que serait-elle devenue si elle n'avait pas quitté l'allemagne nazie... nous n'aurions peut-être pas eu droit à ces chansons. si son accent transparait plus dans ses chansons que dans ses textes au cinéma, cela ne fait qu'ajouter à son charme. pour ceux qui trouvent que l'allemand est une langue dure : écoutez la !!
et c'en est un ! un film sur la seconde guerre mondiale, sur l'occupation. shakespeare qui voyage et n'arrivera jamais à faire entendre sa fameuse phrase. "to be or not to be" est devenu un mot-code digne de la machine Enigma. carole lombard est lumineuse et bien servie par ses co-délirants. goûtez à l'humour inénarrable de lubitsch, joailler allemand émigré aux etats-unis. un pur bijou
la quête mystique du saint grâal est comparable à la quête de la folie absolue. ce film est tout simplement un chef d'oeuvre de l'humour anglais, qui ne laisse pas de marbre. essayez et vous verrez que l'anglais peut être votre cup of tea. du générique (à lire attentivement) au générique (à écouter en boucle), tout est génial. comme derniers conseils pour la route, prenez des mouchoirs : pour vous essuyer les yeux à pleurer de rire, pour les mordre si vous gênez vos voisins à rire, pour vous évader de votre château. pour finir, j'ai une nette préférence pour les coconuts et le lapin de troie.
la réputation de ce film précède sa vision : la musique, vienne, l'intrigue, orson welles, la scène finale... ce film est un film de welles sans en être un. je m'explique : alors qu'orson welles n'est supposé qu'être acteur dans ce film, c'est bien sa personnalité et son oeil qui traversent l'écran. son apparition est digne du personnage orson, et c'est d'ailleurs la seule occasion qui vous est donnée d'aperçevoir le maître sans faux nez, barbe ou bourrelet de graisse. le reste est une ambiance réussie, où le ton est donné dès le générique. la vienne de l'après guerre est celle de la débrouille, où ceux qui essaient de vivre peuvent difficilement être considérés comme mauvais.