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Commentaires écrits par
STEFAN (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

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Heavy Weather
Heavy Weather
Prix : EUR 5,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Jazz Hit, 11 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heavy Weather (CD)
Succès à la fois commercial et artistique, album vulgarisateur par excellence aussi, Heavy Weather, le cru 1977 de Weather Report, leur 8ème album déjà, est de ces tours de magie qu'on n'attendait pas, et qui sont impossible à calculer accessoirement, un album qui sait ratisser large sans jamais se vendre, un classique.
Il faut dire qu'on a ici une sacrée bande de virtuoases, de Zawinul à Shorter, de Pastorius à Acuña, sans oublier le percussionniste Manolo Badrena, bien entendu, certains ayant traîné du côté de chez Miles, c'est un signe qui ne trompe pas !, des gars qui savent à peu près tout faire et, surtout, comment ne pas trop en faire, la confiance des cadors, le bon goût d'authentiques artistes. En 1977, en plus de concocter un bel album de jazz moderne et varié, ils parviennent, très fort !, à le rendre abordable à un large public, du genre qui ne plonge que très rarement dans les périmètres du jazz. La formule, somme toute, n'est pas très compliquée : des compositions et des performances construites sur un noyau dur de mélodie qui fait toute la différence. Prenez Birdland, la piste qui ouvre Heavy Weather et le gros tube de Weather Report aussi, en plus d'être un bel hommage à Charlie Parker (Bird !), c'est une exemplaire démonstration qu'une mélodie forte bien traitée par de supérieurs talents se transforme bientôt en or. Et comme le reste, qu'on glisse avec une remarquable facilité vers l'Amérique du Sud (l'impromptu Rumba Mamá enregistré en live, le caliente latin funk Palladium ou le puissant, nuancé et prospectif Havona) ou reste fermement dans sa portion nord (les "smooth as silk" mais pas muzak pour deux sous A Remark You Made, Harlequin et The Juggler, le diablement funky Teen Town avec Jaco également batteur), le succès est toujours au rendez-vous. Il y a même la mise en son idoine pour que le bonheur soit complet, c'est dire !
C'est dire qu'il n'y a que de bonnes raisons que cet Heavy Weather soit, près de 40 ans après sa sortie, soit reconnu comme le vrai classique qu'il est, indéniablement, et l'obligatoire addition qu'il constitue dans la collection de tout amateur de jazz qui se respecte.

1. Birdland 5:57
2. A Remark You Made 6:51
3. Teen Town 2:51
4. Harlequin 3:59
5. Rumba Mamá 2:11
6. Palladíum 4:46
7. The Juggler 5:03
8. Havona 6:01

Joe Zawinul - 2 ARP 2600 on all tracks except "Rumba Mamá", Rhodes electric piano on all tracks except "Birdland", "Rumba Mamá" and "Havona", Yamaha grand piano on "Birdland", "Harlequin", "The Juggler" and "Havona", Oberheim polyphonic synthesizer on all tracks except "Rumba Mamá", "Palladíum" and "The Juggler", vocal on "Birdland", melodica on "Birdland" and "Teen Town", and guitar and tabla on "The Juggler".
Wayne Shorter - Soprano saxophone on all tracks except "A Remark You Made" and "Rumba Mamá", and tenor saxophone on "Birdland"", "A Remark You Made" and "Palladíum"
Jaco Pastorius - Electric bass on all tracks except "Rumba Mamá", mandocello on "Birdland" and "The Juggler", vocals on "Birdland", drums on "Teen Town", steel drums on "Palladíum"
Alex Acuña - Drum set on all tracks except "Teen Town" and "Rumba Mamá", congas and tom-toms on "Rumba Mamá", and handclaps on "The Juggler"
Manolo Badrena - Tambourine on "Birdland", congas on "Teen Town", "Rumba Mamá" and "Palladíum", vocal on "Harlequin" and "Rumba Mamá", timbales on "Rumba Mamá", and percussion on "Palladíum" and "The Juggler"


Filles de Kilimanjaro
Filles de Kilimanjaro
Prix : EUR 11,04

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Miles on the move, 11 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Filles de Kilimanjaro (CD)
C'est bien connu, si vous n'occupez pas un génie, il finit par s'ennuyer et, fatalement, à chercher par tous les moyens de s'occuper, à fomenter de nouveaux concepts, à approcher, et accrocher, de nouveaux sons. C'est exactement ce qu'il se passe pour Miles Davis quand, en 1968, sans doute parce qu'il se rendait compte qu'il lui fallait passer à autre chose après quelques années de relatif immobilisme créatif, il se lance dans une direction qui fera florès mais commence, présentement, tout juste à poindre : la jazz fusion (ou jazz rock comme on disait chez nous).
Bon, cette fois, on n'y est pas encore tout à fait (In a Silent Way, On the Corner ou Bitches Brew nous y amèneront pleinement) et le sujet avait déjà été effleuré le coup d'avant (Miles in the Sky) mais, indéniablement, il y a quelque chose et c'est une sacrée progression pour Miles. Et donc, avec un groupe essentiellement similaire (on y retrouve 4 instrumentistes déjà présents sur In the Sky), mu par une volonté de se transformer une fois encore, d'essayer une fois de plus de laisser sa belle marque sur un genre qu'il a déjà largement contribué à enrichir, Miles balance 5 thèmes qui font date, où l'improvisation funk vient le contester au jazz planant, où l'interaction jammante des performers les tire vers une vraie modernité avec une classe et un naturel à peine croyables considérant qu'ils en sont encore à s'y essayer et qu'il y arrivent même quand la marque dépasse largement les 10 minutes (Tout de Suite, Filles de Kilimanjaro, Mademoiselle Mabry, ce dernier pour sa "demoiselle" du moment, Betty Mabry, qui fera connaître sa verve funk salace avec le nom de son ex même après leur divorce).
Parce que c'est un album important dans le parcours et l'évolution stylistique de Miles mais, surtout, parce que c'est une excellent galette, Filles de Kilimanjaro est une aeuvre que tout amateur de jazz se doit de posséder, c'est aussi simple que ça.

1. Frelon Brun 5:39
2. Tout de Suite 14:07
3. Petits Machins 8:07
4. Filles de Kilimanjaro 12:03
5. Mademoiselle Mabry 16:32
Bonus
6. Tout de Suite (alternate take) 14:37

Miles Davis - trumpet
Wayne Shorter - tenor saxophone
Herbie Hancock - Fender Rhodes electric piano on tracks 1, 2, 4 & 6
Chick Corea - piano, RMI Electra-piano on tracks 3 & 5
Ron Carter - electric bass on tracks 1, 2, 4 & 6
Dave Holland - double bass on tracks 3 & 5
Tony Williams - drums


Filles de Kilimanjaro + Bonus
Filles de Kilimanjaro + Bonus
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 21,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Miles on the Move, 11 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Filles de Kilimanjaro + Bonus (CD)
C'est bien connu, si vous n'occupez pas un génie, il finit par s'ennuyer et, fatalement, à chercher par tous les moyens de s'occuper, à fomenter de nouveaux concepts, à approcher, et accrocher, de nouveaux sons. C'est exactement ce qu'il se passe pour Miles Davis quand, en 1968, sans doute parce qu'il se rendait compte qu'il lui fallait passer à autre chose après quelques années de relatif immobilisme créatif, il se lance dans une direction qui fera florès mais commence, présentement, tout juste à poindre : la jazz fusion (ou jazz rock comme on disait chez nous).
Bon, cette fois, on n'y est pas encore tout à fait (In a Silent Way, On the Corner ou Bitches Brew nous y amèneront pleinement) et le sujet avait déjà été effleuré le coup d'avant (Miles in the Sky) mais, indéniablement, il y a quelque chose et c'est une sacrée progression pour Miles. Et donc, avec un groupe essentiellement similaire (on y retrouve 4 instrumentistes déjà présents sur In the Sky), mu par une volonté de se transformer une fois encore, d'essayer une fois de plus de laisser sa belle marque sur un genre qu'il a déjà largement contribué à enrichir, Miles balance 5 thèmes qui font date, où l'improvisation funk vient le contester au jazz planant, où l'interaction jammante des performers les tire vers une vraie modernité avec une classe et un naturel à peine croyables considérant qu'ils en sont encore à s'y essayer et qu'il y arrivent même quand la marque dépasse largement les 10 minutes (Tout de Suite, Filles de Kilimanjaro, Mademoiselle Mabry, ce dernier pour sa "demoiselle" du moment, Betty Mabry, qui fera connaître sa verve funk salace avec le nom de son ex même après leur divorce).
Parce que c'est un album important dans le parcours et l'évolution stylistique de Miles mais, surtout, parce que c'est une excellent galette, Filles de Kilimanjaro est une aeuvre que tout amateur de jazz se doit de posséder, c'est aussi simple que ça.

1. Frelon Brun 5:39
2. Tout de Suite 14:07
3. Petits Machins 8:07
4. Filles de Kilimanjaro 12:03
5. Mademoiselle Mabry 16:32
Bonus
6. Tout de Suite (alternate take) 14:37

Miles Davis - trumpet
Wayne Shorter - tenor saxophone
Herbie Hancock - Fender Rhodes electric piano on tracks 1, 2, 4 & 6
Chick Corea - piano, RMI Electra-piano on tracks 3 & 5
Ron Carter - electric bass on tracks 1, 2, 4 & 6
Dave Holland - double bass on tracks 3 & 5
Tony Williams - drums


Filles de Kilimanjaro
Filles de Kilimanjaro
Prix : EUR 4,54

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Miles on the Move, 11 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Filles de Kilimanjaro (CD)
C'est bien connu, si vous n'occupez pas un génie, il finit par s'ennuyer et, fatalement, à chercher par tous les moyens de s'occuper, à fomenter de nouveaux concepts, à approcher, et accrocher, de nouveaux sons. C'est exactement ce qu'il se passe pour Miles Davis quand, en 1968, sans doute parce qu'il se rendait compte qu'il lui fallait passer à autre chose après quelques années de relatif immobilisme créatif, il se lance dans une direction qui fera florès mais commence, présentement, tout juste à poindre : la jazz fusion (ou jazz rock comme on disait chez nous).
Bon, cette fois, on n'y est pas encore tout à fait (In a Silent Way, On the Corner ou Bitches Brew nous y amèneront pleinement) et le sujet avait déjà été effleuré le coup d'avant (Miles in the Sky) mais, indéniablement, il y a quelque chose et c'est une sacrée progression pour Miles. Et donc, avec un groupe essentiellement similaire (on y retrouve 4 instrumentistes déjà présents sur In the Sky), mu par une volonté de se transformer une fois encore, d'essayer une fois de plus de laisser sa belle marque sur un genre qu'il a déjà largement contribué à enrichir, Miles balance 5 thèmes qui font date, où l'improvisation funk vient le contester au jazz planant, où l'interaction jammante des performers les tire vers une vraie modernité avec une classe et un naturel à peine croyables considérant qu'ils en sont encore à s'y essayer et qu'il y arrivent même quand la marque dépasse largement les 10 minutes (Tout de Suite, Filles de Kilimanjaro, Mademoiselle Mabry, ce dernier pour sa "demoiselle" du moment, Betty Mabry, qui fera connaître sa verve funk salace avec le nom de son ex même après leur divorce).
Parce que c'est un album important dans le parcours et l'évolution stylistique de Miles mais, surtout, parce que c'est une excellent galette, Filles de Kilimanjaro est une aeuvre que tout amateur de jazz se doit de posséder, c'est aussi simple que ça.

1. Frelon Brun 5:39
2. Tout de Suite 14:07
3. Petits Machins 8:07
4. Filles de Kilimanjaro 12:03
5. Mademoiselle Mabry 16:32
Bonus
6. Tout de Suite (alternate take) 14:37

Miles Davis - trumpet
Wayne Shorter - tenor saxophone
Herbie Hancock - Fender Rhodes electric piano on tracks 1, 2, 4 & 6
Chick Corea - piano, RMI Electra-piano on tracks 3 & 5
Ron Carter - electric bass on tracks 1, 2, 4 & 6
Dave Holland - double bass on tracks 3 & 5
Tony Williams - drums


Dialects
Dialects
Prix : EUR 12,63

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 One Man Show, 11 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dialects (CD)
Le one man show de Joe Zawinul ? Avec le concours de quelques utiles guests cependant mais, oui, c'est bien ça Di.a.lects, un opus qui suit la cessation d'activité de Weather Report de quelque mois, un preuve que ce monsieur-là n'avait finalement pas tant besoin que ça de ses talentueux comparses.
Parce qu'ici, simplement armé de ses synthétiseurs et de sa voix, et supporté par quelques voix invitées dont l'immense Bobby McFerrin, Joe Zawinul fait essentiellement tout. Il y en a qui douteront, pas de basse ? pas de batterie ? pas de cuivres, de la pérennité de la chose, autant le dire immédiatement, ils ont totalement, absolument, définitivement tort. Parce que Di.a.lects, tout accoutré d'électronique qu'il soit, est un authentique album de jazz, de jazz moderne mais de jazz tout de même, et un bon avec ça. De fait, il ne manque rien à l'opus qui ne lui soit préjudiciable et, au contraire, par la limitation d'un unique performer instrumental, il y développe une esthétique, une personnalité à nulle autre pareille. Avec une impeccable sélection de titres plus réussis les uns que les autres à commencer par Zeebop frontal et énergique, tout de percussions électroniques vêtu. Ailleurs, entre latin-jazzeries rondement menées (Waiting for the Rain, Carnavalito), synthétisme tout sauf handicapant (le court et planant The Great Empire), Zawinul épate et prouve que, essentiellement seul, il peut faire de la très bonne musique prenant ses libertés avec l'idiome sans jamais le trahir.
Qui aurait parié, au milieu de funestes années 80, alors que sa formation récemment séparée a trop longtemps tiré l'écheveau, que Zawinul nous convierait à une telle fête ? Pas grand monde mais les faits sont là et Di.a.lects, petit chef d'aeuvre largement méconnu, continuation inattendue et bienvenue d'un Weather Report sorti de l'actualité, est disponible pour tous ceux qui en doutait, une galette hautement recommandable.

1. The Harvest 6:04
2. Waiting for the Rain 7:38
3. Zeebop 4:50
4. The Great Empire 3:57
5. Carnavalito 6:18
6. 6 A.M./Walking on the Nile 7:06
7. Peace 6:49

Joe Zawinul - Synthesizers, Vocals
Bobby McFerrin - Improvised Vocals
Carl Anderson - Ensemble Voices
Dee Dee Bellson - Ensemble Voices
Alfie Silas - Ensemble Voices


Di-a-lects (1986)
Di-a-lects (1986)
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 25,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 One Man Show, 11 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Di-a-lects (1986) (CD)
Le one man show de Joe Zawinul ? Avec le concours de quelques utiles guests cependant mais, oui, c'est bien ça Di.a.lects, un opus qui suit la cessation d'activité de Weather Report de quelque mois, un preuve que ce monsieur-là n'avait finalement pas tant besoin que ça de ses talentueux comparses.
Parce qu'ici, simplement armé de ses synthétiseurs et de sa voix, et supporté par quelques voix invitées dont l'immense Bobby McFerrin, Joe Zawinul fait essentiellement tout. Il y en a qui douteront, pas de basse ? pas de batterie ? pas de cuivres, de la pérennité de la chose, autant le dire immédiatement, ils ont totalement, absolument, définitivement tort. Parce que Di.a.lects, tout accoutré d'électronique qu'il soit, est un authentique album de jazz, de jazz moderne mais de jazz tout de même, et un bon avec ça. De fait, il ne manque rien à l'opus qui ne lui soit préjudiciable et, au contraire, par la limitation d'un unique performer instrumental, il y développe une esthétique, une personnalité à nulle autre pareille. Avec une impeccable sélection de titres plus réussis les uns que les autres à commencer par Zeebop frontal et énergique, tout de percussions électroniques vêtu. Ailleurs, entre latin-jazzeries rondement menées (Waiting for the Rain, Carnavalito), synthétisme tout sauf handicapant (le court et planant The Great Empire), Zawinul épate et prouve que, essentiellement seul, il peut faire de la très bonne musique prenant ses libertés avec l'idiome sans jamais le trahir.
Qui aurait parié, au milieu de funestes années 80, alors que sa formation récemment séparée a trop longtemps tiré l'écheveau, que Zawinul nous convierait à une telle fête ? Pas grand monde mais les faits sont là et Di.a.lects, petit chef d'aeuvre largement méconnu, continuation inattendue et bienvenue d'un Weather Report sorti de l'actualité, est disponible pour tous ceux qui en doutait, une galette hautement recommandable.

1. The Harvest 6:04
2. Waiting for the Rain 7:38
3. Zeebop 4:50
4. The Great Empire 3:57
5. Carnavalito 6:18
6. 6 A.M./Walking on the Nile 7:06
7. Peace 6:49

Joe Zawinul - Synthesizers, Vocals
Bobby McFerrin - Improvised Vocals
Carl Anderson - Ensemble Voices
Dee Dee Bellson - Ensemble Voices
Alfie Silas - Ensemble Voices


ACME
ACME
Proposé par dvdpromo
Prix : EUR 29,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 New Blues, 10 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : ACME (CD)
4,5/5

Il y en a plein qui s'y sont essayé, avec des fortunes diverses d'ailleurs, revisiter le blues, ce genre à priori simpliste avec ses moods comparables et ses éternels trois accords, n'est pas une simple affaire. Il fallait bien la morgue, l'imagination et le talent du Jon Spencer Blues Explosion pour si bien le réussir, comme sur Acme, leur cru de 1998.
Bon, certains vous diront que ce satané Jon Spencer ne respecte rien, qu'il dénature souvent le blues au point de le rendre méconnaissable. Oui, et alors ? C'est pas cette vision différente, cette punkitude du bleu, cette recherche continuelle d'un son à la fois roots, moderne, sale et précis (oui, tout ça) que The Jon Spencer Blues Explosion a imposé son son, accompli sa mission revivaliste et révolutionnaire à la fois. Cette mission, ce sacerdoce, s'exprime par un son qui a certes évolué avec le temps mais est, cependant, toujours resté fidèle à une recherche esthétique d'une honnêteté à toute épreuve. Aussi, qu'importe qu'Acme glisse parfois vers l'électro, une première pour le trio, que le concours de moult producteurs et remixers (Steve Albini, Alec Empire, Jim Dickinson, Dan the Automator, et quelques autres) ainsi que de quelques guest ait été nécessaire pour accomplir la tâche, seul le résultat compte, et le résultat est bel et bien là dans cette galette délicieusement rétromoderniste où, si quelques highlights sortent du lot (le lent et lascif Magical Colors et son orgue glissant, le talkin' blues alien Talk About the Blues, le funky/zarbi Lovin' Machine, le charmant Blue Green Olga et la douce voix féminine de Jill Cunniff qui s'y est glissé), l'ensemble de la galette épate aussi par sa belle consistance.
Peut-être pas le meilleur Jon Spencer Blues Explosion, on penchera sans doute vers l'Extra Width de 1993, Acme n'en est pas loin une galette plus que solide, un album réellement inspiré, un objet musical qui mérite amplement le détour, bref, une belle trouvaille qui fera sans doute grincer les dents des amateurs de "vrai" blues mais ravira les autres.

1. Calvin 3:02
2. Magical Colors 4:10
3. Do You Want to Get Heavy 4:08
4. High Gear 2:07
5. Talk About the Blues 3:58
6. I Wanna Make It All Right 3:44
7. Lovin' Machine 3:45
8. Bernie 3:01
9. Blue Green Olga 3:40
10. Give Me a Chance 3:16
11. Desperate 3:18
12. Torture 4:08
13. Attack 3:10

Judah Bauer - guitar, voice
Russell Simins - drums
Jon Spencer - voice, guitar
&
Brass Monkey - horn section
Dan the Automator - scratching
Joel Diamond, Brian Weber - organ
Gregg Foreman, Nick Sansano - piano
Jeremy Jacobsen - organ, piano
Rick Lee - noise
Christopher Shaw - organ, synthesizer
Greg Talenfeld - harmonica, bakcing vocals
Jill Cunniff, Cristina Martinez, Lee "Scout" Ford, Audrey Rose, Hollis Queens, Jason Powell, Jerome "Rome" Cohen, Dexter Conyers - backing vocals


Acme
Acme

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 New Blues, 10 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Acme (CD)
4,5/5

Il y en a plein qui s'y sont essayé, avec des fortunes diverses d'ailleurs, revisiter le blues, ce genre à priori simpliste avec ses moods comparables et ses éternels trois accords, n'est pas une simple affaire. Il fallait bien la morgue, l'imagination et le talent du Jon Spencer Blues Explosion pour si bien le réussir, comme sur Acme, leur cru de 1998.
Bon, certains vous diront que ce satané Jon Spencer ne respecte rien, qu'il dénature souvent le blues au point de le rendre méconnaissable. Oui, et alors ? C'est pas cette vision différente, cette punkitude du bleu, cette recherche continuelle d'un son à la fois roots, moderne, sale et précis (oui, tout ça) que The Jon Spencer Blues Explosion a imposé son son, accompli sa mission revivaliste et révolutionnaire à la fois. Cette mission, ce sacerdoce, s'exprime par un son qui a certes évolué avec le temps mais est, cependant, toujours resté fidèle à une recherche esthétique d'une honnêteté à toute épreuve. Aussi, qu'importe qu'Acme glisse parfois vers l'électro, une première pour le trio, que le concours de moult producteurs et remixers (Steve Albini, Alec Empire, Jim Dickinson, Dan the Automator, et quelques autres) ainsi que de quelques guest ait été nécessaire pour accomplir la tâche, seul le résultat compte, et le résultat est bel et bien là dans cette galette délicieusement rétromoderniste où, si quelques highlights sortent du lot (le lent et lascif Magical Colors et son orgue glissant, le talkin' blues alien Talk About the Blues, le funky/zarbi Lovin' Machine, le charmant Blue Green Olga et la douce voix féminine de Jill Cunniff qui s'y est glissé), l'ensemble de la galette épate aussi par sa belle consistance.
Peut-être pas le meilleur Jon Spencer Blues Explosion, on penchera sans doute vers l'Extra Width de 1993, Acme n'en est pas loin une galette plus que solide, un album réellement inspiré, un objet musical qui mérite amplement le détour, bref, une belle trouvaille qui fera sans doute grincer les dents des amateurs de "vrai" blues mais ravira les autres.

1. Calvin 3:02
2. Magical Colors 4:10
3. Do You Want to Get Heavy 4:08
4. High Gear 2:07
5. Talk About the Blues 3:58
6. I Wanna Make It All Right 3:44
7. Lovin' Machine 3:45
8. Bernie 3:01
9. Blue Green Olga 3:40
10. Give Me a Chance 3:16
11. Desperate 3:18
12. Torture 4:08
13. Attack 3:10

Judah Bauer - guitar, voice
Russell Simins - drums
Jon Spencer - voice, guitar
&
Brass Monkey - horn section
Dan the Automator - scratching
Joel Diamond, Brian Weber - organ
Gregg Foreman, Nick Sansano - piano
Jeremy Jacobsen - organ, piano
Rick Lee - noise
Christopher Shaw - organ, synthesizer
Greg Talenfeld - harmonica, bakcing vocals
Jill Cunniff, Cristina Martinez, Lee "Scout" Ford, Audrey Rose, Hollis Queens, Jason Powell, Jerome "Rome" Cohen, Dexter Conyers - backing vocals


Acme
Acme
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 New Blues, 10 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Acme (CD)
4,5/5

Il y en a plein qui s'y sont essayé, avec des fortunes diverses d'ailleurs, revisiter le blues, ce genre à priori simpliste avec ses moods comparables et ses éternels trois accords, n'est pas une simple affaire. Il fallait bien la morgue, l'imagination et le talent du Jon Spencer Blues Explosion pour si bien le réussir, comme sur Acme, leur cru de 1998.
Bon, certains vous diront que ce satané Jon Spencer ne respecte rien, qu'il dénature souvent le blues au point de le rendre méconnaissable. Oui, et alors ? C'est pas cette vision différente, cette punkitude du bleu, cette recherche continuelle d'un son à la fois roots, moderne, sale et précis (oui, tout ça) que The Jon Spencer Blues Explosion a imposé son son, accompli sa mission revivaliste et révolutionnaire à la fois. Cette mission, ce sacerdoce, s'exprime par un son qui a certes évolué avec le temps mais est, cependant, toujours resté fidèle à une recherche esthétique d'une honnêteté à toute épreuve. Aussi, qu'importe qu'Acme glisse parfois vers l'électro, une première pour le trio, que le concours de moult producteurs et remixers (Steve Albini, Alec Empire, Jim Dickinson, Dan the Automator, et quelques autres) ainsi que de quelques guest ait été nécessaire pour accomplir la tâche, seul le résultat compte, et le résultat est bel et bien là dans cette galette délicieusement rétromoderniste où, si quelques highlights sortent du lot (le lent et lascif Magical Colors et son orgue glissant, le talkin' blues alien Talk About the Blues, le funky/zarbi Lovin' Machine, le charmant Blue Green Olga et la douce voix féminine de Jill Cunniff qui s'y est glissé), l'ensemble de la galette épate aussi par sa belle consistance.
Peut-être pas le meilleur Jon Spencer Blues Explosion, on penchera sans doute vers l'Extra Width de 1993, Acme n'en est pas loin une galette plus que solide, un album réellement inspiré, un objet musical qui mérite amplement le détour, bref, une belle trouvaille qui fera sans doute grincer les dents des amateurs de "vrai" blues mais ravira les autres.

1. Calvin 3:02
2. Magical Colors 4:10
3. Do You Want to Get Heavy 4:08
4. High Gear 2:07
5. Talk About the Blues 3:58
6. I Wanna Make It All Right 3:44
7. Lovin' Machine 3:45
8. Bernie 3:01
9. Blue Green Olga 3:40
10. Give Me a Chance 3:16
11. Desperate 3:18
12. Torture 4:08
13. Attack 3:10

Judah Bauer - guitar, voice
Russell Simins - drums
Jon Spencer - voice, guitar
&
Brass Monkey - horn section
Dan the Automator - scratching
Joel Diamond, Brian Weber - organ
Gregg Foreman, Nick Sansano - piano
Jeremy Jacobsen - organ, piano
Rick Lee - noise
Christopher Shaw - organ, synthesizer
Greg Talenfeld - harmonica, bakcing vocals
Jill Cunniff, Cristina Martinez, Lee "Scout" Ford, Audrey Rose, Hollis Queens, Jason Powell, Jerome "Rome" Cohen, Dexter Conyers - backing vocals


Sublime
Sublime
Prix : EUR 15,39

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Joyeuse fusion, 10 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sublime (CD)
De la bonne humeur pour de tristes circonstances parce que, quand sort ce Sublime éponyme, leur troisième en fait, Bradley Nowell, le talentueux leader de la formation, s'est éteint depuis deux mois déjà. C'est donc d'une œuvre posthume dont il s'agit, et de l'histoire d'un beau gâchis accessoirement parce que, quel album, mazette !
Et quelle fusion parce que, l'air de rien, Sublime marie ici beaucoup de genres sans jamais donner l'impression de vouloir en rajouter, sans effort et, à vrai dire avec un classe folle. La base, évidemment, enfin pour ceux qui connaissent leurs deux albums précédents (40 Oz To Freedom et Robbin' the Hood), est ska et punk mélodique, là dessus, le trio ajoute moult éléments qui s'y imbriquent comme à merveille. Aussi retrouve-t-on du funk (le très cool ska/funk Santeria et sa distrayante basse baladeuse), du hip-hop (What I Got, un vrai tube en plus !, et encore plus sur April 29, 1992 (Miami)), un chouia de blues (ce lick à l'acoustique sur What I Got, excellent !, Under My Voodoo et sa guitare hendrixienne en diable), du reggae bien sûr puisque c'est un rejeton direct de leur ska chéri (sur un Garden Groove bien dub ou un Jailhouse plus frontalement reggae sans être roots pour autant) et quelques autres douceurs encore qu'on ne dévoilera pas, pour ne pas trop gâcher la belle surprise. Rajoutez à ça des textes malins et souvent rigolos, mais parfois plus concernés par le monde qui les entoure aussi, une production, signée par Paul Leary et David Kahne, qui sait mettre en valeur la qualité des compositions ET des performances de musiciens qui, sans jamais être vainement démonstratifs, ont une vraie maîtrise de leur sujet, et ont su s'entourer de quelques guests largement utilisées sans être envahissantes et même, petit bonbon pour pousser tout ça, de détourner le Summertime de Gershwin en mode trip-hop carcéral (Doin' Time). Et puis, l'album est tellement généreux que vous pourrez, si tel est votre choix, zapper les quelques furieuse hardcore-punkeries, il restera encore beaucoup de matière, et quelle matière !
L'album, pourtant pas supporté par une tournée promotionnelle pour d'évidentes raisons, connaîtra un beau succès, un succès testament du talent d'un Bradley Nowell, qui aurait mieux fait de rester loin de la piquouze, et de son impeccable trio. Pour dire, presque 20 ans plus tard, malgré qu'on tienne indéniablement une œuvre bien de son temps, ça n'a pas pris une ride !

1. Garden Grove 4:22
2. What I Got 2:51
3. Wrong Way 2:16
4. Same in the End 2:36
5. April 29, 1992 (Miami) 3:53
6. Santeria 3:03
7. Seed 2:10
8. Jailhouse 4:53
9. Pawn Shop 6:06
10. Paddle Out 1:15
11. The Ballad of Johnny Butt 2:11
12. Burritos 3:55
13. Under My Voodoo 3:25
14. Get Ready 4:50
15. Caress Me Down 3:31
16. What I Got (Reprise) 3:01
17. Doin' Time 4:14

Bradley Nowell - vocals, guitar, organ, synthesizer
Eric Wilson - bass, synthesizer
Bud Gaugh - drums, percussion
&
DJ Smash - turntables, percussion
Marshall Goodman - turntables, percussion, drums, drum programming
Michael "Miguel" Happoldt - guitar, space echo
David Kahne - organ, piano
Paul Leary - guitar
Todd Forman - saxophone
Jon Blondell - trombone
Lou Dog - Band Dalmatian


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