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Contenu rédigé par STEFAN
Classement des meilleurs critiques: 15
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Commentaires écrits par
STEFAN (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

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Kristallnacht
Kristallnacht
Prix : EUR 23,08

5.0 étoiles sur 5 Devoir de Mémoire, 30 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kristallnacht (CD)
Une évocation de la Nuit de Cristal par John Zorn ? Un objet musical violent et non identifié pour un devoir de mémoire douloureux.
Evidemment, vu le thème, il y a beaucoup de bruit et de chaos dans l'œuvre créée par le stakhanoviste de la Downtown Scene, ça commence pourtant tout en douceur par un Shtetl, belle pièce de klezmer introductive où la tension (contenue) se manifeste déjà, qui, petit à petit, se voit envahie des diatribes nazies annonçant la déferlante bruitiste qui suit pour laquelle Zorn nous prévient dans le livret qu'elle "contient de hautes fréquences à la limite et au-delà de l'ouïe humaine pouvant causer des nausées, maux de têtes et des acouphène"" c'est dire l'extrémité de la chose.
De fait, ce diable de Zorn ne nous a pas menti et les presque douze minutes de Never Again sont quasiment insoutenables, inécoutables, expression du déluge d'horreur s'abattant sur les pauvres juifs martyrisés comme sur l'auditeur subissant cette avant-garde industrielle sans le moindre compromis. La suite, les conséquences de la haine primale qui mut les partisans les plus zélotes du petit caporal, est plus tempérée, pas exactement accessible mais nettement plus écoutable, allant d'un minimalisme tendu, lugubre presque (Gahelet), d'une composition contemporaine typique de ce que Zorn sait faire infusée d'un violon yiddish bienvenu (Tikkun), d'un assemblage de "sound bites", de minimalisme et de noise jusqu'au-boutiste (Tzfia), d'une nouvelle virgule de pure ultraviolence (Barzel), à une ultime pièce, Gariin, typique des improvisations jazzo-avant-gardo-bruitiste ici particulièrement menaçante avec sa guitare (by Marc Ribot !) toute en sorties de routes et cris de douleurs (vu ce qui se passera ensuite, historiquement, on comprend pourquoi).
Si ce que vous attendez d'une œuvre musicale comprend de jolies mélodies, un sentiment de confort et d'harmonie, fuyez !, là n'est pas le propos d'une proposition aussi radicale et dérangeante que possible, un outil mémoriel au même titre que Nuit et Brouillard ou La Liste de Schindler, un album nécessaire mais en aucun cas aisé, vous aurez été prévenu. Cela fait-il de Kritallnacht un opus recommandable ? Assurément, mais pas pour ceux qui ont l'estomac, et les oreilles !, trop sensibles.

1. Shtetl (Ghetto Life) 5:55
2. Never Again 11:46
3. Gahelet (Embers) 3:27
4. Tikkun (Rectification) 3:02
5. Tzfia (Looking Ahead) 8:49
6. Barzel (Iron Fist) 2:02
7. Gariin (Nucleus - The New Settlement) 7:59

Anthony Coleman - keyboards
Mark Dresser - bass
Mark Feldman - violin
David Krakauer - clarinet, bass clarinet
Frank London - trumpet
Marc Ribot - guitar
William Winant - percussion
John Zorn - composition, direction, arrangements et production


Mellon Collie And The Infinite Sadness
Mellon Collie And The Infinite Sadness
Proposé par GMFT
Prix : EUR 31,14

5.0 étoiles sur 5 Les grandes ambitions, 28 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mellon Collie And The Infinite Sadness (CD)
Pour succéder à l'album qui les avait vu s'imposer comme un nom qui compte de la scène rock indépendante étatsunienne, Siamese Dream, Billy Corgan et ses Citrouilles Ecrasées n'ont pas fait les choses à moitié. Un double album, plus de deux heures, 28 chansons, c'est le programme de Mellon Collie and the Infinite Sadness, leur seulement troisième opus, diable !
Alors, évidemment, on peut douter de la viabilité de l'exercice, craindre un remplissage excessif comme c'est souvent le cas des album fleuves (voir le Use Your Illusion de Guns N' Roses pour l'exemple), envisager telle création comme un réel indice d'une "prise de melon" d'un groupe en pleine ascension populaire. Que nenni ! Bon, on ira pas dire que tout est d'une égale et essentielle qualité simplement parce que si rien n'y déçoit, certains morceaux sont un peu plus réussis que d'autres. Pour l'exemple, on citera l'extraordinaire Tonight Tonight (encore meilleur avec l'intro orchestrale qui donne son titre à l'album), d'agressives saillies rondement menées (Jellybelly et Zero, pour ne citer qu'elles), de la pop de chambre de qualité supérieure (Cupid de Locke), de l'acoustique intime et émouvant (Stumbleine), du qui flirte avec le hard et le prog des 70s (1979) mais le fait tellement bien que même les détracteurs du genre auront du mal à nier la réussite, du colérique et gracieux à la fois (Bullet with Butterfly Wings) et même des explorations vers des rivages synthétiques et éthérés encore inexplorés par le quatuor (We Only Come Out at Night).
Forcément, avec un album si long, et si diversifié aussi, parce que les Smashing Pumpkins y touchent à tout du grunge à la folk en passant par la pop, le punk et même le heavy metal, l'écoute peut prendre des allures de marathon et que certains auditeurs risquent de se heurter au fameux mur (si tu cours, tu sais, sinon, mais google donc !) et de ne donc pas pouvoir continuer plus loin, ces pauvres bougres ne sauront probablement jamais ce qu'ils ont manqué quand ceux qui réussirent à dépasser quelques instants moins en accord avec leurs goûts se rendront compte qu'il y ici du bon jusqu'au bout.
Indéniablement un des albums les plus marquants des années 90, Mellon Collie and the Infinite Sadness a, qui plus est, merveilleusement bien vieilli. Il n'en faut pas plus pour chaudement recommander l'absolu sommet de la discographie de ces séminales Citrouilles, un album d'une richesse dépassant l'entendement.

CD 1
1. Mellon Collie and the Infinite Sadness 2:52
2. Tonight, Tonight 4:14
3. Jellybelly 3:01
4. Zero 2:41
5. Here Is No Why 3:45
6. Bullet with Butterfly Wings 4:18
7. To Forgive 4:17
8. F*** You (An Ode to No One) 4:51
9. Love 4:21
10. Cupid de Locke 2:50
11. Galapogos 4:47
12. Muzzle 3:44
13. Porcelina of the Vast Oceans 9:21
14. Take Me Down 2:52

CD 2
1. Where Boys Fear to Tread 4:22
2. Bodies 4:12
3. Thirty-Three 4:10
4. In the Arms of Sleep 4:12
5. 1979 4:25
6. Tales of a Scorched Earth 3:46
7. Thru the Eyes of Ruby 7:38
8. Stumbleine 2:54
9. X.Y.U. 7:07
10. We Only Come Out at Night 4:05
11. Beautiful 4:18
12. Lily (My One and Only) 3:31
13. By Starlight 4:48
14. Farewell and Goodnight 4:22

Jimmy Chamberlin – drums, vocals on "Farewell and Goodnight"
Billy Corgan – lead vocals, lead guitar, piano, mellotron, production, mixing, string arrangement on "Tonight, Tonight", art direction and design
James Iha – rhythm guitar; backing vocals, mixing, and additional production on "Take Me Down" and "Farewell and Goodnight"
D'arcy Wretzky – bass guitar, vocals on "Beautiful" and "Farewell and Goodnight"
&
Chicago Symphony Orchestra – orchestra in "Tonight, Tonight"
Greg Leisz – pedal and lap steel guitar on "Take Me Down"


Fight For Your Mind
Fight For Your Mind
Prix : EUR 8,99

5.0 étoiles sur 5 Body and Soul, 28 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fight For Your Mind (CD)
Ayant la lourde tâche de produire un successeur à un Welcome to the Cruel World qui l'avait imposé comme une révélation et un espoir pour l'avenir, Ben Harper ne change foncièrement pas mais élargit tout de même une palette déjà bien garnie sur un Fight for Your Mind resté dans les annales.
Resté dans les annales parce que les chansons y sont supérieures à la fois d'avant, où elle était pourtant déjà très réussies, resté dans les annales parce qu'en déployant un arsenal nettement plus diversifié, tirant parfois vers les jam-bands du type Phish ou Dave Matthews Band (en compagnie de qui il partagera souvent l'affiche, d'ailleurs) sur un épique God Fearing Man en particulier, mais aussi le reggae (Excuse Me Mr., où l'influence de l'idole Marley se fait sentir) et même carrément vers le metal originel de Black Sabbath (un Ground One Down habité de riffs titanesques). Ca ne veut pas, pour autant, dire qu'on y perd la patte Ben Harper, ce condensé de blues, de folk et de rock habité par la forte personnalité vocale et guitaristique d'un artiste hors du commun, bien au contraire !, Ben en sort renforcé que ce soit au niveau de son écriture (les excellentissimes Burn One Down, ode à la fumette, et Power of the Gospel, comme son nom l'indique) ou d'une crédibilité artistique décuplée.
Et voilà, tout ça nous fait un grand album roots mais pas conservateur pour autant, une collection de chansons d'une folle cohérence et d'une exquise qualité, peut-être le tout meilleur opus de Ben Harper dont la discographie ne manque pourtant pas de pépites (Burn to Shine, There Will Be a Light ou un Get Up! enregistré en compagnie du légendaire harmoniciste Charlie Musselwhite). Ca s'appelle un classique, à raison !, alors ne passez surtout pas à côté !

1. Oppression 2:58
2. Ground on Down 4:53
3. Another Lonely Day 3:43
4. Please Me Like You Want To 4:55
5. Gold to Me 5:00
6. Burn One Down 3:31
7. Excuse Me Mr. 5:24
8. People Lead 4:13
9. Fight for Your Mind 4:06
10. Give a Man a Home 3:35
11. By My Side 3:34
12. Power of the Gospel 6:02
13. God Fearing Man 11:49
14. One Road to Freedom 4:14
Bonus
15. Wicked Man 5:04
16. Not Fire Not Ice 3:38

Ben Harper - acoustic guitar, Vocals, weissenborn
Brett Banduci - viola
Danielle Charles - violin
Oliver Charles - drums
Bob "Stiv" Coke - tabla, tambourine, tamboura, sarod
Timothy Loo - cello
Leon Mobley - percussion
Juan Nelson - bass
Ervin Pope - organ, Hammond organ


The Ghost Of Tom Joad
The Ghost Of Tom Joad
Prix : EUR 8,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Chroniques d'une autre Amérique, 27 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Ghost Of Tom Joad (CD)
C'est l'album le plus politique de Bruce Springsteen, celui où il crache à la face du monde son désabusement combatif, celui qui est inspiré de Steinbeck et de l'actualité, The Ghost of Tom Joad.
Dans la forme, c'est un Springsteen d'une remarquable sobriété qui s'offre à nous, du genre qu'on n'avait plus entendu depuis Nebraska, c'est aussi le Springsteen le plus politique qui n'ait jamais été et un peu dépressif aussi. Les orchestrations à minima, à très forte dominante folk, quoiqu'une approximation de l'E Street Band le rejoigne sur cinq titres, la voix toute en retenue sont les principales qualités d'une galette en aucun cas racoleuse, pas fille de joie pour deux sous qui s'adressera surtout, parce que les paroles y ont une importance cardinale, à ceux pour qui la langue de Shakespeare n'est pas du chinois. Parce que Bruce semble avoir beaucoup plus misé sur ce qui lui tient vraiment à cœur, un contenu textuel fort, ce qu'il est indéniablement, que sur les mélodies ici atones comme jamais.
Le résultat ne s'écoute pas forcément tous les jours, disque recueilli et lourd de sens The Ghost of Tom Joad est de ces œuvres qu'on se passe et se repasse quand les circonstances sont justes, quand "l'envie" d'une plongée au noir dans une Amérique déliquescente se fait sentir, dans ces instants là, album aussi précieux que recommandé, il vous touche en plein cœur. Essentiel.

1. The Ghost of Tom Joad 4:23
2. Straight Time 3:25
3. Highway 29 3:39
4. Youngstown 3:52
5. Sinaloa Cowboys 3:51
6. The Line 5:14
7. Balboa Park 3:19
8. Dry Lightning 3:30
9. The New Timer 5:45
10. Across the Border 5:24
11. Galveston Bay 5:04
12. My Best Was Never Good Enough 2:00

Bruce Springsteen – guitar, keyboards, harmonica, vocals, producer
&
Danny Federici – accordion, keyboards
Gary Mallaber – drums
Garry Tallent – bass
Jim Hanson – bass
Marty Rifkin - pedal steel guitar
Soozie Tyrell – violin, background vocals
Lisa Lowell - background vocals
Patti Scialfa – background vocals


Exit Planet Dust
Exit Planet Dust
Prix : EUR 10,93

5.0 étoiles sur 5 Frères de Samples, 27 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Exit Planet Dust (CD)
Un changement de nom contraint et forcé afin de se démarquer d'un duo de producteurs étatsunien déjà reconnu les menaçant d'une procédure (les Dust Brothers), un premier album poussant la logique du trip-hop dans ses ultimes retranchements électroniques, c'est le programme du tout premier opus de Chemical Brothers qui feront florès, Exil Planet Dust.
Parce que, reprenant le flambeau de ce qu'il était désormais convenu d'appeler l'Intelligent Techno, par opposition , évolution même, aux beat répétitifs aliénants qui l'avait précédée, les Chemical Brothers inventent leur nouveau genre à eux qui sera bien vite repris par quelques doués suiveurs tels que Fatboy Slim ou les Propellerheads, ce Big Beat qui porte si bien son nom avec ses beats lourds et dansants hérités à part égale de la house musique originelle et d'une rock attitude qui n'échappa à personne et ses nappes synthétiques souvent planantes en direct descendance du Trip-Hop bristolien.
La formule des frères de samples, Tom Rowlands et Ed Simons, d'une incroyable efficacité puisque reposant autant sur de vraies mélodies que des rythmes endiablés, n'est pas en soi révolutionnaire mais suffisamment distinctive, même d'équivalents passés finalement très proches, le Prodigy de Music for the Jilted Generation par exemple, pour durablement marquer les esprits des amateurs du genre et même percer sur un marché étatsunien jusqu'alors rétif à l'électronique d'Albion. C'est sûrement dans la simplicité d'une musique toute en hooks et en beats que réside la raison de ce tour de force, parce qu'avec des morceaux aussi accrocheurs et entêtants que Leave Home, In Dust We Trust, Chico's Groove ou One Too Many Mornings, quatre modèles distincts d'un même esprit vulgarisateur bienvenu, ces malins anglais font fort et ouvrent à un public néophyte les portes d'un paradis electronique qui, jusque-là, se refusait à eux. Il y a même d'authentiques chansons, de bonne chansons en plus, pour accrocher ceux qui ne n'apprécient pas la musique instrumentale pure et dure dont une ballade en clôture de l'opus, Alive Alone avec Beth Orton, qui achèvera de convaincre ceux qui doutaient encore que les Chemical Brothers étaient aussi pour eux.
In fine, première exploration en forme de collection des premières années du duo, certains enregistrements ont plus de deux ans au moment de la sortie de l'album, pratique tout sauf rare dans le monde de l'électro où les EPs pullulent, Exit Planet Dust est un album qui fit date, a excellemment bien vieilli et est donc, en toute logique, aussi recommandé aujourd'hui que le jour de sa délivrance au monde. Très forts ces Chemicals Brothers, et ça ne fait que commencer !

1. Leave Home 5:32
2. In Dust We Trust 5:17
3. Song to the Siren 3:16
4. Three Little Birdies Down Beats 5:38
5. F**k Up Beats 1:25
6. Chemical Beats 4:50
7. Chico's Groove 4:48
8. One Too Many Mornings 4:13
9. Life Is Sweet (featuring Tim Burgess) 6:33
10. Playground for a Wedgeless Firm 2:31
11. Alive Alone (featuring Beth Orton) 5:16

Tom Rowlands - composer, producer
Ed Simons - composer, producer
&
Tim Burgess - vocals
Steve Jones - bass
Beth Orton - vocals
Seggs - bass


The Great Escape
The Great Escape
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'échappée belle, 27 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Great Escape (CD)
Vainqueur de la guerre des singles qui l'opposa à Oasis, leader incontesté d'une explosion britpop qui n'a pas fini de faire des remous, le Blur de The Great Escape, le quatrième album des londoniens, est une continuation absolument logique de celui qui, sur Parklife paru un an et demi plus tôt, les imposa comme une valeur sûre d'un art pas si simple à produire que ça, soit un opus glorieusement pop, d'une indéniable anglicité et lardé de chansons réussies.
Une fois encore produit par le fidèle Stephen Street, qui produira tous les albums de Blur à l'exception de 13 et Think Tank, deux album où la proverbiale légèreté instrumentale du quartet avait une très nette tendance à disparaître, The Great Escape ne réinvente donc pas le groupe, ce qui fut avec Moddern Life is Rubbish et l'éponyme successeur du présent, se contentant de remettre sur l'ouvrage la formule qui a si bien fonctionné le coup d'avant, d'en explorer les possibles aussi puisqu'il n'est aucunement question d'immobilisme, pour un résultat bluffant de classe.
Outre quatre singles particulièrement réussi (Country House, The Universal, Stereotypes et Charmless Man), c'est à une collection aussi diversifiée que réussie à laquelle nous avons affaire. Vous voulez du qui rocke comme il faut ? Parce que Blur sait aussi défourailler quelques guitares bien tranchantes comme vous aurez Charmless Man, Mr. Robinson's Quango et It Could Be You et Globe Alone, tous dans l'esprit pop du groupe mais, donc, dotés de six-cordes et d'un allant inhabituellement costauds pour le groupe à ce stade de sa carrière. Vous voulez de la pop plus que parfaite ? Vous aurez l'embarras du choix avec le sautillant Stereotypes, le n°1 qui a humilié Oasis (l'irrésistible Country House), un Charmless Man mutin et énergique, ou l'électro pop japonisante de Yuko and Hiro. Vous voulez de la belle ballade à faire mouiller les yeux ? Ne cherchez pas plus loin qu'un gracieux Best Days ou que la power ballad Burt-Bacharachisée The Universal. Un peu de bizarrerie en cerise sur le gâteau ? Elle est souvent à tous les étages, la contribution de Graham Coxon et de ses guitares différentes, mais encore plus sur un Fade Away en parade de l'impossible, un Ernold Sane tout en cordes baroques "spoken-wordisé" par le député du labour et futur maire de Londres Ken Livingstone, un Entertain Me à l'impeccable partie de basses volubile d'Alex James. Et tout ça danse (si tu ne bouges pas ton popotin sur Entertain Me ou Mr. Robinson's Quango, c'est que tu es mort !), rit, rêve, et nous avec ! En vérité, on reste baba devant la polyvalence de quatre petits gars (les deux multi-instrumentistes du groupe plus précisément, Damon Albarn et Graham Coxon) qui ne payent pas de mine mais on des trésors d'idées à dévoiler au monde, et ils ne s'en privent pas pour l'évident bénéfice de l'auditeur comblé qui a en plus pu jouer au jeu de piste en repérant les différentes excellentes influences du groupe (de XTC aux tutélaires Kinks en passant Scott Walker et même Ennio Morricone, pour ne citer qu'eux).
Parklife était déjà un triomphe, commercial aussi mais pas seulement, de l'humble avis de votre serviteur, un avis que tous ne partagent pas, The Great Escape est encore meilleur, une galette de pop multiple et maline dont, 20 ans après sa sortie, on ne se lasse toujours pas. Pour tout dire, l'opus n'est pas recommandé, il est ordonné, oui, rien que ça !

1. Stereotypes 3:10
2. Country House 3:57
3. Best Days 4:49
4. Charmless Man 3:34
5. Fade Away 4:19
6. Top Man 4:00
7. The Universal 3:58
8. Mr. Robinson's Quango 4:02
9. He Thought of Cars 4:15
10. It Could Be You 3:14
11. Ernold Same 2:07
12. Globe Alone 2:23
13. Dan Abnormal 3:24
14. Entertain Me 4:19
15. Yuko and Hiro 5:24
16. To the End (La Comédie) 6:40

Damon Albarn – vocals, piano, keyboards, organ, synthesizer, handclaps
Graham Coxon – electric and acoustic guitar, banjo, saxophone, backing vocals, handclaps
Alex James – bass guitar
Dave Rowntree – drums, percussion
&
Simon Clarke – saxophone
Tim Sanders – saxophone
J. Neil Sidwell – trombone
Roddy Lorimer – trumpet
Louise Fuller – violin
Richard Koster – violin
John Metcalfe – viola
Ivan McCermoy – cello
Ken Livingstone – narration on "Ernold Same"
Theresa Davis – backing vocals on "The Universal"
Angela Murrell – backing vocals on "The Universal"
Cathy Gillat – backing vocals on "Yuko and Hiro"
Françoise Hardy - vocals on "To the End (La Comédie)"


Foo Fighters
Foo Fighters
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 6,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Premier Foo, première claque, 27 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Foo Fighters (CD)
Nirvana disparu quand les dramatiques circonstances que l'on sait, il ne fallut pas bien longtemps pour que le sieur Grohl se remette au travail avec la création de son groupe à lui, les Foo Fighters, et un premier album éponyme où il fait tout ou presque, on n'est jamais mieux servi que par soi-même, n'est-ce pas Dave ?
La raison de cet étonnant isolement créatif, pour un gars qui n'aime rien tant que de jouer en groupe, est simple, ces enregistrements, Dave les a réalisés très majoritairement chez lui, cathartique exercice de remise en question pour un instrumentiste autosuffisant (parce qu'en plus d'être un excellent batteur, la guitare, la basse et le chant font également partie de son arsenal). Stylistiquement, ceux qui s'attendent à quelque chose de larmoyant vu les circonstances particulières en seront pour leurs frais, la galette, enregistrée en une petite semaine en octobre 1994 avec le seul concours de Barrett Jones à la console et aux chœurs et l'Afghan Whigs en chef Greg Dulli à la guitare sur X-Static, est une belle démonstration d'énergie et d'électricité dans un registre qu'on pourra définir comme punk pop. La formule, pas trop éloignée de la légendaire formation à laquelle il a participé, en moins dépressif cependant, aura le mérite de ne pas perdre les nombreux fans se ruant sur l'exercice comme sur le potentiel ersatz qu'elle n'est heureusement pas. Parce que l'écriture de Grohl, sa voix aussi, se démarque suffisamment de celle du regretté Cobain, plus directe, plus les pieds sur terre que la tête dans les nuages, moins colérique aussi, elle est audiblement le travail d'un "bon gars" qui se remet aussi bien qu'il peut en faisant ce qu'il a toujours fait, et qu'il a fugitivement pensé à abandonner, de la musique ! De la bonne musique en plus, de bonnes chansons aux mélodies souvent accrocheuses (This Is a Call, Big Me, For All the Cows et Oh Georges en étant les plus évidents exemples), à l'énergie et la bonne humeur absolument communicative, aux bienvenues montées de sève comme aux salvatrices pauses électro-acoustique, tout ça faisant un album réussi de bout en bout.
Vous connaissez tous la suite, l'insolente réussite d'un Grohl qui sait s'entourer, choisir ses amis (Josh Homme et ses Reines du stoner par exemple) et mener sa petite barque à lui, ces Foo Fighters dont il demeure plus que jamais le leader maximus, grâce à un talent de plume et un capital sympathie jamais démentis. Normal pour une histoire qui a si bien commencé avec le présent éponyme toujours aussi recommandé.

1. This Is a Call 3:53
2. I'll Stick Around 3:52
3. Big Me 2:12
4. Alone + Easy Target 4:05
5. Good Grief 4:01
6. Floaty 4:30
7. Weenie Beenie 2:46
8. Oh, George 3:00
9. For All the Cows 3:30
10. X-Static 4:13
11. Wattershed 2:16
12. Exhausted 5:45

Dave Grohl – vocals, guitars, bass guitar, drums, production
&
Barrett Jones - backup vocals, production
Greg Dulli – guitar on "X-Static"


Grand Prix
Grand Prix
Prix : EUR 9,77

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Pop en Stock, 26 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grand Prix (CD)
Il y en a qui ont le chic pour vous pondre de la pop évidente l'air de ne pas y toucher, c'est le cas des écossais de Teenage Fanclub et de leur 5ème album, l'épatant Grand Prix.
Pas qu'on n'en soit particulièrement surpris d'ailleurs, Blake, Love et McGinley nous ayant déjà fait le coup sur ses quatre précédentes livraison et plus précisément sur le presque parfait Bandwagonesque 4 ans plus tôt. Sauf qu'avant les chansons de Norman Blake paraissaient tellement au-dessus du lot de celles de ses deux comparses que Teenage Fanclub avait des allures de projet solo déguisé entouré de quelques fillers. Mais pas ici, pas sur cet opus où les cinq morceaux de Blake sont évidemment très réussis mais où celles attribuées à Gerard Love et Raymond McGinley (quatre chacun) n'ont pas à rougir de la comparaison.
Musicalement, pas de surprises, l'indie pop rock influencé par les Byrds, Badfinger ou Big Star, que des références éminemment recommandables, a été une fois de plus glorieusement reconduite à peine influencée par un changement de batteur le très professionnel Paul Quinn remplaçant le plus volatile Brendan O'Hare viré avec pertes et fracas. Avec des instrumentations chiadées, le renfort de cordes et de cuivres tout sauf inutiles d'autant qu'ils sont utilisés avec parcimonie, une production claire et juste, la meilleure de la carrière du groupe, réalisée par le groupe et un certain David Bianco qui contribue aussi largement à la performance instrumentale, le quatuor a fait fort. Les meilleurs moments ? Tous mais encore plus le tout doux Mellow Doubt, ses graciles guitares acoustiques et harmonies délicates, le presque sautillant Verisimilitude, le piano rock soft et encordés de Tears, la typique byrderie pop de Say No, l'admirable exercice de power pop I'll Make It Clear et ses chœurs qui font mouche, juste quelques exemples d'une resplendissante galette de pop perçant la grisaille de Glasgow de quelques salutaires rayons de l'astre du jour.
Teenage Fanclub, toujours en activité si le dernier album commence sérieusement à dater (Shadows en 2010), est un des secrets les mieux gardés de la pop mondiale, une formation qui ne paye pas de mine mais à des trésors de mélodies à offrir, c'est vrai de tous leurs albums et donc forcément du meilleur d'entre eux, Grand Prix.

1. About You 2:41
2. Sparky's Dream 3:17
3. Mellow Doubt 2:42
4. Don't Look Back 3:43
5. Verisimilitude 3:31
6. Neil Jung 4:48
7. Tears 2:43
8. Discolite 3:07
9. Say No 3:12
10. Going Places 4:28
11. I'll Make It Clear 2:33
12. I Gotta Know 3:27
13. Hardcore/Ballad 1:48

Norman Blake – vocals, guitar
Gerard Love – vocals, bass
Raymond McGinley – vocals, guitar
Paul Quinn – drums
&
David Bianco – occasional guitar, piano, vocals
Dinah Beamish – cello
Jules Singleton – violin
Sonia Slany – violin
Jocelyn Pook – viola
Nigel Hitchcock – alto saxophone
Steve Sidwell – trumpet
Jamie Talbot – tenor saxophone
Chris White – baritone saxophone
Dave Barker – handclaps
Chas Banks – handclaps
Jim Parsons – handclaps


To Bring You My Love
To Bring You My Love
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 PJ Top, 26 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : To Bring You My Love (CD)
Après deux albums critiquement très bien reçu, PJ Harvey enchaine sur ce qu'il est désormais convenu d'appeler la référence de sa discographie, l'album d'une indéniable maturité, aussi, pour une jeune femme de 26 ans à l'organe évocateur et l'écriture en constante amélioration.
Et de plus en plus en contrôle des facultés que mère nature lui a donné, cette voix en particulier, cet organe puissant et habité, rauque et sensuel dont Polly-Jean fait un usage de plus en plus expertement fomenté. Pour ce faire, Mlle Harvey a restructuré l'équipe qui l'accompagnait, interrompu sa collaboration avec les deux membres de son trio, Robert Ellis et Stephen Vaughn, ceux-là même qui l'avait aidé à concevoir le post-blues cru et séminal de ses deux premiers opus, choisi un nouveau partenaire de jeu en la personne de John Parish (des obscurs new-waveux de Thieves Like Us, producteur et co-compositeur du très réussi Souljacker de Eels quelques années plus tard aussi) qui met en son et multi-instrumente sur l'album pour un œuvre nettement plus théâtrale et gothique que ses précédentes exactions et d'ailleurs dotée d'un riche casting de musiciens dévoués à sa cause allant jusqu'à des cordes émouvantes sur 3 titres.
Présentement, avec beaucoup de références bibliques dans ses textes mais toujours une préoccupation pour les rapports humains en général et amoureux en particulier, des mélodies beaucoup développées et des arrangements d'une préciosité inédite pour PJ, la petite anglaise du Dorset se rapproche de mondes souvent visités par l'australien Nick Cave ou l'obligatoire figure tutélaire de Tom Waits avec, cependant, une agressivité et un détachement directement hérités de son passé post-punk. En chansons, ça donne une collection inattaquable avec même quelques morceaux dotés d'authentiques hooks rendant l'expérience d'autant plus jouissive (Down by the Water, Meet Ze Monsta, Long Snake Moan, etc.) et d'autres plus éthérés et écorchés mais non moins réussis (To Bring You My Love, Teclo, The Dancer) et même une légèreté bien sentie (le folky Send His Love to Me).
Œuvre magistrale d'une compositrice et interprète en pleine possession de ses facultés et développement de son art, To Bring You My Love demeure l'un des absolus sommets du répertoire de PJ Harvey, une immense galette libre et souffreteuse qu'on n'aurait surtout pas voulu autrement.

1. To Bring You My Love 5:32
2. Meet Ze Monsta 3:29
3. Working for the Man 4:45
4. C'mon Billy 2:47
5. Teclo 4:57
6. Long Snake Moan 5:17
7. Down by the Water 3:14
8. I Think I'm a Mother 4:00
9. Send His Love to Me 4:20
10. The Dancer 4:06

PJ Harvey - vocals, guitar (1, 4, 5, 8), piano (5, 6), organ, vibraphone (1), marimba (9), bells (5), chimes (5), percussion (9)
John Parish - guitar (1, 2, 6, 9, 10), organ (6), drums (4-8, 10), percussion (1-4, 6, 7, 9, 10)
Joe Gore - guitar (2-4, 6, 7), e-bow (1)
Mick Harvey - bass (6), organ (9)
Jean-Marc Butty - drums (2), percussion (9)
Joe Dilworth - drums (3)
Pete Thomas - string arrangements
Sonia Slany - violin (4, 7, 9)
Jocelyn Pook - viola (4, 7, 9)
Jules Singleton - viola (4, 7, 9)
Sian Bell - cello (4, 7, 9)


Cibo Matto
Cibo Matto
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 41,09

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Oh! These Japanese Girls!, 26 août 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Cibo Matto (CD)
Des japonaises émigrées à New York mariant indie rock et électronique, c'est le programme du tout premier mini-album de Yuka Honda et Miho Hatori plus connues sous le nom de Cibo Matto.
Et donc, compilant deux singles parus plus tôt dans l'an à des tirages très limités sur un premier 5 titres d'une petite quinzaine de minutes (c'est court !) Cibo Matto institue un son qui fera florès sur leurs deux parutions à venir, l'album Viva La Woman et l'EP Super Relax. Leur son ? Une voix post-adolescente (Miho Hatori), des samples et des claviers à gogo (Yuka Honda) pour un indie hip-hop addictif et efficace dont on retrouvera les traces, dans des versions différentes, sur les deux précités mais aussi une courte reprise du Black Hole Sun de Soundgarden en français (!) qui n'est lui disponible qu'ici. Encore un peu un "work in progress" à ce stade de leur carrière, la musique du duo a déjà tout son charme n'hésitant pas, ponctuellement, à expérimenter à la matière de leur nouveaux amis new-yorkais (l'ambient minimaliste de Crumbs) pour un résultat nettement plus abstrait que leurs habituels chansonnettes à danser pas idiot.
Tout ça ne fait pas de ce EP, désormais difficile à trouver, un essentiel, juste une jolie rareté réservée aux fans du duo bientôt quatuor (sur un second album, Stereo ★ Type A, comprenant le renfort de Sean Lennon et Timo Ellis en multi-instrumentistes de complément), puis duo (depuis la récente reformation et un joli Hotel Valentine).

1. Beef Jerky 2:25
2. Birthday Cake 3:11
3. Know Your Chicken 3:22
4. Black Hole Sun 2:15
5. Crumbs 4:14

Yuka Honda: sampler, sequencer, keyboard, piano, organ, synthesizer, harpsichord, backing vocals
Miho Hatori: lead vocals, percussion, acoustic guitar


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