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Contenu rédigé par Becquart Eric
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Commentaires écrits par
Becquart Eric
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Pierne: Cydalise et le Chevre-Pied
Pierne: Cydalise et le Chevre-Pied
Prix : EUR 9,89

5.0 étoiles sur 5 un enchantement, 30 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pierne: Cydalise et le Chevre-Pied (Téléchargement MP3)
Certes Gabriel Pierné n'a pas la souplesse et la mobilité de Ravel ou Debussy, certes on remarque parfois le chef d'orchestre qui puise les bonnes idées à droite à gauche, mais ce ballet est au bout du compte un véritable enchantement ! Car il est deux qualités remarquables chez ce compositeur : un grand talent d'orchestrateur sachant jouer des sortilèges d'un effectif très riche et un sens inné de la parodie du siècle galant, qui culmine ici dans le "ballet dans le ballet", La sultane des Indes, d'une grâce exquise. En fait au fur et à mesure de l'oeuvre on est peu à peu gagné par un sens du merveilleux qui ne nous quitte plus jusqu'à l'apothéose final.
David Shallon, qui devait disparaître brutalement quelques semaines après l'enregistrement, était un magnifique artiste (je l'ai entendu dans une lumineuse 5ème symphonie de Prokofiev à Lille, avec en première partie un concerto pour alto joué avec son épouse Tabae Zimmerman) qui sait faire jubiler un orchestre pourtant modeste : grand disque de musique française.


Cydalise et le chèvre-pied
Cydalise et le chèvre-pied

5.0 étoiles sur 5 un enchantement, 25 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cydalise et le chèvre-pied (CD)
Certes Gabriel Pierné n'a pas la souplesse et la mobilité de Ravel ou Debussy, certes on remarque parfois le chef d'orchestre qui puise les bonnes idées à droite à gauche, mais ce ballet est au bout du compte un véritable enchantement ! Car il est deux qualités remarquables chez ce compositeur : un grand talent d'orchestrateur sachant jouer des sortilèges d'un effectif très riche et un sens inné de la parodie du siècle galant, qui culmine ici dans le "ballet dans le ballet", La sultane des Indes, d'une grâce exquise. En fait au fur et à mesure de l'oeuvre on est peu à peu gagné par un sens du merveilleux qui ne nous quitte plus jusqu'à l'apothéose final.
David Shallon, qui devait disparaître brutalement quelques semaines après l'enregistrement, était un magnifique artiste (je l'ai entendu dans une lumineuse 5ème symphonie de Prokofiev à Lille, avec en première partie un concerto pour alto joué avec son épouse Tabae Zimmerman) qui sait faire jubiler un orchestre pourtant modeste : grand disque de musique française.


Wilhelm Friedemann Bach: Fantaisies - Sonates - Fugues - Polonaises
Wilhelm Friedemann Bach: Fantaisies - Sonates - Fugues - Polonaises
Prix : EUR 20,00

5.0 étoiles sur 5 récital étincelant, 19 avril 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Wilhelm Friedemann Bach: Fantaisies - Sonates - Fugues - Polonaises (CD)
Quel beau récital ! C'est un peu à reculons que je me suis engagé à la (re)découverte de WF Bach, après quelques expériences un peu grises : là, pour le coup, on comprend parfaitement l'affection du Père qui qualifiait son ainé de "fils que j'aime, celui qui me donne de la joie". Ce qui frappe ici est bien l'aisance contrapunctique de Wilhelm Friedemann, qui triomphe dans des fugues très personnelles et dans des fantaisies remarquables d'éloquence et de limpidité. Ce ton comme improvisé se retrouve dans deux magnifiques sonates qui, au delà de l'aisance polyphonique, révèlent un tempérament pour le moins aventureux qui allait sans doute nuire à la carrière du compositeur, et dans un cycle de polonaises qui se prête particulièrement à cette écriture vive et plutôt rythmée.
Nul doute que Maude Gratton soit pour beaucoup dans ce nouvel éclat rendu au compositeur, par un toucher à la fois lumineux et étincelant, qui ne passe pas non plus à coté de l'intimité du clavicorde. Comme l'aurait dit le patriarche, jubilatoire !


Fall & Resurection
Fall & Resurection
Prix : EUR 20,91

4.0 étoiles sur 5 Une liturgie hors d'âge, 29 mars 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Fall & Resurection (CD)
Ecrit pour le nouveau millénaire, et enregistré ici en live le 4 janvier 2000, cet oratorio associant voix solistes, choeur et orchestre a l'ambition de parcourir le chemin de l'humanité, le chaos originel, le paradis (austère et dépouillé ici), le péché originel et la chute, le temps des prophètes avec des interstices de ciel dans les ténèbres, l'avènement du Christ et la résurrection finale (impressionnante péroraison finale !).
La profonde intériorité de l'auteur, qui semble tirer chaque note du silence, suffit à captiver tout au long d'une œuvre dont la forme séquentielle et parfois répétitive se rapproche d'une liturgie "hors d'âge". Par des moyens simples Tavener parvient à nous introduire dans le sens profond des événements, notamment en utilisant avec grande efficacité des instruments antiques tel que la flûte Kaval ou la corne de berger, qui "apportent au corps et à l'âme quelque chose de fondamental, quelque chose de perdu, une innocence sauvage et apprivoisée" : on ne saurait mieux dire.
L'interprétation large, spatiale (dans la Cathédrale Saint Paul) trouve d'emblée le ton adéquate.


Tchaikovsky: Piano Works
Tchaikovsky: Piano Works
Prix : EUR 29,94

4.0 étoiles sur 5 Pour le plaisir, 1 mars 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky: Piano Works (CD)
Le piano de Tchaikovsky mérite mieux que l'ignorance ou le dédain. Même si, comme pour Dvorak, le génie de l'auteur trouve sa pleine mesure dans les couleurs de l'orchestre, il y a beaucoup à glaner ici pour mieux découvrir le compositeur ou pour le simple plaisir musical. Car Tchaikovsky cherche d'abord ici à séduire plus qu'à toucher ou transporter, avec une kyrielle de pièces courtes d'une facture toujours irréprochable, souvent inventive.
Les pièces de jeunesse façonnent le style pianistique brillant de l'auteur, sorte de laboratoire pour le 1er concerto. Les pièces op 19 et surtout le superbe exercice de style de l'op 21 préparent les sommets que sont les Saisons, qui atteignent vraiment une grande profondeur d'expression, et dans une moindre mesure la Grande Sonate, qui vaut mieux que sa réputation, avec en arrière-plan l'influence bien digérée de Schumann. L'album pour la jeunesse, dans la simplicité propre à l'exercice, est une belle réussite, ainsi d'ailleurs que les pièces op 51 qui dévoilent le maître des ballets (et dans lesquelles Stravinsky puisera pour son savoureux Baiser de la Fée).
L'ultime recueil de 18 pièces op 72 montre bien l'inspiration aléatoire de Tchaikovsky pour cet instrument : les premières pièces peinent à se démarquer du salon avant qu'un esprit de fantaisie jubilatoire n'anime la deuxième partie. Et l'aveu passionné sans opus annonce clairement Rachmaninov par sa texture dense et profonde...
Bref les curieux y trouveront leur compte, d'autant plus que le style alerte et bondissant de Ponti colle bien à l'auteur, dans une bonne prise de son.


Glazunov : Intégrale Des Symphonies
Glazunov : Intégrale Des Symphonies
Prix : EUR 43,45

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Du grand art, 7 février 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Glazunov : Intégrale Des Symphonies (CD)
Une somme passionnante pour les amateurs de musique russe ou de constructions symphoniques imposantes.
Il ne faut pas chercher ici les émotions procurées par le cycle de Tchaikovsky : si Glazounov est profondément russe par ses thèmes ou son lyrisme, il se démarque de son ainé par une propension à prioriser le travail thématique et formel sur la description d'états psychologiques ou de paysages intérieurs. Cette inclinaison, nourrie par l'étude des polyphonistes de la Renaissance, trouve sa pleine expression dans les finals des deux dernières symphonies. Seuls les scherzi, toujours réussis, laissent place à davantage de spontanéité et de fantaisie.
Compositeur précoce, Glazounov aura fini son cycle à l'âge de 41 ans avant de se consacrer à ses fonctions de direction du conservatoire de Saint Pétersbourg. Après une 1ère symphonie étonnante de maturité pour une œuvre composée à 16 ans, Glazounov ne cesse de gagner en largeur jusqu'au premier accomplissement de la 3ème symphonie, témoignant d'une maîtrise orchestrale et symphonique étourdissante dans une veine épique encore proche de Borodine.
Cette largeur, sorte de grand fleuve tranquille, se fait alors omniprésente dans les œuvres suivantes, chacune marquée par des caractères distincts, la magnifique 4ème symphonie très atmosphérique, la 5ème plus convenue mais innervée de beaux thèmes ou la 7ème majestueuse, qui fait souvent penser à Sibelius par la largeur de ses phrasés et des péroraisons construites sur des ostinatos. Le premier mouvement de la 6ème dénote dans cet ensemble par un ton tendu, tragique, comme si l'esprit de Tchaikovsky s'était saisi du compositeur.
La 8ème quitte ces plages plutôt sereines et équilibrées par une noirceur (des cuivres chauffés à blanc) et un ton tragique qui laissent peut être transparaître les événements de 1905 (le saisissant mouvement lent). Peut être aussi Glazounov prend t-il conscience de la difficulté à se renouveler, notamment dans un scherzo qui donne littéralement l'impression d'imploser sur lui-même...avant un final appesanti par un travail thématique devenu écrasant...C'est d'autant plus fascinant que de fait il n'allait plus composer que des œuvres confidentielles dans les trente années qui allaient suivre. Chostakovitch, dont le portrait en creux de Glazounov dans ses mémoires est passionnant et qui estimait beaucoup l'homme, parle d'un crash.
Rojdestvenski, qui a enregistré tant de cycles symphoniques, réussit particulièrement celui-ci par son atavisme et sa capacité à animer une musique qui peut facilement s'alourdir. Seule réserve des pleurages ponctuels, particulièrement sensibles dans le final de la 4ème mais cela ne doit pas décourager de découvrir une somme offrant de nombreuses beautés et d'une qualité d'écriture constante.


Soli Deo Gloria, Intégrale des oeuvres pour orgue
Soli Deo Gloria, Intégrale des oeuvres pour orgue
Prix : EUR 47,43

5.0 étoiles sur 5 Une somme magnifique, 14 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Soli Deo Gloria, Intégrale des oeuvres pour orgue (CD)
A ce prix une magnifique aubaine
C'est ma première intégrale de l'œuvre de Bach pour orgue et il est instructif de découvrir que trois quart de cette somme a été composée avant l'âge de 35 ans. Bach n'occupera plus de poste officielle d'organiste à Coethen ou Leipzig...Les pièces mémorables sont largement majoritaires et se prêtent d'évidence à la prière, que ce soit les chorals qui élèvent l'Ame avec ferveur ou les grandes pièces d'apparat qui semblent nous transporter devant le trône de Dieu. L'idée de rassembler ces pièces selon les temps liturgiques est donc en soit excellente et permet de cheminer avec Bach sur deux années liturgiques complètes.
Jacques Amade a pris son temps sur quatre années et 8 orgues pour constituer une intégrale d'une remarquable qualité, qui ne faiblit jamais, que ce soit en terme de virtuosité ou de jubilation ou en terme d'élévation spirituelle, bénéficiant d'une excellente prise de son plutôt proche et évitant la réverbération. On peut peut-être trouver encore plus délié et lumineux (Marie Claire Alain) ou plus poétique encore (Isoir) mais cet ensemble offrira une vraie expérience spirituelle.
A noter chez Bayard Musique également une excellente intégrale Buxtehude par Marie Ange Leurent et Eric Lebrun.


Musique pour piano (Volume 1)
Musique pour piano (Volume 1)
Prix : EUR 7,04

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 de petits joyaux, 19 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Musique pour piano (Volume 1) (CD)
Ce disque est un beau complément de l'anthologie orchestrale publiée également chez Naxos. Roussel témoigne toujours d'un grand soin apporté à chaque composition, jusqu'au "petit canon spirituel" qui se révèle en deux minutes comme un vrai joyau. Le disque parcourt les 3 grandes manières de Roussel : Le "marchand de sable qui passe" se révèle ici encore, comme dans sa version orchestrale, comme un authentique chef d'œuvre de la première manière, avec ses harmonies naviguant entre l'impressionnisme et Wagner et la beauté de ses thèmes qui se prêtent à la rêverie. "Doute" et "L'accueil des Muses" évoquent la période intermédiaire, contemporaine de la seconde symphonie, avec ses harmonies plus sombres et introverties, forme de chrysalide d'où allait jaillir le Roussel des années trente, qui éclate ici dans les magnifiques 3 pièces op 49 (créées par Casadesus) et le prélude et fugue op 46, deux chefs d'œuvres à l'irrésistible élan, qui sauront inspirer Martinu.
Jean-Pierre Armengaud aime cette musique et cela s'entend, son toucher très harmonique fait merveille dans le Marchand de Sable. On peut imaginer un toucher plus sec dans les pièces néo-classiques comme la sonatine ou les pièces op 49 mais c'est une simple question de goût.


Herbert von Karajan - In Rehersal And Concert (NTSC)
Herbert von Karajan - In Rehersal And Concert (NTSC)
DVD ~ Wiener Symphoniker
Prix : EUR 22,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Dans l'atelier d'un génie, 14 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Herbert von Karajan - In Rehersal And Concert (NTSC) (DVD)
A 57 ans, au fait de sa gloire et de ses moyens, Karajan se laisse convaincre par Clouzot de laisser filmer des répétitions par souci pédagogique et aussi pour mettre en valeur la dignité des musiciens et leur engagement. La répétition de la symphonie n° 4 de Schumann avec l'orchestre symphonique de Vienne est foudroyante : derrière le défi peut être artificiel de mettre en place l'œuvre en une heure, Karajan fait preuve d'une vivacité et d'une efficacité fascinante. Au delà de son sens des lignes de force et des enjeux, il fait littéralement sortir l'orchestre de sa gangue, souvent par un travail en petits groupes, avec une lucidité imparable. Il faut un peu de temps à l'orchestre pour trouver l'équilibre entre le legato réclamé par le maestro dans les phrases lyriques et la pulsion obsessionnelle et dure qu'il exige ailleurs. L'approche de Karajan est toujours factuelle et pratique, une courte allusion à la démence de Schumann ("Vous savez comment cela s'est terminé..."), comme s'il faisait confiance en la culture de l'orchestre pour trouver l'esprit derrière les notes. De fait l'exécution qui suit est mémorable par son caractère inexorable.
Le court travail sur le second mouvement de la symphonie n° 5 de Beethoven montre à nouveau un Karajan allant de suite à l'essentiel, avec une maîtrise quais-consubstantielle des œuvres et une force de conviction qui laisse peu de choix à l'apprenti chef qu'il guide. L'exécution est fascinante par la beauté plastique de l'orchestre philarmonique de Berlin et par la puissance qu'il dégage. Un DVD extrêmement éclairant sur l'art d'un chef doué jusqu'au génie.


A London Symphony (Symph. N 2) Version Originale De 1913 + George Butterworth
A London Symphony (Symph. N 2) Version Originale De 1913 + George Butterworth
Prix : EUR 17,59

5.0 étoiles sur 5 fantômes de l'Empire, 12 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : A London Symphony (Symph. N 2) Version Originale De 1913 + George Butterworth (CD)
Magnifique musique qui, bien au delà de l'argument anecdotique, nous transporte dans une atmosphère semi-fantomatique où les ombres de l'Empire en déclin semblent se perdre dans le crépuscule. Hickox joue ici l'œuvre dans sa première version de 1913. Elle fera l'objet d'une révision profonde pour aboutir en 1936 à une œuvre moins longue de 20 minutes, surtout dans les derniers mouvements. Pourtant cette première vision est captivante parce que multipliant les atmosphères en demi-teintes qui semblent s'étendre à toute la symphonie, émaillée de quelques passages plus animés dont l'épaisseur parfois un peu lourde fait plus figure de soubresauts : vision puissante comme souvent chez Vaughan Williams, qui nous hante bien après l'écoute. L'oeuvre est magnifiquement mise en valeur par Hickox et son sens fameux de la couleur orchestrale, et par une prise de son profonde et étagée.


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