Profil de Le Minoux Damien > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Le Minoux Damien
Classement des meilleurs critiques: 11.359
Votes utiles : 133

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Le Minoux Damien (France, Compiègne)
(VRAI NOM)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6
pixel
TV LOBOTOMIE - La vérité scientifique sur les effets de la télévision
TV LOBOTOMIE - La vérité scientifique sur les effets de la télévision
par Michel Desmurget
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

24 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pour que les parents sachent!, 20 février 2012
Comme beaucoup je pense (enfin j'espère surtout), je pensais bien que la TV était nuisible mais je ne pouvais envisager un effet aussi ubiquitaire et important. Je pensais également que les effets néfastes de la tv pouvaient être contrebalancés par un choix judicieux des programmes tout en gardant un esprit critique sur les images que nous recevons. Depuis quelques années, je me posais la question de savoir si je souhaitais conserver la TV dans le futur notamment lorsque j'aurais des enfants. J'avais une crainte, c'est de les désociabiliser par manque de repères communs avec les autres enfants. Lorsque j'ai entendu parler de ce livre à la radio, je me suis que j'y trouverais peut-être la réponse à ma question. Écrit par un docteur en neuroscience, j'ai de suite pensé que son propos serait étayé et sur ce point je ne me suis pas trompé. Sur 250 pages, nous ne trouvons pas moins de 1193 références bibliographiques parues dans de nombreux grands journaux comme Nature, Science, Lancet etc...Ayant tout juste fini de rédiger ma thèse en biologie, j'avais peur d'un style froid, directe limite pauvre. Sur ce point en revanche, je m'étais trompé. le livre se lit très bien avec beaucoup de vocabulaires (les téléphages auront peut-être un peu de mal à le lire; 1h de télé = du part de vocabulaire) et des expressions pas piquées des hannetons ! Alors pour les courageux, gardez votre dictionnaire sous la main!
Ce livre se découpe selon les effets de la tv avec une première partie sur l'apprentissage, la mémorisation et la concentration. Une seconde partie traite des effets sur le tabagisme, l'alcool, l'obésité, la violence, le sexe et le sommeil.
Dans cette première partie, Desmurget, l'auteur, s'attaque surtout aux effets de la tv sur les enfants qui est son cheval de bataille. Il y explique que quel que soit le contenu télévisuel, cette dernière à un effet sur nous que nous la regardions ou non d'ailleurs. Ce constat est particulièrement vrai pour les enfants. 4 foyers sur 10 en France ont une tv allumée en permanence. Cette seule "présence" diminue fortement l'attention des petits et réduit drastiquement leur vocabulaire. Les enfants qui jouent lorsque qu'une tv est allumée en arrière-plan vont fatalement être détournés par leur jeu par un flash lumineux, un cri etc'. Ils perdront le fil de leur attention et changeront de jouer rendant l'attention de courte durée et une complexité des jeux imaginés bien moindre. En outre, une Tv allumée réduit de 30 % le nombre de mots échangés entre les parents. 30 % que l'enfant n'entendra pas et avec lesquels il ne se familiarisera pas! Ceci conduit des enfants, une fois étudiant à écrire: "le tas nazis" pour l'assistanat à mourir. Bien sûr, c'est un exemple extrême mais le déficit en vocabulaire est avéré notamment par une étude en Amérique où les étudiants sont testés pour l'entrée en université. La chute du niveau des étudiants est corrélée à 17 ans près avec le taux de pénétrations de la tv dans les ménages.
Les téléphages diront que cela dépend des programme et que certains adaptés pour l'apprentissage ne sont pas nocifs et même sont de très bonnes aides. Il n'en est rien, l'auteur, références à l'appui, démontre que les enfants devant ce genre de programmes ne retiennent rien! Ces effets sont également constatés chez les adultes et on note un risque accru de maladie d'Alzheimer corrélé avec le temps passé devant la tv.
Je craignais que l'auteur affuble tous les maux à la TV mais il n'en est rien. Il attribue une grand part des effets délétères de la tv à ce qu'elle vole! Ce loisir incroyablement chronophage nous vole nos temps de sport, d'imagination, de lecture' incroyablement plus riche pour notre cerveau que d'assister, passif, aux défilements des images.
L'autre point défendu par l'auteur de ce livre porte sur les contenus et les signaux inconscients que nous recevons provenant de la tv. Il a été prouvé que notre cerveau est incroyablement intelligent et bête à la fois. Il agit comme une éponge et répond instinctivement aux images qu'il perçoit. Lorsqu'on voit des gens manger, on a faim, lorsqu'on voit des gens courir, notre rythme cardiaque s'accélère etc' Ces failles sont largement connues par les professionnels de la publicité. Il existe une nouvelle science appelé neuromarketing qui recherche et utilise ces failles pour nous faire agir "contre notre volonté" ou plutôt pour façonner notre volonté. Il est avéré que manger devant la tv inhibe le signal de satiété qui conduit à une surconsommation de nourriture. le visionnage de scène à haute charge émotive (violence, sexualité') entraine une plus grande malléabilité du cerveau pour les spots publicitaires qui suivent. Lorsque Patrick le Lay avait dit qu'il ne vendait que du temps de cerveau humain disponible, c'était la phrase la plus honnête jamais prononcée par un président de chaîne tv. Ne vous étonnez plus si vous constatez que la tv est de plus en plus violente et sexuelle, ce n'est que du marketing! de plus, cela convient très bien pour établir le plus petit dénominateur commun (intellectuel) pour faire le plus d'audience (permet de réunir toutes les classes sociales)!
Je ne vais pas aller beaucoup plus loin. J'entends déjà les défenseurs de la tv crier. L'auteur ne prône pas que une suppression de la tv ni que la tv est le maux le plus grave de notre société. Il dit juste qu'elle y participe et qu'il est plus facile à tous de réduire sa consommation de tv que de trouver un emploi à tous! La seule restriction qu'il souhaite serait de limiter la publicité qui cible et manipule nos enfants surtout au niveau des programmes jeunesses. Il ne veut pas culpabiliser les parents, il veut que ces derniers prennent leur décision en toute connaissance de cause.
Les plus fervents défenseurs de la lucarne diront qu'il a arrangé les études pour ne publier les résultats qu'il l'intéresse. Pour en avoir lu quelques-unes (je n'ai pas lu les 1200), je peux vous dire qu'il n'a pas l'air d'exagérer et quand bien même, il aurait exagéré quelques points, si, ne serait-ce que 75% de ce qui est décrit dans le livre est vrai, il est important d'en prendre conscience. Pensez notamment aux futurs parents qui, élevés avec la tv, n'auront plus les armes pour expliquer l'envers des images à leurs progénitures! Après chacun est libre de s'exposer ou d'exposer ses enfants à la tv!
Pour conclure, en ce qui me concerne j'ai la réponse à ma question, selon des études, les enfants élevés sans tv sont plus heureux et ne sont absolument pas désocialisés.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 7, 2014 3:59 PM CET


Les Kerns de l'Oubli, tome 1 : L'Exil
Les Kerns de l'Oubli, tome 1 : L'Exil
par Feldrik Rivat
Edition : Broché

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le premier tome d'un cycle de fantasy novateur et prometteur!, 10 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Kerns de l'Oubli, tome 1 : L'Exil (Broché)
Assidu lecteur de littérature de l'imaginaire, j'avais, depuis un certain temps, délaissé le genre fantasy. Les lectures du seigneur des anneaux et des tapisseries de Fionavar m'avaient pourtant emballé mais le classicisme d'Eddings m'a littéralement ennuyé et m'en a détourné. En plus de dix ans, aucun livre de Fantasy n'avait capté mon attention au point de se retrouver entre mes mains. J'avais depuis plus un an dans l'idée de lire [i]Terre mourante[/i] de Vance s'en vraiment m'y résoudre. Autant dire que lorsque que l'auteur de ce livre m'a contacté pour faire part de la sortie de son roman de Fantasy, c'était loin d'être gagné. L'échange de mails et la lecture du profil de l'auteur (dessinateur avec un bagage d'archéologue), ont piqué au vif mon intérêt. Bien que je ne sois pas nationaliste, l'idée de soutenir un jeune auteur français a fini par me convaincre. J'ai donc passé commande directement auprès de ce dernier pour en prime recevoir une page de manuscrit, une dédicace et un marque-page.
Je démarre ma lecture et première remarque, le livre est découpé en chapitre (houlà quelle audace) identifié par le nom d'un personnage qui en sera le narrateur. Je n'étais pas habitué à ce schéma narratif qui permet une grande immersion dans les pensées de tous les personnages grâce notamment à l'emploi permanent du pronom "je". C'est assez jubilatoire de se mettre dans la peau de vrai méchant. Après une cinquante de pages, j'ai été contraint et forcé de stopper ma lecture. Chose unique dans ma vie, j'ai égaré un livre. Ce dernier a décidé de vivre sa propre vie en s'éjectant de lui-même de mon sac. Après cet épisode dramatique et une nouvelle commande du livre (je soutiens bien le commerce du livre), je m'y replonge pendant les fêtes de fin d'année.
L'ensemble de l'œuvre s'articule sur une poignée de personnages tous très bien créés et loin des caricatures du genre. Certes, les gentils sont globalement gentils mais ils ont tous des failles qui les rendent plus humain. Nous sommes loin du manichéisme cliché que j'avais perçu dans la Belgariade (Eddings). Chaque personnage (ou presque) possède un vocabulaire et une grammaire propre. J'ai d'ailleurs eu un peu de mal (peut-être induit par la fatigue) avec le personnage de Telleran, le vieil Sage-Guerrier qui utilise des tournures de phrases et du vocabulaire fort peu usités. Après quelques chapitres, le livre se lit très facilement avec un vocabulaire riche et suffisamment de descriptions pour s'immerger et d'action pour ne pas que l'histoire s'enlise
Je ne peux trop en dire sur l'histoire sans trop en dévoiler. Disons que c'est une double bataille, une entre les Hommes sur Terre et une entre deux divinités pour conquérir l'énergie vitale de la Terre symbolisée par une ville, Almenarc'h. Cette ville, autrefois grande et belle, se ternit à cause de son roi mégalomane et pleutre conseillé par le diable. La ville dépend des cercles formés par les élites du peuple (les veilleurs, les détenteurs et les sages-guerriers) gouvernée par un roi qui reçoit les "conseils" du grand esprit Aïnhor Eran. C'est le silence de ce dernier qui a permis l'avènement du roi Alkar. Le roman s'ouvre lorsque le grand esprit rompt ce silence après s'être libérer du Dieu Saash qui souhaite s'approprier de la Terre. Il somme le roi de reconquérir les terres du Nord pour recueillir l'énergie des Hommes dans sa lutte contre Saash. Au milieu de cela, une mystérieuse jeune fille aux cheveux blancs conduit les personnages principaux vers leur destin et vers une alternative aux deux divinités.
Je m'arrête là mais sachez que ce livre renferme de bonnes trouvailles et des personnages attachants et crédibles (ma préférence pour Ulnhor). Pour ma part, j'ai eu l'impression de revoir les Scaythes d'Hyponéros de Bordage. Je ne jugerai que très peu l'histoire car ce livre n'est que le premier tome d'une trilogie et je pense qu'elle doit être considérée dans son ensemble. N'ayez nullement peur de vous jeter dans la lecture des Kerns, même s'il fait l'objet d'une trilogie, le premier tome se suffit presque à lui-même. Le seul risque que vous encourez c'est d'apprécier l'œuvre et devoir acheter le second.
Un petit regret tout de même, je m'attendais à avoir une description plus détaillée sur le peuple d'Almenarc'h, sur les coutumes, les mœurs' Dommage peut-être dans les prochains. Ce manque est pallié par une immersion dans le peuple de Saham très convaincant.
Comme vous pouvez vous en apercevoir, j'ai beaucoup apprécié la lecture de roman de fantasy ce qui n'était pas une évidence au départ. J'attends avec impatience le second tome qui, comme le laisse présager la fin du premier volume, s'annonce très "ouvert".


Housse étui coque cuir pour LG lg Optimus 7 E900 [Appareils électroniques]
Housse étui coque cuir pour LG lg Optimus 7 E900 [Appareils électroniques]

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Vide la batterie, 26 août 2011
La plaque en métal de la coque vidait ma batterie, mon téléphone n'avait qu'une autonomie d'une journée en veille lorsque je l'utilisais!


K-Pax : L'homme qui vient de loin
K-Pax : L'homme qui vient de loin
par Gene Brewer
Edition : Poche
Prix : EUR 7,65

5.0 étoiles sur 5 Fidèle au film dont je suis fan, 4 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : K-Pax : L'homme qui vient de loin (Poche)
Etant fan du film avec K. Spacey & Jeff Bridges, je viens juste d'apprendre que ce film était tiré d'un livre et que ce livre avait des suites. Toutes les suites n'ayant pas été toutes traduites et connaissant l'histoire du premier tome, j'ai décidé de le lire en VO.
Je ne sais pas si c'est le fait que je connaisse le film par cœur mais j'ai trouvé le livre très accessible en anglais bien que je ne sois pas de tout bilingue. Le vocabulaire est simple, la construction des phrases est direct, je dirais même « scientifique ».
Je déconseille peut-être de ne pas lire cette critique si vous n'avez pas lu ou au moins vu le film. Une fois n'est pas coutume, le film adapté est très proche du livre et l'égale en qualité (grâce au duo d'acteur je pense). Rédigé à travers les sessions d'analyses de prot (pas de majuscule) en psychiatrie, nous vivons la scène à travers les yeux de Gene Brewer, le docteur. Tout au long du roman (comme dans le film), nous hésitons entre une histoire fantastique et une histoire dramatique. Cependant, le filme laisse plus le choix que le livre. En effet, le lecteur étant dans la tête du psychiatre, nous avons plus accès aux analyses rationnelles de l'homme de science (bien que le livre se termine sur la fin alternative du film laissant plus place au doute). Le petit plus du livre concerne les autres patients de l'hôpital bien plus expliqués.
Comme je fais souvent pour les suites, je n'enchaine pas le second tome mais il me tarde de connaitre la suite !!!


Pourquoi l'amour est un plaisir: L'évolution de la sexualité humaine
Pourquoi l'amour est un plaisir: L'évolution de la sexualité humaine
par Jared Diamond
Edition : Broché
Prix : EUR 8,40

13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'évolution du sexe avec humour, 22 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pourquoi l'amour est un plaisir: L'évolution de la sexualité humaine (Broché)
Amateur de toutes formes de théorie de l'évolution biologique, un étudiant en sociologie m'a vivement conseillé de lire De l'inégalité des sociétés de Jared Diamond. En m'intéressant de près à la production littéraire de cet auteur, j'ai découvert ce livre dont le titre m'a interpellé. Auteur réputé pour son sens de la vulgarisation scientifique et de l'humour, je me suis dit que quitte à commencer sa bibliographie, autant commencer par le sexe.
Le livre ne s'ouvre pas comme l'adage anglais Peace and love mais plutôt par war and love. Après un premier chapitre généraliste, le livre commence par la guerre des sexes. Il y expose une thèse largement exploitée une décennie plutôt dans le gène égoïste de Richard Dawkins. Cette thèse stipule que le but de chaque partenaire sexuel est de faire perdurer ses gènes le plus possible et le plus largement possible. Seulement, il y a un hic, l'intérêt des 2 parents divergent souvent. L'investissement n'est pas égal selon le type de reproduction. La femelle qui reste majoritairement avec les nourrissons doit user de stratagème pour retenir le mâle avec elle dans le but de donner plus de chance à sa progéniture (construction de nid, parade ou infidélité) ! En effet la grande différence entre le 2 sexes provient du nombre de descendant qu'ils peuvent engendrer. Un homme peut avoir plusieurs centaines d'enfants si tant est qu'il enfante plusieurs femelles. En revanche, une femelle ne peut espérer avoir plus de 30 enfants dans une vie. Ses enfants auront d'autant plus de chance de bien se porter si le père est là. La femme n'a aucun intérêt de multiplier les partenaires pour augmenter sa descendance contrairement à l'homme.
Les injustices se poursuivent avec le cas de la lactation. Pourquoi est-ce que seule la femme est capable d'allaiter ? Sans entrer dans les détails hormonaux, Diamond nous explique qu'il existe une lactation masculine sous-jacente qui peut être obtenue par stimulation répétée des tétons. Il nous fait part également que de nombreux cas de lactation masculine ont été observés après la libération d'Auschwitz. Le retour à l'alimentation après une longue phase de jeun en est la cause. Tout le long de son livre Jared Diamond ajoute des petites anecdotes croustillantes souvent drôles.
Après avoir détaillé le début du livre, j'espère vous avoir donné l'envie de lire ce livre dans lequel nous apprenons plein de chose sur notre comportement amoureux. Par la suite, il évoque les grandes conséquences sur une exception humaine, l'ovulation disséminée en comparent avec nos proches cousins aux mœurs bien différentes ; au choix de certains hommes de peuplades chasseurs cueilleurs ayant fait le choix de la chasse alors que le rendement de la cueillette est bien supérieure !
Il finit par une apparente contradiction avec son postulat de départ. Pourquoi la ménopause fut sélectionnée dans l'évolution alors qu'elle limite le nombre de descendant des femmes ? Le dernier chapitre évoque les traits physiques de la séduction ou plutôt devrais-je dire de la sélection des gènes pour notre descendance.
Comme vous avez pu le lire j'ai adoré ce livre et cet auteur. Je vais bien entendu lire les autres ouvrages mais je vous recommande vivement celui-là si comme moi vous ressentez l'envie de comprendre comment nos comportements sexuels actuels en sont arrivés là.


Indignez-vous !
Indignez-vous !
par Stéphane Hessel
Edition : Broché

5 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une vision passéïste, 30 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Indignez-vous ! (Broché)
Je ne suis pas habitué des phénomènes d'engouement pour un livre, hormis s'il m'a été recommandé par un ami. Ce livre de Stéphane Hessel ne m'a été recommandé par personne si ce n'est les médias. Je me suis laissé tenter par la curiosité que le monde affichait envers ce pamphlet de 20 pages. A force d'entendre des avis, je voulais m'en faire un.
En premier lieu, le titre est, pour moi parfait. En effet, l'auteur ne cesse de s'indigner pendant 20 pages. Il transpose son indignation et celle des Français pendant la seconde guerre mondiale à notre époque. Bien que les raisons de s'indigner paraissent moins flagrantes, je suis assez d'accord, lorsqu'il affirme qu'elles sont en nombres et justifiées. En revanche, je trouve qu'il a une vision passéiste de la révolte. A l'époque cette dernière était contre un envahisseur contrairement à celle de notre temps qui est interne et mondialisée.
En 45, une partie des pays luttait contre le nazisme pour un monde libre. De nos jours, nous devrions nous révolter contre la pauvreté, la faim, l'indifférence, les droits de l'Homme, le capitalisme à outrance' et la liste pourrait continuer encore et encore. Malheureusement, ce sont nos pays (les occidentaux) qui ont organisé ces inégalités dans le monde (et même dans leur propres pays). Notre révolte n'est plus contre un gouvernement mais contre un système global de domination mis en place depuis la fin de la seconde guerre mondiale par une minorité de gens très influent ! On peut se débattre lorsqu'un ennemi est sur votre dos mais se débattre lorsqu'un système vous plaque pieds et poings liés, c'est peine perdu.
Je pense que la lutte qui fut nécessaire il y a 70 ans était plus manichéenne que celle qu'il faudrait mener de nos jours. Je me réjouis des soulèvements tunisiens, algériens et égyptiens mais cela reste une lutte nationale. Pour un changement général vers un monde plus juste, où l'Homme, et non la finance, est au centre, il faudrait un soulèvement planétaire. Chaque pays élirait leur Evo Morales, seulement, je ne suis pas sûr que chaque pays en abrite un.
Pour finir, Hessel préconise une lutte pacifiste. J'aimerai qu'il ait raison et que cela suffise mais je pense que nous avons déjà dépassé ce stade (cf : Tunisie) depuis longtemps.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 2, 2011 8:09 AM CET


La Horde du Contrevent
La Horde du Contrevent
par Alain Damasio
Edition : Poche

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un OVNI littéraire élitiste, 30 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Horde du Contrevent (Poche)
Ce livre a une double singularité. Il s'agit d'un planète-opera de fantasy écrit par un Français. En une phrase, on pose déjà les bases d'un livre atypique. Hors ce n'est pas dans la catégorie ni par son auteur que cet œuvre se démarque le plus mais par sa construction. En effet, la première remarque que l'on fait en commençant le livre, c'est de débuter à la 700eme page. La seconde remarque est dans le corps du récit. Il est constitué de blocs de texte qui commencent tous par un petit signe cabalistique. Ce signe fait référence à la personne qui décrit la scène car contrairement à tous les autres livres que vous avez surement lus, le narrateur change.
Le récit prend place sur une planète balayée par des vents en continu. A Aberlaas, ville située la plus en Aval de la planète, les sages, au fil des années, ont formé des hordes capable de contrer le vent pour remonter la planète jusqu'en Extrême-Amont. Ces hordes ont pour mission de trouver l'origine ainsi que ses 9 formes du vent. Pour cela, ils doivent affronter le vent à pied.
Nous rentrons dans le récit en suivant la 34eme horde partie d'Aberlaas depuis 30 ans (ils partent vers 12 ans). Je vous préviens de suite, ce livre est un livre élitiste, il faut une certaine abnégation pour l'aborder. Pour vous donner un exemple, il faut patienter 130 pages pour que les 23 personnages de la horde soit présentés et pendant ce temps, vous ne savez ni qui ils sont, ni où ils sont, ni pourquoi, vous tombez en pleine scène d'action, en lutte contre un furvent. Si vous ne savez pas ce qu'est un furvent vous l'apprendrez mais pas avant les 2 ou 300 pages et ceci va de même pour crivetz, schnee'C'est assez déroutant. L'auteur a créé tout un vocabulaire autour du vent ainsi qu'une codification pour le décrire !
Après 200 pages environ, vous pourrez vous faire aux changements de personnages et vous n'aurez plus à vous référer au marque-pages pour identifier le signe et savoir qui parle. En plus certains personnages ne parlent que très rarement, les plus récurrents sont les personnages les plus lettrés de la horde (le scribe, le troubadour, l'aéromètre, le prince) plus le traceur. Tous ont un vocabulaire et une grammaire propre (les envolées lyrique et poétique du Golgoth me manquent déjà'). Je vous le répète, ce livre n'est pas à la portée de tout le monde et certains pourraient être rebutés d'attendre 200 pages pour que le récit commence ou pour se faire au système de narration. En ce qui me concerne j'ai adoré ces changements de point de vus surtout lors des combats et des scènes d'actions qui permettent d'accès aux ressentis des personnages !
Autre difficulté, c'est le rythme du récit ; nous prenons le récit au moment où les personnages ont la trentaine pour finir vers 50 ans soit 20 ans en 700 pages. Il y a des moments d'ennui des personnages à contrer dans des contrées monotones que le lecteur ressent à la lecture. Pour beaucoup, cela pourrait paraitre une narration laborieuse, en revanche, pour d'autre, (dont je fais partie), nous avons l'impression d'empathie envers les personnages du récit. Chose étonnante, les personnages se posent un temps au Camp Boban et j'ai fait de même, j'ai stoppé ma lecture involontairement à cause des vacances de Noël. Le mimétisme est assez drôle je trouve.
Si vous parvenez à passer toutes ces difficultés, vous allez découvrir un monde plein. Des personnages hauts en couleur (Caracole !!!!!!), mémorables, quasiment vivants avec leurs forces et leurs faiblesses (certains personnages ne se révèlent qu'à la fin). L'auteur a une imagination débordante concevant la vie en perpétuelle mutation, mouvante créée à partir de vents. Je ne vais pas trop en dire pour ne pas vous gâcher le plaisir et je concède que la fin est pour d'autres un peu décevante mais pour moi, elle est tellement logique et belle !
Pour conclure, je pense que ce livre mérite la meilleure note mais attention il pourrait n'avoir que 3/5 voir moins dans des mains de lecteurs occasionnels.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 23, 2011 11:38 AM MEST


La Haine de l'Occident
La Haine de l'Occident
par Jean Ziegler
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un devoir de mémoire, 30 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Haine de l'Occident (Poche)
Ce livre de Jean Ziegler devrait être obligatoire à tous les lycéens, étudiants et tous ceux qui se revendiquent citoyen du monde. Certes, il met assez vite mal à l'aise tous occidentaux normalement constitué ayant un tant soit peu d'égard envers les pays que nous avons opprimés, oppressés et exploités. Ce livre est un devoir de mémoire, c'est une prise de conscience, c'est une claque !
Ce livre n'a pas vocation à expliquer tous les rouages, toutes les manipulations, tous les coups d'états (d'autres livres s'en chargent) qui ont fait ce que le monde est aujourd'hui. Il expose juste les causes d'un ressentiment puissant et légitime que les pays « non occidentalisés » revendiquent. Certaines actions ou réactions nous paraissent parfois disproportionnées provenant de régions du monde fort trouble comme le moyen orient, les pays du Maghreb, l'Afrique ou l'Amérique du sud. Ce n'est que le résultat de tant et tant d'années de frustration, de pillages de leurs ressources et de condescendance que les occidentaux ont affiché à leurs égards !
Après cette lecture, comment ne pas être outré par les propos de notre cher président sur le discours de Dakar ? Comment ne pas être outré et un peu honteux par notre société de consumérisme affamant des millions de personnes ? Comment ne pas s'étonner même que les peuples ne se soient pas soulevés bien avant et même avoir basculer dans le terrorisme. Le terrorisme n'est rien d'autre qu'un acte ignobles (cf : 11/09/01) en réponses à leurs traitements ignobles. Comment ne pas être également outré par « le cassage » d'ethnie ou de famille ?
Aucun européen ne peut comprendre ce que ces peuples ont enduré pendant des siècles et des siècles. Pourtant nous en avons eu un court aperçu. Les actes des nazis en 45 fut les pires perpétrés dans la mémoire des européens. Alfred Métraux a dit qu'Auschwitz avait permis aux européens de comprendre ce qu'ils avaient infligés aux Africains lors du commerce triangulaire qui a duré plusieurs siècles !
Lorsque l'auteur expose les conditions de vie du Nigéria, c'est tout bonnement affolant ! Affolant que pas une ligne ne sorte dans les journaux. Puis, à la fin, nous comprenons que les régions les plus calmes du globe renferment les régions les plus riches d'investissements occidentaux. Le peuple est secondaire. Pire nous avons même installé des dictateurs volontairement pour s'assurer d'un interlocuteur conciliant sur le long terme.
Bien que la situation mondiale paraisse très sclérosée, trop bien contrôlée par les multinationales, il y a tout de même encore un espoir. Cet espoir vient de Bolivie, de l'élection du premier Amérindien. Avec lui, la sagesse séculaire des peuples a pris le pouvoir en nationalisant de manière très intelligente les entreprises privées étrangères. Il augmenta de ce fait le PIB de manière radicale ainsi que le niveau de vie des Boliviens sans discrimination (contrairement à ce qu'il se passait précédemment). La révolte des Boliviens n'a pu se propager à d'autres pays du continent à cause des dollars américains et l'équilibre reste encore fragile mais c'est déjà une victoire pour toutes ces années d'oppressions.
La révolte que nous vivons à présent dans les pays du Maghreb va, je l'espère, dans le même sens en espérant que quoiqu'il advienne, le futur de ces pays soit leur futur et non pas celui que les occidentaux ont choisi pour eux, cela atténuera les tensions existantes entre les deux « camps ». Une chose est sûre, la colonisation n'a pas été bonne pour les pays colonisés que certains veulent bien le faire croire.


L'ombre du vent
L'ombre du vent
par Carlos Ruiz Zafón
Edition : Poche

7 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Bon écrivain mais mauvais conteur, 16 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'ombre du vent (Poche)
Ce type de livre ne fait en général pas parti de mes cibles de choix mais il m'a était très vivement recommandé et aux dires des critiques je ne pouvais que me laisser convaincre. De plus je ne connais aucun auteur espagnol contemporain et la perspective de découvrir une Barcelone post guerre ne pouvait qu'être intéressant.
Tout d'abord la couverture du livre m'a un peu surpris (j'aimerai bien voir les éditions étrangères). On m'avait peint un livre entre fantastique et enquête et je me retrouve avec une couverture de livre évoquant la guerre (sentiment que je ne suis pas le seul à partager). L'éditeur, livre de poche, a eu l'étrange idée de faire de même avec le livre suivant du même auteur. Au passage les éditeurs français sont à des milles lieux de leurs homologues étrangers lorsqu'il s'agit des couvertures.
Ceci étant dit, passons au second mensonge, le 4eme de couverture. Selon, le résumé, il s'agit de l'adoption d'un livre par un enfant dans un cimetière des livres situé, je cite « dans un lieu mystérieux », il s'agit d'un « étrange rituel qui se transmet de génération en génération ». A ces mots, je m'attends donc à découvrir un livre fantastique et féerique. Si comme moi vous pensez cela, passez votre chemin, le fantastique n'est que dans le résumé et à la limite les 30 premières pages. La féerie se trouve plus ou moins dans le style de l'auteur.
Malgré la couverture, les éloges dithyrambiques, le résumé au premier lieu prometteur ainsi que les recommandations me poussent donc à démarrer ma lecture.
Chose étonnante pour un best-seller, le style est là même si des fois il parait un peu ampoulé (peut-être est-ce dû à la traduction de l'espagnol), un vocabulaire très fourni et une bonne alternance action-description qui font souvent défaut habituellement dans les livres populaires. Les descriptions des lieux de Barcelone sont très réussies et on pénètre facilement dans les décors.
Si ces derniers sont plantés, je ne peux pas en dire autant des personnages. Le père qui introduit l'histoire est un fantôme tout le long. Le narrateur, Daniel Sempere, qui est également le personnage principal a le charisme d'un petit chien et ceci même en grandissant. Il est mignon, peureux et intimidé par tout et n'importe quoi. Il est tout de même un brin attachant pendant la lecture mais ne restera pas ad vitam aeternam dans vos souvenirs de lecture. Ensuite, c'est le défilé des personnages caricaturaux (le beau parleur, la pieuse, l'extravagant, la sainte ni touche etc') les gentils sont trop gentils et les méchants sont trop méchants, aucune subtilité. J'avais un espoir avec le personnage de Béatriz qui ne cesse de répéter : « tu ne me connais pas » faisant penser qu'elle cache un secret alors qu'il en est rien.
En plus des personnages, il y a, selon moi, des comportements et des réactions de certains personnages qui sont incohérentes ou alors « capillotracté ». Citons pour exemple, l'entrée en scène de Fermin ou alors le choix de Nuria de rester dans une ville qui ne cesse de la détruire sans qu'elle n'y ait beaucoup d'attaches. Pour finir, ce livre est long, très long. Il fait 634 pages en poches et je pense que l'on pourrait faire une amputation de 150 à 200 pages que le livre ne s'en porterait que mieux.
Je suis peut-être injuste avec ce livre dont l'auteur a un talent d'écrivain indéniable mais je pense qu'il n'a pas su créer un univers suffisamment cohérent et plein, il a juste rajouté des pages pour apporter une histoire au narrateur mais cela n'a fait qu'alourdir le livre sans que Daniel ne soit plus épais. Si ce livre n'avait pas autant suscité d'éloges, j'aurais été moins sévère mais de là à être un livre inoubliables pour certains, je me demande ce qu'ils ont pu lire avant.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 26, 2010 11:21 PM CET


Sony MDRXB20EX Ecouteurs intra-auriculaire en silicone Type fermé 9 mm 1,2 m Noir
Sony MDRXB20EX Ecouteurs intra-auriculaire en silicone Type fermé 9 mm 1,2 m Noir

5.0 étoiles sur 5 Nikel!!!, 25 octobre 2010
Utilisés pour un ordinateur portable, ils sont parfaits. Un bon son, une grande solidité!!! J'adore sony dans l'audio!!!


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6