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Commentaires écrits par
STEFAN (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

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Open Me
Open Me
Prix : EUR 12,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Jazz Explosion, 28 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Open Me (CD)
Son premier album chez Tzadik en avait épaté plus d'un, et il faut avouer que ce jazz prog sans concession avait tout pour lui, Guillaume Perret remet le couvert sur Open Me, évidemment toujours accompagné de son Electric Epic, les amateurs de jazz furieusement électrique apprécieront.
D'ailleurs, c'est à peine s'ils se rendront compte de l'absence de l'invité de marque du premier album, le furieux trompettiste, cornettiste, vocaliste Médéric Collignon qui avait pourtant amené sa pierre au brouet originel de l'agité saxophoniste savoyard. Parce que, toujours muni de son saxophone dopé au multi-effet, toujours furieusement à la croisée du jazz free, du metal dur et du rock progressif sans concession, Perret continue de creuser le sillon qu'un premier opus fort remarqué avait entamé. Pas de surprise, donc, mais une nouvelle grosse baffe de jazz prog metal qu'on rapprocherait du Shining norvégien ou des teutons bétons de Panzerballett (deux formations tout à fait estimables au demeurant) si notre petit frenchie, cocoricotons un peu, n'avait pas un petit supplément d'âme, un souffle épique (justement) assez extraordinaire, et un savoir-faire un poil plus nuancé lui permettant d'autant plus facilement faire passer les excès de décibels de sa furieuse fusion.
Et donc, sans trop entrer dans les détails afin de ne pas spolier ceux qui attendent Open Me comme l'évènement qu'il est, Guillaume Perret & The Electric Epic sont de retour, en forme, sur un second album qui, dit-on, sera bientôt suivi de son Book of Angels à lui. On dira ce qu'on voudra mais un tel honneur confié à un des nôtres, bientôt figurer dans la série phare de John Zorn, ça fait chaud au cœur même si c'est largement mérité. Allez, juste un regret, il est vraiment trop court ton album, Guillaume !

Guillaume Perret - electric saxophones
Jim Grandchamp - electric guitar
Philippe Bussonel - electric bass
Yoann Serra - drums, samples
&
Sir Alice - voice (Brutalum Voluptuous)
Monica Vannier - voice (Coma)


The Drift
The Drift
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 From Boys-Band to Armageddon, 27 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Drift (CD)
Avoir commencé dans une formation pop visant le caeur de minettes toutes échaudées et se retrouver à sortir des albums absolument alien et difficilement descriptible, le moins que l'on puisse dire c'est que le parcours de Scott Walker intrigue.
Parce qu'en plus d'être une évidente figure tutélaire d'une pop mélodramatique, une énorme influence de David Bowie qui le suivra jusque dans son obsession pour Brel de qui il a emprunté un goût pour le théâtre en chanson qu'on entend jusqu'aujourd'hui, Walker est devenu, au fil des ans et des albums, un animal de moins en moins identifiable, de plus en plus à la marge d'une scène musicale lorgnant souvent sur la facilité ce qui, c'est l'évidence, est tout sauf le propos du ténébreux vocaliste, multi-instrumentiste et compositeur.
Si ce n'est pas une nouveauté, on peut identifier la tendance dès sa moitié du cru 78 des Walker Brothers reformés, Nite flights, c'est sur Climate Of Hunter (1984) et surtout sur l'ébouriffant Tilt (1995) que la recherche finit par prendre le pas sur la composition de chansons classiques. Aussi, donc, se faire chahuter par les étrangetés, les climats clair-obscur, les instrumentations et arrangements déconstruits, la voix froide et détachée de crooner post-apocalyptique d'un Walker en état de grâce compositionnel n'est pas une surprise, et ce The Drift est donc, finalement, plus une confirmation qu'une révolution. Il faut cependant préciser que si étrange The Drift est indéniablement, plus accessible que son barjotant prédécesseur il est aussi, pas beaucoup, juste un peu, juste assez pour rendre l'expérience accessible à d'autres qu'au petit cercle masochiste de ceux qui aiment se compliquer l'existence et le cervelet à coup de Residents, Xenakis et autres Cecil Taylor. Ca reste cependant rude mais, en s'abandonnant au trip total que nous propose Scott, une expérience enrichissante dévoilant des trésors d'une beauté particulière mais tout de même infectieuse.
Et non, je ne décris pas vraiment la musique, simplement parce qu'elle est indescriptible et qu'il n'y a pas mieux, pour se rendre compte, que de tenter soi-même la chose, ce qu'on recommande chaudement parce que des artistes comme Walker et des albums comme The Drift, on n'en croise pas si souvent et que c'est dommage, d'ailleurs.

Scott Walker - Vocals, Guitar, Harmonica, Sax, Sound Treatment
Hugh Burns - Guitar
Ian Thomas - Drums
Mark Warman - Keyboards, Orchestration, Conducting, Percussion, Woodwind, Sound Treatment
Philip Sheppard - Orchestration, Conducting, Cello
Alasdair Malloy - Percussion, Drums
John Giblin - Bass
Steve Pearce - Bass
Peter Walsh - Sound Treatment, Sitar, Percussion
Andrew Cronshaw - Woodwind, Concertina
James Stevenson - Guitar
Brian Gascoigne - Keyboards, Sound Treatment
Thomas Bowes - Violin
Vanessa Contenay-Quinones - Vocals
Beverly Foster - Voice
Pete Long - Sax
Rohan Onraet - Percussion
Lucy Painter - Vocals
Rebecca Painter - Vocals
Ralph Warman - Vocals
Derek Watkins - Flugelhorn


Stepmother City
Stepmother City
Prix : EUR 15,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Tuva bien, 27 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stepmother City (CD)
Au nord de la Mongolie, dans la petite république autonome de Tuva, se trouve une grande artiste. Parce qu'elle n'est pas comme tout le monde, que son nom est aussi imprononçable que difficilement orthographiable, trop peu le savent. C'est pourtant l'évidence à l'écoute de ce Stepmother City, album pont entre asie et europe, modernité et tradition.
Stepmother City est un album à part dans le répertoire de Sainkho Namtchylak, une aeuvre étonnamment accessible pour une compositrice et interprète plus habituellement occupée à tâter d'une fusion entre sa folk et un jazz contemporain qu'on pourrait aisément taxer de free. Pas ici où, penchant vers des climats électroniques caresse-tympans, elle pose son "throat singing" millénaire, une tradition Tuva inscrite au patrimoine culturel de l'Unesco, excusez du peu !, avec une douceur harmonique qu'on ne lui connaissait pas forcément. Le résultat reste malgré tout (agréablement) alien pour des oreilles occidentales point encore préparées à ce son venu d'ailleurs, mais pas longtemps parce que tout ceci s'acquière d'autant plus vite que le parti-pris des compositions et des arrangements a des cousinages "trip-hoppiens" qui nous sont beaucoup plus familiers.
Mais, tout de même, avec ses notes de pochettes écrites par un moine bouddhiste, ses instruments traditionnels et, plus généralement, un ton évoquant un rêve narco-influencé, c'est un vrai trip que cet "easy" Sainkho, un trip où on conviera joyeusement ses amis qui ne regretteront pas d'avoir embarqué.

1. Introduction 1:45
2. Dance Of Eagle 4:36
3. Like Transparent Shadow 5:10
4. Order To Survive 5:41
5. Let The Sunshine 3:41
6. Ritual Virtuality 4:27
7. Tuva Blues 5:06
8. Old Melodie 4:13
9. Lonely Soul 7:44
10. Boomerang 8:45

Double Bass - Paolino della Porta
Guitar, Overtone Voice - Casper David Sacker
Igil, Kurai, Doshpuluur, Overtone Voice - German Popov
Loops, Sampler - Maxim Shapochnikov
Percussion, Sampler - Massimo Iavicoli
Saxophone, Bass, Shakuhachi - Ned Rothenberg
Vocals - Sainkho Namtchylak
Written By Roberto Colombo (6)
Written By Sainkho Namtchylak (tracks: 1 to 5, 7 to 10)
Arranged & Mixed By Roberto Colombo


Melt Banana-Speak Squeak Creak
Melt Banana-Speak Squeak Creak
Prix : EUR 18,96

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Fun Hurts, 27 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Melt Banana-Speak Squeak Creak (CD)
On ne le dira jamais assez, le Japon recèle d'une belle quantité de mabouls caractérisés, des kamikaze musicaux prêts à tout et à n'importe quoi mais surtout à se faire plaisir à torturer les pauvres petits cerveaux primitifs d'auditeurs qui en redemandent, en plus, les bougres ! Alors, voilà quoi, Melt Banana, comme Ruins, comme Zeni Geva, comme Yamatsuka Eye, Altered States ou Korekyojinn sont de ceux-là et, parfois, qu'est-ce que ça fait comme bien !
Beaucoup de bruit pour rien ? C'est sans doute ce que penseront les frileux, ceux pour qui l'idée d'écouter le copié/collé avant-noise de ces quatre nippons allumés équivaut à une intense séance de torture.... On en conviendra, tout ceci n'est pas à mettre entre toutes les oreilles, et, pour fun que soit le cocktail de banane fondue, on cromprend l'air interdit de ceux habitués à des univers moins chaotiques. Ceci dit, si vous pouvez encaisser tout ou partie des iconoclastes japonais précités, auxquels on rajoutera volontiers le Fantômas de Mike Patton, c''est un total délice que de prendre en pleine face les agressions rigolardes et nonsensiques de ces zozos agités. Et d'avoir l'impression de tomber sur l'improbable musique d'un cartoon post-apocalyptique où Will E. Coyote et son Roadrunner de proie s'en donnent à coeur-joie à fomenter et déjouer des tours tous plus tordus les uns que les autres.
Bref, aux amateurs de sensations fortes, aux masochistes du conduit auditif, à tout ceux, aussi, pour qui la musique n'est pas seulement une éternelle recherche de la perfection harmonique, je souhaite la bienvenue, que les autres passent leur chemin, ils ne trouveront sur Speak Squeak Creak que fureur et consternation.

1. Tail in Garbage (Tekepake) 1:16
2. Rragg 0:57
3. In x Out = Bug 1:21
4. Scrubber 0:16
5. So Unfilial Rule 0:11
6. Dust Head 1:11
7. A Teaspoon of Salt 0:38
8. Stick Out 0:42
9. Mouse Is a Biscuit 1:05
10. 55 Hands Need to Cut Down 1:29
11. P-Pop-Slop 1:25
12. Smell the Medicine 2:31
13. Switch 2:18
14. P.B.D. 1:43
15. Mind Thief 1:38
16. Chicken Headed Raccoon Dog 1:47
17. Cry for More Fish 0:18
18. Screw, Loose 0:10
19. Cook Cool Kyau Kuru 1:14
20. Scissor Quiz 1:33
21. Too Many to Dispose 0:28
22. Blandished Hatman 1:15
23. Cut Off 2:01
24. Pierced Eye 2:06
25. Speak Squeak Creak 2:35

Yasuko Onuki - vocals
Ichirou Agata - guitars, effects
Rika Hamamoto - bass
Sudoh Toshiaki - drums


Speak Squeak Creak
Speak Squeak Creak
Prix : EUR 20,19

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Fun hurts., 27 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Speak Squeak Creak (CD)
On ne le dira jamais assez, le Japon recèle d'une belle quantité de mabouls caractérisés, des kamikaze musicaux prêts à tout et à n'importe quoi mais surtout à se faire plaisir à torturer les pauvres petits cerveaux primitifs d'auditeurs qui en redemandent, en plus, les bougres ! Alors, voilà quoi, Melt Banana, comme Ruins, comme Zeni Geva, comme Yamatsuka Eye, Altered States ou Korekyojinn sont de ceux-là et, parfois, qu'est-ce que ça fait comme bien !
Beaucoup de bruit pour rien ? C'est sans doute ce que penseront les frileux, ceux pour qui l'idée d'écouter le copié/collé avant-noise de ces quatre nippons allumés équivaut à une intense séance de torture.... On en conviendra, tout ceci n'est pas à mettre entre toutes les oreilles, et, pour fun que soit le cocktail de banane fondue, on cromprend l'air interdit de ceux habitués à des univers moins chaotiques. Ceci dit, si vous pouvez encaisser tout ou partie des iconoclastes japonais précités, auxquels on rajoutera volontiers le Fantômas de Mike Patton, c''est un total délice que de prendre en pleine face les agressions rigolardes et nonsensiques de ces zozos agités. Et d'avoir l'impression de tomber sur l'improbable musique d'un cartoon post-apocalyptique où Will E. Coyote et son Roadrunner de proie s'en donnent à coeur-joie à fomenter et déjouer des tours tous plus tordus les uns que les autres.
Bref, aux amateurs de sensations fortes, aux masochistes du conduit auditif, à tout ceux, aussi, pour qui la musique n'est pas seulement une éternelle recherche de la perfection harmonique, je souhaite la bienvenue, que les autres passent leur chemin, ils ne trouveront sur Speak Squeak Creak que fureur et consternation.

Yasuko Onuki - vocals
Ichirou Agata - guitars, effects
Rika Hamamoto - bass
Sudoh Toshiaki - drums


Heart Chamber Phantoms
Heart Chamber Phantoms
Prix : EUR 9,88

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Heart collector, 26 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heart Chamber Phantoms (CD)
Yuka Honda est japonaise mais vit à New York. Yuka Honda a fait partie avec Cibo Matto, collaboré avec le Plastic Ono Band ou Sean Lennon. Heart Chamber Demons est son troisième album solo.
Au programme, un hybride de jazz, d'électronique mélodieuse et de petites déviations ludiques bienvenues. Yuka Honda, maîtresses des samplers mais aussi multi-instrumentiste, y construit des ambiances cotonneuses, pas vraiment futuristes ou alors rétro-futuristes, steampunk en quelque sorte, relecture inspirée d'un idiome ancien sans le violenter, utilisant les outils d'aujourd'hui sans forcément essayer de tout changer. Heart Chamber Phantoms porte, de fait, magnifiquement son titre. Il a indéniablement du cœur, recueilli et confortable il s'écoute plus favorablement en chambre, il est aussi, indéniablement, hanté d'une longue tradition. Et c'est beau, mélodiquement chatoyant, bien arrangé et habité par Miss Honda et ses amis/invités, desquels on citera un Sean Lennon tout en discrétion, l'utile et intense violoncelliste zornien Erik Friedlander, ou Michael Leonhart pour sa trompette "milesienne"...
Electro-jazz atypique à la beauté aussi fragile qu'évidente, la musique de Yuka Honda est chaudement recommandée, en particulier ce très réussi Heart Chamber Phantoms.

Yuka Honda - pro-tools, keyboards, sampler, bass, guitar, tenorion, percussion, vocals
Sean Lennon - drums, synth bass, percussion
Dougie Browne - drums
Michael Leonhart - trumpet, flugelhorn, mellophone, vibraphone, bass, wine glass, keyboards, percussion
Shimmy Hirotaka Shimizu - guitar
Erik Friedlander - cello
Pete Drungle - piano
Jeff Hill - bass
Courtney Kaiser - vocals
Scott Seader - vocals


Over Hte Rainbow
Over Hte Rainbow
Prix : EUR 17,30

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Rare and Strange, 26 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Over Hte Rainbow (CD)
Si la bonne dose d'étrangeté figurant sur leurs albums ne vous suffisait pas, voici une compilation des irlandais déments des Virgin Prunes. Ca va loin !

Et tous azimuts ! D'ambient minimaliste à la Eno (Red Nettle, Mad Bird in the Wood, Jigsawmentallama, Greylight), d'étrangetés punk ou new wave déstructurées et angulaires (Twenty Tens, Moments 'N' Mine, White History Book, Faculties of a Broken Heart), de tribalisme post-punk déjanté (Pagan Lovesong Vibe - Akimbo), de contines post-apocalyptiques (Children Are Crying), de sautillantes chansons synthpop dévoyées (King of Junk), à de totales bizarreries (Happy Dead et ses presque 14 minutes où on se demande souvent où Gavin Friday & Cie vont, un Revenge de douleur), les Virgin Prunes ont indéniablement de l'imagination et une capacité à ne finalement ressembler à personne tout en produisant, à quelques exceptions rencontrées vers la fin de la présente sélection, une musique qui s'écoute avec le bonheur de découvrir un étrange animal dans son milieu d'origine, une jungle urbaine malfamée, peuplée de créatures de tous sexes et de toutes apparences, un cirque des monstres qui n'a rien à envier à celui de Browning.

Tout ça fait d'Over the Rainbow une addition bienvenue à la collection d'albums de ces irlandais pas comme les autres.

CD 1
1. Red Nettle 2:18
2. Twenty Tens 2:27
3. Pagan Lovesong Vibe - Akimbo 6:52
4. Moments 'N' Mine 4:27
5. Mad Bird In the Wood 4:20
6. Children Are Crying 5:12
7. Jigsawmentallama 6:20
8. King of Junk 2:50
9. War 2:06
10. Greylight 4:23

CD 2
1. White History Book 3:43
2. Faculties of a Broken Heart 5:05
3. In the Greylight 2:50
4. Happy Dead 13:41
5. Revenge 3:36
6. Third Secret 4:19
7. Love Lasts Forever 11:26

Gavin Friday - vocals
Guggi - vocals
Dave-id Busarus - vocals
Dik Evans - guitar
Strongman - bass
Mary D'Nellon - drums


Fauvisme Et Pen
Fauvisme Et Pen

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Fous d'chez nous !, 26 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fauvisme Et Pen (CD)
Au début était la tétine, déité païenne, muse improbable d'un bestiaire à nulle autre pareil. Bienvenue dans une autre France musicale, bienvenue dans le petit monde d'Emmanuel Hubaut et de William Lamy, bienvenue chez Les Tétines Noires !
C'est par le plus grand des hasards que j'ai rencontré ces furieux normands, par accointance commune, ils étaient signés chez Boucherie Productions, j'étais un "ami de la maison". Et comme, parfois, le hasard fait bien les choses, la rencontre fut concluante, d'abord en live où le groupe se livrait à d'incroyables et théâtrales prestations (O'Dogo, un sommet de folie !) puis par les deux albums sortis en cette bonne maison : Fauvisme et Pense-Bête et Brouettes, deux excellentes galettes où se rencontrent, se croisent, s'accouplent cabaret de monstres (le premier album ne commence pas par Freaks pour rien !), rock gothico-industriel et poésie nonsensique. Tantôt en anglais, tantôt en français, mais toujours dans une langue qui n'appartient qu'à eux, et en particulier au Comte d'Eldorado leader naturel et auto-proclamé, meneur de la revue folle.
D'entre les deux albums, je ne saurais choisir, c'est devenu pour moi un package indivisible, souvenir d'une époque, il a près d'un quart de siècle, où j'étais loin d'avoir foulé les terres musicales extraterrestres depuis conquises, ce fut certainement un "pied à l'étrier"...
Et après tout ce temps ? Ca tient plutôt très bien la route ! Certes la production un peu cheap n'est pas au bénéfice de la prestation, certes, encore, il y a quelques longueurs et quelques inutilités (la foule en boucle sur le dernier quart d'heure de Bras Sans Jambe Et Glisse Versa), mais surtout beaucoup de talent, une fertile imagination et, ma foi, un sens de la mélodie suffisamment particulier pour qu'on ne l'oublie pas de sitôt. En gros, nés du bon côté de la Manche, ou outre-Quiévrain, ou vers la Ruhr, on en aurait beaucoup plus parlé. Au jour d'aujourd'hui, plus édités depuis une éternité, les albums des Tétines Noires, sont une rareté qu'on achète cher sur la toile ou qu'on trouve par chance chez un disquaire d'occasion... Dommage.
C'est donc avec insistance que j'en appelle à la multitude d'étudier la possibilité de (re)découvrir une belle bande d'allumés. Elle n'en reviendra pas, la multitude.

1. Freaks 3:39
2. Petite Brouette Sans Allumettes 5:26
3. Fase 1990 4:33
4. Just One Life 3:57
5. O' Dogo 4:11
6. Crazy Horses 5:10
7. Les Captains 3:57
8. Streap Teac 3:05
9. Gouttes Die 3:34
10. Musique En Forme De Cage 2:16

Le Comte d'Eldorado - voix, guitare
Goliam - programmation, claviers, chœurs, batterie
Markus - basse
Nicolas Barrot - batterie


Brouettes
Brouettes

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Fous d'chez nous !, 26 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brouettes (CD)
Au début était la tétine, déité païenne, muse improbable d'un bestiaire à nulle autre pareil. Bienvenue dans une autre France musicale, bienvenue dans le petit monde d'Emmanuel Hubaut et de William Lamy, bienvenue chez Les Tétines Noires !
C'est par le plus grand des hasards que j'ai rencontré ces furieux normands, par accointance commune, ils étaient signés chez Boucherie Productions, j'étais un "ami de la maison". Et comme, parfois, le hasard fait bien les choses, la rencontre fut concluante, d'abord en live où le groupe se livrait à d'incroyables et théâtrales prestations (O'Dogo, un sommet de folie !) puis par les deux albums sortis en cette bonne maison : Fauvisme et Pense-Bête et Brouettes, deux excellentes galettes où se rencontrent, se croisent, s'accouplent cabaret de monstres (le premier album ne commence pas par Freaks pour rien !), rock gothico-industriel et poésie nonsensique. Tantôt en anglais, tantôt en français, mais toujours dans une langue qui n'appartient qu'à eux, et en particulier au Comte d'Eldorado leader naturel et auto-proclamé, meneur de la revue folle.
D'entre les deux albums, je ne saurais choisir, c'est devenu pour moi un package indivisible, souvenir d'une époque, il a près d'un quart de siècle, où j'étais loin d'avoir foulé les terres musicales extraterrestres depuis conquises, ce fut certainement un "pied à l'étrier"...
Et après tout ce temps ? Ca tient plutôt très bien la route ! Certes la production un peu cheap n'est pas au bénéfice de la prestation, certes, encore, il y a quelques longueurs et quelques inutilités (la foule en boucle sur le dernier quart d'heure de Bras Sans Jambe Et Glisse Versa), mais surtout beaucoup de talent, une fertile imagination et, ma foi, un sens de la mélodie suffisamment particulier pour qu'on ne l'oublie pas de sitôt. En gros, nés du bon côté de la Manche, ou outre-Quiévrain, ou vers la Ruhr, on en aurait beaucoup plus parlé. Au jour d'aujourd'hui, plus édités depuis une éternité, les albums des Tétines Noires, sont une rareté qu'on achète cher sur la toile ou qu'on trouve par chance chez un disquaire d'occasion... Dommage.
C'est donc avec insistance que j'en appelle à la multitude d'étudier la possibilité de (re)découvrir une belle bande d'allumés. Elle n'en reviendra pas, la multitude.

1. Brouette Nentale 5:04
2. A Different Man 2:16
3. N & M (Histoire De Lady Na) 3:39
4. Hill House 2:42
5. Eleonor 0:33
6. Les Roseaux Cervicaux 5:39
7. Imminent Immoral 0:52
8. Lady Dja Lady 3:46
9. Epidemik Pakotill 4:18
10. My Nightclub-Head 3:15
11. Et La Lumière Roule 0:51
12. Bras Sans Jambe Et Glisse Versa 17:48

Le Comte d'Eldorado - voix, guitare
Goliam - programmation, claviers, chœurs, batterie
Eduardo Leal de la Gala - basse, contrebasse
Nicolas Barrot - batterie


Shaken 'n Stirred
Shaken 'n Stirred
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Robert et les synthétiseurs, 22 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shaken 'n Stirred (CD)
(la note est en fait de 3,5/5)

C'est l'histoire d'un Robert Plant tellement pris dans le tourbillon de sa nouvelle carrière et des années 80 qu'il ne se rend pas immédiatement compte des mauvais choix qu'il fait. C'est l'histoire de Robert Plant qui a un peu trop oublié avoir faire partie de Led Zeppelin. C'est l'histoire de Shaken 'n Stirred, 1985... Et celle d'un line-up au bout du rouleau qui ne survivra pas à l'album et à sa tournée.

Attention, cependant, Shaken 'n Stirred n'est pas un mauvais album pour autant, c'est même un album dont on peut louer la variété et le cran, parce qu'il en fallut pour ainsi se jeter à corps perdu dans l'aventure du rock à synthés. Une aventure qu'il avait déjà effleuré sur ses précédents opus mais qui prend son plein envol ici.
Et c'est là que le bas blesse, comme il le fera encore sur Now and Zen malgré le changement d'équipe, tous ces synthétiseurs, cette absolue volonté de sonner comme les artistes les plus couronnés de succès de l'époque parait trop forcé et pas exactement servi par des compositions aussi réussies que sur ses deux précédents opus, ça n'aide pas. Tout ceci donne un album où même les meilleurs chansons (qui ne manquent pas même si elles sont moins nombreuses que sur The Principle of Moments ou Pictures at Eleven, on citera tout de même Sixes and Sevens, sommet plantien)) se retrouvent lourdement empesées par d'encombrants gimmicks synthétiques affectant jusque la guitare dans l'usage de son équivalent numérique. C'est d'autant plus dommage qu'il y a, sous le déluge de claviers et la production un peu kitsch, des merveilles, des paternes rythmiques (merci Richie Hayward venu de Little Feat) poussant Plant vers une world music qui lui sied parfaitement au teint.

Un beau gâchis, c'est l'impression qui demeure à l'écoute d'un album dont le potentiel est ruiné par une esthétique 80s déplacée. Mais Plant apprend vite les leçons, on ne l'y reprendra (presque) plus.

Robert Plant - vocals
Robbie Blunt - guitar, synthesized guitar
Richie Hayward - drums
Paul Martinez - bass guitar
Jezz Woodroffe - keyboards
Toni Halliday - backing vocals


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