Profil de Pèire Cotó > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Pèire Cotó
Classement des meilleurs critiques: 24
Votes utiles : 2668

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Pèire Cotó (Occitània)
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Les Saisons
Les Saisons

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Direction quelconque, 30 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Saisons (CD)
Il en existe aussi une édition MP3 Franz Joseph Haydn, The Seasons, Hob. XXI:3, dont la particularité sur le site est de recevoir gratuitement les commentaires de la version Jacobs...

Le meilleur de cette version est sans doute dans les chœurs. Mais à part ça, rien ne permet de louer la version d'Herbert Kegel (1920-1990), chef est-allemand plutôt spécialiste de la musique du XXe siècle Herbert Kegel dirige : Symphonie Fantastique - Concertos pour violon & alto - Gurrelieder - War Requiem - Carmina Burana - Pulcinella - Le Chant du Rossignol - Wozzeck (extraits) - Moïse et Aaron etc.

La direction n'est pas métronomique, mais quand Kegel prend des initiatives, elles sont le plus souvent malheureuses. Un simple exemple : entre "Der munt're Hirt versammelt nun" et "Die Morgenröte bricht hervor", plutôt au début de l'Eté, il choisit d'accélérer brutalement, ce qui fait passer par maille (passer inaperçue) cette splendide modulation. De manière générale, Kegel manque du sens des transitions et semble embarrassé devant le rythme. Difficile de diriger Haydn dans ces conditions ! Le plus souvent, la participation de l'orchestre, dont on sait qu'en lui-même il n'est pas mauvais (il s'agit de l'Orchestre symphonique de la Radio de Leipzig, autrefois dirigé par Abendroth) est quelconque, prosaïque, sans style, peu incisive. La prise de son place les chanteurs en gros plan, ce ne serait que demi-mal, mais c'est forcément un déséquilibre.

Ce qu'on remarque peut-être le plus est que Theo Adam est en petite forme. En réalité, la voix est puissante, mais dépourvue de ligne, flottante. Il semble donc que l'absence de direction ferme y soit pour quelque chose. Peter Schreier, qu'on trouve aussi chez Karl Böhm, se sauve bien mieux du naufrage : excellent styliste, il sait comment on chante Haydn. La voix d'Adele Stolte ne me séduit qu'à moitié. Dans les versions sur instruments modernes, restez à Böhm et à Karajan.


Haydn:die Jahrezeiten [2cd]
Haydn:die Jahrezeiten [2cd]
Proposé par Japan-Select
Prix : EUR 273,01

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Direction quelconque, 30 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Haydn:die Jahrezeiten [2cd] (CD)
Il y a une édition plus récente de ces Saisons dirigées par Herbert Kegel Les Saisons. Il en existe aussi une édition MP3 Franz Joseph Haydn, The Seasons, Hob. XXI:3, dont la particularité est de recevoir gratuitement les commentaires de la version Jacobs...

Le meilleur de cette version est sans doute dans les chœurs. Mais à part ça, rien ne permet de louer la version d'Herbert Kegel (1920-1990), chef est-allemand plutôt spécialiste de la musique du XXe siècle Herbert Kegel dirige : Symphonie Fantastique - Concertos pour violon & alto - Gurrelieder - War Requiem - Carmina Burana - Pulcinella - Le Chant du Rossignol - Wozzeck (extraits) - Moïse et Aaron etc.

La direction n'est pas métronomique, mais quand Kegel prend des initiatives, elles sont le plus souvent malheureuses. Un simple exemple : entre "Der munt're Hirt versammelt nun" et "Die Morgenröte bricht hervor", plutôt au début de l'Eté, il choisit d'accélérer brutalement, ce qui fait passer par maille (passer inaperçue) cette splendide modulation. De manière générale, Kegel manque du sens des transitions et semble embarrassé devant le rythme. Difficile de diriger Haydn dans ces conditions ! Le plus souvent, la participation de l'orchestre, dont on sait qu'en lui-même il n'est pas mauvais (il s'agit de l'Orchestre symphonique de la Radio de Leipzig, autrefois dirigé par Abendroth) est quelconque, prosaïque, sans style, peu incisive. La prise de son place les chanteurs en gros plan, ce ne serait que demi-mal, mais c'est forcément un déséquilibre.

Ce qu'on remarque peut-être le plus est que Theo Adam est en petite forme. En réalité, la voix est puissante, mais dépourvue de ligne, flottante. Il semble donc que l'absence de direction ferme y soit pour quelque chose. Peter Schreier, qu'on trouve aussi chez Karl Böhm, se sauve bien mieux du naufrage : excellent styliste, il sait comment on chante Haydn. La voix d'Adele Stolte ne me séduit qu'à moitié. Dans les versions sur instruments modernes, restez à Böhm et à Karajan.


Beethoven:Symphonies Nos.2 &
Beethoven:Symphonies Nos.2 &
Proposé par FRMusicFiendz
Prix : EUR 12,56

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La perfection et le contrôle, 30 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven:Symphonies Nos.2 & (CD)
On peut aussi acheter l'intégrale des symphonies George Szell dirige Beethoven : Symphonies n° 1 à n° 9 - Ouvertures.

Les caractères de la direction de George Szell sont les mêmes dans ce disque que dans les autres de cette série : classicisme, perfection de la forme et même perfectionnisme, mais aussi réserve émotionnelle, voire froideur. Les contrastes d'intensité sont souvent atténués, les accompagnements, les soli des vents et la perception claire de tous les niveaux de l'orchestre ne sont pas soumis à la ligne mélodique. En évitant tout pathos, en dirigeant les symphonies impaires de la même manière que les symphonies paires, Szell permet du moins au texte d'apparaître dans toute sa clarté et donne une fine élégance au discours musical. D'autre part, sa sobriété, qui n'est pas strictement métronomique, met en valeur le moindre accident, la moindre intention de sa direction.

SYMPHONIE N°2
Comme à son habitude, Szell allège l'introduction Adagio molto qui devient moins impressionnante ou majestueuse qu'avec d'autres. Ensuite, en étant très attentif car ce n'est pas du tout spectaculaire, on s'aperçoit qu'il donne un poids à certains moments stratégiques. Je préfère néanmoins ce premier mouvement par Karajan (première intégrale DG) ou par Jochum (DG). Le Larghetto est doté d'une couleur "chaleureuse" (j'avais envie d'écrire "laineuse"), c'est affaire d'équilibre entre les pupitres; il est plein de détails intéressants dans les phrasés; il est plus réussi à mon goût que le premier mouvement. La sobriété n'empêche pas à l'élément rythmique du Scherzo de s'exprimer; la perfection de cette lecture culmine dans l'élan donné au Trio. Le Finale est moins prude que le premier mouvement, mais l'élégance reste !

SYMPHONIE N°5
C'est peut-être un des sommets du cycle. Szell est encore plus pur et sobre qu'à son habitude, plus élégant et pourtant puissant; c'est le texte dans toute sa clarté, son évidence. Les lignes magnifiques de l'Andante con moto, pas bousculées par le pathos, gardent pourtant leur pouvoir d'émotion. Il n'y a finalement pas grand chose à ajouter.


Beethoven : Symphonies n° 2 et n° 5
Beethoven : Symphonies n° 2 et n° 5
Prix : EUR 12,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La perfection et le contrôle, 30 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Symphonies n° 2 et n° 5 (CD)
On peut aussi acheter l'intégrale des symphonies George Szell dirige Beethoven : Symphonies n° 1 à n° 9 - Ouvertures.

Les caractères de la direction de George Szell sont les mêmes dans ce disque que dans les autres de cette série : classicisme, perfection de la forme et même perfectionnisme, mais aussi réserve émotionnelle, voire froideur. Les contrastes d'intensité sont souvent atténués, les accompagnements, les soli des vents et la perception claire de tous les niveaux de l'orchestre ne sont pas soumis à la ligne mélodique. En évitant tout pathos, en dirigeant les symphonies impaires de la même manière que les symphonies paires, Szell permet du moins au texte d'apparaître dans toute sa clarté et donne une fine élégance au discours musical. D'autre part, sa sobriété, qui n'est pas strictement métronomique, met en valeur le moindre accident, la moindre intention de sa direction.

SYMPHONIE N°2
Comme à son habitude, Szell allège l'introduction Adagio molto qui devient moins impressionnante ou majestueuse qu'avec d'autres. Ensuite, en étant très attentif car ce n'est pas du tout spectaculaire, on s'aperçoit qu'il donne un poids à certains moments stratégiques. Je préfère néanmoins ce premier mouvement par Karajan (première intégrale DG) ou par Jochum (DG). Le Larghetto est doté d'une couleur "chaleureuse" (j'avais envie d'écrire "laineuse"), c'est affaire d'équilibre entre les pupitres; il est plein de détails intéressants dans les phrasés; il est plus réussi à mon goût que le premier mouvement. La sobriété n'empêche pas à l'élément rythmique du Scherzo de s'exprimer; la perfection de cette lecture culmine dans l'élan donné au Trio. Le Finale est moins prude que le premier mouvement, mais l'élégance reste !

SYMPHONIE N°5
C'est peut-être un des sommets du cycle. Szell est encore plus pur et sobre qu'à son habitude, plus élégant et pourtant puissant; c'est le texte dans toute sa clarté, son évidence. Les lignes magnifiques de l'Andante con moto, pas bousculées par le pathos, gardent pourtant leur pouvoir d'émotion. Il n'y a finalement pas grand chose à ajouter.


Beethoven : Symphonies n° 1 et n° 6
Beethoven : Symphonies n° 1 et n° 6
Prix : EUR 9,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La perfection et le contrôle, 27 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Symphonies n° 1 et n° 6 (CD)
On peut bien entendu acquérir l'intégrale entière George Szell dirige Beethoven : Symphonies n° 1 à n° 9 - Ouvertures.

Les caractères de la direction de George Szell sont bien connus : classicisme, perfection de la forme et même perfectionnisme, mais aussi réserve émotionnelle, voire hygiénique froideur. Les contrastes d'intensité sont souvent atténués, les accompagnements, les soli des vents et la perception claire de tous les niveaux de l'orchestre ne sont pas soumis à la ligne mélodique. Pourtant, avec un style assez stable, la réussite peut être plus ou moins grande. De plus, la sobriété du chef ne l'empêche pas de faire preuve d'originalité à certains moments.

PREMIÈRE SYMPHONIE
Par rapport à beaucoup de chefs, Szell atténue la différence de tempo entre l'Adagio molto et l'Allegro con brio et ne cherche pas à donner de la majesté au premier. Ensuite, l'Andante n'est pas aussi cantabile que chez Jochum ou Bruno Walter. Restent donc une admirable clarté, l'équilibre, la précision des attaques et des réponses. Ensuite, le tourbillonnement qui accompagne le trio du Menuetto, souvent entendu d'assez loin, est ici beaucoup plus audible. C'est le Finale qui est le plus réussi. Szell prend très rapidement l'Adagio qui l'introduit et lui donne une articulation très originale. Ensuite, c'est le rebondissement qu'on admire dans l'Allegro molto e vivace. Un exemple qui montre que le style n'empêche pas l'initiative.

PASTORALE
Elle témoigne des qualités habituelles du chef, mais se révèle inégale. L'Allegro ma non troppo est pourvu d'un sentiment poétique inattendu. Malgré l'extrême soin apporté aux détails, ce mouvement donne une certaine impression de détente, très bienvenue ici, presque comme avec Bruno Walter. L'Andante molto mosso est presque aussi réussi, presque tout de même.
Malgré le rythme et la mise en valeur des timbres, la joyeuse assemblée suivante est un peu raide et les paysans ne s'amusent guère. Et je trouve l'orage bien stylisé, formel (écouter Reiner, Bruno Walter avec Philadelphie...).
Dans le Finale, le tempo très large peut inquiéter au début, mais il donne comme une poésie bucolique à ce mouvement, de plus passionnant à suivre par les nombreuses initiatives qu'il contient. Le sommet de cette Pastorale avec le premier mouvement. Mais je dois avertir que mon étude comparative (j'ai utilisé selon les mouvements Furtwängler en 1954, Reiner, Keilberth, Walter-Philadelphia, Walter-CSO et Karajan en 1961) grossit sans doute l'inégalité de réussite entre les mouvements et qu'une écoute simple ne permettrait pas de saisir tout ça...

Le disque se termine magnifiquement avec une OUVERTURE d'EGMONT superbe, qui renouvelle l'intérêt de cette page si connue. Là encore, le style n'empêche pas de multiples initiatives de détail.


Symphonies Nos 1 & 6
Symphonies Nos 1 & 6
Proposé par Music-Club
Prix : EUR 20,92

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La perfection et le contrôle, 27 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonies Nos 1 & 6 (CD)
On peut bien entendu acquérir l'intégrale entière George Szell dirige Beethoven : Symphonies n° 1 à n° 9 - Ouvertures.

Les caractères de la direction de George Szell sont bien connus : classicisme, perfection de la forme et même perfectionnisme, mais aussi réserve émotionnelle, voire hygiénique froideur. Les contrastes d'intensité sont souvent atténués, les accompagnements, les soli des vents et la perception claire de tous les niveaux de l'orchestre ne sont pas soumis à la ligne mélodique. Pourtant, avec un style assez stable, la réussite peut être plus ou moins grande. De plus, la sobriété du chef ne l'empêche pas de faire preuve d'originalité à certains moments.

PREMIÈRE SYMPHONIE
Par rapport à beaucoup de chefs, Szell atténue la différence de tempo entre l'Adagio molto et l'Allegro con brio et ne cherche pas à donner de la majesté au premier. Ensuite, l'Andante n'est pas aussi cantabile que chez Jochum ou Bruno Walter. Restent donc une admirable clarté, l'équilibre, la précision des attaques et des réponses. Ensuite, le tourbillonnement qui accompagne le trio du Menuetto, souvent entendu d'assez loin, est ici beaucoup plus audible. C'est le Finale qui est le plus réussi. Szell prend très rapidement l'Adagio qui l'introduit et lui donne une articulation très originale. Ensuite, c'est le rebondissement qu'on admire dans l'Allegro molto e vivace. Un exemple qui montre que le style n'empêche pas l'initiative.

PASTORALE
Elle témoigne des qualités habituelles du chef, mais se révèle inégale. L'Allegro ma non troppo est pourvu d'un sentiment poétique inattendu. Malgré l'extrême soin apporté aux détails, ce mouvement donne une certaine impression de détente, très bienvenue ici, presque comme avec Bruno Walter. L'Andante molto mosso est presque aussi réussi, presque tout de même.
Malgré le rythme et la mise en valeur des timbres, la joyeuse assemblée suivante est un peu raide et les paysans ne s'amusent guère. Et je trouve l'orage bien stylisé, formel (écouter Reiner, Bruno Walter avec Philadelphie...).
Dans le Finale, le tempo très large peut inquiéter au début, mais il donne comme une poésie bucolique à ce mouvement, de plus passionnant à suivre par les nombreuses initiatives qu'il contient. Le sommet de cette Pastorale avec le premier mouvement. Mais je dois avertir que mon étude comparative (j'ai utilisé selon les mouvements Furtwängler en 1954, Reiner, Keilberth, Walter-Philadelphia, Walter-CSO et Karajan en 1961) grossit sans doute l'inégalité de réussite entre les mouvements et qu'une écoute simple ne permettrait pas de saisir tout ça...

Le disque se termine magnifiquement avec une OUVERTURE d'EGMONT superbe, qui renouvelle l'intérêt de cette page si connue. Là encore, le style n'empêche pas de multiples initiatives de détail.


Beethoven:Symphony No.1 Sym
Beethoven:Symphony No.1 Sym
Proposé par sellerfellafr
Prix : EUR 17,86

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La perfection et le contrôle, 27 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven:Symphony No.1 Sym (CD)
On peut bien entendu acquérir l'intégrale entière George Szell dirige Beethoven : Symphonies n° 1 à n° 9 - Ouvertures.

Les caractères de la direction de George Szell sont bien connus : classicisme, perfection de la forme et même perfectionnisme, mais aussi réserve émotionnelle, voire hygiénique froideur. Les contrastes d'intensité sont souvent atténués, les accompagnements, les soli des vents et la perception claire de tous les niveaux de l'orchestre ne sont pas soumis à la ligne mélodique. Pourtant, avec un style assez stable, la réussite peut être plus ou moins grande. De plus, la sobriété du chef ne l'empêche pas de faire preuve d'originalité à certains moments.

PREMIÈRE SYMPHONIE
Par rapport à beaucoup de chefs, Szell atténue la différence de tempo entre l'Adagio molto et l'Allegro con brio et ne cherche pas à donner de la majesté au premier. Ensuite, l'Andante n'est pas aussi cantabile que chez Jochum ou Bruno Walter. Restent donc une admirable clarté, l'équilibre, la précision des attaques et des réponses. Ensuite, le tourbillonnement qui accompagne le trio du Menuetto, souvent entendu d'assez loin, est ici beaucoup plus audible. C'est le Finale qui est le plus réussi. Szell prend très rapidement l'Adagio qui l'introduit et lui donne une articulation très originale. Ensuite, c'est le rebondissement qu'on admire dans l'Allegro molto e vivace. Un exemple qui montre que le style n'empêche pas l'initiative et l'originalité.

PASTORALE
Elle témoigne des qualités habituelles du chef, mais se révèle inégale. L'Allegro ma non troppo est pourvu d'un sentiment poétique inattendu. Malgré l'extrême soin apporté aux détails, ce mouvement donne une certaine impression de détente, très bienvenue ici, presque comme avec Bruno Walter. L'Andante molto mosso est presque aussi réussi, presque tout de même.
Malgré le rythme et la mise en valeur des timbres, la joyeuse assemblée suivante est un peu raide et les paysans ne s'amusent guère. Et je trouve l'orage bien stylisé, formel (écouter Reiner, Bruno Walter avec Philadelphie...).
Dans le Finale, le tempo très large peut inquiéter au début, mais il donne comme une poésie bucolique à ce mouvement, de plus passionnant à suivre par les nombreuses initiatives qu'il contient. Le sommet de cette Pastorale avec le premier mouvement. Mais je dois avertir que mon étude comparative (j'ai utilisé selon les mouvements Furtwängler en 1954, Reiner, Keilberth, Walter-Philadelphia, Walter-CSO et Karajan en 1961) grossit sans doute l'inégalité de réussite entre les mouvements et qu'une écoute simple ne permettrait pas de saisir tout ça...

Le disque se termine magnifiquement avec une OUVERTURE d'EGMONT superbe, qui renouvelle l'intérêt de cette page si connue. Là encore, le style n'empêche pas de multiples initiatives de détail.


Beethoven : Symphonies N° 3 et N° 8
Beethoven : Symphonies N° 3 et N° 8
Prix : EUR 9,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La perfection et le contrôle, 26 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Symphonies N° 3 et N° 8 (CD)
Je m'aperçois que mon commentaire figure aussi sur un disque de Osmo Vänskä, et peut-être sur d'autres. Je n'y peux rien, j'ai commenté George Szell dans Beethoven.

A trouver aussi dans l'intégrale : George Szell dirige Beethoven : Symphonies n° 1 à n° 9 - Ouvertures.

C'est peut-être dans l'Héroïque que l'art de George Szell, classique, pondéré, à la recherche de la perfection de la forme, atteint son sommet.
Szell est évidemment plus pacifique et moins dionysiaque que tant d'autres, mais il choisit de faire bien entendre les soli des vents (quels musiciens !) et tous les étages de l'orchestre, ordonne les gradations, les attaques et les réponses de manière parfaite. Si cette Héroïque est grisante, c'est de pure beauté formelle, car son contenu émotionnel se soumet à une grande réserve.
A la rigueur, on pourrait la comparer à celle de Böhm avec Berlin Beethoven : Symphonie n° 3 - Ouverture de Coriolan, mais Böhm est plus passionné et, assez typiquement, accepte des contrastes d'intensité plus importants que Szell, qui les dose au minimum.
La Marche funèbre elle-même tire de ce traitement une grande clarté, une sorte de fermeté, qui ne nuit pas trop au sentiment de deuil. Les tempi sont plutôt rapides, mais évidemment sans excès. Szell, contre les traditions fossilisées, ne ralentit pas pour le trio du Scherzo et les cors peinent quelque peu.
Une très grande Héroïque, mais on conseillerait tout de même d'en connaître d'autres, celle de Furtwängler en décembre 1944 en premier lieu, celle de Bernstein (Sony), peut-être le sommet de son intégrale, celle de Reiner, celle de Konwitschny avec Dresde, notamment, pour ne pas s'en faire une idée trop unidimensionnelle.

Szell ne change pas d'options pour la 8e, du moins pour sa première partie : même souci des timbres, de la beauté formelle, même atmosphère pacifiée (surtout par contraste avec ce que fait Jochum dans cette œuvre The Symphonies), même précision, même équilibre. L'Allegro scherzando en prend un caractère mélodieux, bien qu'une grande attention soit apportée au rythme.
La deuxième moitié montre des choix curieusement différents, alors que l'enregistrement a été fait en un seul jour, le 15 avril 1961 : Szell stimule le balancement du 3e mouvement, il l'accompagne de trompettes assez crues et en gros plan, pas très intégrées au reste de l'orchestre (le mixage y est peut-être pour quelque chose), ce qui surprend chez ce chef. Le trio, assez romantique, est moins déstabilisant. Beaucoup de légèreté dans le Finale allegro vivace, mais aussi de contrastes d'intensité. Ecoutés au casque, les deux derniers mouvements n'ont pas la clarté et la netteté des deux premiers. A mon oreille, c'est moins harmonieux, ce qui est normal, mais aussi moins réussi et je reviens toujours à la passion, mais aussi à l'équilibre, de Jochum (avril-mai 1958).


Symphonies Nos 3 & 8
Symphonies Nos 3 & 8
Proposé par MMT-France
Prix : EUR 19,28

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La perfection et le contrôle, 26 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonies Nos 3 & 8 (CD)
A trouver aussi dans l'intégrale : George Szell dirige Beethoven : Symphonies n° 1 à n° 9 - Ouvertures.

C'est peut-être dans l'Héroïque que l'art de George Szell, classique, pondéré, à la recherche de la perfection de la forme, atteint son sommet.
Szell est évidemment plus pacifique et moins dionysiaque que tant d'autres, mais il choisit de faire bien entendre les soli des vents (quels musiciens !) et tous les étages de l'orchestre, ordonne les gradations, les attaques et les réponses de manière parfaite. Si cette Héroïque est grisante, c'est de pure beauté formelle, car son contenu émotionnel se soumet à une grande réserve.
A la rigueur, on pourrait la comparer à celle de Böhm avec Berlin Beethoven : Symphonie n° 3 - Ouverture de Coriolan, mais Böhm est plus passionné et, assez typiquement, accepte des contrastes d'intensité plus importants que Szell, qui les dose au minimum.
La Marche funèbre elle-même tire de ce traitement une grande clarté, une sorte de fermeté, qui ne nuit pas trop au sentiment de deuil. Les tempi sont plutôt rapides, mais évidemment sans excès. Szell, contre les traditions fossilisées, ne ralentit pas pour le trio du Scherzo et les cors peinent quelque peu.
Une très grande Héroïque, mais on conseillerait tout de même d'en connaître d'autres, celle de Furtwängler en décembre 1944 en premier lieu, celle de Bernstein (Sony), peut-être le sommet de son intégrale, celle de Reiner, celle de Konwitschny avec Dresde, notamment, pour ne pas s'en faire une idée trop unidimensionnelle.

Szell ne change pas d'options pour la 8e, du moins pour sa première partie : même souci des timbres, de la beauté formelle, même atmosphère pacifiée (surtout par contraste avec ce que fait Jochum dans cette œuvre The Symphonies), même précision, même équilibre. L'Allegro scherzando en prend un caractère mélodieux, bien qu'une grande attention soit apportée au rythme.
La deuxième moitié montre des choix curieusement différents, alors que l'enregistrement a été fait en un seul jour, le 15 avril 1961 : Szell stimule le balancement du 3e mouvement, il l'accompagne de trompettes assez crues et en gros plan, pas très intégrées au reste de l'orchestre (le mixage y est peut-être pour quelque chose), ce qui surprend chez ce chef. Le trio, assez romantique, est moins déstabilisant. Beaucoup de légèreté dans le Finale allegro vivace, mais aussi de contrastes d'intensité. Ecoutés au casque, les deux derniers mouvements n'ont pas la clarté et la netteté des deux premiers. A mon oreille, c'est moins harmonieux, ce qui est normal, mais aussi moins réussi et je reviens toujours à la passion, mais aussi à l'équilibre, de Jochum (avril-mai 1958).


Symphony 3/8
Symphony 3/8
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 17,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La perfection et le contrôle, 26 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphony 3/8 (CD)
C'est peut-être dans l'Héroïque que l'art de George Szell, classique, pondéré, à la recherche de la perfection de la forme, atteint son sommet.
Szell est évidemment plus pacifique et moins dionysiaque que tant d'autres, mais il choisit de faire bien entendre les soli des vents (quels musiciens !) et tous les étages de l'orchestre, ordonne les gradations, les attaques et les réponses de manière parfaite. Si cette Héroïque est grisante, c'est de pure beauté formelle, car son contenu émotionnel se soumet à une grande réserve.
A la rigueur, on pourrait la comparer à celle de Böhm avec Berlin Beethoven : Symphonie n° 3 - Ouverture de Coriolan, mais Böhm est bien plus passionné et, assez typiquement, accepte des contrastes d'intensité plus importants que Szell, qui les dose au minimum.
La Marche funèbre elle-même tire de ce traitement une grande clarté, une sorte de fermeté, qui ne nuit pas trop au sentiment de deuil. Les tempi sont plutôt rapides, mais évidemment sans excès. Szell, contre les traditions fossilisées, ne ralentit pas pour le trio du Scherzo et les cors peinent quelque peu.
Une très grande Héroïque, mais on conseillerait tout de même d'en connaître d'autres, celle de Furtwängler en décembre 1944 en premier lieu, celle de Bernstein (Sony), peut-être le sommet de son intégrale, celle de Reiner, celle de Konwitschny avec Dresde, notamment, pour ne pas s'en faire une idée trop unidimensionnelle.

Szell ne change pas d'options pour la 8e, du moins pour sa première partie : même souci des timbres, de la beauté formelle, même atmosphère pacifiée (surtout par contraste avec ce que fait Jochum dans cette œuvre The Symphonies), même précision, même équilibre. L'Allegro scherzando en prend un caractère mélodieux, bien qu'une grande attention soit apportée au rythme.
La deuxième moitié montre des choix curieusement différents, alors que l'enregistrement a été fait en un seul jour, le 15 avril 1961 : Szell stimule le balancement du 3e mouvement, il l'accompagne de trompettes assez crues et en gros plan, pas très intégrées au reste de l'orchestre (le mixage y est peut-être pour quelque chose), ce qui surprend chez ce chef. Le trio, assez romantique, est moins déstabilisant. Beaucoup de légèreté dans le Finale allegro vivace, mais aussi de contrastes d'intensité. Ecoutés au casque, les deux derniers mouvements n'ont pas la clarté et la netteté des deux premiers. A mon oreille, c'est moins harmonieux et je reviens toujours à la passion, mais aussi à l'équilibre, de Jochum (avril-mai 1958).


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20