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Contenu rédigé par Pykchnetz
Classement des meilleurs critiques: 113.060
Votes utiles : 68

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Commentaires écrits par
Pykchnetz

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AM
AM
Prix : EUR 19,00

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 I wanna be your turntable, 7 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : AM (CD)
Après la pop sixties et le stoner rock, c'est la soul qui est cette fois digérée par Turner et sa bande. Nouvelle influence, nouvelles richesses pour un album lent, lourd, souvent mélancolique.

La trajectoire des Monkeys reste donc la même, celle d'un enrichissement progressif en partant d'un matériau certes imparable mais extrêmement monobloc (whatever people say...). Qui aurait cru que le groupe responsable de I Bet You Look Good on the Dancefloor pourrait un jour accoucher d'un truc comme Knee Socks ? Incroyable.

Production intelligente qui modernise des influences résolument rétros, des guitares toujours sauvages mais plus concises, des claps, du déhanchement, du groove et de la sueur, avec en cerise sur le gâteau les textes et la voix de Turner. Je n'imagine personne d'autre à l'heure actuelle chanter le I wanna be yours de John Cooper Clarke de façon aussi convaincante et désabusée.

L'album est dense, compact, bien ficelé et les moments jouissifs s'enchaînent à chaque plage. Plus facile d'accès qu'un Humbug, plus complexe que son prédécesseur, soniquement plus profond que les 2 premiers disques, AM est une vraie réussite. Et en bon fan de Ginger Elvis, je m'en voudrais de ne pas souligner la participation en total contre-emploi de Josh Homme, au chant perdu sur le final de Knee Socks, qui m'a médusée. La classe.


The Less You Know, The Better
The Less You Know, The Better
Prix : EUR 13,99

3.0 étoiles sur 5 The more you listen, the better, 13 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Less You Know, The Better (CD)
Comme beaucoup, j'ai été déçu par The Outsider. A tel point que la sortie de ce quatrième album est restée sous mon radar pendant presque 2 ans...
Ayant lu ci et là qu'il était différent (meilleur ?) du précédent, j'ai tenté le coup. Les premières écoutes furent assez douloureuses, malgré une bonne entrée en matière (Back to front) et un excellent Stay the Line groovy à souhait. Le problème étant qu'on s'enfile ensuite 3 morceaux poppy qui restent bien dans la tête (I've Been Trying, Sad & lonely et Warning Call) et qu'on ne retient pas spécialement pour les bonnes raisons.

Pour tout dire j'ai longuement bloqué à mi-parcours, arrêtant ma lecture aux environs de Tedium car je m'ennuyais. Erreur. Car à partir de Ennemy Lines, on redécouvre les ambiances trippantes, sombres et mélancoliques qu'on pensait perdues depuis longtemps. Certes, ce n'est pas un Endtroducing bis (Shadow s'est toujours défendu de céder à la demande des fans), c'est plus simple et plus léché, mais ça marche et on se retrouve à opiner du chef comme au bon vieux temps (parfait pour bien figurer dans les listes « benêt de l'année » au taf). Sans doute pas les morceaux les plus imaginatifs, mais j'ai un faible pour l'enchaînement Scale it back (un featuring aux relents de Midnight in a Perfect World), Front to Back (où Shadow reprend -enfin !- cette délicieuse manie de scratcher du dialogue) et le coda (not so) Sad and Lonely (où un violoncelle plaintif remplace pudiquement la voix de l'originale)... Ou comment brosser un portrait assez fidèle de Shadow en moins de 15 minutes.

En bref, il s'agit là d'un album qui nécessite de l'investissement de la part de son auditeur. Non pas qu'il soit exigeant (il est même plutôt simple), mais parce qu'il demande à passer outre les morceaux moins bons qui occupent malheureusement une place stratégique sur l'album. A l'ombre de ceux-ci fourmille une collection de beats et de samples bien plus intéressante à côté de laquelle il serait dommage de passer.

A noter que je suis tombé récemment sur une critique (Ian Wade, BBC Online) qui décrit exactement ce que j'ai expérimenté avec ce disque : "The Less You Know, the Better isn't a bad album at all, and will likely grow into something far more impressive, something that isn't quite evident on first play. Like The Private Press, it could be one the listener returns to down the line and wonders how it didn't initially click."

La persévérance est une vertu, non?


Psyence Fiction
Psyence Fiction

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Somewhere in space, this may all be happening..., 10 octobre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Psyence Fiction (Album vinyle)
... right now!
(ou comment détourner de façon rigolote la pré-bande annonce de Star Wars de 1977)
UNKLE, c'est en fait la réunion de James Lavelle, patron de MoWax et de membres de son label invités le temps d'un album. Pour celui-ci, c'est DJ Shadow qui a reçu le carton d'invitation. Mais il débarque avec une liste impressionnante de personnalités, telles que Mike D. (Beastie boys), Richard Ashcroft (The Verve) ou le divin Thom Yorke (Radiohead) pour habiter les compos allumées de nos deux compères.
Evidemment, après un impressionnant Endtroducing, on guettait avec avidité toutes les participations de DJ Shadow, histoire de ronger son frein avant un véritable second album. Alors bien sûr, lorsqu'on est dans cet état de transe tel un junkie en manque, on ne peut qu'être déçu quand Psyence Fiction nous tombe entre les mains. Non pas que cet album soit mauvais, mais la barre placée par Endroducing est tellement haute qu'un se demande si Shadow lui-même sera un jour en mesure de la franchir.
La galette est en fait assez hétérogène, tant dans les ambiances que dans la qualité. Des plages hip-hop qui ne sont malheureusement pas les plus inspirées (le tonitruant Guns blazing ou l'arrogant The knock) ou le rock bien suant de Nursery rhyme breather constituent la masse musclée du disque. A côté de ça, les ciselés Bloodstrain et Lonely soul ou le rigolo Unkle main title theme contrebalancent efficacement l'ensemble. Tous ces morceaux donnent donc un patchwork très sympa, pour qui présente un peu d'ouverture musicale, sans être pour autant révolutionnaires. Cependant, deux morceaux viennent élever le débat d'un bon cran.
Unreal dans une certaine mesure, qui malgré son aspect un peu trop lissé transpire le Shadow à plein nez. Mais là où l'environnement devient stratosphérique, c'est quand arrive Rabbit in your headlights. La voix de Thom Yorke, placée dans cet écrin minimaliste, supporté par un piano éteint, s'élève en plainte bouleversante qui tétanise le pauvre auditeur, accroché à chaque syllabe comme à sa bouée de sauvetage. Le tout se conclut par ces accords implacables qui coupent court à tout sentiment d'espoir. Un morceau lourd comme une chappe, hypnotique et bouleversant, qui donne à lui seul toute raison d'être à cet album. Après lui, le reste passe alors pour des amuse-gueules de haute volée. Une véritable claque.


Worst Case Scenario
Worst Case Scenario
Proposé par RAREWAVES-FR
Prix : EUR 15,05

12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Some way to weld, 10 octobre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Worst Case Scenario (CD)
dEUS, seul groupe de la scène anversoise à avoir véritablement percé en dehors des frontières du plat pays, s'incarne principalement en Tom Barman qui est aujourd'hui avec Klaas Janzoons le dernier rescapé des membres crédités sur Worst Case Scenario. Tom, leader charismatique aux multiples activités (ses nombreux side-projects, dont le fameux Magnus, ou l'accrocheur Anyway the wind blows, premier long métrage du bonhomme), menait déjà la barque sur les eaux déchaînées de ce premier album, avec l'aplomb frondeur de ses 22 ans.
Dès la première écoute, l'auditeur attentif est sûr d'une chose : il est en train de vivre un moment musical des plus excitants. D'abord un mémorable Suds & soda, avec ses paroles entêtantes, son violon qui vous lamine le crâne et ses riffs abrasifs, puis un étrange w.c.s aux ambiances lugubres. On respire un coup avec Jigsaw you pour arriver à l'orgiaque Morticia Chair. A ce moment, la vérité s'impose d'elle-même : avoir acheté cet album sans rien connaître de ce groupe qu'un vague concert diffusé en télé un soir vers minuit relève du coup de maître! Et ce sentiment perdurera tout au long de cet album très homogène, qui forgea un soi-disant style « arty » sur lequel surferont de nombreuses petites formations belges. dEUS, lui, n'aura cesse de passer à autre chose, de sorte que dix ans plus tard, ce « first draft » reste un album unique, même dans la discographie du groupe. Il n'a certes pas la maturité de The ideal crash (dernier album en date, plus pour très longtemps d'ailleurs), mais compte dans ses rangs de véritables laminoirs (Suds & soda, Mute, Lets get lost) et de petites perles confondantes (l'autobiographique Right as rain, le touchant Secret hell), sans compter le désormais classique Hotellounge (be the death of me).
Le genre de disque qui vous donne l'impression d'ouvrir vos oreilles pour la première fois...


Any Minute Now
Any Minute Now
Prix : EUR 11,93

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 yeah, yeah, yeah!, 10 octobre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Any Minute Now (CD)
Après l'immense succès de 2ManyDJ's, on était en droit de se demander comment l'expérience du bootleg électro fourre-tout des frères Dewaele allait déteindre sur leur groupe, Soulwax. Réponse : en bien, merci. Any Minute Now n'est ni la suite de Much Against Everyone's Advice (précédent album de Soulwax), ni une galette bis des 2ManyDJ's. Il est leur rejeton.
En ouverture, E-talking annonce directement la couleur : tout commence avec un fade in entêtant, soudainement couvert par une guitare saturée et poseuse. On ne sait s'il faut danser ou pogotter... Après les quelques minutes de cette entrée en matière bien musclée, on enchaînera les surprises, à commencer par le renversant Any Minute Now, à la structure complètement improbable qui conduit à un final cataclysmique. Puis c'est au tour du beat lourd et hypnotique de Please don't be yourself, du léché Compute (calibré « hit en puissance »), ou du rock suant de KracK et de sa résolution surprenante.
Tout cela nous conduit à ce qui est sans doute la pierre angulaire de l'album, son porte-étendard qui le résume en un peu plus de quatre minutes : Slowdance. Symbiose réussie du rock et de l'électro, asservis alternativement l'un à l'autre et se noyant dans un final d'où semble émerger un saxo acidifié. Après ça, tout est dit, ou presque. Les morceaux suivants, tout en étant sympas, constituent incontestablement le ventre mou de l'album. Un problème déjà présent sur Much Against Everyone's Advice qui après un début fracassant s'endormait avant de reprendre sur la fin.
Heureusement, ici aussi l'album redécolle avec le jouissif YYY/NNN (« hey ! »), suivi de trois notes de Live & let die (si si, montez le volume !) et finalement de l'aérien The Truth is so boring. Un dernier Dance2Slow teinté de japonais nous relance sur Slowdance (encore lui) et conclut ce drôle d'objet, moderne et déstabilisant.
Epaulé par la production de Flood (qui a commis préalablement de véritables ovnis dans les carrières respectives de nombreux groupes, comme le Zooropa de U2 ou le Mellon Collie & the Infinite Sadness des Smashing Pumpkins) et par le mixage d'Alan Moulder (U2, Nine Inch Nails, Depeche Mode, My Bloody Valentine), Soulwax vient donc de frapper un grand coup. A vous de suivre le mouvement.


Sleeping With Ghosts - Nouvelle version (2CD) - Copy control
Sleeping With Ghosts - Nouvelle version (2CD) - Copy control
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 29,00

8 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Placebo tente de redresser la barre..., 10 octobre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sleeping With Ghosts - Nouvelle version (2CD) - Copy control (CD)
Avec Sleeping with ghost, quatrième album, Placebo était attendu au tournant : faut dire que depuis son premier disque, le groupe semblait se complaire dans la facilité du copier-coller efficace. Car après le juvénile premier album éponyme, avaient suivi un Without u i'm nothing un brin empâté et surtout un Black market music où, à l'exception du mécompris Spite & Malice, Placebo s'inspirait de... Placebo pour placer ses hits accrocheurs. Certes, le résultat était agréable (l'efficacité de Days before you came n'est plus à démontrer), mais il y avait de quoi rester sur sa faim. Quand Placebo allait-il enfin se remettre en question ?
Dès le début de l'album, l'espoir d'un renouveau semble de mise : après un premier morceau un brin anecdotique mais qui à le mérite de rompre avec les habitudes (instrumental bruyant et sale qui surprend en ouverture), on enchaîne sur un magnifique English summer rain. Ca y est, Placebo est sorti de sa torpeur, Brian Molko et sa clique ont décidé de nous montrer qu'ils valent mieux qu'un groupe jouant sur ses acquis. S'appuyant sur une très jolie ligne de basse (marque de fabrique du groupe), soutenu par une batterie désincarnée et une jeu de guitare dépouillé, Molko se contente de quelques lignes de texte répété de manière quasi hypnotique. Un frisson nous parcours l'échine, voilà qui promet. Malheureusement, la suite n'est pas aussi novatrice, même si on perçoit la volonté de surprendre plus d'une fois. On épinglera le désabusé Sleeping with ghosts (à la basse de nouveau exquise), le poisseux et malsain Something rotten, voire le remuant The bitter end. Néanmoins, Placebo retombe de temps à autres dans les travers de la facilité, parfois avec bonheur (This picture), parfois avec irritation (le guimauve Special needs, et le crispant Protect me from what i want). On tremble même quand on devine des sonorités qu'on croyait à jamais oubliées, comme le piano de Centerfolds qui lorgne parfois vers celui du November Rain de Guns (mon dieu!)... Ah et surtout protégez vos oreilles du calamiteux Protège-moi, pire encore que l'original à cause de paroles qui en français tombent complètement à plat (une horreur!).
Au final, Placebo présente donc un album agréable, duquel semble poindre un certain renouvellement. Il faudra cependant patienter encore un peu pour voir l'essai totalement transformé. Enfin, Sleeping with ghosts existe aussi accompagné d'une compilation de reprises (un sport où Placebo excelle) et certaines valent vraiment le détour. Outre les désormais classiques 20th century boy ou Daddy cool, on y retrouve un très beau Running up that hill (Kate Bush) et un excellent I feel you (Depeche Mode). A découvrir.


Mellon Collie and the Infinite Sadness
Mellon Collie and the Infinite Sadness
Prix : EUR 18,44

20 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le plus bel achat compulsif jamais fait, 10 octobre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mellon Collie and the Infinite Sadness (CD)
Pour sa première collaboration avec Flood (ils remettront le couvert pour MACHINA), Billy Corgan évita de nous sortir un autre Siamese Dream (album précédent porteur du fédérateur Today) et nous gratifia plutôt d'un double album ambitieux (mais n'est pas le cas de tout double album, toujours un brin mégalo ?) et surprenant.
Quel fan des Smashing Pumpkins, après la douce complainte d'ouverture au piano, n'a en effet pas été étonné des envolées de tonight, tonight ? Le pauvre hère ira cependant de surprises en surprises, avec moments franchement inattendus (les guitares cybernétisées de love, la pluie d'étoiles de cupid de locke). Certains morceaux, de part leur structure, rappellent Siamese Dream; mais traités par le génial Flood, ils acquièrent une nouvelle couleur qui les éloigne à cent lieues du son propre et évident des deux premiers opus de nos chères citrouilles. Ici, tout est plus sombre, plus triste, plus désabusé. De nombreuses sensations se bousculent, du nihilisme de zero à la détresse de galapagos, de la simplicité désarmante de thirty-three à la nostalgie de 1979. Les textes de Corgan sont tantôt déroutants (stumbleline), tantôt pessimistes (bodies), et les guitares cristallines se métamorphosent souvent en riffs incisifs (an ode to no-one, jellybelly) et lourds (where boys fear to thread, x.y.u). On n'oubliera pas d'épingler le majestueux throu the eye of ruby, le doux-amer we only come out at night et le très beau farewell and good night, berceuse touchante qui clôt, une larme au coin de l'oeil, cette grand-messe du rock '90.


Misery Is A Butterfly
Misery Is A Butterfly
Proposé par Edealcity
Prix : EUR 11,42

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Exemplaire!, 13 mai 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Misery Is A Butterfly (CD)
Après les aigus de Fake Can Be Just As Good (Symphony of Trebles porte bien son nom), l'expérimental de In An Expression Of The Inexpressible (la difficile chanson éponyme) et la plénitude de Ballad Of The Damaged Lemons, voici enfin le sixième album de Blonde Redhead. Cette fois, le trio s'aventure en des territoires plus ouatés que wattés. Les fans qui appréciaient le précédent album pour les morceaux plus durs à la Melody of a Certain Tree en seront pour leurs frais : à l'image du single Elephant Woman, une douceur extrême émane de cet album. Même des morceaux qui auparavant auraient bénéficiés d'un traitement plus électrique, comme Equus ou l'accrocheur Falling Man (du reste bien plus percutant en concert) sont perçus ici avec légèreté. Blonde Redhead, apaisé, continue donc à défricher dans cette nouvelle direction, ce qui n'est pas un mal compte tenu du plaisir et de la surprise qu'on éprouve à la découverte de chaque nouvel album. Le groupe inscrit cependant son travail dans une certaine continuité : l'alternance au chant d'Amedeo et de Kazu est toujours d'actualité et marche toujours aussi bien, et les petits riffs à la sonorité si caractéristique sont encore perceptibles. Espérons que le passage chez 4AD déploiera des effets positifs, et que désormais la musique de Blonde Redhead touchera un plus grand public. Ils le méritent, d'autant que les gens curieux et sensibles ne regretteront jamais d'avoir fait entrer ce groupe dans leur vie. Un grand moment de rock en tout cas, imaginatif et touchant.


Come With Us
Come With Us
Proposé par Mercury-music
Prix : EUR 8,66

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Did I pass the acid test?, 7 avril 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Come With Us (CD)
Petite déception que ce quatrième album des Chemical Brothers. Faut dire que malgré le côté pop décrié par certains, le précédent « Surrender » était d'une efficacité redoutable, adopté par beaucoup dès la première écoute, et sans cesse redécouvert au fil du temps.
Ici, retour vers un son plus brut à la « Dig your own hole » ou « Exit planet dust », mais avec peut-être un peu moins de bonheur que pour les deux albums suscités. Après deux plages qu'on qualifie ici et là de monstrueuses, mais dont je ne retiens que le kitsch 4ème degré de la première et l'aridité
un peu frustrante de la seconde, l'album ne décolle véritablement qu'avec un « Star guitar » ciselé avec précision, encadré de sa voix éthérée emprunte de plénitude. Avec « The state we're in », on ne coupera cependant pas à la pause doucereuse un peu tarte à la crème de mi-album, comme l'était (avec davantage de réussite du reste) le joli « Asleep from day » sur « Surrender». Epinglons enfin « The test », retour à un final plus psychédélique à la « Private psychedelic reel » avec l'excellent Richard Ashcroft qui, après son détour chez Unkle pour un poignant « Lonely soul » nous montre qu'il y a
bien une vie après The Verve.
Reste malgré tout un petit goût amer, avec un album qui risque d'en frustrer plus d'un, car celui-ci oscille constamment entre l'âpreté des compos de «Dig your own hole » et la pop-attitude de « Surrender ». Si vous découvrez les deux frangins au travers de cet album, vous saurez au moins vers quel CD vous tourner ensuite en fonction de vos affinités... Et puis, un album des Chemical Brothers un poil décevant, ça reste tout de même une galette chaudement recommandée!


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