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Contenu rédigé par Stefan
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Commentaires écrits par
Stefan (Paris, France)
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Fauvisme Et Pen
Fauvisme Et Pen

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Fous d'chez nous !, 26 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fauvisme Et Pen (CD)
Au début était la tétine, déité païenne, muse improbable d'un bestiaire à nulle autre pareil. Bienvenue dans une autre France musicale, bienvenue dans le petit monde d'Emmanuel Hubaut et de William Lamy, bienvenue chez Les Tétines Noires !
C'est par le plus grand des hasards que j'ai rencontré ces furieux normands, par accointance commune, ils étaient signés chez Boucherie Productions, j'étais un "ami de la maison". Et comme, parfois, le hasard fait bien les choses, la rencontre fut concluante, d'abord en live où le groupe se livrait à d'incroyables et théâtrales prestations (O'Dogo, un sommet de folie !) puis par les deux albums sortis en cette bonne maison : Fauvisme et Pense-Bête et Brouettes, deux excellentes galettes où se rencontrent, se croisent, s'accouplent cabaret de monstres (le premier album ne commence pas par Freaks pour rien !), rock gothico-industriel et poésie nonsensique. Tantôt en anglais, tantôt en français, mais toujours dans une langue qui n'appartient qu'à eux, et en particulier au Comte d'Eldorado leader naturel et auto-proclamé, meneur de la revue folle.
D'entre les deux albums, je ne saurais choisir, c'est devenu pour moi un package indivisible, souvenir d'une époque, il a près d'un quart de siècle, où j'étais loin d'avoir foulé les terres musicales extraterrestres depuis conquises, ce fut certainement un "pied à l'étrier"...
Et après tout ce temps ? Ca tient plutôt très bien la route ! Certes la production un peu cheap n'est pas au bénéfice de la prestation, certes, encore, il y a quelques longueurs et quelques inutilités (la foule en boucle sur le dernier quart d'heure de Bras Sans Jambe Et Glisse Versa), mais surtout beaucoup de talent, une fertile imagination et, ma foi, un sens de la mélodie suffisamment particulier pour qu'on ne l'oublie pas de sitôt. En gros, nés du bon côté de la Manche, ou outre-Quiévrain, ou vers la Ruhr, on en aurait beaucoup plus parlé. Au jour d'aujourd'hui, plus édités depuis une éternité, les albums des Tétines Noires, sont une rareté qu'on achète cher sur la toile ou qu'on trouve par chance chez un disquaire d'occasion... Dommage.
C'est donc avec insistance que j'en appelle à la multitude d'étudier la possibilité de (re)découvrir une belle bande d'allumés. Elle n'en reviendra pas, la multitude.

1. Freaks 3:39
2. Petite Brouette Sans Allumettes 5:26
3. Fase 1990 4:33
4. Just One Life 3:57
5. O' Dogo 4:11
6. Crazy Horses 5:10
7. Les Captains 3:57
8. Streap Teac 3:05
9. Gouttes Die 3:34
10. Musique En Forme De Cage 2:16

Le Comte d'Eldorado - voix, guitare
Goliam - programmation, claviers, chœurs, batterie
Markus - basse
Nicolas Barrot - batterie


Brouettes
Brouettes

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Fous d'chez nous !, 26 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brouettes (CD)
Au début était la tétine, déité païenne, muse improbable d'un bestiaire à nulle autre pareil. Bienvenue dans une autre France musicale, bienvenue dans le petit monde d'Emmanuel Hubaut et de William Lamy, bienvenue chez Les Tétines Noires !
C'est par le plus grand des hasards que j'ai rencontré ces furieux normands, par accointance commune, ils étaient signés chez Boucherie Productions, j'étais un "ami de la maison". Et comme, parfois, le hasard fait bien les choses, la rencontre fut concluante, d'abord en live où le groupe se livrait à d'incroyables et théâtrales prestations (O'Dogo, un sommet de folie !) puis par les deux albums sortis en cette bonne maison : Fauvisme et Pense-Bête et Brouettes, deux excellentes galettes où se rencontrent, se croisent, s'accouplent cabaret de monstres (le premier album ne commence pas par Freaks pour rien !), rock gothico-industriel et poésie nonsensique. Tantôt en anglais, tantôt en français, mais toujours dans une langue qui n'appartient qu'à eux, et en particulier au Comte d'Eldorado leader naturel et auto-proclamé, meneur de la revue folle.
D'entre les deux albums, je ne saurais choisir, c'est devenu pour moi un package indivisible, souvenir d'une époque, il a près d'un quart de siècle, où j'étais loin d'avoir foulé les terres musicales extraterrestres depuis conquises, ce fut certainement un "pied à l'étrier"...
Et après tout ce temps ? Ca tient plutôt très bien la route ! Certes la production un peu cheap n'est pas au bénéfice de la prestation, certes, encore, il y a quelques longueurs et quelques inutilités (la foule en boucle sur le dernier quart d'heure de Bras Sans Jambe Et Glisse Versa), mais surtout beaucoup de talent, une fertile imagination et, ma foi, un sens de la mélodie suffisamment particulier pour qu'on ne l'oublie pas de sitôt. En gros, nés du bon côté de la Manche, ou outre-Quiévrain, ou vers la Ruhr, on en aurait beaucoup plus parlé. Au jour d'aujourd'hui, plus édités depuis une éternité, les albums des Tétines Noires, sont une rareté qu'on achète cher sur la toile ou qu'on trouve par chance chez un disquaire d'occasion... Dommage.
C'est donc avec insistance que j'en appelle à la multitude d'étudier la possibilité de (re)découvrir une belle bande d'allumés. Elle n'en reviendra pas, la multitude.

1. Brouette Nentale 5:04
2. A Different Man 2:16
3. N & M (Histoire De Lady Na) 3:39
4. Hill House 2:42
5. Eleonor 0:33
6. Les Roseaux Cervicaux 5:39
7. Imminent Immoral 0:52
8. Lady Dja Lady 3:46
9. Epidemik Pakotill 4:18
10. My Nightclub-Head 3:15
11. Et La Lumière Roule 0:51
12. Bras Sans Jambe Et Glisse Versa 17:48

Le Comte d'Eldorado - voix, guitare
Goliam - programmation, claviers, chœurs, batterie
Eduardo Leal de la Gala - basse, contrebasse
Nicolas Barrot - batterie


Shaken 'n Stirred
Shaken 'n Stirred
Prix : EUR 10,64

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Robert et les synthétiseurs, 22 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shaken 'n Stirred (CD)
(la note est en fait de 3,5/5)

C'est l'histoire d'un Robert Plant tellement pris dans le tourbillon de sa nouvelle carrière et des années 80 qu'il ne se rend pas immédiatement compte des mauvais choix qu'il fait. C'est l'histoire de Robert Plant qui a un peu trop oublié avoir faire partie de Led Zeppelin. C'est l'histoire de Shaken 'n Stirred, 1985... Et celle d'un line-up au bout du rouleau qui ne survivra pas à l'album et à sa tournée.

Attention, cependant, Shaken 'n Stirred n'est pas un mauvais album pour autant, c'est même un album dont on peut louer la variété et le cran, parce qu'il en fallut pour ainsi se jeter à corps perdu dans l'aventure du rock à synthés. Une aventure qu'il avait déjà effleuré sur ses précédents opus mais qui prend son plein envol ici.
Et c'est là que le bas blesse, comme il le fera encore sur Now and Zen malgré le changement d'équipe, tous ces synthétiseurs, cette absolue volonté de sonner comme les artistes les plus couronnés de succès de l'époque parait trop forcé et pas exactement servi par des compositions aussi réussies que sur ses deux précédents opus, ça n'aide pas. Tout ceci donne un album où même les meilleurs chansons (qui ne manquent pas même si elles sont moins nombreuses que sur The Principle of Moments ou Pictures at Eleven, on citera tout de même Sixes and Sevens, sommet plantien)) se retrouvent lourdement empesées par d'encombrants gimmicks synthétiques affectant jusque la guitare dans l'usage de son équivalent numérique. C'est d'autant plus dommage qu'il y a, sous le déluge de claviers et la production un peu kitsch, des merveilles, des paternes rythmiques (merci Richie Hayward venu de Little Feat) poussant Plant vers une world music qui lui sied parfaitement au teint.

Un beau gâchis, c'est l'impression qui demeure à l'écoute d'un album dont le potentiel est ruiné par une esthétique 80s déplacée. Mais Plant apprend vite les leçons, on ne l'y reprendra (presque) plus.

Robert Plant - vocals
Robbie Blunt - guitar, synthesized guitar
Richie Hayward - drums
Paul Martinez - bass guitar
Jezz Woodroffe - keyboards
Toni Halliday - backing vocals


The Principle of Moments
The Principle of Moments
Prix : EUR 11,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'affirmation, 22 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Principle of Moments (CD)
L'essai Pictures at Eleven avait séduit au-delà des espérances, la transformation The Principle of Moments pérénise Robert Plant en artiste solo ayant su s'affranchir d'un passé si glorieux qu'il pouvait en devenir encombrant.

Parce que, voilà, Robert s'est trouvé un style, un rock moderne où claviers et guitares s'y entendent pour habiter la composition, où les libertés stylistiques permettent de continuer d'explorer des panoramas où la voix du leader ne s'est pas encore posée, où toutes choses est destinée à mettre en valeur les qualités d'une formation reconduite n'en manquant pas (et dont Phil Collins, de retour aussi, n'est pas le moindre atout). En toute logique, The Principle of Moments est le successeur logique de Pictures at Eleven, en mieux.
En mieux parce que, si fondamentalement très proche de son prédécesseur, The Principle of Moments convainc plus côté compositions, plus côté arrangements et autant concernant la production et ses atours de modernité. De fait, on peine présentement à trouver la moindre faille dans un répertoire plaisant et cohérent, un répertoire où les réussites se bousculent tellement qu'elle constituent l'ensemble de la tracklist. Aussi, si on citera plus particulièrement un In the Mood pour ses ambiances réussies et ensoleillées, un Wrecking Love qui semble vouloir accoupler les Talking Heads et Led Zeppelin sans pourtant en emprunter tant que ça à l'un ou à l'autre, ou un Stranger Here...Than Over There tout en nuance, étrangeté et polyrythmies malines, c'est l'ensemble d'une galette plus osée qu'il n'y parait qu'il faut louer.

The Principle of Moments, seconde réussite solitaire de Robert Plant en autant d'essai reste, plus de 30 ans après sa sortie, un diable d'album addictif d'un monsieur s'imposant définitivement comme une force vive, en solo ou en groupe. Bravo Robert !

Robert Plant - vocals
Robbie Blunt - guitars
Paul Martinez - bass guitar
Jezz Woodroffe - keyboards
&
Phil Collins - drums on 1-3, 5-6, 8, bonus tracks
Barriemore Barlow - drums on 4 and 7
John David - backing vocals
Ray Martinez - backing vocals
Bob Mayo - guitars, keyboards, backing vocals (9-11)


Pictures at Eleven
Pictures at Eleven
Prix : EUR 11,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Gone solo, 22 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pictures at Eleven (CD)
Après la tragédie John Bonham et l'irrémédiable séparation de Led Zeppelin qui s'en suivit, Robert revient. Robert prend un nouvel envol, aussi, parce qu'il ne revient pas tout à fait là où on l'attendait...

Parce que Pictures at Eleven n'est absolument pas la suite logique d'In Through the Out Door, parce qu'assumant les trucs et les tics de son époque, Robert se réinvente en chanteur pop-rock prêt à conquérir les charts. Il y a, il est vrai, une belle assurance dans ces premiers pas solitaires, et une bonne nouvelle équipe (dont deux batteurs d'emprunt aux curriculum-vitae impressionnants, Phil Collins et Cozy Powell), amoureusement constituée par un homme qui n'a aucune envie de stagner. De fait, Plant saisit l'opportunité avec appétit et envie mais, surtout, un répertoire, composé avec son ami et guitariste Robbie Blunt, qui force le respect. Un répertoire proposant un rock moderne plutôt soft se démarquant franchement de Led Zeppelin tout en collant parfaitement à la voix de Robert.
Dans les rocks de qualité, on citera évidemment l'introductif Burning Down One Side où Robert feule de manière suffisamment évocatrice qu'il évoque, vocalement uniquement, son glorieux passé, mais aussi l'impeccable Worse Than Detroit jouant entre blues et modernité avec talent et conviction, ou le plus proche de son passé, Slow Dancer où Cozy Powell évoque fréquemment un certain Bonham. Côté douceur, on ne manquera pas de remarquer les douceurs proverbiales du très réussi Moonlight in Samosa, Like I've Never Been Gone belle ballade un rien bluesy où d'emphatiques claviers texturent parfaitement l'ambiance. Et qu'importe si le reste du répertoire est un poil moins convaincant, ces remplissages passent de fait très bien grâce à des musiciens de qualité et une production encore en lien avec les 70s, bonne nouvelle.

Pictures at Eleven, un bon album, ne deviendra peut-être pas le magnum opus du sieur Plant, ce n'en est pas moins un réussi premier coup d'essai, une opération libératoire menée à bon terme par un vocaliste encore inconnu hors de l'emprise de son guitariste d'acolyte et qui, ici, prend un envol bienvenu indicateur, confirmé depuis, qu'il faudra compter avec ce monsieur. Bien joué, et recommandé.

Robert Plant - vocals
Robbie Blunt - guitars
Jezz Woodroffe - keyboards, synthesizers
Paul Martinez - bass guitar
&
Phil Collins - drums on tracks 1-3, 5-6, 8-10
Cozy Powell - drums on tracks 4 and 7
Raphael Ravenscroft - saxophone on track 3


The Honeydrippers
The Honeydrippers
Prix : EUR 11,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Récréation, 22 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Honeydrippers (CD)
Quand on est une immense rock star, une véritable légende des 70s, on a aussi le droit de se faire plaisir, de réunir quelques excellents musiciens, dont quelques vieilles connaissances, et de jouer, tout simplement.

La recette du bonheur ?
Pour le groupe de base, sélectionnez quelques pointures nord-américaines reconnues : le claviériste canadien chauve leader du groupe du late show de David Letterman, Paul Shaffer, l'inoxydable guitariste et producteur de Chic, Nile Rodgers, un batteur à l'impressionnant curriculum vitae, Dave Weckl (qui a joué ou jouera avec Paul Simon, Madonna, George Benson, Chick Corea, Mike Stern, etc.), et un bassiste itou, Wayne Pedziwiatr (Buddy Rich, Blood Sweat & Tears, John Lennon et Yoko Ono, etc.). Du solide.
Ajoutez-y des invités bien sentis venus poser quelques glorieux soli (Jeff Beck et Jimmy Page, deux chacun) et un choix de genre (un rythm'n'blues 50s à peine amendé) permettant l'expression d'une joie simple et communicative. Secouez le tout en studio sur un répertoire de standards d'époque et vous obtenez les Honeydrippers soit la récréation nostalgique d'un Robert Plant resplendissant et, donc, bien entouré.

C'était tout bête, il suffisait d'y penser. Et si ça n'a l'air de rien, ça procure pas mal de bonheur, ce qui n'est pas rien.

Robert Plant - Vocals
Wayne Pedziwiatr - bass
Nile Rodgers - rhythm guitar
Paul Shaffer - keyboards
Dave Weckl - drums
&
Jeff Beck - guitars ( "I Got a Woman" and "Rockin' at Midnight")
Jimmy Page - guitar solos ( "Sea of Love" and "I Get a Thrill" )
Keith Evans - saxophone ("Rockin' at Midnight")
Robbie Blunt - guitar ("Rockin' at Midnight" live)
Paul Martinez - bass ("Rockin' at Midnight" live)
Jezz Woodroffe - keyboards ("Rockin' at Midnight" live)
Richie Hayward - drums ("Rockin' at Midnight" live)
- The King Bees (a.k.a. The Uptoun Horns)
Crispin Cioe - alto saxophone, baritone saxophone
Bob Funk - trombone
Arno Hecht - tenor saxophone
Paul Litteral - trumpet
- The Queen Bees
Ula Hedwig - backing vocals
Chrissie Faith - backing vocals
Millie Whiteside - backing vocals


Axe To Fall
Axe To Fall
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 à Core et à cris, 20 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Axe To Fall (CD)
Les années et les excellents albums passant, Converge est devenu un "household name", une de ces formations au parcours d'une intégrité et d'une qualité tout à fait remarquables. Focus sur leur cru 2009, Axe to Fall, un album un peu à part et un des tous meilleurs de la formation Salem, Massachussetts... Les sorciers du néo-hardcore.

On me reprochera probablement cette étiquette parce que, factuellement, Converge sont de cette génération qui sut revitaliser le hardcore tout en lui gardant sa substantifique moelle, c'était vrai au début des années 90, dès leurs premiers ébats, ça l'est toujours en 2012 sur un All We Love We Leave Behind particulièrement réussi, ça l'est aussi de cet Axe to Fall pourtant unique dans la discographie des étatsuniens. Mais pour revitaliser, il faut forcément un peu violenter, un peu redéfinir le cadre, voire carrément l'exploser comme certains surent le faire (pensez à tous ces math-coreux qui se rient de l'idiome !). Converge, entre les deux, est devenu une valeur sûre, de ces groupes qui métallisèrent le style d'origine, y ajoutèrent une chaotique énergie que leur maîtrise instrumentale, bien supérieure à celle de la majorité de leurs aînés, rendait possible, mais aussi apprirent à ralentir le tempo, à construire des ambiances pour habiter leur machine surpuissante de nouveaux atours.
Et donc Axe to Fall tout en appartenant indéniablement à ce cadre, à l'aeuvre du quatuor, est à part. Parce que c'est un album de fête, un album où de nombreux invités de nombreuses formations, dont le co-leader Kurt Ballou en croisa beaucoup, lors de sa prolifique carrière de producteur (à laquelle on inclut une bonne part du catalogue de sa propre formation, on n'est jamais mieux servi...), sont venus prêter main forte, saluer des Maîtres qui le méritaient bien.

Comme ces intervenants s'intègrent à merveille, apportent ce vrai petit plus qui fait la différence, permettent à l'album, du coup, d'être le plus accessible jamais sorti par ces vénérables vétérans, le plus festif oserait-on presque, il n'en faut pas plus pour battre joyeusement des nageoires et conseiller, très chaudement, le tour de force que voici.

1. Dark Horse 2:54
2. Reap What You Sow 2:39
3. Axe to Fall 1:41
4. Effigy 1:42
5. Worms Will Feed/Rats Will Feast 5:52
6. Wishing Well 2:49
7. Damages 4:26
8. Losing Battle 1:46
9. Dead Beat 2:36
10. Cutter 1:40
11. Slave Driver 2:48
12. Cruel Bloom 4:01
13. Wretched World 7:10

Jacob Bannon - lead vocals, backing vocals
Kurt Ballou - guitars, backing vocals, lead vocals, piano, glockenspiel, saxophone, production
Nate Newton - bass, backing vocals
Ben Koller - drums, percussion
&
Sean Martin (ex-Hatebreed, Cage) - lead guitar, backing vocals on "Reap What You Sow"
George Hirsch (Blacklisted) - backing vocals on "Axe to Fall"
Steve Brodsky (Cave In) - lead guitar on "Effigy"
Adam McGrath (Cave In) - guitars on "Effigy"
John-Robert Connors (Cave In, Doomriders) - drums on "Effigy" and "Wretched World"
Ulf Cederlund (Disfear, ex-Entombed) - lead guitar, backing vocals on "Wishing Well"
Tim "Trivikrama Dasa" Cohen (108) - lead guitar on "Damages"
John Pettibone (Undertow, Himsa) - backing vocals on "Cutter"
Steve Von Till (Neurosis) - lead vocals on "Cruel Bloom"
Aimee Argote (Des Ark) - backing vocals on "Cruel Bloom"
"The Rodeo" - backing vocals on "Cruel Bloom"
Chris Taylor (Pygmy Lush, ex-Pg. 99) - backing vocals on "Cruel Bloom"
Mookie Singerman (Genghis Tron) - lead vocals, keyboard on "Wretched World"
Hamilton Jordan (Genghis Tron) - guitars on "Wretched World"
Michael Sochynsky (Genghis Tron) - keyboard on "Wretched World"
Brad Fickeisen (The Red Chord) - drums on "Wretched World"


HARMONICRAFT
HARMONICRAFT
Prix : EUR 11,90

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Carry on the Torche, 20 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : HARMONICRAFT (CD)
Quelque part entre stoner rock et post-punk, entre hard rock et psychédélisme métallisé, il y a un petit groupe d'agités qui fait de l'excellente musique, ils s'appellent Torche, sont originaires de sunny Miami sans que ça s'entende le moins du monde, Harmonicraft est leur troisième album.

Remarquez, ce serait le premier qu'on ne serait pas plus surpris que ça vu le curriculum vitae de zozos dont on retrouve la trace près de 20 ans plus tôt dans la formation sludge/doom Cavity, les quatre de Torche sont pros, ce qui ne les empêche nullement pas d'être positivement, joyeusement barrés.
L'affaire se compose de 13 titres généralement courts (le dernier, Looking On, en monumentale exception), habillé par un mur du son de grosses guitares sales rappelant les débuts de Black Sabbath ou de Blue Cheer, de soli concis, parfois harmonisés comme le meilleur d'un Thin Lizzy au garage, de rythmiques punk-rockoïdes souvent sous speed ou tribalement groovy quand le tempo baisse, d'un chant toujours suprenamment mélodique, d'une ambiance générale "j'ai beaucoup fumé, ça va biiiien !" si typique du meilleur stoner, celui qui sait se laisser aller même dans ses excès de vitesse, bref une vraie Formule 1 du genre. Avec une pochette... particulièrement trompeuse, sauf à considérer qu'il s'agirait d'un acid-trip... Et une production, wow wow wow, Kurt Ballou (Converge), quoi, on ne devrait pas avoir besoin d'en dire plus.

Sauf à conseiller à tous ceux qui seraient passés à côté cet Harmonicraft si glorieusement troussé, rétro mais pourtant si admirablement de son temps, et addictif avec ça !, une des toutes belles réussites du stoner rock/metal du millénium nouveau, rien que ça !

Steve Brooks - guitars and vocals
Andrew Elstner - guitars and vocals
Jonathan Nuñez - bass, guitar, synthesizer
Rick Smith - drums
&
Kurt Ballou - production


Venerable
Venerable
Prix : EUR 15,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Kill everyone now!, 20 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Venerable (CD)
Avec un nom comme KEN mode (Kill Everyone Now), les canadiens ne mentent pas sur leurs intentions, Venerable, leur 3ème album propose bien ce hardcore barbare et métallisé, mais nettement plus original que la moyenne, qui en fera fuir plus d'un et en assourdira quelques autres de bonheur.

Plus original que la moyenne ? Il faut dire que le metalcore, ce petit cousin bâtard du thrash'n'death metal et du hardcore, est devenu le domaine d'un formatage si répandu, d'une banalité si presque totalement générale qu'il n'en faut pas tant pour s'extraire du lot des nez-de-baeufs peuplant son microcosme. Parce qu'en plus de suivre quelques codes du genre, KEN mode y ajoute une rage plus explosive que la majorité, de penchants noise bienvenus, d'un groove sale et suant directement hérité du stoner le plus brutalement punkoïde, et d'une qualité compositionnelle permettant à la formation de livrer, malgré les supposées limitations du genre, un album varié, et imparfait mais ça fait partie de son chaotique charme.

Comme, en plus, Venerable est doté d'une production de Kurt Ballou (également à la slide sur un titre), toujours un bon signe, ça, et sonne donc du feu du diable, et a l'ultime élégance de ne pas s'éterniser (43 petites minutes sans temps mort et puis s'en va), il n'en faut pas plus pour le recommander encore un peu plus qu'un petit dernier pourtant très réussi, Entrench, en attendant 2015 et un 6ème album de cet excellent power trio qui s'annonce sous les meilleurs auspices.

1. Book of Muscle 3:28
2. Obeying the Iron Will... 4:26
3. Batholith 3:33
4. The Irate Jumbuck 7:26
5. A Wicked Pike 2:51
6. Flight of the Echo Hawk 3:39
7. Never Was 8:16
8. The Ugliest Happy You've Ever Seen 3:03
9. Terrify the Animals 2:58
10. Mako Shark 2:58

Jesse Matthewson - guitar, vocals
Shane Matthewson - drums
Chad Tremblay - bass, vocals
&
Kurt Ballou - slide guitar on "Terrify the Animals", production
Jahmeel Russell - composing on "Flight of the Echo Hawk"


Kvelertak
Kvelertak
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Black'n'Roll, 20 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kvelertak (CD)
Mélanger du Black Metal et du Punk Rock'n'roll pour un résultat à la fois moderne et réjouissant ? C'est la mission que se sont lancé les norvégiens de Kvelertak. Ce n'était pas gagné d'avance, avec beaucoup de persévérance et de talent ils y sont parvenus, bravo.

En l'occurrence, tout est dans l'équilibre des composants, dans les nombreuses accroches mélodiques que le sextet a été capable d'intégrer dans son brouet maléfique, dans l'énergie et le fun qu'ils injectent dans un premier album qui ressemble fort à un coup de maître. Et un véritable festin pour tous ceux qui aiment entendre le metal trouver de nouvelles pistes. Ou d'en entendre d'anciennes revisitées de façon inédite comme ici où l'impression d'entendre une improbable rencontre entre Thin Lizzy, The Exploited et Emperor est plus qu'une simple vue de l'esprit. Evidemment, le tout n'est pas exactement la somme de ses parts d'autant que Kvelertak ne sont pas que de vils recycleurs. Avec 11 chansons et autant de réussites mariant blast-beats barbares, guitares accrocheuses, chant énervé, un allant fort communicatif, et la production fine et forte qu'il faut pour le mettre parfaitement en valeur (merci Kurt Ballou !), Kvelertak a créé leur propre style, moderne et pourtant rétro, sans concession et pourtant fédérateur, un vrai tour de force !

Un vrai tour de force quasiment égalé par un second opus du même tonneau, Meir, mais approché seulement, ce qui est déjà énorme vu leur presque parfait coup de semonce inaugural.

Erlend Hjelvik - vocals
Vidar Landa - guitar, piano
Bjarte Lund Rolland - guitar
Maciek Ofstad - guitar, vocals
Marvin Nygaard - bass
Kjetil Gjermundrød - drums
&
Kurt Ballou - mixing, production


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