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Classement des meilleurs critiques: 33.214
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Commentaires écrits par
Guilll "Guilll" (France)

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Album Rolling Stones : Autobiographie
Album Rolling Stones : Autobiographie
par Keith Richards
Edition : Relié

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Superbe, mais un peu biaisé, 25 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Album Rolling Stones : Autobiographie (Relié)
Pour les fans des Stones, ce livre est une somme : l'histoire de l'un des groupes les plus emblématiques de l'histoire du Rock, racontée par ses membres eux-mêmes, à travers des extraits d'interview disposés en ordre chronologique. L'édition est luxueuse, agrémentée de nombreuses chouettes photos, la traduction est très bonne (ce qui est plutôt rare pour ce genre de bouquins !), bref l'objet est superbe.

Mais le principal défaut du livre saute aux yeux dès les premières pages : seuls y sont interviewés les membres actuels des Stones ! Et si les souvenirs pré-Stones de Ron Wood sont en général plutôt intéressant, on ne peut que regretter l'absence d'interventions de personnages aussi cruciaux que l'ex-bassiste du groupe Bill Wyman ou l'ex-guitariste Mick Taylor, voire du défunt Brian Jones (dont il doit bien traîner assez d'interviews dans lesquelles puiser). D'autant qu'ils n'auraient sans doute pas eu tout à fait la même vision que leurs ex-collègues sur certains événements, à commencer par les raisons de leur départ !

Pour autant, les Stones "actuels" semblent éviter le plus souvent la langue de bois, y compris à propos de leurs errances artistiques et personnelles. La palme de la franchise revient à Ron Wood et Charlie Watts, qui n'hésitent ni à aborder les sujets qui fâchent ni à casser (gentiment) du sucre sur le dos de leurs collègues. On trouve également de nombreux témoignages de l'entourage du groupe, souvent passionnant, à l'image de celui d'Ahmet Ertegün, figure centrale de la musique populaire du XXe siècle. On se serait par contre bien passé des analyses socio-économiques pour le moins rétrogrades de l'âme damnée financière du groupe, spécialiste es-évasion fiscale, Rupert Lowenstein (qu'ils ont d'ailleurs fini par virer).

Ce livre superbe, mais au contenu un peu biaisé, plaira donc davantage à ceux qui souhaitent se plonger dans l'ambiance de la création de leurs albums préférés qu'aux amateurs d'analyse fine et de secrets dévoilés.


Up The Bracket
Up The Bracket
Prix : EUR 17,91

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Revival Clash., 12 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Up The Bracket (CD)
En 2002, ce disque avait fait un potin pas possible dans les médias spécialisés : pochette Punk, son cradingue, rumeurs appuyées de toxicomanie et d'engueulades au sein du groupe ... Beaucoup se sont empressés de célébrer le "retour du Rock" (je n'avais jamais remarqué qu'il était parti ...). Qu'en reste-t-il 7 ans plus tard ? Hélas pas grand chose.

Dès les premières minutes de l'album, on comprend qu'on est pas parti pour une expérience d'une radicale originalité. Produit par Mick Jones, le disque rappelle très fort les Clash, à tel point que ça en devient rapidement un peu gênant. Truffés de clichés "punk 1977", les morceaux ont cela dit au moins le courage d'adopter un son en rapport avec le propos, c'est-à-dire bien crade, ce qui sauve le groupe du côté insipide qui afflige tant de ses collègues des mêmes années, Strokes en tête. Pour autant on ne trouvera dans ce disque ni la cohérence rythmique des Clash, ni leur engagement politique, ni surtout leur ambition musicale ...

La majorité des compositions sont assez quelconques, et certaines sont oubliées illico après écoute. On trouve bien quelques morceaux ("Radio America" et deux-trois autres) qui témoignent d'une écriture plus inventive, échappant aux rythmes punky mille fois entendus, mais ils sont perdus dans la masse d'un disque très monocrome. Aucun morceau n'est particulièrement mauvais, mais il ne reste pas grand chose en tête à la fin de l'écoute ...

Malgré tous ces défauts, ce disque fait sans doute partie du meilleur du revival Pop-Punk, très à la mode depuis 2001. Contrairement à d'autres groupes, les Libertines donnent au moins l'impression de croire vraiment à ce qu'ils font, et pas de se déguiser simplement en Punks. Pour autant, cela ne suffit pas à sauver ce disque assez médiocre et surtout pas original pour un sou.


Directions to See a Ghost
Directions to See a Ghost
Prix : EUR 14,21

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Inventif, lourd, puissant, psychédélique : l'un des meilleurs disques récents., 12 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Directions to See a Ghost (CD)
Au milieu des centaines de groupes à guitares ultra "référencés" (un mot à la mode qui signifie "pompé"), qui réduisent le Rock à un ensemble de clichés Pop-Punk, on en viendrait presque à oublier qu'il est toujours possible de faire un disque Rock original et moderne. C'est pourtant ce qu'ont réussi les Black Angels (malgré leur nom ridicule). Ici, les influences (le psychédélisme, les Doors, les Byrds, le Velvet Underground, mais aussi certaines tendances du Metal) sont digérées et détournées pour créer une musique moderne, un "drone-rock", pour reprendre la définition donnée par le groupe, très sombre, lourd, puissant et halluciné. Pour donner une idée, le son du groupe rappelle un peu le Black Rebel Motorcycle Club, mais en bien plus radical, inventif et intéressant.

Au premier abord, l'ensemble peut paraître plutôt monotone (les morceaux sont parfois difficiles à distinguer les uns des autres), mais très vite on distingue des variations, des trouvailles musicales permanentes cachées sous le son très compact et monolithique du disque. Séparer un morceau des autres n'aurait aucun sens, tant cet album est une œuvre en soi, animée de courants puissants qu'on ne pourra percevoir qu'en l'écoutant en entier.

On peut certes se demander comment le groupe, très axé sur une "formule" dans laquelle il pourrait bien s'enfermer, vieillira, mais "Direction to See a Ghost" restera pour moi comme l'un des meilleurs disques Rock de ces dernières années.


Live in Tokyo!
Live in Tokyo!
Prix : EUR 45,88

4.0 étoiles sur 5 Magnifique, 12 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live in Tokyo! (CD)
Une rencontre au sommet entre deux des plus grands guitaristes actuels, qui marient avec bonheur l'émotion du Blues à la sophistication du Jazz, le tout saupoudré d'une pincée de Funk et de Rock. Le groupe est excellent, et les deux solistes font preuve d'une maîtrise quasi surhumaine de leur instrument, sans jamais chercher à se mettre en avant. Pas ici de démonstrations, de concours de celui qui joue le plus vite ou le plus compliqué, mais une recherche incessante de l'émotion, avec une économie de moyens musicaux qui n'est à la portée que des plus grands.

Personnellement j'aime un peu moins le seul morceau chanté, "Talk to your Daughter", principalement parce que je ne suis pas fou de la voix de Robben Ford, mais le reste est parfait ! Dommage que le disque ne soit apparemment disponible qu'en import japonais, à un prix plutôt élevé ... N'y a-t-il personne pour sortir ce joyau en France ?


La domination masculine
La domination masculine
par Pierre Bourdieu
Edition : Poche
Prix : EUR 6,10

16 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une lecture indispensable., 22 avril 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La domination masculine (Poche)
Dans cet ouvrage magistral, Pierre Bourdieu démonte soigneusement toutes les illusions d'une société occidentale moderne qui reste, malgré les progrès accomplis ces dernières décennies, profondément machiste.

S'appuyant sur l'étude de la société kabyle, dont il se sert comme d'un miroir pour l'occident, il révèle les pièges de l'"idéal" masculin et féminin, vision subjective créée par la société mais vécue par ses membres comme "naturelle", et dans laquelle nous sommes tous, à différents niveaux, enfermés. Ce faisant, il donne des pistes à chacun pour échapper à cet enfermement de l'esprit dans des catégories sexuelles dépassées.

N'ayons pas peur des mots : que vous soyez un homme ou une femme, la lecture de ce livre est absolument indispensable pour un citoyen moderne. D'autant qu'il est rédigé dans un langage et avec des idées accessibles à la grande majorité, y compris à ceux d'entre nous qui ne sont pas particulièrement familiarisés avec la sociologie.


Bertrand Burgalat Meets A.S Dragon
Bertrand Burgalat Meets A.S Dragon
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 36,95

3.0 étoiles sur 5 L'esprit plus que la lettre, 22 avril 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bertrand Burgalat Meets A.S Dragon (CD)
Le concept de ce disque fait peur : un groupe créé à l'origine pour Michel Houellebecq accompagne le patron de leur label, aux capacités vocales pour le moins limitées. Très influencés par les années 60, ils jouent notamment du Amanda Lear. Sur le papier, tous les éléments sont réunis pour une épouvantable catastrophe discographique.

Et pourtant ...

D'une rare cohérence rythmique, le groupe est en réalité influencé bien plus par l'esprit que par la lettre des '60s, loin tous ces groupes "revival" actuels qui réduisent le formidable héritage des années 60 et 70 à une suite de clichés rabâchés. Ici, pas de clichés : la musique est à la fois dansante et inventive, jamais ennuyeuse : pas une minute qui ne révèle quelque savoureuse trouvaille musicale. Certes, Bertrand Burgalat chante si atrocement que cela devient un concept, mais il est heureusement mixé très en arrière, et intervient trop rarement pour devenir réellement agaçant (à part sur le dernier morceau).

Un album enthousiasmant et moderne, très loin de l'image un peu snob et passéiste que peuvent donner son concept et sa pochette. Et un brillant début pour AS Dragon, qui fera encore mieux lors de ses albums suivants (avec un chant nettement plus supportable).


Les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie : Rock, Hip Hop, Soul, Dance, World Music, Pop, Techno...
Les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie : Rock, Hip Hop, Soul, Dance, World Music, Pop, Techno...
par Robert Dimery
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Plus ambitieux que réussi, 21 avril 2009
Bizarrement publié dans une collection qui compte également "les 1001 greens de golf qu'il faut avoir joué dans sa vie", ce livre très ambitieux pèche malheureusement par manque de rigueur, aussi bien dans la forme que sur le fond.

Très mal traduit (contre-sens et anglicismes maladroits sont légions), truffé d'erreurs factuelles (le clavier des Doors qualifié de "joueur de synthétiseur", des années avant l'invention de cet instrument ! Une citation du chanteur d'AC/DC datée de 14 ans après sa mort !), le livre se contredit de plus lui-même abondamment d'un article à l'autre (un disque ou un artiste porté aux nues peut être descendus 10 pages plus loin). Il a enfin tendance à présenter les opinions personnelles de ses auteurs (qui semblent parfois iconoclastes pour le plaisir de l'être) comme autant de vérités objectives.

Mais c'est sur le fond que portent les plus graves erreurs : les 1001 albums sont en grande majorité des disques de Rock anglo-saxon, auxquels se mêlent quelques disques de Rap, Electro, Soul, Blues ou Jazz. Or ces style sont abordés de manière très sporadique, et les disques semblent avoir été sélectionnés plus ou moins au hasard (aucun disque de Jazz après les années 1960 ?? Un seul disque de John Coltrane ??).

Le problème des critères de choix des albums se pose d'ailleurs tout au long du livre, car il ne sont jamais explicités : importance historique, qualité du disque lui-même, représentativité du genre abordé ? Il semble que les critères varient d'un disque à l'autre, ce qui rend le choix de certains disques pour le moins étrange (notamment un album de Khaled qualifié de "fade" par l'auteur lui-même, et plusieurs disques de groupes revival anecdotiques comme The Darkness ou The Vines).

Bref, ce livre pourra éventuellement servir de guide d'écoutes, mais à condition de le prendre avec des pincettes, et il ne faudra pas compter sur lui pour acquérir une culture musicale digne de ce nom. Mieux vaut de toutes manières faire ses choix soi-même que de se les laisser dicter par des "spécialistes".


Live At Isle Of Wight 1970(Usa Sbm-2cds)
Live At Isle Of Wight 1970(Usa Sbm-2cds)

8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'un de leurs (nombreux) sommets, 3 avril 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live At Isle Of Wight 1970(Usa Sbm-2cds) (CD)
C'est entendu, Live at Leeds, des mêmes Who, est sans doute le meilleur album live de l'histoire du Rock. Mais ça n'est pas une raison pour négliger le reste ! Réputés pour l'incroyable qualité de leurs concerts, les Who prouvent ici qu'ils parvenaient à maintenir un niveau constant d'un soir à l'autre.

En effet, ce live à l'Ile de Wight est tout simplement magique, largement du niveau de Live at Leeds. Improvisation quasi constante, communication presque télépathique entre les musiciens, émotion permanente, morceaux superbes (évidemment) ... Bref, un classique, indispensable pour tout amateur de Rock '60s (et donc de Rock tout court).


Surprise
Surprise
Proposé par Factory Shop Deals
Prix : EUR 14,44

17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une délicate expérimentation, 6 septembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Surprise (CD)
Le nouvel album du légendaire Paul Simon, Surprise, pourrait être le symbole de l'aveuglement de l'industrie du disque, mais aussi des média musicaux des années 2000.

En effet, présenté partout comme un simple comeback de la moitié de Simon & Garfunkel, cet album est en réalité bien plus : en coopération avec nul autre que Brian Eno, Simon y met en application ses théories sur une chanson moderne, résolument non commerciale, débarassée des obligations du genre comme la structure couplet-refrain ou l'unité rythmique des morceaux. Loin du style folk-rock, puis world, d'antan, il nous livre un disque qui expérimente sans choquer l'oreille, livre ses secrets écoute après écoute et se révèle d'une profondeur hors du commun.

Expérimentant avec les structures des chansons, jetant un pont entre l'électronique de Eno et l'art profondemment organique de Simon, Surprise est un disque subtil et moderne, qui dessine ce que pourrait être la musique de demain si cette expression avait encore un sens. Sans conteste le disque le plus libre, original et passionnant de l'année 2006. Des valeurs hélas apparemment en perte de vitesse dans le monde musical d'aujourd'hui.


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