Profil de STEFAN > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par STEFAN
Classement des meilleurs critiques: 12
Votes utiles : 3534

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
STEFAN (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Eye of the Tiger
Eye of the Tiger
Prix : EUR 7,00

4.0 étoiles sur 5 l'œil du champion, 27 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eye of the Tiger (CD)
Sur la foi d'un single extrêmement efficace qui se trouve, également, être le thème d'un blockbuster hollywoodien (Rocky III, évidemment !) et le titre de ce 3ème opus, Survivor, qui ne sont plus des débutants, rencontrent enfin le succès fourguant par millions un album qui, finalement, est souvent moins connu qu'on l'aurait pensé.
Evidemment, puisque c'est de hard fm dont il s'agit, tout ceci n'est pas bien méchant, ressemble fort à Boston (ces sons de guitares ultra-compressés en riffs accocheurs) ou à Foreigner (ces refrains radiophoniques, ce polissage à tous les étages, ces claviers si typiquement 80s) mais comme ces gars-là savent faire, du rock pour les stades et les masses, ont aurait tort de bouder son plaisir, de se la jouer "auditeur de bon goût". Parce que, outre le single immanquable que tout le monde connaît, jusqu'à tata Suzanne et l'oncle René, Eye of the Tiger bien-sûr, qui demeure l'indéniable incontournable de la galette, il y a du grain à moudre pour les amateurs d'un rock léger et bien troussé où aucune étape obligatoire, de morceaux mid-tempo toujours très mélodiques (Hesitation Dance, Children of the Night, I'm Not That Man Anymore) à l'indispensable ballade lacrymale et saccharosée (Ever Since the World Began) en passant par d'entraînants petits rockers bien foutus si pas exactement méchants (Feel Like Love, The One That Really Matters) où les qualités compositionnelles mainstream de Jim Peterik et Frankie Sullivan, les deux six-cordistes de l'exercice, et la voix idéale pour le genre de Dave Bickler, s'expriment à merveille. Bon, c'est vrai, tout ça a vieilli, appartient à un temps désormais révolu où des musiciens aptes décochaient des chansons à visée ouvertement commerciales mais si, comme votre serviteur, vous êtes parfois pris d'élans nostalgiques, ça fonctionne très bien.
Un grand album cet Eye of the Tiger ? Probablement pas et, d'ailleurs, fondamentalement, aucun des opus du run original de Survivor, 7 albums de 1980 à 1988, n'en est mais, tout de même, ça s'écoute comme on mange de ces sucreries un peu écœurantes sur lesquelles ont revient pourtant de temps en temps un peu honteux d'avoir encore cédé, après. Si on n'en attend pas plus, l'album est plus que recommandable ce qui n'est déjà pas si mal.

1. Eye of the Tiger 4:04
2. Feels Like Love 4:08
3. Hesitation Dance 3:52
4. The One That Really Matters 3:32
5. I'm Not That Man Anymore 4:49
6. Children of the Night 4:45
7. Ever Since the World Began 3:48
8. American Heartbeat 4:10
9. Silver Girl 4:52

Dave Bickler - lead vocals
Frankie Sullivan - lead, rhythm and acoustic 12-string guitar, backing vocals
Jim Peterik - electric guitars, acoustic 12-string guitars, grand piano, Hammond B-3 organ, backing vocals
Stephan Ellis - bass guitar
Marc Droubay - drums
&
Fergie Frederiksen - backing vocals
Daryl Dragon - additional keyboards, emulator


Pump - Edition remasterisée
Pump - Edition remasterisée
Prix : EUR 10,10

5.0 étoiles sur 5 Beau comme un camion !, 27 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pump - Edition remasterisée (CD)
Ils se sont magnifiquement relancé sur un Permanent Vacation aussi réussi que miraculeux, les ex-Toxic Twins reviennent avec un énorme appétit et les chansons qu'il faut pour le combler, c'est Pump, la dernière grande œuvre d'une formation qui revient de loin, Aerosmith.
Evidemment, il y a les grands classiques des années 70, Toys in the Attic et Rocks en tête, mais, vraiment, ayant fait sien le son d'une époque, les années 80 où le hard rock triomphe comme jamais dans les charts, sans y perdre une once de sa personnalité. C'était donc le cas sur le prédécesseur du présent, ça l'est encore plus ici où, l'air de rien, Aerosmith ne se plie aux dictats commerciaux que pour enrichir sa propre approche. Ainsi, avec le concours Randy Raine-Reusch et de ses intermèdes roots ô combien réussis mais, surtout !, avec une collection de chansons toutes plus réussies les unes que les autres, parfois composées avec le concours de songwriters "à louer" particulièrement en vogue à l'époque (Desmond Child et Jim Vallance pour les citer, le premier connu pour ses collaborations avec Bon Jovi, le second pour son travail avec son compatriote, Bryan Adams) les anciens has-been de Boston frappent un grand coup.
Ca commence dès un énergique Young Lust où le groupe qui commit quelque furieux tirs de barrage quelques lustres plus tôt démontre qu'il n'a rien perdu de sa légendaire niaque ni de son art consommé d'accommoder de gros riffs d'inspiration blues sur une rythmique bien tabassante. Plus loin, on est rappelé qu'Aerosmith , qui a influencé beaucoup de monde Guns N'Roses en tête, s'y entend toujours pour pondre de l'hymne sleasy, groovy et accrocheur avec un Love in an Elevator parfaite relève du Dude Looks Like a Lady de leur précédent opus ce que confirme d'ailleurs le plus tempéré mais aussi savoureux Monkey on My Back qui suit ou le divinement cuivré The Other Side un peu plus loin. Mais Aerosmith c'est aussi un vrai talent pour la power-ballad supérieurement composée ce que confirment l'intelligent Janie's Got a Gun sur un sujet pourtant difficile (sur la maltraitance aux enfants et l'inceste) ou le plus léger et très roots What It Takes qui clôt l'album en beauté. Et d'ajouter un rock très bluesy, Don't Get Mad Get Even, successeur du très réussi St. John de Permanent Vacation, pour que le bonheur soit vraiment complet. Aussi, il faut bien la production high-tech mais néanmoins organique du canadien Bruce Fairbairn pour loger tout ça dans un écrin sonique approprié et satisfaisant pour cet album entre tradition et modernité, intemporel.
14 ans après Toys in the Attic, 13 après Rocks, fondamentalement les deux immenses classiques du répertoire d'Aerosmith, Steven Tyler, Joe Perry et leurs amis réussissent le bon coup de presque égaler ces incontournables jalons de leur passé. C'est fort, très fort.

1. Young Lust 4:18
2. F.I.N.E. 4:09
3. Going Down/Love in an Elevator 5:39
4. Monkey on My Back 3:57
5. Water Song/Janie's Got a Gun 5:38
6. Dulcimer Stomp/The Other Side 4:56
7. My Girl 3:10
8. Don't Get Mad, Get Even 4:48
9. Hoodoo/Voodoo Medicine Man 4:39
10. What It Takes 6:28

Steven Tyler ' lead vocals, keyboards, harmonica
Joe Perry ' guitar, backing vocals
Brad Whitford ' guitar
Tom Hamilton ' bass, backing vocals on "Love in an Elevator"
Joey Kramer ' drums
&
Bob Dowd ' backing vocals on "Love in an Elevator"
Catherine Epps ' spoken intro on "Love in an Elevator"
Bruce Fairbairn ' trumpet, backing vocals on "Love in an Elevator"
The Margarita Horns (Bruce Fairbairn, Henry Christian, Ian Putz, Tom Keenlyside) ' brass instruments, saxophones
John Webster ' keyboards
Randy Raine-Reusch - Musical interludes (Appalachian dulcimer on "Dulcimer Stomp," didgeridoo on "Don't Get Mad, Get Even," Thai naw (mouth organ) on "Hoodoo," and glass harmonica on "Water Song")


High'N'Dry
High'N'Dry
Prix : EUR 11,99

5.0 étoiles sur 5 Gloire naissante, triomphe accompli, 27 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : High'N'Dry (CD)
Pour certains l'album où Def Leppard commence à trouver son son, entre stadium rock et hard rock, pour d'autres le début de la fin, la trahison d'une éthique hard-rockante disparaissant qui les verra dériver vers un rock fm peu recommandable, c'est High 'n' Dry, c'est 1981, et c'est vachement bien !
C'est vachement bien parce qu'on y retrouve encore moult traces de l'ingénuité du groupe qui sortit un an plus tôt On Through The Night avec la faconde qui en fera une star mondiale du pop metal dès son successeur, Pyromania. C'est vachement bien parce que les chansons y sont tout de même nettement plus réussies que le coup d'avant avec, en vrac, des morceaux à riffs tranchants et refrains accrocheurs (Let It Go, Another Hit and Run, High 'n' Dry, You Got Me Runnin', Lady Strange, Mirror Mirror), d'autres plus nuancées mais aussi mélodiquement réussis (l'irrésistible power-ballad Bringin' on the Heartbreak dont on préfèrera la version originale au remix un brin émasculé, On Through the Night), voire du presque heavy metal (l'exceptionnel instrumental Switch 625, le puissant et rapide No No No), que la voix de éraillée juste ce qu'il faut de Joe Elliott, les chœurs qui la soutiennent sont le parfait vecteur de l'esprit mélodique du groupe, que les performances instrumentales n'y sont pas en reste sans jamais faire dans la vaine démonstration, que chaque solo y est mélodique et bien senti, et que la production, pour la première fois signée de Robert John "Mutt" Lange (en remplacement d'un Tom Allom connu pour ses mises en son de Judas Priest), sophistiquée sans tomber dans le too much comme ce sera le cas sur Hysteria, claire et puissante aussi, va parfaitement au teint et à l'énergie de ces jouvenceaux aux dents longues.
Si vous voulez mon avis, et si vous ne le voulez pas, tant pis, je vous le donne quand même, Def Leppard ne fera jamais mieux que ce condensé d'esprit mélodique et de saine agressivité même s'il se vendra mieux par la suite mais il n'y a pas que les bilans comptables dans la vie. High 'n' Dry ? Un triomphe du hard'n'heavy des années 80 qui s'ingère avec un égal plaisir aujourd'hui qu'à l'époque de sa sortie, il y a tout de même 34 ans. Enorme, quoi !

1. Let It Go 4:43
2. Another Hit and Run 4:59
3. High 'n' Dry (Saturday Night) 3:27
4. Bringin' On the Heartbreak 4:34
5. Switch 625 3:03
6. You Got Me Runnin' 4:23
7. Lady Strange 4:39
8. On Through The Night 5:06
9. Mirror, Mirror (Look Into My Eyes) 4:08
10. No No No 3:13
Bonus
11. Bringin' On The Heartbreak (Remix) 4:34
12. Me & My Wine (Remix) 3:40

Rick Allen – drums, vocals
Pete Willis – lead guitar, vocals
Joe Elliott – lead vocals
Steve Clark – lead guitar, vocals
Rick Savage – bass guitar, vocals


Love At First Sting
Love At First Sting
Proposé par BOUQUIN SHOP
Prix : EUR 29,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Teutonic invasion, 27 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Love At First Sting (CD)
Ce ne sont plus des jeunots, eux qui ont sorti leur premier opus 11 ans plus tôt, c'est pourtant bien ici que les allemands de Scorpions deviennent des stars internationales d'un hard rock mélodique et accrocheur qui n'en finira plus de truster les charts des années 80. Il faut dire que Love at First Sting est une galette particulièrement bien troussée.
Dans les faits, l'album n'est pas très différent de ce que le quintet s'est mis en tête d'accomplir depuis le départ de leur soliste mystique et hendrixien, Uli Jon Roth, soit un hard rock mettant en avant des qualités mélodiques destinées à plaire au plus grand nombre sans, pour autant, trahir des bases établies dans les années 70. La différence ? Les compositions, bien-sûr !, parce que Scorpions n'a jamais été aussi immédiatement accrocheur qu'ici, jamais aussi accessible à un public à priori rétif à cette musique de chevelus houblonnés. Pour ce faire, toujours sous la direction de l'ex-"krauteux" Dieter Dierks, leur producteur attribué depuis In Trance en 1975 soit une 7ème collaboration studio consécutive qui se concluera avec l'album suivant, le décevant Savage Amusement. Bref, l'équipe est bien rôdée d'autant que le "petit dernier", Matthias Jabs, est là depuis 1979 et Lovedrive (où il était largement supplanté par un Michael Schenker revenant, comme chacun sait). Et puis les problèmes vocaux de Klaus Meine, qui dut se faire opérer avant les sessions du prédécesseur du présent, Blackout, sont bel et bien résolus entérinant un salutaire retour à la normal en plus d'une confiance retrouvée.
Et de sacrées chansons, donc, avec, en tête de gondole, les singles particulièrement savoureux que sont, dans l'ordre de l'album, Bad Boys Running Wild, Rock You Like a Hurricane, Big City Nights et, évidemment !, la trippante power-ballad qui fonctionnera si bien chez nous, Still Loving You. L'air de rien, c'est de quasiment la moitié de l'album dont il s'agit. Comme en plus les autres titres fonctionnent parfaitement d'un Coming Home au riff cousin de celui du Beat It de Michael Jackson, à un Coming Home démarrant tout en douceur mais s'énervant juste ce qu'il faut pour bien percuter l'auditeur, à un furieux hard-rocker tel que The Same Thrill, à un rocker mid-tempo de compétition tel que As Soon As the Good Times Roll, à, enfin, un Crossfire atypique et réussi avec sa rythmique en marche (heureusement pas trop) militaire, il n'y a plus qu'à applaudir une performance d'ensemble, d'une mise en son d'une remarquable clarté à une performance instrumentale d'ensemble pas exactement spectaculaire, Scorpions ne cherchant clairement pas à faire dans la démonstration, mais idéale pour le style de musique pratiqué.
Love at First Sting, n'en déplaise aux mauvais chagrins qui n'ont de cesse de débiner le Scorpions des années 80, est une sacrée galette qui, en plus, n'a pas pris une ride, par un groupe sûr de son fait et totalement à son aise.

1. Bad Boys Running Wild 3:54
2. Rock You Like a Hurricane 4:11
3. I'm Leaving You 4:16
4. Coming Home 4:58
5. The Same Thrill 3:30
6. Big City Nights 4:08
7. As Soon as the Good Times Roll 5:01
8. Crossfire 4:31
9. Still Loving You 6:26

Klaus Meine – lead vocals
Matthias Jabs – lead guitar, rhythm guitar (on tracks 6,7 and 9)
Rudolf Schenker – rhythm guitar, lead guitar (on tracks 6,7 and 9), backing vocals
Francis Buchholz – bass, moog taurus
Herman Rarebell – drums


Turbo
Turbo
Prix : EUR 9,43

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 chic ou toc ?, 27 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Turbo (CD)
De la difficulté de changer de braquet quand on est un groupe déjà largement établi... Parce que Turbo valut son lot d'opprobre à un Judas Priest ayant décidé d'adoucir son heavy metal à l'aulne d'une scène flirtant de plus en plus avec la pop et les aspirations commerciales. Un mauvais album pour autant ? Pas si sûr...
Parce qu'il y a un paquet de bonne chansons dans ce Judas Priest si atypique du fait de l'usage de guitares synthés en plus d'une écriture étonemment accrocheuse et accessible. Une surprise ? Au-delà de l'aspect sonique de la galette, pas vraiment, Judas Priest ayant toujours aimé les refrains aisément mémorisables au potentiel tubesque indéniable (il n'y a qu'à écouter Living After Midnight, United ou You've Got Another Thing Comin' pour s'en convaincre). Mais, donc, il y a ce polissage de l'approche, cet inclinaison pop metal qui, euphémisme, ne plaira pas à tous à l'époque et continue de faire débat aujourd'hui. Et pourtant, nous avons probablement échappé au pire Halford, Tipton, Downing & Cie ayant, préalablement, envisagé de collaborer avec les affreux Stock, Aitken & Waterman (vous savez, ces faiseurs de hits britanniques à qui l'on doit les premiers soubresauts de Kylie Minogue, ou les carrières météoriques de Jason Donovan ou Rick Astley), il se dit même que des démos existent de ce mariage contre nature, rien n'est prouvé cependant. Et donc, de bonne chansons, un beau lot d'icelles pour qui peut supporter le parti-pris d'un groupe ayant, reconnaissons-leur, eu le courage d'essayer autre chose. Des exemples ? Presque toute la galette en fait mais un peu plus encore le performant Turbo Lover, l'hymne ado-rebelle un peu idiot mais terriblement accrocheur qu'est Parental Guidance ou la power-ballad Out in the Cold. D'ailleurs l'album sera couronné d'un juste succès réussissant même à mieux se classer dans les charts étatsuniens que ceux de leur mère patrie, ce pour quoi il avait d'ailleurs été conçu, assurément.
Reprenons, Turbo est une sacrée galette de pop metal dont le plus gros défaut, celui qui lui vaut sa funeste réputation, est d'être attribué à une formation représentant le plus orthodoxe des heavy metal. A partir de là, l'écouter ou pas, dépend de votre goût pour de telles exactions.

1. Turbo Lover 5:33
2. Locked In 4:19
3. Private Property 4:29
4. Parental Guidance 3:25
5. Rock You All Around the World 3:37
6. Out in the Cold 6:27
7. Wild Nights, Hot & Crazy Days 4:39
8. Hot for Love 4:12
9. Reckless 4:17
Bonus
10. All Fired Up (Recorded during the 1985 Turbo sessions) 4:45
11. Locked In (Live at Kiel Auditorium, St. Louis, Missouri; 23 May 1986) 4:24

Rob Halford – vocals
K. K. Downing – guitar
Glenn Tipton – guitar
Ian Hill – bass guitar
Dave Holland – drums
&
Jeff Martin – backing vocals on "Wild Nights, Hot & Crazy Days"


Slaves Mass
Slaves Mass
Prix : EUR 11,26

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le pari de Pascoal, 25 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Slaves Mass (CD)
Si vous cherchez un maboul capable de pousser la musique brésilienne dans ses retranchements, de lui offrir un panorama à la lisière de l'avant-garde et du jazz, ne cherchez pas plus loin que ce Slaves Mass de l'hirsute Hermeto Pascoal, un type dont la carrière n'a pas exactement été un feu d'artifice, même s'il a sorti d'autres très bons albums que celui qui nous intéresse présentement, un authentique sommet de prospective carioca.
Le tour de force, parce que c'en est un, indéniablement, s'installe tranquillement sur un Mixing Pot qui, commençant tout en douceur, atteint bientôt d'inespérés sommets mélangeant bossa, jazz et aventurisme en un tout baladin, décontracté mais néanmoins puissant qui fonctionne à merveille. La suite est à l'avenant de cette très réussie entrée en matière avec, pêle-mêle et dans le désordre, une minimaliste et drolatique dédicace à Cannonball Adderley (Cannon), un jazz sensuel et chaloupé (Cherry Jam), un tribalisme bienvenu (Slaves Mass) ou un délire pianistique entre classique, samba et jazz (Just Listen) qui rythment une galette multiple et réussie. Il faut dire qu'Hermeto a aussi su s'entourer, conviant à son banquet des pointures brésiliennes et américaines telles que Flora Purim, Ron Carter, Chester Thompson ou Alphonso Johnson qui, entièrement dévoué à la cause de leur "patron" de l'occasion apportent chacun leur pierre à ce précieux édifice.
Facile tout ça ? De temps en temps mais pas toujours les dérapages contrôlés étant foison, et puis là n'était pas le propos de toute façon. Faire bouger, évoluer, dynamiter des racines qui sont siennes à l'aulne d'une imagination débridée, c'est ce que propose ce Slaves Mass ô combien réussi et recommandé.

1. Mixing pot (Tacho) 9:18
2. Slaves mass (Missa dos escravos) 4:19
3. Little cry for him (Chorinho para ele) 2:11
4. Cannon (Dedicated to Cannonball Adderley) 5:20
5. Just listen (Escuta meu piano) 7:08
6. That waltz (Aquela valsa) 2:46
7. Cherry jam (Geléia de cereja) 11:45
Bonus
8. Open field (Campo aberto) 4:25
9. Pica pau (Take 1) 14:20
10. Star trap (Part 2) 15:45

Hermeto Pascoal: piano, keyboards, clavinet, melodica, soprano sax, flutes, acoustic guitar, twelve strings guitar and vocals (in "Cannon")
Flora Purim: vocals (in "Slaves mass" and "Cannon")
Airto Moreira: drums (all tracks except "Mixing pot", "Pica pau" and "Star trap"), percussion and vocals (in "Cannon")
Chester Thompson: drums (in "Mixing pot", "Pica pau" and "Star trap")
Ron Carter: acoustic bass (all tracks except "Mixing pot", "Pica pau" and "Star trap")
Alphonso Johnson: electric bass (in "Mixing pot", "Pica pau" and "Star trap")
Raul de Souza: trombone and vocals (in "Cannon")
David Amaro: electric guitar, acoustic guitar and twelve strings guitar
Hugo Fattoruso: vocals (in "Cannon")
Laudir de Oliveira: vocals (in "Cannon")


Estatica
Estatica
Prix : EUR 13,45

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Marcos forever, 25 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Estatica (CD)
Si la période de gloire de Marcos Valle fut indéniablement la fin des 60s et le début des 70s, il est bon de ne pas démettre sa renaissance du nouveau millénaire culminant avec cet album de 2010, Estática.
Certes, ce n'est plus ce bel éphèbe blond aux allure de tennisman suédois mais un homme presque âgé, qu'importe !, la musique, remise juste ce qu'il faut au goût du jour sans rien perdre de l'esprit d'une samba/bossa nova ayant, par le passé, fait le bonheur des amateurs du genre (en particulier sur les référentiels Samba '68, Garra et Previsão Do Tempo), subsiste. Et même renaît, quelque part entre ses albums traditionnels de la fin des années 60 et ses pièces plus exploratrices des années 70, un rêve pour tous les fans du bonhomme qui se morfondaient de sa longue absence (86 à 99, 13 années d'un silence assourdissant). Ici, avec une production parfaite, des chansons idoines, Marcos Valle est de retour au sommet, un sommet qu'il partagea jadis avec des Jobim, Gilberto (João et Gil) ou Vinícius de Moraes sur lequel il se retrouve désormais bien seul. Mais présentement bien entouré par un ensemble de musiciens du cru qui savent donner vie à la verve mélodique du maître de cérémonie dans une musique sensuelle et chaude, chaloupée et percussive, rythmée par une sélection de chansons toutes plus réussies les unes que les autres donnant à l'auditeur une impression de plage de sable blanc, de cocotiers et de jolies filles en maillots de bains échancrés. Ce n'est pas à dire, cependant, que la musique de Valle fait dans le cliché, juste dans une tradition, sa tradition, d'un son brésilien d'hier toujours aussi efficace aujourd'hui qui jazze juste ce qu'il faut quand il faut.
Estática, album qui donnera envie à tous ceux qui n'ont pas encore plongé dans l'œuvre de ce brésilien pas assez connu chez nous, est un triomphe où l'homme Marcos, vocaliste chaud, claviériste précieux mais, surtout, compositeur et arrangeur de qualité démontre qu'il a plus que de beaux restes, un talent qui ne disparaît pas avec les ans. Recommandé.

1. Vamos Sambar 3:48
2. Prefixo 4:52
3. Papo de Maluco 2:54
4. Arranca Toco 3:19
5. Baião Maracatú 5:13
6. Novo Acorde (Reprise) 1:36
7. Novo Acorde 4:43
8. 1995 0:56
9. Estática 4:29
10. Na Pista 3:39
11. 1985 2:26
12. Esphera 3:44
13. Eu Vou 4:11
14. 1975 2:15
15. Vamos Sambar (Instrumental) 3:47

Marcos Valle - vocals, Fender Rhodes, acoustic guitar, piano, synthesizer, arranger, composer
Jesse Sedoc - flugelhorn, trumpet, horn arrangements, string arrangements
Paulo Renato Franco, Marcelo Martins - flute, saxophone
Aldivas Ayres - trombone
Patricia Alvi - vocals
Marcelo Camelo - electric guitar
Mazinho Ventura - bass
Déborah Cheyne - viola
Nayrah Pessanha - viola
Julio Diniz, Robertinho Silva - percussion
Renato Massa - drums


Love The Donkey
Love The Donkey
Prix : EUR 22,60

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Carnavâne, 25 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Love The Donkey (CD)
Trois ans après un Beat The Donkey déjà très réussi, Cyro Baptista, vieux partenaire de John Zorn, remet le couvert dans un esprit similaire mais avec une formation revue et corrigée, c'est Love the Donkey où l'amour succède donc au tabassage, deux extrêmes pour une même folie instrumentale typique du foutraque percussionniste brésilien.
Comme toujours avec Cyro, parce que son projet suivant, Banquet Of The Spirits, n'a pas démenti la tendance, c'est à une affaire particulièrement festive, ce qu'exprime d'ailleurs parfaitement la pochette, à laquelle nous avons droit. Présentement entouré de musiciens brésiliens et new-yorkais (de la downtown scene dont il est devenu un des piliers, et pas seulement du fait de ses nombreuses collaborations avec John Zorn), le sieur Baptista fusionne comme le beau diable qu'il est. En l'occurrence, puisque le projet est particulièrement voué à ses racines brésiliennes et qu'il percussionne comme pas deux, un tribalisme de tous les instants habite une création où la mélodie n'est pas oubliée pour autant. Et le chant non plus d'ailleurs qui habite l'ensemble de la galette comme autant de chœurs carnavalesques. Pour mégoter, on admettra que la reprise de l'Immigrant Song de Led Zeppelin, pas mauvais pour autant, est plus anecdotique qu'autre chose, mais c'est vraiment pour trouver à redire à un ensemble qui, chaloupé et chamarré, n'ennuie jamais, meut toujours l'auditeur vers un secouage de popotin amalgamant avec talent samba, rock, jazz, reggae, folk carioca, etc. Alors, oui, le but n'est pas autre que secouer l'auditeur, de le surprendre à chaque détour compositionnel sans jamais, cependant, tomber dans un fastidieux menu des capacités du maître de cérémonie et de ses ouailles de l'occasion. Evidemment, une ambiance tribale habite de bout en bout la galette avec, du coup, une domination percussive de tous les instants, mais c'est parfait comme ça puisque ça permet à l'imaginatif brésilien d'exprimer toute sa palette, toute son inventivité en un tout qui a la cohérence de ne pas en avoir.
Love the Donkey ? Une fiesta à laquelle on conviera tous ses amis revêtant, pour la circonstance, ses plus beaux habits de lumière. Extra !

1. American Constitution 2:54
2. Anarriê 3:23
3. Rio de Jamaica 5:44
4. Forró for All 4:54
5. Tap on the Cajon 3:12
6. Frevo de Rua 2:19
7. Bottles 3:19
8. Caboclinho 1:41
9. Matan 3:26
10. Immigrant Song 3:11
11. Maria Teresa 6:07
12. Olivia - Step on the Roach 4:39
13. Movie Screen 2:33
14. Pandeirada 4:25

Cyro Baptista - percussion, vocals
Jamie Saft - keyboards, guitar, bass (tracks 2, 3, 6 & 9-11)
Peter Apfelbaum - keyboards, saxophone (tracks 3, 4, 7 & 12)
Robert Curto - accordion (tracks 4, 10 & 11)
Viva de Concini - guitar, percussion, vocals
Amir Ziv - percussion, drums, vocals
Chikako Iwahori, Max Pollak, Scott Kettner, Tim Keiper, Ze Mauricio - percussion, vocals
Art Baron - trombone (tracks 3 & 12)
Chuck MacKinnon - trumpet (tracks 3 & 12)


Forro in the Dark Plays Zorn
Forro in the Dark Plays Zorn
Prix : EUR 21,26

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fiesta Zorn, 24 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Forro in the Dark Plays Zorn (CD)
Sur le modèle des Book of Angels, des compositions du maître offerte en pâture à une formation spécialement choisie pour l'occasion, dans la foulée, aussi, d'un exercice similaire paru en début d'année, Dither Plays Zorn, icelui dédié à une approche nettement plus avant-gardiste que le présent, John Zorn ouvre ses portes à une combo brésilien qui fait sien quelques pages du boulimique compositeur new-yorkais pour un résultat aussi surprenant que bluffant.
En l'occurrence, doté d'épices brésiliennes, proposant un cocktail de morceaux connus et de créations spécifiquement dédiées au projet, c'est à un Zorn inhabituellement festif et percussif auquel nous nous voyons joyeusement confrontés. Le mérite en revient au quatuor d'exilés cariocas en la grosse pomme, Forro in the Dark, qui a su, sous le patronage d'un Jesse Harris déjà repéré dans le Song Project et présentement producteur de l'album, habiter ces partitions sans pour autant perdre une once de l'esprit habitant le versant le plus cool et groovy du compositeur.
Histoire de mettre les petits plats dans les grands, quelques invités de marque ont été conviés au banquet parmi lesquels des têtes connues, le précité Jesse Harris, l'argentine Sofia Rei (également partie prenante dans le Song Project) ou, plus surprenant, le vétéran de la samba/bossa nova Marcos Valle. Tout ce petit monde, qui a l'air de bien s'amuser, sur la base d'un forro, style pas si distant de celui de John puisque puisant ses racines dans des musiques traditionnelles d'Europe centrale, ici notablement enrichi d'atours rock, jazz, reggae et même country, propose une ouverture musicale qui sied particulièrement bien à l'univers du touche-à-tout génial que nous connaissons. Le résultat, une fusion tourbillonnante et joyeuse, dansante et spirituelle, ne déstabilisera pas les suiveurs zélotes d'un Zorn qui les a habitué à s'attendre à tout mais, tout de même, peut-être pas à une œuvre si immédiatement accessible et addictive. Parce Forro in the Dark, avec son cocktail d'instruments traditionnels et classiques, son allant tout à fait communicatif aussi, réussit un opus poussant à trémousser du popotin un large sourire aux lèvres ce qui n'est pas si courant dans l'œuvre tentaculaire du membre le plus hyperactif de la downtown scene.
Galette idéale pour un été ensoleillé ou, plus tard, pour mettre un bon coup de lumière et de chaleur à la grisaille et la froidure qui nous guettent , Forro Zinho est une exemplaire réussite qu'on recommande sans la moindre hésitation tant aux amateurs des exactions zorniennes qu'à toutes celles et tous ceux qui veulent simplement passer un excellent moment en compagnie d'excellents instrumentistes sachant jouer avec application et fougue une musique qui ne se prend surtout pas au sérieux et tutoie, du coup, souvent le divin.

1. Uluwati 3:31
2. Novato 3:42
3. Forro Zinho 5:03
4. Life Is Real Only Then When "I Am" 2:46
5. Shaolin Bossa 3:21
6. Sunset Surfer 3:13
7. Zavebe 4:45
8. Ode to Delphi 4:28
9. Tempo de Festa 4:36
10. Annabel 2:01
11. The Quiet Surf 3:13

Jorge Continentino - pianos, flutes, vocals, tenor and baritone saxophone
Guilherme Monteiro - electric guitar
Mauro Refosco - zabumba, vibes, synare, percussion
Rea Mochiach - bass, percussion, fun machine
Jesse Harris, Sofia Rei - vocals
Vitor Gonçalves - accordion
Marcos Valle - guest vocals, wurlitzer


Deodato 2
Deodato 2
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le jazz, le funk et l'orchestre, 23 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Deodato 2 (CD)
Si son cru de 1972, Prelude, est généralement le plus célébré, il faudrait voir à ne pas négliger sa suite logique, continuation d'une formule mêlant jazz, funk, orchestre et reprises de grands classiques puisés tous azimuts, parce qu'Eumir Deodato sait faire ça a merveille comme démontré sur ce Deodato 2 ô combien addictif.
Evidemment, la clé du succès de pareille entreprise tient presque autant dans le choix du répertoire que dans la qualité des arrangements. Presque parce qu'il faut savoir accommoder et enchainer, pêle-mêle, Gershwin, les Moody Blues, Maurice Ravel, Steely Dan et ses propres compositions en un tout cohérent comme c'est le cas ici, une réussite qui tient beaucoup à l'esprit infusé par cet homme aux multiples talents. Il faut dire qu'avec une paire de batteurs tels que Billy Cobham et Jerry Marotta, quelques bassistes de haute volée dont l'excellent Stanley Clarke, un ensemble orchestral qu'il dirige lui-même et une belle collection de musiciens de studio en complément (et qui, à les entendre, ont l'air de bien s'amuser, en plus !), le brésilien a mis toutes les chances de son côté. Mais c'est bien dans la manière, dans cette capacité à faire swinguer des morceaux à priori par conçu pour pareil traitement que réside la force de l'album, et de son créateur. Parce que, ce Rhapsody in Blue funky, jazzy et orchestral à une allure folle, que la vieille scie d'Hayward et Cie (Nights in White Satin) prend de nouveaux atours qui fonctionnent parfaitement et même que la Pavane pour une Infante Défunte du créateur du fameux Boléro se glisse dans ses nouveaux habits de lumière sans perdre de sa beauté mélodique originelle. Ajoutez à ça quelques compositions qui n'ont pas à rougir d'un si glorieux voisinage (Super Strut, Latin Flute et Skyscrapers, les deux premiers inclus à la soundtrack du jeu Grand Theft Auto Vice City pour le bonheur d'un public et d'une génération qui n'aurait, sinon, probablement jamais entendu parler d'Eumir Deodato) et vous comprendrez que l'œuvre en impose.
Evidemment, les chagrins pointeront que ce n'est, finalement, qu'une suite, du Prelude précité. Et alors ? Quand la musique est bonne comme c'est le cas ici il faut savoir ne pas bouder son plaisir sous prétexte qu'il tient d'une formule déjà usitée. Ne boudons donc pas et jouissons de cet album tout à fait réussi.

1. Super Strut 9:31
2. Rhapsody in Blue 8:48
3. Nights in White Satin 6:01
4. Pavane for a Dead Princess 4:08
5. Skyscrapers 7:01
Bonus
6. Latin Flute 4:49
7. Venus 3:32
8. Do It Again 5:30

Eumir Deodato - Arranger, Composer, Conductor, Keyboards
John Tropea - Flugelhorn, Guitar, Trumpet
Alvin Brehm, Stanley Clarke, John Giulino, Russell Savkas - Bass
Billy Cobham, Rick Marotta - Drums
Gilmore Digap, Rubens Bassini - Congas, Percussion
Garnett Brown, Tony Studd, Wayne Andre - Trombone
James Buffington, Jim Buffington, Brooks Tillotson - French Horn
Burt Collins, Marvin Stamm, Jon Faddis, Victor Paz, Alan Rubin, Joe Shepley - Flugelhorn, Trumpet
Joe Temperley - Sax
Jerry Dodgion, Hubert Laws, George Marge, Romeo Penque - Flute
Emanuel Vardi, Alfred Brown - Viola
Harry Cykman, Max Ellen, Paul Gershman, Harry Glickman, Emanuel Green, Harold Kohon, Harry Lookofsky, Joseph Malin, David Nadien, Gene Orloff, Elliot Rosoff, Irving Spice - Violin
Charles McCracken, Alan Shulman, George Ricci - Cello


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20