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Contenu rédigé par elvisisalive
Classement des meilleurs critiques: 1.566
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Commentaires écrits par
elvisisalive "Good Old Time" (FRANCE)

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First Comes the Night [Deluxe]
First Comes the Night [Deluxe]
Prix : EUR 23,00

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La Californie dans votre salon..., 24 décembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : First Comes the Night [Deluxe] (CD)
Les apparences sont parfois trompeuses. Le meilleur disque de Chris Isaak est un album de reprises : Beyond The Sun.

Mais ne vous méprenez pas : le californien au physique avantageux de mannequin a publié de nombreux albums originaux de grande qualité depuis ses débuts en 1984. Et ce qui est bien avec Chris c'est que l'on est rarement surpris par ce que l'on découvre sur ses nouveaux albums... c'est peut-être d'ailleurs ce que certains lui reprochent. Le défaut de ses qualités en somme, ou l'inverse.

La France semble d'ailleurs lui reprocher bien plus que ça puisque ce nouvel album, comme d'autres avant, n'est pas distribué en France. Disponible uniquement en import, le disque n'a pourtant pas grand chose à se reprocher, pour peu que l'auditeur soit sensible aux belles mélodies, aux textes pas prise de tête et au son chaud idéal pour agrémenter une journée ensoleillée à Ocean Beach...

Coooool serait sans doute le mot le plus adapté pour qualifier la musique de Chris Isaak et ce nouveau disque est là pour le confirmer.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 7, 2016 3:25 PM CET


American Recordings Box Set
American Recordings Box Set
Prix : EUR 183,73

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le testament parfait de l'Homme en Noir, 23 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : American Recordings Box Set (Album vinyle)
Superbe coffret regroupant les 6 albums (7 vinyles) de la renaissance de Johnny Cash chez American Recordings, dans les années 90 et 2000.
Un peu hermétique à la country des 50's et 60's, j'ai été littéralement émus par ces 6 albums produits par le sorcier barbu Rick Rubin, donnant à attendre un Johnny Cash vieillissant, voir quasiment mourant sur certains titres. Mais les compositions sont là, intactes : des classiques de Cash réarrangées pour l'occasion et des reprises nombreuses, parfois inattendues et toujours intelligentes : Hurt de NIN (à pleurer), Personal Jesus de DM (superbe), One de U2, Rusty Cage de Soundgarden... Avec cette série d'albums sombres et crépusculaires, Cash a écrit le testament parfait d'une carrière monumentale, imparfaite mais sans regret.

Le format vinyle est idéal pour écouter religieusement cette musique emprunte de spiritualité. On regrettera simplement l'absence de suppléments, bonus ou livret... Mais pour ça, il faut se tourner vers le gargantuesque Cash Unearthed (Coffret 5 CD).


A Head Full Of Dreams
A Head Full Of Dreams
Prix : EUR 14,99

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 A Head Full Of Nightmares, 23 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Head Full Of Dreams (CD)
A chaque nouvel album depuis Viva la Vida, je me dis que Coldplay ne peux pas tomber plus bas et ne peux que remonter... Erreur !
A tel point que l'on se demande si le talent de la bande à Chris Martin ne réside pas dans sa capacité a se surpasser dans la médiocrité.

Avec ce nouvel album, on flirte avec les Bisounours et l'Ile aux Enfants de Casimir. Comment ce groupe, si bon à ses débuts, a-t-il pu connaître telle descente aux enfers de la mauvaise variété... incompréhensible.

Will Champion aurait été vu dans une agence Pôle Emploi, à la recherche d'un job de batteur...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 4, 2016 2:22 PM CET


25
25
Prix : EUR 12,99

3 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Je ne comprends toujours pas..., 24 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : 25 (CD)
... les raisons de cet engouement pour cette chanteuse. Certes elle chante très correctement, certes ses chansons pop font preuve d'une certaine efficacité mélodique mais de là à en faire l'une des plus grosses vendeuses de disques de ces dernières années... je ne comprends pas. Pourquoi elle plutôt qu'une autre ? Des chanteuses à voix, les maisons de disques nous en fournissent des bus entiers chaque année... mais c'est Adele qui a tiré le gros lot ! Tant mieux pour elle. Cette musique divertissante (c'est déjà ça me direz-vous) me semble assez éphémère. Adele sera-t-elle encore dans la lumière pour sortir l'album 45 ? Rien de moins sûr... mais peut-être me trompe-je. Rendez-vous dans 20 ans pour vérifier ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 27, 2015 8:51 PM CET


If I Can Dream: Elvis Presley With the Royal Philharmonic Orchestra
If I Can Dream: Elvis Presley With the Royal Philharmonic Orchestra
Prix : EUR 13,60

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La grande classe, 19 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : If I Can Dream: Elvis Presley With the Royal Philharmonic Orchestra (CD)
Parfaitement réfractaire aux albums de remix posthumes, c'est avec de grandes craintes que j'ai jeté une oreille curieuse à ce "nouvel album" du King. C’est finalement une très agréable surprise : le choix des titres est judicieux, associant de grands classiques et des titres moins connus, les arrangements pour cordes sont magnifiques et pas envahissants, le travail de production et de mixage donne une cohérence à l'ensemble bien que les enregistrements originaux datent de différentes époques. Et puis, il y a l'un de mes titres préférés du King : In The Ghetto, superbe. La pochette est un peu kitsch... mais pas de quoi gâcher le plaisir de l'écoute de cet album du King, supervisé par sa veuve. Merci Madame Presley.


Slowhand at 70 - Live at the Royal (*** 2 DVD's + 2 CD's ***)  (DVD format - NTSC)
Slowhand at 70 - Live at the Royal (*** 2 DVD's + 2 CD's ***) (DVD format - NTSC)
DVD ~ Eric Clapton

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Clapton en roue libre, 19 novembre 2015
Un live honorable de Clapton, une setlist (presque) sans surprise, éclectique et au final, un peu inégale. Ca manque de fougue, d'intensité.
Je recommande plutôt le live at Madison Square Garden de 2008 (avec Winwood) lequel affichait une cohérence résolument blues.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 20, 2015 8:41 PM CET


Scarifications
Scarifications
Prix : EUR 9,38

Aucun internaute (sur 3) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Abd Al Malik perd son identité musicale, 19 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scarifications (CD)
Très peu fan de cultures urbaines, quasi allergique au hip hop, j'avais été agréablement interpellé par les 3 albums précédents d'Abd Al Malik, en particulier Gibraltar et Dante : une voix posée, une diction idéale pour comprendre des textes engagés bien écrits, des influences éclectiques, des compositions efficaces prenant toute leur dimension organique sur scène, le tout échappant aux détestables clichés du hip hop et du rap. C'est donc avec une certaine impatience que j'attendais ce nouvel album. Hélas, la déception est à la hauteur de l'attente : les clichés hip hop sont de retour sur toute la longueur du disque, la diction est fatiguante dès le 1er titre, les compos électro signées de la star de la techno Laurent Garnier manquent cruellement... d'humanité et d'inspiration. Les textes sont peut être pertinents mais leur habillage ne donne aucune envie de s'y attarder.
Une écoute éprouvante.


Can You Dig It? the Music and Politics of Black Action Films 1968-75
Can You Dig It? the Music and Politics of Black Action Films 1968-75
Prix : EUR 21,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 The absolute Blaxploitation's music Bible..., 18 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Can You Dig It? the Music and Politics of Black Action Films 1968-75 (CD)
A toi, lecteur de cette chronique, je dis écoute cette musique qui te renverra directement 40 ans en arrière, dans les rues d'une métropole américaine, au coeur du quartier black, par un torride après-midi d'été. Futal pattes d'eph, chemise ajustée, tu conduis, au pas et vitres ouvertes, ta vieille Oldsmobile automatique, bruit de taule, siège en skai, pétard dans la boîte à gants et coupe afro collée au plafonnier... Au coin de la 7ème, tu croises le regard de Huggy Bear alors qu'au loin, hurlent les sirènes et crissent les pneus d'une voiture de police rouge à bandes blanches... Dans ton autoradio une soul music de grande classe que tu as déjà entendue la veille au cinéma, alors que tu avais payé 2$ pour voir la belle et sexy Pam Grier dans la dernière production « Blaxploitation »...

Blaxploitation, le mot est lâché. Cinématographiquement parlant, on aime ou on aime pas le genre. Il est vrai que les scénars sont souvent faiblards et simplistes (des flics, des gangsters, des filles... le tout afro-américain) mais ce qui compte, n'est-ce pas l'ambiance, le cadre ...? Le Los Angeles ensoleillé des seventies, les sacs de supermarché en papier, les fringues ajustées, les grosses américaines (je parle des voitures bien sûr !), les soirées disco... Moi, ça me rend nostalgique alors même que je n'y ai jamais mis les pieds. Et pour cause, je suis né en France au caeur des 70's. Je me rattrape donc en visionnant les films et en écoutant la bande son de cette époque...

Cette bande son, c'est de la soul music dite « Blaxploitation ». Et vous en avez le plus bel échantillon jamais réalisé, avec ces deux CD édités par l'excellentissime label Soul Jazz Records. Je le martèle à chaque fois, les types qui font vivre cette boîte font un travail exceptionnel (voir mes chroniques Delta Swamp Rock: Sounds From The South, Delta Swamp Rock 2 - More Sounds From The South 1968-75: At The Crossroads Of Rock, Country & Soulet Country Soul Sisters : The Rise Of Women In Country Music 1952-74.

Ici encore, la musique est accompagnée d'un livret gargantuesque de près de 100 pages... on ne plaisante pas avec les explications de textes chez Soul Jazz Records ! Historique, genèse, affiches de films, photos extraites des films, pitch... bref tout ce qu'il faut savoir sur le meilleur de la Blaxploitation des 70's, mais attention... tout en anglais ! On citera à titre d'exemple les plus célèbres de ces productions : Superfly, Foxy Brown, Across 110th Street, Trouble Man, The Mack, Coffy, Blacula et l'inévitable Shaft...

Les extraits musicaux sont pour certains archi connus, d'aucuns diront « resucées » : Shaft donc, par Isaak Hayes, Across 110th Street par Bobby Womack, repiqué par Tarantino pour Jackie Brown (ces arrangements pour cordes à la 2ème minute du titre... j'en ai la chair de poule à chaque écoute !), They Call Me Mister Tibbs par Quincy Jones (quelle section de cuivre !), Brother's Gonna Work It Out et Foxy Brown par Willie Hutch (rien à voir avec le flic blondinet !), Freddie's Dead et Pusherman par Curtis Mayfield, Coffy Is The Color par Roy Ayers, Cleopatra Jones par Joe Simon, Easin' In par Edwin Starr, Time Is Tight par Booker T & The MG's...

« Resucées » peut-être mais leur absence en auraient mis plus d'un en pétard, moi le premier ! En fait, question artillerie lourde, seul Superfly, le titre, manque à l'appel.

Mais il y a aussi du moins connu dans cette compil', du plus rare, plus confidentiel, voire des pépites parfaitement et injustement oubliées au profit des mastodontes évoqués plus haut. Je n'en citerai que quelque unes histoire de ne pas faire trop long. Tout d'abord deux merveilles signées du bassiste de jazz Johnny Pate et extraite de la BO de Shaft America. Batterie ultra funky, guitare wah-wah, orgue Hammond et cuivres luxuriants... deux petites merveilles instrumentales. On citera également le Blacula de Gene Page (même recette, une flûte en plus), le Charley de Don Costa... et j'en passe.

Le tout est mis en son de manière magistrale, un son propre et vintage à souhait. Bref, vous l'aurez compris, "Can You Dig It ?" by Soul Jazz Recrords is the absolute Blaxploitation's music Bible. Ni plus ni moins...

Alors pourquoi « seulement » 4 étoiles me demanderez-vous ? Et bien parce que pour être honnête, je possédais déjà 70% des titres présents sur cette compil'. Mais cela ne m'empêche pas de reconnaître sa totale et absolue pertinence pour ceux qui souhaiteraient se lancer dans la découverte du genre. Pour ceux-là, non vraiment, y'a pas mieux sur le marché que cette compil' qui réalise le hold up parfait sur toutes celles qui l'ont précédé...

« Everybody be cool, this is a robbery !!! »


13 - Edition Deluxe
13 - Edition Deluxe
Prix : EUR 23,64

28 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Maybe God is dead, not Black Sabbath..., 10 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : 13 - Edition Deluxe (CD)
En 2013, la formation historique du Black Sabbath de la grande époque est de retour, ou presque... puisque manque à l'appel le cogneur Bill Ward remplacé par un autre cogneur de renom, Brad Wilk, artilleur chez feu les Rage Against The Machine.

La grande époque du Sabbath, pour moi, c'était de 1970 à 1975, soit une bonne partie des années Ozzy. Non pas que les années Dio me laissent indifférent, Heaven & Hell est même un très bon album, mais l'âme du Sabbath, c'est définitivement l'alchimie que créent Tony, Geezer et Bill autour d'Ozzy, le groupe qui a tant donné au rock, créé son propre courant musical, influencé tant de groupes... Black Sabbath incarne le heavy métal mieux que n'importe quel autre groupe. J'aime par dessus tout Led Zep et le Deep Purple des 70's, mais force est de reconnaître que la palme du son le plus lourd du rock, reviens à Black Sabbath, sans discussion possible.

Et en 2013, le son de Black Sabbath est toujours aussi lourd, puissant, pesant... mon casque Marshall me dit même merci. 8 titres comparables à des enclumes en fusion. Contre toute attente, la voix d'Ozzy est au top. Tantôt stridente, tantôt inquiétante, souvent démoniaque, le bougre est en forme.

Ca commence par « La Fin du Commencement »... « End Of The Beginning". Une intro puissante, assez lente avant un furieux break à 2mn40... un riff énorme de Tony Iommie qui fait décoller le titre vers les ténèbres si familières au groupe. Le solo final est tout aussi démoniaque, d'une pureté étonnante. Plus de 8 minutes au compteur pour ce titre d'ouverture, c'est pourtant moins que le second...

Dieu est mort... c'est une question que pose Ozzy durant les 8mn52 que dure le deuxième titre de l'album. Un chef d'aeuvre du heavy métal, je pèse mes mots. Démarrage souterrain, grosse basse, arpège de gratte, batterie puissante... Ozzy prend la parole : « Perdu dans les ténèbres... ». Plus loin : « Le sang coule abondamment, la pluie devient rouge, donne-moi le vin et garde le pain, les voix raisonnent dans ma tête : Dieu est-il vivant ou mort ? Dieu est-il mort ? ». La messe (noire) est dite et c'est Ozzy le prêcheur. Aux trois quarts tu titre, un break énorme, puis le riff... le riff que tout métalleux rêve de composer. Et l'on prend soudain la pleine mesure de la filiation avec Metallica, seul autre groupe à pouvoir écrire ce genre de merveille heavy métal. God Is dead est une montagne du rock, un morceau de bravoure qui restera dans les annales du hard rock, soyez-en certains.

Puis c'est Loner qui arrive, l'histoire d'un type solitaire et étrange, un type énigmatique dont on ne sait pas grand-chose si ce n'est qu'il pourrait bien être dangereux. Ozzy termine en posant une question : « Ce type sera-t-il heureux quand il sera mort ? ». Le riff est une fois de plus énorme.

Zeitgeist marque une pose en donnant dans l'acoustique. Pratiquement tous les grands albums du Sabbath contenaient leur intermède acoustique : Planet Caravan sur Paranoid, Solitude sur Master Of Reality, Changes sur Vol.4 ou Fluff sur Sabbath Bloody Sabbath. Le texte de Zeitgeist est vaguement ésotérique, assez barré en fait.

Age Of Reason remet les gaz avec du gros son et un texte apocalyptique. « La politique, les religions, l'Amour et l'argent, c'est pour tout ça que le monde a été bâti, mais pas pour moi, ni pour toi... ». Ozzy n'est définitivement pas comme nous et il n'hésite pas à nous le rappeler. Est-il capable de vie éternelle ? Il ne le sait pas lui-même puisque dans Live Forever, il chante : « Je ne veux pas vivre éternellement mais je ne veux pas mourir... ». Va falloir choisir Ozzy !

D'autant que dans Damaged Soul, il annonce se foutre de la mort... vu qu'il est déjà mort... L'album se termine avec le déluge sonique de Dear Father, « Cher Papa abandonné, tu savais ce que tu faisais, en silence ta violence a mis ma vie en ruines... ». Pas vraiment idéal pour la fête des pères...

Les trois titres bonus de l'édition Deluxe de l'album sont du même tonneau, rien à jeter, du surplus d'une qualité indéniable.

Avec Brad Wilk, l'autre invité de marque du Sabbath 2013, c'est bien évidemment le sorcier barbu Rick Rubin à la production. Rubin aux manettes, c'est devenu un gage de qualité.

Bref, vous l'aurez compris, ce nouvel album de Black Sabbath remporte ma totale adhésion et tourne en boucle sur ma platine depuis deux jours... 48h00 que mes enceintes sont en feu, à l'instar du 13 de la pochette du disque.

Qu'on se le dise, en 2013, les métallurgistes de Birmingham sont de retour aux fourneaux... puissent-ils passer par Gandrange, histoire de rallumer la flamme...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 27, 2013 4:00 PM MEST


Jazz Mix
Jazz Mix
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 44,00

5.0 étoiles sur 5 La compil' qui fait jazzer !, 2 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jazz Mix (CD)
Cette compil' est sortie voilà 12 ans. Elle ne paye pas de mine : livret 2 feuillets minimaliste, aucune note, visuel low cost, bref le genre de disque qui finit presto dans les bacs à soldes de chez Gibert en moins de temps qu'il n'en faut pour écouter son contenu.

Erreur ! Ce double CD est en réalité une pure tuerie, celui qui m'a amené à découvrir une musique que j'ai longtemps considéré comme la bande son du royaume de l'ennui... Et oui, je le confesse volontier et avec honnêteté (si cela peut m'éviter les quolibets et le dédain des aficionados...), le jazz m'a longtemps laissé perplexe quant à sa capacité à me procurer des émotions, aveuglé que j'étais par quelques expériences sonores malheureuses vécues ici et là... du jazz dit « libre », sans queue ni tête et surtout capable de faire mal à la pauvre mienne (de tête) à force de dissonances, d'improvisation vaines et autres digressions épuisantes...

Oui mais voilà, ce Jazz Mix est arrivée sur ma platine en 2001 et la lumière est arrivée, une seconde fois dans la vie du pauvre novice que j'étais ... Ceux qui lisent mes chroniques sur ce site savent que la première fut... le rock.

C'est donc en parfait inculte que je chronique ce double CD, avec mes mots d'ignorant mais surtout avec l'émotion d'un conquistador qui, au hasard de ses navigations, tombe sur une terre au premier abord hostile, se révélant au final un eldorado, un continent aux mille promesses... l'Amérique quoi !!!

Le titre de la compil' annonce la couleur : les 23 titres proposés sont mixés... pour ma part, je dirais plutôt enchaînés. Quoi qu'il en soit, le résultat est franchement enthousiasmant, d'autant qu'une bonne partie du programme est bien groovy et ça donne un ensemble cohérent, écoutable en toutes circonstances : chez soi, dans sa voiture ou en soirée, en mode lounge pendant un petit diner en amoureux ou entre potes...

Encore une fois, mon inculture jazzistique m'interdit toute tentative d'analyse aventureuse sur le contenu musicale, mais je peux quand même préciser que la sélection est largement Bebop et c'est plutôt coooool...!!!

Le 1er CD est de loin le meilleur avec au menu, le saxophoniste Connonball Adderley et le titre Do Do Do, le trompettiste Lee Morgan et son célèbre Sidewinder. Herbie Hancock et son piano, avec l'immense Cantaloop Island... quand je vous disais que ça groovait sévère ! Arrive ensuite Horace Silver et le très soul Song For My Father. On se sent comme projeté 50 ans en arrière dans les rues de New York, au volant d'une grosse américaine... ambiance Bullit, French Connexion ou Serpico, c'est selon. La guitare de Kenny Burrell fait des merveilles sur Midnight Blue, tout comme la batterie d'Art Blakey sur Moanin'. Et que dire du Sookie Sookie de Grant Green ? Un monument à l'écoute duquel on réalise que les US3 n'ont finalement pas ajouté grand-chose à l'original pour obtenir la machine à danser Tukka Yoot's Riddim publiée en 1993. La suite ? Adderley again, la batterie de Buddy Rich sur Wack Wack, le Bring Down The Birds de Hancock dont la ligne de basse fut samplée avec bonheur en 1990 par les regrettés Deee-Lite pour leur Groove Is In The Heart... souvenir... Le CD s'achève avec It's Your Thing, un très bon Crusaders de 69.

Le second CD commence sous les meilleurs auspices avec un 3ème Hancock, Watermelon Man, puis le sax d'Eddie Harris sur les plus de 8 minutes de Compared To What. Je suis moins fan du titre qui suit : St Thomas par Sonny Rollins. Le piano de Billy Taylor fait des merveilles sur le très gospel/soul I Wish I Know. Après ça part un peu dans tous les sens : Georges Benson et le funky/soul On Broadway, Peggy Lee interprétant l'intemporel Fever, Al Jarreau et sa version de Blue Rondo à la Turk de 1981... La fin du CD est prétexte à un retour aux fondamentaux : Dexter Gordon puis Coltrane avec les 10 minutes de Blue Train. Daniel Janin, le français de l'étape, ferme la marche avec son big band.

Vous l'avez compris, ce Jazz Mix constitue une bien belle porte d'entrée sur l'univers du jazz, une première marche pour qui veut s'initier à ce genre musical exigeant, élitiste diront certains. A raison.

Ne me demandez pas pourquoi mais 12 ans après sa sortie, l'envie m'est venue de vous dire tout le bien que je pense de cette double compil' qui ne paye pas de mine, mais qui mine de rien, fait pas mal jazzer !


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