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Commentaires écrits par
Stefan (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Live From Loreley
Live From Loreley
Prix : EUR 13,06

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Live Triomphant, 2 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Live From Loreley (CD)
Ils ne le savent pas encore mais les gars de Marillion se tiennent au bord du précipice quand ils enregistrent, le 18 juillet 1987, au festival de Loreley en République Fédérale d'Allemangne. Quelques mois plus tard, leur leader emblématique, le grand chanteur écossais au pseudonyme aquatique, les quittera sans crier gare, au sommet de leur gloire.

Pour le moment, les cinq d'Aylesbury triomphent, remplissant aisément des salles de plus en plus grandes, de plus en plus pleines, d'un public de plus en plus enthousiaste. Il faut dire qu'avec quatre albums sous la ceinture, un essor commercial qui ne semble pas se démentir depuis 1985 et l'album aux deux tubes, Misplaced Childhood, un "signature sound" désormais bien établi, basiquement du rock progressif mélodique et accrocheur revu et corrigé à l'aulne de la décennie de sa création, et des prestations live rondement menées par leur charismatique frontman, Fish, Marillion est triomphant et il n'y a, à priori, aucune raison que ça s'arrête.
Concernant la présente captation, préalablement uniquement disponible en version vidéo, on notera qu'elle donne la part belle aux dernier opus en date de la formation, Clutching At Straws dont pas moins de 7 titres sont joués. Sur 18, ça laisse suffisamment de place pour quelques vieux classiques bien sentis (Assassing, Script for a Jester's Tear, Market Square Heroes, etc.) sans évidemment oublier les deux tubes précités (Kayleigh et Lavender, soit Marillion à son plus 80s pop) dans une prestation tout en puissance et en contrôle. Parce que depuis quelques années qu'ils pratiquent intensément l'exercice scénique, et à la grâce d'un line-up bouclé depuis 1984 par l'adjonction d'un batteur vraiment au niveau en remplacement du limité Mick Pointer (Ian Mosley, auparavant aperçu aux côtés de Steve Hackett, excusez du peu !), Marillion sont devenus de grands professionnels sans pour autant y perdre de leur énergie. Parfait, quoi
Sur la qualité de la captation proprement dite, propre et claire, on n'aura pas grand chose à dire si ce n'est qu'elle rend parfaitement compte des concerts de Marillion de cette tournée, avec choriste !, bien mieux que le live officiel d'époque, The Thieving Magpie, qui saucissonnait plusieurs prestations pour n'en faire qu'une, méthode d'autant plus discutable que le répertoire était aussi puisé dans leur tournée précédente. Pour l'unité de ton et e son, on a vu mieux, comme ce Live from Loreley du coup fort utile.

Un très bon groupe, une belle set-list... Un live particulièrement recommandé aux amateurs du genre.

Fish - vocals
Steve Rothery - guitars
Mark Kelly - keyboards
Pete Trewavas - bass
Ian Mosley - drums
&
Cori Josias - backing vocals


Recital Of The Script
Recital Of The Script
Prix : EUR 12,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Live Débutant, 2 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Recital Of The Script (CD)
Après la sortie d'un premier album couronné d'un succès tant critique que commercial, Marillion, un des fondateurs du mouvement dit Néo-Prog, tourna sans relâche devant des audiences de plus en plus nombreuses, de plus en plus enthousiastes à mesure qu'elle faisaient pleinement connaissance avec l'animal à cinq têtes.

Il faut dire que, dans la mouvance qui nous intéressent, de IQ à Pallas en passant par Twelfth Night ou Pendragon, les atouts ne manquent pas à une formation étant parvenue à recycler un glorieux passé sans paraître se repaître de la carcasse faisandée d'un dinosaure déchu. Certes, il y a moult influences identifiables (Genesis, Yes, Pink Floyd, Camel) heureusement tempérées par la forte personnalité du quintet et, en tout premier lieu, de leur géant frontman, Derek William Dick aka Fish.
Sur le live proprement dit, capté le 18 avril 1983 au fameux Hammersmith Odeon, on dira que le son y est brut de décoffrage, à la limite du bootleg, ce qui n'enlève rien à la prestation du combo et, donc, à la joie de retrouver la formation dans sa prime jeunesse, débordante d'énergie et d'enthousiasme. On notera aussi que Marillion est présentement toujours handicapé par un batteur, maillon faible évident d'un ensemble intrumental sinon cohérent de qualité, Mick Pointer, qui se fera d'ailleurs bientôt éjecter et ne retrouvera quelques lambeaux de gloire que bien des années après, en 1995, au sein du groupe qu'il mène depuis conjointement au claviériste de Pendragon, Clive Nolan, j'ai nommé Arena. Mais retour au live où tous les classiques d'alors s'égrènent devant un public audiblement conquis par, en vrac, le lyrisme délicat (Script for a Jester's Tear, Chelsea Monday), la violence émotionnelle (He Knows You Know, Forgotten Sons) ou la portée épique évidente (Grendel) d'une formation modernisant intelligemment les canons du rock progressif d'avant, des glorieuses 70s.

En l'espèce, Recital of the Script, jadis une captation vidéo uniquement ici bonussée dans sa remasterisation audio, est un excellent reflet de ce qu'il est désormais convenu d'appeler le neo-prog, une musique dérivative qui sait se rendre presque essentielle quand elle est jouée par une formation inspirée et pleine de vitalité comme l'est le Marillion commençant.

Fish - vocals
Steve Rothery - guitars
Mark Kelly - keyboards
Pete Trewavas - bass
Mick Pointer - drums


Undercover
Undercover
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 A découvert, 1 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Undercover (CD)
Quand un bassiste italien épris de rock progressif relocalisé en Finlande s'entoure de musiciens du cru, ainsi que de nombreux invités, partageant son obsession pour s'amuser à reprendre quelques grands classiques du répertoire, ça donne The Samurai of Prog et leur premier opus, le bien nommé Undercover.

Sur le papier, on se dit, pourquoi pas d'autant qu'il y a de jolis noms parmi les guests réunies par le trio récurrent. Et l'intro pianistique dérivée du Lamia de Genesis irait presque jusqu'à renforcer l'impression qu'on tient peut-être là un album de reprises enfin satisfaisant de créativité ce qui, dans le rock progressif, est aussi dur à dénicher qu'une fontaine Wallace au milieu du désert du Sahara. L'illusion dure 2 minutes et 8 secondes, elle s'évanouit dès la reprise proprement dite (The Lamia, vous suivez ?) correcte copie carbone d'une splendeur une fois encore inégalée. Bon, il y quelques détails instrumentaux qui divergent (et dix verges c'est beaucoup comme dirait Desproges) mais point assez pour donner quelque légitimité que ce soit à la version du trio au-delà d'un amusant jeu des 7 erreurs. Pour Starship Troopers de Yes, c'est un peu mieux avec une conclusion revue pour l'occasion et plutôt bien troussée sur une reprise sinon d'autant plus confondante de ressemblance que le trio y invite un presque clone et quasi-homonyme de Jon Anderson, Jon Davison, pas mal donc, amusant sans doute, mais guère plus. La suite est à l'avenant, avec certaines surprises plus goûteuses que d'autres (Jerusalem d'ELP plus qu'Assassing de Marillion particulièrement maltraité et d'ailleurs étrangement inclus au milieu de la cohorte seventies). Alors oui, il y a une vraie belle maîtrise instrumentale de tous les participants, et l'écoute n'est jamais vraiment désagréable mais bon, voilà, quel intérêt quand les originaux sont facilement disponibles ? Pas la seconde partie de l'album, après le silencieux interlude "Zap" proposant les reprises des compositions (les meilleures, suppose-t-on) de formations des années soixante-dix desquelles le bassiste et leader, Marco Bernard, faisait partie quant il vivait encore en Italie. Y est proposé un rock progressif assez typique de son époque et de son origine mais loin d'égaler les gloires d'alors, de New Trolls à PFM, accessoire donc.

Undercover est-il mauvais ? Même pas ! Anecdotique tout au plus, un machin qu'on ramassera volontiers dans un bac solde par pure curiosité et qu'on rangera sur l'étagère où il prendra longtemps la poussière...

Marco Bernard - bass
Steve Unruh - vocals, guitars, flute, violin
Kimmo Pörsti - drums, percussion
&
Anita Aronen - harp
Thomas Berglund - guitars
Guy Le Blanc - keyboards
Akos Bogati-Bokor - guitars, vocals
Srdjan Brankovich - guitars
Alfio Costa - Mellotron
Jon Davison - vocals
Jaan Jaanson - guitars
David Myers - piano
Esa Lehtinen - flute
Zoltan Kolumban - bass
Michael Manring - bass
Richard Marichal - keyboards
Jonas Reingold - bass
Risto Salmi - saxophones
Eduardo Garcia Saluena - keyboards
Elina Sipilä - cello
Virginia Splendore - stick
Roine Stolt - guitars
Jan-Olof Strandberg - bass
Stefano Vicarelli - keyboards


El Doom & The Born Electric
El Doom & The Born Electric
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Heavy heavy prog !, 1 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : El Doom & The Born Electric (CD)
Fondé par l'ex-Thulsa Doom Ole Petter Andreasson, aka El Doom, El Doom & the Born Electric joue ce qu'il est convenu d'appeler une version actuelle du Heavy Prog de la fin des années 60 et des années 70. Pas tout à fait incohérent quand on sait que Thulsa Doom donnait dans un stoner héritier des grands Kyuss qui s'y entendaient pour faire progresser leur son.

Dans le contexte de son nouveau projet, Ole Petter Andreasson conserve la lourdeur trippante et groovy de Thulsa Doom la supplémentant d'Hammond baveux et de structures encore moins définies qui lui donne un air de jam session proto-prog comme on n'a plus beaucoup l'occasion d'en entendre, c'est dommage. Parce que l'effet est là, et on est d'emblée séduit par un Fire Don't Know aussi sombre et heavy qu'un Black Sabbath acoquiné d'un Jethro Tull débarrassé de ses oripeaux folkisants. It's Electric qui suit, construit sur le même modèle de couplets calmes, de refrain explosif et de soli débridés et psychédélisants en encore plus rapide et tranchant, mais aussi progressif par la grâce d'un souffle épique absolument communicatif et maîtrisé que, pour le coup, on rapprochera plus de Blue Öyster Cult copulant avec Pink Floyd. Et si vous vous attendez à être, plus loin, saisi par une belle ballade tire-larmes, vous repasserez parce que même sur The Lights, le titre se rapprochant le plus du format, El Doom & the Born Electric continue de surfer sur une musique évidemment électrique, toujours trippée, évoquant parfois Deep Purple, parfois le Quicksilver Messenger Service, Arthur Brown et son Crazy World et sans doute d'autres selon la culture musicale de chacun sans jamais, petit miracle d'une écriture intemporelle et d'une production puissamment moderne, paraître daté. Parce que si, indéniablement, leur musique est sous influences, icelles sont suffisamment mêlées, digérées, réarrangées pour créer un tout original, identitaire.

D'un autre temps et pourtant absolument actuel, l'éponyme d'El Doom & the Born Electric est une jolie surprise sans vrai faux-pas, sans remplissage qui saura ravir les amateurs de rock lourd et libre. Recommandé.

Ole Petter Andreassen - guitars, vocals, percussion
Brynjar Takle Ohr - guitars
Hedvig Mollestad Thomassen - guitars, Hammond
Haavard Takle Ohr - drums
&
Nicolai Eilertsen - bass
Ståle Storløkken - Hammond
Mikael Lindquist - Hammond
Jon Eberson - Guitars


Even In The Quietest Moments
Even In The Quietest Moments
Prix : EUR 10,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un Clochard aux Habits d'Etoiles, 30 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Even In The Quietest Moments (CD)
Détenant l'honneur discutable d'être un des plus "pop oriented" des groupes rock progressifs et assimilés des années 70 - en compagnie de Barclay James Harvest, de l'Electric Light Orchestra de Jeff Lynne et de quelques autres à l'actuelle réputation moins glorieuse (qui se souvient du teutonique Eloy pour autre chose qu'une pochette aperçue dans un bac "soldes" poussiéreux d'un disquaire d'occasion) -, Supertramp n'a jamais eu vraiment bonne presse, malgré des albums aussi magistralement réussis que Crime Of The Century (1974, le plus universellement reconnu), Breakfast in America (1979, sommet commercial doté d'une enfilade de tubes irrésistibles à en faire pâlir d'envie plus d'un) ou, puisque c'est celui qui présentement nous intéresse, Even in the Quietest Moments.

Qui sort pile-poil au mauvais moment dans leur Angleterre natale. Pensez, 1977, les Clash, les Pistols, les Damned... et Supertramp. Cherchez l'intrus. Mais c'est aussi une année où Yes place son Going for the One en tête des charts britanniques pour deux semaines, comme Queen, et où Abba peut être considéré comme le triomphateur avec une pluie de tubes et un album (Arrival) qui se vent comme des petits pains chauds à une foule affamée. Ceci dit pour relativiser le choc punk qui balança tout à en croire une certaine presse. Je pouffe.
Dans le canon de leur aeuvre, c'est l'album de la relance après un Crisis? What Crisis? n'ayant pas reconduit l'exploit de Crime of the Century. Cette fois, Hogson, Davies & Cie ont retenu la leçon, fait briller leurs instruments et confectionné un délice d'album progressif accessible, mélodique ne manquant pourtant pas d'ambition. Ou d'un sens mélodique imparable, caractéristique devenue la trademark du groupe, comme démontré dès le tubesque Give a Little Bit d'ouverture, "bête" chanson pop à la mélodie s'imprimant immédiatement dans le cortex de l'auditeur, qu'il le veuille ou pas d'ailleurs. Infectieux. Et pourtant loin d'être le sommet d'un album où l'on retrouve des titres comme le magistral Fool's Ouverture et ses 11 minutes pour preuve que le rock progressif peut être mélodique et abordable à tous sans perdre une once de son ambition et construire de précieuses mini-symphonies sans étalage d'une aptitude instrumentale virtuose, parce que si ces musiciens sont indéniablement doués ils sont surtout au service de la composition, de la mélodie, ça fait la différence. Et pas seulement sur Fool's Ouverture mais sur l'ensemble de l'opus qui bénéficie des talents de plume et de gorge complémentaires de Davies et Hogson, le jazzy soul popster et l'elfe prog/folk pour caricaturer (à peine), mais évidemment aussi de la capacité de l'ensemble du groupe, John Helliwell et son saxophone si important à l'identité sonore de Supertramp et la section rythmique discrète et efficace composée de la paire Bob Siebenberg et Dougie Thompson. à habiter, enluminer chaque instant de faconde mélodique de leur experte retenue, de leur simple grâce. Tout ceci fait d'Even in the Quietest Moments un aeuvre... Tenez, ce n'est pas compliqué, au bout du compte, évoquer les highlights de l'album revient à en énumérer la tracklist... Carrément !
Concernant la présente édition (remaster 2002), sur laquelle de nombreuses critiques ont été formulées comme quoi ce serait trop "loud" pour se conformer au goût supposé du public actuel, on dira que s'il y a en effet un peu de ça (mais pas dans la proportion excessive qui rendrait l'album écoutable de saturation), il y a aussi, surtout !, une clarté, une largeur sonore nouvellement trouvée permettant de jouir de chaque instant imprimé sur la petite galette argentée. Satisfaisant.

En sachant remiser quelque tentative de prétention que ce soit, en se focalisant avant tout sur leurs compositions Supertramp est parvenu à se tracer un chemin qui, 30 ans après leur petite mort (le départ de Roger Hogson après lequel plus rien ne sera vraiment pareil), continue d'habiter les ondes nostalgisantes de moult station radio, et à vendre du best of en veux-tu en voilà. Et si cette persistance médiatique et commerciale ne leur alloua pas beaucoup d'amis dans la presse musicale, dans une certaine intelligentsia du bon goût musical du moment, elle leur apportât une gloire et un retentissement populaire toujours pas démenti qui, qui plus est, à l'écoute aléatoire d'un de leurs plus fameux opus (cet Even in the Quietest Moment, par exemple), sont largement mérités.

Rick Davies - keyboards, vocals
John Helliwell - saxophones, vocals, clarinet, melodica on "From Now On"
Roger Hodgson - guitars, keyboards, vocals
Bob Siebenberg - percussion, drums
Dougie Thomson - bass
&
Gary Mielke - Oberheim programming


Mammoth
Mammoth
Prix : EUR 18,27

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La Classe "Tradi", 29 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mammoth (CD)
Dire le contraire serait nier l'évidence, le rock progressif est un genre largement ancré dans son propre passé où les contributions de jeunes formations valent surtout par la qualité de leurs compositions et la modernité éventuelle de leurs approches sonores. Sinon ? Le rock progressif est un genre largement ancré dans son passé (bis).

Prenez Beardfish, formation suédoise auteure de sept long-jeux, et plus particulièrement, Mammoth, leur sixième, monument au revivalisme triomphant assumé et, précision utile puisque c'est loin de toujours être le cas, de bon goût. Hé bien ces petits gars ne se compliquent pas l'existence en tentant de tracer leur propre chemin, de réinventer la roue, ils recyclent à tout-va ce qui a fait ses preuves et conquis des hordes de chevelus "septantisants" amateurs de cigarettes qui font rire et d'anticipation artistique (parce que ça fait mieux que science-fiction) en rêvant de la fille trop belle qu'il ne serreront jamais dans leurs bras pales et malingres. Bref, si l'audience n'est pas physiquement réjouissante (d'autant qu'elle est largement mâle, boutonneuse ou dégarnie, le choc des générations !), elle est fidèle et généreuse quand elle rencontre une formation de qualité, comme c'est le cas ici. Et Beardfish auraient d'autant plus tort de se priver qu'ils accomplissent leur tâche avec un allant et un enthousiasme qui fait plaisir à entendre, parce qu'ils aiment ce qu'ils font, ces gars-là, c'est évident, en plus de posséder un savoir-faire présentement jamais démenti.
Pour les pattes de velours, vous repasserez mais pour ceux qui aiment leur prog' référencé, ludique comme un jeu de piste, haletant comme un bon thriller "blade-runnerisé" revu et corrigé à l'éclairage naturel, authentique d'un Barry Lyndon. On y croise donc, pêlemêle de vieilles connaissances : un petit coup de saxo qui rappelle Pink Floyd, une certaine idée de la lourdeur clairement héritée de King Crimson mais aussi de Black Sabbath, des orgues que Jon Lord n'aurait pas renié, des petits détours jazzés à la moustache de Frank Z, une emphase pas étrangère d'Emerson Lake & Palmer, une sympho-capacité qui rappelle fugitivement Procol Harum... Dans des chansons bien troussées et, évidemment, épiques qui on le bon goût de ne jamais se trop se vautrer les excès, l'indulgence instrumentale quasi-masturbatoire de certains de leur contemporains et aînés (Yes et ses Tales from Topographic Oceans, non mais, j'vous jure !). Pour tout dire, dès The Platform, pièce d'ouverture de l'opus et démonstration de heavy prog implacable de classe, jusqu'au délicat, accrocheur et complexe à la fois (la maison aime donner dans la composition à tiroirs) Without Saying Anything qui referme le bal, on est saisi par la capacité de Beardfish à rester totalement passéiste tout en appartenant indéniablement à ce millénaire.

Sans doute pas révolutionnaire mais si parfaitement construit et exécuté que nul amateur de rock progressif de qualité ne peut passer à côté de Beardfish et de son poids lourd d'album, le bien nommé Mammoth.

1. The Platform 8:06
2. And The Stone Said: If I Could Speak 15:07
3. Tightrope 4:33
4. Green Waves 8:53
5. Outside / Inside 1:43
6. Akakabotu 5:41
7. Without Saying Anything 8:10

Rikard Sjöblom - vocals, keyboards
David Zackrisson - guitars
Robert Hansen - bass
Magnus Östgren - drums
&
Johan Holm - soprano & alto saxophones


Allelujiah! Don't Bend! Ascend
Allelujiah! Don't Bend! Ascend
Proposé par Expédition Express
Prix : EUR 15,55

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Retour d'Affection, 28 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Allelujiah! Don't Bend! Ascend (CD)
Revenu par la scène, le moins que l'on puisse dire c'est que le collectif canadien GY!BE était attendu au tournant à l'occasion de son retour discoghique, la faute à quelques albums essentiels (Lift Your Skinny Fists Like Antennas to Heaven, leur avant dernier, particulièrement). La formule d'un post-rock orchestral largement basé sur d'ahurissants crescendos allait-elle être de nouveau reconduite et, surtout, si elle l'était, allait-elle autant convaincre qu'elle le fit par le passé ?

D'un revers de main, on peut balayer ces mauvais doutes et annoncer joyeusement que GY!BE reste GY!BE, soit une machine massivement trippante, mais sait aussi explorer des pistes jusqu'alors inconnues de la formation. Evolution, pas révolution donc et un opus qui saura donc brosser le fan dans le sens du poil sans trop lui donner d'impressions de déjà-entendu. Clairement GY!BE est toujours un créateur d'ambiances hors-pair, il n'y a qu'à écouter le long crescendo de Mladic, ses volutes arabisantes (piste inédite dans l'arsenal du collectif) et son final tonitruant (manifestant même !, le fracas rythmique ayant été capté lors des manifestations ayant agité le Québec il n'y a pas si longtemps), ou We Drift Like Worried Fire, suite orchestrale d'une rare beauté pour guitares distordues, cordes est-européennes et basse presque dub, étonnant !, satisfaisant surtout pour qui aime se laisser aller à une transe musicale que, vraiment !, ces diables possèdent comme peu d'autres, en plus de cette capacité unique à ma connaissance dans le genre pratiqué de tout fracasser avec une émotion à fleur de peau et un sens musical jamais démenti. Evidemment, en comparaison, les deux pièces plus courtes, plus expérimentales aussi, pâlissent d'un pareil voisinage. Moins mélodiques, aussi, elles n'ont pas la portée émotionnelle de leur grandes saeurs mais demeurent, à défaut de mieux, de sympathiques expéditions en terres inconnues où l'auditeur peut être sûr que la surprise, qui ne plaira pas à tout le monde, est au coin de la note qui suit. Pour mineures qu'elle paraissent, elle sont aussi de bonnes respirations suivant chacune une pièce d'une rare intensité. Chill out, ce n'est que de la musique.

Des retours dix ans après, qui sentent à priori l'opportunisme commercial mais qui s'avèrent, au final, de salutaires reprises d'activité, on n'en a pas si souvent, aussi faut-il célébrer comme il se doit le tour de force d'un collectif hors du commun enfin revenu à la vie, espérons pour longtemps et avec une nombreuse descendance à cet Allelujah! Don't Bend! Ascent! extrêmement réussi.

1. Mladic 20:00
2. Their Helicopters' Sing 6:30
3. We Drift Like Worried Fire 20:07
4. Strung Like Lights at Thee Printemps Erable 6:32

Thierry Amar - bass guitar, double bass, keyboards, recording and mixing on "Their Helicopters' Sing" and "Strung Like Lights at Thee Printemps Erable"
David Bryant - electric guitar, dulcimer, Portasound, kemençe, recording and mixing on "Their Helicopters' Sing" and "Strung Like Lights at Thee Printemps Erable", photography
Bruce Cawdron - drums, vibraphone, marimba, glockenspiel
Aidan Girt - drums
Karl Lemieux - 16mm frames artwork, photography
Efrim Menuck - electric guitar, hurdy gurdy, recording and mixing on "Their Helicopters' Sing" and "Strung Like Lights at Thee Printemps Erable", photography
Mike Moya - electric guitar, recording and mixing on "Their Helicopters' Sing" and "Strung Like Lights at Thee Printemps Erable"
Mauro Pezzente - bass guitar
Sophie Trudeau - violin, Casio SK-5


Music From The Body
Music From The Body
Prix : EUR 10,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Body and Soul, 27 avril 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Music From The Body (CD)
Il y a une bonne raison pour laquelle cet album reste relativement méconnu plus de 40 ans après sa sortie : il est vraiment étrange.

Et porte bien son titre utilisant des sons corporels (claquements, respirations, rires, murmures, éructations, etc) en plus d'instruments traditionnels comme outil de création acoustique. Ajoutez à ça des inflexions contemporaines (on entend beaucoup le violoncelle de Ron Geesin), quelques amusements divers et variés parce que ces messieurs ne manquent pas d'humour, de jolies folk songs susurrées et un final hippy happy et vous obtiendrez, finalement, quelque chose de pas si incohérent considérant les exactions floydiennes (d'Ummagumma à More en passant par Atom Heart Mother où Geesin fait justement l'arrangeur, sur le morceau titre pas moins) de la même période. Parce que Roger Waters, comme son compagnon de l'occasion qui par contre ne démentira pas cette prédisposition, et comme ses camarades psychédéliques aussi, cherche de nouvelles voies en cassant les formats et les frontières, en prenant le risque de déplaire par le radicalisme de son approche. Cela fait-il un bon album ? Non, mais pas un mauvais non plus. Cela fait-il une œuvre intéressante aux nombreuses richesses (à peine) cachées ? Indéniablement, parce qu'il y a matière, entre une étrangeté contemporaine et une expérimentation avant-gardo-bruitiste, à se réjouir de piécettes absolument charmantes dont un Pink Floyd en mode "Age of Aquarius" sur le final Give Birth to a Smile.
Et si vous vous demandiez, puisque c'est une bande-son, ce que cet étrange objet musical pouvait bien illustrer, il s'agit d'un film documentaire sur le corps humain, The Body, qui a bonne réputation qui plus est, et que cette réputation est méritée et donne encore plus de sens à sa soundtrack et à ses manipulations sonores.

Au bout du compte, psychédélique dans son approche déroutante et trippante, progressif dans sa volonté de faire avancer le schmilblick, Music from the Body demeure une œuvre aussi improbable qu'attirante, et un complément pas inutile aux amateurs du Floyd le plus prospectif dont moult éléments sont présentement identifiables. Et puis, un album qui ne manque ni d'esprit, ni de corps; ça ne se refuse pas, n'est-ce pas ?

Roger Waters: Bass Guitar, Vocals, Guitar, Vocalizations
Ron Geesin: Guitar, Cello, Hammond Organ, Harmonium, Piano, Banjo, Mandolin, Various Stringed Instruments, Vocalizations
&
David Gilmour: Electric Guitar (On "Give Birth to a Smile")
Nick Mason: Drums (On "Give Birth to a Smile")
Richard Wright: Hammond Organ (On "Give Birth to a Smile")


A Feast of Consequences
A Feast of Consequences

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Comme un poisson dans l'eau, 26 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Feast of Consequences (CD)
Un festin de conséquences, c'est un peu la vie de Fish, loser magnifique qui tutoya les étoiles du temps de Marillion et du début de sa carrière solitaire avant de s'enferrer dans des problèmes légaux, familiaux, physiques, vocaux et, évidemment financiers... N'en jetez plus la coupe est pleine !

Pourtant, à décortiquer sa discographie depuis son départ de l'icone du néoprog, on se rend compte qu'il n'y a pas grand chose à jeter... Un Internal Exile qui voulait trop reproduire la performance d'un Vigil In A Wilderness Of Mirrors, première livraison du Poisson en solo, d'une exquise tenue, à l'impossible nul n'est tenu. Un Songs from the Mirror, album de reprise un peu faisandé. Un Suits trop surproduit (quoique le remaster rattrapait bien le coup). Un Fellini Days en berne (mais avec 2/3 excellentes chansons !). Assez peu en fait pour un artiste ayant depuis longtemps décidé d'assumer son indépendance totale (studio, label, etc.) avec les aléas et difficultés que ça sous-entend...
2013. 6 ans après 13th Star, une excellente surprise ceci dit en passant, revoici Derek William Dick avec son 10ème album, A Feast of Conséquences. Rien que ça, c'est une bonne nouvelle. Quand en plus on considère les 11 titres (ou 7 si on entend la suite The High Wood comme une seule chanson) et la qualité moyenne d'iceux, on chavire de bonheur.
Côté line-up, pas de surprise. Robin Boult a remplacé Frank Usher, jeu de chaises musicales qui dure, qui dure..., le claviériste Foss Patterson, le batteur Gavin Griffiths, le bassiste, et directeur musical depuis 13th Star, Steve Vantsis et même le metteur-en-son Calum Malcolm ont été reconduits. C'est donc un Fish "comme un poisson dans l'eau" qu'on retrouve. Evidemment, à 55 ans, avec tous ses excès mais aussi l'usure d'avoir jadis chanté dans un registre dépassant sa tonalité naturelle, Fish n'a plus la voix du furieux leader qui, de 1982 à 1988, fit le boulot chez Marillion, la voix a changé, est descendue de quelques tons. C'est un fait acquis et, à vrai dire, une transition dans la durée qui s'est faite sans drame pour une destination finalement attrayante. Aussi, la qualité de mélodiste et de parolier de cet imposant géant (2m03), incapable de jouer de quelque instrument que ce soit, n'est pas ici démentie. Autre bonne nouvelle.

Stylistiquement, Fish ne tente plus de défricher de nouveaux territoires, de se réinventer, il se contente de faire ce qu'il fait si bien depuis si longtemps : un progressif parfois celtisant et toujours rock où son talent de conteur/hâbleur fait merveille. Et donc A Feast of Consequences offre les habituels jalons des albums poissonneux avec, dès le lancement de l'opération un Perfume River, baobab de quelques 11 minutes au lent mais si efficient décollage qui rappellera à ceux qui ont suivi la carrière du grand écossais les heures glorieuses de Vigil in a Wilderness of Mirrors ou Sunsets On Empire, deux albums essentiels de son répertoire. La suite ne démentira jamais le classicisme d'un opus que, nul doute, les mauvais-esprits démettront comme œuvre routinière quand elle est simplement confortable et, surtout !, redoutablement bien troussée. Et ce ne sont pas les rockers efficaces, mélodiques et bien sentis (All Loved Up, A Feast of Conséquences), la jolie ballade acoustique (Blind to the Beautiful) qui viendront démentir ce bienheureux état de fait, pas plus que la suite The High Wood qui, 28 minutes durant, permet à Fish de nous entrainer du côté des fantômes et des horreurs de la première guerre mondiale mais, aussi, de rappeler que le rock progressif (au sens large chez le Poisson, toujours), et sa portée forcément théâtrale, ben oui, c'est encore son dada et qu'il l'assume (avec beaucoup plus de grâce et de tranquillité que ses anciens partenaires, d'ailleurs) pour un résultat ô combien satisfaisant. Deux autres morceaux s'ajoutent enfin pour un final en beauté (le bel introspectif The Other Side of Me et le progressif si typiquement Fishien The Great Unraveling) histoire d'enfoncer encore un peu plus le clou et de prouver, s'il en était encore besoin, que l'ex-Marillion n'a décidément rien perdu de sa superbe en 2013 ce qu'hélas trop peu de gens auront la chance de constater étant donné le peu de portée commerciale d'une carrière et d'un artiste qui méritaient définitivement mieux, plus.

A Feast of Conséquences ? 67 minutes de bonheur pour tous ceux qui apprécient leur prog' moderne mais pas trop, toujours mélodique, habité de paroles intelligentes et de ce petit supplément d'âme qui fait la différence.

1. Perfume River 10:58
2. All Loved Up 5:07
3. Blind to the Beautiful 5:12
4. A Feast of Consequences 4:29
The High Wood
5. [i] High Wood 5:26
6. [ii] Crucifix Corner 7:25
7. [iii] The Gathering 4:30
8. [iv] Thistle Alley 6:08
9. [v] The Leaving 4:59
10. The Other Side of Me 6:08
11. The Great Unraveling 6:31

Fish - vocals
Steve Vantsis - bass, synths & strings pads, programming, loops, treated electric guitar
Robin Boult - electric & acoustic guitar, guitar effects pad, drum loops
Foss Patterson - piano, organ, synth pads, backing vocals
Gavin Griffiths - drums, percussion
&
Elisabeth Troy Antwi - backing vocals
Adam O'Rourke - violin (3, 10)
John Sampson - trumpet (7)
Finlay Hetherington - flugelhorn (7)
Fiona Lund - Trombone (7)
Stuart Watson - Tuba (7)
Giosla Loboda - first violin (5, 9, 11)
Alina-Lin Merx-Jong - second violin (5, 9, 11)
Linda Slackhorst-Custers - viola (5, 9, 11)
Tanja Derwahl - cello (5, 9, 11)
Egbert Derix - string arrangements (5, 9, 11)
Calum Malcolm - Production

PS:
Album disponible sur shop.fishheadsclub.com
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La Vile
La Vile

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Chanson Industrielle, 26 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Vile (CD)
Tout premier album solitaire du sideman préféré d'Arthur H, La Vile voit Nicolas Repac, guitariste et chanteur mais tellement plus encore, se tracer un improbable chemin...

Parce que la collision de la chanson rock et du rock industriel n'était pas vraiment un pari gagné d'avance. Un peu de Gainsbourg épicé au Nine Inch Nails ? Y a de quoi avoir peur, avouez.
De Gainsbourg, Repac retient un chant presque pas chanté mais surtout un goût des mots avec lesquels il joue avec une audible délectation si un maniérisme un peu systématique et parfois maladroit (comparé à son modèle), mais finalement charmant et tellement au-dessus de la mêlée qu'on aurait mauvaise grâce à faire la fine bouche.
De Nine Inch Nails, Repac reprend (ou cousine) un art de texturer la musique d'électricité et d'électronique, de concasser les sons jusqu'à les rendre méconnaissables et pourtant étrangement organiques, on notera aussi ce qui le différencie fondamentalement de la formation de Trent Reznor à savoir que musicalement, c'est tout de même nettement moins agressif, et beaucoup plus musical empruntant à de nombreux folklores sans en avoir jamais vraiment l'air, signe indéniable d'un vrai beau talent d'arrangeur et d'explorateur musical débridé. D'ailleurs, ce goût des mariages improbables se retrouvera dans ses deux excellents opus pour No Format, Swing-Swing et Black Box mais déjà, ici, on pouvait entrevoir le potentiel d'assembleur malin même si le contexte est éminemment différent. On y retrouve même la source africaine (via l'usage du balafon ou du sanza) mais aussi des approches rythmiques tribales qui lui seront si utiles dans sa double collaboration avec Mamani Keita.
Parce que c'est de chansons dont il s'agit ici, de bonnes chansons. Où la voix souffreteuse de Repac fait merveille, des chansons sales, urbaines, souvent désespérées, hantées. Clairement, il n'y a pas beaucoup de lumière dans ce brouet inhabituel et attirant non dénuée d'une certaine sensualité trip-hoppante. Globalement, la collection est très belle et forme un tout quasi-indissociable dont on ne retirerait rien si tout n'y est pas d'une égale réussite mais où les grands hauts (le ludique Madame Desastre, la beauté ambient blues de Le Ciel Aigri, le talking jazz indus de Le Fric, le tribalisme délicat et discret de Prier, etc.) compensent largement les petits bas (le passage difficile de deux titres mélodiquement mineurs que sont Le Moribond et Bordel à Queue avant le redémarrage gothique du Grand Corbeau Noir en final réussi).

Après un si beau succès, artistique parce que commercialement..., il fallut attendre 10 ans pour retrouver Repac chanteur sur le recommandé La Grande Roue. C'est long mais, évidemment, moult autres projets occupèrent le lascar dans l'intervalle. Et depuis ? Plus rien et c'est bien dommage parce que Repac compositeur et interprète de ses propres chansons est presque aussi savoureux que Repac monteur sonore de génie ou Repac accompagnateur et co-créateur de grande classe (voir L'Or Noir avec Arthur H). La Vile est, vous l'aurez compris, un album qu'il est chaudement conseillé d'écouter... Si vous parvenez à mettre la main (l'oreille) dessus !

Nicolas Repac - voix, guitares, flûte, balafon, sanza, programmation, samples, arrangements
Pierre Fruchard - guitares, illustrations, arrangements
Laurent Robin - batterie
David Coulter - violon, mandoline, didjeridoo
&
Najette - prières (8)
Stéphane Hervé - samples additionnels, prières (8), photos, coproduction artistique
Philippe Teissier du Cros - zen cymbales (11), production, enregistrement, mixage
Pierre Guinot - samples additionnels


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