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Contenu rédigé par vincent_33
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Commentaires écrits par
vincent_33

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Terraformer
Terraformer
Prix : EUR 19,51

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Knut "Terraformer", 8 février 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Terraformer (CD)
Trois années après l’énorme « Challenger », les Suisses de Knut reviennent à la charge avec un « Terraformer » plus aventureux que jamais. Exit le pourtant parfait Morratel à la prod, enter Jérôme Pellegrini derrière les manettes… et Knut d’explorer des voies jusqu’ici laissées en jachère à travers un album à très large dominante instrumentale (seul trois titres se voient agrémentés de chant). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les premières écoutes sont plutôt déstabilisantes… c’est que l’on n’a pas franchement l’habitude d’entendre Knut partirent dans de courtes cavalcades instrumentales dénuées du chant hypra saturé de Didier (lequel a d’ailleurs nettement levé le pied sur la disto lors de ses rares interventions). Mais une chose est sure, ça le fait. « Terraformer » est le genre d’album qui passé en random, n’a strictement aucun sens. Impossible de comprendre et de saisir ce disque à moins d’écouter et d’appréhender ses pistes l’une à la suite de l’autre. « Terraformer » accélère, gagne en puissance puis retombe, fait place à l’intégration d’éléments électroniques, repart de plus belle sous une chape de plomb, explore le post-hardcore, le metal, redémarre en trombe, laisse apparaître des gimmicks à la limite du drone… « Terraformer » fait tourner les têtes. « Terraformer » est le genre de disque à intriguer, voir à fasciner dans cette manière qu’il a de sans cesse être en mouvement, véritable magma d’idées en fusion s’entrechoquant pour ne former qu’un seul et même tout. Une fois de plus, Knut signent un album qui en laissera plus d’un pantois, d’autres, et c’est certain, carrément perplexes… mais pour qui sait s’y pencher, Knut demeure un des plus grands groupes du genre en activité et le prouve une fois de plus avec ce brillant « Terraformer ».


Fires In Distant Buildings
Fires In Distant Buildings
Prix : EUR 11,71

14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Gravenhurst "Fires in distant buildings", 6 février 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fires In Distant Buildings (CD)
Encore un de ces disques que l’on n’attendait pas forcément et qui colle le grand frisson. « Fires in distant buildings », troisième album de Gravenhurst, est une merveille, simplement le genre de truc dont on tombe instantanément amoureux, le genre de truc qui fait qu’on se rappelle pourquoi on aime tant la musique : l’émotion. Peu importe le style abordé, tant que le cœur y est, tout y est. Et du cœur, Gravenhurst, ou plutôt Nick Talbot, le maître à penser du « groupe », chanteur multi instrumentiste (il fait quasiment tout sur le disque), en a à revendre. Aidé en cela par Dave Collingwood, préposé à la batterie, ce Talbot nous ballade au gré de ses humeurs, de ses textes poignants dans lesquels on se perd pour mieux se retrouver (celui d’ « Animals » en est le parfait exemple), de ses phrases anodines qui sans y paraître, se révèlent souvent lourdes de sens (« And the magic of stones when taken back home is left on the beach »). La pop de Gravenhurst est sombre, ultra sombre. Parfois minimaliste, et toujours belle, celle-ci explore de nouveaux territoires aux consonances souvent vintages, presque seventies. On surprendra même le groupe à sévèrement plomber quelques riffs sur les dix minutes crépusculaires de « Song from under the arches », amenant alors une électricité supplémentaire à des chansons qui malgré la quasi absence de saturation des guitares possèdent une certaine pesanteur. Naturellement. Une grande douceur également. Une douceur paradoxalement aussi amère qu’enjôleuse faisant de « Fires in distant buildings » une perle de pop sombre et introvertie.


Unraveled
Unraveled
Prix : EUR 12,50

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Confessor "Unraveled", 6 février 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Unraveled (CD)
Histoire plutôt atypique que celle de Confessor. Groupe culte dans les sphères doom s’il en est, s’étant à l’époque (fin eighties, début nineties) bâti une solide réputation à base de tape trading et de grosses tournées (notamment le fameux Gods Of Grind Tour aux côtés de Carcass, Cathedral et Entombed – excusez du peu), le combo avait par la suite splitté courant ‘94 après un seul et unique véritable album (« Condemned »). 2002, Ivan Edward Colon, à l’époque guitariste de la bande, âgé de 32 ans, décède d’une attaque cardiaque. Les membres restants décident de se réunir pour un concert hommage… la mayonnaise (re)prend et Confessor, armé d’un nouveau gratteux, est à nouveau sur les rails. 2005 voit la naissance d’ « Unraveled », second bébé de la bande après, rappelons le, quatorze années d’absence discographique. Véritable célébration d’une rencontre aussi naturelle que stupéfiante d’Alice In Chains et de Black Sabbath, « Unraveled » emprunte autant au grunge désemparé de l’un (ces harmonies vocales ne tromperont personne quant à leur origine) qu’à la pesanteur et l’ambiance glacée de l’autre. Mise en musique du misérabilisme (le fond reste doom avant tout) sur fond d’incroyables plans rythmiques (ce Steve Shelton est littéralement impressionnant de maîtrise derrière son kit, rares sont les batteurs à jouer aussi lent à posséder un jeu aussi complexe) et des litanies hautes perchées de Scott Jeffreys, « Unraveled » s’écoule impassiblement 46 minutes durant… et si une certaine linéarité s’installe sur sa fin, celle-ci ne saurait nuire à la qualité d’ensemble d’un disque que personne n’attendait. Un disque quelque part aussi surprenant qu’envoûtant en somme.


Mouse & the Mask
Mouse & the Mask
Prix : EUR 19,99

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Danger Doom "The mouse and the mask", 22 janvier 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mouse & the Mask (CD)
Danger Doom, association de deux des plus éminents membres de la communauté hip-hop. D’un côté, Danger Mouse, connu pour ses prods léchées et ambitieuses et surtout ayant atteint un certain niveau de reconnaissance auprès du grand public grâce à ses collaborations avec Gorillaz. De l’autre, MF Doom (ou plutôt Daniel Dumile, a.k.a. Metal Face Doom), MC à la liste de pseudos longue comme le bras rendant sa carrière des plus difficiles à suivre. Et la rencontre des deux est explosive. Rencontre des deux… ou plutôt des trois puisqu’à l’addition originale s’ajoute Adult Swim. Adult Swim ? Forcément, en France, on ne connaît pas vraiment. Adult Swim est en fait une boîte de prod de cartoons diffusés à pas d’heure sur la TV US. Danger Doom est donc la rencontre de ces trois univers, à savoir les instrus fouillés et touffus de Danger Mouse, le rap posé et coulant de Doom et l’univers déjanté d’Adult Swim. Samples de cartoons à profusion, apparition des personnages d’Adult Swim (dont un Master Shake reconverti en faux MC hilarant harcelant via répondeur tout du long de l’album un MF Doom silencieux pour une collaboration), instrus monstrueux et méticuleux truffés de cuivres, de flutes, limite fanfare triturée par instants, humour second degré permanent, et surtout, le flow de Doom, lourd et profond, rimes improbables et aisance déconcertante. Les titres sont courts (on ne dépasse quasiment jamais les trois minutes), directs mais hyper touffus, allongeant ainsi considérablement la durée de vie d’un disque qu’on se passe et se repasse en y découvrant constamment de nouvelles choses. Du hip-hop grande classe en somme...


Led Zeppelin III
Led Zeppelin III

12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Led Zeppelin "III", 11 janvier 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Led Zeppelin III (CD)
Troisième album du groupe en un an et demi (!), « III » marque alors une sorte de virage dans l’évolution du groupe… ou tout du moins une parenthèse. Contrairement à ses deux prédécesseurs qui comprenaient leur lot de riffs hurlants et de fiévreux passages typiquement hard-rock (style que le groupe contribuait au passage à créer), ce troisième volet opte lui, pour une approche plus acoustique et intimiste de la musique du groupe. Bien entendu, les poussés électriques restent de mise, notamment sur l’énorme « Immigrant song » introduit par le désormais mythique cri de sirène de Plant, mais celles-ci, moins nombreuses qu’à l’accoutumé, se voient plus ou moins noyées sous une avalanche de guitares acoustiques et d’influences folk UK. De blues, il ne reste plus grand-chose, si ce n’est un « Hats off to (roy) harper » au slide endiablé et ce dantesque « Since I’ve been loving you » où Page s’envole littéralement dans un solo, certes balisé, mais proprement magnifique de feeling et de touché. A côté de ça, et sans doute dans l’optique d’essayer quelque chose de différent, la folk domine, notamment sur l’enchaînement de quatre titres quasi exclusivement acoustiques et pétris d’influence traditionnelles (« Gallows pole », « Tangerine », « That’s the way », « Bron-y-aur stomp »). Si la démarche surprend au départ, celle-ci finit par séduire. On y sent un groupe à l’aise et désireux de renouer avec ses racines tout en proposant de nouvelles choses à un public habitué à l’entendre débrider son héritage blues-rock. Pas de chichis, « III » a beau être sensiblement différent de ses prédécesseurs, il n’en demeure pas moins un petit chef-d’œuvre.
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Let Go
Let Go
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 32,00

5.0 étoiles sur 5 Nada Surf "Let go", 8 janvier 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Let Go (CD)
Quatre ans... c'est ce qu'il a fallu à Nada Surf pour donner suite à « The proximity effect », second et dernier album que le groupe offrit à Elektra, major aussi cupide que stupide qui faute de trouver un autre tube à la « Popular » sur le disque, décida simplement de le retirer des bacs et de libérer le groupe de son contrat. Sans le sou, les trois se lancent dans une série de concerts dans le seul et unique but de dégager des fonds permettant d'entrer en studio et finissent par signer sur Barsuk Records, label indé basé à Seattle. Octobre 2002, le nouveau bébé voit le jour. Intitulé « Let go », ce dernier dévoile au public un Nada Surf plus tourné vers la pop que jamais. Douze titres de power-pop dans ce qu'elle a de meilleur. Compos catchy en diable, voix délicate, textes post-adolescents justes, troublés et simplement touchants (« I'm on the outside of love, always under or above, must be a different view, to be a me with a you. »), symptomatiques de jeunes gens entrants péniblement dans un âge adulte où ils ne se reconnaissent pas. Et c'est un peu ça la musique de Nada Surf. Un rock simple d'abord, presque enfantin dans sa facilité mais ô combien adulte dans sa finesse et ses arrangements... comme si la fougue adolescente rencontrait la maîtrise de l'âge. Pluie de tubes et d'émotions diverses à travers ce sentiment doux/amer que cultive la musique du groupe. « Inside of love », « Killian's red », « Paper boats », « Happy kid », « Blonde on blonde » (et son clin d'œil à Dylan) autant d'hymnes rêveurs à une certaine innocence perdue que l'on chéri comme ses plus beaux secrets. Au final, un seul sentiment demeure. Celui que « Let go » est décidément un très très bel album...


Walking Cloud And Red Deep Sky, Flag Fluttered And The Sun Shined
Walking Cloud And Red Deep Sky, Flag Fluttered And The Sun Shined
Prix : EUR 18,78

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Mono "Walking cloud and deep red sky...", 2 janvier 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Walking Cloud And Red Deep Sky, Flag Fluttered And The Sun Shined (CD)
C’est aux Etats-Unis, à Chicago plus exactement, que les Japonais de Mono élurent domicile pour l’enregistrement de ce troisième album, « Walking cloud and deep red sky, flag fluttered and the sun shined ». Produit par l’incontournable Steve Albini, le disque reste à ce jour le plus posé du groupe, le plus doux. Production feutrée, ambiance délicate et rêveuse, l’album est une merveille. Beaucoup lui reprochèrent son approche nettement moins dynamique de la musique du groupe : absence de batterie sur bon nombre de plages, titres bien souvent dénués d’explosions électriques,… certes. Reste que ce que jouent ici Mono est d’une grâce et d’une emphase saisissantes. Quasi symphonique dans son approche et son rendu, jamais la musique du groupe n’a parue si belle. Longs développements de nappes de guitares sur lesquelles tourne un violoncelle évolutif et désemparé, atmosphère cotonneuse, envolées célestes, Mono dévoilent à nos oreilles des paysages entre rêves et réalité, laissant libre cours à l’imagination de chacun. Une imagination nourrie de mélodies poignantes et belles à tomber, de sursauts électriques disséminés avec parcimonie et justesse. Et plus les écoutes passent plus on en découvre sous ces couches de cordes, plus on se dit que ce « Walking cloud… » est décidément le disque rêvé d’une nuit amoureuse ou solitaire, que sa beauté n’a d’égale que sa retenue et que rarement musique en aura autant appelé et suggéré à l’imaginaire. Il y a quelque chose de poétique dans ce « Walking cloud… », une poésie que les mots ne sauraient retranscrire, pire, qu’ils gâcheraient. A ce titre, « Walking cloud… » est tout simplement fascinant…


The Weight Is A Gift
The Weight Is A Gift

13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Nada Surf "The weight is a gift", 11 décembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Weight Is A Gift (CD)
Nada Surf, ou la confusion du siècle. Beaucoup n’y voit là que le groupe d’un tube, « Popular ». Matraqué au milieu des nineties sur toutes les radios dîtes « rock » de l’époque (quand on voit où elles ont sont aujourd’hui…), le groupe ne s’est depuis jamais défait de cette image de « one hit wonder » étendard d’une certaine frange de kids pas forcément « cools » dans leurs bahuts. Tout faux. Si Nada Surf reste aujourd’hui le groupe de power-pop typiquement post-adolescent dans sa musique, sa richesse, et surtout, son talent d’écriture ne sauraient tromper sur l’expérience dont font preuve ces désormais trentenaires. Quatrième album et ni plus ni moins que l’impression de se trouver devant la descendance directe des Beatles en terme d’aisance mélodique. Chaque titre de ce « The weight is a gift » transpire la grâce à travers cette espèce d’évidence de chaque plan, de chaque note, de chaque mélodie. Comme si chaque chose était parfaitement à sa place, mais qu’elle était également aussi évidente que brillante. Nada Surf tutoie ici la perfection de la power-pop, cette espèce d’équilibre parfait entre la candeur enfantine, la découverte adolescente des hauts et des bas et le regard réfléchi de l’adulte. Transformé en musique, mon tout nous offre un disque frais et délicat, aussi simple et facile que touchant et revigorant. Pour faire simple, « The weight is a gift » donne simplement envie d’être heureux, de laisser le négatif de côté pour sourire à l’avenir et recommencer à y croire. Peux de disques ont ce pouvoir, et ceux-ci sont précieux… pas la peine de tourner 107 ans autour du pot, « The weight is a gift » est l’album power-pop de l’année.
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Everyone Into Position
Everyone Into Position
Prix : EUR 14,82

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Oceansize "Everyone into position", 30 novembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Everyone Into Position (CD)
L’année dernière, « Effloresce », le premier album de la formation de Manchester avait fait grand bruit… rarement pareille fusion de tant de styles sous l’étiquette « rock » avait été assurée avec autant de maîtrise et d’à-propos. Oceansize livraient alors un album intense et rêveur, d’une richesse et d’une densité confondante. Un EP suivit, entérinant tous les espoirs placés en eux. A peine un an après, « Everyone into position » pointe dans les bacs. Malgré la quantité de musique produite, le groupe ne la sacrifie jamais à la qualité. Et quelle qualité… attention, une fois de plus, grand album en vue. Imaginez un peu la rencontre du post-rock de Mogwai, du shoegazing de My Bloody Valentine, du metal sinueux de Tool et du space-rock de Pink Floyd et vous obtiendrez peu ou prou ce que vous entendrez sur cette nouvelle bombe. Moins frontal que sur « Effloresce », le Oceansize 2005 semble plus posé, moins porté sur la saturation des guitares, plus post-rock que jamais… et quelle richesse, quel talent ! Une douzaine d’écoutes ne suffisent pas à capter ne serait-ce que la moitié de ce qu’il se passe dans ces chansons à tiroirs paradoxalement hyper digestes. Les arrangements sont superbes, les trois guitares loin de n’être que décoratives tissent une toile d’une richesse harmonique saisissante. Pas d’esbroufe en vain, c’est au service de la musique que se met chaque musicien. Aucun ne brille plus que l’autre mais l’ensemble est brillant. Essai transformé pour Oceansize, qui passent avec ce « Everyone into position », plus que remarquablement le cap délicat du second album. Grand moment de musique… ni plus ni moins.


Trophy
Trophy
Prix : EUR 19,76

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Made Out Of Babies "Trophy", 26 novembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trophy (CD)
Nouvelle signature de l’écurie Neurot (Neurosis, Oxbow, Red Sparowes,…), Made Out Of Babies commencent à bien faire parler d’eux, leur noise-rock semblant plus que jamais au goût du jour malgré ses fortes consonances nineties. Alors pour faire simple (trop simple même), on rapprochera la musique du groupe d’une rencontre Unsane vs. Queen Adreena. Si la comparaison est bateau, elle a au moins le mérite de parfaitement situé l’univers dans lequel évolue le groupe : le son et le groove d’Unsane rencontrant la voix d’une Katie Jane Garside pas contente du tout… c'est-à-dire hystérique au possible. Et cette Julie là en a à revendre… ça crie, ça hurle, ça chuchote, ça chante, ça rappelle tantôt Garside tantôt Aimee Echo aux grandes heures de Human Waste Project et en toute objectivité, ça le fait méchamment. En empruntant autant à certains groupes, Made Out Of Babies parviennent on ne sait par quel miracle à se créer un univers bien à eux, souvent mid-tempo et constamment remuant. Du groove d’ « Herculoid » à la furie d’ « Ire fire » et la douceur des intermèdes que sont les « Lullaby », l’ensemble forme un tout compact en mouvement constant, une sorte de magma noisy rendu hystérique et schizophrène par le chant complètement halluciné de cette Julie Xmas dont le timbre enfantin et frondeur séduit autant qu’il irrite… délicieusement. Ces skeuds qu’on n’attend pas, qui sortent un peu de nulle part, sont souvent ceux qui font le plus plaisir. Une fois de plus, l’adage se vérifie avec ce premier album plus que prometteur… bien vu Neurot.


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