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Contenu rédigé par vincent_33
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Commentaires écrits par
vincent_33

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Times of Grace
Times of Grace
Prix : EUR 18,64

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Neurosis "Times of grace", 18 novembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Times of Grace (CD)
Après « The eye of every storm », « Neurosis & Jarboe », « A sun that never sets » et « Sovereign », ma remonté de la discographie de Neurosis se poursuit pour logiquement en arriver à l'année 1999 et l'épisode « Times of grace ». J'avais entendu dire beaucoup de bien de cet album, la déception aurait donc facilement était de mise s'il ne s'était au final pas montré à la hauteur de mes attentes. Car s'il y a bien une constante dans les albums de Neurosis, celle-ci est à chercher du côté de l'opacité des premières écoutes. Inéluctablement, ces dernières se déroulent dans un sentiment de confusion quasi-total, comme si malgré tous nos efforts, aucune mélodie n'était assez facile pour immédiatement s'y raccrocher. Le plongeon dans un inconnu pourtant si familier, tant par ce son, que par ces ambiances oppressantes et angoissées. Encore une fois, je critiquerais les choix de production d'Albini qui en sur gonflant les basses nuît à la clarté des guitares et à la puissance de l'ensemble mais encore une fois également, je m'inclinerais devant le talent de composition d'un groupe qui en imposant son style, quelque part entre le post-hardcore et le doom, aura marqué tant de musiciens. « Times of grace » comporte des perles, des vraies, « Under the surface », « Belief », « End of the harvest », « Away », autant de titres fondus dans un ensemble compact et uni formant un tout quasi-indissociable où s'entrecroisent rythmiques hypnotiques, guitares plombées, cordes désemparées et vocaux déchirés. Assurément l'un des meilleurs Neurosis qu'il m'ait été donné d'entendre jusqu'à présent.


you fail me
you fail me
Prix : EUR 10,99

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Converge "You fail me", 12 novembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : you fail me (CD)
J'ai toujours eu une appréhension particulière à insérer les disques de Converge dans ma platine, non pas que je n'aime pas la musique du groupe, non non, mais pour être honnête, celle-ci a souvent eu tendance à me casser la tête. Entre ces cris de Yorkshire épileptique, ces tempos éclairs et ces distos poussées à 11, moi, pauvre auditeur désemparé, sombrais bien malgré moi parfois dans l'incompréhension devant ce qui s'apparente souvent plus à une démonstration cacophonique qu'à une quelconque recherche de musicalité. Et pourtant, la musique de Converge a quelque chose de plaisant dans ce qu'elle représente : un véritable exutoire à toutes les frustrations, les peines et douleurs accumulées. Donc forcément, lorsque ce genre de choses sort, ça fait du bruit. Ca tombe bien, voilà ce que sera « You fail me » aux oreilles de beaucoup : du bruit. Et pourtant, bruyant, cet album l'est largement moins que son prédécesseur, « Jane doe » (souvent considéré comme leur sommet), et c'est peut-être là qu'ira notre principal reproche. Après un album aussi intense que « Jane doe », on a parfois un peu l'impression que le groupe mouline dans le vide en s'obstinant sur la moitié de l'album à ressasser les mêmes plans épileptiques, surtout lorsqu'il se montre capable en innovant un peu de pondre de petites perles déchirées tels ces irrésistibles « Last light », « Drop out », « You fail me » et « In her shadow ». Pour être clair, pour moi, le groupe a été aussi loin dans l'extrême que les limites humaines le permettent, de poursuivre dans cette veine n'a donc pas de sens. Le groupe semble l'avoir compris mais le sujet mériterait d'être un petit peu plus creusé pour assurer renouvellement et fraîcheur à leurs futurs albums.


Salvation - Digipack
Salvation - Digipack

7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cult Of Luna "Salvation", 31 octobre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Salvation - Digipack (CD)
Après un titanesque « The beyond » qui avait mis toute une frange de la scène en émoi l'année dernière, revoilà les rois Suédois du doomcore (ou appeler ça comme vous voudrez) de Cult Of Luna avec leur tant attendu « Salvation ». Et la première chose qui enchante lorsque l'on pose les mains sur l'album, avant même de le glisser dans la platine, c'est son design. Un digipack cartonné, tout de blanc vêtu aussi sobre que classieux et délicat. Un peu à l'image de la musique du groupe... ou son contraire, allez savoir. Car la force du combo sur ce « Salvation » est d'avoir intégré à sa musique de lumineuses plages instrumentales fortement teintées de Sigur Ros ne faisant que mieux retomber l'auditeur dans des abîmes de noirceur et de puissance lors des inévitables explosions cathartiques. La puissance dégagée par les 7 musiciens est alors tout bonnement phénoménale... on touche peut-être même là au jamais entendu tant ce maelström de guitares dramatiques s'entremêlant aux hurlements déchirés semble profond et insondable. Et plus les écoutes passent, plus l'on rentre dans cet album que l'on se doit d'écouter d'une traite pour en mesurer toute l'envergure. En ayant eu la bonne idée d'incorporer du chant clair sur certaines de ces longues plages ambiantes, le groupe apporte à « Salvation » la touche de diversité qui faisait auparavant défaut à ses précédentes productions. En parlant de ça, difficile de ne pas s'attarder sur la production dantesque de ce disque : claire, puissante, profonde,... en un mot comme en cent, absolument parfaite. Troisième album, troisième sans faute.


Reise Reise [Digipack]
Reise Reise [Digipack]
Proposé par music-center
Prix : EUR 37,90

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Rammstein "Reise, reise", 24 octobre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Reise Reise [Digipack] (CD)
C'est toujours un plaisir de retrouver nos amis Teutons de Rammstein... et l'attente, sans être interminable, fut longue. Déjà plus de 3 ans que « Mutter » était sorti, un « Mutter » où le désir d'évolution du groupe vers une musique moins mécanique était déjà palpable. « Reise, reise » va plus loin et abandonne complètement ce côté machinal et froid qui faisait le charme des précédents albums pour mieux s'orienter vers, ho surprise, la mélodie. Si son évolution semble tout à fait logique (presque inévitable), le groupe y met les formes en proposant non seulement un album original mais dont quasiment chaque titre possède une identité propre. En délaissant leurs rythmiques techno-tuning, le groupe gagne en classe et en finesse tout en ne perdant rien de sa grandiloquence. Rarement les arrangements orchestraux auront été aussi fins sur un album de Rammstein, rarement les refrains auront été aussi marquants, rarement les chœurs auront été aussi beaux et pourtant certains titres choquent fortement à première écoute. « Los » et son étrange rythmique d'Ac/dc countrysant, « Moskau » et sa chanteuse Russe sonnant comme le générique décalé d'un dessin animé Club Dorothée,... mais plus l'on rentre dans ce « Reise, reise » et plus ce sentiment de doute laisse place à l'étrange impression de se retrouver devant une réalisation aussi originale que risquée. En refusant de stagner, Rammstein viennent peut-être là d'offrir à leur public leur album le plus personnel sous forme de réussite artistique et commerciale. Chapeau, les deux vont pourtant rarement de paire.


Leviathan
Leviathan

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Mastodon "Leviathan", 17 octobre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leviathan (CD)
Mastodon ont le vent en poupe en ce moment, grâce à qui, à quoi ? Difficile de le dire, voir même de le comprendre tant la musique du groupe semblera dense et étrange à beaucoup. Découvert pour ma part il y a quelques mois de cela avec son précédent album « Remission », le groupe m'avait séduit par sa personnalité véritablement marquée, chose de plus en plus rare aujourd'hui. Proposant un mélange inédit (du moins à mes oreilles) de stoner, de plans heavy-metal, d'influences à la Neurosis, parfois même de rock sudiste, voir de jazz dans les délires du batteur, Mastodon naviguent aisément là où d'autres se noieraient. Certains râleront : par rapport à « Remission », la production et les vocaux ont été clarifiés, l'aspect claustrophobe de l'ensemble a donc quelque peu été gommé pour laisser parler une certaine forme de mélodie. Une certaine forme oui... car malgré ce relatif adoucissement, Mastodon reste un groupe de bûcherons, mais un groupe de bûcherons dont la finesse est la force. Sous cette avalanche de riffs gras se cache un réel sens de la composition et de la mélodie, de même que sous ce bordel rythmique se cache une technicité et un placement sans failles. « Leviathan » est en fait un concept album reprenant l'histoire de « Moby dick », une histoire que le groupe met en parallèle avec sa propre histoire. Là où certains quittent femme et famille pour aller tuer une baleine de leur harpon, d'autres les quittent pour conquérir le monde de leurs guitares... c'est tout le mal qu'on leur souhaite.


Above
Above
Prix : EUR 7,00

33 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Mad Season "Above", 13 octobre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Above (CD)
Comme tout bon groupe de rock de l'époque, Mad Season était une réunion de camés. Formée autour d'une rencontre en centre de désintoxication, la moitié du line up du groupe est aujourd'hui décédée d'overdose. Et quel line up... Layne Staley d'Alice In Chains au micro, Mike McCready de Pearl Jam à la six corde, Barrett Martin des Screaming Trees derrière les fûts et l'obscur John Baker Saunders à la basse. Une sorte de all star band de Seattle comme avait pu l'être Temple Of The Dog en son temps. Comme c'est bien souvent le cas avec les projets parallèles, l'aventure Mad Season n'aura été qu'éphémère et ne demeure dans l'histoire du rock qu'importante pour les aficionados des groupes principaux de ses auteurs. Ce n'est pourtant que 9 années après sa sortie que je découvre l'existence de ce « Above ». Ho l'erreur... car sans être passé à côté de l'album du siècle, je suis quand même longtemps passé à côté d'un très bon disque. Quelque part entre le hard-rock (« Lifeless dead », « I don't know anything » aux effluves de Black Sabbath) et les ballades bluesy désemparées (« Wake up », « Artificial red »), « Above » se promène en terres post-effervescence grunge en rendant hommage au rock des seventies, notamment via cette hallucinante production un brin vintage de l'ingé-son de Pearl Jam, Brett Eliason. Et quand Mark Lanegan vient appuyer Staley sur deux titres (dont le fabuleux « Long gone day »), c'est un peu comme si l'on assistait à la rencontre de deux monstres sacrés de Seattle sur un même disque... de trois monstres même, McCready illuminant bon nombre de titres de son touché délicat. Et s'il était un temps question que Lanegan reprennent la place laissée vacante par Staley à sa mort pour donner une suite à cet album, les temps ont semble-t-il changé... dommage, Mad Season restera donc le groupe d'un album. Mais quel album...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 30, 2014 10:37 PM CET


I
I
Proposé par envoi rapide et immédiat
Prix : EUR 14,99

14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Meshuggah "I", 6 octobre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : I (CD)
Une parenthèse dans la discographie du groupe, voilà ce qu'est ce « I »... ou plutôt une retrospective sous forme de parenthèse (ou l'inverse). « I » a pour objet de synthétiser 3 albums de Meshuggah en 21 minutes, en faisant ainsi l'objet idéal pour tout néophyte désireux d'avoir une vision d'ensemble de ce que le groupe a à proposer. Le fan n'y trouvera donc que moyennement son compte étant donné que l'EP ne propose strictement rien de bien innovant et n'apporte pas grand-chose non plus au patrimoine musical du groupe. Mais voilà, Meshuggah reste Meshuggah et le bonheur de les retrouver après deux années d'absence discographique demeure intact. « I » se divise en trois parties (les deux premières s'entremêlant quelque peu), trois parties que nous pourrions appeler « Destroy, erase, improve », « Chaosphere » et « Nothing ». Après une excellente intro débouchant sur une débauche de brutalité, le groupe embraye sur un enchaînement de plans typiques de l'époque « Destroy... », hachés, agressifs, s'en suit une accélération façon « Chaosphere » extrêmement technique et rapide pour finir sur un mid-tempo hypnotique à contretemps typique de « Nothing ». Même recette, froideur mécanique, rythmiques inhumaines, soli d'extraterrestres, vocaux scandés monocordes,... rien de bien nouveau pour le groupe mais un excellent résumé de l'ensemble de sa carrière. A conseiller aux personnes désireuses de découvrir l'univers si particulier du groupe donc...


Revolution.Com
Revolution.Com
Prix : EUR 17,59

6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 No One Is Innocent "Revolution.com", 21 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Revolution.Com (CD)
Je l'attendais ce nouveau No One... Dieu sait que je l'attendais. Et pourtant, dès la première écoute, c'est plus ou moins le drame. La déception est là, inéluctable, et les premières questions surgissent ? Dont l'une, la plus frappante : « Mais où est passé le No One d'antan ? ». Ce No One qui, la rage au ventre, balançait l'un des albums les plus chauds du rock Français avec « Utopia », ce No One revendicateur qui riffait comme un beau diable et éructait ses slogans fédérateurs.... Perdu dans ce remodelage du groupe autour du seul membre d'origine, Marc Gulbenkian, voilà où est passé ce No One. Et que nous reste-t-il au final? Un ersatz du No One d'antan. Un ersatz gonflé de rythmiques dansantes pas toujours du meilleur goût pour qui repense aux « Chile » et autres « Nomenklatura ». Alors certes, il reste ces textes toujours bien sentis, ces quelques titres qui surnagent (« Us festival », « Revolution.com », « Où étions-nous ? ») et le plaisir de retrouver le timbre de voix de Gulbenkian. Mais surnage tout de même cette dérangeante sensation d'opportunisme afin de capitaliser sur « un nom » après l'échec commercial de « Prénom betty », l'album solo de Gulbenkian. Parce qu'il faut bien l'admettre, ce No One n'est pas le notre, ou du moins pas celui si cher à mon cœur. « Revolution.com, comme ça manque de sueur » ? Je n'aurais pas dit mieux.


Volunteers
Volunteers
Prix : EUR 14,26

5.0 étoiles sur 5 Onelinedrawing "The volunteers", 20 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Volunteers (CD)
Far était un grand groupe, de ceux capable de pondre l'inaltérable « Water and solutions », album qui encore des années après sa sortie parvient toujours à chaque écoute à se révéler frais et touchant. Et derrière le micro et la guitare chez Far, il y avait un homme, Jonah Matranga, une espèce de type ordinaire pourtant capable de véhiculer quelque chose d'extraordinaire. Et Onelinedrawing est sa créature, son projet, son journal intime en quelque sorte. « The volunteers », son nouvel album, ne déroge pas à la règle : fait de bric et de broc, d'enregistrements à l'emporte pièce et de ritournelles aussi dépouillées que sensibles, il dévoile encore un peu plus d'une personne que l'on connaissait pourtant bien. Et plus cette personne se dévoile, plus on l'aime. Tant par sa voix, pure et émouvante, que par son éthique (le texte de « Livin' small » en est la meilleure des illustrations), que par sa passion et son honnêteté. Il faut tenir ce disque entre ses mains, lire l'explication de chaque titre par son auteur dans le livret, ses anecdotes et ses expériences pour saisir ce que représente cet album : une tranche de sa vie, un livre ouvert dans lequel on se retrouve soi-même avec émotion. Ajoutons à cela un digipack et un livret splendides, 12 versions demos des chansons en bonus MP3 sur le disque (versions au demeurant réellement intéressantes) et l'on comprend le respect qu'à le bonhomme pour son public. Etrangement, « The volunteers » transpire l'amour... et c'est peut-être ce qui fait d'un album en apparence ordinaire, quelque chose d'extraordinaire.


Mutter
Mutter
Prix : EUR 18,07

14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Rammstein "Mutter", 15 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mutter (CD)
Suite à leur succès aux Etats-Unis grâce au single « Du hast » et de leur tournée en compagnie de Korn et Limp Bizkit dans le cadre du Family Values Tour 1998 qui allait les voir propulser au devant de la scène, Rammstein se devaient de frapper fort pour ne pas tomber dans l'oubli. Dans le milieu de la musique, le 3ème album est bien souvent le cap qui assoit un groupe ou le fait tomber de son trône, aussi éphémère fut-il. C'est donc confortablement installé dans un studio du sud de La France que l'union teutonne allait accoucher de « Mutter », peut-être à ce jour son album le plus abouti. Rétrospectivement, ni « Herzeleid » (1996), ni « Sehnsucht » (1998) ne possédaient réellement ce souffle épique présent sur bon nombre de titres de « Mutter ». Et c'est précisément là où réside toute la force de cet album, dans son côté emphatique (au sens positif) et grandiose... et l'utilisation plus intelligente du clavier et des cordes n'y est sans doute pas étrangère. Alors bien sur, comme d'habitude chez Rammstein, c'est la fête du riff aussi simpliste que jouissif, comme sur chaque album ils nous font le coup de la monstrueuse power-ballade (après « Seemann » et « Klavier », la géniale « Mutter » prend le relais), comme sur chaque album, ce côté poétique séduit et comme d'habitude, au final, la formule n'a pas changé. Et même si « Sehnsucht » restera sans doute toujours mon préféré, « Mutter » le talonnera également toujours de près... Rammstein c'est comme Ac/dc, c'est toujours un peu pareil mais c'est toujours aussi bon.


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