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Guilll "Guilll" (France)

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1962 - 1970 Best Of Bleu et Rouge (Coffret 4 CD)
1962 - 1970 Best Of Bleu et Rouge (Coffret 4 CD)

5 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Achetez plutôt les albums !, 6 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1962 - 1970 Best Of Bleu et Rouge (Coffret 4 CD) (CD)
Bon, inutile de le dire, tout le monde le sait : les Beatles sont le plus grand groupe de Rock'n'Roll de tous les temps. Ils ont littéralement réinventé la musique populaire, et absolument aucun groupe actuel ne peut se vanter d'échapper à leur influence. Chacune de leurs chanson contient à peu près autant d'idées originales que la plupart des bons groupes n'en ont en toute leur carrière (sans parler des mauvais, qui n'en ont en général aucune).

Mais une partie importante de cette réinvention tient au fait que les Beatles ont donné ses lettres de noblesse à l'album, considéré enfin comme une œuvre à part entière, cohérente et dont chaque partie enrichit les autres. A partir de 1964-65, c'est l'album, et pas la chanson, qui constitue l'élément primordial de leur musique. Il est impossible d'extraire une chanson en particulier d'un album comme Revolver ou Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band, qui constitue un tout. Ce qui rend totalement absurde ce best of qui éclate la logique des albums originaux ! Ce coffret a à peu près autant d'intérêt qu'une compilation des meilleurs paragraphes de Victor Hugo ou des meilleurs scènes des films de Woody Allen : aucun.

Si, aussi étrange que cela soit, vous ne voulez qu'un seul album des Beatles, achetez n'importe lequel entre 1965 et 1970. Vous n'aurez certes pas "tout" mais vous aurez une oeuvre entière et pas juste des extraits.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 29, 2011 4:02 PM MEST


Shine a Light [Import belge]
Shine a Light [Import belge]
DVD ~ The Rolling Stones
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 5,64

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Fascinant, mais en demi-teinte. Mais fascinant., 18 février 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shine a Light [Import belge] (DVD)
Légende du cinéma américain, Martin Scorsese n'en est pas moins un fan de Rock'n'Roll, qui a réalisé quelques uns des meilleurs films sur le sujet. Avec "Shine A Light", il réalise un rêve : filmer rien de moins qu'un concert des Rolling Stones.

La démarche est osée : après avoir saisi l'adieu aux armes d'un groupe en pleine possession de ses moyens (The Band, dans "The Last Waltz", 1978) et retracé l'ascension envers et contre tous d'un génie du Rock (Bob Dylan, dans "No Direction Home", 2005), Scorsese montre ici un groupe qui, même leurs fans les plus acharnés ne peuvent que le reconnaître, ne vit pas vraiment sa meilleure période.

Et cela se voit : si l'aspect visuel du spectacle est parfait, la caméra de Scorsese magnifiant ce genre habituellement profondément soporifique qu'est le concert filmé, il n'en est pas tout à fait de même de la musique. Le groupe, particulièrement le guitariste Keith Richards, est plutôt fatigué, et les plantages rythmiques sont légion. Certains morceaux ne sont pas vraiment passionnants, tout spécialement ceux chantés par Keith, dont il semblerait que la voix ait fini par craquer sous l'assaut permanent de milliers de cigarettes. Les invités ne relèvent guère le niveau : si Buddy Guy offre un passage Blues réjouissant (grâce à sa voix d'outre-tombe plus qu'à son jeu de guitare), la voix pré-pubère de Jack White, si elle fait illusion au sein des White Stripes, est complètement ridicule comparée à celle de Jagger. Quant à Christina Aguilera, elle n'a évidemment pas du tout sa place dans un concert de Rock ...

Et pourtant, étrangement, le film fonctionne. Sur le déclin ou non, les Rolling Stones restent l'un des légendes les plus marquantes de notre époque, et les voir d'aussi près est tout simplement fascinant. Le plaisir manifeste de jouer ensemble, l'arrogance du simple fait de n'avoir pas cherché à masqué leurs défaillances (ce qui aurait été très simple techniquement), ces corps abimés mais qui refusent de déposer les armes : les Rolling Stones commencent à acquérir quelque chose de la grâce de ces vieux Bluesmen qui jouent jusqu'à la mort, tels John Lee Hooker ou Chuck Berry. Leur musique n'est plus aussi bonne qu'avant mais peu importe : le spectacle, c'est eux. On ne peut bien sûr que regretter que Scorsese n'ait pas filmé les Stones au début des années 70, au sommet de leur carrière, mais quelque chose transparaît ici qui ne serait sans doute pas apparu à l'époque.

Un film fascinant, mais en demi-teinte. Mais fascinant.


Mars la bleue
Mars la bleue
par Kim-Stanley Robinson
Edition : Poche
Prix : EUR 12,80

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Bien au-delà de la Science-Fiction, 18 février 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mars la bleue (Poche)
Avec ce dernier tome de la Trilogie Martienne, Kim Stanley Robinson achève son récit, aussi minutieux que passionnant, de l'histoire de l'Humanité après la colonisation de Mars. Non seulement l'histoire des faits, mais aussi des idées dans des domaines aussi variés que les sciences, la technique, la politique, la sociologie, l'économie, l'histoire, la biologie ou même la sexualité.

Si ce genre de fresque très ambitieuse est souvent d'un ennui mortel, l'auteur échappe avec brio à tous les pièges du genre : collant toujours à la vision des personnages -il passe de l'un à l'autre au gré des chapitres-, il parvient à représenter de manière toujours crédible l'évolution de l'Histoire et des idées, sans aucun didactisme superflu, et surtout sans jamais ennuyer le lecteur. D'une incroyable érudition dans les domaines les plus variés, Robinson fait de plus preuve d'une impressionnante maîtrise littéraire : ses personnages ont beaucoup de relief et se révèlent très attachants, et les nombreuses intrigues et sous-intrigues qui s'entremêlent sont toujours passionnantes.
Jamais manichéen (il n'y a pas de vrais "méchants" dans le livre, tout au plus des opinions moins fondées que d'autres), jamais dogmatique (il ne s'inspire, par exemple, du marxisme que pour le détourner), Robinson échappe également au double piège de l'optimisme béat et du pessimisme : l'Histoire reste mouvementée et indécise, et lorsque des tendances positives se dessinent, elles ne triomphent jamais sans compromis.

Toutefois, il faut bien avouer que ce troisième tome est la moins palpitant de la Trilogie : les événements violents du passé sont révolus, et le livre décrit davantage l'évolution sociale, psychologique et scientifique des martiens, et la création d'une nouvelle société.Les passages scientifiques, parfois ardus, sont plus nombreux que jamais, mais comment ne pas être fasciné par cette peinture d'un nouveau monde qui naît ?

Les trois volumes de la trilogie Martienne restent de très grands livres de Science-Fiction, sans aucun doute les plus percutants, passionnants et pertinents que j'aie jamais lu. Une série qui serait sans doute reconnu comme une grande œuvre de littérature tout court, n'était le mépris trop souvent affiché pour ce genre ...


Mars, la verte
Mars, la verte
par Kim Stanley Robinson
Edition : Poche
Prix : EUR 10,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Bien au-delà de la Science-Fiction, 18 février 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mars, la verte (Poche)
Avec ce second tome de la Trilogie Martienne, Kim Stanley Robinson poursuite sa description, aussi minutieuse que passionnante, de l'histoire de l'Humanité après la colonisation de Mars. Non seulement l'histoire des faits, mais aussi des idées dans des domaines aussi variés que les sciences, la technique, la politique, la sociologie, l'économie, l'histoire, la biologie ou même la sexualité.

Si ce genre de fresque très ambitieuse est souvent d'un ennui mortel, l'auteur échappe avec brio à tous les pièges du genre : collant toujours à la vision des personnages -il passe de l'un à l'autre au gré des chapitres-, il parvient à représenter de manière toujours crédible l'évolution de l'Histoire et des idées, sans aucun didactisme superflu, et surtout sans jamais ennuyer le lecteur. D'une incroyable érudition dans les domaines les plus variés, Robinson fait de plus preuve d'une impressionnante maîtrise littéraire : ses personnages ont beaucoup de relief et se révèlent très attachants, et les nombreuses intrigues et sous-intrigues qui s'entremêlent sont toujours passionnantes.
Jamais manichéen (il n'y a pas de vrais "méchants" dans le livre, tout au plus des opinions moins fondées que d'autres), jamais dogmatique (il ne s'inspire, par exemple, du marxisme que pour le détourner), Robinson échappe également au double piège de l'optimisme béat et du pessimisme : l'Histoire reste mouvementée et indécise, et lorsque des tendances positives se dessinent, elles ne triomphent jamais sans compromis.

Le seul véritable défaut de ce livre réside dans certains longs passages scientifiques parfois un peu ardus pour qui n'est pas familiarisé avec la discipline dont il est question. Certains termes techniques, notamment utilisés pour décrire le paysage martien, gagneraient notamment à être définis, mais comment faire autrement ?

Cela dit, ce défaut n'entame que rarement l'enthousiasme du lecteur, et les trois volumes de la trilogie Martienne restent de très grands livres de Science-Fiction, sans aucun doute les plus percutants, passionnants et pertinents que j'aie jamais lu. Une série qui serait sans doute reconnu comme une grande œuvre de littérature tout court, n'était le mépris trop souvent affiché pour ce genre ...


Mars la rouge
Mars la rouge
par Kim Stanley Robinson
Edition : Broché

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bien au delà de la science fiction, 18 février 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mars la rouge (Broché)
A la fin du XXIe siècle, cent scientifiques brillants sont envoyés poser les bases d'une colonisation de Mars par l'Homme. Derrière leur façade d'objectivité se cachent en fait des opinions et ambitions contradictoires : faut-il construire une simple station de recherche, ou une société radicalement nouvelle ? A partir de ce point de départ, Kim Stanley Robinson décrit avec un réalisme dans ce livre et ses deux suites sans faille plusieurs siècles d'histoire et d'évolution possible de l'humanité dans des domaines aussi variés que les sciences, la technique, la politique, la sociologie, l'économie, l'histoire, la biologie ou même la sexualité.

Si ce genre de fresque très ambitieuse est souvent d'un ennui mortel, l'auteur échappe avec brio à tous les pièges du genre : collant toujours à la vision des personnages -il passe de l'un à l'autre au gré des chapitres-, il parvient à représenter de manière toujours crédible l'évolution de l'Histoire et des idées, sans aucun didactisme superflu, et surtout sans jamais ennuyer le lecteur. D'une incroyable érudition dans les domaines les plus variés, Robinson fait de plus preuve d'une impressionnante maîtrise littéraire : ses personnages ont beaucoup de relief et se révèlent très attachants, et les nombreuses intrigues et sous-intrigues qui s'entremêlent sont toujours passionnantes.
Jamais manichéen (il n'y a pas de vrais "méchants" dans le livre, tout au plus des opinions moins fondées que d'autres), jamais dogmatique (il ne s'inspire, par exemple, du marxisme que pour le détourner), Robinson échappe également au double piège de l'optimisme béat et du pessimisme : l'Histoire reste mouvementée (particulièrement dans ce premier tome, qui décrit notamment une révolution et une guerre mondiale !) et indécise, et lorsque des tendances positives se dessinent, elles ne triomphent jamais sans compromis.

Le seul véritable défaut de ce livre réside dans certains longs passages scientifiques parfois un peu ardus pour qui n'est pas familiarisé avec la discipline dont il est question. Certains termes techniques, notamment utilisés pour décrire le paysage martien, gagneraient notamment à être définis, mais comment faire autrement ?

Cela dit, ce défaut n'entame que rarement l'enthousiasme du lecteur, et les trois volumes de la trilogie Martienne restent de très grands livres de Science-Fiction, sans aucun doute les plus percutants, passionnants et pertinents que j'aie jamais lu. Une série qui serait sans doute reconnu comme une grande œuvre de littérature tout court, n'était le mépris trop souvent affiché pour ce genre ...


Sex Mob Meets Medeski - Live In Willisau
Sex Mob Meets Medeski - Live In Willisau
Prix : EUR 22,60

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Fun Free, 18 février 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sex Mob Meets Medeski - Live In Willisau (CD)
Si Sex Mob était un groupe de Rock (et c'est presque la cas), ce serait les Who. Pas que la musique de ce quatuor (trombone-saxophone-basse-batterie) ait grand chose à voir, dans la forme, avec celle des géants du Rock'n'Roll anglais des sixties. Dans l'esprit, par contre ...

Comme les Who, Sex Mob carbure à l'énergie d'une section rythmique hors du commun, qui sait déborder sans perdre de vue le swing. Comme les Who, ils ne s'embarrassent pas de fioritures sonores : les cuivres cultivent un son très brut, inspiré du Free Jazz, sans aucune recherche de joliesse superflue, parfois jusqu'au cri. Comme chez les Who enfin, ce son brut abrite une créativité permanente et une sensibilité Pop très affirmée : le groupe ne tourne jamais complètement le dos aux mélodies, et n'hésite pas à reprendre Duke Ellington, Prince ou des musiques de film.

Comme tous les grands avant-gardistes, Sex Mob sait garder les pieds sur terre, bien ancrés dans la tradition. En l'occurrence, celle du Jazz comme musique populaire, excitante et sexy, ou l'expérimentation ne contredit jamais le plaisir. Pas si loin du Rock donc ...


Rolling Stones, une biographie
Rolling Stones, une biographie
par François Bon
Edition : Poche
Prix : EUR 10,20

7 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Conseillé si vous détestez le groupe ... et ne parlez pas anglais., 11 février 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rolling Stones, une biographie (Poche)
Enfin une biographie des Stones qui ne se contente pas d'accumuler les poncifs sur "le plus grand groupe de Rock'n'Roll du monde" et autres superlatifs ! Enfin un travail rigoureux, objectif, sourcé, par un vrai historien du Rock ! C'est toutefois ce que l'on se dit en découvrant les premières pages de ce livre qui affiche sa volonté de dépasser la mythologie des Stones pour s'attacher à leur véritable parcours. La suite est hélas moins rose ...

En effet, si François Bon évite avec brio le piège du "fan béat devant ses idoles", ce n'est que pour tomber rapidement dans l'excès inverse : d'une négativité presque systématique, il dessine une vision moralisatrice des méchants Rolling Stones drogués et pas sympas qui tourne parfois quasiment au règlement de compte. Bizarrement, seul le batteur Charlie Watts trouve grâce aux yeux de l'auteur, à tel point qu'il en oublie que, contrairement à ce que le livre affirme à plusieurs reprises, Watts a lui aussi sombré dans les substances illicites à un moment de sa vie, simplement plus tard que les autres.

Mais il y a plus grave : si François Bon a l'heureuse initiative de présenter tous les extraits d'interviews en version originale, puis traduite, les traductions sont hélas truffées de fautes parfois graves. Il arrive même que l'auteur glose plusieurs pages durant sur un élément issu d'une mauvaise compréhension de l'anglais ! Ce qui ne peut qu'inquiéter quand à la fiabilité du texte dans son ensemble, puisqu'il semble que l'auteur ai travaillé tout du long à partir de sources anglophones ...

Se réclamant d'une objectivité qui fait trop souvent défaut à la critique Rock, ce livre fait en réalité preuve d'une négativité qui le rend assez déplaisant à lire, d'autant qu'il est rédigé dans un style très lourd. Il compte de plus trop d'omissions et d'erreurs (notamment dans les traductions) pour être véritablement pris au sérieux. Très décevant.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 18, 2010 2:06 PM MEST


La Trilogie martienne : Mars la Rouge ; Mars la Verte ; Mars la Bleue
La Trilogie martienne : Mars la Rouge ; Mars la Verte ; Mars la Bleue
par Kim-Stanley Robinson
Edition : Broché

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bien au-delà de la Science-Fiction, 11 février 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Trilogie martienne : Mars la Rouge ; Mars la Verte ; Mars la Bleue (Broché)
A la fin du XXIe siècle, cent scientifiques brillants sont envoyés poser les bases d'une colonisation de Mars par l'Homme. Derrière leur façade d'objectivité se cachent en fait des opinions et ambitions contradictoires : faut-il construire une simple station de recherche, ou une société radicalement nouvelle ? A partir de ce point de départ, Kim Stanley Robinson décrit avec un réalisme sans faille plusieurs siècles d'histoire et d'évolution possible de l'humanité dans des domaines aussi variés que les sciences, la technique, la politique, la sociologie, l'économie, l'histoire, la biologie ou même la sexualité.

Si ce genre de fresque très ambitieuse est souvent d'un ennui mortel, l'auteur échappe avec brio à tous les pièges du genre : collant toujours à la vision des personnages -il passe de l'un à l'autre au gré des chapitres-, il parvient à représenter de manière toujours crédible l'évolution de l'Histoire et des idées, sans aucun didactisme superflu, et surtout sans jamais ennuyer le lecteur. D'une incroyable érudition dans les domaines les plus variés, Robinson fait de plus preuve d'une impressionnante maîtrise littéraire : ses personnages ont beaucoup de relief et se révèlent très attachants, et les nombreuses intrigues et sous-intrigues qui s'entremêlent sont toujours passionnantes.
Jamais manichéen (il n'y a pas de vrais "méchants" dans le livre, tout au plus des opinions moins fondées que d'autres), jamais dogmatique (il ne s'inspire, par exemple, du marxisme que pour le détourner), Robinson échappe également au double piège de l'optimisme béat et du pessimisme : l'Histoire reste mouvementée (plusieurs révolution et une guerre mondiale) et indécise, et lorsque des tendances positives se dessinent, elles ne triomphent jamais sans compromis.

Le seul véritable défaut de ce livre réside dans certains longs passages scientifiques parfois un peu ardus pour qui n'est pas familiarisé avec la discipline dont il est question. Certains termes techniques, notamment utilisés pour décrire le paysage martien, gagneraient notamment à être définis, mais comment faire autrement ? Dommage que les notes explicatives de bas de page (écrites par le traducteur) soient rares et souvent peu éclairantes ...

Cela dit, ce défaut n'entame que rarement l'enthousiasme du lecteur, et la Trilogie Martienne reste un très grand livre de Science-Fiction, sans aucun doute le plus percutant, passionnant et pertinent que j'aie jamais lu. Un livre qui serait sans doute reconnu comme une grande œuvre de littérature tout court, n'était le mépris trop souvent affiché pour ce genre ...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 3, 2011 11:26 PM MEST


Nokia 5230 Téléphone portable Bibande Ecran tactile 3,2" Appareil photo 2 Mpix Bluetooth / EDGE Blanc / Argent
Nokia 5230 Téléphone portable Bibande Ecran tactile 3,2" Appareil photo 2 Mpix Bluetooth / EDGE Blanc / Argent
Proposé par Central-phone
Prix : EUR 139,00

15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un jouet très bien conçu, mais piégé, 29 janvier 2010
Ce qui est amusant avec les téléphones portables, c'est que plus le temps passe, plus la fonction "téléphoner" devient anecdotique. Exemple édifiant : ce Nokia 5230 est équipé d'une touche qui permet de passer en "mode téléphone" !

Pour l'essentiel, cet appareil est en effet bien plus proche de l'ordinateur de poche multi-fonction que du téléphone classique : on y trouve notamment un appareil photo (pas terrible), un GPS, des jeux, un agenda très pratique, un système de reconnaissance d'écriture manuscrite et (surtout) un lecteur mp3, sans compter les multiples applications que l'on peut installer soi-même. A l'image d'un ordinateur, presque tout est personnalisable, et on passe facilement des heures dans les menus à bidouiller ci ou ça. Ne nous y trompons pas : une très petite partie des fonctions sont réellement utiles, et ce "téléphone" est en réalité un véritable jouet pour adulte. Un jouet très bien conçu et très amusant, mais un peu incomplet et surtout à laisser hors de portée des enfants.

Très bien conçu, car la navigation dans les menus est très simple, l'écran tactile (agrémenté de quelques "vraies" touches) très efficace (après un court temps d'acclimatation), le système de contacts très pratique, la batterie plutôt longue à décharger (environ 3 jours avec écoute de musique occasionnelle) et le lecteur mp3 vraiment génial. Avec une carte mémoire de quelques gigaoctets, on peut se constituer une énorme bibliothèque musicale qui tient dans une poche, et ce sans avoir à trimballer autre chose que son téléphone portable. Le son est tout à fait correct (à condition de jeter illico l'affreux casque livré avec l'appareil), l'égaliseur plutôt bien conçu, et le classement des morceaux par albums permet d'écouter des disques entiers. Bref, mon ancien baladeur n'a pas fait le poids longtemps.

Un peu incomplet ensuite, car hélas aucun accessoire ou presque n'est joint : pas de câble USB (indispensable pour charger les mp3), pas de stylet (pour l'écran tactile), pas d'étui, et un casque audio de si mauvaise qualité qu'il finit à la poubelle 3 minutes après l'achat. Bref, des frais supplémentaires sont à prévoir à l'achat ...

Enfin, à ne pas laisser à la portée des enfants, et surtout des adolescents car, et c'est là son principal défaut, le Nokia 5230 est expressément conçu pour être utilisé avec un forfait Internet illimité. Que ce soit le cas ou pas, il se connecte en effet à Internet très souvent et sans prévenir si vous avez le malheur d'utiliser certaines fonctions. Ainsi le GPS télécharge de très lourdes (et donc potentiellement très chères) cartes à la moindre utilisation, le traducteur intégré nécessite de télécharger un dictionnaire (il n'est pas inclus) et sur la "page d'accueil" figure par défaut un lien vers le site Internet Facebook. Et ce ne sont là que quelques exemples.
Bref, tout est fait pour amener l'utilisateur imprudent, mal informé ou impressionnable (les enfants et adolescents, donc) à dépenser des fortunes en connections Internet, sans qu'il soit à aucun moment prévenu de ce que cela va lui coûter. Heureusement, les menus personnalisable permettent de cacher la plupart des fonctions Internet trop tentantes, mais cela reste tout de même plutôt inadmissible à mes yeux.

En résumé, le Nokia 5230 est donc un très amusant jouet pour adulte fan de bidules technologiques, dont la fonction baladeur pourrait justifier à elle seule l'achat. Mais il ne pourra être utilisé au mieux de ses capacités qu'à condition de disposer d'un forfait Internet illimité ou d'être très riche. Quand à son prix, il est bien entendu tout à fait excessif, mais de toutes manières, qui achète des portables à plus d'un euro ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 25, 2010 2:40 PM MEST


Inspiration Information /Vol.3
Inspiration Information /Vol.3
Prix : EUR 17,00

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La musique d'aujourd"hui., 29 janvier 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inspiration Information /Vol.3 (CD)
C'est l'un des (rares) avantage de notre époque : les moyens de communication moderne ont permis un métissage culturel qui abat peu à peu les barrières entre les cultures et les genres musicaux. Pionnier de cette tendance, puisqu'il est l'un de ceux qui firent retourner le Jazz en Afrique, Mulatu Astatke, né en 1943 en Ethiopie, s'associe ici avec un jeune groupe anglais, les Heliocentrics.

Les jeunes anglais étant déjà en eux-même une entité musicale inclassable, mêlant avec une incroyable vitalité Jazz, Funk, AfroBeat, Trip-Hop, electro, Rock&Roll et j'en passe, on aurait pu craindre que de la rencontre avec leur brillant ainé ne sorte qu'un hommage aussi respectueux qu'ennuyeux à l'Ethio-Jazz du passé. C'est tout le contraire qui s'est produit : Astatke et les Heliocentrics agissent comme des révélateurs réciproques, se poussant dans leur retranchements et ne laissant à aucun moment s'installer la moindre routine.

Le résultat c'est un disque enthousiasmant, passionnant et exigeant, d'une incroyable modernité. Une musique qui va plus loin que la superposition des genres et crée une matière musicale plus forte que la somme de ses parties. Bref, de la fusion au vrai sens du terme. La musique d'aujourd'hui.


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