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Contenu rédigé par vincent_33
Classement des meilleurs critiques: 51.126
Votes utiles : 689

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Commentaires écrits par
vincent_33

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Absence
Absence
Prix : EUR 20,00

14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Dälek "Absence", 27 juillet 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Absence (CD)
Des albums longue durée, Dälek en a fait deux : « From filthy tongue of gods and griots » (2002) et le petit dernier, « Absence » (2004). Souvent, l'évolution d'un artiste ou d'un groupe passe par la case édulcorant, histoire de mettre sa musique au niveau de tout un chacun et de bombarder un plus large public. Chez Dälek, on ne mange pas de ce pain là. « Absence » va encore plus loin que « From filthy tongue of gods and griots » ne l'avait fait. Plus rampante, poisseuse et menaçante que jamais, la musique de Dälek prend encore du plomb et déstabilise à nouveau au premier abord. Les écoutes passent et semblent se ressembler... difficile de retenir quoi que ce soit au milieu de ce magma d'instrus sidérurgiques sur lesquels viennent se poser un flow monolithique et déclamatoire auquel bien souvent, on ne comprend mot. Et les écoutes passent et repassent... et au fil du temps, on commence à retrouver de-ci de-là des éléments semblant petit à petit de plus en plus familiers, des bribes de morceaux qui marquent. A partir de ce moment, « Absence » prend une dimension particulière, une dimension d'oppression permanente plus attendue que subie. Et l'on se rend compte que sans un effort d'attention, on aurait pu complètement passer à côté de ce nouvel album, sensiblement moins accrocheur que « From filthy tongue of gods and griots », mais oh combien plus intense et hypnotique. Les titres se suivent et se ressemblent et pourtant, chacun possède sa patte, son gimmick qui fait qu'à force, on finit par totalement s'immerger dedans et à l'identifier sans problème. « Absence » est indéniablement une réussite, serti de lyrics d'orfèvre et d'instrus infectés redonnant au hip-hop de l'intérêt aux yeux de beaucoup. Grâce leur soit rendue pour cela.


Tellurique
Tellurique
Prix : EUR 12,05

4.0 étoiles sur 5 Kill The Thrill "Tellurique", 13 juillet 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tellurique (CD)
Parler de la musique de Kill The Thrill, en plus d'être quelque chose de délicat, se révèle au final, une opération plutôt risquée. Pas facile de rester juste et perspicace face à un tel maelström d'influences digérées, triturées et recracher avec tant de personnalité. Peux de groupes y parviennent et là réside le miracle de la musique des Marseillais : proposer quelque chose de frais, de racé, de complexe car nécessitant un grand nombre d'écoutes pour être assimilé, et pourtant de tellement évident et de tellement accrocheur dans les mélodies sous-jacentes. En mélangeant rock alternatif, indus et new-wave, Kill The Thrill créent quelque chose d'unique et de fort, une musique contemplative et relativement monolithique, évoluant progressivement par petites touches (l'ajout d'un élément par-ci, le retrait d'un autre par-là). Etonnamment, bien que les titres n'évoluent guère dans leur déroulement (pas de cassures brusques, pas forcément d'enchaînements de plans très différents au sein d'un même morceau,...), chacun d'entre eux semble porté par une sorte de « linéarité en mouvement », comme si, malgré leur monolithisme, ils évoluaient constamment. Côté voix, le principal chanteur du groupe, Nicolas Dick, déploie un timbre chargé et légèrement éraillé, quelque part entre celui de Snake de Voivod et celui de Jaz Coleman de Killing Joke. Un véritable régal pour qui aime ce type de voix. « Tellurique » ne s'adresse pas à tous. Le style peut rebuter, la linéarité apparente des titres également, mais pour qui sait se montrer ouvert et accorder plusieurs tours de platines au disque, gageons que celui-ci saura y trouver de véritables trésors.


Heartache
Heartache

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Jesu "Heart ache", 6 juillet 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heartache (CD)
C'est donc en 2004, sous la forme de Jesu (prononcer « yéssou ») que refaisait surface Justin K. Broadrick après la mise en abîme de Godflesh. « Heart ache » ou la présentation d'un « groupe » (bien que le terme soit ici bien peu approprié étant donné que Broadrick s'y occupe de tous les instruments) en deux titres pour... près de 40 minutes. D'un côté, « Heart ache », de l'autre « Ruined », deux morceaux desquels émane ne serait-ce qu'à lecture de leur titre, une gaieté certaine. Deux morceaux assez différents bien que sensiblement dans la même veine. Là où le pouls du premier se rapproche de l'agonie à chaque battement, le second retrouve plus ou moins vie dans une certaine rythmicité rappelant quelque peu le travail de Broadrick au sein de Godflesh (ce riff à deux notes qui tourne, qui tourne, qui tourne,...). Le pouvoir hypnotique de la musique de Jesu est immense, à l'image de ce qu'elle peut nous évoquer. Des paysages froids, véritablement désolés, à travers l'ambiance industrielle quasi inhumaine ici développée. Les riffs y sont monolithiques, les rythmiques, glacées par cette boîte à rythmes mécanique, le chant, noyé de reverb, de delay et d'effets en tous genres prend alors une dimension particulière, comme une lointaine complainte d'un être au fond du gouffre ressassant inlassablement ses lubies noirâtres (dont ce « You hope for everything but really there's nothing. » répété à l'envie sur « Heart ache »). « Heart ache » étant à mon humble avis, pour l'instant, le meilleur titre de l'ère Jesu car parfaite synthèse de ce qu'est le groupe : une machine rampante, agonisante et hypnotique, au final, horriblement humaine dans sa désensibilisation. A écouter le soir au casque pour en mesurer toute l'ampleur.


Oceanic
Oceanic
Prix : EUR 19,76

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Isis "Oceanic", 3 juillet 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oceanic (CD)
« Oceanic » est un peu à Isis, ce que les anglophones qualifieraient de « breakthrough album », c'est-à-dire l'album qui permis au groupe de passer dans la catégorie supérieure en terme de popularité et de ventes (relatives les ventes tout de même). Beaucoup ont découvert la bande à Turner (artiste on ne peut plus complet puisque guitariste, chanteur, responsable de label - Hydra Head étant qui plus est, l'un des plus coté du genre - illustrateur de talent, j'en passe et des meilleurs) avec « Oceanic » et beaucoup, depuis, ne les ont plus quitté. La force d'Isis étant d'associer à la lourdeur oppressante d'un post-hardcore plombé au doom, au sludge et autres musiques rampantes, la base de ce que certains qualifieraient de « musicalité » : la mélodie. Celle-ci n'est pourtant pas à chercher dans les vocaux quasis death de Turner : l'homme éructe ses textes métaphoriques (avec ici, comme dénominateur commun, l'océan) d'une voix on ne peut plus monocorde, mais derrière, la finesse de l'enchevêtrement des guitares, et de la toile mélodique qu'elles tissent, happe et fascine l'auditeur. On se plait alors à se perde dans ce « Oceanic », dans cette alternance de calmes plats instrumentaux et de bourrasques électriques, dans cette façon qu'a le groupe, de constamment jouer sur la dynamique apaisement/déchirement. Et si l'on peut malgré tout reprocher à l'album (et plus généralement aux disques du groupe) de souffrir d'une certaine linéarité, celle-ci est au final bien vite éclipsée par la qualité des compositions. Des compositions brillantes, à l'image d'un album aussi tempéré que tourmenté.


Broken Valley (inclus 1 DVD) - code 96
Broken Valley (inclus 1 DVD) - code 96
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 26,71

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Life Of Agony "Broken valley", 29 juin 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Broken Valley (inclus 1 DVD) - code 96 (CD)
Suite à la reformation du groupe sous son line-up originel, ils l'avaient annoncé, un nouvel album allait voir le jour dans la foulée. 2005 arrive et voit la sortie de ce « Broken valley » depuis si longtemps espéré. Bien souvent, les reformations sont plutôt foireuses et plus motivées par l'amour du gain que par celui de la musique. Dans le cas Life Of Agony, aucun doute ne fait sur la sincérité de la démarche. Ces mecs aiment ce qu'ils font et la relation qu'ils entretiennent avec leur musique semble trop intime pour pouvoir douter ne serait-ce qu'une seconde de leur franchise (voir DVD bonus). Résultat des courses : là où l'on s'attendait à « un bon album sans plus », « Broken valley » se révèle au final une petite merveille de heavy-rock comme eux seuls savent le faire. De grands moments, l'album en est truffé. « Strung out », « Junk sick » et ses riffs à la Sabbath, le surprenant et magnifique « No one survives » qu'on croirait tout droit sorti d'un disque de Radiohead, « Justified », le poignant « The day he died » sur lequel un Caputo atteignant des sommets d'émotions sur le final revit le décès de son père, « Broken valley », etc.,... trop de grands moments parsèment le disque. Et surtout, si les musiciens restent aussi minimalistes dans leur démarche (tout en sachant placer le bon plan au bon moment), ce n'est que pour mieux se mettre au service de l'homme qui transformerait n'importe quel groupe de seconde zone en tempête d'émotion. Keith Caputo rayonne ici de mille feux de sa voix unique, de sa façon de chanter des textes simples et poignants avec autant de conviction, de ses mélodies touchantes et de sa fragilité réelle. « Broken valley » possède trop d'atouts de son côté pour que les fans d'un heavy-rock touchant se permettent de passer à côté, trop de qualité pour que le groupe ne reprennent pas la place qui est la sienne au sein de la scène. Celle d'un groupe ayant influencé un nombre incalculable de formation dans sa démarche. Celle d'un groupe unique venant d'accoucher d'une merveille.


Rage Against the Machine
Rage Against the Machine
Prix : EUR 6,99

30 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Rage Against The Machine "Rage against the machine", 8 juin 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rage Against the Machine (CD)
Que dire sur cet album qui n'ait déjà été dit ? Rien. Ou plutôt pas grand-chose. Il faut dire que pour beaucoup d'entre nous, cet éponyme de Rage Against The Machine représente plus qu'une pierre angulaire de leur culture musicale, une sorte de tournant dans leur vision de la musique, la prise de conscience que l'on pouvait mélanger tellement de choses et arriver à un résultat aussi probant. Avant eux, les Red Hot, Faith No More, Public Enemy et Anthrax, Living Colour, les Beastie, Suicidal, etc.,... avaient pris des éléments du rock, du metal, du hardcore, du hip-hop et du funk et brasser le tout dans une musique urbaine inventive et provocante. Mais ce que fît Rage, c'est d'accoucher d'un disque ho combien accrocheur, virulent, créatif et saisissant de maturité. A aucun moment, le groupe ne joue les clowns sur ce disque (contrairement à, parfois, ceux ayant œuvré dans la fusion rap/rock avant eux), le tout gardant une incandescence constante, une sorte de feu sacré permanent. Sur un groove basse/batterie assez classique mais méchamment efficace et bien senti, Morello vient placer ses riffs tout en pentatonique directement inspirés d'un hard-rock seventies, Led Zep en tête, détraque ses solos à grand coup de Whammy, bidouille ses sons comme personne et gagne ses galons de guitar-god, à l'image d'un Van Halen, dès son premier album. Et la cerise sur le gâteau, c'est ce Zack De La Rocha, un chicanos ayant grandi dans les beaux quartiers, fils de Beto, artiste militant de son état ayant peu à peu sombrer dans la folie, véritable diable sorti de sa boîte, rappant comme un damné, d'un flow clair et limpide emprunt d'une rage post-adolescente contre l'impérialisme américaniste et insufflant par la même occasion, via ses textes et son emprunte vocale, comme un vent de rébellion à la musique du groupe. Les futurs classiques pleuvent : « Bombtrack », « Killing in the name », « Take the power back », « Bullet in the head », « Know your enemy », « Freedom », autant d'hymnes des 20-25 ans d'aujourd'hui. Au même titre que le « Nevermind » de Nirvana, cet éponyme de Rage Against The Machine reste l'un des rares disques générationnels à avoir vu le jour dans les nineties, l'un des rares disques de cette époque à également avoir eu autant d'influence sur la musique contemporaine. Autant dire que le terme « indispensable » prend, dans son cas, tout son sens.


R-Queens Of The Stone Age
R-Queens Of The Stone Age
Prix : EUR 8,24

16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Queens Of The Stone Age "R", 22 mai 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : R-Queens Of The Stone Age (CD)
« Nicotine, valium, vicodin, marijuana, ecstasy and alcohol... co co co co co cocaine. » Voilà comment démarre ce deuxième album des Queens Of The Stone Age. Répétée inlassablement tel un leitmotiv près de trois minutes durant, cette simple « phrase » définie dès le départ l'ambiance à venir dudit disque. Un disque fait par des drogués, pour des dr... mélomanes avertis. Rien de glorieux ni de particulièrement honteux là-dedans, mais les faits sont là : les meilleurs albums sont biens souvent ceux ayant été écrits par des camés notoires. « R » ne déroge pas à la règle. Velouté, horriblement accrocheur, indéniablement sensuel, tantôt déjanté (bien souvent lorsque Oliveri s'empare du micro), tantôt posé, frais et original, « R » est tout ça à la fois. A tel point que l'on a bien souvent l'impression de se retrouver devant un monument du rock de ces dix dernières années (et peut-être plus), le genre de disque auquel on reviendra forcément, qu'importe ce qui sortira par la suite. Les grands moments sont là : « Feel good hit of the summer » et son ode à la défonce appuyée par les chœurs (anecdotiques) de Rob Halford, « The lost art of keeping a secret » et sa nonchalance ô combien sensuelle, « Auto pilot » sur lequel le chant d'Oliveri est aussi méconnaissable que génial, « In the fade » et l'arrivée de magic-Lanegan aux lead-vocals,... des grands moments il y en a trop sur ce « R ». Et même lorsque le groupe pille honteusement le « Freak » de Silverchair sur « I think I lost my headache », on n'arrive pas à lui en vouloir tant « R » est génial. Si bien que cinq années après sa sortie, sa (re)découverte en est proprement jouissive...


Frances The Mute
Frances The Mute
Prix : EUR 7,00

13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 The Mars Volta "Frances the mute", 17 avril 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Frances The Mute (CD)
Deux années déjà que le génialissime « De-loused in the comatorium » est sorti... il était donc temps pour les deux ex-At The Drive-in, têtes pensantes du groupe, de donner une suite digne de ce nom à leur précédent chef-d'œuvre. Aussi incroyable que cela puisse paraître, « Frances the mute » est encore meilleur. Complètement barré, proprement indescriptible dans son mélange de rock aux effluves seventies (Led Zep en tête avec un Omar A Rodriguez-lopez plus influencé que jamais par Jimmy Page), de musiques latines, d'ambiances psychédéliques et de... de... que sais-je encore ! « Frances the mute », comme chaque livraison de The Mars Volta, est une nouvelle fois un fourre-tout hautement personnel d'une qualité musicale proprement sidérante. A la fois dansante, la musique du groupe conserve toujours cette noirceur sous-jacente dont les textes et la voix haut perchée de Cedric Bixler Zavala restent emprunts, des textes obscurs et poétiques basés sur un journal intime trouvé à l'arrière d'un taxi. « Rock progressif » ? Sans doute la meilleure étiquette à coller au groupe et pourtant ô combien réductrice : The Mars Volta ne ressemblent à rien, rien de comparable n'a jamais été fait auparavant et en ces temps de disette d'innovation musicale, la bouffée de fraîcheur qu'apporte une nouvelle fois le groupe via ce nouvel album s'avère proprement exaltante. Créativité débridée et magie lyrique vous attendent à chaque détour des sinueuses compositions de ce « Frances the mute », des compositions qui s'étirent sans limites, ni contraintes pour finir pas ne former qu'une seule et même œuvre plus qu'un simple disque. Ne passer à côté sous aucun prétexte !


Stabbing The Drama
Stabbing The Drama
Prix : EUR 24,71

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Soilwork "Stabbing the drama", 10 avril 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stabbing The Drama (CD)
Ces Suédois travaillent vite... six albums en sept ans de carrière, pas mal tout de même. Le pire, c'est qu'à chaque livraison, la qualité reste constante. Daniel Bergstrand à la production, Dirk Verbeuren de Scarve derrière les fûts,... sur le papier, ça s'annonce déjà bien. A l'écoute, c'est encore mieux. Depuis que les puristes les ont lâchés au précédent album, Soilwork continuent leur petit bonhomme de chemin sans se soucier du qu'en dira-t-on. Faisant plus ou moins figure de précurseur dans l'alternance couplets hurlés/envolés lyriques sur les refrains, le groupe s'accroche à sa formule et tient le cap. L'évolution majeure se situe au niveau de la section rythmique, Verbeuren ayant un style complètement différent de ses prédécesseurs. Les rythmiques évoluent donc vers quelque chose de nettement plus couillu que sur un « Figure number five » dira-t-on, tandis que les riffs lorgnent de plus en plus vers une rencontre entre Meshuggah et, il faut bien l'admettre (et ça doit faire mal pour un ancien groupe de death mélo), certains plans neo metal. Deux membres se dégagent du lot sur ce « Stabbing the drama ». D'un côté, un Dirk Verbeuren (et son carton sur « Blind eye halo ») toujours aussi impressionnant de maîtrise baguettes en main et apportant une nouvelle dynamique au groupe. De l'autre, un Speed de plus en plus à l'aise avec sa voix claire. Alors bien sur, pour beaucoup, l'ensemble sonnera bien convenu mais la dynamique d'ensemble et le côté immédiat et catchy de la musique du groupe étant intacts, les moins hermétiques au style d'entre nous devraient complètement fondre pour ce « Stabbing the drama » à l'efficacité redoutable. Les autres passeront une nouvelle fois leur chemin... à tort.


Panopticon
Panopticon

11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Isis "Panopticon", 6 mars 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Panopticon (CD)
Depuis l'avènement d'un style que je qualifierai de « post-hardcore à tendance doom », Isis semblent particulièrement prisés, et ceux, même par une presse parfois plus généraliste. Qu'est-ce qui peut bien amener un scribouillard de Libération aussi calé en rock qu'une none en kama sutra à encenser un groupe dont l'univers semble pourtant lui échapper ? La subite envie de s'offrir une crédibilité ? La « hype » ? Les deux peut-être ? Au fond peu importe, les faits sont là. Partout, et j'insiste là-dessus, ce nouvel album d'Isis, est accueilli comme le messie. Que ce soit dans la presse metal qui boudait pourtant le groupe deux années auparavant lors de la sortie de l'excellent « Oceanic » ou dans la presse plus « alternative », tous sont unanimes : « Panopticon » est une bombe. Certes, il est bon, très bon même. En somme, le groupe y évolue vers des sphères plus légères en occultant quelque peu le plomb de ses débuts. De l'eau a donc coulé dans le vin et les adoucissements s'y comptent à la pelle, notamment vocalement parlant. Là où le style d'Aaron Turner se résumait auparavant à un chant guttural des plus caverneux, l'homme a eu le talent d'y incorporer une touche mélodique absolument salutaire. Du côté de l'instrumentation également : plus de sons clairs, plus de parties ambiantes, plus d'effets,... donc forcément, moins de gros riffs. Si l'on aimait Isis pour son côté oppressant, on risque bien vite de se sentir lésé par ce « Panopticon » mais si l'univers d'un post-rock éthéré ne rebute pas, l'album a de quoi combler malgré quelques plans confinant parfois à la redondance. Bon album donc, mais pas non plus de quoi clamer avoir accouché d'un disque allant « changer le visage du rock » selon moi.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 30, 2009 2:18 AM MEST


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