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Contenu rédigé par STEFAN
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Commentaires écrits par
STEFAN (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

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Bringing It All Back Home
Bringing It All Back Home
Prix : EUR 5,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 House of Rising Folk, 1 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bringing It All Back Home (CD)
Moins révolutionnaire qu'Highway 61 Revisited, vous savez l'album du passage à l'électricité, Bringing It All Back Home, album transitoire s'il en fut, ouvre de nouvelles pistes à un Bob Dylan qui s'est, jusque là, contenté d'être sagement folk et protestataire, exactement ce que son auditoire d'alors attend de lui.
Mais Bob a d'autres idées en tête et commence sérieusement de se sentir à l'étroit dans le cadre limité d'une expression purement acoustique de son art, il a aussi d'autres ambitions textuelles que d'être un baladin pour la cause du jour. Du coup, sept petits mois après un universellement acclamé Another Side Of Bob Dylan, un album où le Zim' est encore seul à bord, l'artiste se prend-il de l'envie de s'entourer d'autres instrumentistes et, pourquoi pas puisque la technique lui permet encore d'étendre son spectre, d'y ajouter un soupçon d'électricité. Pas de quoi faire fuir le folk chaland cependant, on reste, à de rares exceptions près, dans la continuité de ce que produisait Bob seul. Mais bon, le germe est là qui ne fera que se développer majestueusement dans l'opus à venir, bientôt, dans cinq mois seulement (ha ! les sixties et leur rythme effréné !).
Le germe est là, la qualité aussi. Sur la lancée de ses trois précédentes galettes (étant entendu que la première, éponyme, surtout constituée de reprises et de traditionnels, ne saurait totalement compter), Bob Dylan réussit l'impossible, continuer de produire des chansons d'exception telles que, présentement, Subterranean Homesick Alien, un classique instantané, Maggie's Farm, une chanson d'une brillante intelligence textuelle qui plus est, Bob Dylan's 115th Dream, délire surréaliste de première bourre, Mr. Tambourine Man bien sûr, souvent repris (même avant sa sortie par Bob, voir l'album Odetta Sings Dylan sorti deux mois plus tôt), ou encore, pour ne pas citer l'entièreté de la tracklist, le délicat It's All Over Now Baby Blue. et, évidemment, le chef d'aeuvre absolu qu'est It's Alright, Ma (I'm Only Bleeding)... Une époustouflante collection bien mise en son par le producteur avec lequel Bob Dylan est suffisamment familier pour se livrer un peu plus pour le bonheur de tous, Tom Wilson avec qui il collabore depuis quelques sessions non créditées de The Freewheelin' Bob Dylan.
Tout ça fait du premier des deux opus de Dylan en 1965, quelle année, un essentiel de toute collection qui se respecte en plus d'une étape essentielle dans la création du mythe Dylan. Oui, autant qu'Highway 61 Revisited, c'est dire l'excellence de la chose !

1. Subterranean Homesick Blues 2:21
2. She Belongs to Me 2:47
3. Maggie's Farm 3:54
4. Love Minus Zero/No Limit 2:51
5. Outlaw Blues 3:05
6. On the Road Again 2:35
7. Bob Dylan's 115th Dream 6:30
8. Mr. Tambourine Man 5:30
9. Gates of Eden 5:40
10. It's Alright, Ma (I'm Only Bleeding) 7:29
11. It's All Over Now, Baby Blue 4:12

Bob Dylan - guitar, harmonica, keyboards, vocals
&
John Boone, Bill Lee, John B. Sébastian, Joseph Macho Jr. - bass guitar
Al Gorgoni, John P. Hammond, Bruce Langhorne, Kenny Rankin - guitar
Paul Griffin - piano, keyboards
Frank Owens - piano
Bobby Gregg - drums


Kontroversy
Kontroversy
Prix : EUR 9,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Karrément !, 1 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kontroversy (CD)
Toujours un peu en gestation, les grands albums viendront bientôt, les Kinks ne produisent pas moins, en 1965, un des meilleurs rock'n'roll britanniques de leur temps qui soit, et un troisième album trouvant de nouvelles pistes qui seront conséquemment développées, une aeuvre charnière que ce The Kink Kontroversy, donc.
L'excitation des premiers soubresauts convulsifs d'un primal You Really Got Me ne sont plus qu'un, déjà, lointain souvenir (13 mois, en ces bouillonnantes sixties, c'est une petite éternité !), ce qui a suivi n'a pas franchement fait évoluer le schmilblick les Kinks, comme la majorité de leurs contemporains, ayant choisi de creuser leur sillon, d'imposer leur style et leur son, mais il est clairement temps de changer de braquet. On l'entend dès Milk Cow Blues, un classique en devenir dès la première écoute, dans un songwriting plus mature, une production plus léchée, ce que confirme la suite, pas dans un déluge d'innovations instrumentales mais dans l'affirmation, l'élargissement des capacités de musiciens désormais plus roué qu'il ne l'étaient initialement. En résulte quelques vraies pépites (Ring the Bells, Gotta Take the First Plane Home, Till The End of the Day, The World Keeps Around, Where Have All the Good Times Gones et, puisque bonus il y a, l'impeccable Dedicated Follower of Fashion) entourées de chansons un peu moins essentielles mais également agréables, autant de preuves que leur lecture de sales gosses britanniques de l'idiome blues et rock est en train de prendre de tout autres atours, d'attirantes couleurs chamarrées, et une finesse, une intelligence textuelle jusqu'alors embryonnaire.
Grand pas en avant dans la glorieuse carrière du membre le moins souvent cité du Big 4 du British Boom (avec les Beatles, les Rolling Stones et les Who, donc), The Kink Kontroversy porte bien ses 50 piges, pas pris une ride le machin !

1. Milk Cow Blues 3:44
2. Ring the Bells 2:21
3. Gotta Get the First Plane Home 1:49
4. When I See That Girl of Mine 2:12
5. I Am Free 2:32
6. Till the End of the Day 2:21
7. The World Keeps Going Round 2:36
8. I'm On an Island 2:19
9. Where Have All the Good Times Gone 2:53
10. It's Too Late 2:37
11. What's in Store for Me 2:06
12. You Can't Win 2:42
Bonus
13. Dedicated Follower of Fashion 3:05
14. Sittin' on My Sofa 3:08
15. When I See That Girl of Mine (Demo version) 2:01
16. Dedicated Follower of Fashion (Alternate stereo take) 3:01

Ray Davies - lead and backing vocals, rhythm guitar, harmonica
Dave Davies - lead guitar, backing vocals, lead vocals on "I Am Free" and "What's in Store for Me", shared lead vocals on "Milk Cow Blues" and "You Can't Win"
Pete Quaife - bass guitar, backing vocals
Mick Avory - drums (tracks 1, 2 and 9), percussion
Clem Cattini - drums (tracks 3-8, 10-12)
Nicky Hopkins - keyboards
Rasa Davies - backing vocals (track 6 and 9)


A Love Supreme
A Love Supreme
Prix : EUR 10,10

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 A Jazz Supreme, 1 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Love Supreme (CD)
Il y a un fait sur lequel tout le monde s'accorde quand on en vient à évoquer John Coltrane, Love Supreme est son opus majeur, celui qui restera, legs essentiel d'un jazz prospectif et spirituel.
Vous ne l'avez pas encore écouté ? Mais qu'attendez-vous ? Plusieurs points pour achever de vous convaincre peut-être ? C'est parti. Il s'agit d'un album de 1965 qui, un demi-siècle après sa sortie continue d'attirer chaque nouvel auditeur gagné à la cause d'un jazz free mais cependant mélodique, spirituel mais surtout trippé. On y retrouve toujours le quatuor classique de Coltrane avec les extraordinaires Jimmy Garrison et Elvin Jones en rythmique souple et adaptable et McCoy Tyner au piano tintant comme une chorale d'anges, une équipe bien rodée alliant grâce et classe. L'album, live en studio comme c'est toujours de coutume dans le jazz de nos jours, fut enregistré le 9 décembre 1964, sur une partition inspirée à Coltrane par divers lectures mystiques entreprises depuis la fin de son héroïnomanie. Et tout ça vous donne ? Une suite régulièrement citée dans les grandes aeuvres de la musique tous genres, époques et chapelles confondues, un album qu'on ne dompte pas à la première écoute mais s'incruste durablement, souffle brûlant, lumière aveuglante de beauté, dans chaque panthéon personnel.
A Love Supreme ? Indispensable, tout simplement.

John Coltrane - vocals, soprano and tenor saxophone
Jimmy Garrison - double bass
Elvin Jones - drums
McCoy Tyner - piano


Odetta Sings Dylan
Odetta Sings Dylan
Prix : EUR 9,18

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Hommage majeur, 1 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Odetta Sings Dylan (CD)
Attention, ceci est un album historique. Non seulement parce qu'il fut l'un des premiers, et le premier avec une réelle importance, hommage à Bob Dylan mais aussi parce qu'il représente une sorte de validation de l'excellence du songwriting d'une jeune pousse par une dame l'ayant précédé de presque 10 ans et ayant été, entres autres, l'une des influences déterminantes de sa débutante carrière.
Originaire de Birmimgham Alabama, Odetta (née Holmes, 1930-2008) a donc une dizaine d'années de carrière, quelques albums plutôt bien reçus ainsi que quelques apparitions sur le grand et le petit écran quand elle s'attaque au répertoire du jeune Bob, c'est donc une figure établie et respectée de la scène folk, blues et jazz. Militante infatigable des droits civils, révérée par Rosa Parks ou Martin Luther King, qui la surnomma la Reine de la Musique Folk Américaine, elle deviendra une référence pour quelques jeunes artistes plein d'avenir tels que Joan Baez, Janis Joplin, Mavis Staples ou, oui, évidemment !, Bob Dylan a qui elle renvoie présentement l'ascenseur. Bien sûr, tout ceci se produit avant la transformation électrique du Zim', quand il n'est encore vu que comme le plus bel héritier des Woody Guthrie, Pete Seeger et autres chantres d'un traditionalisme étatsunien progressiste, c'est donc un répertoire revu à minima, juste un peu plus hanté d'une gravité afro-américaine faisant la différence. Les chansons ? Vous les connaissez sans doute tous et il n'en sera que plus intéressant de comparer le blanc au noir, le juif récalcitrant au l'ébène libéré. Odetta y met toute sa passion, celle d'une voix à nulle autre pareille, forte et franche et habitée par le lourd héritage d'un passé de souffrances et s'y trouve bien entourée par trois sidemen intégralement dévoués à son entreprise relectrice.
Odetta Sings Dylan, tellement typique de son époque et de sa scène et donc un peu vieilli, patiné, reste, cinquante ans après sa sortie, une addition on ne peut plus recommandée à la collection de ceux qui aiment la musique roots américaine, et Bob Dylan, et Odetta évidemment !

1. Baby, I'm in the Mood for You 2:50
2. Long Ago, Far Away 2:50
3. Don't Think Twice, It's All Right 5:42
4. Tomorrow is a Long Time 6:20
5. Masters of War 6:18
6. Walkin' Down the Line 4:01
7. The Times They Are A-Changin' 4:39
8. With God on Our Side 5:13
9. Long Time Gone 3:44
10. Mr. Tambourine Man 10:44
Bonus
11. Blowin' in the Wind 4:11
12. Paths of Victory 2:24

Odetta - vocals, guitar
Bruce Langhorne - guitar, tambourine
Peter Childs - guitar
Les Grinage - bass


Turn-Turn-Turn
Turn-Turn-Turn
Prix : EUR 10,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Fais tourner !, 1 février 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Turn-Turn-Turn (CD)
Moins essentiel que son devancier ? C'est ce que disent les critiques de référence de Turn! Turn! Turn! en tout cas. Toujours est qu'il qu'en 1965, pour leur seulement second opus, les Byrds continuent d'inventer leur propre recette pop, rock et folk, ce n'est pas rien !
Evidemment, il y a moult ombres tutélaires planant sur le son de la jeune carrière de ces Oyseaux, à commencer par Bob Dylan déjà repris 4 fois sur leur opus inaugural sorti un peu plus tôt (Mr Tambourine Man, juin 1965) et dont deux emprunts du répertoire, et non des moindres !, sont encore présents ici (Lay Down Your Weary Tune, The Times They Are a-Changin'). Leur compagnonnage avec quelques morceaux traditionnels (Turn! Turn! Turn!, une adaptation du Nouveau Testament de Pete Seeger, He Was a Friend of Mine, aux paroles modifiées par McGuinn pour l'occasion, Satisfied Mind, précédemment enregistré par Ella Fitzgerald ou Joan Baez, et Oh! Susannah, une vieillerie publiée en 1848) et une poignée de compositions originales se fait sans difficulté du fait d'une unicité stylistique d'arrangements bienvenue. Parce qu'il est bien là le haut-fait de McGuinn, Clark, Crosby et Cie, dans cette manière d'accommoder la tradition à l'aulne d'un son plus adapté au goût du jour, un son notablement influencé par la horde britannique qui vient d'envahir l'Amérique du nord mais suffisamment (bien) adapté pour y trouver sa propre identité. La formule avait merveilleusement bien fonctionné sur Mr. Tambourine Man, elle conduit avec la même efficacité, le même élan modernisateur la collection de belles chansons présentement proposée.
Evidemment, la surprise n'est plus autant au rendez-vous ce qui conduira, sans doute, les Byrds a bientôt chercher de nouvelles pistes compatibles avec leurs désidératas artistiques de modernisateurs de la tradition (dès l'opus suivant, Fifth Dimension, où un psychédélisme de saison vient nettement pointer le bout de son nez), reste que cette seconde galette, dûment bonussée dans son édition remasterisée présentement commentée, a sacrément bien vieilli et s'écoute, un demi-siècle après sa sortie, une référence de la culture pop/rock/folk de sixties décidément révolutionnaires.

Jim McGuinn - lead guitar, acoustic guitar, vocals
Gene Clark - rhythm guitar, harmonica, tambourine, vocals
David Crosby - rhythm guitar, vocals
Chris Hillman - electric bass (backing vocal on 4)
Michael Clarke - drums (tambourine on 5, harmonica on 16)
&
Terry Melcher - organ on "He Was a Friend of Mine"


Moonlight
Moonlight
Prix : EUR 12,99

5.0 étoiles sur 5 Snake Charmer, 29 janvier 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moonlight (CD)
4,5/5

Avec la régularité d'un coucou suisse, Hanni El Khatib, le skater/designer californien devenu rocker, nous livre notre petite dose bisannuelle de bon son, la troisième à son encore jeune catalogue, une bonne nouvelle.
S'il avait conçu son précédent opus, le toujours recommandé Head in the Dirt, avec le Black Keys producteur super-in Dan Auerbach, il revient présentement à la formule de son premier méfait, l'excellentissime Will The Guns Come Out, et redevient le presque unique instrumentiste, compositeur, producteur de sa petite entreprise s'adjoignant simplement les services d'un dénommé Ron Marinelli aux badaboums de circonstance et de quelques guests pour se sentir moins seul et épicer son délicieux brouet rock'n'rollesque, et sans doute pour se sentir moins seul parce qu'avouons, la musique c'est rigolo en communauté, aussi .
Et donc Moonlight... Vous dire qu'Hanni s'y réinvente, s'y révolutionne serait, plus qu'une exagération, une grossière distorsion de la réalité. Parce qu'Hanni fait ce qu'il aime depuis ses débuts et, un homme de plaisirs simples sans doute, n'a pas tant changé depuis que sa réputation en a fait un nom qui commence sérieusement à compter. En fait, il y ferait presque un pas en arrière et un peu de côté, revenant au son plus dru de son premier long-jeu, à l'énergie séminale qui s'en dégageait sans pour autant s'y "auto-revivaliser". Seul maître à bord, si évidemment, nécessairement secondé dans son entreprise par une bonne équipe de professionnels de studio, ingénieurs du son & Cie, El Khatib y retrouve en effet ce je-ne-sais-quoi de fraicheur qui s'était fugitivement absentée avec le parrainage d'Auerbach... Mais ne refait heureusement pas une illusoire tentative de copie carbone de son originel tour de force ! Parce que Moonlight, allez, par le menu : du garage rock presque théâtral (Moonlight, When The Teeth Begin to Show) , du rock brut de décoffrage (Melt Me, Servant, All Black, le revivaliste sixties Home), et même quelques mignonettes expérimentations du psyché (Chasin') à un jazz/blues sale et possédé que ne renierait pas Mr. Waits (Worship Song) jusqu'à un essai réussi de power ballad (Mexico) et un final (Two Brothers) ouvrant sur bien des possibles avec ses cordes emphatiques, sa rythmique disco (oui, disco !) pour un résultat presque french touch (Air !) du meilleur effet. Oui, c'est une belle collection que nous livre Hanni, une qui ne le coupe pas de ses bases mais le pousse juste ce qu'il faut vers un autre chose qu'il sera libre de définir tant il s'ouvre moult portes.
Et, en attendant, c'est d'un excellent album dont il s'agit, et d'un premier beau coup de semonce rock'n'rollesque majeur en ce début 2015. Bravo Hanni !

1. Moonlight 3:33
2. Melt Me 3:40
3. When The Teeth Begin to Show 3:11
4. Chasin' 2:49
5. Worship Song (No. 2) 4:01
6. Mexico 4:56
7. Servant 4:16
8. All Black 2:39
9. Home 3:10
10. Dance Hall 3:29
11. Two Brothers 5:47

Hanni El Khatib - vocals, guitars, bass, piano, mellotron, synthesizers, percussion
Ron Marinelli - drums, percussion, harlow
&
Matt Sweeney - snake guitar (Moonlight)
Hayden Tobin - mellotron (Chasin')
Greg Reeves - bass (Chasin')
Robert Ackroyd - additional guitar (Worship Song (No. 2))
Yasi Salek - background vocals (Servant)
Nathan "Hey Hey" Awelu - additional guitar (Two Brothers)
Tom Lea - viola, violin (Two Brothers)
Sonny DiPerri - modular synth (Two Brothers)


The Hermetic Organ Vol. 3-St. Paul'S Hall, Huddersfield
The Hermetic Organ Vol. 3-St. Paul'S Hall, Huddersfield
Prix : EUR 23,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Toujours plus orgue !, 25 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Hermetic Organ Vol. 3-St. Paul'S Hall, Huddersfield (CD)
Et un Hermetic Organ de plus, un ! Depuis 2014, janvier semble être devenu le rendez-vous rituel des explorations "organiques" de John Zorn, bonne nouvelle.
En l'occurrence, celui-ci fut enregistré lors du festival de musique contemporaine d'Huddersfield, West Yorkshire, c'est dont le premier qui voit Zorn s'éloigner de ses bases new yorkaises. Ce que ça change ? Pas grand chose en fait... A tel point que je pourrais facilement concocter une improbable fusion de mes billets sur les deux précédents volumes sans vraiment tomber loin du cœur de la cible.
Sans le moindre doute, Zorn a son approche, son style à l'orgue, une approche, un style qui combine théâtralité et avant-gardisme sans pour autant tout à fait oublier la mélodie, juste ce qu'il en faut. Comment pleinement goûter cet étrange moment, ces drones organiques, ces crescendos glorieux, ces climats angoissants ? En musique d'un film d'horreur expressionniste imaginaire... Fermez les yeux, imaginez Nosferatu montant l'escalier son ombre portée en stigmate d'un funeste destin... On n'est pas loin du compte. Imaginez ces scènes surnaturelles que surent si bien filmer un Dario Argento ou un Mario Bava ornées de cet orgue seul, certes, mais définitivement apte à construire de complexes et émotionnelles ambiances particulièrement adéquates pour illustrer le malaise jusque dans son côté étrangement attirant.
Entre improvisation et composition, entre un avant-gardisme plus que jamais affirmé et un traditionalisme mélodique rattrapant l'audieur lambda, Zorn construit un excellent chapitre à ses créations pour orgue d'église. On n'a qu'une hâte en fait, pouvoir assister, enfin !, à telle représentation in vivo ! En attendant, on se contentera avec plaisir du pis-aller en galette argentée.

1. The Fall of Satan 14:37
2. Spectral Angels 10:06
3. The Revelation of St. John 13:02

John Zorn - orgue d'église


John Zorn'S Olympiad Vol. 1 / Dither Plays Zorn
John Zorn'S Olympiad Vol. 1 / Dither Plays Zorn
Prix : EUR 23,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 New Series, Old Memories, 25 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : John Zorn'S Olympiad Vol. 1 / Dither Plays Zorn (CD)
Une nouvelle série dans la galaxie Zornienne, rien que ça tient de l'évènement, aiguise les appétits de ceux qui savent que l'homme Zorn ne se lance jamais à la légère dans de nouvelles explorations.
En l'occurrence, les Olympiades, dont est proposé ici le volume inaugural, nous ramèneront à l'origine du mythe ou presque, à une période où Zorn, empêcheur de jouer en rond, abat une à une les cloisons séparant le jazz le plus free, le contemporain le plus exploratoire, et l'esprit punk le plus juvénilement irrévérencieux (pour bonne mesure). Autant dire que ceux qui se sont fait aux élans lyriques, souvent mélodiques et mystiques peuplant le plus gros dernières années de l'intense production du compositeur pourront repasser. Hockey, Curling, Fencing, trois sports olympiques pour trois "compositions par cartes"* datant de 1977 et 1978, c'est du rude !
Mais qui dit nouvelle série dit nouvelle interprétation, nouvelle appropriation par une formation qu'on découvre pour l'occasion, une formation dominée par la guitare, instrument que les quatre instrumentistes pratiquent, mais où ne sont pas absentes quelques saveurs cousines (des cordes, toujours des cordes !). Et qui dit nouvelle interprétation, nouvelle appropriation dit, forcément !, la surprise de découvrir ces "machins" antédiluviens, que peu ont entendu pour la bonne raison qu'ils ont été rarement joués et enregistrés (l'exception Hockey, sur l'album éponyme ou le coffret Parachute Years), par de jeunes pousses prêtes à en découdre avec ce qui n'est pas le "body of work" le plus exactement abordable du furieux New Yorkais. Dither s'en sort avec une rare classe honorant comme il se doit l'insigne honneur d'ouvrir la collection. Les quatre gars viennent, comme de bien entendu, de la grosse pomme, ont collaboré avec des pointures telles que Fred Frith (Henry Cow, Art Bears, Massacre, etc.), Lee Ranaldo (Sonic Youth, bien sûr !) ou Elliott Sharp, c'est dire si le roué Zorn n'a pas confié son matériau au hasard.
Concrètement, ça ressemble à quoi ? Un chaos contrôlé, de belles bulles mélodiques bientôt perturbées de sorties de routes spectaculaires, et des cordes, bien sûr !, des cordes, puisque telle est la spécialité des quatre instrumentistes composant la formation, tous guitaristes versatiles et exploratoires qui jouent, comme on joue au lego, une musique aussi imprévisible que ludique. Pas clair tout ça ? C'est parce qu'il faut le vivre pour le comprendre comme c'est toujours le cas des œuvres les plus "libres" du compositeur new-yorkais qu'elles voisinent avec le contemporain ou le jazz, ou les deux comme c'est présentement le cas.
Quand à ce qu'apportera la série des Olympiades dans l'avenir, puisque c'est un volume 1, hein !, le mystère demeure intégral. Se basant sur ce premier volume, vous l'aurez compris chaudement recommandé aux oreilles aventureuses, on en salive déjà !

* Les règles d'un Game Piece sont définies par un jeu de 18 cartes, qui codifient les relations entre les musiciens. Un exemple de carte est : Les gens qui jouent actuellement s'arrêtent, ceux qui ne jouaient pas peuvent désormais jouer s'ils le souhaitent. Lors de l'exécution d'un Game Piece, les musiciens choisissent eux-mêmes quelles cartes ils veulent jouer, en faisant un signe à Zorn, qui répercute alors sur l'ensemble du groupe le choix en montrant la nouvelle carte, et donc les nouvelles règles - wikipedia

1. Curling (electric short) 7:31
2. Hockey (acoustic dry) 3:59
3. Fencing (electric) 11:55
4. Curling (acoustic) 13:16
5. Hockey (electric wet) 6:35
6. Fencing (acoustic) 11:20
7. Hockey (electric dry) 4:04
8. Curling (electric long) 19:22

Taylor Levine - electric and acoustic guitars
Joshua Lopes - electric and acoustic guitars, bajo sexto, zhong 'wan
James Moore - electric and acoustic guitars, banjo, mandoline
Gyan Riley - electric and acoustic guitars, banjo


The Complete '68 Comeback Special: 40th Anniversary Edition (coffret 4 CD)
The Complete '68 Comeback Special: 40th Anniversary Edition (coffret 4 CD)
Prix : EUR 22,39

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un vrai morceau d'histoire, 14 janvier 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Complete '68 Comeback Special: 40th Anniversary Edition (coffret 4 CD) (CD)
C'est un authentique évènement de la télévision américaine, la relance de la carrière d'une icone du rock'n'roll aussi... Ha le '68 Comeback du King, c'est quand même quelque chose !
Il n'est sans doute pas inutile de situer la chose. En cette fin des années 60, fatigué de se perdre dans une collection de nanars hollywoodiens généralement peu recommandables accompagnés d'albums n'atteignant que très fugitivement le rock'n'roll séminal de ses flamboyants débuts, Elvis aspire à un retour aux sources, à un retour à son vrai métier : la scène. Toujours prompt à saisir l'opportunité et doté d'un certain talent pour créer l'évènement, le Colonel Parker organise avec le network NBC un show de Noël destiné à magistralement remettre son poulain sur les rails de la gloire... Et y réussit au-delà de toute espérance. Le show, bientôt connu sous le nom du '68 Comeback, ravive nettement l'intérêt, sa captation sur rondelle noire se glisse dans le top 10 des charts, une première pour le King depuis le début des années soixante. Outre le succès populaire, c'est une libération pour un Elvis qui peut enfin choisir le matériau qu'il va s'approprier, les musiciens qui vont l'accompagner, et s'y amuse audiblement beaucoup.
Parce que tout ceci est d'un réel intérêt, que vous aimiez le King ou pas, parce qu'Elvis Presley est tout de même un vocaliste hors du commun confinant au génie quand le matériau proposé est à la hauteur de son timbre de velours noir (c'est le cas ici), le coffret quatre CDs commémorant les quarante ans de cette ô combien libératrice relance, où on retrouve non seulement l'album d'origine dûment remasterisé mais aussi l'intégrale des captations d'époque et même des extraits des répétitions, est un objet essentiel en plus d'être classieusement présenté.

CD 1
Original Album
1. Medley: Trouble/Guitar Man 3:29
2. Medley: Lawdy, Miss Clawdy/Baby, What You Want Me To Do/Heartbreak Hotel/Hound Dog/All Shook Up/Can't Help Falling In Love/Jailhouse Rock/Love Me Tender 14:42
3. Medley: Where Could I Go But To the Lord/Up Above My Head/Saved 7:35
4. Medley: Blue Christmas/One Night 5:34
5. Memories 3:20
6. Medley: Nothingville/Big Boss Man/Guitar Man/Little Egypt/Trouble/Guitar Man 6:43
7. If I Can Dream 3:22
8. It Hurts Me 2:32
9. Let Yourself Go 2:37
10. A Little Less Conversation 1:46
11. Memories 3:08
12. If I Can Dream 3:09

CD 2
First "Sit Down" Show
1. That's All Right 4:08
2. Heartbreak Hotel 2:54
3. Love Me 3:12
4. Baby, What You Want Me To Do 5:44
5. Blue Suede Shoes 2:20
6. Baby, What You Want Me To Do 4:02
7. Lawdy Miss Clawdy 3:02
8. Are You Lonesome Tonight? 2:51
9. When My Blue Moon Turns To Gold Again 0:38
10. Blue Christmas 2:36
11. Trying To Get To You 2:49
12. One Night 3:57
13. Baby, What You Want Me To Do 5:10
14. One Night 2:37
15. Memories 3:26
First "Stand Up" Show
16. Heartbreak Hotel 1:28
17. Hound Dog 0:46
18. All Shook Up 1:58
19. Can't Help Falling In Love 2:18
20. Jailhouse Rock 1:59
21. Don't Be Cruel 1:42
22. Blue Suede Shoes 2:33
23. Love Me Tender 4:17
24. Trouble 3:01
25. Baby, What You Want Me To Do 3:05
26. If I Can Dream 3:16

CD 3
Second "Sit Down" Show
1. Heartbreak Hotel 4:12
2. Baby, What You Want Me To Do 3:27
3. Introductions 2:16
4. That's All Right 3:07
5. Are You Lonesome Tonight? 4:00
6. Baby, What You Want Me To Do 3:24
7. Blue Suede Shoes 2:26
8. One Night 3:19
9. Love Me 4:14
10. Trying To Get To You 3:04
11. Lawdy, Miss Clawdy 2:57
12. Santa Claus is Back In Town 1:17
13. Blue Christmas 4:02
14. Tiger Man 3:11
15. When My Blue Moon Turns To Gold Again 1:17
16. Memories 3:15
Second "Stand Up" Show
17. Heartbreak Hotel 1:23
18. Hound Dog 0:46
19. All Shook Up 1:37
20. Can't Help Falling In Love 2:25
21. Jailhouse Rock 2:00
22. Don't Be Cruel 1:37
23. Blue Suede Shoes 2:46
24. Love Me Tender 3:31
25. Medley: Trouble/Guitar Man 5:10
26. Medley: Trouble/Guitar Man 2:32
27. If I Can Dream 3:20

CD 4
First Rehearsal
1. I Got a Woman 2:47
2. Medley: Blue Moon/Young Love/Oh, Happy Day 2:21
3. When It Rains It Really Pours 2:55
4. Blue Christmas 3:28
5. Medley: Are You Lonesome Tonight?/That's My Desire 3:12
6. That's When Your Heartaches Begins 0:49
7. Peter Gunn Theme 1:37
8. Love Me 1:45
9. When My Blue Moon Turns To Gold Again 1:52
10. Medley: Blue Christmas/Santa Claus is Back In Town 3:03
Second Rehearsal
11. Danny Boy 1:35
12. Baby, What You Want Me To Do 3:22
13. Love Me 2:38
14. Tiger Man 3:14
15. Santa Claus is Back In Town 2:44
16. Lawdy, Miss Clawdy 2:18
17. One Night 2:19
18. Blue Christmas 2:49
19. Baby, What You Want Me To Do 1:26
20. When My Blue Moon Turns To Gold Again 1:14
21. Blue Moon of Kentucky 1:43


Most wanted albums-Paramount years
Most wanted albums-Paramount years

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 The (Fats) Prince of the Rhythm 'n' Blues, 14 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Most wanted albums-Paramount years (CD)
Prince du rhythm'n'blues (et du rock'n'roll) de la Nouvelle-Orléans, influence majeure sur la vague métissée qui va bientôt déferler sur une Amérique qui ne s'en remettra pas, Fats Domino est ce qu'il est convenu d'appeler une légende.
Les 63 titres proposés, majoritairement issus de ses années les plus fastes (les années 50 et 60), démontreront, s'il en était besoin, ses exceptionnelles capacités de compositeur de petites chansons ultra-efficaces, souvent pleines de joie de vivre, servant, grosso modo, à faire tressauter les popotins d'une jeunesse noire américaine en pleine révolution (les droits civils viendront bientôt). La musique de Fats ? C'est léger, c'est frais, c'est distrayant, toujours bien joué et bien chanté (Fats est un bon vocaliste et un excellent pianiste) et, évidemment !, une tranche essentielle dans l'évolution de la musique populaire en tant qu'art.
Toujours bel et bien vivant, moins cité comme influence viscérale du rock'n'roll que ses comparses d'alors, de Little Richard à Chuck Berry en passant par Bo Diddley, et tous ceux que j'oublie probablement, Antoine "Fats" Domino est une valeur à réévaluer, par ce coffret un peu cheap dans sa présentation mais essentiel dans son contenu, par exemple.

CD 1
1. When I'm Walking (Let Me Walk) 2:13
2. I Got A Right To Cry 2:28
3. There Goes My Heart Again 2:27
4. Just A Lonely Man 2:20
5. Red Sails In The Sunset 2:38
6. Bye Baby,Bye Bye 2:25
7. Forever,Forever 2:19
8. I'm Livin' Right 2:06
9. Can't Go On Without You 2:15
10. Land Of 1000 Dances 2:25
11. Song For Rosemary 2:28
12. Tell Me The Truth,Baby 2:17
13. I Don't Want To Set The World On Fire 2:38
14. You Know I Miss You (Version 2) 2:32
15. Fats On Fire 2:10
16. The Land Of Make Believe 2:33
17. Old Man Trouble 1:53
18. Love Me 2:55
19. Mary,Oh Mary 2:18
20. Gotta Get A Job 2:05
21. The Fat Man (Version 2) 2:32
22. Valley Of Tears (Version 2) 2:16
23. Fats' Shuffle 2:24
24. I'm A Fool To Care 2:24

CD 2
1. When My Dreamboat Comes Home (Version 2) 2:26
2. Wigs 2:12
3. Trouble In Mind (Version 2) 2:50
4. Man That's All (Another Muleversion 1) 2:41
5. Kansas City 2:27
6. Reelin' And Rockin' 2:13
7. Slow Boat To China 1:55
8. Monkey Business 2:52
9. Heartbreak Hill 3:03
10. (I Met) The Girl I'm Gonna Marry 2:15
11. Why Don't You Do Right 2:45
12. Ballin' The Jack 1:56
13. Lazy Lady 2:45
14. Goodnight Sweetheart 2:44
15. Let Me Call You Sweetheart 2:22
16. That Certain Someone 2:08
17. Nobody Needs You Like Me 2:25
18. Who Cares 3:01
19. Something You Got Baby 2:25
20. If You Don't Know What Love Is 2:28
21. Packin' Up 2:41
22. (All Of My Life) For You 1:56
23. Sally Was A Good Old Girl 2:10
24. A Whole Lot Of Trouble 2:07

CD 3
1. If I Get Rich 3:37
2. My Old Time Used To Be 4:22
3. Any Old Time 3:07
4. Shame On You 3:43
5. Sleeping On The Job 3:26
6. The Girl I Love (Version 2) 3:39
7. After Hours/I Almost Lost My Mind 5:52
8. Just Can't Get New Orleans (Off My Mind) 2:39
9. Move With The Groove 2:47
10. Love Me 3:04
11. Something About You Baby 2:47
12. If I Get Rich (Alternate Track) 3:37
13. Who Cares (Alternate Track) 3:05
14. I'm Walkin' (1990) 2:48
15. Blueberry Hill (1990) 2:31


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