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Contenu rédigé par Becquart Eric
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Commentaires écrits par
Becquart Eric
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Musique pour piano (Volume 1)
Musique pour piano (Volume 1)
Prix : EUR 5,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 de petits joyaux, 19 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Musique pour piano (Volume 1) (CD)
Ce disque est un beau complément de l'anthologie orchestrale publiée également chez Naxos. Roussel témoigne toujours d'un grand soin apporté à chaque composition, jusqu'au "petit canon spirituel" qui se révèle en deux minutes comme un vrai joyau. Le disque parcourt les 3 grandes manières de Roussel : Le "marchand de sable qui passe" se révèle ici encore, comme dans sa version orchestrale, comme un authentique chef d'œuvre de la première manière, avec ses harmonies naviguant entre l'impressionnisme et Wagner et la beauté de ses thèmes qui se prêtent à la rêverie. "Doute" et "L'accueil des Muses" évoquent la période intermédiaire, contemporaine de la seconde symphonie, avec ses harmonies plus sombres et introverties, forme de chrysalide d'où allait jaillir le Roussel des années trente, qui éclate ici dans les magnifiques 3 pièces op 49 (créées par Casadesus) et le prélude et fugue op 46, deux chefs d'œuvres à l'irrésistible élan, qui sauront inspirer Martinu.
Jean-Pierre Armengaud aime cette musique et cela s'entend, son toucher très harmonique fait merveille dans le Marchand de Sable. On peut imaginer un toucher plus sec dans les pièces néo-classiques comme la sonatine ou les pièces op 49 mais c'est une simple question de goût.


Herbert von Karajan - In Rehersal And Concert (NTSC)
Herbert von Karajan - In Rehersal And Concert (NTSC)
DVD ~ Wiener Symphoniker
Prix : EUR 30,00

5.0 étoiles sur 5 Dans l'atelier d'un génie, 14 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Herbert von Karajan - In Rehersal And Concert (NTSC) (DVD)
A 57 ans, au fait de sa gloire et de ses moyens, Karajan se laisse convaincre par Clouzot de laisser filmer des répétitions par souci pédagogique et aussi pour mettre en valeur la dignité des musiciens et leur engagement. La répétition de la symphonie n° 4 de Schumann avec l'orchestre symphonique de Vienne est foudroyante : derrière le défi peut être artificiel de mettre en place l'œuvre en une heure, Karajan fait preuve d'une vivacité et d'une efficacité fascinante. Au delà de son sens des lignes de force et des enjeux, il fait littéralement sortir l'orchestre de sa gangue, souvent par un travail en petits groupes, avec une lucidité imparable. Il faut un peu de temps à l'orchestre pour trouver l'équilibre entre le legato réclamé par le maestro dans les phrases lyriques et la pulsion obsessionnelle et dure qu'il exige ailleurs. L'approche de Karajan est toujours factuelle et pratique, une courte allusion à la démence de Schumann ("Vous savez comment cela s'est terminé..."), comme s'il faisait confiance en la culture de l'orchestre pour trouver l'esprit derrière les notes. De fait l'exécution qui suit est mémorable par son caractère inexorable.
Le court travail sur le second mouvement de la symphonie n° 5 de Beethoven montre à nouveau un Karajan allant de suite à l'essentiel, avec une maîtrise quais-consubstantielle des œuvres et une force de conviction qui laisse peu de choix à l'apprenti chef qu'il guide. L'exécution est fascinante par la beauté plastique de l'orchestre philarmonique de Berlin et par la puissance qu'il dégage. Un DVD extrêmement éclairant sur l'art d'un chef doué jusqu'au génie.


A London Symphony (Symph. N 2) Version Originale De 1913 + George Butterworth
A London Symphony (Symph. N 2) Version Originale De 1913 + George Butterworth
Prix : EUR 17,35

5.0 étoiles sur 5 fantômes de l'Empire, 12 octobre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : A London Symphony (Symph. N 2) Version Originale De 1913 + George Butterworth (CD)
Magnifique musique qui, bien au delà de l'argument anecdotique, nous transporte dans une atmosphère semi-fantomatique où les ombres de l'Empire en déclin semblent se perdre dans le crépuscule. Hickox joue ici l'œuvre dans sa première version de 1913. Elle fera l'objet d'une révision profonde pour aboutir en 1936 à une œuvre moins longue de 20 minutes, surtout dans les derniers mouvements. Pourtant cette première vision est captivante parce que multipliant les atmosphères en demi-teintes qui semblent s'étendre à toute la symphonie, émaillée de quelques passages plus animés dont l'épaisseur parfois un peu lourde fait plus figure de soubresauts : vision puissante comme souvent chez Vaughan Williams, qui nous hante bien après l'écoute. L'oeuvre est magnifiquement mise en valeur par Hickox et son sens fameux de la couleur orchestrale, et par une prise de son profonde et étagée.


Vaughan williams sym 1
Vaughan williams sym 1
Proposé par sellerfellafr
Prix : EUR 33,99

5.0 étoiles sur 5 Le vent du grand large, 22 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Vaughan williams sym 1 (CD)
Pour un coup d'essai, Vaughan Williams réussit un coup de maître ! Entre Brahms (le requiem Allemand) et Mahler (la résurrection) il construit ici une œuvre chorale de longue haleine qui dénote des capacités symphoniques peu ordinaires. Sur la trame de textes pour le moins panthéistes de Walt Whitman, évoquant tour à tour la mémoire des navigateurs de tous temps, les mystères insondables de la mer ou l'exploration de nouveaux horizons pour l'humanité souffrante, le compositeur réussit une œuvre à la fois enthousiaste et évocatrice avec un sens de la grande forme quasi infaillible, mêlant chœurs, solistes (extraordinaire Félicity Lott) et intermèdes orchestraux dans un renouvellement constant pour nous mener aux frontières du divin. S'il a voulu se démarquer du symphonisme germanique et si l'œuvre s'inscrit dans le goût anglais pour les hymnes choraux, il ne s'en éloigne pas tout à fait par la structure classique en 4 mouvements et par une puissance bien assise sur les basses. Haitink est l'homme de la situation par sa gestion du long terme, sa maîtrise des forces en présence, sachant susciter l'enthousiasme tout en évitant le pompiérisme qui peut guetter, et sa perception métaphysique, bien aidé par un chœur remarquablement préparé et par des solistes audiblement habités. Larguons les amarres !


Canti Della Stagione Alta - Sinfonia del fuoco
Canti Della Stagione Alta - Sinfonia del fuoco
Prix : EUR 15,17

4.0 étoiles sur 5 excursion dans les Dolomites, 11 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Canti Della Stagione Alta - Sinfonia del fuoco (CD)
Ce disque constitue une belle entrée en matière dans l'œuvre de Pizzetti. Tout d'abord le concerto pour piano "Canti della Stagione Alta", écrit deux ans après le Concerto dell'estate, s'en démarque profondément par une inspiration plus néo-romantique qu'impressionniste, proche de Rachmaninov notamment dans l'écriture pianistique. On frôle le chef d'œuvre nonobstant quelques passages plus laborieux dans le premier mouvement mais l'ensemble nous fait respirer à pleins poumons l'air des Dolomites, avec un admirable pouvoir d'évocation. On quitte l'inspiration bucolique pour les thèmes antiques chers à l'auteur avec l'ouverture de Phèdre, dotée d' un impact émotionnel et dramatique magnifique, un souffle que l'on retrouve dans la Sinfonia del Fuoco tirée d'une musique de film et évoquant un sacrifice rendu à Moloch avec une puissance incantatoire digne de Orff. Cette musique de grande classe est bien rendue par les interprètes malgré les limites des cordes de l'orchestre. Chaudement recommandé pour découvrir un compositeur sous-estimé.


Canti Della Stagione Alta
Canti Della Stagione Alta
Prix : EUR 7,05

4.0 étoiles sur 5 excursion dans les Dolomites, 11 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Canti Della Stagione Alta (CD)
Ce disque constitue une belle entrée en matière dans l'œuvre de Pizzetti. Tout d'abord le concerto pour piano "Canti della Stagione Alta", écrit deux ans après le Concerto dell'estate, s'en démarque profondément par une inspiration plus néo-romantique qu'impressionniste, proche de Rachmaninov notamment dans l'écriture pianistique. On frôle le chef d'œuvre nonobstant quelques passages plus laborieux dans le premier mouvement mais l'ensemble nous fait respirer à pleins poumons l'air des Dolomites, avec un admirable pouvoir d'évocation. On quitte l'inspiration bucolique pour les thèmes antiques chers à l'auteur avec l'ouverture de Phèdre, dotée d' un impact émotionnel et dramatique magnifique, un souffle que l'on retrouve dans la Sinfonia del Fuoco tirée d'une musique de film et évoquant un sacrifice rendu à Moloch avec une puissance incantatoire digne de Orff. Cette musique de grande classe est bien rendue par les interprètes malgré les limites des cordes de l'orchestre. Chaudement recommandé pour découvrir un compositeur sous-estimé.


Concertos De Corigliano & Carter
Concertos De Corigliano & Carter
Prix : EUR 22,00

4.0 étoiles sur 5 fureur et sensibilité, 7 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Concertos De Corigliano & Carter (CD)
Personnellement je trouve que Corigliano fait preuve comme à son habitude d'une grande maîtrise de la forme et réserve à son soliste une virtuosité étourdissante. Je ne connais pas d'autres interprétations et l'œuvre apparaît ici très dramatique, finalement pas très éloignée de l'univers d'un Penderecki nonobstant un ton général brillant et cuivré. D'autres interprétations captent peut être mieux la sensibilité du compositeur. Le concerto de Carter, de nature plus rhapsodique, est pas loin d'être un chef d'œuvre par la subtilité arachnéenne de l'orchestre qui dialogue subtilement avec une partie de soliste plutôt chantante. Dommage que l'inspiration s'essouffle dans une dernière partie "éclatée" plus convenue.


Vaclav Talich Special Edition /Vol.7 : Dvorak - Symphonic Poems
Vaclav Talich Special Edition /Vol.7 : Dvorak - Symphonic Poems
Prix : EUR 10,30

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Des légendes qui sondent l'Ame, 10 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vaclav Talich Special Edition /Vol.7 : Dvorak - Symphonic Poems (CD)
Je suis parfaitement d'accord avec le commentaire de Mélomaniac. En 1896 Dvorak est porté par l'idée de mettre en musique les ballades de Erben, une impulsion puissante qui s'explique peut être par leur tonalité tragique qui faisait probablement écho à la vie personnelle de Dvorak, marqué par la perte de 3 enfants qui nous valut le sublime Stabat mater.
Il n'ira pas au bout de son projet, limité à 4 poèmes de superbes factures : son orchestre atteint ici la plénitude de ses dons d'évocation et de sa puissance dramatique. Et chacun se démarque par des qualités spécifiques, le mystérieux et terrifiant Ondin se démarquant du coloré Rouet d'Or ou de l'acuité psychologique du Pigeon Sauvage. La faible notoriété de ces œuvres, remises au goût du jour récemment par Rattle, Harnoncourt ou Mackerras, s'explique peut être par leur tonalité sombre et tragique, seul le Rouet d'Or ayant une fin heureuse.
Mais cet enregistrement est à mes yeux irremplaçable : Talich avait 13 ans en 1896 et a peut être été lui même baigné dans l'atmosphère de ces contes. Sa sonorité au papier de verre, son sens du climat et de la danse villageoise nous plongent au plus profond de cette musique, malgré les limites des prises de son, surtout dans l'Ondin mais cela renforce finalement le mystère de cette figure qui reste la plus terrifiante de l'ensemble des "démons" invoqués ici.


Dvorak : Poèmes symphoniques d'après Erben
Dvorak : Poèmes symphoniques d'après Erben
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 27,95

5.0 étoiles sur 5 Des légendes qui sondent l'Ame, 10 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dvorak : Poèmes symphoniques d'après Erben (CD)
Je suis parfaitement d'accord avec le commentaire de Mélomaniac. En 1896 Dvorak est porté par l'idée de mettre en musique les ballades de Erben, une impulsion puissante qui s'explique peut être par leur tonalité tragique qui faisait probablement écho à la vie personnelle de Dvorak, marqué par la perte de 3 enfants qui nous valut le sublime Stabat mater.
Il n'ira pas au bout de son projet, limité à 4 poèmes de superbes factures : son orchestre atteint ici la plénitude de ses dons d'évocation et de sa puissance dramatique. Et chacun se démarque par des qualités spécifiques, le mystérieux et terrifiant Ondin se démarquant du coloré Rouet d'Or ou de l'acuité psychologique du Pigeon Sauvage. La faible notoriété de ces œuvres, remises au goût du jour récemment par Rattle, Harnoncourt ou Mackerras, s'explique peut être par leur tonalité sombre et tragique, seul le Rouet d'Or ayant une fin heureuse.
Mais cet enregistrement est à mes yeux irremplaçable : Talich avait 13 ans en 1896 et a peut être été lui même baigné dans l'atmosphère de ces contes. Sa sonorité au papier de verre, son sens du climat et de la danse villageoise nous plongent au plus profond de cette musique, malgré les limites des prises de son, surtout dans l'Ondin mais cela renforce finalement le mystère de cette figure qui reste la plus terrifiante de l'ensemble des "démons" invoqués ici.


Ades: The Tempest
Ades: The Tempest
DVD ~ Luna
Prix : EUR 22,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une oeuvre qui s'impose d'emblée, 4 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ades: The Tempest (DVD)
On peut toujours se dire que sur un livret d'une telle qualité (superbe adaptation, concise et poétique, de Shakespeare par Meredith Oakes), avec une musique qui épouse le texte plutôt que de verser dans l'abstraction, Adès jouait sur du velours. Et pourtant il témoigne ici, au delà de ses moyens hors normes, d'un sens du théâtre exceptionnel. Usant d'une large palette d'effets adaptée au génie multi-forme de Shakespeare, avec quelques subtils effets de style (un hymne par ci, une chaconne par là...), il use d'un sens du timing parfait, sachant illustrer la variété des passions humaines par des montées dramatiques subtilement organisées et donner de la profondeur aux personnages. Un nouveau Britten ? Comme dans le songe d'une nuit d'été de ce dernier c'est Shakespeare qui triomphe et c'est plutôt bon signe. La régie de Lepage est imaginative mais on peut rêver plus poétique et la distribution est toute entière au service d'une œuvre qui s'impose d'évidence.


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