendide frontman, c'est quelque chose de tout simplement magique, un rendez-vous avec le destin que ça s'appelle.
Alors, c'est bien simple, ce Live at the Appolo, bien remasterisé, c'est à noter, soit vous l'avez déjà et tout va très bien, soit vous ne l'avez pas encore et il vous le faut, maintenant !, tout de suite !

1. Introduction to James Brown and The Famous Flames 1:49
2. I'll Go Crazy 2:05
3. Try Me 2:27
4. Think 1:58
5. I Don't Mind 2:28
6. Lost Someone 10:43
7. Medley: Please, Please, Please/You've Got the Power/I Found Someone/Why Do You Do Me/I Want You So Bad/I Love You, Yes I Do/Strange Things Happen/Bewildered/Please, Please, Please 6:27
8. Night Train 3:26
Bonus
9. Think (Single Mix, Radio Promo Version) 2:01
10. Medley: I Found Someone/Why Do You Do Me/I Want You So Bad (Single Mix) 2:10
11. Lost Someone (Single Mix) 2:43
12. I'll Go Crazy (Single Mix) 2:18

James Brown - lead vocals
Bobby Byrd - baritone/bass vocals (and keyboards on "Lost Someone")
Bobby Bennett - first tenor vocals
Lloyd Stallworth - second tenor vocals
Lewis Hamlin - trumpet
Hubert Perry - bass
Sam Latham, Clayton Fillyau - drums
Les Buie - guitar
Lucas "Fats" Gonder - organ
Clifford MacMillan, St. Clair Pinckney - tenor saxophone
Al "Brisco" Clark - tenor saxophone, baritone saxophone
Dickie Wells - trombone
Mack Johnson, Teddy Washington - trumpet


A Tribute To Bruno Schultz
A Tribute To Bruno Schultz
Prix : EUR 23,08

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Bonus Masadien, 17 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Tribute To Bruno Schultz (CD)
Un offshoot de la série des disques anniversaire du premier livre de Masada, Sanatorium Under the Sign of the Hourglass, hommage à l'illustrateur et écrivain polonais Bruno Schultz, victime de la police du régime nazi, la tristement fameuse gestapo, présentement arrangé par le Cracow Klezmer Band qui y reprend certains titres de l'Acoustic Masada et d'autres encore inédits c'est un album où voisinent douleur et grâce, joie et tristesse.
Pour le coup, c'est la première fois que Zorn confie ses compositions à une formation de de Klezmer pure et dure quoique nettement plus évoluée que la majorité de ses équivalents. Parce qu'il y a chez Bester et ses compagnons une propension à pousser le genre vers de cinématiques panoramas qui ne sont, présentement, qu'augmentés par la présence d'une vocaliste invitée, Grażyna Auguścik, venue donner encore un peu plus de corps, encore un peu plus d'âme à l'hommage. De fait, on se laisse aisément emporter par cette musique alliant soli dramatiques (Adithaim et son violon magique) ou voix éthérées (le sensuel Tirzah) sur des arrangements aussi précis que précieux amenant un petit quelque chose de Nino Rota, d'Ennio Morricone voire d'Astor Piazzolla (le quatuor ne rechignant jamais à glisser quelque "tango stylings" à sa fantastique fusion) à ses juives harmonies.
Au bout du compte, et sans avoir à vanter plus avant cet authentique haut-fait, on se retrouve avec un album quasi-parfait où désespoir et joie vont main dans la main dans de chatoyants panoramas. Chaudement recommandé ce que ceux qui ont déjà goûté au Livre des Anges de la présente formation savent déjà.

1. Meshakh 4:55
2. Galgalim 5:14
3. Tirzah 10:39
4. Yesod 4:44
5. Pagiel 7:33
6. Adithaim 6:44
7. Hamadah 6:17
8. Regalim 4:43
9. Demai 9:07
10. Meholalot 5:39

Jarosław Tyrala - Violon
Jarosław Bester - accordéon
Oleg Dyyak - accordéon, clarinette, percussion
Wojciech Front - contrebasse
&
Grażyna Auguścik - chant


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