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Contenu rédigé par Stefan
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Commentaires écrits par
Stefan (Paris, France)
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Duke (2007 Remaster + DVD Bonus)
Duke (2007 Remaster + DVD Bonus)
Proposé par FLASH
Prix : EUR 36,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La tournée du Grand Duc, 23 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Duke (2007 Remaster + DVD Bonus) (CD)
Chapitre 2 du Genesis réduit à l'état de trio, Duke est un album ambivalent. D'un côté, il y a l'écriture de plus en plus pop, d'un autre, une ambition musicale non-démentie.

La première tendance, pop donc, s'affiche via une série de chansons abordables visant, audiblement, à répéter voire à amplifier le succès grand public naissant du tube de leur précédent album, Follow You Follow Me. Le groupe y réussit avec Turn It On Again qui deviendra une étape quasi-obligatoire de chacune de leur apparences scéniques et reste une chanson efficace et accrocheuse (à défaut de mieux...), et Misunderstanding, leur tout premier top 20 américain qui, composition de Phil Collins datant des sessions de son premier album solo, possède une (jolie) mélodie ratissant suffisamment large pour atteindre son but vulgarisateur.
La seconde tendance, prog !, s'exprime via ce qui aurait pu (aurait dû ?) être la suite ambitieuse de l'album mais se retrouve finalement éparpillée sur l'entièreté de la galette. Concrètement, le plan était un enchainement Behind The Lines / Duchess / Guide Vocal / Turn It On Again / Duke's Travels / Duke's End qu'il est toujours possible de réaliser à la maison mais fut finalement annulé, les trois voulant éviter toute comparaison avec une autre suite, l'intouchable Supper's Ready sur l'impeccable Foxtrot. Dommage parce que la suite fonctionne plutôt bien et a le mérite de l'ambition, ce que les heureux détenteurs de billets pour la tournée Duke purent vérifier in vivo.
Au niveau du son, de l'orchestration et des arrangements, on constate un net effacement de la guitare au profit des claviers omniprésents de Tony Banks, pas forcément une mauvaise nouvelle si on considère les limitations d'un Rutherford à la six-cordes mais un peu dommage quand même si on se souvient de quelques éléments fort inspirés détectables sur And Then There Were Three. On remarque aussi une très nette modernisation du son, modernisation qui se concrétisera avec Abacab et ses successeurs, pour des fortunes variées, hélas. Pour le moment, encore en prise avec son récent passé, Genesis continue de progresser dans des eaux finalement assez familières, peut-être un peu trop d'ailleurs, signe d'une frilosité pas encore tout à fait évacuée. Mais l'album sonne bien (particulièrement dans son édition remasterisée de 2007), les compositions sont globalement de belle qualité même si Man of Our Times et Please Don't Ask, respectivement signées de Rutherford et Collins, font un peu baisser le niveau, et que la version solo, cuivrée et dynamisée, by Collins, de Behind the Lines est finalement plus convaincante que celle du trio.

Album transitoire, un peu le séant entre progressisme moderne et pop/rock grand public, Duke est un pas de plus dans la trajectoire sans cesse évolutive de la formation. Une réussite mineure aussi à laquelle je préfère ce qui suit et précède directement, opinion minoritaire mais assumée.

Tony Banks - keyboards, 12 string guitar, background vocals
Phil Collins - drums, percussion, lead & backing vocals, drum machine
Mike Rutherford - guitars, bass guitar, bass pedals, background vocals
&
David Hentschel - background vocals


Duke (2007 Remaster)
Duke (2007 Remaster)
Prix : EUR 14,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La tournée du Grand Duc, 23 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Duke (2007 Remaster) (CD)
Chapitre 2 du Genesis réduit à l'état de trio, Duke est un album ambivalent. D'un côté, il y a l'écriture de plus en plus pop, d'un autre, une ambition musicale non-démentie.

La première tendance, pop donc, s'affiche via une série de chansons abordables visant, audiblement, à répéter voire à amplifier le succès grand public naissant du tube de leur précédent album, Follow You Follow Me. Le groupe y réussit avec Turn It On Again qui deviendra une étape quasi-obligatoire de chacune de leur apparences scéniques et reste une chanson efficace et accrocheuse (à défaut de mieux...), et Misunderstanding, leur tout premier top 20 américain qui, composition de Phil Collins datant des sessions de son premier album solo, possède une (jolie) mélodie ratissant suffisamment large pour atteindre son but vulgarisateur.
La seconde tendance, prog !, s'exprime via ce qui aurait pu (aurait dû ?) être la suite ambitieuse de l'album mais se retrouve finalement éparpillée sur l'entièreté de la galette. Concrètement, le plan était un enchainement Behind The Lines / Duchess / Guide Vocal / Turn It On Again / Duke's Travels / Duke's End qu'il est toujours possible de réaliser à la maison mais fut finalement annulé, les trois voulant éviter toute comparaison avec une autre suite, l'intouchable Supper's Ready sur l'impeccable Foxtrot. Dommage parce que la suite fonctionne plutôt bien et a le mérite de l'ambition, ce que les heureux détenteurs de billets pour la tournée Duke purent vérifier in vivo.
Au niveau du son, de l'orchestration et des arrangements, on constate un net effacement de la guitare au profit des claviers omniprésents de Tony Banks, pas forcément une mauvaise nouvelle si on considère les limitations d'un Rutherford à la six-cordes mais un peu dommage quand même si on se souvient de quelques éléments fort inspirés détectables sur And Then There Were Three. On remarque aussi une très nette modernisation du son, modernisation qui se concrétisera avec Abacab et ses successeurs, pour des fortunes variées, hélas. Pour le moment, encore en prise avec son récent passé, Genesis continue de progresser dans des eaux finalement assez familières, peut-être un peu trop d'ailleurs, signe d'une frilosité pas encore tout à fait évacuée. Mais l'album sonne bien (particulièrement dans son édition remasterisée de 2007), les compositions sont globalement de belle qualité même si Man of Our Times et Please Don't Ask, respectivement signées de Rutherford et Collins, font un peu baisser le niveau, et que la version solo, cuivrée et dynamisée, by Collins, de Behind the Lines est finalement plus convaincante que celle du trio.

Album transitoire, un peu le séant entre progressisme moderne et pop/rock grand public, Duke est un pas de plus dans la trajectoire sans cesse évolutive de la formation. Une réussite mineure aussi à laquelle je préfère ce qui suit et précède directement, opinion minoritaire mais assumée.

Tony Banks - keyboards, 12 string guitar, background vocals
Phil Collins - drums, percussion, lead & backing vocals, drum machine
Mike Rutherford - guitars, bass guitar, bass pedals, background vocals
&
David Hentschel - background vocals


Abacab (2007 Remaster)
Abacab (2007 Remaster)
Prix : EUR 18,74

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 l'Abc de la nouveauté, 22 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (2007 Remaster) (CD)
Le dernier chef d'aeuvre de Genesis ? L'ultime album d'une triplette de transition du groupe de rock progressif des années 70 vers le groupe pop des années 80/90, indéniablement.

En fait, tout vient du départ de Steve Hackett et de l'obligatoire simplification instrumentale qui en suivit, du fait que les trois membres restants aient décidés de ne pas, encore une fois, amener une nouvelle tête dans leur petit confort. Il y a un paradoxe là-dedans, d'un côté une volonté de rester entre eux, dans un petit cocon, d'un autre une vraie prise de risque tant la guitare était, jusqu'alors, un élément déterminant de l'assemblage sonique de la formation.
Sur les deux albums précédents, Genesis n'a pas encore tout à fait assumé ce resserrement trouvant des alternatives compositionnelles et sonores à ce manque, pour des résultats tout sauf indignes mais sans doute un peu frileux. Abacab change tout ça, prépare la suite aussi avec un parti-pris nettement plus moderniste sans pour autant perdre le progressisme qui a fait la réputation et la gloire du groupe jusque-là. Evidemment, c'est le jeu de l'évolution, ce nouveau cap n'ira pas sans heurts avec leur auditoire de référence.
Pourtant, quel album ! Bon, on avouera que le petit gag de studio Who Dunnit? perd de son sel la première écoute passée, n'est pas Devo qui veut. Pour le reste, de l'énorme groove-progressif du morceau éponyme, du très Collinsien mais diablement efficace No Reply at All (avec les cuivres d'Earth Wind & Fire !), de la new wave progressive douce-amère de Me and Sarah Jane, du robotique et efficace single Keep It Dark, de l'énoooorme Dodo/Lurker (au groove, à la progression et à la mélodie si irrésistible... un must !), de la jolie ballade pas racoleuse pour deux sous Man on the Corner (composition de Collins, ça s'entend), du stadium rock malin et diablement bien troussé Like It Or Not, au rock déconstruit sur batterie tribale d'Another Record, c'est un sans faute et un album indéniablement osé pour des musiciens en recherche constante.
Tout juste regrettera-t-on que que la très jolie face B Submarine ou n'importe laquelle des trois compositions du EP 3X3 enregistré lors des mêmes productives et inspirées sessions de l'album n'ait été substitué à la novelty song précitée. Et puis il y a la production, puissante, claire, pas si marquée par les 80s que ça, encore bonifiée dans le definitive remaster de 2007, on en reste pantois.

Abacab, à condition de ne pas commettre l'erreur de le comparer avec la première phase du groupe et son progressisme symphonique millimétré confinant à la perfection (surtout de 72 à 76), est l'apothéose du Genesis moderne, groupe qui n'a toujours pas froid aux oreilles mais ne tente pas, comme ce sera trop souvent le cas par la suite, à attirer les foules par quelques bassesses commerciales embarrassantes. Une bombe, vous dis-je !

Tony Banks - keyboards
Phil Collins - drums, percussion, vocals, drum machines
Mike Rutherford - bass guitar, bass pedals, guitars
&
EWF Horns - horns


Adramelech : the Book of Angels Vol. 22
Adramelech : the Book of Angels Vol. 22
Prix : EUR 23,00

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Afro-Zorn-Beat plus ultra, 19 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Adramelech : the Book of Angels Vol. 22 (CD)
Quelques mois seulement après un exceptionnel volume 21 de son Livre des Anges, John Zorn confie à une bande de têtes connues le numéro 22, et c'est une excellente nouvelle !

Pour ceux qui ont l'occasion d'écouter l'opus inaugural de Zion80, paru chez Tzadik en décembre 2012, Andramelech ne sera pas une surprise. On y retrouve en effet la fusion d'Afrobeat et de klezmer qui avait si bien fonctionnée la fois précédente. Forcément, les compositions de John Zorn en sont toutes chamboulées, c'est une bonne chose et le sel d'une série où chaque interprète/arrangeur amène sa sauce, sa vision à ce qui commence sérieusement à ressembler à un impressionnant édifice. On y retrouve forcément la patte compositionnelle du maître mais aussi l'influence ô combien bienvenue d'un autre immense artiste : Fela Anikulapo Kuti. A la différence près et fort compréhensible que, le chef de bande, qui n'est pas le neveu du bandit de la finance du même patronyme, étant un guitariste (qui plus est secondé par un autre six-cordiste radically jewish, Yoshie Fruchter), on y retrouve aussi moult rifferies et soli lui permettant de s'exprimer, ce qu'il fait excellemment bien. Rajoutez à ça un groove qui n'en finit pas de nous faire nous trémousser, des cuivres qui pulsent une énergie à peine croyable et vous obtiendrez, bien sûr !, un brillant opus plutôt très abordable si vous appréciez les tendances et styles précités.

Andramelech, Book of Angels Volume 22... Et toujours la même envie d'entendre la suite, qui arrive bientôt (septembre !) et s'annonce passionnante (Roberto Rodriguez promettant de cubo-latiniser furieusement le joujou Zornien) tout en goutant au tour de force présentement proposé. Tout simplement.

John Zorn - composition, executive producer
Jon Madof - guitar, producer
Matt Darriau - alto sax, kaval, clarinet
Greg Wall - tenor sax
Frank London - trumpet
Jessica Lurie - baritone sax, flute
Zach Mayer - baritone sax
Yoshie Fruchter - guitar
Shanir Ezra Blumenkranz - bass
Brian Marsella - keyboard
Marlon Sobol - percussion
Yuval Lion - drums
&
Mauro Refosco - percussion (7)
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 1, 2014 8:55 PM MEST


Genesis
Genesis
Prix : EUR 16,58

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Mama by the sea, that's all, 19 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Genesis (CD)
L'album éponyme de Genesis de 1983 fut un énorme succès qui lança définitivement le virage grand public du plus grand groupe progressif de tous les temps. Rien que pour ça, on peut le détester, surtout si on aime le Genesis le plus ambitieux, celui qui de 1970 à 1977 produit une musique à la fois complexe et mélodique, presque parfaite pour ainsi dire.

Forcément, on ne peut évoquer l'album sans parler de son mammouth d'ouverture, Mama, tube planétaire, pas une chanson facile pour autant : de part son thème, l'amour d'un jeune homme pour une prostituée, sa construction, un lent crescendo nettement moins accrocheur que celui de Collins 2 ans plus tôt sur son premier album solo (In the Air Tonight, évidemment), une sacrée bonne chanson cependant. On ne peut pas non plus évoquer l'album sans mentionner la doublette Home by the Sea/Second Home by the Sea, exemplaire réussite de progressisme moderne et abordable. Et puis ? C'est hélas tout. Ha si, That's All, petite Beatlesrie, Collins y joue à la Ringo Starr, sympathique à défaut de mieux, fait son petit effet, son petit effet seulement. Et puis ? Cette fois c'est vraiment tout ! Sauf, bien sûr, si vous êtes amateur de chansons rigolardes qu'il ne faut surtout pas prendre au sérieux au risque de considérer les trois larrons comme de vils racistes patentés (Illegal Alien) ou que, fan de Collins, vous cherchiez une petite dose supplémentaire de sa pop mainstream (Taking It All Too Hard) ou de ses tentatives rock plutôt téléphonées (Just a Job to Do). On ne mentionnera même pas les deux dernières chansons faisant figure, au mieux, de remplissage, preuve que le groupe n'était pas dans sa phase d'inspiration la plus féconde, une impression confirmée par une totale absence d'inédits sur les faces B des quelques singles.

Et donc, finalement, après de longues années à produire une musique ambitieuse, c'est avec leur album le moins brillant à ce point de leur carrière que Genesis triomphera. Une réelle injustice qui, avec le succès sans cesse grandissant de leur batteur/chanteur en solitaire, influencera indéniablement ce qui suivra, de sinistre mémoire. Pas de quoi pavoiser.

Tony Banks - keyboards, backing vocals
Phil Collins - lead & backing vocals, drums, percussion, trumpet on "Illegal Alien", drum machines
Mike Rutherford - guitars, bass guitar, backing vocals, drum machine on "Mama"

PS : privilégiez le remaster de 2007, les autres éditions sont douteuses à indigentes.


Invisible Touch
Invisible Touch
Proposé par Factory Shop Deals
Prix : EUR 23,01

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Le succès ne fait pas tout, 18 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Invisible Touch (CD)
Le succès ne fait pas tout. En ce qui concerne Invisible Touch, album le plus vendu de Genesis, (avec We Can't Dance qui le méritait, lui) c'est une évidence.

Invisible Touch n'est pourtant pas l'album le plus décrié du groupe, cet "honneur" revenant à And Then There Were Three et Calling All Stations pourtant nettement plus artistiquement intéressants.
En un mot comme en mille, on peut blâmer ce naufrage à une raison : ces maudites années 80, et aux tics de production qui vont avec et ne furent jamais aussi criants que sur l'album qui nous intéresse. Parce que, des synthétiseurs kitsch à un son de batterie imitant les pires boîtes-à-rythmes, ce n'est vraiment pas la panacée. Restent quelques bons moments, notamment dans Tonight Tonight Tonight, Domino ou The Brazilian, seules compositions à montrer encore quelques inflexions progressives bienvenues mais nettement trop délayées dans un opportunisme commercial encombrant. Il y a même, si on cherche vraiment, un single rigolo aux paroles sarcastiques (Land of Confusion), jamais aussi bon qu'accompagné de son clip Spitting Image. Ca ne fait pas lourd.

Pour être tout à fait honnête, on précisera que la remasterisation de 2007 rattrape un petit peu le coup mais pas assez pour sauver la galette la plus indigne de la carrière d'un immense groupe. Au suivant, donc, sans regret mais avec quelque amertume devant un tel gâchis. MTV m'a tuer, comme dirait l'autre.

Tony Banks - keyboards, synth bass
Phil Collins - drums, percussion, vocals, drum machines
Mike Rutherford - guitars, bass guitar

2,5/5


Invisible Touch
Invisible Touch
Prix : EUR 19,28

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Le succès ne fait pas tout, 18 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Invisible Touch (CD)
Le succès ne fait pas tout. En ce qui concerne Invisible Touch, album le plus vendu de Genesis, (avec We Can't Dance qui le méritait, lui) c'est une évidence.

Invisible Touch n'est pourtant pas l'album le plus décrié du groupe, cet "honneur" revenant à And Then There Were Three et Calling All Stations pourtant nettement plus artistiquement intéressants.
En un mot comme en mille, on peut blâmer ce naufrage à une raison : ces maudites années 80, et aux tics de production qui vont avec et ne furent jamais aussi criants que sur l'album qui nous intéresse. Parce que, des synthétiseurs kitsch à un son de batterie imitant les pires boîtes-à-rythmes, ce n'est vraiment pas la panacée. Restent quelques bons moments, notamment dans Tonight Tonight Tonight, Domino ou The Brazilian, seules compositions à montrer encore quelques inflexions progressives bienvenues mais nettement trop délayées dans un opportunisme commercial encombrant. Il y a même, si on cherche vraiment, un single rigolo aux paroles sarcastiques (Land of Confusion), jamais aussi bon qu'accompagné de son clip Spitting Image. Ca ne fait pas lourd.

Pour être tout à fait honnête, on précisera que la remasterisation de 2007 rattrape un petit peu le coup mais pas assez pour sauver la galette la plus indigne de la carrière d'un immense groupe. Au suivant, donc, sans regret mais avec quelque amertume devant un tel gâchis. MTV m'a tuer, comme dirait l'autre.

Tony Banks - keyboards, synth bass
Phil Collins - drums, percussion, vocals, drum machines
Mike Rutherford - guitars, bass guitar

2,5/5


We Can't Dance (2007 Remaster + DVD Bonus)
We Can't Dance (2007 Remaster + DVD Bonus)

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une réussite malgré quelques lourdeurs, 17 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : We Can't Dance (2007 Remaster + DVD Bonus) (CD)
Je me souviens, alors que j'avais juré qu'on ne m'y reprendrait plus après le fiasco artistique d'Invisible Touch, avoir entendu le premier single de cet album, No Son of Mine, et m'être dit, tant côté son que côté composition, que Genesis avait enfin décidé de se remettre sérieusement au travail et de revoir ses ambitions musicales à la hausse. Evidemment, tout n'est pas si simple que ça mais, de fait, We Can't Dance peut-être aisément perçu comme une renaissance progressive, ce n'était pas gagné d'avance.

Bon, les fans de la première période (1970-1977) ne trouvèrent pas ici de quoi contenter leur appétit de progressisme symphonique, la faute à l'évolution du groupe vers d'autres territoires, d'autres envies aussi. Des envies bien légitimes parce que refaire encore et toujours un Selling England By The Pound, un Foxtrot ou un The Lamb Lies Down On Broadway, toutes des galettes légendaires à raison, aurait été, on se doute, une torture qui n'aurait probablement pas été, qui plus est, couronnée de succès. Toujours est-il qu'il y a dans We Can't Dance, outre d'excellents singles cette fois non handicapés par une production lourdement 80s, un vrai souffle créatif, une vraie ambition musicale démontrée par les deux longues compositions de l'album : Driving the Last Spike et Fading Lights, deux belles réussites réussissant à allier le modernisme assumé de la formation ainsi que son lien avec un passé qu'on pensait révolu. A tel point que, une fois l'ivraie dûment éliminée (les quelques ballades mollassonnes sans intérêt et autres morceaux nettement moins inspirés ou trop Collinsiens pour être honnêtes) on se retrouve avec le plus bel opus de Genesis depuis Duke. Je vous engage d'ailleurs à faire vous même le test en soustrayant Never A Time, Tell Me Why, Hold on My Heart et Since I Lost You voire Living Forever (le moins pourri du lot) du tout et en y, éventuellement, ajoutant la sympathique B'Side qu'est On the Shoreline. Concrètement, ça nous laisse 8 ou 9 chansons et 50 à 60 minutes, pas si mal pour un trio dont on pensait l'inspiration définitivement perdue dans les limbes.

Du coup, on peut le dire : We Can't Dance est une jolie réussite. Certainement pas un opus révolutionnaire ou possédant le souffle lyrique des meilleurs de ses aînés mais une aeuvre inspirée par trois quinquagénaires sachant encore, à condition qu'ils s'en donnent la peine, produire une musique pleine de sève et d'esprit.

Tony Banks - keyboards
Phil Collins - drums, percussion, vocals, drum & percussion programming
Mike Rutherford - guitars, bass guitar


We Can't Dance
We Can't Dance
Prix : EUR 9,71

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une réussite malgré quelques lourdeurs, 17 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : We Can't Dance (CD)
Je me souviens, alors que j'avais juré qu'on ne m'y reprendrait plus après le fiasco artistique d'Invisible Touch, avoir entendu le premier single de cet album, No Son of Mine, et m'être dit, tant côté son que côté composition, que Genesis avait enfin décidé de se remettre sérieusement au travail et de revoir ses ambitions musicales à la hausse. Evidemment, tout n'est pas si simple que ça mais, de fait, We Can't Dance peut-être aisément perçu comme une renaissance progressive, ce n'était pas gagné d'avance.

Bon, les fans de la première période (1970-1977) ne trouvèrent pas ici de quoi contenter leur appétit de progressisme symphonique, la faute à l'évolution du groupe vers d'autres territoires, d'autres envies aussi. Des envies bien légitimes parce que refaire encore et toujours un Selling England By The Pound, un Foxtrot ou un The Lamb Lies Down On Broadway, toutes des galettes légendaires à raison, aurait été, on se doute, une torture qui n'aurait probablement pas été, qui plus est, couronnée de succès. Toujours est-il qu'il y a dans We Can't Dance, outre d'excellents singles cette fois non handicapés par une production lourdement 80s, un vrai souffle créatif, une vraie ambition musicale démontrée par les deux longues compositions de l'album : Driving the Last Spike et Fading Lights, deux belles réussites réussissant à allier le modernisme assumé de la formation ainsi que son lien avec un passé qu'on pensait révolu. A tel point que, une fois l'ivraie dûment éliminée (les quelques ballades mollassonnes sans intérêt et autres morceaux nettement moins inspirés ou trop Collinsiens pour être honnêtes) on se retrouve avec le plus bel opus de Genesis depuis Duke. Je vous engage d'ailleurs à faire vous même le test en soustrayant Never A Time, Tell Me Why, Hold on My Heart et Since I Lost You voire Living Forever (le moins pourri du lot) du tout et en y, éventuellement, ajoutant la sympathique B'Side qu'est On the Shoreline. Concrètement, ça nous laisse 8 ou 9 chansons et 50 à 60 minutes, pas si mal pour un trio dont on pensait l'inspiration définitivement perdue dans les limbes.

Du coup, on peut le dire : We Can't Dance est une jolie réussite. Certainement pas un opus révolutionnaire ou possédant le souffle lyrique des meilleurs de ses aînés mais une aeuvre inspirée par trois quinquagénaires sachant encore, à condition qu'ils s'en donnent la peine, produire une musique pleine de sève et d'esprit.

Tony Banks - keyboards
Phil Collins - drums, percussion, vocals, drum & percussion programming
Mike Rutherford - guitars, bass guitar


Redeemer of Souls (Deluxe)
Redeemer of Souls (Deluxe)
Prix : EUR 17,61

7 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Des hauts, des bas, et des longueurs surtout !, 16 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Redeemer of Souls (Deluxe) (CD)
Tout émoustillé par le retour à un heavy metal bien burné, je m'étais laissé emporter par mon enthousiasme dans le billet initialement posté sur Amazon sur la foi de deux écoutes seulement, il n'est pas inutile de le préciser. Ceci dit, le recul critique et les écoutes répétées me permettent désormais de le dire : Redeemer of Souls, loin d'être un mauvais album, souffre de quelques handicaps privant l'auditeur du réel bonheur qu'il était en droit d'attendre de ces retrouvailles "testostéronées".

Le premier, et le seul auquel on ne peut réellement rien faire, vient de la production. Manquant de clarté et de puissance, particulièrement dans le traitement de guitares trop souvent noyées dans le mix, elle empêche de pleinement apprécier les globalement bonnes compositions habitant l'album. Venant d'un groupe aussi expérimenté que Judas Priest, on frise là la faute professionnelle.
Le second, par contre, sera facilement résolu. Il s'agit en l'occurrence de régler leur compte à quelques compositions qu'on qualifiera pudiquement de remplissage. Néanmoins, en excisant précautionneusement celles-ci, on se retrouve facilement avec un opus à classer au niveau d'un Angel Of Retribution ou d'un Ram It Down, tous deux des albums mineurs d'une formation légendaire, sympathiques néanmoins.
Parce que s'il est un bonheur qui reste entier, c'est d'entendre évacuées les prétentions conceptuelles et la mollesse d'un Nostradamus qui, lui, malgré quelques sursauts, était indigne du groupe et de son statut de légende vivante du heavy metal. Concrètement, ce premier opus sans l'élément blond de la paire guitaristique (K.K. Downing, démissionnaire inattendu présentement remplacé par son quasi-clone, Richie Faulkner) marche donc dans les pas des classiques passés de Judas Priest. Avec, donc, d'excellentes chansons où, c'est entendu, Rob Halford n'atteint plus ses prodiges d'antan sans pour autant démériter (à 62 ans, tout de même !), où la paire de six-cordistes revisite les riffs et soli/duels dont la précédente incarnation était coutumière, où la section rythmique assure comme il faut pour le genre de musique pratiqué.
Des exemples ? Dragonaut, mid-tempo d'ouverture tout à fait typique du style Judas Priest avec son gros riff bien senti, la mélodie de chant accrocheuse de Rob Halford et, évidemment, un duel de guitare qu'on jurerait que K.K. Downing n'a pas quitté le navire. Redeemer of Souls, morceau titre qu'on croirait sorti des sessions d'un Sin After Sin revu et corrigé à l'aulne du power metal qui, sans être exceptionnel, possède ce groove métallisé qui vous fera souffrir les cervicales et un refrain à vous casser les cordes vocales lors des prochaines prestations scéniques du quintet. Halls of Valhalla où le groupe met pour la première fois le turbo (modéré) et démontre quelques petites inflexions presque progressives pas désagréables et où Halford sort quelques vocalises aigües (si moins qu'avant, donc) de celles qui avaient fait sa réputation de Metal God. Sword of Damocles qui se permet même un petit décrochage tout en légèreté avant de relancer l'artillerie lourde et les soli en duo. Un peu plus loin, quelques cris de guerre certes un peu convenus, Hell & Back, Metalizer ou Crossfire, viennent relancer une machine en voie d'assoupissement créatif, c'est de Judas Priest sur-classique dont il s'agit ça n'apporte donc pas grande eau à leur moulin, mais ça fait son petit effet d'autant que les mélodies y sont accrocheuses, ce n'est déjà pas si mal. Last but not least, pour l'édition standard, vient Battle Cry , un des tous meilleurs morceaux de l'album, qui a tout d'un hymne comme le Priest seul réussit à en produire.
Le reste est du pur remplissage, pas exactement mauvais (quoique Beginning of the End, ballade mollassonne et téléphonée...), juste un peu inutile et ennuyeux. Et c'est un peu le problème de l'album et de ses auteurs, outre la production crapoteuse, n'avoir pas su choisir le bon grain de l'ivraie et nous livrer, par conséquent, une aeuvre longuette et inégale là où une sélection oldschool (une dizaine de titres et bonne quarantaine de minutes) aurait été largement suffisante. Impression encore renforcée pas un disque bonus où seul Tears of Blood, plus hard-rockant que réellement metal mais bien troussé, sort réellement du lot.

Clairement, Redeemer of Souls n'est pas une daube, ce n'est pas pour autant le grand retour que tous les amateurs du Priest étaient en droit d'espérer six ans après son prédécesseur. L'album fera sans nul doute plaisir à la majorité des fans qui n'auront pas tort de se réjouir, mais n'en gagnera pas de nouveau, ce qui n'était audiblement pas son but de toute manière, ça n'en reste pas moins une galette sympathique qu'on aurait tellement voulu mieux mise en son, tellement ! Quand à l'abondance de biens, à chacun de faire son tri.

Rob Halford - vocals
Glenn Tipton - guitar, synthesizer
Richie Faulkner - guitar
Ian Hill - bass guitar
Scott Travis - drums

3,5/5
(22/07/2014,
la date de publication est celle de la première évaluation)


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