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Contenu rédigé par Pèire Cotó
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Commentaires écrits par
Pèire Cotó (Occitània)
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Haydn: Streichquartette
Haydn: Streichquartette
Prix : EUR 14,28

5.0 étoiles sur 5 Expérience, 3 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Haydn: Streichquartette (CD)
Le Rosamunde Quartett München a été fondé en 1992 par des musiciens qui avaient eu une carrière individuelle auparavant, ce qui n'est pas le cas le plus fréquent, et il a été dissous en 2009, après avoir changé de second violon entre temps. Il a surtout enregistré de la musique contemporaine, mais aussi le quatuor de Schubert qui lui a donné son nom (Quatuor à cordes n°13, ou String Quartets), accompagné d'un quatuor de Goldmark, et aussi deux disques Haydn, celui-ci et Les Sept Dernières Paroles du Christ en croix.

La première chose qui m'a frappé est l'extraordinaire clarté de l'enregistrement, peu réverbéré, qui permet d'entendre de façon particulièrement distincte chacun des instrumentistes. Mais au bout de quelque temps, je me suis aperçu que les musiciens y étaient aussi pour quelque chose. Leur niveau technique est époustouflant, c'est celui des plus virtuoses, les Alban Berg par exemple, mais ils en font quelque chose de bien différent. Il est incompréhensible qu'il n'y ait pratiquement aucun commentaire de leurs disques sur les différents sites d'Amazon.

C'est peut-être dans le quatuor l'Empereur, opus 76 n°3, que leurs caractères propres apparaissent le plus clairement et donnent le résultat le plus incontestable. Les Rosamunde ralentissent certains passages tranquilles, ce qui peut sembler banal, pour accélérer éventuellement ensuite. Mais rien n'évoque pourtant le style romantisant des musiciens de la première moitié du XXe siècle, c'est tout autre chose. En même temps qu'ils sont porteurs de toutes les expériences du XXe siècle, ils ont subi l'influence de Sergiu Celibidache et leur démarche est de type zen, de contrôle de l'instinct et de maîtrise du temps. Le premier mouvement ainsi traité atteint les 8 mn sans faire la grande reprise; il devient très prenant, magnétique. Mais les tempi dans le reste du disque sont plus proches de la moyenne. En même temps qu'ils exaltent la langueur des passages dolce, ils marquent les rythmes de façon nette et inflexible, fière et cambrée, produisant d'admirables contrastes. C'est à la fin du dernier mouvement que le résultat est le plus enthousiasmant. En ralentissant le tempo, ils donnent un poids inhabituel à un motif de balancement qui semble se chercher, puis par une accélération progressive rendent particulièrement libératrice l'explosion de la fin.

J'ai évidemment comparé leur quatuor l'Alouette (opus 64 n°5) au célèbre enregistrement des Italiano. Ils n'atteignent pas tout à fait leur grâce miraculeuse dans le premier mouvement, mais leur sont supérieurs dans le mouvement lent, un rêve, traité avec souplesse et sveltesse (moins de vibrato). Les notes rapides du Finale ont une perfection difficilement dépassable, mais n'ont rien de mécanique ni de contraint.

Plus ou moins selon les moments, il me semble que le contrôle, le refus de l'instinct et de la spontanéité entrent en contradiction avec la virilité rugueuse, l'allant et l'optimisme conquérant de Haydn.
C'est sans doute dans le quatuor Le Cavalier, opus 74 n°3, que je le ressens le plus, surtout dans une écoute d'ensemble et par comparaison avec d'autres interprétations. L'œuvre évolue vers le mystère plus que vers l'affirmation. Mais la construction du discours reste passionnante (premier mouvement en particulier) et la perfection du jeu instrumental, la cohésion des musiciens restent égales à celles qu'on admire dans les autres quatuors du disque.


Quatuors à cordes
Quatuors à cordes
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 37,19

5.0 étoiles sur 5 Expérience, 3 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Quatuors à cordes (CD)
Ce CD se trouve aussi sous un autre aspect, plus récent : Haydn: Streichquartette.

Le Rosamunde Quartett München a été fondé en 1992 par des musiciens qui avaient eu une carrière individuelle auparavant, ce qui n'est pas le cas le plus fréquent, et il a été dissous en 2009, après avoir changé de second violon entre temps. Il a surtout enregistré de la musique contemporaine, mais aussi le quatuor de Schubert qui lui a donné son nom (Quatuor à cordes n°13, ou String Quartets), accompagné d'un quatuor de Goldmark, et aussi deux disques Haydn, celui-ci et les Sept Dernières Paroles Les Sept Dernières Paroles du Christ en croix.

La première chose qui m'a frappé est l'extraordinaire clarté de l'enregistrement, peu réverbéré, qui permet d'entendre de façon particulièrement distincte chacun des instrumentistes. Mais au bout de quelque temps, je me suis aperçu que les musiciens y étaient aussi pour quelque chose. Leur niveau technique est époustouflant, c'est celui des plus virtuoses, les Alban Berg par exemple, mais ils en font quelque chose de bien différent. Il est incompréhensible qu'il n'y ait pratiquement aucun commentaire de leurs disques sur les différents sites d'Amazon.

C'est peut-être dans le quatuor l'Empereur, opus 76 n°3, que leurs caractères propres apparaissent le plus clairement et donnent le résultat le plus incontestable. Les Rosamunde ralentissent certains passages tranquilles, ce qui peut sembler banal, pour accélérer éventuellement ensuite. Mais rien n'évoque pourtant le style romantisant des musiciens de la première moitié du XXe siècle, c'est tout autre chose. En même temps qu'ils sont porteurs de toutes les expériences du XXe siècle, ils ont subi l'influence de Sergiu Celibidache et leur démarche est de type zen, de contrôle de l'instinct et de maîtrise du temps. Le premier mouvement ainsi traité atteint les 8 mn sans faire la grande reprise; il devient très prenant, magnétique. Mais les tempi dans le reste du disque sont plus proches de la moyenne. En même temps qu'ils exaltent la langueur des passages dolce, ils marquent les rythmes de façon nette et inflexible, fière et cambrée, produisant d'admirables contrastes. C'est à la fin du dernier mouvement que le résultat est le plus enthousiasmant. En ralentissant le tempo, ils donnent un poids inhabituel à un motif de balancement qui semble se chercher, puis par une accélération progressive rendent particulièrement libératrice l'explosion de la fin.

J'ai évidemment comparé leur quatuor l'Alouette (opus 64 n°5) au célèbre enregistrement des Italiano. Ils n'atteignent pas tout à fait leur grâce miraculeuse dans le premier mouvement, mais leur sont supérieurs dans le mouvement lent, un rêve, traité avec souplesse et sveltesse (moins de vibrato). Les notes rapides du Finale ont une perfection difficilement dépassable, mais n'ont rien de mécanique ni de contraint.

Plus ou moins selon les moments, il me semble que le contrôle, le refus de l'instinct et de la spontanéité entrent en contradiction avec la virilité rugueuse, l'allant et l'optimisme conquérant de Haydn.
C'est sans doute dans le quatuor Le Cavalier, opus 74 n°3, que je le ressens le plus, surtout dans une écoute d'ensemble et par comparaison avec d'autres interprétations. L'œuvre évolue vers le mystère plus que vers l'affirmation. Mais la construction du discours reste passionnante (premier mouvement en particulier) et la perfection du jeu instrumental, la cohésion des musiciens restent égales à celles qu'on admire dans les autres quatuors du disque.


Quintette A Cordes Op.97 - Quintette A Cordes Op.18
Quintette A Cordes Op.97 - Quintette A Cordes Op.18
Prix : EUR 9,42

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Naturel et fluidité, 24 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Quintette A Cordes Op.97 - Quintette A Cordes Op.18 (CD)
Il s'agit de la nouvelle apparence d'un CD qu'on a d'abord connu sous un aspect un peu différent Quintettes à cordes en mi bémol majeur, "Américain", op.97 & en sol majeur, op.18, avec contrebasse, mais le tableau est le même.
L'opus 97, de 1893, est un quintette avec deux altos, alors que l'opus 77 est constitué d'un quatuor à cordes et d'une contrebasse. Mais en réalité, ici, nous avons l'opus 18, qui est la première version de l'opus 77, de 1875. Puis Dvorák l'a révisé, principalement en supprimant un bref Intermezzo, et c'est alors que l'éditeur a choisi en 1888 de le désigner comme opus 77. A part l'Intermezzo, il y a peu de différences.

J'ai comparé ces interprétations avec celles des membres de l'Octuor de Vienne pour les opus 77 et 97, dont le caractère tchèque est évidemment atténué. Pour l'opus 97, les Kocian, accompagnés de Josef Suk, qui prenait volontiers l'alto, avaient publié une première version en 1991 chez l'éditeur Bonton (1989-2003, racheté par Sony). Comme ce premier enregistrement est pour l'instant introuvable, on est heureux d'avoir une nouvelle version des Kocian. Selon les passages, je préfère l'un ou l'autre enregistrement, mais il y a peu de différences. J'ai aussi écouté sur le Web l'interprétation des Smetana avec Josef Suk (déjà) en 1973. Pour l'opus 77, j'ai moins de points de comparaison.

Les Kocian et leurs collègues n'ont certainement pas la sveltesse des musiciens viennois, d'autant plus que la prise de son assez synthétique produit un son global. C'est certainement un disque où on peut entrer dans le paysage sonore - qui ne peut être que tchèque - en oubliant les instruments. Par rapport à l'Octuor de Vienne et peut-être même au Quatuor Smetana pour l'opus 97, il y a moins de clarté instrumentale, mais sans doute plus de mystère. Les Smetana ont probablement plus de virtuosité, pas beaucoup plus, mais leur interprétation est plus posée. A côté de ces grands seigneurs, les Kocian ont davantage de fluidité, avec des articulations peu soulignées, et, c'est l'intuition qui me le fait écrire, de modestie. Ce naturel, cette souplesse et cette authenticité me semblent infaillibles !


Quintettes à cordes en mi bémol majeur, "Américain", op.97 & en sol majeur, op.18, avec contrebasse
Quintettes à cordes en mi bémol majeur, "Américain", op.97 & en sol majeur, op.18, avec contrebasse

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Naturel et fluidité, 24 avril 2016
L'opus 97, de 1893, est un quintette avec deux altos, alors que l'opus 77 est constitué d'un quatuor à cordes et d'une contrebasse. Mais en réalité, ici, nous avons l'opus 18, qui est la première version de l'opus 77, de 1875. Puis Dvorák l'a révisé, principalement en supprimant un bref Intermezzo, et c'est alors que l'éditeur a choisi en 1888 de le désigner comme opus 77. A part l'Intermezzo, il y a peu de différences.

J'ai comparé ces interprétations avec celles des membres de l'Octuor de Vienne pour les opus 77 et 97, dont le caractère tchèque est évidemment atténué. Pour l'opus 97, les Kocian, accompagnés de Josef Suk, qui prenait volontiers l'alto, avaient publié une première version en 1991 chez l'éditeur Bonton (1989-2003, racheté par Sony). Comme ce premier enregistrement est pour l'instant introuvable, on est heureux d'avoir une nouvelle version des Kocian. Selon les passages, je préfère l'un ou l'autre enregistrement, mais il y a peu de différences. J'ai aussi écouté sur le Web l'interprétation des Smetana avec Josef Suk (déjà) en 1973. Pour l'opus 77, j'ai moins de points de comparaison.

Les Kocian et leurs collègues n'ont certainement pas la sveltesse des musiciens viennois, d'autant plus que la prise de son assez synthétique produit un son global. C'est certainement un disque où on peut entrer dans le paysage sonore - qui ne peut être que tchèque - en oubliant les instruments. Par rapport à l'Octuor de Vienne et peut-être même au Quatuor Smetana pour l'opus 97, il y a moins de clarté instrumentale, mais sans doute plus de mystère. Les Smetana ont probablement plus de virtuosité, pas beaucoup plus, mais leur interprétation est plus posée. A côté de ces grands seigneurs, les Kocian ont davantage de fluidité, avec des articulations peu soulignées, et, c'est l'intuition qui me le fait écrire, de modestie. Ce naturel, cette souplesse et cette authenticité me semblent infaillibles !


Bruckner : Symphonie, n° 3
Bruckner : Symphonie, n° 3
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Pertinente simplicité, 18 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonie, n° 3 (CD)
Bruckner, Symphonie n° 3, édition 1889, Stanislaw Skrowaczewski, LPO.

Stanislaw Skrowaczewski me fait penser à ce qu'on disait autrefois de Schuricht, pas spécialement parce que leurs Bruckner se ressembleraient, ce qui serait faux : que sa simplicité, sa manière d'aller tout droit sans chercher midi à quatorze heures, son respect de la lettre, en disaient davantage sur les œuvres que bien des directions plus raffinées et apparemment plus complexes. Et on soulignait aussi la jeunesse d'esprit de l'octogénaire. On pourrait reprendre les mêmes idées, mis à part que Skrowaczewski est nonagénaire.

Il y a un équilibre, une maîtrise étonnante pour un chef de cet âge et une vitalité encore plus surprenante, sans le ralentissement des tempi que le grand âge impose le plus souvent. Le scherzo et ses rythmes sont d'ailleurs particulièrement réussis. C'est l'animation, le respect des contrastes, la spontanéité et la légèreté qui caractérisent cette interprétation. S'il y a de la grandeur, elle vient de la partition et ne semble pas recherchée pour elle-même. C'est sans doute à la version beaucoup plus posée et majestueuse de Böhm que ce style s'oppose. On peut discuter la marche qui paraît au premier abord un peu plate et ralentie de la partie centrale du Finale, mais à laquelle on peut trouver beaucoup de vraisemblable psychologique. Ce Finale avait d'ailleurs commencé de façon parfaite, mais à la fin du mouvement la transition vers la coda n'est pas vraiment une réussite.

Je ne connais pas la précédente version de la 3e par Skrowaczewski, puisque le chef a réalisé il y a quelques années l'intégrale avec l'Orchestre de la Radio de Sarrebruck, mais celle-ci fait partie des interprétations conseillables, qu'il vous en faille une seule ou que vous ayez envie d'interprétations variées, tout de même derrière celle de Jochum-Deutsche Grammophon et surtout Böhm, toujours pour parler de la version de 1889, qui en elle-même n'est pas la meilleure des trois écritures successives de cette symphonie.


Serenades 1 & 2
Serenades 1 & 2
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 45,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Simplicité ou banalité ?, 16 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Serenades 1 & 2 (CD)
Même CD que : Brahms/Serenades 1 & 2.
Voici un disque qui me laisse une impression mélangée et c'est en l'écoutant que je m'aperçois que les sérénades sont peut-être plus difficiles à diriger que les symphonies.
Il y a au moins un avantage, c'est que l'enregistrement est bien fait. Mais quand j'écoute Belohlávek, j'hésite pour le caractériser entre simplicité et banalité. Certes, on pourrait dire qu'il s'immerge dans "la pâte sonore", comme on dit, mais on peut dire aussi qu'il fait jouer les notes sans choisir ni hiérarchiser. Rien ne se dégage. Et ce disque sincère ne donne guère d'esprit, d'élégance et de poésie à ces sérénades. Mais peut-être je me fais une impression subjective de ce que ça doit être et je suis déçu quand je ne le trouve pas... C'est pourquoi d'autres en jugeront sans doute différemment.
Selon les moments, je suis plus ou moins convaincu. L'Adagio non troppo de la Première Sérénade (opus 11, en ré) est tout de même mieux réussi que les mouvements rapides.


Brahms/Serenades 1 & 2
Brahms/Serenades 1 & 2
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 33,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Simplicité ou banalité ?, 16 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms/Serenades 1 & 2 (CD)
Voici un disque qui me laisse une impression mélangée et c'est en l'écoutant que je m'aperçois que les sérénades sont peut-être plus difficiles à diriger que les symphonies.
Il y a au moins un avantage, c'est que l'enregistrement est bien fait. Mais quand j'écoute Belohlávek, j'hésite pour le caractériser entre simplicité et banalité. Certes, on pourrait dire qu'il s'immerge dans "la pâte sonore", comme on dit, mais on peut dire aussi qu'il fait jouer les notes sans choisir ni hiérarchiser. Rien ne se dégage. Et ce disque sincère ne donne guère d'esprit, d'élégance et de poésie à ces sérénades. Mais peut-être je me fais une impression subjective de ce que ça doit être et je suis déçu quand je ne le trouve pas... C'est pourquoi d'autres en jugeront sans doute différemment.
Selon les moments, je suis plus ou moins convaincu. L'Adagio non troppo de la Première Sérénade (opus 11, en ré) est tout de même mieux réussi que les mouvements rapides.


Brahms / the Complete Symphonies (BD) [Blu-ray]
Brahms / the Complete Symphonies (BD) [Blu-ray]
DVD ~ Brahms
Prix : EUR 59,91

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La gloire de Dresde, 15 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms / the Complete Symphonies (BD) [Blu-ray] (Blu-ray)
La différence avec Brahms / the Complete Symphonies, c'est qu'ici c'est un Blu-ray. A ce point près, je peux reprendre mon commentaire.

Ce coffret contient 3 DVD : 1) symphonies 1 et 2; 2) symphonies 3 et 4 (dans un coffret intérieur), 3) Discovering Brahms (Christian Thielemann parle des symphonies de Brahms). Je ne parlerai pas du 3e DVD, en allemand (bien sûr), traduit en anglais, ce qui m'a fatigué assez vite (on verra plus tard). Peut-être aurait-on pu se passer de ce 3e DVD, pour que l'ensemble soit meilleur marché.

Techniquement, la réalisation est parfaite et l'image montre intelligemment les instruments qu'il faut voir au bon moment. Le son me semble d'excellente qualité. Les symphonies n° 1 et 3 sont enregistrées au NHK Hall, à Tokyo, le 22 octobre 2012, les 2 et 4 au Semperoper de Dresde les 24 au 27 janvier 2013 (n° 2) et les 7 au 9 avril 2013 (n° 4) et on verra que c'est important.

Quand on écoute l'acoustique du NHK Hall, on la suppose excellente. Mais quand on passe au Semperoper, tout de suite la musique respire, l'orchestre devient élégant, gracieux, soyeux (gloire à Gottfried Semper !). Et du coup, ce qui est enregistré au NHK Hall devient presque dur et prosaïque dans le souvenir (sur chaque DVD, on passe d'une symphonie enregistrée à Tokyo à un autre enregistrée à Dresde).

Mais il n'y a pas que l'acoustique. A Tokyo, le chef semble précautionneux et les musiciens presque anxieux de bien faire, du moins pour la 3e symphonie, alors qu'à Dresde, ils sont en confiance et font preuve de davantage de souplesse et d'aisance. Ça dépend du public, ou du moins de l'idée que les musiciens se font de lui. Quand l'Orchestre du Capitole joue dans une petite ville de Midi-Pyrénées, avec un public peu connaisseur, mais bon enfant et enthousiaste, les musiciens semblent à l'aise et donnent presque l'impression d'improviser à la fin du concert, en particulier si le chef leur laisse une certaine liberté. Mais quand ils sont dans un concert d'abonnés, ils sont beaucoup plus circonspects. Il semble qu'au Japon, les musiciens et sans doute Thielemann en particulier souhaitaient trop faire bonne impression. La 3e semble compassée, alors que la 4e est pleine d'élan et d'ailleurs beaucoup moins lente que la 3e. Le contraste n'existe pratiquement pas entre la 1ère et la 2e (magnifique Andante sostenuto de la 1ère, par exemple).

La gestique de Christian Thielemann n'a rien de démonstratif et recherche avant tout la précision. Il l'obtient et ces symphonies sont remarquablement mises en place, à défaut d'être constamment exaltantes (la 3e). Je n'avais jamais entendu Christian Thielemann dans Brahms et avant d'écouter les DVD, je me disais que Brahms lui irait bien. Et puis, surtout, il y a la Staatskapelle Dresden, un orchestre qui n'est péremptoire et exagérément tranchant que quand il est mal enregistré, et ce n'est certes pas le cas ici. De nombreux passages sont admirables de grâce et de poésie. Au total des vidéos qu'on aura sans doute envie de se repasser souvent.


Brahms / the Complete Symphonies
Brahms / the Complete Symphonies
DVD ~ Brahms
Prix : EUR 54,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La gloire de Dresde, 15 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms / the Complete Symphonies (DVD)
Ce coffret contient 3 DVD : 1) symphonies 1 et 2; 2) symphonies 3 et 4 (dans un coffret intérieur), 3) Discovering Brahms (Christian Thielemann parle des symphonies de Brahms). Je ne parlerai pas du 3e DVD, en allemand (bien sûr), traduit en anglais, ce qui m'a fatigué assez vite (on verra plus tard). Peut-être aurait-on pu se passer de ce 3e DVD, pour que l'ensemble soit meilleur marché.

Techniquement, la réalisation est parfaite et l'image montre intelligemment les instruments qu'il faut voir au bon moment. Le son me semble d'excellente qualité. Les symphonies n° 1 et 3 sont enregistrées au NHK Hall, à Tokyo, le 22 octobre 2012, les 2 et 4 au Semperoper de Dresde les 24 au 27 janvier 2013 (n° 2) et les 7 au 9 avril 2013 (n° 4) et on verra que c'est important.

Quand on écoute l'acoustique du NHK Hall, on la suppose excellente. Mais quand on passe au Semperoper, tout de suite la musique respire, l'orchestre devient élégant, gracieux, soyeux (gloire à Gottfried Semper !). Et du coup, ce qui est enregistré au NHK Hall devient presque dur et prosaïque dans le souvenir (sur chaque DVD, on passe d'une symphonie enregistrée à Tokyo à un autre enregistrée à Dresde).

Mais il n'y a pas que l'acoustique. A Tokyo, le chef semble précautionneux et les musiciens presque anxieux de bien faire, du moins pour la 3e symphonie, alors qu'à Dresde, ils sont en confiance et font preuve de davantage de souplesse et d'aisance. Ça dépend du public, ou du moins de l'idée que les musiciens se font de lui. Quand l'Orchestre du Capitole joue dans une petite ville de Midi-Pyrénées, avec un public peu connaisseur, mais bon enfant et enthousiaste, les musiciens semblent à l'aise et donnent presque l'impression d'improviser à la fin du concert, en particulier si le chef leur laisse une certaine liberté. Mais quand ils sont dans un concert d'abonnés, ils sont beaucoup plus circonspects. Il semble qu'au Japon, les musiciens et sans doute Thielemann en particulier souhaitaient trop faire bonne impression. La 3e semble compassée, alors que la 4e est pleine d'élan et d'ailleurs beaucoup moins lente que la 3e. Le contraste n'existe pratiquement pas entre la 1ère et la 2e (magnifique Andante sostenuto de la 1ère, par exemple).

La gestique de Christian Thielemann n'a rien de démonstratif et recherche avant tout la précision. Il l'obtient et ces symphonies sont remarquablement mises en place, à défaut d'être constamment exaltantes (la 3e). Je n'avais jamais entendu Christian Thielemann dans Brahms et avant d'écouter les DVD, je me disais que Brahms lui irait bien. Et puis, surtout, il y a la Staatskapelle Dresden, un orchestre qui n'est péremptoire et exagérément tranchant que quand il est mal enregistré, et ce n'est certes pas le cas ici. De nombreux passages sont admirables de grâce et de poésie. Au total des vidéos qu'on aura sans doute envie de se repasser souvent.


Barbier Seville Gui
Barbier Seville Gui
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 25,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le respect de l'œuvre et le comique aussi, 14 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Barbier Seville Gui (CD)
Je constate que la version de Vittorio Gui devient de plus en plus rare. Que fait Warner ? En attendant, je répète mon commentaire sur cette ancienne édition.

Le Barbier de Séville est une œuvre qui a été autrefois trafiquée et caricaturée, qui est aujourd'hui traitée avec respect et philologie, mais souvent au détriment du comique et pour tout dire de l'intérêt de l'auditeur.
Vittorio Gui (1885-1975) a été le pionnier d'un retour au vrai Rossini. Après le succès des représentations de Glyndebourne, EMI lui fait enregistrer son Barbier en 1962. Il n'a pu imposer toute la distribution qu'il souhaitait, mais bénéficie entre autres de la présence - présence, c'est le mot, il n'en manque pas - de Sesto Bruscantini, à l'époque aussi bon chanteur qu'excellent acteur, il a Luigi Alva dans le rôle d'Almaviva, qui ne mérite pas le dédain de certains commentateurs. Victoria de Los Angeles ajoute à son art du chant les efforts pour être Rosina, donc pour ajouter à sa pudeur et douceur naturelles les caractères de rouerie et de sensualité qui n'étaient pas spontanés chez elle. Quant au Bartolo de Ian Wallace (1919-2009), j'avoue ne pas comprendre les reproches de convention que j'ai lus, puisque Bartolo doit être conventionnel pour être dans son rôle; peut-être lui fait-on payer le fait de n'avoir pas été seulement un chanteur d'opéra. Rarement un Bartolo a été aussi comique, a été le personnage, sans en faire trop.
Mais c'est le chef qui mène le jeu, qui rythme le déroulement de l'opéra et se surpasse dans le final étourdissant de l'acte I. Revenant à plus d'authenticité, il le fait sans supprimer la vie (oh! que non), l'aérien (un Rossini proche de Mozart), le bouffe. C'est sur ces derniers points que Abbado, et plus encore Marriner, sont en arrière.


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