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Contenu rédigé par Stefan
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Commentaires écrits par
Stefan (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Balls To Picasso
Balls To Picasso
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 24,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'émancipation de Bruce, 1 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Balls To Picasso (CD)
Parti d'Iron Maiden, Bruce Dickinson souhaite, ce n'est que logique, se démarquer, affirmer sa propre identité. C'est chose faite, et bien faite, sur son premier album solo à ne pas être qu'un side-project (comme Tattooed Millionaire quatre ans plus tôt). Introducing Balls to Picasso.

Un album malin, à l'image de son auteur, parce que déviant suffisamment de son groupe d'origine pour qu'on ne se questionne plus sur son départ mais, parce qu'il y a un mais, n'en déviant pas trop non plus histoire, tout de même, de récupérer au moins une partie d'une fidèle fan-base. Ainsi, si on reste indéniablement dans le domaine du hard'n'heavy, trouve t-on moult nouveautés qu'on imagine mal se mêler à l'idée rigoriste qu'a Steve Harris, leader à la main de fer dans un gant de velours, de son Iron Maiden. Ca tombe bien, Bruce n'y est plus et peut donc s'essayer au rock dur qui groove grâce à d'utiles percussions pour lesquelles il a d'ailleurs engagé un spécialiste, Doug Van Booven, se permettre, aussi, des climats plus distanciés, plus mesurés tout en n'oubliant jamais tout à fait d'où il vient sauf, peut-être, quand il se lance dans une petite ballade émaillée d'une guitare hispanisante (Change of Heart) ou dans un morceau quasi-funk (Shoot All the Clowns), mais comme il le fait très bien.. . Il faut dire que Bruce, pour la circonstance, s'est trouvé un parfait partenaire en la personne du guitariste/compositeur Roy Z (qui collaborera encore avec Bruce pour son retour au heavy pur et dur quelques années plus tard mais aussi avec Rob Halford, Glenn Hughes ou l'ex-Skid Row Sébastian Bach) avec qui il a créé l'entièreté de l'album à l'exception du final Tears of a Dragon composé par Bruce tout seul. Et il peut en être fier, Bruce, parce que si tout son album se tient magnifiquement bien, c'est peut-être aussi parce qu'il finit sur cette apothéose de power ballad comprenant même, accrochez-vous à votre fauteuil, un break reggae ! Tout en restant étonnamment cousin avec Iron Maiden, oui !, c'est possible !

Balls to Picasso, album réussi de bout en bout, joli numéro d'équilibriste entre pérennisation des racines et émancipation stylistique, n'aura pas le succès qu'il méritait mais a acquis, dans la vingtaine d'années passée depuis sa sortie, une excellente réputation. Une réputation totalement méritée parce qu'on tient bien, ici, l'expression d'une libération réussie, d'un album de hard'n'heavy moderne et libre par un vocaliste/compositeur pas loin d'être au sommet de son art, carrément ! Très chaudement recommandé, et encore plus dans la version remasterisée double où on a le bonheur de retrouver 16 titres de sessions perdues, à des lives, des versions différentes ou des inédits... Riche et de qualité !

CD 1 - Album
1. Cyclops
2. Hell No
3. Gods of War
4. 1000 Points of Light
5. Laughing in the Hiding Bush
6. Change of Heart
7. Shoot All the Clowns
8. Fire
9. Sacred Cowboys
10. Tears of the Dragon

CD 2 - Bonus
1. Fire Child
2. Elvis Has Left the Building
3. The Breeding House
4. No Way Out...To Be Continued
5. Tears of the Dragon (Acoustic Chillout)
6. Winds of Change
7. Spirit of Joy
8. Over and Out
9. Shoot All the Clowns (12" Extended Remix)
10. Laughing in the Hiding Bush (live)
11. The Post Alternative Seattle Fall Out (live)
12. Shoot All the Clowns (7" Remix)
13. Tibet
14. Tears of the Dragon (First Bit, Long Bit, Last Bit)
15. Cadillac Gas Mask
16. No Way Out...Continued

Bruce Dickinson - vocals
Roy Z - Guitar
Eddie Casillas - Bass guitar
David Ingraham - drums
Doug Van Booven - percussion
&
Mario Aguilar ("Shoot all the Clowns")
Dean Ortega ("Shoot all the Clowns")
Dickie Fliszar - Drums ("Tears of the Dragon")


Balls to Picasso [Dual Disc]
Balls to Picasso [Dual Disc]
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 39,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'émancipation de Bruce, 1 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Balls to Picasso [Dual Disc] (CD)
Parti d'Iron Maiden, Bruce Dickinson souhaite, ce n'est que logique, se démarquer, affirmer sa propre identité. C'est chose faite, et bien faite, sur son premier album solo à ne pas être qu'un side-project (comme Tattooed Millionaire quatre ans plus tôt). Introducing Balls to Picasso.

Un album malin, à l'image de son auteur, parce que déviant suffisamment de son groupe d'origine pour qu'on ne se questionne plus sur son départ mais, parce qu'il y a un mais, n'en déviant pas trop non plus histoire, tout de même, de récupérer au moins une partie d'une fidèle fan-base. Ainsi, si on reste indéniablement dans le domaine du hard'n'heavy, trouve t-on moult nouveautés qu'on imagine mal se mêler à l'idée rigoriste qu'a Steve Harris, leader à la main de fer dans un gant de velours, de son Iron Maiden. Ca tombe bien, Bruce n'y est plus et peut donc s'essayer au rock dur qui groove grâce à d'utiles percussions pour lesquelles il a d'ailleurs engagé un spécialiste, Doug Van Booven, se permettre, aussi, des climats plus distanciés, plus mesurés tout en n'oubliant jamais tout à fait d'où il vient sauf, peut-être, quand il se lance dans une petite ballade émaillée d'une guitare hispanisante (Change of Heart) ou dans un morceau quasi-funk (Shoot All the Clowns), mais comme il le fait très bien.. . Il faut dire que Bruce, pour la circonstance, s'est trouvé un parfait partenaire en la personne du guitariste/compositeur Roy Z (qui collaborera encore avec Bruce pour son retour au heavy pur et dur quelques années plus tard mais aussi avec Rob Halford, Glenn Hughes ou l'ex-Skid Row Sébastian Bach) avec qui il a créé l'entièreté de l'album à l'exception du final Tears of a Dragon composé par Bruce tout seul. Et il peut en être fier, Bruce, parce que si tout son album se tient magnifiquement bien, c'est peut-être aussi parce qu'il finit sur cette apothéose de power ballad comprenant même, accrochez-vous à votre fauteuil, un break reggae ! Tout en restant étonnamment cousin avec Iron Maiden, oui !, c'est possible !

Balls to Picasso, album réussi de bout en bout, joli numéro d'équilibriste entre pérennisation des racines et émancipation stylistique, n'aura pas le succès qu'il méritait mais a acquis, dans la vingtaine d'années passée depuis sa sortie, une excellente réputation. Une réputation totalement méritée parce qu'on tient bien, ici, l'expression d'une libération réussie, d'un album de hard'n'heavy moderne et libre par un vocaliste/compositeur pas loin d'être au sommet de son art, carrément ! Très chaudement recommandé, et encore plus dans la version remasterisée double où on a le bonheur de retrouver 16 titres de sessions perdues, à des lives, des versions différentes ou des inédits... Riche et de qualité !

CD 1 - Album
1. Cyclops
2. Hell No
3. Gods of War
4. 1000 Points of Light
5. Laughing in the Hiding Bush
6. Change of Heart
7. Shoot All the Clowns
8. Fire
9. Sacred Cowboys
10. Tears of the Dragon

CD 2 - Bonus
1. Fire Child
2. Elvis Has Left the Building
3. The Breeding House
4. No Way Out...To Be Continued
5. Tears of the Dragon (Acoustic Chillout)
6. Winds of Change
7. Spirit of Joy
8. Over and Out
9. Shoot All the Clowns (12" Extended Remix)
10. Laughing in the Hiding Bush (live)
11. The Post Alternative Seattle Fall Out (live)
12. Shoot All the Clowns (7" Remix)
13. Tibet
14. Tears of the Dragon (First Bit, Long Bit, Last Bit)
15. Cadillac Gas Mask
16. No Way Out...Continued

Bruce Dickinson - vocals
Roy Z - Guitar
Eddie Casillas - Bass guitar
David Ingraham - drums
Doug Van Booven - percussion
&
Mario Aguilar ("Shoot all the Clowns")
Dean Ortega ("Shoot all the Clowns")
Dickie Fliszar - Drums ("Tears of the Dragon")


Balls To Picasso
Balls To Picasso
Prix : EUR 10,66

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'émancipation de Bruce, 1 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Balls To Picasso (CD)
Parti d'Iron Maiden, Bruce Dickinson souhaite, ce n'est que logique, se démarquer, affirmer sa propre identité. C'est chose faite, et bien faite, sur son premier album solo à ne pas être qu'un side-project (comme Tattooed Millionaire quatre ans plus tôt). Introducing Balls to Picasso.

Un album malin, à l'image de son auteur, parce que déviant suffisamment de son groupe d'origine pour qu'on ne se questionne plus sur son départ mais, parce qu'il y a un mais, n'en déviant pas trop non plus histoire, tout de même, de récupérer au moins une partie d'une fidèle fan-base. Ainsi, si on reste indéniablement dans le domaine du hard'n'heavy, trouve t-on moult nouveautés qu'on imagine mal se mêler à l'idée rigoriste qu'a Steve Harris, leader à la main de fer dans un gant de velours, de son Iron Maiden. Ca tombe bien, Bruce n'y est plus et peut donc s'essayer au rock dur qui groove grâce à d'utiles percussions pour lesquelles il a d'ailleurs engagé un spécialiste, Doug Van Booven, se permettre, aussi, des climats plus distanciés, plus mesurés tout en n'oubliant jamais tout à fait d'où il vient sauf, peut-être, quand il se lance dans une petite ballade émaillée d'une guitare hispanisante (Change of Heart) ou dans un morceau quasi-funk (Shoot All the Clowns), mais comme il le fait très bien.. . Il faut dire que Bruce, pour la circonstance, s'est trouvé un parfait partenaire en la personne du guitariste/compositeur Roy Z (qui collaborera encore avec Bruce pour son retour au heavy pur et dur quelques années plus tard mais aussi avec Rob Halford, Glenn Hughes ou l'ex-Skid Row Sébastian Bach) avec qui il a créé l'entièreté de l'album à l'exception du final Tears of a Dragon composé par Bruce tout seul. Et il peut en être fier, Bruce, parce que si tout son album se tient magnifiquement bien, c'est peut-être aussi parce qu'il finit sur cette apothéose de power ballad comprenant même, accrochez-vous à votre fauteuil, un break reggae ! Tout en restant étonnamment cousin avec Iron Maiden, oui !, c'est possible !

Balls to Picasso, album réussi de bout en bout, joli numéro d'équilibriste entre pérennisation des racines et émancipation stylistique, n'aura pas le succès qu'il méritait mais a acquis, dans la vingtaine d'années passée depuis sa sortie, une excellente réputation. Une réputation totalement méritée parce qu'on tient bien, ici, l'expression d'une libération réussie, d'un album de hard'n'heavy moderne et libre par un vocaliste/compositeur pas loin d'être au sommet de son art, carrément ! Très chaudement recommandé, et encore plus dans la version remasterisée double où on a le bonheur de retrouver 16 titres de sessions perdues, à des lives, des versions différentes ou des inédits... Riche et de qualité !

CD 1 - Album
1. Cyclops
2. Hell No
3. Gods of War
4. 1000 Points of Light
5. Laughing in the Hiding Bush
6. Change of Heart
7. Shoot All the Clowns
8. Fire
9. Sacred Cowboys
10. Tears of the Dragon

CD 2 - Bonus
1. Fire Child
2. Elvis Has Left the Building
3. The Breeding House
4. No Way Out...To Be Continued
5. Tears of the Dragon (Acoustic Chillout)
6. Winds of Change
7. Spirit of Joy
8. Over and Out
9. Shoot All the Clowns (12" Extended Remix)
10. Laughing in the Hiding Bush (live)
11. The Post Alternative Seattle Fall Out (live)
12. Shoot All the Clowns (7" Remix)
13. Tibet
14. Tears of the Dragon (First Bit, Long Bit, Last Bit)
15. Cadillac Gas Mask
16. No Way Out...Continued

Bruce Dickinson - vocals
Roy Z - Guitar
Eddie Casillas - Bass guitar
David Ingraham - drums
Doug Van Booven - percussion
&
Mario Aguilar ("Shoot all the Clowns")
Dean Ortega ("Shoot all the Clowns")
Dickie Fliszar - Drums ("Tears of the Dragon")


Your Filthy Little Mouth
Your Filthy Little Mouth
Prix : EUR 36,42

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Free Roth, 30 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Your Filthy Little Mouth (CD)
C'est l'album où David Lee Roth ose ne pas faire là où on lui dit de faire, l'album d'une émancipation stylistique, d'une libération artistique bienvenue. Your Filthy Little Mouth, album profondément américain, est une belle réussite mais ne fut pas un succès, dommage.

Pourtant il avait mis tous les atouts de son côté, David, redessiné un groupe, recruté Nile Rodgers pour produire, même fait venir une star de la country pour un sympathique duo (Travis Tritt sur Cheatin' Heart Cafe). Las, ce nouveau Roth, qui bluese, soule, rocke, funke , jazze et countyse plus volontiers qu'il ne donne ce que les foules attendent, un Van Halen bis, et tombant, qui plus est, au pic de la popularité de la vague grunge, qui truste les airwaves étatsuniennes, ne fera pas florès. Et, pourtant, quel bel album ! Avec un son chaud juste parfait pour les ambitions du blond californien, des performances de qualité de musiciens pas forcément très connus (Terry Kilgore, également co-auteur de la majorité des titres, qui c'est cet oiseau ?), et de sacrées bonnes chansons, donc, pour un album réunissant l'est et l'ouest, le nord et le sud et même le milieu, un album profondément américain qui n'eut même pas l'occasion de toucher le public à qui il était destiné, plus adulte probablement.

Encore aujourd'hui, vilain petit canard de la discographie de David Lee Roth, sans doute prenant trop radicalement le contre-pied des habitudes musicales de son créateur, l'album a mauvaise presse, reste, irrémédiablement semble t-il, voué aux gémonies. Aussi est-il plus que temps de le dire : Your Filthy Little Mouth, cuvée 1994 d'un rocker à la gouaille sans pareille, est un bel album dont la variété et la richesse n'a d'équivalent que l'assourdissant silence critique qui l'entoure. Et donc ? Mais testez-le, testez le donc !

1. She's My Machine 3:53
2. Everybody's Got the Monkey 3:01
3. Big Train 4:14
4. Experience 5:54
5. A Little Luck 4:40
6. Cheatin' Heart Cafe 4:06
7. Hey, You Never Know 2:46
8. No Big 'Ting 4:51
9. You're Breathin' It 3:46
10. Your Filthy Little Mouth 3:02
11. Land's Edge 3:12
12. Night Life 3:35
13. Sunburn 4:42
14. You're Breathin' It [Urban NYC Mix] 4:13

David Lee Roth - lead vocals
Terry Kilgore - guitar
John Regan - bass
Tony Beard - drums
Larry Aberman - drums
Ray Brinker - drums
Richard Hilton - keyboards
Steve Hunter - guitar on "A Little Luck"
Travis Tritt - co-lead vocals on "Cheatin' Heart Cafe"

4,5/5


Troublegum
Troublegum
Proposé par MMT-France
Prix : EUR 6,64

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tout' la gum !, 30 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Troublegum (CD)
Déjà une figure reconnue de l'underground, Therapy?, formation irlandaise d'indie punk, trouve en 1994 un nouveau public, un plus grand public... En retouchant largement leur formule.

Sur Troublegum, le bordel punk'n'noise des premiers ébats est oublié, les tentations péri-industrielles de Nurse itou, c'est recentré sur un punk lardé de mélodies accrocheuses que le trio, mené par son chanteur/guitariste et compositeur de leader, Andy Cairns à la moustache déjà triomphante, va conquérir les foules qui, jusqu'alors, ne se pressaient pas dans ses raouts électriques.
Pour ce faire, Cairns et ses acolytes ont réuni 14 compositions rentre-dedans qui, souvent délivrées pied au plancher, satisfont les ardeurs juvéniles pogoistiques de jeunes désœuvrés. Nowhere, single implacable et impeccable, est le parfait étendard de cette redéfinition, et une sacrée composition, pleine de fun et d'allant sur des paroles, moins, quoi. Parce qu'il ne faudrait pas croire que ces petits gars comptent fleurette, que nenni, et la présence d'une (bonne) reprise de Joy Division (Isolation) n'est pas un hasard, entre crise, violence et injustice, leur coupe est plus que pleine de griefs personnels ou sociétaux.

Tout ça nous donne un album énergique, loin d'être idiot, d'une redoutable efficacité aussi qui, 20 ans après sa sortie, a très bien vieilli. On a appelle ça un classique, non ? Mineur ou majeur, à vous de voir... Recommandé, en tout cas, si vous ne l'avez pas déjà croisé.

Andy Cairns - vocals/guitar
Fyfe Ewing - drums/backing vocals
Michael McKeegan - bass/backing vocals
&
Page Hamilton - lead guitar on "Unbeliever"
Lesley Rankine - additional vocals on "Lunacy Booth"
Martin McCarrick - cello on "Unrequited"
Eileen Rose - additional vocals on "Femtex"


Dreamland
Dreamland
Prix : EUR 8,60

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Nouveau Souffle, 30 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dreamland (CD)
Parce que l'apaisement à du bon, parce qu'être pépère ne veut pas forcément dire être endormi, Mister Plant poursuit sur la lancée du feutré Fate of Nations. Poursuit ? Mais avec une autre équipe, avec aussi, l'air de rien, de nouvelles intentions, un nouveau son qui se dessine, se développe. Parce que, pour Robert, faire deux fois la même chose, c'est juste impensable.

C'est donc du "New Plant" dont il s'agit, avec une nouvelle équipe (The Strange Sensation, qui sera reconduite sur l'excellent Mighty Rearranger), un répertoire plus choisi que créé (seulement quatre compositions originales dont deux adaptent en fait des standards du blues), une nouvelle manière d'appréhender ces influences blues et folk déjà si présentes sur l'album précédent (Fate of Nations), en se débarrassant cette fois de synthétiseurs devenus encombrants (le détail a son importance). Un nouveau Plant qui n'est, par conséquent, qu'une recréation, une renaissance de l'ancien après l'épisode des retrouvailles avec Jimmy Page, comme si rien ne s'était passé, que Robert n'avait pas, de nouveau, frôlé le grand fantôme du passé, lui n'en est jamais très loin ce qui n'est que logique pour un des géniteurs de la légende que nous connaissons tous (des fumerolles du LZ III ici ? c'est bien possible !).
Mais nous sommes en 2002, pas en 1972, et comme l'artiste n'a que rarement donné dans le revival de sa propre gloire passée, un peu en live à l'occasion, et No Quarter évidemment mais c'est à peu près tout, Dreamland est un nouveau pas en avant. On retrouve donc, sur un album rêveur qui porte bien son nom, les premiers jalons de ce qui donnera Mighty Rearranger et, plus près de nous encore, Lullaby and the Ceaseless Roar, une approche où orient et occident, Afrique, Europe et Amérique se rencontrent en un cocktail tout sauf artificiel qui coule admirablement de source.
Concrètement, ceci nous donne des reprises souvent largement dévoyées de leur voix initiale, un procédé qui peut donner le meilleur comme le pire et qui, en l'occurrence, entre les mains expertes de musiciens bien choisis pour un projet bien réfléchi, dépasse les plus folles espérances. Il suffit, pour s'en convaincre, d'écouter les exceptionnelles réussites que son Song to the Siren (Tim Buckley), One More Cup of Coffee (Bob Dylan) ou Hey Joe (Jimi Hendrix pour la version de référence), trois exemples d'un opus qui ne démentit jamais son niveau d'excellence.

Si Dreamland ne sonne jamais vraiment comme du Led Zeppelin, pas même du Led Zeppelin folk et blues du quel l'album se rapproche stylistiquement, il est indéniable que l'esprit de la mythique formation est bien là, magistralement incarné par son vocaliste légendaire, un artiste libre malgré tout mais gardien, parce que c'est en lui, du temple du grand dirigeable et de son héritage pour... un vrai bel album, encore ! On a beau avoir l'habitude avec Robert, qui s'est rarement trompé, ça n'en fait pas moins un bien fou !

Robert Plant - Vocals
John Baggott - Keyboards, string arrangement on tracks 2, 3
Porl Thompson - Guitar
Justin Adams - Guitars, Gimbri, Darbuka
Charlie Jones - Bass
Clive Deamer - Drums, Percussion
&
B.J. Cole - pedal steel guitar on track 5
Raj Das, May Clee Cadman, Ginny Clee - backing vocals


Mighty Rearranger
Mighty Rearranger
Prix : EUR 11,93

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Même Tribu, nouvelles intentions, 30 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mighty Rearranger (CD)
On prend (presque) les mêmes et on recommence. Mais avec de toutes autres intentions, une envie de rentrer dedans, d'électricité... De rock, quoi ! Mais sans se départir de sa volonté exploratoire, de ses racines blues, et d'une belle finesse dans l'art de faire. Un goût du contre-pied, du pied-de-nez, les pieds bien rivés au sol Robert Plant rocke avec ses amis de l'Etrange Sensation, et c'est bon. Qu'est-ce que c'est bon !

Et de se souvenir de la joie qui prit les hordes d'adorateurs du chanteur à l'exubérante crinière de l'entendre remettre une bonne dose d'électricité dans sa musique. Un album de colère aussi où Robert, ce qui est suffisamment rare chez lui pour être signalé, signe une de ses rares chansons militantes, Freedom Fries, où il dénonce G.W.Bush et plus généralement l'ambiance nauséabonde et sécuritaire des Etats Unis d'alors (post 9-11), une excellente chanson, qui plus est. Une exception sur un album où Plant le mystique continue de tendre plus vers l'éther que la sinistre quotidien, on ne lui en voudra pas. D'autant que ce blues trippé, aux accents moyen-orientaux, à la chaloupe chargée d'encens et d'autres fumées moins licites, où la voix feule, râle, soule, rocke, joue de tous les registres d'un organe qui a de forts beaux restes, est un délice de tous les instants.
On a même l'impression, peut-être se trompe t-on, que c'est vers cette fusion, ce (hard) rock blues aux penchants world, continuation finalement absolument logique des aventures du groupe qui plane et planera toujours au-dessus de la tête de Plant, que Robert aurait souhaité pousser son Page de compagnon si Walking Into Clarksdale (à réévaluer !) avait connu une suite. Parce que, voilà quoi, si Mighty Rearranger n'est pas Houses Of The Holy (par exemple), si The Strange Sensation n'est pas Led Zeppelin, et tant mieux d'ailleurs !, ont tient bien là le plus crédible héritage du mythique quatuor par un de ses ex-membres (il est à noter que le groupe reprenait d'ailleurs très bien Led Zeppelin sur la tournée de cet album).

Je pourrais vous faire l'article sur les titres, qui sont tous bons soit dit en passant, je préfère vous confier le bébé qui, si vous ne le connaissez pas encore, vous collera une sacrée claque, promis ! Mighty Rearranger ? C'est l'étrange sensation d'une douce chaleur qui vous prend au bas ventre... Oui, rien que ça !

Robert Plant - vocals, harmonica, production
Justin Adams - electric guitar, bendir, tehardant, lap steel guitar, bass guitar
John Baggott - keyboards, electronica, Moog bass guitar
Billy Fuller - electric and double bass
Clive Deamer - drums, bendir
Liam "Skin" Tyson - acoustic and electric guitar, lap steel guitar, bass guitar


Raising Sand
Raising Sand
Prix : EUR 18,27

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Tombé du ciel, 29 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Raising Sand (CD)
Là où on ne l'attendait à priori pas. Robert Plant cultive, outre une relative rareté, le goût pour le pas de côté. Mais si, souvenez-vous, les Honeydrippers, il y a 30 ans déjà ! Bref, là ce n'est plus de sixties memorabilia dont il s'agit mais de folk, avec Alison Krauss, star confirmée de la nouvelle country/folk américaine. Là où on ne l'attendait pas, vous dis-je.

Et c'est, en plus, toujours une bonne nouvelle, une divine surprise avec, donc, cette fois, des atours qu'on n'avait que subrepticement entendus accolés au timbre de Robert, un panorama par contre tout à fait familier pour Alison Krauss. Il aussi absolument essentiel de citer T. Bone Burnett, producteur expert de la galette, véritable chef d'orchestre de sa réalisation également (dixit Plant). Un choix tout sauf innocent tant l'homme Burnett, musicien qui plus est, a acquis une belle réputation dans le genre élu pour la circonstance et y étale donc toute son utile expérience. On ne peut évidemment pas terminer cette revue des effectifs cruciaux sans mentionner une belle bande d'instrumentistes qui, totalement dévouée à la tâche à accomplir, ne manque pas de finesse ou d'une parfaite maîtrise technique mais reste, sans être assimilable à un conglomérat de simples requins de studio donc, admirablement au service de... Plant et Krauss, présentement.
A vrai dire la façon et l'ambiance de Raising Sand sont si convaincants, qu'on en oublierait presque qu'il ne s'agit, finalement, que d'un album de reprises, mais de reprises si intimement revisitées qu'elles n'appartiennent, pour le coup, plus tout à fait à leur auteur originel. Et même d'auto-reprise dans le cas de Please Read the Letter composée pour l'album Walking Into Clarksdale enregistré avec son vieux complice zeppelinien, Jimmy Page, composition réappropriée par le nouveau duo en une version, j'ose !, largement plus réussie. Tout le reste est à l'avenant, pas une chanson qui ne rate son but, qu'elle ait été originalement créée par Gene Clark, Allen Toussaint, Townes Van Zandt ou les Everly Brothers, c'est un égal bonheur d'arrangements roots, de belles mélodies délivrées avec classe et caeur et d'un son clair, chaud, intime... ha !, ce son !

Album au triomphe tout sauf modeste (5 Grammy remportés, tout de même), petite perle de douceur gentiment entraînante, belle, très belle réussite de deux artistes s'étant bien trouvé (quoique que de successives sessions furent avortées car ne fonctionnant pas, dixit Plant encore) chapeautés qu'ils furent par le bon producteur, Raising Sand fut un immense succès sur lequel les rares à avoir loupé le coche se doivent de se rattraper, et vite !

Robert Plant - vocals
Alison Krauss - vocals, fiddle
&
Riley Baugus - banjo
Jay Bellerose - drums
Norman Blake - acoustic guitar
T-Bone Burnett - acoustic and electric guitar, six-string bass guitar
Dennis Crouch - acoustic bass
Greg Leisz - pedal steel guitar
Marc Ribot - acoustic guitar, banjo, dobro, electric guitar
Mike Seeger - autoharp
Patrick Warren - Keyboards, pump organ, toy piano


Band of Joy
Band of Joy
Prix : EUR 19,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Back where I belong, 29 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Band of Joy (CD)
Se réinventer encore, muer en restant soi-même dans un presque album de reprises empruntant son nom à la première formation professionnelle de laquelle on fit partie (avec John Bonham avant de rejoindre... qui vous savez !), c'est la pirouette improbable que parvient à réaliser Robert Plant en son cru 2010. Band of Joy ça s'appelle.

Ce n'est donc pas d'une reformation du Band of Joy dont il s'agit, le style et tout autre membre que le fameux vocaliste en étant absent. Et ce n'est pas tout à fait un album de reprises non plus puisqu'on y retrouve un original (Central Two-O-Nine) et quelques traditionnels et reprises suffisamment réarrangés par Robert et ses amis pour quasiment devenir leur propre chose (le Monkey d'après Low en est l'éxemple type, et un sacré trip de chanson !). Mais bon, pour les chatouilleux, ça n'en reste pas moins le deuxième album de reprises de suite, sur les talons du très joli Raising Sand avec Alison Krauss (enfin, les talons... 3 ans quand même !). Dans les marques surtout, Mighty Rearranger excepté, Plant semble s'être orienté vers des sonorités plus acoustiques, folk oserait-on... Ca dure en fait depuis Fate of Nations et ça inclut même les retrouvailles avec Jimmy Page (où c'était forcément moins évident vu que Page insistait pour sortir l'électrique ! Ha, les guitaristes !). Mais, ici, Robert Plant est le maître, ses accompagnateurs, s'ils ont voix au chapitre, ce serait idiot d'écarter les bonnes idées, sont là pour réaliser la vision d'un Monsieur qui l'a toujours claire. Enfin, c'est ce qui transparait à l'écoute de sa discographie, même dans les "erreurs" (peu nombreuses, les erreurs).
Mais donc, l'album s'appelle Band of Joy, et le groupe accompagnant Robert itou, ce n'est pas innocent. Pourtant le style pratiqué est notablement différent du british soul'n'blues de 66/67 (You Can't Buy Me Love en unique exception), alors, n'y aurait il pas là un message quasiment subliminal ? Que Plant se sentirait finalement à l'aise, tel un faetus dans le liquide amniotique, dans une épure apparente, un art de la nuance et de l'arrangement fin ? Certainement. Mais ce n'est pas d'une renaissance dont il s'agit, parce que ce Plant, cette forte personnalité, n'est pas soluble dans le style qu'il choisit de pratiquer, à moins qu'il ne se mette en tête, un jour, de pratiquer le grindcore ou le plus extrême des Black Metal, hypothèse très improbable, vous en conviendrez. On retrouve donc toujours le ton, le style, l'homme qu'on a appris à connaître, qu'on a vu changer, comme un grand cru se bonifier dans un emballage qu'il s'est choisi, et qui lui sied à ravir, forcément.
Et ça s'appelle de l'Americana ? Une fusion des musiques roots nord-américaines en un tout cohérent ? Ca s'appelle, où l'on revient à la forte personnalité de l'interprète, du Robert Plant surtout ! Et du bon avec ça ! Et si onze des douze titres ne portent pas sa patte compositionnelle, ils bénéficient de son empreinte qui est, vous l'aurez compris, marquante. Et d'un choix de titres de qualité, et d'arrangements aux petits oignons entre électrique et acoustique mais avec toujours une préciosité dans l'apparente simplicité qui laisse pantois d'admiration.

Band of Joy ou comment l'un des plus grands chanteurs de l'histoire du rock'n'roll continue d'être crédible et même essentiel à la soixante passée. Fort, très fort.

Robert Plant - lead vocals, backing vocals (1,2,3,5,11)
Buddy Miller - electric guitar, baritone guitar, 6-string bass guitar, mandoguitar, backing vocals (2,3,6)
Darrell Scott - acoustic guitar, mandolin, octave mandolin, banjos, accordion, pedal steel guitar & lap steel guitar, backing vocals (1,2,3,4,6,7,10,11)
Marco Giovino - drums, percussion, backing vocals (3)
Byron House - bass guitar, double bass
Patty Griffin - vocals, backing vocals (2,3,4,5,8,10,11)
Bekka Bramlett - backing vocals (1,2)


Murder The Mountains
Murder The Mountains
Prix : EUR 16,26

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Stoner aux crocs aiguisés, 27 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Murder The Mountains (CD)
Il y a une évidence qui vous saute à la face à l'écoute de la musique de Red Fang : ces Orégonais ne font ni dans la nuance, ni dans la demi-mesure, leur rock lourd, sale et graisseux est à l'image de leurs dégaines patibulaires de routiers/bikers tatoués et barbus, un machin cru, franc, frontal qui décrasse les conduits auditifs avec une indéniable efficacité.

En ce 3ème millénaire, on appelle leur musique du stoner metal, ou du stoner rock, ici produit avec un soupçon de sludge (l'agression du punk hardcore, la lourdeur et la majesté du doom) en épice bienvenu, mais ça c'est au 3ème millénaire. Avant, on disait du bon gros rock sale qui tache, genre pratiqué par des sbires aussi peu recommandables que les affreux de Black Sabbath (avec Ozzy) et les vilains pas beaux de Motörhead, desquels Red Fang a acquis, ou au moins partage, sa substantifique moelle. En fait, on m'avait parlé d'eux comme une version ré-énergisée de Mountain, y a de ça, sans l'ombre d'un doute mais on se doit aussi de citer Kyuss, les réinventeurs du genre.
Ca nous donne donc du rock d'origine 70s en juste plus nerveux et plus glorieusement pouilleux, et c'est bon, très bon !... Quand c'est bien fait. Les riffs, dans l'entreprise, sont évidemment l'élément essentiels, la base sur laquelle repose la réussite ou l'échec, ils sont présentement très bons, traditionalistes et tranchants, un vrai bonheur d'équilibre entre finesse et puissance, et un petit solo qui va bien de temps en temps (gras mais fin, c'est la règle), le tout avec ce son plein de fuzz et de disto, c'est ce qu'il faut. Après il y a la voix qui, en l'occurrence, est suffisamment éraillée, limite soulful, et abrasive forcément pour servir des mélodies bien trouvées si tout sauf surprenantes. Et le moteur, la section rythmique qui doit, comme si sa vie en dépendait, honorer de sa stable assurance, de sa rugueuse métronomie, son groove aussi, et sa propension à défourailler aussi implacablement en excès de vitesse qu'à la vitesse de l'escargot, et ainsi péréniser la bonne marche du fier panzer. un petit coup d'orgue par un invité de passage quand il faut (ça casse la monotonie) sur leur premier album, un peu plus sur leur second (percussions et guitare slide s'ajoutant), la production adéquate par dessus ça, roots dans son rendu final mais nourrie de l'avancée technologique acquise, et le tour est joué, vous obtenez la recette d'une belle réussite stoner, du rock d'aujourd'hui rendant hommage aux merveilles d'hier.

Les deux opus que je connais d'eux, l'éponyme et Murder the Mountains, sont impossibles à départager, je vous laisse donc le choix de l'un, de l'autre ou des deux. Ce sont, en vérité, deux belles galettes de stoner d'école, pas original pour deux sous mais si parfaitement exécuté qu'on ne résiste guère, et qu'on a bien raison ! Alors si vous êtes à le recherche, en demande, en manque de bon vieux rock en fusion, ne cherchez pas plus loin que les excellents Red Fang et leur délicieux talent d'agression électrisée façon vieille école, y en a d'autres bien sûr (The Sword,Orange Goblin, High On Fire, etc.) souvent plus médiatisés d'ailleurs, mais ces quatre gars-là s'y entendent décidément trop bien pour qu'on les perde de vue et ne les recommande pas, chaudement.

Aaron Beam - Bass, Vocals
John Sherman - Drums
David Sullivan - Guitars, Vocals
Maurice Bryan Giles - Guitars, Vocals
&
Anita Robinson - Guitars
Kevin Robinson - Percussion, Effects
Jenny Conlee - Organ
Chris Funk - Slide Guitar, Percussion


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