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elvisisalive "Good Old Time" (FRANCE)
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Can You Dig It? the Music and Politics of Black Action Films 1968-75
Can You Dig It? the Music and Politics of Black Action Films 1968-75
Prix : EUR 16,80

4.0 étoiles sur 5 The absolute Blaxploitation's music Bible..., 18 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Can You Dig It? the Music and Politics of Black Action Films 1968-75 (CD)
A toi, lecteur de cette chronique, je dis écoute cette musique qui te renverra directement 40 ans en arrière, dans les rues d'une métropole américaine, au coeur du quartier black, par un torride après-midi d'été. Futal pattes d'eph, chemise ajustée, tu conduis, au pas et vitres ouvertes, ta vieille Oldsmobile automatique, bruit de taule, siège en skai, pétard dans la boîte à gants et coupe afro collée au plafonnier... Au coin de la 7ème, tu croises le regard de Huggy Bear alors qu'au loin, hurlent les sirènes et crissent les pneus d'une voiture de police rouge à bandes blanches... Dans ton autoradio une soul music de grande classe que tu as déjà entendue la veille au cinéma, alors que tu avais payé 2$ pour voir la belle et sexy Pam Grier dans la dernière production « Blaxploitation »...

Blaxploitation, le mot est lâché. Cinématographiquement parlant, on aime ou on aime pas le genre. Il est vrai que les scénars sont souvent faiblards et simplistes (des flics, des gangsters, des filles... le tout afro-américain) mais ce qui compte, n'est-ce pas l'ambiance, le cadre ...? Le Los Angeles ensoleillé des seventies, les sacs de supermarché en papier, les fringues ajustées, les grosses américaines (je parle des voitures bien sûr !), les soirées disco... Moi, ça me rend nostalgique alors même que je n'y ai jamais mis les pieds. Et pour cause, je suis né en France au caeur des 70's. Je me rattrape donc en visionnant les films et en écoutant la bande son de cette époque...

Cette bande son, c'est de la soul music dite « Blaxploitation ». Et vous en avez le plus bel échantillon jamais réalisé, avec ces deux CD édités par l'excellentissime label Soul Jazz Records. Je le martèle à chaque fois, les types qui font vivre cette boîte font un travail exceptionnel (voir mes chroniques Delta Swamp Rock: Sounds From The South, Delta Swamp Rock 2 - More Sounds From The South 1968-75: At The Crossroads Of Rock, Country & Soulet Country Soul Sisters : The Rise Of Women In Country Music 1952-74.

Ici encore, la musique est accompagnée d'un livret gargantuesque de près de 100 pages... on ne plaisante pas avec les explications de textes chez Soul Jazz Records ! Historique, genèse, affiches de films, photos extraites des films, pitch... bref tout ce qu'il faut savoir sur le meilleur de la Blaxploitation des 70's, mais attention... tout en anglais ! On citera à titre d'exemple les plus célèbres de ces productions : Superfly, Foxy Brown, Across 110th Street, Trouble Man, The Mack, Coffy, Blacula et l'inévitable Shaft...

Les extraits musicaux sont pour certains archi connus, d'aucuns diront « resucées » : Shaft donc, par Isaak Hayes, Across 110th Street par Bobby Womack, repiqué par Tarantino pour Jackie Brown (ces arrangements pour cordes à la 2ème minute du titre... j'en ai la chair de poule à chaque écoute !), They Call Me Mister Tibbs par Quincy Jones (quelle section de cuivre !), Brother's Gonna Work It Out et Foxy Brown par Willie Hutch (rien à voir avec le flic blondinet !), Freddie's Dead et Pusherman par Curtis Mayfield, Coffy Is The Color par Roy Ayers, Cleopatra Jones par Joe Simon, Easin' In par Edwin Starr, Time Is Tight par Booker T & The MG's...

« Resucées » peut-être mais leur absence en auraient mis plus d'un en pétard, moi le premier ! En fait, question artillerie lourde, seul Superfly, le titre, manque à l'appel.

Mais il y a aussi du moins connu dans cette compil', du plus rare, plus confidentiel, voire des pépites parfaitement et injustement oubliées au profit des mastodontes évoqués plus haut. Je n'en citerai que quelque unes histoire de ne pas faire trop long. Tout d'abord deux merveilles signées du bassiste de jazz Johnny Pate et extraite de la BO de Shaft America. Batterie ultra funky, guitare wah-wah, orgue Hammond et cuivres luxuriants... deux petites merveilles instrumentales. On citera également le Blacula de Gene Page (même recette, une flûte en plus), le Charley de Don Costa... et j'en passe.

Le tout est mis en son de manière magistrale, un son propre et vintage à souhait. Bref, vous l'aurez compris, "Can You Dig It ?" by Soul Jazz Recrords is the absolute Blaxploitation's music Bible. Ni plus ni moins...

Alors pourquoi « seulement » 4 étoiles me demanderez-vous ? Et bien parce que pour être honnête, je possédais déjà 70% des titres présents sur cette compil'. Mais cela ne m'empêche pas de reconnaître sa totale et absolue pertinence pour ceux qui souhaiteraient se lancer dans la découverte du genre. Pour ceux-là, non vraiment, y'a pas mieux sur le marché que cette compil' qui réalise le hold up parfait sur toutes celles qui l'ont précédé...

« Everybody be cool, this is a robbery !!! »


13 - Edition Deluxe
13 - Edition Deluxe
Prix : EUR 17,16

27 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Maybe God is dead, not Black Sabbath..., 10 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : 13 - Edition Deluxe (CD)
En 2013, la formation historique du Black Sabbath de la grande époque est de retour, ou presque... puisque manque à l'appel le cogneur Bill Ward remplacé par un autre cogneur de renom, Brad Wilk, artilleur chez feu les Rage Against The Machine.

La grande époque du Sabbath, pour moi, c'était de 1970 à 1975, soit une bonne partie des années Ozzy. Non pas que les années Dio me laissent indifférent, Heaven & Hell est même un très bon album, mais l'âme du Sabbath, c'est définitivement l'alchimie que créent Tony, Geezer et Bill autour d'Ozzy, le groupe qui a tant donné au rock, créé son propre courant musical, influencé tant de groupes... Black Sabbath incarne le heavy métal mieux que n'importe quel autre groupe. J'aime par dessus tout Led Zep et le Deep Purple des 70's, mais force est de reconnaître que la palme du son le plus lourd du rock, reviens à Black Sabbath, sans discussion possible.

Et en 2013, le son de Black Sabbath est toujours aussi lourd, puissant, pesant... mon casque Marshall me dit même merci. 8 titres comparables à des enclumes en fusion. Contre toute attente, la voix d'Ozzy est au top. Tantôt stridente, tantôt inquiétante, souvent démoniaque, le bougre est en forme.

Ca commence par « La Fin du Commencement »... « End Of The Beginning". Une intro puissante, assez lente avant un furieux break à 2mn40... un riff énorme de Tony Iommie qui fait décoller le titre vers les ténèbres si familières au groupe. Le solo final est tout aussi démoniaque, d'une pureté étonnante. Plus de 8 minutes au compteur pour ce titre d'ouverture, c'est pourtant moins que le second...

Dieu est mort... c'est une question que pose Ozzy durant les 8mn52 que dure le deuxième titre de l'album. Un chef d'aeuvre du heavy métal, je pèse mes mots. Démarrage souterrain, grosse basse, arpège de gratte, batterie puissante... Ozzy prend la parole : « Perdu dans les ténèbres... ». Plus loin : « Le sang coule abondamment, la pluie devient rouge, donne-moi le vin et garde le pain, les voix raisonnent dans ma tête : Dieu est-il vivant ou mort ? Dieu est-il mort ? ». La messe (noire) est dite et c'est Ozzy le prêcheur. Aux trois quarts tu titre, un break énorme, puis le riff... le riff que tout métalleux rêve de composer. Et l'on prend soudain la pleine mesure de la filiation avec Metallica, seul autre groupe à pouvoir écrire ce genre de merveille heavy métal. God Is dead est une montagne du rock, un morceau de bravoure qui restera dans les annales du hard rock, soyez-en certains.

Puis c'est Loner qui arrive, l'histoire d'un type solitaire et étrange, un type énigmatique dont on ne sait pas grand-chose si ce n'est qu'il pourrait bien être dangereux. Ozzy termine en posant une question : « Ce type sera-t-il heureux quand il sera mort ? ». Le riff est une fois de plus énorme.

Zeitgeist marque une pose en donnant dans l'acoustique. Pratiquement tous les grands albums du Sabbath contenaient leur intermède acoustique : Planet Caravan sur Paranoid, Solitude sur Master Of Reality, Changes sur Vol.4 ou Fluff sur Sabbath Bloody Sabbath. Le texte de Zeitgeist est vaguement ésotérique, assez barré en fait.

Age Of Reason remet les gaz avec du gros son et un texte apocalyptique. « La politique, les religions, l'Amour et l'argent, c'est pour tout ça que le monde a été bâti, mais pas pour moi, ni pour toi... ». Ozzy n'est définitivement pas comme nous et il n'hésite pas à nous le rappeler. Est-il capable de vie éternelle ? Il ne le sait pas lui-même puisque dans Live Forever, il chante : « Je ne veux pas vivre éternellement mais je ne veux pas mourir... ». Va falloir choisir Ozzy !

D'autant que dans Damaged Soul, il annonce se foutre de la mort... vu qu'il est déjà mort... L'album se termine avec le déluge sonique de Dear Father, « Cher Papa abandonné, tu savais ce que tu faisais, en silence ta violence a mis ma vie en ruines... ». Pas vraiment idéal pour la fête des pères...

Les trois titres bonus de l'édition Deluxe de l'album sont du même tonneau, rien à jeter, du surplus d'une qualité indéniable.

Avec Brad Wilk, l'autre invité de marque du Sabbath 2013, c'est bien évidemment le sorcier barbu Rick Rubin à la production. Rubin aux manettes, c'est devenu un gage de qualité.

Bref, vous l'aurez compris, ce nouvel album de Black Sabbath remporte ma totale adhésion et tourne en boucle sur ma platine depuis deux jours... 48h00 que mes enceintes sont en feu, à l'instar du 13 de la pochette du disque.

Qu'on se le dise, en 2013, les métallurgistes de Birmingham sont de retour aux fourneaux... puissent-ils passer par Gandrange, histoire de rallumer la flamme...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 27, 2013 4:00 PM MEST


Jazz Mix
Jazz Mix

5.0 étoiles sur 5 La compil' qui fait jazzer !, 2 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jazz Mix (CD)
Cette compil' est sortie voilà 12 ans. Elle ne paye pas de mine : livret 2 feuillets minimaliste, aucune note, visuel low cost, bref le genre de disque qui finit presto dans les bacs à soldes de chez Gibert en moins de temps qu'il n'en faut pour écouter son contenu.

Erreur ! Ce double CD est en réalité une pure tuerie, celui qui m'a amené à découvrir une musique que j'ai longtemps considéré comme la bande son du royaume de l'ennui... Et oui, je le confesse volontier et avec honnêteté (si cela peut m'éviter les quolibets et le dédain des aficionados...), le jazz m'a longtemps laissé perplexe quant à sa capacité à me procurer des émotions, aveuglé que j'étais par quelques expériences sonores malheureuses vécues ici et là... du jazz dit « libre », sans queue ni tête et surtout capable de faire mal à la pauvre mienne (de tête) à force de dissonances, d'improvisation vaines et autres digressions épuisantes...

Oui mais voilà, ce Jazz Mix est arrivée sur ma platine en 2001 et la lumière est arrivée, une seconde fois dans la vie du pauvre novice que j'étais ... Ceux qui lisent mes chroniques sur ce site savent que la première fut... le rock.

C'est donc en parfait inculte que je chronique ce double CD, avec mes mots d'ignorant mais surtout avec l'émotion d'un conquistador qui, au hasard de ses navigations, tombe sur une terre au premier abord hostile, se révélant au final un eldorado, un continent aux mille promesses... l'Amérique quoi !!!

Le titre de la compil' annonce la couleur : les 23 titres proposés sont mixés... pour ma part, je dirais plutôt enchaînés. Quoi qu'il en soit, le résultat est franchement enthousiasmant, d'autant qu'une bonne partie du programme est bien groovy et ça donne un ensemble cohérent, écoutable en toutes circonstances : chez soi, dans sa voiture ou en soirée, en mode lounge pendant un petit diner en amoureux ou entre potes...

Encore une fois, mon inculture jazzistique m'interdit toute tentative d'analyse aventureuse sur le contenu musicale, mais je peux quand même préciser que la sélection est largement Bebop et c'est plutôt coooool...!!!

Le 1er CD est de loin le meilleur avec au menu, le saxophoniste Connonball Adderley et le titre Do Do Do, le trompettiste Lee Morgan et son célèbre Sidewinder. Herbie Hancock et son piano, avec l'immense Cantaloop Island... quand je vous disais que ça groovait sévère ! Arrive ensuite Horace Silver et le très soul Song For My Father. On se sent comme projeté 50 ans en arrière dans les rues de New York, au volant d'une grosse américaine... ambiance Bullit, French Connexion ou Serpico, c'est selon. La guitare de Kenny Burrell fait des merveilles sur Midnight Blue, tout comme la batterie d'Art Blakey sur Moanin'. Et que dire du Sookie Sookie de Grant Green ? Un monument à l'écoute duquel on réalise que les US3 n'ont finalement pas ajouté grand-chose à l'original pour obtenir la machine à danser Tukka Yoot's Riddim publiée en 1993. La suite ? Adderley again, la batterie de Buddy Rich sur Wack Wack, le Bring Down The Birds de Hancock dont la ligne de basse fut samplée avec bonheur en 1990 par les regrettés Deee-Lite pour leur Groove Is In The Heart... souvenir... Le CD s'achève avec It's Your Thing, un très bon Crusaders de 69.

Le second CD commence sous les meilleurs auspices avec un 3ème Hancock, Watermelon Man, puis le sax d'Eddie Harris sur les plus de 8 minutes de Compared To What. Je suis moins fan du titre qui suit : St Thomas par Sonny Rollins. Le piano de Billy Taylor fait des merveilles sur le très gospel/soul I Wish I Know. Après ça part un peu dans tous les sens : Georges Benson et le funky/soul On Broadway, Peggy Lee interprétant l'intemporel Fever, Al Jarreau et sa version de Blue Rondo à la Turk de 1981... La fin du CD est prétexte à un retour aux fondamentaux : Dexter Gordon puis Coltrane avec les 10 minutes de Blue Train. Daniel Janin, le français de l'étape, ferme la marche avec son big band.

Vous l'avez compris, ce Jazz Mix constitue une bien belle porte d'entrée sur l'univers du jazz, une première marche pour qui veut s'initier à ce genre musical exigeant, élitiste diront certains. A raison.

Ne me demandez pas pourquoi mais 12 ans après sa sortie, l'envie m'est venue de vous dire tout le bien que je pense de cette double compil' qui ne paye pas de mine, mais qui mine de rien, fait pas mal jazzer !


Wrote a Song for Everyone
Wrote a Song for Everyone
Prix : EUR 11,68

32 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Chemise « bucheron » à carreaux de rigueur, Fogerty épuise la source Creedence... mais quelle source !, 27 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wrote a Song for Everyone (CD)
Un pavé dans la marre pour démarrer cette chronique : oui, le talent d'écriture de John Fogerty n'a rien à envier à celui d'un... McCartney ou d'un Lennon. Je l'ai toujours pensé : pour écrire autant de bonnes chansons, de classiques du rock, en seulement 5 années (1967 premier single, 1972 dernier album) et 7 albums des Creedence Clearwater Revival... il faut être un Beatles, un extra-terrestre... ou John Fogerty.

A côté de ce répertoire en or massif, la production solo de Fogerty paraît un rien moins éclatante. La faute essentiellement à une série d'albums 80's à la production très... 80's et donc forcément très laide. Le très bon Blue Moon Swamp en 1997 a redressé sérieusement la barre, avant l'excellent live Premonition en 1998. Déjà Vu All Over Again (2004) et le bien nommé Revival (2007), deux albums d'assez bonne facture, sont venus confirmer que Fogerty, 40 ans après ses débuts avec les Creedence, n'avait rien perdu de son talent d'écriture. Le fabuleux double live The Long Road Home - in Concert, également dispo en DVD (indispensable !) offrait en 2005, un panorama assez représentatif et impressionnant de ce génie.

L'écriture de Fogerty c'est avant tout un fabuleux talent de mélodiste... il suffit d'écouter un best of des Creedence pour s'en convaincre. D'où la comparaison, aventureuse je vous l'accorde, avec McCartney et Lennon.

Sauf que depuis Revival en 97, Fogerty n'a rien enregistré de nouveau. En 2009, il y a bien eu l'album Blue Ridge Rangers Rides Again, qui venait boucler une boucle ouverte en 1973 avec Blue Ridge Rangers, premier album studio de Fogerty. Mais ce n'était qu'une série de reprises.

Et le petit nouveau n'y changera rien... ou plutôt pas grand-chose... car il y a quand-même deux nouvelles compos sur ce nouvel album, dont la très bonne Mystic Highway. Quant aux 12 autres titres, ce sont des classiques des Creedence ou de Fogerty en solo, recyclés, réarrangés et réinterprétés avec une pléiade de guest triés sur le volet.

Et ça commence plutôt fort avec l'énorme Fortunate Son, méchamment envoyé par les Foo Fighters de Dave Grohl. Excellente version enregistrée sur la console NEVE du mythique studio Sound City de L.A., console rachetée par Grohl et installée dans son propre studio, le 606 (voir l'histoire de cette console dans le documentaire Sound city real to reel - Blu-Ray). Almost Saturday Night avec le country man des antipodes, Keith Urban, sonne logiquement country. Comme bon nombre des 14 chansons de l'album. C'est d'ailleurs sans doute le principal reproche que je ferais à cet album : un style countrysant un peu envahissant sur la longueur. Lodi interprété avec ses deux fils, Wrote A song For Everyone avec Miranda Lambert, chanteuse... de country, Bad Moon Rising avec Zac Brown Band, groupe de... country music, Hot Hot Rod avec Brad Paisley, chanteur de... country music, Have You Ever Seen The Rain avec Alan Jackson, chanteur de... enfin bref, vous avez compris...

La version de Born On A Bayou avec Kid Rock reste assez fidèle à l'original et on s'en félicite. Les Dawes, valeur montante de l'Americana, entourent Fogerty sur Someday Never Comes. L'immense Bob Seger s'attaque à l'immense Who'll Stop The Rain, en la ralentissant sérieusement. Curieux mais pas déplaisant. Quant à l'inévitable Proud Mary, il est le prétexte d'une improbable alliance entre Fogerty, une pintade variété-pop issue d'American Idol et les New Orléanais Allen Toussaint & The Rebirth Brass Band.

Au final, Wrote A Song For Everyone, se laisse écouter avec beaucoup de plaisir, pour la simple et bonne raison que les chansons qui le composent, restent pour la plupart de très grandes chansons, qui n'ont pas pris une ride malgré le temps qui passe. Il aurait fallu leur infliger un traitement autrement plus corrosif pour les rendre désagréables à l'oreille des fans des Creedence et de leur leader.

4 étoiles donc.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 28, 2013 6:06 PM MEST


Black Dog Barking [Edition Deluxe]
Black Dog Barking [Edition Deluxe]
Prix : EUR 14,00

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enoooorme hard rock de Tasmanie !, 20 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Dog Barking [Edition Deluxe] (CD)
Cessez toute activité et envoyez-vous dans les oreilles ce 3ème album d'Airbourne, sans aucun doute l'un des tous meilleurs albums de hard rock de l'année 2013... si ce n'est LE meilleur.

Bien sûr, d'aucun trouveront l'influence d'AC/DC un peu trop évidente, sur cet album comme sur les précédents d'ailleurs. Et pourquoi pas ? Airbourne fait du très bon AC/DC, avec leurs propres compositions, ce qui leur donne un médiator d'avance sur les tribute bands qui fleurissent actuellement autour de la planète rock.

Alors, ce Black Dog Barking commence avec le fabuleux Ready To Rock... Des Oooooh Oooooh Oooooh, puis tic tic tic... le batteur donne la mesure et boom, c'est parti pour du grand hard rock, speed et puissant... le riff de gratte est énorme, la basse vrombit et la batterie est métronomique. O'Keeffe éructe ses paroles... Le break basse/batterie à 2mn30 est héroïque... Oui, oui, oui et encore oui, on est définitivement « ready to rock » !!!

Autant vous le dire de suite, tout le reste de l'album est du même tonneau, sans baisse de régime aucune. Difficile de sortir quelques titres du lot tellement tout est bon... peut-être Animalize et le single Live It Up avec leurs intro à la For Those About To Rock de qui vous savez... No One Fits Me aussi, Firepower, Hungry, Cradle To The Grave et Black Door Barking... du riff, du riff, du riff et encore du riff... n'en jetez plus, Airbourne met à genoux tout fan de hard rock un tant soit peu objectif. Même les deux titres bonus sont bons.

En écoutant Airbourne, on se dit que le rock'n'roll a encore de très beaux jours devant lui, car avec cette musique bourrée de riff imparables, on comprend une fois de plus ce qui fait la force éternelle du rock : une batterie, une basse et quelques accords de guitares, des accords que l'on intervertit à volonté pour obtenir un nombre infini de combinaisons... et en langage rock, combinaison ça se traduit « riff »... CQFD.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 25, 2013 11:51 AM MEST


Random Access Memories
Random Access Memories
Prix : EUR 6,99

7 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Daft Punk avance en marche arrière, dos au futur..., 20 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Random Access Memories (CD)
Huit ans après le médiocre et éreintant Human After All, sort donc le nouveau Daft Punk : Random Access Memories.

Soyons clairs, la nouvelle révolution Daft Punk n'aura pas lieu en 2013. Rien de révolutionnaire en effet, dans ce quatrième album, tout au plus quelques trouvailles ingénieuses et notamment faire un disque électro avec de vrais musiciens jouant sur de vrais instruments... et oui, c'est possible ! Autre trouvaille : une biographie musicale de 9 minutes consacrée à Giorgio Moroder, lequel raconte sa propre histoire sur un titre électro ultra efficace, forcément inspiré par la musique du compositeur italien.

Outre Moroder, les influences du duo versaillais, s'exposent au grand jour sur cet album : beaucoup de funk avec notamment le titre d'ouverture, Give Life Back To Music, le titre Lose Yourself To Dance et l'imparable single Get Lucky, ces deux derniers titres étant interprétés par Pharell Williams. Mais pas de panique, les Daft Punk ont pris garde de ne pas laisser leur musique se faire cannibaliser par une horde de jeunes loups rappeurs... comme c'est malheureusement trop souvent le cas ces temps-ci, sur de nombreux albums qui tentent le crossover avec le rap. Non, ici les invités (Williams donc, Julian Casablanca des Strokes ou Todd Edwards) se mettent au service des compositions de Daft Punk, et pas l'inverse.

Avec Fragments Of Time, on reconnaît le son west coast de Steely Dan, autre influence assumée du duo. Pas mal (trop ?) de titres posés, apaisés, limite lounge (The Game Of Love, Within, Touch, Motherboard...), viennent compléter la tracklist. On reprochera peut-être l'excès de vocodeur, un peu gonflant sur la longueur. Mais que voulez-vous, c'est un peu la marque Daft Punk !

La production est léchée, sans faille... on a franchement du mal à croire que tout ça est joué par des êtres humains, un vrai batteur, de vrais guitaristes, de vrais bassistes... Et quels bassistes ! Quand ça groove, ça groove à mort... et les guitares de Nile Rodgers, le Pape du funk, sont toujours aussi furieusement... funky !

Au final, ce nouvel album de Daft Punk remplit son contrat : relancer la carrière du duo électro français le plus connu de la planète, avec une musique inspirée et inspirante, exigente, accessible, organique.

En 2013, Daft Punk avance un peu en marche arrière, dos au futur... ils jouent la musique du futur, mais le regard fixé sur le passé, vers tous ceux qui les ont inspirés. C'est plus honnête que de vouloir à tout prix se faire passer pour des révolutionnaires, ce qu'ils ne sont plus depuis... depuis... ben depuis Homework, leur premier opus.

Ni futuriste, ni révolutionnaire, ce disque est pourtant fort réussi et enterre vivante la meute « french touch » des suiveurs du duo casqué, Kavinsky en tête. Et toc !


Ready to Die
Ready to Die
Prix : EUR 13,63

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Même pas mort !, 1 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ready to Die (CD)
Les hasards de calendrier, c'est tout de même quelque chose ! Le nouveau Iggy & The Stooges sors quelques semaines après le dernier Bowie et le même jours que le pire album des Deep Purple.

L'aubaine pour l'Iguane. Car soyez-en convaincus, s'il vous faut choisir, fuyez le « tiède rock » du Purple et jetez votre dévolu sur le « hot rock » des Stooges !

Bon, on ne va pas s'emballer non plus, Ready To Die est loin d'être la huitième merveille du monde. C'est un bon album de rock, ni plus, ni moins. Mais les requins du marketing ont bien fait leur job, en annonçant depuis des semaines, le successeur de Raw Power, Saint Graal pour pas mal de fans de l'Iguane. Et Ready To Die est effectivement signé Iggy & The Stooges, du jamais vu depuis... Raw Power. On nous a pas menti ! Et la hype est à son apogée quand on apprend le retour de James Williamson, métallurgiste de la 6 cordes...

Et force est de reconnaître qu'il en a encore sous le médiator, le bougre ! T'en veux du riff ? Sex & Money, Job, Gum, Ready To Die, DD's, Dirty Deal... ça dépote sévère ! Scott Asheton cogne encore ses futs avec conviction. On note aussi le retour de Steve MacKay au sax... 43 ans après sa participation remarquée à Fun House. Quant à Iggy, on est content de le retrouver dans un registre rock, loin de ses égarements récents en solo.

D'aucuns diront que Ready To Die est un album d'Iggy Pop accompagné par deux ex-Stooges... et ils n'auront pas tort. Mais au fond, on s'en cogne... car c'est du rock, sans prétention, avec de vraies mélodies dedans, des bons gros riff, une section rythmique qui assure et un chanteur légendaire qui ne se prend pas au sérieux... et pas complètement cané...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 2, 2013 9:35 AM MEST


Now What?! (CD + DVD)
Now What?! (CD + DVD)
Prix : EUR 19,04

4 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Dans les profondeurs du néant..., 1 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Now What?! (CD + DVD) (CD)
Un nouvel album de Deep Purple est toujours un événement... enfin... ça l'était jusqu'à ce 29 avril 2013.

Quel désastre ! Cette nouvelle livraison studio est indigne de la légende Deep Purple, ce groupe qui a produit tant de chefs d'oeuvre du rock. Faut pas vieillir comme dirait mon vieux papa...

Ce qui marque d'entrée, c'est le vide mélodique intersidéral. Essayez donc de fredonner un des 11 titres de l'album, après quelques écoutes... impossible, tant les mélodies sont insipides et tièdes. Les claviers de Airey écoeurent dès le second titre : Ross sors de ce corps !!! Et ce ne sont pas les guitares de Morce qui vont sauver l'affaire. Je n'ai jamais aimé son jeu bourré de tics hard rock 80's... et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer. Quant à la voix de Gillan, forcément, elle décline. C'est inévitable après 45 ans de carrière.

Même les deux singles, Hell To Pay et All The Time In The World, sont sans saveur. Le pire c'est que les gars de la maison de disque ont dû se creuser les méninges pour les trouver dans ce vide abyssal.

Non vraiment, rien à sauver sur Now What ?!, le disque de trop de Deep Purple. A côté, Rapture Of The Deep, son prédécesseur, passe pour un chef d'oeuvre, c'est dire !

Et maintenant alors ? Qu'est-ce qu'on fait ? Et bien on retourne à nos vieux vinyles du Pourpre Profond, époque 70's... parce que quitte à passer pour un vieux naze passéiste, il n'y a définitivement que ça de vrai.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 6, 2013 6:43 PM MEST


Collection: 1973 - 2012
Collection: 1973 - 2012
Proposé par b68solutionsfr
Prix : EUR 9,49

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Un Nième best of de Springsteen..., 24 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Collection: 1973 - 2012 (CD)
Les requins de l'industrie du disque profitent du triomphe de la tournée Wrecking Ball pour sortir un Nième best of de Springsteen... oui mais un best of sans The River... no comment.


Round the Edges + 4 Bonus
Round the Edges + 4 Bonus
Proposé par music-discount
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Weaver is good..., 25 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Round the Edges + 4 Bonus (CD)
En 1972, Wicked Lady explose en vol après seulement quatre années d'existence, une poignée de titres enregistrés dans une cave, mais jamais publiés. Pas une maison de disque pour signer ces bikers assoiffés de bière et de dope, dont les concerts se terminent inévitablement en bastons générales. Alors que le bassiste se prépare un petit séjour en HP, Martin Weaver, guitariste fou et fondateur du groupe, rejoint Dark, fraîchement formé par Steve Giles.

Avec Ron Johnson à la basse et Clive Thorneycroft à la batterie, le groupe enregistre son premier album en 5 jours : Round The Edges. La musique est étiquetée prog rock par la critique, à tort à mon humble avis. Car il y a bien plus que ça dans la musique de Dark. Il y a du psychédélisme bien sûr, il y a du blues mais aussi du rock plombé, comme celui que produisait Weaver avec Wicked Lady.

Alors bien sûr, vous dire que Round The Edges est à la hauteur des deux Wicked Lady, serait vous mentir. La voix de Giles n'est pas au top, la section rythmique sonne comme si elle avait été enregistrée dans une boîte de conserve... mais que voulez-vous, le plaisir d'entendre la guitare de Weaver est entier et vaut bien les quatre étoiles.

Ceci dit, rien ne doit vous empêcher de vous envoyer entre les oreilles, Axeman Cometh... que le rock soit avec vous !


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