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Contenu rédigé par vincent_33
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Commentaires écrits par
vincent_33

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Bubblegum
Bubblegum
Prix : EUR 10,99

19 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mark Lanegan Band "Bubblegum", 13 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bubblegum (CD)
Après son aventure d'un album avec Queens Of The Stone Age, Mark Lanegan, qui signait d'ailleurs les plus beaux titres de cet album, revient avec son bébé, le Mark Lanegan Band, sorte de grand foutoir de jams entre musiciens autour d'un fil rouge : les compositions de... Lanegan justement. Dans l'esprit des Desert Sessions, la liste des invités y est impressionnante : Chris Goss, PJ Harvey, Josh Homme, Nick Oliveri, Izzy Stradlin, Duff McKagan, Troy Van Leeuwen, Joey Castillo, etc.,... ! Mais quelque part, la liste des invités est ici, complètement secondaire tant l'album semble personnel. La seule prestation que l'on retienne d'ailleurs réellement est celle de Lanegan. Lanegan, l'ex-Screaming Trees et sa voix grave, profonde, emprunte de nicotine et d'éthylène, ses histoires de vécu et de vague à l'âme, cette espèce de présence vocale délicieusement envahissante,... ce tout fait de « Bubblegum » un album relativement indescriptible, quelque part entre le rock, la folk et le blues, un album dont le dépouillement, jusque dans cette production très vintage, lui confère un quelque chose de fantomatique, de profondément nocturne, de tout simplement beau en somme. Le pire dans tout ça c'est que « Bubblegum » est typiquement le genre d'album capable de plaire à tout le monde et qu'il ne connaîtra sans doute pas plus de succès que ça faute d'exposition médiatique... tant pis pour les autres alors, puisque c'est sans doute l'un des meilleurs de l'année toutes catégories confondues.


Eye of Every Storm
Eye of Every Storm

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Neurosis "The eye of every storm", 8 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eye of Every Storm (CD)
Il n'aura pas fallu longtemps à Neurosis après l'excellente collaboration avec Jarboe pour accoucher de sa nouvelle offrande, « The eye of every storm ». La cuvée 2004 se révèle être dans la droite lignée du précédent épisode featuring l'ex-Swans. Entendons par là que cet album mise plus sur les ambiances que sur la violence musicale à proprement parler... exit les grognements d'ours, place au chant quasi-uniquement clair, exit la lourdeur excessive, place à des guitares plus aérées et des ambiances plus éthérées. Lâchons le morceau : oui, Neurosis se sont calmés. Mais en perdant ce qu'elle avait de cathartique, la musique du groupe n'en devient que plus mystique, en témoigne ce bouleversant morceau titre durant lequel le groupe semble jouer parmi les fantômes. « The eye of every storm » est un album égoïste au sens où il ne prend toute sa dimension qu'écouté seul, au casque, dans le noir, sans bruit ni présence risquant d'altérer l'opacité de ses atmosphères. Reste une question en suspens pour moi. Pourquoi ce choix de placer Steve Albini derrière la console ? Pour qu'il prouve une fois de plus sa capacité à faire sonner tout ce qu'il touche comme une démo ? La différence est grande entre vouloir conserver un son brut et oublier de le doter d'une quelconque consistance. Malgré ça, « The eye of every storm » reste un formidable voyage dans l'esprit de ses géniteurs, un voyage torturé où chaque mot, chaque note ne prend tout son sens qu'en immersion totale. S'il devient plus accessible en vieillissant, le groupe n'en perd ni son essence, ni sa splendeur... et c'est bien là l'essentiel.


Miss Machine [CD+DVD]
Miss Machine [CD+DVD]
Prix : EUR 19,02

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 The Dillinger Escape Plan "Miss machine", 2 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miss Machine [CD+DVD] (CD)
Après un furieux et excellent EP avec Mike Patton au chant, « Irony is a dead scene », le plus populaire des combos de hardcore-metal déstructuré revient avec « Miss machine ». Mine de rien, cela faisait tout de même 5 années que le groupe n'avait pas proposé de véritable album... et quel retour ! Armé d'un nouveau chanteur, l'impressionnant Greg Puciato, le combo ne semble plus connaître de limites. Enchaînant les plans free-jazz sur une base hardcore chaotique saupoudrée de metal, combinant l'ensemble à des mélodies quasi-pop jamais taffiolisantes et de touches electro, Dillinger fait sa sauce dans son coin et ne ressemble qu'à lui. Sans une écoute attentive au casque, impossible de saisir tout ce qu'il se passe sur ce disque... côté guitare, c'est bruyant, très bruyant même, côté batterie, difficile de suivre tant le bonhomme se révèle complexe dans ses rythmiques et côté chant, Puciato fait également très fort entre ses hurlements vomitifs et son chant clair. Au-delà de tout cela, la force de Dillinger sur « Miss machine » est de se révéler incroyablement accrocheur tout en proposant une musique à la base complètement barrée. Les connaisseurs apprécieront le clin d'œil à Nine Inch Nails sur « Phone home » et les true-coreux s'évanouiront à l'écoute de la presque ballade « Unretrofied ». Voilà un album frais, original, aussi intéressant à écouter que son artwork est laid. Autant dire extrêmement intéressant donc...


From Bliss To Devastation
From Bliss To Devastation
Proposé par plattengurufr
Prix : EUR 14,83

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Vision Of Disorder "From bliss to devastation", 25 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : From Bliss To Devastation (CD)
Oubliez tout ce que vous saviez du combo ayant accouché d' « Imprint », « From bliss to devastation » n'a strictement rien à voir... et pourtant c'est bien là le même groupe. La métamorphose est tout bonnement ahurissante... nous avions quitté des New-yorkais purement hardcore-metal en 1998 (« For the bleeders » de '99 comptant pour du beurre), nous nous retrouvions en 2001 avec une curiosité aussi insaisissable que géniale. Sorte de mix improbable de neo, de stoner, de hardcore et de grunge... Vision Of Disorder réussissaient sur ce disque à fusionner l'hérésie. Logiquement copieusement rejeté par la scène hardcore à la sortie de cet album, le groupe splittera malheureusement quelques mois plus tard mais laissera à la postérité ce second témoignage de son immense talent. Et je pèse mes mots... Servi par la production dantesque d'un Machine au top de sa forme, le groupe laisse parler sa créativité et enfante d'un album quasi-parfait. Riffs tantôt neo, tantôt Sabbathien (une écoute au casque et c'est la fête de la guitare), hurlements déchirés, vocaux clairs hantés façon Staley, refrains imparables, basse omniprésente, rythmes fins, ambiance étrange, ni inquiétante, ni poisseuse mais habitée d'un quelque chose porteur d'angoisse et de mal-être. Le groupe doit énormément à son chanteur, l'impérial Tim Williams, dont chaque intervention n'est que bonheur, tant dans les hurlements que dans ce chant clair si typiquement « Seattleien ». Rares sont les livraisons où chaque instrument (chant inclus) se révèle plus qu'intéressant. Le vide laissé par la disparition du groupe n'en est que plus grand... reste ces fabuleux « Imprint » et « From bliss to devastation » pour ne jamais oublier à quel point Vision Of Disorder fut un groupe de génie.


Light At The End Of The World
Light At The End Of The World
Prix : EUR 12,43

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 My Dying Bride "The light at the end of the world", 11 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Light At The End Of The World (CD)
Fort du récent « succès » du dernier album de la formation, « Songs of darkness, words of light », Peaceville réédite ses précédents enregistrements à prix câlin en version remasterisée sous forme de digipack dont le maître mot semble être... sobriété. Mais alors première interrogation, comment se fait-il que même après remasterisation, la production de ce « The light at the end of the world » manque toujours aussi cruellement de relief et de profondeur ? Desservies par la carence en puissance du son, ce sont néanmoins 71 minutes d'un doom lancinant et décadent qui s'écoulent au fil de 9 titres aussi allègres qu'un troupeau de croque-morts à une crémation. Tempo agonisant, râles plaintifs de douleur, instrumentation minimaliste parsemée de claviers, spoken words d'outre tombe, riffs franchement dantesques (« The light at the end of the world »), textes aussi sombres que pervers, 8 minutes de moyenne par morceaux,... la bête est loin d'être facile à pénétrer. Ce n'est donc qu'au prix de nombreuses écoutes que l'on entre pleinement dans ces titres aux envoûtantes effluves de désolation. Néanmoins la longueur de l'album finit par le desservir sur sa fin puisque malgré l'excellence des ambiances développées, les titres semblent quelquefois tourner en rond de par leur linéarité... et cette production ne fait rien pour arranger l'affaire. « The light at the end of the world » n'en reste pas moins un excellent album susceptible de plaire à bien des familles du metal tant il emprunte à différents styles de l'ombre et se révèle au final, bien plus accessible qu'il n'y paraît.


Host
Host
Prix : EUR 9,99

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Paradise Lost "Host", 8 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Host (CD)
Paradise Lost n'en ont jamais fait qu'à leur tête... constamment insouciants du qu'en dira-t-on, ces gays lurons Britons ont toujours préféré faire ce qui leur plaisait sans prendre en compte les attentes des fans... quitte à parfois justement froisser ces derniers. S'ils avaient côtoyé les plus hautes sphères du monde du metal avec l'oecuménique « Draconian times » en 1995, les voilà qui allaient plus ou moins se voir traiter de moutons galeux quatre années plus tard avec ce « Host ». Et pourtant... deux années, plus tôt, l'excellent « One second » nous en avait prévenu... le groupe évoluait et commençait petit à petit à flirter avec l'electro. Et Dieu sait que le monde du metal précédemment cité n'est jamais des plus vivaces à louer ce genre d'évolution. En se mettant à sonner comme Depeche Mode, Paradise Lost surprenaient autant qu'ils rebutaient... ou séduisaient. Car « Host » est un album aussi somptueux qu'épisodique dans la carrière du groupe. Somptueux de classe, de courage et de noirceur. Extrêmement synthétique dans son approche, c'est au grès de violons, de violoncelles, de samples et de guitares à contre-emploi qu'il berce l'auditeur. Guidé par le timbre et la grisaille lyrique d'un Holmes extrêmement inspiré sur les refrains, impossible de résister à cet album qui paradoxalement se révèle finalement très accessible. Alors bien sur, « Host » n'est pas destiné à tout le monde non... mais seulement à ceux suffisamment ouverts pour se laisser submergés par la beauté d'une telle œuvre.


Imprint
Imprint
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 17,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Vision Of Disorder "Imprint", 1 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Imprint (CD)
4 albums et puis s'en vont... ainsi disparurent Vision Of Disorder, à mes yeux la formation référence de tout un style. De « Vision of disorder », « Imprint », « For the bleeders » et « From bliss to devastation », « Imprint » demeure aujourd'hui encore haut la main leur pièce maîtresse, celle qui reste et fait date dans l'Histoire du hardcore-metal. Là où l'éponyme semblait parfois faiblard, son successeur lui, se révèlera bien vite être l'album de la perfection. Hurlements déchirés, mélodies vénéneuses aux étranges relents d'Alice In Chains, riffs en ébullition sur fond de rythmiques tordues, voilà pour le programme. Emotionnellement extrêmement intense dans sa prestation, Tim Williams délivre sur « Imprint » une véritable leçon de chant tourmenté. Là où chez beaucoup de groupes du style, le chant clair semble bien souvent tomber comme un cheveux sur la soupe, le sien s'intègre parfaitement à l'instrumentation et garde ce côté troublé propre au groupe. 11 titres, 11 tueries parmi lesquelles quelques perles tels ces « What you are », « Landslide », « By the river » (sinueuse descente aux enfers featuring Phil Anselmo) ou « Jada bloom » et son final aux senteurs d'espoir retrouvé. « Imprint » n'est pas un album ordinaire, c'est là le manifeste d'un groupe au sommet de son art se livrant corps et âme dans un opus cathartique ho combien indispensable pour quiconque s'intéresse de près ou de loin au style.


Death Before Musick
Death Before Musick
Proposé par MIETES ONLINE SHOP
Prix : EUR 11,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Amen "Death before musick", 26 juillet 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Death Before Musick (CD)
Amen avaient un peu disparu du circuit depuis quelques temps... et pour cause. Le groupe avait officieusement complètement éclaté avec l'éparpillement de ses musiciens dans d'autres groupes nettement plus lucratifs (Godsmack,...). Seul Casey Chaos, le frontman, demeurait fidèle au poste. Nous l'aurons compris, Amen est sa chose, sa créature, son moyen d'expression irrépressible et le type ne compte pas y mettre un terme de si tôt. Pour faire court, entre temps, Virgin Records lui vole un album prêt à sortir qui ne verra jamais le jour, le vire, et le laisse sans label et sans le sou. Chaos continue d'écrire, remonte un combo et met gratuitement sa musique en ligne sur le site Web du groupe. Puis Daron Malakian, guitariste de System Of A Down, lui propose de signer cette nouvelle mouture d'Amen sur son tout jeune label Eaturmusic et voici comment tout redémarre. Enregistré de garages en fermes, « Death before musick » symbolise le retour d'un groupe qui en a gros sur la patate. Abrasif, complètement punk dans son approche, criard et belliqueux, le Amen 2004 n'a pas changé d'un poil, continuant de pousser dans ses derniers retranchements l'héritage des Stooges et de Black Flag en un petit brûlot incendiaire comme il sait en pondre depuis 5 ans. Casey Chaos, les cordes vocales au bout de la rupture, transforme certains des titres présents en y incorporant mélodies bien senties, en véritables hymnes à la révolte à reprendre en chœur en concert (« The abolishment of luxury », « Oblivion stereo », « Neutron liars »,...). S'il existait plus de groupes de la trempe d'Amen, intègres et passionnés, nul doute que le music business serait un peu moins gangrené. La messe est dite, un point c'est tout.


Houses Of The Moles
Houses Of The Moles

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Ministry "Houses of the molé", 20 juillet 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Houses Of The Moles (CD)
On ne prend pas les mêmes et on recommence... Paul Barker, moitié pensante du groupe, évincé du Ministère, Al Jourgensen se retrouvait alors seul aux commandes de la désormais légendaire entité indus à la carrière aussi exemplaire que ses ventes restent maussades. Jourgensen le dit lui-même : « je fais de bons albums qui ne se vendent pas ». Et on ne lui donnera pas tort. Cela fait environ 15 ans que le bonhomme ne sort que des tueries aux approches aussi diverses que viscérales. Continuant dans sa lancé de titres parodiques ; après le « Dark side of the moon » de Pink Floyd retravaillé façon junky en « Dark side of the spoon », le voilà qui transforme le « House of the holy » de Led Zeppelin en « Houses of the molé », délivrant au passage un album abrasif, très punk dans l'esprit et marquant un retour au Ministry de 1992 : contestataire et brut de chez brut. Beats hypnotiques, basses ronflantes, salves de riffs assassins, vocaux frénétiques plus crachés que chantés, le tout noyé dans une disto façon potards à 11. Et Al n'aime pas les Bush. Il le disait en 92 sur « Psalm 69 : the way to succeed & the way to suck eggs » et le réaffirme sur « Houses of the molé » en faisant commencer les titres de toutes les chansons par un « w »... celle ne commençant pas par cette lettre étant simplement intitulée « No w » ! Ceux qui aimaient le groupe l'aimeront toujours autant. Quant aux autres... ils ne l'aimeront toujours pas puisque pour notre plus grand plaisir, ce dernier n'a pas changé d'un iota.


Marbles
Marbles
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 36,75

12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Marillion "Marbles", 14 juillet 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marbles (CD)
« Marbles » représente pour moi la découverte de Marillion... une découverte tardive s'il en est, mais absolument délicieuse. Si le rock progressif a toujours été un style que j'ai par le passé plus ou moins volontairement négligé, je me rends aujourd'hui compte de mon erreur. Car voici un album en tous points somptueux, pour ne pas simplement dire magique. Un album aussi classieux qu'envoûtant, aussi riche et sincère qu'au final, tout bêtement beau. En jouant sur les ambiances feutrées, le groupe accouche avec « Marbles », d'un recueil de chansons à la douceur abyssale. Jamais rien n'irrite l'oreille, jamais rien ne rend l'écoute pénible, jamais rien de rugueux, malgré la splendide voix parfois écorchée de Steve Hogarth, ne vient altérer la pureté des compositions ici présentes et surtout, malgré la relative « linéarité » de l'ensemble, jamais rien n'inspire l'ennui. On pense parfois à U2 (énormément même sur « You're gone »), souvent à Pink Floyd (« Drilling holes », « Neverland ») mais c'est ici bien loin du plagiat que nous nous trouvons. Car Marillion affirme son style, un style fait de splendides envolées mélodiques jamais excentriques, de textes délicats et de soli inspirés, un style dont la douceur a en somme, quelque chose de réconfortant. Un peu comme si le groupe venait là de mettre en musique l'être aimé. Un album tout simplement beau à même de séduire à peu près n'importe qui daignant s'y plonger.


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