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Contenu rédigé par Stefan
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Commentaires écrits par
Stefan (Paris, France)
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I am Mountain
I am Mountain
Proposé par Expédition Express
Prix : EUR 12,72

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'ouverture, 22 avril 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : I am Mountain (CD)
On ne va pas se mentir, 99% de la scène musicale chrétienne américaine est d'une énorme nullité, de ses groupes de "metal" à côté de la plaque et généralement limité à un metalcore de toute manière passé de mode à un rock alternatif post-grunge à faire passer Stone Sour ou Nickelback pour les héritiers du savoir-faire le plus sophistiqué, c'est dire ! A croire qu'un chrétien qui fait de la musique "à (son) message" doive forcément tomber dans toutes les chausse-trappes du mauvais goût et dans le recyclage systématique d'icelui, qui plus est. Mais il y a des exceptions, des formations qui, sans une étude particulièrement rapprochée de leur contenu textuel, pourraient passer pour autre chose que des zélotes tellement préoccupés par l'amour de Jesus qu'ils en oublient que, fondamentalement, c'est de musique dont il s'agit...

Et donc, la bonne nouvelle avec Güngör, collectif mené par le couple Michael et Lisa Gungor, c'est que le prêchi-prêcha, relativement plus discret que chez pas mal de leurs condisciples, n'occulte pas les aspirations musicales réussies.
En l'occurrence, avec un opus nettement plus expérimental que leur précédente production (deux albums et un live) sans en devenir inabordable, Güngör poursuit son évolution autour d'un post-rock poppisé de belle facture. Indéniablement, le groupe est influencé par Sigur Ros mais sait ne pas cloner son modèle trouvant sa propre voix et voie dans une expression plus terrienne et américaine, Güngor ne refusant pas quelques emprunts à la folk et country de son pays, du même matériau de base. Force est de constater que, débarrassé des lourdeurs religieuses qui empesaient leur musique de relents difficilement supportables au laïque hexagonal de base, on marche facilement dans la combine parce que d'un I Am Mountain joliment troussé au crescendo salvateur, d'un Beat of Her Heart aux accroches flamencas et americanas, d'un Wandering en jazz processionnel électronique, d'un God and Country western et nerveux, d'un interlude ambient et habité (Hither and Yon) bien enchainé sur une ballade introspective en progression (Yesternite), c'est à de la musique recherchée et mélodique fonctionnant parfaitement à laquelle nous avons affaire. Le cocktail marche moins quand le parti-pris semble glisser vers des préoccupations dansantes que le groupe maîtrise moins, sonnant parfois presque comme un mauvais boys band autotuné (l'affreux Let It Go, par exemple), ce qui n'arrive heureusement que peu souvent sur un album globalement plutôt très réussi.

Avec I Am Mountain et en s'affranchissant apparemment de son lien clérical et misant sur l'ouverture, tant musicale que d'esprit, Güngör réussit son plus bel album. Pourvu que ça dure !

1. I Am Mountain 4:08
2. Beat of Her Heart 4:18
3. Long Way Off 4:37
4. Wandering 3:58
5. Let It Go 3:39
6. Wayward and Torn 2:03
7. God and Country 4:23
8. Hither and Yon 1:58
9. Yesternite 3:58
10. The Best Part 3:50
11. Finally 5:01
12. Upside Down 8:01

Michael Gungor - vocals, guitar, bass, banjo, mandolin, keys, percussion, programming
Lisa Gungor - vocals, keys, synth, percussion
John Arndt - piano, keys, synth, wurlitzer, organ, percussion
Robert Gungor - synth, keys, piano
Aaron Sterling - drums, percussion
Terence Clark - percussion, bgv
Chad Copelin - bass, synth bass, programming
David Gungor - bass
Cara Fox - cello, gang vocals
Isaac Roman - violin, gang vocals
Michael Rossback, Chara Bultman - gang vocals


Super Session + Bonus Track
Super Session + Bonus Track
Prix : EUR 11,13

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Super groupe !, 21 avril 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Super Session + Bonus Track (CD)
Quand Mike Bloomfield (Paul Butterfield, Electric Flag), Al Kooper (comme Bloomfield, un des artificiers du passage à l'électricité de Bob Dylan) et Stephen "Steve" Stills (Buffalo Springfield, évidemment futur Crosby, Still, Nash & Young) se rencontrent (enfin, presque) pour faire de la musique ça donne ? De l'excellente musique, bien sûr !

Du coup on se dit que le nom de Super Session, qui franchement fait un peu "vente forcée", n'est en fait qu'un juste avertissement du festival qui attend l'auditeur. Parce qu'une super session, c'en est indéniablement une, avec trois fines lames encore pleines de la sève de leur jeunesse mais avec déjà suffisamment d'expérience pour savoir exactement ce qu'ils font et où ils souhaitent aller ou, du moins, en donne l'impression par leur incroyable sens de leur musique, instinctif ou pas. Parce qu'il faut de l'instinct, en plus de l'évident talent, pour boucler pareil tour de force en neuf petites heures (!).
Musicalement, c'est, en résumé, de blues électrique dont il s'agit, un genre qui doit beaucoup à quelques jeunes agités britanniques mais prend, ici comme dans quelques albums contemporains, un tout autre essor. Si c'est Kooper qui est à l'origine du projet et semble souvent tenir la baraque, la véritable star de la captation est indéniablement un Bloomfield jouant d'égal à égal avec les plus fines galettes de son temps (Hendrix en particulier), aisément reconnaissable et éblouissant du début à la fin de sa face, la première et, bonheur d'une réédition pour le coup brillamment bonussée, sur 3 titres supplémentaires pour encore plus de plaisir. Du coup, la performance de Stills, qui est de belle qualité à n'en pas douter, parait quelque peu pâlotte comparée à celle de son devancier. Il faut dire aussi que Stills débarqua en catastrophe, remplaçant dans un genre qui n'est pas sa prédilection et au pied levé un Bloomfield incapable de compléter la session pour des raisons de santé selon la version officielle. Bref, le style de Stills, plus aérien, plus ensoleillé, tranche forcément avec le bouillonnement parfois presque (free) jazz de Bloomfield (His Holy Modal Majesty et ses influences coltraniennes), l'album y gagne en variété ce qu'il y perd, obligatoire revers de la médaille, en concision... Mais pas en qualité, elle est bien là, de la première à la dernière note de ce "jammy" festin bleu et feu.

Plus de 45 ans après sa sortie, sans doute plus assez célébrée qu'elle le mériterait, la Super Session de Mike Bloomfield, Al Kooper et Stephen Stills demeure, en plus d'une étape essentielle dans le développement de la "pop" musique, un aeuvre blues essentielle à tout amateur du genre.

Al Kooper -- vocals, piano, organ, ondioline, electric guitar, twelve-string guitar
Mike Bloomfield -- guitars on side one, reissue tracks 10, 12, 13
Stephen Stills -- guitars on side two, reissue track 11
Barry Goldberg -- electric piano on "Albert's Shuffle" and "Stop"
Harvey Brooks -- bass
Eddie Hoh -- drums, percussion
autres musiciens (cuivres) inconnus.


Jean-Louis Murat : Parfum d'acacia au jardin - Édition Limitée Digipack [Inclus un CD Bonus]
Jean-Louis Murat : Parfum d'acacia au jardin - Édition Limitée Digipack [Inclus un CD Bonus]
DVD ~ Jean-Louis Murat

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Jean-Louis en toute intimité, 19 avril 2014
Quelque part entre le massif et excellent Lilith et le petit, précieux, pop et recommandé aussi A Bird On A Poire (collaboration avec son bassiste également membre d'AS Dragon, Fred Jimenez compositeur, et la vocaliste d'Elysian Fields, Jennifer Charles), Jean-Louis Murat réunit une petite équipe habituelle et joue, live en studio le 3 décembre 2003, quelques compositions inédites de son cru sous l'aeil du réalisateur Don Kent.

Quant on le questionne à l'époque sur sa frénésie d'enregistrement, seulement six mois s'étant écoulés depuis son précédent opus et le suivant étant déjà annoncé, Jean-Louis Murat répond qu'il ne fait que son métier qui se trouve être aussi, surtout !, sa passion. De fait, on entend la passion du musicien dans ces interprétations brutes de décoffrages d'un projet vite bouclé puisque n'ayant pas, non plus, nécessité un énorme travail de répétition.
A l'instinct, cette équipe se trouve bien parce qu'elle se connaît parfaitement, et ce n'est pas l'addition d'une petite nouvelle, Camille qui a fait la carrière que l'on sait depuis mais n'avait alors qu'un album à son actif, qui viendra troubler cet état de fait, instinctive justement, la demoiselle s'intègre sans soucis et apporte même clairement sa pierre à un édifice de (fausse ?) simplicité qu'on qualifiera de chanson rock (base rock mais avec les paroles et la voix...) avec un Murat de plus en plus éloigné de son image de dandy désespéré un peu trop bellâtre pour être honnête, de plus en plus proche de quelques grands anciens dont on sait depuis longtemps qu'ils font partie de son panthéon musical (Springsteen ou Neil Young). C'est le meilleur Murat justement, ça tombe bien !
A l'image de la musique, le filmage choisi par Kent ne déploie pas d'effets de manche excessifs et se contente d'être là, au milieu de musiciens en plein exercice créatif, petit espion vite oublié témoignant de l'expérience. Pour le coup, c'est parfait. Et encore plus dans l'édition limitée avec CD audio bonus proposant quelques morceaux qui n'ont pas passé le "cut" tout en étant de belle qualité et inspiration ou des versions alternatives pas inutiles.

Parfum d'Acacia au Jardin ? C'est Jean-Louis Murat en toute intimité, l'expression d'un auteur, compositeur et interprète unique du PaMF (paysage musical français), artisan passionné et passionnant dont chaque apparition mérite le détour, ici aussi, évidemment.

DVD
1. Parfum d'acacia au jardin 6:01
2. La petite idée derrière la tête 6:59
3. Ce qui n'est pas donné est perdu 6:32
4. Au cabaret 4:15
5. Call baby call 4:11
6. Fille d'or sur le chemin 3:35
7. Ton pire ennemi 7:13
8. Elle avait le béguin pour moi 4:22
9. En souvenir de Jade 7:16
10. Dix mille (Jean) Louis d'or 5:05
11. Plus vu de femmes 5:56
12. On se découvre en regardant 2:35
13.Qu'entends-tu de moi que je n'entends pas 6:24

CD (bonus audio)
01. On se découvre en regardant 6:04
02. La petite idée derrière la tête (guiatre-voix) 3:36
03. En souvenir de Jade 8:07
04. Elle avait le béguin pour moi 5:55
05. Chappaquiddick 3:41
06. La petite idée derrière la tête 7:04
07. Marquis 5:02

Jean-Louis Murat - chant, guitare, piano, harmonica
Fred Jimenez - basse
Stéphane Reynaud - batterie
Camille - chaeurs
Christophe Pie - claviers, guitare


En scène au théatre Grévin 1986
En scène au théatre Grévin 1986
Prix : EUR 11,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La cire à l'acide, 18 avril 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : En scène au théatre Grévin 1986 (CD)
Ultime spectacle, mais seulement second publiquement disponible, le Desproges en scène au Théâtre Grévin est aussi son sommet dans l'exercice.

Parce que si la formule, qui n'a fondamentalement pas vraiment changé, Desproges restant Desproges (c'est heureux), bénéficie d'une aise accrue sur les planches et d'une qualité de plume encore plus éblouissante, dont des élans humanistes encore plus touchants (Rachid) qui contribuent aux émotions, le rire en étant une et non des moindres, l'indignation (passagère) en étant une autre, le visionneur ou auditeur, tout support se valant avec des mots si bien sentis, en ressort avec des idées plein la tête, du rire plein le cœur et le seul désespoir qu'une si brillante carrière ait ainsi été fauchée par ce diable de crabe, sujet récurrent de la prose de Desproges, d'ailleurs, qui pourtant n'en savait rien jusqu'à la fin...

Si un bon quart de siècle après sa si prématurée disparition, Pierre Desproges reste un succès d'édition, pas de doute !, c'est qu'on tenait bien là un artiste et auteur supérieurement dotée par Mère Nature. C'est évident dans quasiment tout ce qu'il fit et éclatant présentement.


En scène au théatre Fontaine 1984
En scène au théatre Fontaine 1984
Prix : EUR 12,11

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 In Vivo Vachitas, 18 avril 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : En scène au théatre Fontaine 1984 (CD)
C'est sur l'insistance, et avec le concours, de Guy Bedos (que l'on remercie bien bas) que Pierre Desproges reprendra la scène. Il s'était bien essayé à l'exercice dans la seconde moitié des années 70 avec, notamment Thierry Le Luron et Evelyne Grandjean mais aussi en one man show dans un quartier Mouffetard qu'il connaissait bien.

Et donc, 1984, Théâtre Fontaine, un vrai théâtre populaire, où se sont succédés ou se succèderont Jean-Marc Thibaut et Roger Pierre, Louis de Funès, Patachou ou Pierre Palmade, un comble pour un auteur et être humain ne goûtant que modérément au spectacle de masse typiquement nivelé par le bas. Mais la salle est bien pleine et le public réceptif à ses pitreries spirituelles où une profonde défiance envers tout ce qui cadre trop bien est joyeusement vilipendé au gré de sketches finement ciselés et interprétés avec tout l'art d'un être inhumain trop humain. Parce que Pierre en plus d'être supérieurement drôle dans son détachement faussement élitiste est un être sensible jouant de la provocation comme arme de destruction massives des zygomatiques tétanisés, et du désespoir et de l'auto-dépréciation, de l'autodérision comme une mise au pinacle.

Et s'il n'y a pas d'image dans cette captation audio (qui existe aussi en DVD), Desproges y est suffisamment expressif pour qu'on y goute avec un réel bonheur. Et dire qu'il fera encore mieux au Théâtre Grévin !


Les Réquisitoires Vol.6
Les Réquisitoires Vol.6
Prix : EUR 11,97

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Pris en flagrant délire !, 18 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Réquisitoires Vol.6 (CD)
Enregistrés lors du Tribunal des Flagrants Délires de France Inter entre 1980 et 1983, l'opulente collection de 6 CDs bien garnis est évidemment extrêmement drôle, finement écrite mais un peu potache quand même parce qu'on est là pour divertir, et avec souvent du sens.

Parce que Desproges en procureur, attaquant de ses saillies drolatiques et de ses traits d'esprits irrésistibles un invité qui en redemande, c'est tout de même quelque chose ! Fleuron de l'humour français, parce qu'il est français et même limousin et francilien, ça fait beaucoup !, on se dit que Desproges aurait sans doute beaucoup de mal, aujourd'hui, à se glisser dans le costume de rigueur de l'amuseur bien-pensant lui qui était, avant tout, un esprit frondeur et un libre penseur ne choquant jamais que pour stimuler l'hilarité de l'auditeur et agiter les idées reçues. Evidemment toutes les qualités de l'homme se retrouvent dans ses réquisitoires pour de rire quoique, parfois... On peut rire de tout mais pas avec tout le monde, n'est-ce pas ? Ainsi, quant un mardi 28 septembre 1982 un certain borgne d'obédience racisto-nationale est reçu, Desproges s'interroge magistralement sur les limites de l'exercice humoristique radiophonique dans lequel il excelle.
L'autre limite de l'exercice, à laquelle Pierre ne pouvait pas grand chose, est sa temporalité et donc son grand risque d'obsolescence parce que si la notoriété de certains invités transcende les générations et les époques d'autres ne parleront que peu aux plus jeunes générations.

Reste que, puisque c'est d'un spectacle radiophonique enregistré en public dont il s'agit, de l'interprétation à, évidemment !, l'écriture qui, même dans le plus anecdotique de ses réquisitoires mérite votre vive attention Desproges déroule sa classe d'auteur hors norme et déclenchera, à n'en pas douter, moult "tétanisations crispées des zygomatiques", ce qui est l'essentiel, finalement.


Les Réquisitoires Vol.5
Les Réquisitoires Vol.5
Prix : EUR 11,48

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Pris en flagrant délire !, 18 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Réquisitoires Vol.5 (CD)
Enregistrés lors du Tribunal des Flagrants Délires de France Inter entre 1980 et 1983, l'opulente collection de 6 CDs bien garnis est évidemment extrêmement drôle, finement écrite mais un peu potache quand même parce qu'on est là pour divertir, et avec souvent du sens.

Parce que Desproges en procureur, attaquant de ses saillies drolatiques et de ses traits d'esprits irrésistibles un invité qui en redemande, c'est tout de même quelque chose ! Fleuron de l'humour français, parce qu'il est français et même limousin et francilien, ça fait beaucoup !, on se dit que Desproges aurait sans doute beaucoup de mal, aujourd'hui, à se glisser dans le costume de rigueur de l'amuseur bien-pensant lui qui était, avant tout, un esprit frondeur et un libre penseur ne choquant jamais que pour stimuler l'hilarité de l'auditeur et agiter les idées reçues. Evidemment toutes les qualités de l'homme se retrouvent dans ses réquisitoires pour de rire quoique, parfois... On peut rire de tout mais pas avec tout le monde, n'est-ce pas ? Ainsi, quant un mardi 28 septembre 1982 un certain borgne d'obédience racisto-nationale est reçu, Desproges s'interroge magistralement sur les limites de l'exercice humoristique radiophonique dans lequel il excelle.
L'autre limite de l'exercice, à laquelle Pierre ne pouvait pas grand chose, est sa temporalité et donc son grand risque d'obsolescence parce que si la notoriété de certains invités transcende les générations et les époques d'autres ne parleront que peu aux plus jeunes générations.

Reste que, puisque c'est d'un spectacle radiophonique enregistré en public dont il s'agit, de l'interprétation à, évidemment !, l'écriture qui, même dans le plus anecdotique de ses réquisitoires mérite votre vive attention Desproges déroule sa classe d'auteur hors norme et déclenchera, à n'en pas douter, moult "tétanisations crispées des zygomatiques", ce qui est l'essentiel, finalement.


Les Réquisitoires du tribunal des flagrants délires Vol.4
Les Réquisitoires du tribunal des flagrants délires Vol.4
Prix : EUR 20,34

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5.0 étoiles sur 5 Pris en flagrant délire !, 18 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Réquisitoires du tribunal des flagrants délires Vol.4 (CD)
Enregistrés lors du Tribunal des Flagrants Délires de France Inter entre 1980 et 1983, l'opulente collection de 6 CDs bien garnis est évidemment extrêmement drôle, finement écrite mais un peu potache quand même parce qu'on est là pour divertir, et avec souvent du sens.

Parce que Desproges en procureur, attaquant de ses saillies drolatiques et de ses traits d'esprits irrésistibles un invité qui en redemande, c'est tout de même quelque chose ! Fleuron de l'humour français, parce qu'il est français et même limousin et francilien, ça fait beaucoup !, on se dit que Desproges aurait sans doute beaucoup de mal, aujourd'hui, à se glisser dans le costume de rigueur de l'amuseur bien-pensant lui qui était, avant tout, un esprit frondeur et un libre penseur ne choquant jamais que pour stimuler l'hilarité de l'auditeur et agiter les idées reçues. Evidemment toutes les qualités de l'homme se retrouvent dans ses réquisitoires pour de rire quoique, parfois... On peut rire de tout mais pas avec tout le monde, n'est-ce pas ? Ainsi, quant un mardi 28 septembre 1982 un certain borgne d'obédience racisto-nationale est reçu, Desproges s'interroge magistralement sur les limites de l'exercice humoristique radiophonique dans lequel il excelle.
L'autre limite de l'exercice, à laquelle Pierre ne pouvait pas grand chose, est sa temporalité et donc son grand risque d'obsolescence parce que si la notoriété de certains invités transcende les générations et les époques d'autres ne parleront que peu aux plus jeunes générations.

Reste que, puisque c'est d'un spectacle radiophonique enregistré en public dont il s'agit, de l'interprétation à, évidemment !, l'écriture qui, même dans le plus anecdotique de ses réquisitoires mérite votre vive attention Desproges déroule sa classe d'auteur hors norme et déclenchera, à n'en pas douter, moult "tétanisations crispées des zygomatiques", ce qui est l'essentiel, finalement.


Les Réquisitoires du tribunal des flagrants délires Vol.3
Les Réquisitoires du tribunal des flagrants délires Vol.3

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5.0 étoiles sur 5 Pris en flagrant délire !, 18 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Réquisitoires du tribunal des flagrants délires Vol.3 (CD)
Enregistrés lors du Tribunal des Flagrants Délires de France Inter entre 1980 et 1983, l'opulente collection de 6 CDs bien garnis est évidemment extrêmement drôle, finement écrite mais un peu potache quand même parce qu'on est là pour divertir, et avec souvent du sens.

Parce que Desproges en procureur, attaquant de ses saillies drolatiques et de ses traits d'esprits irrésistibles un invité qui en redemande, c'est tout de même quelque chose ! Fleuron de l'humour français, parce qu'il est français et même limousin et francilien, ça fait beaucoup !, on se dit que Desproges aurait sans doute beaucoup de mal, aujourd'hui, à se glisser dans le costume de rigueur de l'amuseur bien-pensant lui qui était, avant tout, un esprit frondeur et un libre penseur ne choquant jamais que pour stimuler l'hilarité de l'auditeur et agiter les idées reçues. Evidemment toutes les qualités de l'homme se retrouvent dans ses réquisitoires pour de rire quoique, parfois... On peut rire de tout mais pas avec tout le monde, n'est-ce pas ? Ainsi, quant un mardi 28 septembre 1982 un certain borgne d'obédience racisto-nationale est reçu, Desproges s'interroge magistralement sur les limites de l'exercice humoristique radiophonique dans lequel il excelle.
L'autre limite de l'exercice, à laquelle Pierre ne pouvait pas grand chose, est sa temporalité et donc son grand risque d'obsolescence parce que si la notoriété de certains invités transcende les générations et les époques d'autres ne parleront que peu aux plus jeunes générations.

Reste que, puisque c'est d'un spectacle radiophonique enregistré en public dont il s'agit, de l'interprétation à, évidemment !, l'écriture qui, même dans le plus anecdotique de ses réquisitoires mérite votre vive attention Desproges déroule sa classe d'auteur hors norme et déclenchera, à n'en pas douter, moult "tétanisations crispées des zygomatiques", ce qui est l'essentiel, finalement.


Les Réquisitoires du tribunal des flagrants délires Vol.2
Les Réquisitoires du tribunal des flagrants délires Vol.2
Prix : EUR 11,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Pris en flagrant délire !, 18 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Réquisitoires du tribunal des flagrants délires Vol.2 (CD)
Enregistrés lors du Tribunal des Flagrants Délires de France Inter entre 1980 et 1983, l'opulente collection de 6 CDs bien garnis est évidemment extrêmement drôle, finement écrite mais un peu potache quand même parce qu'on est là pour divertir, et avec souvent du sens.

Parce que Desproges en procureur, attaquant de ses saillies drolatiques et de ses traits d'esprits irrésistibles un invité qui en redemande, c'est tout de même quelque chose ! Fleuron de l'humour français, parce qu'il est français et même limousin et francilien, ça fait beaucoup !, on se dit que Desproges aurait sans doute beaucoup de mal, aujourd'hui, à se glisser dans le costume de rigueur de l'amuseur bien-pensant lui qui était, avant tout, un esprit frondeur et un libre penseur ne choquant jamais que pour stimuler l'hilarité de l'auditeur et agiter les idées reçues. Evidemment toutes les qualités de l'homme se retrouvent dans ses réquisitoires pour de rire quoique, parfois... On peut rire de tout mais pas avec tout le monde, n'est-ce pas ? Ainsi, quant un mardi 28 septembre 1982 un certain borgne d'obédience racisto-nationale est reçu, Desproges s'interroge magistralement sur les limites de l'exercice humoristique radiophonique dans lequel il excelle.
L'autre limite de l'exercice, à laquelle Pierre ne pouvait pas grand chose, est sa temporalité et donc son grand risque d'obsolescence parce que si la notoriété de certains invités transcende les générations et les époques d'autres ne parleront que peu aux plus jeunes générations.

Reste que, puisque c'est d'un spectacle radiophonique enregistré en public dont il s'agit, de l'interprétation à, évidemment !, l'écriture qui, même dans le plus anecdotique de ses réquisitoires mérite votre vive attention Desproges déroule sa classe d'auteur hors norme et déclenchera, à n'en pas douter, moult "tétanisations crispées des zygomatiques", ce qui est l'essentiel, finalement.


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