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Contenu rédigé par Stefan
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Commentaires écrits par
Stefan (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Gold
Gold
Prix : EUR 9,99

4.0 étoiles sur 5 Les petites chansons et grandes ambitions, 23 septembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Gold (CD)
Qui se souvient aujourd'hui de Marie Laforêt ? De l'actrice, quelques-uns, de la people un peu beaucoup barrée, quelques rares autres. De la chanteuse ? A part les auditeurs de Radio Bleue, on ne voit pas bien.

Et c'est dommage parce qu'entre chanson orchestrale classique, pop française naissante et fantaisies exotiques, la belle dame au regard si profond a tout de même produit quelques très jolies choses, dont toutes ne sont pas sur ce pourtant généreux "Gold", comme quoi il y avait à faire et, vous me direz qu'avec un parcours, entre 1964 et 1979, ses années d'activité phonographique, de 13 albums studio, ce n'est que logique.
Mais, Marie, c'est aussi une rebelle, une artiste qui tenta de trouver son indépendance, de s'imposer comme plus qu'une interprète au charmant minois, et se fit sévèrement rabrouer de son outrecuidance (d'où sa première retraite).
Marie reviendra dans les années 90, un album studio en 1993 et un live en 1998, aucun des deux n'est couvert ici, avant de définitivement se retirer dans la région de Genève où elle vit déjà depuis 1978. Nous restent quelques très jolies chansons qui, suivant scrupuleusement les tics et trucs de leurs époques respectives, sont un bon reflet de la chanson française populaire d'alors.

Même si vous êtes allergique à la variétoche, n'ayez crainte, testez ce Gold tout à fait représentatif et constituant, donc, une excellente introduction à une artiste aujourd'hui trop souvent négligée au catalogue pourtant charmant.


Slaves & Masters
Slaves & Masters
Prix : EUR 19,00

3.0 étoiles sur 5 Deepbow ou Purple Rain ?, 23 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Slaves & Masters (CD)
Quelle drôle d'idée ! Gillan parti, ou viré selon qui raconte l'histoire, les quatre membres restants du Deep Purple Mark II recrutent l'ex-Rainbow Joe Lynn Turner, celui-là même qui avait été choisi par Ritchie quand l'envie le prit d'orienter son Arc-En-Ciel vers des cieux plus charto-compatibles. Vraiment, une drôle d'idée...

Ca commence d'ailleurs dès la première chanson, King of Dreams, où Deep Purple n'a jamais aussi sonné aussi FMiné, refrain à l'américaine inclus. Pas mauvais mais, outre quelques indices (dans les claviers surtout), on a franchement l'impression de tomber sur une chute de studio de Straight Between the Eyes ou Bent Out of Shape, étrange. A la limite, le suivant est pire avec sa rythmique qu'on croirait empruntée à Def Leppard et sa partie de chant calibrée pour les radios rock américaines grand public où on peut envoyer un peu de bois mais juste pour cheminer sur les highways. On retrouve Deep Purple sur le shuffle Fire in the Basement, un bon hard rock à défaut de mieux qui, chanté par Gillan, aurait sans doute fait illusion, là, moins. Truth Hurts aussi se rapproche du son Purple des 80s et notamment d'un Perfect Strangers "light" sans toutefois en posséder la puissance ou la qualité mélodique, suivant.
Plus loin, on a droit à une ballade lacrymale, Love Conquers All, telle que les formations de hard'n'heavy en raffolent, celle-ci pas plus mauvaise qu'une autre mais pas meilleure non plus, s'écoute mais sans enthousiasme. Puis à un autre morceaux rappelant le groupe depuis sa reformation, sans doute la plus convaincante de l'album dans le genre Fortuneteller n'éblouit pas mais satisfait par exemple pour des interventions guitaristiques toutes en finesse. Too Much Is Not Enough est une autre belle "Rainbowerie" bien rock et nous amène, l'air de rien, à constater que ce Deep Purple là fonctionne plutôt mieux quand il ressemble à l'offshoot de Ritchie qu'à lui même... Ce que confirme un Wicked Ways de conclusion qui, "Purplien" en diable, ne convainc pas franchement.
Peut-être est-ce la voix de Turner, peut-être l'écriture du groupe alors, on avait déjà critiqué The House of Blue Light (un excellent album, ceci dit en passant) pour ses tendances radiophoniques ici plus que confirmées, toujours est il que Slaves and Masters n'est ni tout à fait du Deep Purple, ni tout à fait du Rainbow et que, c'est bien connu, avoir le séant entre deux chaises n'est jamais bien confortable.

Alors, anecdotique ce Slaves and Masters ? Indéniablement. Anachronique et du coup démontrant que Deep Purple et Rainbow ne faisaient définitivement pas la même chose et que l'un n'était pas nécessairement soluble dans l'autre ? Aussi. Mauvais pour autant ? Moins que je ne l'ai jadis pensé (merci le remaster !) et franchement loin de l'indignité d'un The Battle Rages On... où, vraiment !, comme son titre l'indique d'ailleurs, on sent un groupe qui n'en est plus, Gillan enregistrant de son côté, un et continue plus par obligation que par goût. A réévaluer, donc, sans, surtout !, trop en attendre, ça aide...

1. King of Dreams 5:28
2. The Cut Runs Deep 5:42
3. Fire in the Basement 4:43
4. Truth Hurts 5:14
5. Breakfast in Bed 5:17
6. Love Conquers All 3:47
7. Fortuneteller 5:49
8. Too Much Is Not Enough 4:17
9. Wicked Ways 6:33
Bonus
10. Slow Down Sister 5:58
11. Love Conquers All (Radio Edit) 3:23

Ritchie Blackmore - guitars
Jon Lord - organ, keyboards, string arrangements
Ian Paice - drums
Roger Glover - bass, backing vocals
Joe Lynn Turner - vocals
&
String orchestra led by Jesse Levy


Come Taste The Band
Come Taste The Band
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Funky Purple !, 22 septembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Come Taste The Band (CD)
Blackmore en a eu marre, il a claqué la porte et démarré Rainbow pour faire... du Deep Purple à sa sauce à lui ! D'aucuns auraient pensé que, sans leur taciturne guitar hero, messieurs Paice et Lord (seuls membres fondateurs restants) allaient jeter l'époque. Que nenni ! Vite fait, ils cédèrent aux envies de leur deux partenaires aux dents longues, messieurs Hughes et Coverdale, et allèrent faire groover encore un peu plus la machine (head !).

Mais il fallait remplacer Ritchie. En deux temps trois mouvements, ils recrutent l'ex-Zephyr et James Gang, un gars qui a aussi collaboré avec Billy Cobham et le batteur de Weather Report Alphonse Mouzon, ladies and gentleman, c'est un cador de la six-cordes, un as de la descente de manche, un taulier de la cocotte, un expert du solo... Tommy Bolin ! Pas n'importe quoi mais définitivement pas le même genre de spécimen que son devancier, la rumeur gronde...
Et l'album est très bon ! Mais a déclenché une vague d'indignation sans précédent dans le cercle pas si petit de ceux qui s'intéressent encore à Deep Purple en 1975. Parce que, enfin, ce blues funk vaguement (hard) rock, ce n'est plus vraiment du Deep Purple, ma bonne dame, que rien ne va plus, que c'est la chienlit, et qu'en dirait le Général s'il était encore des nôtres ? Bon, le petit Tommy est un excellent gratteux, pas de doute !, mais la musique, haaaaa la musique ! Il est où mon hard rock avec ses petits élans classiques et ses soli bien composés ?
Evidemment, ce fut un choc. Rétrospectivement, et encore un peu plus dans l'édition anniversaire présentement billetée, c'est une évolution logique, le passage au premier plan d'éléments déjà présents dans Burn (un peu) et Stormbringer (un peu plus). Certes, sans album transitoire, le changement peu paraître radical, et il l'est sans doute un peu, mais insensé ? Certainement pas. Et, donc, l'album est bon (bis), avec des compositions qui accrochent l'oreille, qui groovent comme si la vie de leurs interprètes en dépendait, un Purple transformé, transfiguré, revigoré aussi. Parce que Stormbringer, pas mauvais, loin de là, avait peiné à renouveler l'exploit d'un impeccable Burn et que la formule, jadis novatrice, commençait sérieusement à s'user. Et bien moi, je dis bravo, bien joué, les testicules bien accrochées, la morgue intacte, ces sales gosses co-inventeurs du Hard Rock et du Heavy Metal qui osent, simplement parce qu'ils en ont envie et l'inspiration qui va avec, envoyer tout, ou presque, valdinguer, du passé faire table rase et sortir un Come Taste the Band à placer au Panthéon des pépites d'autant plus savoureuses qu'elles proviennent d'improbables sources. Pensez, un album de hard (enfin d'un groupe s'étant fait connaître pour ça) avec un hommage à George Gershwin (Owed to G), du jamais vu !
Hélas, ça ne pouvait pas durer, il était dit que le destin de Deep Purple serait plombé par un guitariste qui, en l'occurrence se "plombait" trop lui même pour assurer en concert, goutte qui fit déborder le vase et poussa Lord et Paice à dissoudre le groupe. Quelques mois plus tard, d'ailleurs, ses multiples excès finirent par avoir raison de lui. Chargé d'un cocktail d'héroïne, d'alcool, de cocaïne et de barbituriques, rien que ça !, Tommy Bolin décède le 3 décembre 1976, à 25 ans seulement.

Ha, et le remaster est exceptionnel, et les bonus bienvenus, et le livret très détaillé. Bref, vous avez toutes les armes pour passer le cap de la "purpléxité" et apprécier Come Taste the Band pour ce qu'il est quelque soit son genre et le cv de ses auteurs : un grand album.

CD 1 - Original Album Remastered
1. Comin' Home 3:54
2. Lady Luck 2:48
3. Gettin' Tighter 3:36
4. Dealer 3:53
5. I Need Love 4:24
6. Drifter 4:05
7. Love Child 3:07
8. This Time Around/Owed to 'G' 6:13
9. You Keep on Moving 5:22
Bonus
10. You Keep on Moving (Single Edit) 4:32

CD 2 - 2010 Album Remixes
1. Comin' Home 4:08
2. Lady Luck 2:46
3. Gettin' Tighter 4:23
4. Dealer 3:55
5. I Need Love 5:16
6. You Keep on Moving 5:18
7. Love Child 3:05
8. This Time Around 3:24
9. Owed to 'G' 2:56
10. Drifter 3:59
11. Same in LA (previously unreleased) 3:19
12. Bolin/Paice Jam (previously unreleased) 5:47

Jon Lord - keyboards, piano, synthesizer
Ian Paice - drums, percussion
David Coverdale - lead vocals
Glenn Hughes - bass, vocals (lead vocals on "Gettin' Tighter" and "This Time Around" & co-lead vocals on "You Keep on Moving")
Tommy Bolin - guitars, vocals (backing vocals on "Comin' Home" and share vocal duties on "Dealer"), bass guitar on "Comin' Home"


Concerto for Group and Orchestra
Concerto for Group and Orchestra
Prix : EUR 16,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les Grandes Ambitions, 22 septembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Concerto for Group and Orchestra (CD)
Un nouveau line-up tout juste assemblé, celui qui passera à la postérité (avec Gillan et Glover), Deep Purple, présentement sous la férule de Jon Lord qui a chapeauté et amoureusement conçu le projet, se lance dans la plus extravagante expérience de son, alors, encore courte carrière : un concerto pour groupe et orchestre, rien que ça !

Pour ce faire, ils ont recruté les services du chef Malcolm Arnold, également de bon concert sur certains arrangements, dixit Jon Lord, et du Royal Philarmonic Orchestra pour une performance enregistrée au Royal Albert Hall, le grand luxe, quoi. Pour un résultat hélas plus nuancé parce que, fondamentalement, il n'y a rien de pire que de ne pas avoir les moyens de ses ambitions, ce qui est clairement le cas. Parce que la partition de Lord, si elle est correcte, n'a pas de thèmes suffisamment forts pour vraiment marquer l'auditeur, parce que l'obligatoire passage chanté (pour que Gillan se sente un minimum concerné ?), composé à l'arrache, dixit le chanteur lui-même, reste très anecdotique. Parce qu'enfin, tout ceci est un peu longuet et aurait donc mérité une bonne cure d'amaigrissement avant de passer par la scène, et l'enregistrement conséquemment. Ceci dit, il faut avouer que le groupe et l'orchestre s'imbriquent bien (mais pas assez souvent !), ce qui est loin de toujours être le cas dans ce genre d'exercice, qu'il y a tout de même quelque bulles de bonheur qui viennent surnager à la surface du bouillon et que, bien sûr, il y a les trois autres chansons histoire de repasser, enfin !, aux choses sérieuses (et vive les bonus, pour le coup même si c'est une étrange idée de les mettre sur le premier cd).
Foncièrement, dans sa juvénile maladresse, le Concerto for Group and Orchestra de Deep Purple est un machin attachant. Reflet des désirs de grandeur d'un compositeur qui fera mieux dans un registre relativement similaire (Lord, dont il faut réévaluer la discographie solitaire, Sarabande et Gemini Suite en tête), et expression typique des prémices d'un rock "monsieur plus" qui verra son apothéose dans les délires grandiloquents d'un ELP, c'est une œuvre de son époque à laquelle on goûte, aujourd'hui, avec l'œil (et l'oreille !) d'un explorateur temporel appréciant la naïveté talentueuse des jeunes rockers d'alors. Loin d'être parfait, loin d'être inintéressant, aussi.

Quand à Deep Purple, maintenant que Jon Lord pu faire sa crise, ils se préparent à leur premier sommet : In Rock. C'est dire si tout va bientôt changer !

Jon Lord - keyboards
Ritchie Blackmore - guitar
Ian Gillan - vocals
Roger Glover - bass
Ian Paice - drums
&
The Royal Philharmonic Orchestra
conducted by Sir Malcolm Arnold

3,5/5


The Eternal Idol
The Eternal Idol
Prix : EUR 16,33

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Black Dio II, 22 septembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Eternal Idol (CD)
A l'origine prévu pour être le premier album de Black Sabbath avec Ray Gillen qui vient d'assurer quasiment toute la tournée Seventh Star, The Eternal Idol finira dans les paluches de Tony Martin, dont le mimétisme vocal avec Ronnie James Dio ne dut pas nuire.

Il faut comprendre que le Black Sabbath de 1987 n'est plus le géant triomphant des années 70. Relevant du départ de Dio, de l'échec commercial et artistique de Born Again avec Gillan, de l'échec commercial de Seventh Star avec Glenn Hughes, du départ de Geezer Butler qui n'y croit plus, du départ de Glenn sur blessure, du départ de Ray Gillen parce que les choses n'avançaient pas, c'est un Black Sabbath qui a vu les galères s'accumuler et auquel plus grand monde ne croit.
Iommi y croit, lui. Et il a raison, Tony. Parce qu'il tient là une belle collection de chansons, et un chanteur capable de faire revivre un passé désormais révolu à quelques auditeurs nostalgiques. Il y croit mais avec, sans doute, un petit fond de rancaeur pour les mauvais choix, la faute à pas de chance, et un peu de jalousie de voir ses anciens vocalistes triompher, qui dans une carrière solo managée par sa compagne (Dio, Ozzy), qui dans la reformation de son groupe légendaire (Gillan avec Deep Purple, quoique là aussi, il commence à y avoir de l'eau dans le gaz). Aussi, après l'essai infructueux du "super groupe" (avec un chanteur star !, Gillan), après un nouveau projet prestement renommé Black Sabbath pas un label cupide alors que la musique n'en est clairement pas, il se regroupe sur ses fondamentaux, sur un Heavy Metal aux rares excès de vitesse, aux riffs absolument centraux et qui doivent donc nécessairement être bons (ils le sont), à des ambiances sombres menées par un chanteur habité... Evidemment, en 1987, il a fallu s'adapter, moderniser à minima, côté production principalement mais aussi dans l'omniprésence des claviers de Geoff Nichols en ambianceurs de service, ce qui ressemble tout de même à s'y méprendre à une tentative de refaire Heaven & Hell, ou Mob Rules... Du Black Dio, quoi.
Et ça fonctionne. Alors, certes, Tony Martin n'est pas tout à fait Ronnie James Dio, et tant mieux pour lui d'ailleurs, un poil moins lyrique et théâtral il amène une inclinaison presque pop metal à sa prestation (calquée sur celle de Gillen comme démontré par cet utile Deluxe), il est, comment dire, moins grand que Dio, mais très correct, vraiment (il fera d'ailleurs 4 autres albums, ce n'est pas pour rien). Présentement, donc, il se voit offrir un matériel de première bourre avec en particulier The Shining (un mid-tempo tout en ambiances et puissant avec une excellente mélodie de chant et de bons riffs, ça ne pouvait pas mieux commencer), Ancient Warrior (et son petit côté Led Zep via un riff orientalisant), Born to Lose (plutôt rapide, qui rappelle assez Rainbow avec Joe Lynn Turner), Lost Forever, (où le groupe se fait presque prendre en excès de vitesse !), et le titre donnant son titre à l'album, Eternal Idol (morceaux aux ambiances particulièrement réussies et au riff principal typique), dans un opus où, fondamentalement, rien n'est décevant. Du Black Sabbath solide, le meilleur depuis Mob Rules, objectif atteint.
Et ce Deluxe alors ? Deux B-sides solides quoiqu'accessoires viennent complèter l'album sur le premier disque argenté, merci. L'intérêt, toutefois, se situe surtout dans les "démos" (un album presque fini en fait) avec Ray Gillen, bonne occasion de voir à quelle sauce ce vocaliste, proche de David Coverdale, allait assaisonner son Black Sabbath. Les mélodies, inflexions, sont les mêmes que celles que Martin délivre dans l'album officiel, la voix, par contre, avec son côté bluesy, amène un vrai supplément de chaleur qui va, en vérité, bien au teint de la blafarde formation de Birmingham. Ce n'est ni mieux ni moins bien que l'album proprement dit, juste différent tout en étant, pourtant, identiquement conçu, c'est dire l'importance du choix du chanteur.

Un bon album, des bonus intéressants, Eternal Idol, dont la bonne réputation dépasse rarement le petit cercle des admirateurs hardcore de Iommi & Co, est une addition nécessaire à toute collection de hard'n'heavy qui se respecte.

Tony Iommi - guitar
Geoff Nicholls - keyboard
Eric Singer - drums
Bob Daisley - bass
Tony Martin - lead vocals
&
Bev Bevan - percussion (CD 1: 7, 9)
Ray Gillen - lead vocals (CD 2), laugh (CD1: 6)


The Devil You Know
The Devil You Know
Prix : EUR 14,68

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 En tout sauf en nom..., 21 septembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Devil You Know (CD)
Soyons clairs, The Devil You Know, unique album studio d'Heaven & Hell, est un album de Black Sabbath en tout sauf en nom. D'ailleurs, on y retrouve l'exact line-up qui avait enregistré Mob Rules et Dehumanizer, respectivement 28 et 17 ans plus tôt.

Aucune surprise, donc, à retrouver ce heavy metal classieux et puissant, dont la gamme va de la power ballad au déboulé furieux, où les riffs sont l'axe central, la voix la cerise sur le gâteau et la section rythmique (dont l'excellent Vinnie Appice qui s'associe bien avec Geezer) la fondation nécessaire et irremplaçable à l'accomplissement de pareille entreprise.
Oui mais, la dernière fois, sur Dehumanizer donc, ça n'avait pas tellement fonctionné, la faute à un répertoire très moyennement inspiré et une production franchement pas au niveau et agaçante. Vlam ! Balayé tout ça, on se retrouve, outre une production plus moderne, avec le même groupe que celui qui relança la carrière d'un géant des années 70 alors en pleine déliquescence. Avec Dio (R.I.P.) dont la voix est toujours aussi précieuse et n'a pris qu'une légère patine avec le poids des ans, avec Iommi qui a retrouvé la formule du riff qui tue; et un Geezer totalement impliqué puisque crédité sur tous les titres on se doutait bien... On espérait... Sans doute trop d'où une certaine déception, retombée du soufflé, à l'époque de la sortie. Et d'une réévaluation depuis parce que, si ce n'est pas exactement du niveau de l'irréprochable Heaven And Hell (l'album), c'est très proche du très beau niveau de Mob Rules et, donc, un très net cran au dessus du cru 1992 précité.
De bons titres ? Plus de deux tiers de la tracklist. En tête, l'excellent Bible Black qui, commençant doucement, s'épanouit en composition épique typique du Sabbath de Ronnie James, formule plus ou moins répétée sur Follow the Tears qui reste correct mais ne reproduit pas l'exploit et l'ultime titre, Breaking Into Heaven, qui lui y parvient. Sinon, Atom & Evil, du Sabbath lent et lourd avec une ambiance bien noire fonctionne très bien, le mid-tempo nerveux Double the Pain itou, idem pour Rock and Roll Angel qui sonne très Dio solo, et la même pour le coup de speed de l'album (Eating the Cannibals) qui réveille juste comme il faut, juste quand il faut.

C'est donc bel et bien de bon Black Sabbath dont il s'agit. Alors pourquoi ce nom ? Pour ne pas vexer Ozzy & Sharon et donc éviter de tuer la poule aux aeufs d'or qu'est devenue Black Sabbath lors de juteuses tournées ? Possible. Pour démarquer la mouture Dio de celle Ozzy (c'est l'explication officielle) ? On va dire ça... Reste que The Devil You Know, dernière sortie de Ronnie James de son vivant, est une belle galette, là est l'essentiel.

Ronnie James Dio - vocals
Tony Iommi - guitar
Geezer Butler - bass guitar
Vinny Appice - drums, percussion
&
Mike Exeter - keyboards
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 22, 2014 9:13 PM MEST


Seventh Star
Seventh Star
Proposé par 101Trading
Prix : EUR 11,06

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 This is not Black Sabbath, 21 septembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Seventh Star (CD)
Il y a un indice sur la pochette, "featuring Tony Iommi". Seventh Star n'est un album de Black Sabbath en rien sauf en nom et, de fait, fut conçu pour le nouveau projet d'Iommi et de l'ex-Deep Purple et Trapeze Glenn Hughes (l'air de rien, le troisième chanteur à avoir travaillé avec Blackmore avant de rejoindre Iommi, que voleur ce Tony !). Mais bon, la pression du label préférant le nom qui fait vendre au projet "bis", on fini par se laisser convaincre qu'en fait... Vous connaissez l'histoire aussi bien que moi.

Du coup, en toute logique, Seventh Star ne sonne pas comme du Black Sabbath. Evidemment, avec Iommi à la guitare et la composition, il reste des traces, mais elles sont diffuses et plutôt bien planqué dans un hard rock souvent un poil FMiné où la voix puissante et soul-compatible d'Hughes fait merveille. Signe ultime, si vous n'étiez pas encore convaincus, que Seventh Star n'est pas un album de Black Sabbath, et ça s'entend dans le son, Geezer n'y est pas. Mine de rien, c'était le dernier membre original à continuer d'accompagner Tony, et un instrumentiste suffisamment volubile pour occuper pas mal de place (parfait dans un quatuor avec une seule guitare), ce n'est donc pas rien. En plus, ce qui n'est pas une nouveauté sauf à compter le responsable du poste dans le line-up, ce qui est fait ici, il y a un claviériste, Geoff Nichols (peut-être inclus à la fidélité, lui qui est guest musician depuis Heaven & Hell, premier album avec Dio), qui prend pas mal de place et contribue indéniablement à l'adoucissement du ton par rapport aux habitudes du groupe que ce groupe n'est pas, donc.
Ceci conclus, Seventh Star est-il un bon album ? Oui. C'est un bon album de hard rock racé où de bon riffs (Iommi !) viennent complimenter un songwriting classique mais efficace. On retrouve d'ailleurs tous les éléments d'un album du genre de cette époque, un peu de sève (In for the Kill ou Turn to Stone et leur bel abattage), un peu de sueur (Danger Zone en rocker bien troussé, Heart Like a Wheel on hard un poil bluesy bien chaud), un peu de sang (Seventh Star qui aurait des allures plus guerrières avec une production moins allégée), et une giclée de parfum (le pop metal accrocheur de Angry Heart). Ca nous donne un album varié, bien produit, pas exceptionnel mais vraiment très sympathique à écouter pour qui aime ce qu'il est désormais convenu d'appeler du "Melodic Heavy Metal".
La version Deluxe rajoute un live mais ce n'est plus Glenn Hughes qui chante, remplacé au débotté qu'il fut par l'ex-Rondinelli Ray Gillen (le groupe d'un ex-batteur de Rainbow) après qu'il se soit blessé à la gorge lors d'une rixe. Y perd-on au change ? Pas vraiment étant donné que Gillen (plus Coverdale qu'Hughes en matière de référence "purplesques") a une voix puissante et un registre suffisamment étendu pour pouvoir s'adapter aux aeuvres de ses prédécesseurs (Ozzy, Dio et Hughes, Ian Gillan étant laissé de côté). La performance, enregistrée à l'Hammersmith Odeon de Londres en juin 1986, est solide et inspirée, en grande partie grâce à la prestation de Ray. Son défaut majeur ? C'est d'un bootlegg de qualité très moyenne dont il s'agit. Sinon, c'est aussi beaucoup trop court mais vu le son, on s'en contente... Ca fait tout de même un bonus satisfaisant dans le registre "ça c'est du document !" et un bel hommage à Mr. Gillen, décédé en 1993, enfin honoré d'une partie de ses travaux pour Black Sabbath (l'autre est dans le Deluxe de The Eternal Idol).

Seventh Star n'est pas un album de Black Sabbath, ça ne l'empêche pas d'être une sympathique galette bien de son époque mais pas trop usée par les ans, et dans la version "riche", c'est encore mieux. Testez voir si vous ne me croyez pas.

CD 1 - Album
1. In for the Kill 3:48
2. No Stranger to Love 4:28
3. Turn to Stone 3:28
4. Sphinx (The Guardian) 1:12
5. Seventh Star 5:20
6. Danger Zone 4:23
7. Heart Like a Wheel 6:35
8. Angry Heart 3:06
9. In Memory... 2:35
bonus
10. No Stranger to Love (Single Remix) 4:00

CD 2 - Bonus
Live at Hammersmith Odeon in London (02/06/86)
1. The Mob Rules 2:59
2. Danger Zone 4:44
3. War Pigs 8:10
4. Seventh Star 5:02
5. Die Young 3:58
6. Black Sabbath 9:33
7. N.I.B. 1:37
8. Neon Knights 4:36
9. Paranoid 1:28

Tony Iommi - guitar
Geoff Nicholls - keyboards
Glenn Hughes - vocals
Dave Spitz - bass guitar
Eric Singer - drums
&
Gordon Copley - bass guitar (No Stranger to Love)
Ray Gillen - vocals (CD 2)


Born Again:Deluxe Edition [Shm
Born Again:Deluxe Edition [Shm
Prix : EUR 82,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Mariage arrangé, 21 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Born Again:Deluxe Edition [Shm (CD)
Quand la nouvelle tomba que le nouveau vocaliste de Black Sabbath serait Ian Gillan, les réactions furent partagées entre enthousiasme délirant et circonspection. Certes Gillan, via son groupe éponyme, s'était rapproché du Hard Rock qui avait fait sa gloire avec Deep Purple, après l'intermède de quelques albums dans un rock fusion jazzo-progressif du Ian Gillan Band; certes Black Sabbath avait déjà prouvé qu'il pouvait se passer de son historique chanteur en recrutant un petit gars, déjà dans la sphère de Blackmore, pour le remplacer (ha ! Dio !), mais, tout de même, le pari était risqué, et la compatibilité entre les vocalises suraigües d'Ian et le metal lourd d'Iommi & Co, loin d'être une évidence.

De fait, un peu comme quand on mélange de l'huile et de l'eau dans un verre, ça fait des formes intéressantes mais ça "n'adhère" pas. Enfin, ça n'adhère pas assez souvent. Parce que la première face, trois titres et deux courts instrumentaux/introductions, est tout à fait correcte avec même un Zero the Hero qui fonctionne au-delà des espérances effleurant la possibilité que le vocaliste de Deep Purple soit bien soluble dans le bain "Sabbathesque". C'est, hélas, le seul vrai beau moment d'un album souffrant, outres l'incompatibilité des égosillements gillanesques et des riffs d'airain iommisiens, d'un songwriting en berne. Parce que, franchement, on peine à s'intéresser à des compositions aussi peu passionnantes que Digital Bitch, le lourdaud Born Again ou le carrément raté Hot Line. Tous des morceaux qui ne sont ni du Black Sabbath ni du Deep Purple mais semble tenter de marier les deux, sans résultat probant. Et ce n'est pas la production (quoiqu'un peu meilleure dans le présent remaster) qui viendra apposer un vernis rutilant pour maquiller la laideur.
Le Deluxe alors ? Déjà la composition bonus, The Fallen, est plutôt moins mauvaise que la plupart de celles constituant la face b d'époque, bon point. Ensuite, l'instrumental Stonehenge en version largement allongée (près de 5 minutes au lieu de 2 !) est plutôt sympathique. Enfin, le live au festival de Reading avec Gillan (où même Hot Line et Digital Bitch passent un peu mieux), un live sans Bill Ward qui donne en plus l'occasion d'entendre Iommi se frotter à Blackmore (Smoke on the Water, rien que ça !) et s'en sortir avec les honneurs, et d'entendre Gillan reprendre quelques classiques de la période Ozzy (rien de Dio, trop difficile ?) et en faire du Gillan (on ne se refait pas !) est un beau document d'époque, si seulement pour l'anecdote. Le Deluxe alors (bis) ?

Oui. En vérité, on conseillera à ceux qui n'ont pas encore l'album alors qu'ils ont tout ou presque de Black Sabbath, parce que ça reste un album accessoire, indéniablement, de faire le choix du Deluxe qui est quand même nettement plus fun, ce qui n'est pas rien mais ne fait pas pour autant de Born Again autre chose qu'un vilain petit canard qui n'a que ce qu'il mérite.

CD 1 - Album
1. Trashed 4:16
2. Stonehenge 1:58
3. Disturbing the Priest 5:49
4. The Dark 0:45
5. Zero the Hero 7:35
6. Digital Bitch 3:39
7. Born Again 6:34
8. Hot Line 4:52
9. Keep it Warm 5:36

CD 2 - Bonus
1. The Fallen (previously unreleased album session outtake) 4:30
2. Stonehenge (extended version) 4:46
Live at the Reading Festival (27/08/83)
3. Hot Line 4:54
4. War Pigs 7:25
5. Black Sabbath 7:10
6. The Dark 1:05
7. Zero the Hero 6:54
8. Digital Bitch 3:33
9. Iron Man 7:41
10. Smoke on the Water 4:56
11. Paranoid 4:17

Tony Iommi - guitar, flute
Geezer Butler - bass
Bill Ward - drums
Ian Gillan - lead vocals
&
Geoff Nicholls - keyboards
Bev Bevan - drums (on 2011 Deluxe Edition - Disc 2, tracks 3-11)


Born Again (Edition Deluxe)
Born Again (Edition Deluxe)
Prix : EUR 21,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Mariage arrangé, 20 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Born Again (Edition Deluxe) (CD)
Quand la nouvelle tomba que le nouveau vocaliste de Black Sabbath serait Ian Gillan, les réactions furent partagées entre enthousiasme délirant et circonspection. Certes Gillan, via son groupe éponyme, s'était rapproché du Hard Rock qui avait fait sa gloire avec Deep Purple, après l'intermède de quelques albums dans un rock fusion jazzo-progressif du Ian Gillan Band; certes Black Sabbath avait déjà prouvé qu'il pouvait se passer de son historique chanteur en recrutant un petit gars, déjà dans la sphère de Blackmore, pour le remplacer (ha ! Dio !), mais, tout de même, le pari était risqué, et la compatibilité entre les vocalises suraigües d'Ian et le metal lourd d'Iommi & Co, loin d'être une évidence.

De fait, un peu comme quand on mélange de l'huile et de l'eau dans un verre, ça fait des formes intéressantes mais ça "n'adhère" pas. Enfin, ça n'adhère pas assez souvent. Parce que la première face, trois titres et deux courts instrumentaux/introductions, est tout à fait correcte avec même un Zero the Hero qui fonctionne au-delà des espérances effleurant la possibilité que le vocaliste de Deep Purple soit bien soluble dans le bain "Sabbathesque". C'est, hélas, le seul vrai beau moment d'un album souffrant, outres l'incompatibilité des égosillements gillanesques et des riffs d'airain iommisiens, d'un songwriting en berne. Parce que, franchement, on peine à s'intéresser à des compositions aussi peu passionnantes que Digital Bitch, le lourdaud Born Again ou le carrément raté Hot Line. Tous des morceaux qui ne sont ni du Black Sabbath ni du Deep Purple mais semble tenter de marier les deux, sans résultat probant. Et ce n'est pas la production (quoiqu'un peu meilleure dans le présent remaster) qui viendra apposer un vernis rutilant pour maquiller la laideur.
Le Deluxe alors ? Déjà la composition bonus, The Fallen, est plutôt moins mauvaise que la plupart de celles constituant la face b d'époque, bon point. Ensuite, l'instrumental Stonehenge en version largement allongée (près de 5 minutes au lieu de 2 !) est plutôt sympathique. Enfin, le live au festival de Reading avec Gillan (où même Hot Line et Digital Bitch passent un peu mieux), un live sans Bill Ward qui donne en plus l'occasion d'entendre Iommi se frotter à Blackmore (Smoke on the Water, rien que ça !) et s'en sortir avec les honneurs, et d'entendre Gillan reprendre quelques classiques de la période Ozzy (rien de Dio, trop difficile ?) et en faire du Gillan (on ne se refait pas !) est un beau document d'époque, si seulement pour l'anecdote. Le Deluxe alors (bis) ?

Oui. En vérité, on conseillera à ceux qui n'ont pas encore l'album alors qu'ils ont tout ou presque de Black Sabbath, parce que ça reste un album accessoire, indéniablement, de faire le choix du Deluxe qui est quand même nettement plus fun, ce qui n'est pas rien mais ne fait pas pour autant de Born Again autre chose qu'un vilain petit canard qui n'a que ce qu'il mérite.

CD 1 - Album
1. Trashed 4:16
2. Stonehenge 1:58
3. Disturbing the Priest 5:49
4. The Dark 0:45
5. Zero the Hero 7:35
6. Digital Bitch 3:39
7. Born Again 6:34
8. Hot Line 4:52
9. Keep it Warm 5:36

CD 2 - Bonus
1. The Fallen (previously unreleased album session outtake) 4:30
2. Stonehenge (extended version) 4:46
Live at the Reading Festival (27/08/83)
3. Hot Line 4:54
4. War Pigs 7:25
5. Black Sabbath 7:10
6. The Dark 1:05
7. Zero the Hero 6:54
8. Digital Bitch 3:33
9. Iron Man 7:41
10. Smoke on the Water 4:56
11. Paranoid 4:17

Tony Iommi - guitar, flute
Geezer Butler - bass
Bill Ward - drums
Ian Gillan - lead vocals
&
Geoff Nicholls - keyboards
Bev Bevan - drums (on 2011 Deluxe Edition - Disc 2, tracks 3-11)
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 22, 2014 5:38 PM MEST


And the Weathermen
And the Weathermen
Prix : EUR 15,72

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Art Punk, 19 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : And the Weathermen (CD)
Que se passe-t-il quand 5 punks prospectifs néerlandais rencontrent un violoncelliste new yorkais d'avant-garde ? De la bonne musique, pardi ! Ou façon combat de boxe ? "Dans le coin gauche, ils sont cinq, ils sont punks, ils font de l'art et nous vienne de la contrée des tulipes et des moulins à vents.... THE EX !!! dans le coin droit, il est seul mais il n'a peur de rien, il est armé de son violoncelle, d'un archet vicieux, et de son cerveau avant-gardiste, il est prêt à en découdre, from New York City ! TOM CORA !!!"

Ce n'est d'ailleurs pas la première collaboration de ces punks-ci et de ce violoncelliste là, avait précédé la belle galette Scrabbling At The Lock, deux ans plus tôt. Peut-être parce qu'ils se connaissent alors mieux, peut-être simplement parce que les deux parties sont encore plus inspirées, leur second et ultime jeu commun (Tom Cora décèdera en 98), And the Weathermen Shrug Their Shoulders, est une encore plus belle réussite, une preuve supplémentaire que le punk a fait de la route depuis les éructations post-adolescentes de London circa 1976. Parce que s'il y a des morceaux qui tirent vers la folk et la world musique, de vraies beautés mélodiques toutes en finesse, il y a aussi une bonne dose d'un post-punk artistique de haut-vol parfaitement complémenté par les coups d'archet rageurs, les glissés destructeurs ou les staccato vengeurs d'un violoncelliste capable de la plus fragile construction comme du radicalisme le plus jusqu'au-boutiste. Et ça marche, bien au-delà des espérances avec, donc, ce séquençage d'attaques et de caresses, de laminages tympaniques et de grâce éthérée, qui ne nuit pas à l'unité de la chose et, au contraire, lui offre d'utiles respiration bénéficiant à l'auditeur pantois d'admiration mais un peu rincé quand même.

Evidemment, le mieux, c'est encore de se rendre compte par soi-même du petit chef d'œuvre qu'on tient là. Et il faut. Vraiment !

1. Dere Geliyor Dere 4:20
2. The Big Black 5:33
3. What's the Story 2:19
4. Lamp Lady 3:48
5. One-Liner from China 1:32
6. Everything and Me 3:59
7. New Clear Daze 4:41
8. Oh Puckerlips Now 4:04
9. Empty V 2:25
10. Okinawa Mon Amour 2:26
11. Dear House 4:41
12. Conviction Going Gaga 1:36
13. Stupid Competitions 4:15
14. Hickwall 3:11
15. War OD 6:12
16. Untitled 2:01

Terrie - guitar
G.W. Sok - vocals
Luc - bass
Andy - guitar
Katrin - drums, vocals
Tom Cora - cello


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