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Contenu rédigé par Mélomania
Classement des meilleurs critiques: 24
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Commentaires écrits par
Mélomania (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

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Are You Experienced
Are You Experienced
Prix : EUR 19,79

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Introducing..., 22 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Are You Experienced (CD)
Que dire qui n'ait pas encore été écrit sur le monument inaugural de la trop brève carrière de James Marshall Hendrix et des deux petits anglais que Chas Chandler a déniché pour l'accompagner (pas facile, il faut de la souplesse pour suivre le félin guitariste/chanteur), cet Are You Experienced à raison légendaire ? Que dire de ce jeune black d'à peine 23 ans qui, débarqué dans les swinging sixties londoniennes, changea à tout jamais le monde de la musique ? Évidemment, si on prend les deux versions originales de l'album (celle dévolue au Monde et celle que les ricains, qui ne peuvent jamais rien faire comme tout le monde), il manque d'énormes classiques, surtout sur la version internationale où, tout de même !, Purple Haze, Hey Joe et The Wind Cries Mary ! Carrément ! Heureusement, les éditions récentes, depuis 1997 et la première génération des remasters, sauf si, fétichiste dans l'âme, vous choisissez spécifiquement la réédition d'une des deux éditions incomplètes, c'est un gros opus de 17 titres où sont réunies toutes les chansons apparaissant dans l'une ou l'autre, ouf ! Pour ajouter au bordel, on précisera que l'album connut aussi deux pochettes desquelles l'américaine (la photo ronde et son tour jaune) est assurément la plus laide... Bref, l'important est ailleurs, dans ce hard rock blues psychédélique alors unique en son genre mais qui ne tardera pas à en inspirer de nombreux. Bien-sûr, la formule du power trio en base blues qui psychédélise le répertoire n'est pas une exacte nouveauté, Cream a déjà fait le coup quelques mois plus tôt mais, élément ô combien déterminant et absolument indéniable, là où Clapton est un finalement sage disciple, Hendrix explose tout, ose tout et, surtout !, réussit tout. Et puis ses chansons sont meilleures, ça swingue plus, c'est plus sensuel... Pour les chansons, pas besoin de faire le menu, il suffit de jouer la chose pour ce rendre compte que, près d'un demi-siècle plus tard, ça tient encore furieusement bien la route et, encore mieux, en ces temps où tous les revivalismes semblent coexister, c'est encore et toujours d'une brûlante actualité. Bref, vous voyez, quand on parle d'un pareil album, d'une œuvre universellement louée pour sa qualité et son importance, on est toujours un peu dans le lieu commun, aussi, puisque nous y sommes, osons-en un de plus : Are You Experienced est un essentiel à toute collection rock qui se respecte, si vous l'avez raté (comment est-ce possible ?) il vous le faut, là, maintenant, tout de suite !

la tracklist du mien (Polydor, 1997) :
1. Hey Joe 3:33
2. Stone Free 3:29
3. Purple Haze 2:54
4. 51st Anniversary 3:18
5. The Wind Cries Mary 3:24
6. Highway Chile 3:35
7. Foxy Lady 3:22
8. Manic Depression 3:46
9. Red House 3:44
10. Can You See Me 2:35
11. Love or Confusion 3:17
12. I Don't Live Today 3:58
13. May This Be Love 3:14
14. Fire 2:47
15. Third Stone from the Sun 6:50
16. Remember 2:53
17. Are You Experienced? 4:17

Jimi Hendrix — vocals, guitars (27/11/1942-18/09/1970)
Noel Redding — bass; backing vocals on "Foxy Lady," "Fire," and "Purple Haze"
Mitch Mitchell — drums; backing vocals on "I Don't Live Today" and "Stone Free"
&
The Breakaways — backing vocals on "Hey Joe"


Frank
Frank
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Shooting Star, 22 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Frank (CD)
Alors ? Amy Winehouse ? Une grande artiste au destin brisé ? Une junkie de plus qui n'aura pas tenu la distance, pas su "tenir son acte" (c'est vrai, la bio de Keith Richards n'était pas encore sortie...) ? Un peu des deux, forcément, sauf que, saupoudré à l'ère médiatique, la déchéance d'une bonne chanteuse de soul ne fut que plus marquante... Présentement, en 2003, Amy n'a que 20 ans mais déjà quelque expérience, elle qui vocalisa au sein du National Youth Jazz Orchesta, a été "développée" par un management persuadé de tenir là la perle rare, et a participé, hors de toute pression de quelque label que ce soit, à la création et à l’enregistrement d'un album quasi livré "clé en main" à Island Records. Bon, on sait qu'Amy désavoua la galette qu'elle avouait pourtant, dans le même temps, concédait n'avoir jamais écouté dans son entièreté... Et c'est bien dommage parce qu'il tient bien la route, ce Frank, titre choisi parce que les paroles d'Amy sont franches et qu'elle cite volontiers Sinatra dans ses influences, un peu brouillon peut-être, pas aussi parfait qu'un album de soul américaine contemporain sans doute, mais tellement plus charmant, tellement plus humain. Parce que les failles d'Amy, avec le funeste destin que l'on sait, sont aussi, certainement, ce qui fait sa force de distante petite cousine blanche de Billie Holiday, jusque dans l'autodestruction rageuse par cause de malheur. Évidemment, on n'ira pas comparer l'une avec l'autre ne serait-ce que parce qu'aux 25 ans de carrière et foultitude d'enregistrements de l'une on n'a que les 7 ans, deux albums et quelques collaborations de l'autre, pas de quoi comparer, et un contexte tellement différent aussi, sans parler du style... Parce que si des traces des influences jazz d'Amy subsistent sur la galette, c'est heureux !, c'est clairement le rhythm'n'blues qui mène le bal mais, donc, pas de ces r'n'b froids et digitaux dont sont friandes les bandes FM dégoulinantes de beats stéréotypés, quelque chose de plus organique, de plus "sang, sueur et sang", modernisé juste ce qu'il faut pour agréer avec la nouvelle génération, pas assez pour s'aliéner les puristes, un bel exercice d'équilibriste rétro-moderniste en somme. Et mené par une voix, une vraie, de celles qu'on aime ou qu'on déteste mais qu'on reconnait immédiatement, loin du méchant formatage encore. Et voilà donc, l'album des promesses brisées, le premier des deux jolis opus officiels d'une Miss Winehouse disparue trop tôt... Mon préféré des deux parce que cette innocence, ce charme débutant... Épatant !

1. Intro/Stronger Than Me 3:54
2. You Sent Me Flying/Cherry 6:50
3. F*** Me Pumps 3:20
4. I Heard Love Is Blind 2:10
5. (There Is) No Greater Love/Teo Licks 2:08
6. In My Bed 5:17
7. Take the Box 3:20
8. October Song 3:24
9. What Is It About Men 3:29
10. Help Yourself 5:01
11. Amy Amy Amy/Outro/Moody's Mood for Love/Know You Now 11:03

Amy Winehouse – vocals, guitar
John Adams – organ, Rhodes
Robert Aaron – flute, saxophone
Teodross Avery – saxophone
Ian Barter – guitar
Rudy Bird – percussion, shaker
Errol Campbell – drums, percussion
Wilburn "Squiddley" Cole – drums
Commissioner Gordon – drums, effects, percussion, programming, turntables
Delroy "Chris" Cooper – bass
Tanya Darby – trumpet
Jeni Fujita – backing vocals
Vincent Henry – alto flute, alto saxophone, baritone saxophone, flute, tenor saxophone
Jimmy Hogarth – bass, drums, guitar, percussion, programming
Felix Howard – backing vocals
Stafford Hunter – trombone
Timothy Hutton – horn
Donovan Jackson – keyboards, organ, Rhodes
Gregory Jackson – bass
Bruce Purse – baritone horn, bass trumpet, flugelhorn, trumpet
Salaam Remi – drum programming, drums, electric bass, electric upright bass, organ, percussion
Matt Rowe – backing vocals, trumpet
Jeremy Shaw – guitar
Stefan Skarbek – backing vocals, trumpet
Martin Slattery – Hammond organ, horn, Wurlitzer
Earl "Chinna" Smith – guitar
Luke Smith – bass, keyboards, piano
Lenny Underwood – keyboards, piano
Richard Wilkinson – additional drums
Troy Wilson – drums


S. T. ( Digitally Remastered )
S. T. ( Digitally Remastered )
Prix : EUR 10,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Sweet Beginnings, 20 mai 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : S. T. ( Digitally Remastered ) (CD)
Il n'y aurait que la rencontre entre Neil Young et Stephen Stills, avec le destin commun et séparé que l'on sait, qu'on noterait tout de même l'importance historique de l'inaugural long-jeu de Buffalo Springfield, aimable formation folk rock nord-américaine, mais il y a la musique. Une musique forgée lors de nombreux concerts (dont sept semaines consécutives au fameux Whisky a Go Go) permettant à ces jeunes pousses d'affirmer, déjà, un style et un répertoire entièrement original, ce qui est assez rare à l'époque pour qu'on le précise. Bref, ayant décroché un contrat avec Atlantic, les cinq larrons partent en studio où, sous la tutelle de leur deux managers, Charles Greene et Brian Stone, dont on entend hélas le peu d'expérience en la matière, ils couchent amoureusement sur bande les résultats de leur dur labeur débutant. Clairement, avec sept titres pour Stills et cinq pour Young, les deux leaders créatifs de la formation sont déjà bien définis mais il manque quelque chose pour que l'album décolle, trouve enfin son public. De fait, il faudra une seconde édition (où l'essentiel For What It's Worth, sur les exactions policières contre la jeunesse du Sunset Strip venu protester de la fermeture d'un night-club, remplace l'accessoire Baby Don't Scold Me et prend même la position introductrice de la galette) pour que la mayonnaise prenne vraiment. Et le reste, comme on dit, is history... Sauf qu'il faut préciser que l'arbre, For What It's Worth donc, ne fait que cacher la belle forêt que Go and Say Goodbye est un enjoué et sympathique folk rock, que Nowadays Clancy Can't Even Sing est un bel exemple de l'écriture de jeunesse de Mister Young, que Do I Have to Come Right Out and Say It ouvre déjà la voie à la future association de messieurs Young et Stills avec messieurs Crosby et Nash, que Leave nous propose un Young bien possédé et forcément reconnaissable à la six-cordes électrique... Fondateur donc, ce Buffalo Springfield premier auquel on ne peut, en vérité, que reprocher sa mise en son franchement pas au niveau d'une épatante collection de chansons, ça en amoindrit forcément un peu le plaisir mais pas suffisamment pour qu'on ne recommande pas ces doux débuts réussis.

1. For What It's Worth 2:37
2. Go and Say Goodbye 2:23
3. Sit Down, I Think I Love You 2:34
4. Nowadays Clancy Can't Even Sing 3:28
5. Hot Dusty Roads 2:51
6. Everybody's Wrong 2:29
7. Flying on the Ground Is Wrong 2:40
8. Burned 2:18
9. Do I Have to Come Right Out and Say It 3:06
10. Leave 2:45
11. Out of My Mind 3:09
12. Pay the Price 2:36

Richie Furay - rhythm guitar, lead and backing vocals
Dewey Martin - drums, backing vocals
Bruce Palmer - bass guitar
Stephen Stills - lead guitar, lead and backing vocals, keyboards
Neil Young - lead guitar, lead and backing vocals, harmonica, piano


The Psychedelic Sounds Of (2cd Collector Edition)
The Psychedelic Sounds Of (2cd Collector Edition)
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'Ascenseur Fou, 20 mai 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Psychedelic Sounds Of (2cd Collector Edition) (CD)
Ceux qui pensèrent avoir écouté quelques mois plus tôt, en février (l'Ascension de Coltrane) ou juin (le Freak Out! de Zappa), l'album le plus fou qu'ils leur aient été donné l'occasion de dénicher, se dirent que, décidément, 1966 était une année vraiment à part dans le monde de la musique, tellement à part qu'elle introduisait présentement le premier joueur de cruche électrique (!), un dénommé Tommy Hall membre des texans de The 13th Floor Elevators menés par un certain Roky Erickson... Pas que la musique de ces 5 zozos soit fondamentalement novatrice ou complexe, avec un cocktail combinant blues, rock (souvent garage) et folk ces gars-là n'inventent rien. Chez eux, c'est l'habillage, la façon qui change tout, ce côté "je-m’en-foutiste", cette freak attitude qui fait de chansons à la base normales (Splash 1 est une belle ballade, You're Gonna Miss Me du bon garage rock, Roller Coaster un rock bluesy plus que compétent, etc.) d'étranges odyssées psychédéliques. Évidemment, la cruche électrique de Hall n'y est pas pour rien mais c'est, surtout, la performance d'Erikson (qui, dit-on, aurait grandement influencé Robert Plant) et de Stacy Sutherland (le six-cordiste soliste de la formation, dont tous les psyché-guitaristes s'inspireront) qui font la différence. Bref, l'album est désormais inscrit au panthéon des œuvres qui comptent quelque soit leur qualité intrinsèque (elle est très belle ici) parce que, sans doute, rien n'aurait été tout à fait pareil sans elles. Et ce n'est pas cette version aux généreux bonus (l'album mono, son pendant stéréo et quelques mixes alternatifs) qui l'infirmera, The Psychedelic Sounds of the 13th Floor Elevators est un album que tout amateur de rock musique qui se respecte se doit de posséder, parce qu'il est excellent, parce qu'il est important... Obligatoire !

CD 1 - Original Mono Album
1. You're Gonna Miss Me 2:24
2. Roller Coaster 5:00
3. Splash 1 (Now I'm Home) 3:50
4. Reverberation 2:46
5. Don't Fall Down 3:00
6. Fire Engine 3:22
7. Thru the Rhythm 3:05
8. You Don't Know 2:38
9. Kingdom of Heaven 3:05
10. Monkey Island 2:38
11. Tried to Hide 2:43

CD 2 - Original 1966 Stereo Mix
1. You Don't Know (How Young You Are) 2:58
2. Through The Rhythm 3:08
3. Monkey Island 2:38
4. Roller Coaster 5:05
5. Fire Engine 3:20
6. Reverberation 2:48
7. Tried To Hide 2:47
8. You're Gonna Miss Me 2:31
9. Splash 1 3:53
10. Don't Fall Down 3:00
11. Kingdom Of Heaven 3:08
Bob Sullivan's Original Stereo Desk Mix
12. Fire Engine 3:21
13. Monkey Island 2:44
14. Roller Coaster 5:04
15. Thru The Rhythm 3:03
16. Tried To Hide 2:52

Roky Erickson: Vocals, rhythm guitar
Stacy Sutherland: Lead guitar
Tommy Hall: Amplified jug
John Ike Walton: Drums, percussion
Ronnie Leatherman: Bass (2, 4-11)
&
Benny Thurman: Bass (1, 3)


Jack Orion
Jack Orion
Prix : EUR 17,43

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Jansch aux origines, 20 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jack Orion (CD)
Si ses deux premiers albums avaient étalé sa jolie plume sur des albums devant tout de même beaucoup aux chansons traditionnelles qui l'avaient tant influencé, sur Jack Orion, Bert Jansch décide carrément de s'attaquer au "répertoire", grand bien lui fasse, c'est tout à notre bénéfice. D'autant que John Renbourn, son futur partenaire en duo mais aussi dans l'excellent Pentangle, le rejoint sur quatre sélections. Alors, forcément, l'instrumentation est minimaliste, guitare, banjo et voix, rien de plus, mais comme le monsieur est un précieux virtuose, de ceux qui savent ne jamais trop en faire, que les morceaux choisis sont non seulement bons mais excellemment menés, que ce soient de crépitants instrumentaux comme The Waggoner's Lad et Henry Martin, de plaisants jeux d'arpèges comme le délicat The First Time Ever I Saw Your Face, ou de belles chansons anciennes que Jansch ne cherche surtout pas à moderniser (le reste de l'opus), l'album satisfera l'amateur de folk désossée, dégraissée et fait de ce troisième album d'une carrière que l'on conseille fortement d'explorer, une jolie réussite d'album "feu de camp" chaudement recommandé.

1. The Waggoner's Lad 3:32
2. The First Time Ever I Saw Your Face 1:45
3. Jack Orion 9:50
4. The Gardener 1:40
5. Nottamun Town 4:30
6. Henry Martin 3:17
7. Blackwaterside 3:49
8. Pretty Polly 4:07

Bert Jansch - vocals, guitar, banjo
&
John Renbourn - guitar


Face To Face
Face To Face
Prix : EUR 9,68

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 In Your Face!, 19 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Face To Face (CD)
C'est une période troublée pour le groupe des frères Davis. Entre un Pete Quaife qui se blesse, démissionne puis revient, l'état d'épuisement mental et physique de Ray, des tracas légaux qui continuer de perturber l'ambiance, et encore et toujours des rapports difficiles entre deux frères pas encore énemis mais le germe est planté... Et de tout ça découle Face to Face, sont forts ces Kinks ! Parce que si le coup d'avant, The Kink Kontroversy, avait montré un groupe en pleine expansion stylistique et réel affinage d'écriture, Face to Face fait plus qu'enfoncer le clou, il cloue carrément le bec à toute la concurrence britannique (ou presque, seuls quatre fabuleux résistent encore et toujours à l'envahisseur kinksien) en sortant un des tous meilleurs albums de 1966 (où il y a pourtant matière) tous genres confondus. La recette de cette réussite ? Ne surtout pas céder à la mode, les Kinks sont une des très rares formations qui ne cèdera pas à la hype psychédélique, et continuer de creuser le même sillon d'une pop rock plus fondamentalement anglaise que la moyenne où le sucre et l'acide se marient pour le meilleur. Et des mélodies, toutes plus irrésistibles les unes que les autres avec des arrangements fins mais allant à l'essentiel (on est loin des déluges de musiciens de studio des récents albums des Beatles, par exemple, ici seul le précieux Nicky Hopkins pose vraiment son empreinte) et, évidemment, toujours la plume, plus acerbe que jamais puisque acérée par la pratique, d'un Ray Davis par encore au sommet de son art mais vraiment plus très loin. Et tout ça en 14 petites chansons et 40 trop courtes minutes, une perfection d'album rock et pop, très anglais mais à portée universelle, avec des tubes (Sunny Afternoon et Dandy) mais surtout une emballage global, pas un titre qui déçoive même quand c'est le petit frère (Dave) qui chante, qui laisse béat d'admiration pour le plus grand des groupes qu'on oublie trop souvent dans les palmarès rétrospectifs. Et dire que le meilleur est encore à venir ! Énorme, c'est le mot !

tracklist d'origine :
1. Party Line 2:35
2. Rosie Won't You Please Come Home 2:34
3. Dandy 2:12
4. Too Much on My Mind 2:28
5. Session Man 2:14
6. Rainy Day in June 3:10
7. A House in the Country 3:03
8. Holiday in Waikiki 2:52
9. Most Exclusive Residence for Sale 2:48
10. Fancy 2:30
11. Little Miss Queen of Darkness 3:16
12. You're Lookin' Fine 2:46
13. Sunny Afternoon 3:36
14. I'll Remember 2:27

Ray Davies – lead vocals, rhythm guitar, mellotron
Dave Davies – lead guitar, backing vocals, lead vocals on "Party Line", "You're Lookin' Fine"
Pete Quaife – bass guitar, backing vocals
Mick Avory – drums, percussion
&
John Dalton – bass guitar on "Little Miss Queen of Darkness"
Nicky Hopkins – keyboards, piano, harmonium on "Sunny Afternoon"
Rasa Davies – backing vocals on "Sunny Afternoon", "Session Man" and "Rainy Day in June"


Revolver (Enregistrement original remasterisé)
Revolver (Enregistrement original remasterisé)
Prix : EUR 22,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Pan! En plein Cœur !, 19 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Revolver (Enregistrement original remasterisé) (CD)
Help avait ouvert le bal, Rubber Soul avait entériné une nouvelle liberté, Revolver enfonce le clou de Beatles toujours plus curieux de tout ce qui les entoure et peut enrichir leur musique de nouvelles flaveurs qui, l'air de rien, révolutionnent à jamais l'art de faire de la pop music... Énorme ! Énorme parce que, sans faire le menu, on a tout de même droit à la naissance de la pop baroque (Eleanor Rigby), une des toutes premières fusions avec la musique indienne (Love You To) mais, surtout, à une sacrée collection de chansons variées d'exceptionnelle qualité, une bonne habitude des Beatles plus évidente ici que dans chacun de leurs précédents opus. Car, enfin, comment résister à un Taxman nerveux idéal en ouverture (honneur pour la première et unique fois dévolu à George Harrison, c'est à signaler), au savoureusement traînant hymne à la paresse qu'est I'm Only Sleeping, à la parfaite berceuse pop d'Here There and Everywhere, au bêta mais tellement efficace chant de marins de Ringo, ce Yellow Submarine qu'on adore détester tant il vous reste gravé dans le ciboulot, la perfect pop annonciatrice de Sgt. Pepper de Good Day Sunshine, une belle ballade aux précieux arrangements (ha! ce petit cor !) telle que For No one, ce rhythm'n'blues qui fonctionne d'autant mieux qu'il s'assume blanc et hommage les inspirateurs (Got to Get You Into My Life), ou le psychédélisme encore avant-gardiste de Tomorrow Never Knows où les Beatles s'essayent, magnifiquement, pour la toute première fois ? Impossible ! Impossible parce que les mélodies, les arrangement, la production (privilégier le mono), tout flamboie, illumine de feux qui brûlent tout sur leur passage et que, c'est bien connu, une terre calcinée sera riche, et elle le fut, et pas que pour les Beatles... Parce que voilà, 50 ans après (diable !), l'effet de Revolver se fait encore et toujours sentir, c'est dire le séisme que messieurs McCartney, Lennon, Harrison, Starkey et Martin (qu'on n'oublie pas !) ont fomenté, pas même un immanquable, un album que vous avez forcément déjà... Non ?

1. Taxman 2:39
2. Eleanor Rigby 2:06
3. I'm Only Sleeping 3:00
4. Love You To 2:59
5. Here, There and Everywhere 2:25
6. Yellow Submarine 2:41
7. She Said She Said 2:37
8. Good Day Sunshine 2:08
9. And Your Bird Can Sing 2:00
10. For No One 2:00
11. Doctor Robert 2:14
12. I Want to Tell You 2:29
13. Got to Get You into My Life 2:29
14. Tomorrow Never Knows 2:57

John Lennon – lead, harmony and backing vocals; rhythm and acoustic guitars; Hammond organ, harmonium; tape loops, sound effects; tambourine, handclaps, finger snaps
Paul McCartney – lead, harmony and backing vocals; bass, acoustic and lead guitars; piano, clavichord; tape loops, sound effects; handclaps, finger snaps
George Harrison – lead, harmony and backing vocals; lead, acoustic, rhythm and bass guitars; sitar, tambura; tape loops, sound effects; maracas, tambourine, handclaps, finger snaps
Ringo Starr – drums; tambourine, maracas, cowbell, shaker, handclaps, finger snaps; tape loops; lead vocals on "Yellow Submarine"
&
Anil Bhagwat – tabla on "Love You To"
Alan Civil – French horn on "For No One"
George Martin – producer; mixing engineer; piano on "Good Day Sunshine" and "Tomorrow Never Knows"; Hammond organ on "Got to Get You into My Life"; tape loops of the marching band on "Yellow Submarine"
Geoff Emerick – recording and mixing engineer; tape loops of the marching band on "Yellow Submarine"
Mal Evans – bass drum and background vocals on "Yellow Submarine"
Neil Aspinall – background vocals on "Yellow Submarine"
Brian Jones – background vocals on "Yellow Submarine"
Donovan – background vocals on "Yellow Submarine"
Pattie Boyd – background vocals on "Yellow Submarine"
Marianne Faithfull – background vocals on "Yellow Submarine"
Tony Gilbert, Sidney Sax, John Sharpe, Jurgen Hess – violins; Stephen Shingles, John Underwood – violas; Derek Simpson, Norman Jones – cellos: string octet on "Eleanor Rigby", orchestrated and conducted by George Martin with Paul McCartney
Eddie Thornton, Ian Hamer, Les Condon – trumpet; Peter Coe, Alan Branscombe – tenor saxophone: horn section on "Got To Get You Into My Life" orchestrated and conducted by George Martin with Paul McCartney


Fifth Dimension
Fifth Dimension
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Tryp d'Oyseau, 19 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fifth Dimension (CD)
La cinquième dimension des Oyseaux de Los Angeles ? C'est déjà, même si seulement en partie, l'un des tous premiers monuments d'un rock psychédélique qui fera florès mais n'en est, au cour de 1966, qu'à ses premiers balbutiements. Parce que c'est aussi, pour l'autre partie, un album de folk rock comme McGuinn et Cie nous y on habitué, mais pas la moindre reprise de Bob Dylan contrairement aux deux fois précédentes. Ce n'est pas à dire que les Byrds aient tout à fait coupé le cordon, Dylan demeure une évidente figure tutélaire de leur art, juste qu'ils s'affranchissent, trouvent de nouvelles pistes, aussi. Et justement, ces nouvelles pistes sont particulièrement bien représentées par le morceau le plus risqué, expérimental et novateur de la galette, ce Eight Miles High combinant raga indien et free jazz coltranien dans le cadre d'une petite chanson de trois minutes et demie seulement (mais qui connaîtra des développements live au-delà du quart d'heure, le potentiel trippant s'exprimant) qui a elle seule, même si elle ne l'est pas, catapulte me quatuor haut, très haut au domaine des avant-gardistes qui n'en ont pas l'air et n'en sont donc que plus convaincants. Évidemment, le reste de l'album pâlit en comparaison, il est pourtant de fort belle facture avec de beaux arrangements de thèmes traditionnels (Wild Mountain Thyme et John Riley), du country rock comme ils savent si bien en faire (Mr. Spaceman), des tentations hippies également en avance sur leur temps (I Come and Stand at Every Door et surtout le What's Happeniing?!?! de David Crosby) ou du psyché rock plus classique mais fort bien réalisé (I See You). Bref, une belle collection dans laquelle on ne sera pas fâché de retrouver le morceau du moment (Hey Joe, dans une version correcte si inférieure à celles des Leaves ou de Love) ou un instrumental de remplissage (Captain Soul) parce que, franchement, le reste y est si bon que ces quelques (petits) faux-pas ne sont aucunement préjudiciables à la réussite d'un album important dans l'histoire du rock, d'un très bon album, surtout, qu'on recommande universellement.

1. 5D (Fifth Dimension) 2:33
2. Wild Mountain Thyme 2:30
3. Mr. Spaceman 2:09
4. I See You 2:38
5. What's Happening?!?! 2:35
6. I Come and Stand at Every Door 3:03
7. Eight Miles High 3:34
8. Hey Joe (Where You Gonna Go) 2:17
9. Captain Soul 2:53
10. John Riley 2:57
11. 2-4-2 Fox Trot (The Lear Jet Song) 2:12
Bonus
12. Why [Single Version] 2:59
13. I Know My Rider (I Know You Rider) 2:43
14. Psychodrama City 3:23
15. Eight Miles High [Alternate RCA Version] 3:19
16. Why [Alternate RCA Version] 2:40
17. John Riley [Instrumental] & Interview [McGuinn/Crosby] 16:53

Roger McGuinn - lead guitar, vocals
David Crosby - rhythm guitar, vocals
Chris Hillman - electric bass, vocals
Michael Clarke - drums
&
Gene Clark - vocals on tracks 7, 12, and 16; tambourine and harmonica on track 9; tambourine and vocals on track 15.
Van Dyke Parks - organ (track 1)
Allen Stanton - string section arrangement (tracks 2, 10)


Freak Out!
Freak Out!
Prix : EUR 14,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Zapppa Alpha, 19 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freak Out! (CD)
Le début de l'histoire, et quelle histoire ! Un monument pour commencer, pas moins ! Après, allez décrire la folie du truc... Et son énorme ambition évidemment ! Et voilà, les deux mamelles du "zappisme" énoncées, folie et ambition, l'une nourrissant l'autre qui nourrit l'une, etc. Après, il faut les méninges pour ça, Frank les a, et l'entourage qu'on s'est construit, ces musiciens qui pourront donner vie aux fantasmes d'un compositeur hors-norme, on appellera ça les Mothers of Invention et le collectif sera, parce que comme un peintre le fameux moustachu pourra aller y cherchez à sa guise les couleurs qu'il veut coucher sur la toile. Et la musique, me direz-vous, ça ressemble à quoi ? A rien !, ou plutôt à tout ce qui passe par le cerveau détraqué d'un génie aussi démonstratif que le sieur Zappa, une sorte de virée sur d'himalayennes montagnes russes sonores où on est bringuebalé entre rock psychédélique ou garage, jazz, avant-garde contemporaine, blues, pop, soul, musique de cartoons et, évidemment un humour souvent potache, parce qu'un génie peut aimer le son du pet et s'en réjouir en petits gloussement répétés, qui allège l'ensemble sans amoindrir l'accomplissement musical. Mais attention !, si tout semble se bousculer dans une joyeuse apparence de chaos c'est, bien-sûr, une impression trompeuse, parce que tout est pensé, forcément, affiné, affuté par un arrangeur qui sait exactement où il veut aller et qu'on suit volontiers. Bref, tout ça nous donne un disque qui réunit les adorateurs de Gentle Giant et des Stooges, de John Coltrane et des Beatles, qui réconcilie donc l'irréconciliable comme seuls les très grands savent le faire. C'est tout ça Freak Out!, et dire que ce n'est que le début de l'histoire !

1. Hungry Freaks, Daddy 3:30
2. I Ain't Got No Heart 2:35
3. Who Are the Brain Police? 3:33
4. Go Cry on Somebody Else's Shoulder 3:41
5. Motherly Love 2:45
6. How Could I Be Such a Fool 2:13
7. Wowie Zowie 2:53
8. You Didn't Try to Call Me 3:18
9. Any Way the Wind Blows 2:55
10. I'm Not Satisfied 2:38
11. You're Probably Wondering Why I'm Here 3:38
12. Trouble Every Day 5:50
13. Help, I'm a Rock 4:43
14. It Can't Happen Here 3:56
15. The Return of the Son of Monster Magnet 12:19

- The Mothers of Invention
Frank Zappa – guitar, conductor, vocals
Jimmy Carl Black – percussion, drums, vocals
Ray Collins – vocals, harmonica, cymbals, sound effects, tambourine, finger cymbals, bobby pin & tweezers
Roy Estrada – bass & guitarron, boy soprano
Elliot Ingber – alternate lead & rhythm guitar with clear white light

- The Mothers' Auxiliary
Gene Estes – percussion
Eugene Di Novi – piano
Neil Le Vang – guitar
John Rotella – clarinet, sax
Carol Kaye – 12-string guitar
Kurt Reher – cello
Raymond Kelley – cello
Paul Bergstrom – cello
Emmet Sargeant – cello
Joseph Saxon – cello
Edwin V. Beach – cello
Arthur Maebe – French horn, tuba
Motorhead Sherwood – noises
Kim Fowley - hypophone
Mac Rebennack – piano
Paul Butterfield – vocals
Les McCann – piano
Jeannie Vassoir – (the voice of Cheese)


Love
Love
Prix : EUR 11,00

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4.0 étoiles sur 5 Love Is All You Need, 18 mai 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Love (CD)
Il y a quelque chose de révolutionnaire chez Love. Et pas seulement parce qu'ils prônent la paix et l'amour dans une Amérique plus que jamais guerrière, pas seulement non plus parce qu'ils sont de toutes les couleurs alors que la ségrégation est encore dans toutes les têtes et sa disparition une lutte toujours d'actualité, et certainement pas, même s'il faut le noter, parce qu'ils ont un des premiers groupe de rock à avoir les honneurs d'un label jusque là dédié à la folk music, Elektra... Non, ce qu'il y a de révolutionnaire chez Love, et qui du coup nous fait dire qu'on tient là l'archétype du groupe maudit, de ceux qui n'ont absolument jamais eu le succès qu'ils méritaient malgré leur indéniable qualité et un beau retentissement critique, c'est bel et bien parce qu'ils sont des quelques avant-gardistes à commencer à développer ce qui ne tardera pas à faire florès sous le nom de rock psychédélique. Évidemment, on y sera nettement plus franchement sur leur opus à venir 8 courts mois plus tard, Da Capo, mais déjà, et pas seulement pour la partie de guitare que Syd Barrett ira pompera de leur version du My Little Red Book de Burt Bacharach (présentement détourné pour faire allusion à Mao Zedong, dans une Amérique tout juste sorti du maccarthysme mais pas de la guerre froide, il faut oser) pour alimenter son Interstellar Overdrive, pour tous ces petits détails ici encore ancrés dans le folk et le garage rock marquant déjà les contours du genre. Bref, avec de bonnes chansons, dont un Hey Joe que tout le monde semble vouloir reprendre (des Byrds, aux Standells en passant par les Surfaris et autres Leaves) sur lequel Love fait le meilleur boulot, c'est déjà un album ô combien recommandable à tous les amateurs de rock 60s, encore plus en considérant que versions mono et stéréo et deux bons bonus sont disponibles sur cette version excellemment remasterisée. Tout ça nous fait ? Un immanquable, assurément.

Mono Mix
1. My Little Red Book 2:38
2. Can't Explain 2:41
3. A Message to Pretty 3:13
4. My Flash on You 2:09
5. Softly to Me 2:57
6. No Matter What You Do 2:46
7. Emotions 2:01
8. You I'll Be Following 2:26
9. Gazing 2:42
10. Hey Joe 2:42
11. Signed D.C. 2:47
12. Colored Balls Falling 1:55
13. Mushroom Clouds 2:25
14. And More 2:57
Stereo Mix
15. My Little Red Book 2:38
16. Can't Explain 2:41
17. A Message to Pretty 3:13
18. My Flash on You 2:09
19. Softly to Me 2:57
20. No Matter What You Do 2:46
21. Emotions 2:01
22. You I'll Be Following 2:26
23. Gazing 2:42
24. Hey Joe 2:42
25. Signed D.C. 2:47
26. Colored Balls Falling 1:55
27. Mushroom Clouds 2:25
28. And More 2:57
Bonus
29. Number Fourteen 1:46
30. Signed D.C.2:46

Arthur Lee: Lead vocals, percussion, and harmonica. Also drums on "Can't Explain", "No Matter What You Do", "Gazing", "Mushroom Clouds" and "And More".
Johnny Echols: Lead guitar
Bryan MacLean: Rhythm guitar and vocals. Lead vocals on "Softly to Me" and "Hey Joe".
Ken Forssi: Bass
Alban "Snoopy" Pfisterer: Drums
&
John Fleckenstein: bass ("A Message To Pretty", "My Flash On You")
Don Conka: drums ("A Message To Pretty", "My Flash On You")


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