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Contenu rédigé par elvisisalive
Classement des meilleurs critiques: 1.575
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Commentaires écrits par
elvisisalive "Good Old Time" (FRANCE)

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Wrote a Song for Everyone
Wrote a Song for Everyone
Prix : EUR 9,99

32 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Chemise « bucheron » à carreaux de rigueur, Fogerty épuise la source Creedence... mais quelle source !, 27 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wrote a Song for Everyone (CD)
Un pavé dans la marre pour démarrer cette chronique : oui, le talent d'écriture de John Fogerty n'a rien à envier à celui d'un... McCartney ou d'un Lennon. Je l'ai toujours pensé : pour écrire autant de bonnes chansons, de classiques du rock, en seulement 5 années (1967 premier single, 1972 dernier album) et 7 albums des Creedence Clearwater Revival... il faut être un Beatles, un extra-terrestre... ou John Fogerty.

A côté de ce répertoire en or massif, la production solo de Fogerty paraît un rien moins éclatante. La faute essentiellement à une série d'albums 80's à la production très... 80's et donc forcément très laide. Le très bon Blue Moon Swamp en 1997 a redressé sérieusement la barre, avant l'excellent live Premonition en 1998. Déjà Vu All Over Again (2004) et le bien nommé Revival (2007), deux albums d'assez bonne facture, sont venus confirmer que Fogerty, 40 ans après ses débuts avec les Creedence, n'avait rien perdu de son talent d'écriture. Le fabuleux double live The Long Road Home - in Concert, également dispo en DVD (indispensable !) offrait en 2005, un panorama assez représentatif et impressionnant de ce génie.

L'écriture de Fogerty c'est avant tout un fabuleux talent de mélodiste... il suffit d'écouter un best of des Creedence pour s'en convaincre. D'où la comparaison, aventureuse je vous l'accorde, avec McCartney et Lennon.

Sauf que depuis Revival en 97, Fogerty n'a rien enregistré de nouveau. En 2009, il y a bien eu l'album Blue Ridge Rangers Rides Again, qui venait boucler une boucle ouverte en 1973 avec Blue Ridge Rangers, premier album studio de Fogerty. Mais ce n'était qu'une série de reprises.

Et le petit nouveau n'y changera rien... ou plutôt pas grand-chose... car il y a quand-même deux nouvelles compos sur ce nouvel album, dont la très bonne Mystic Highway. Quant aux 12 autres titres, ce sont des classiques des Creedence ou de Fogerty en solo, recyclés, réarrangés et réinterprétés avec une pléiade de guest triés sur le volet.

Et ça commence plutôt fort avec l'énorme Fortunate Son, méchamment envoyé par les Foo Fighters de Dave Grohl. Excellente version enregistrée sur la console NEVE du mythique studio Sound City de L.A., console rachetée par Grohl et installée dans son propre studio, le 606 (voir l'histoire de cette console dans le documentaire Sound city real to reel - Blu-Ray). Almost Saturday Night avec le country man des antipodes, Keith Urban, sonne logiquement country. Comme bon nombre des 14 chansons de l'album. C'est d'ailleurs sans doute le principal reproche que je ferais à cet album : un style countrysant un peu envahissant sur la longueur. Lodi interprété avec ses deux fils, Wrote A song For Everyone avec Miranda Lambert, chanteuse... de country, Bad Moon Rising avec Zac Brown Band, groupe de... country music, Hot Hot Rod avec Brad Paisley, chanteur de... country music, Have You Ever Seen The Rain avec Alan Jackson, chanteur de... enfin bref, vous avez compris...

La version de Born On A Bayou avec Kid Rock reste assez fidèle à l'original et on s'en félicite. Les Dawes, valeur montante de l'Americana, entourent Fogerty sur Someday Never Comes. L'immense Bob Seger s'attaque à l'immense Who'll Stop The Rain, en la ralentissant sérieusement. Curieux mais pas déplaisant. Quant à l'inévitable Proud Mary, il est le prétexte d'une improbable alliance entre Fogerty, une pintade variété-pop issue d'American Idol et les New Orléanais Allen Toussaint & The Rebirth Brass Band.

Au final, Wrote A Song For Everyone, se laisse écouter avec beaucoup de plaisir, pour la simple et bonne raison que les chansons qui le composent, restent pour la plupart de très grandes chansons, qui n'ont pas pris une ride malgré le temps qui passe. Il aurait fallu leur infliger un traitement autrement plus corrosif pour les rendre désagréables à l'oreille des fans des Creedence et de leur leader.

4 étoiles donc.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 28, 2013 6:06 PM MEST


Black Dog Barking [Edition Deluxe]
Black Dog Barking [Edition Deluxe]
Prix : EUR 22,00

13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enoooorme hard rock de Tasmanie !, 20 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Dog Barking [Edition Deluxe] (CD)
Cessez toute activité et envoyez-vous dans les oreilles ce 3ème album d'Airbourne, sans aucun doute l'un des tous meilleurs albums de hard rock de l'année 2013... si ce n'est LE meilleur.

Bien sûr, d'aucun trouveront l'influence d'AC/DC un peu trop évidente, sur cet album comme sur les précédents d'ailleurs. Et pourquoi pas ? Airbourne fait du très bon AC/DC, avec leurs propres compositions, ce qui leur donne un médiator d'avance sur les tribute bands qui fleurissent actuellement autour de la planète rock.

Alors, ce Black Dog Barking commence avec le fabuleux Ready To Rock... Des Oooooh Oooooh Oooooh, puis tic tic tic... le batteur donne la mesure et boom, c'est parti pour du grand hard rock, speed et puissant... le riff de gratte est énorme, la basse vrombit et la batterie est métronomique. O'Keeffe éructe ses paroles... Le break basse/batterie à 2mn30 est héroïque... Oui, oui, oui et encore oui, on est définitivement « ready to rock » !!!

Autant vous le dire de suite, tout le reste de l'album est du même tonneau, sans baisse de régime aucune. Difficile de sortir quelques titres du lot tellement tout est bon... peut-être Animalize et le single Live It Up avec leurs intro à la For Those About To Rock de qui vous savez... No One Fits Me aussi, Firepower, Hungry, Cradle To The Grave et Black Door Barking... du riff, du riff, du riff et encore du riff... n'en jetez plus, Airbourne met à genoux tout fan de hard rock un tant soit peu objectif. Même les deux titres bonus sont bons.

En écoutant Airbourne, on se dit que le rock'n'roll a encore de très beaux jours devant lui, car avec cette musique bourrée de riff imparables, on comprend une fois de plus ce qui fait la force éternelle du rock : une batterie, une basse et quelques accords de guitares, des accords que l'on intervertit à volonté pour obtenir un nombre infini de combinaisons... et en langage rock, combinaison ça se traduit « riff »... CQFD.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 25, 2013 11:51 AM MEST


Random Access Memories
Random Access Memories
Prix : EUR 6,99

7 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Daft Punk avance en marche arrière, dos au futur..., 20 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Random Access Memories (CD)
Huit ans après le médiocre et éreintant Human After All, sort donc le nouveau Daft Punk : Random Access Memories.

Soyons clairs, la nouvelle révolution Daft Punk n'aura pas lieu en 2013. Rien de révolutionnaire en effet, dans ce quatrième album, tout au plus quelques trouvailles ingénieuses et notamment faire un disque électro avec de vrais musiciens jouant sur de vrais instruments... et oui, c'est possible ! Autre trouvaille : une biographie musicale de 9 minutes consacrée à Giorgio Moroder, lequel raconte sa propre histoire sur un titre électro ultra efficace, forcément inspiré par la musique du compositeur italien.

Outre Moroder, les influences du duo versaillais, s'exposent au grand jour sur cet album : beaucoup de funk avec notamment le titre d'ouverture, Give Life Back To Music, le titre Lose Yourself To Dance et l'imparable single Get Lucky, ces deux derniers titres étant interprétés par Pharell Williams. Mais pas de panique, les Daft Punk ont pris garde de ne pas laisser leur musique se faire cannibaliser par une horde de jeunes loups rappeurs... comme c'est malheureusement trop souvent le cas ces temps-ci, sur de nombreux albums qui tentent le crossover avec le rap. Non, ici les invités (Williams donc, Julian Casablanca des Strokes ou Todd Edwards) se mettent au service des compositions de Daft Punk, et pas l'inverse.

Avec Fragments Of Time, on reconnaît le son west coast de Steely Dan, autre influence assumée du duo. Pas mal (trop ?) de titres posés, apaisés, limite lounge (The Game Of Love, Within, Touch, Motherboard...), viennent compléter la tracklist. On reprochera peut-être l'excès de vocodeur, un peu gonflant sur la longueur. Mais que voulez-vous, c'est un peu la marque Daft Punk !

La production est léchée, sans faille... on a franchement du mal à croire que tout ça est joué par des êtres humains, un vrai batteur, de vrais guitaristes, de vrais bassistes... Et quels bassistes ! Quand ça groove, ça groove à mort... et les guitares de Nile Rodgers, le Pape du funk, sont toujours aussi furieusement... funky !

Au final, ce nouvel album de Daft Punk remplit son contrat : relancer la carrière du duo électro français le plus connu de la planète, avec une musique inspirée et inspirante, exigente, accessible, organique.

En 2013, Daft Punk avance un peu en marche arrière, dos au futur... ils jouent la musique du futur, mais le regard fixé sur le passé, vers tous ceux qui les ont inspirés. C'est plus honnête que de vouloir à tout prix se faire passer pour des révolutionnaires, ce qu'ils ne sont plus depuis... depuis... ben depuis Homework, leur premier opus.

Ni futuriste, ni révolutionnaire, ce disque est pourtant fort réussi et enterre vivante la meute « french touch » des suiveurs du duo casqué, Kavinsky en tête. Et toc !


Ready to Die
Ready to Die
Prix : EUR 13,12

6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Même pas mort !, 1 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ready to Die (CD)
Les hasards de calendrier, c'est tout de même quelque chose ! Le nouveau Iggy & The Stooges sors quelques semaines après le dernier Bowie et le même jours que le pire album des Deep Purple.

L'aubaine pour l'Iguane. Car soyez-en convaincus, s'il vous faut choisir, fuyez le « tiède rock » du Purple et jetez votre dévolu sur le « hot rock » des Stooges !

Bon, on ne va pas s'emballer non plus, Ready To Die est loin d'être la huitième merveille du monde. C'est un bon album de rock, ni plus, ni moins. Mais les requins du marketing ont bien fait leur job, en annonçant depuis des semaines, le successeur de Raw Power, Saint Graal pour pas mal de fans de l'Iguane. Et Ready To Die est effectivement signé Iggy & The Stooges, du jamais vu depuis... Raw Power. On nous a pas menti ! Et la hype est à son apogée quand on apprend le retour de James Williamson, métallurgiste de la 6 cordes...

Et force est de reconnaître qu'il en a encore sous le médiator, le bougre ! T'en veux du riff ? Sex & Money, Job, Gum, Ready To Die, DD's, Dirty Deal... ça dépote sévère ! Scott Asheton cogne encore ses futs avec conviction. On note aussi le retour de Steve MacKay au sax... 43 ans après sa participation remarquée à Fun House. Quant à Iggy, on est content de le retrouver dans un registre rock, loin de ses égarements récents en solo.

D'aucuns diront que Ready To Die est un album d'Iggy Pop accompagné par deux ex-Stooges... et ils n'auront pas tort. Mais au fond, on s'en cogne... car c'est du rock, sans prétention, avec de vraies mélodies dedans, des bons gros riff, une section rythmique qui assure et un chanteur légendaire qui ne se prend pas au sérieux... et pas complètement cané...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 2, 2013 9:35 AM MEST


Now What?! (CD + DVD)
Now What?! (CD + DVD)
Prix : EUR 7,00

4 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Dans les profondeurs du néant..., 1 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Now What?! (CD + DVD) (CD)
Un nouvel album de Deep Purple est toujours un événement... enfin... ça l'était jusqu'à ce 29 avril 2013.

Quel désastre ! Cette nouvelle livraison studio est indigne de la légende Deep Purple, ce groupe qui a produit tant de chefs d'oeuvre du rock. Faut pas vieillir comme dirait mon vieux papa...

Ce qui marque d'entrée, c'est le vide mélodique intersidéral. Essayez donc de fredonner un des 11 titres de l'album, après quelques écoutes... impossible, tant les mélodies sont insipides et tièdes. Les claviers de Airey écoeurent dès le second titre : Ross sors de ce corps !!! Et ce ne sont pas les guitares de Morce qui vont sauver l'affaire. Je n'ai jamais aimé son jeu bourré de tics hard rock 80's... et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer. Quant à la voix de Gillan, forcément, elle décline. C'est inévitable après 45 ans de carrière.

Même les deux singles, Hell To Pay et All The Time In The World, sont sans saveur. Le pire c'est que les gars de la maison de disque ont dû se creuser les méninges pour les trouver dans ce vide abyssal.

Non vraiment, rien à sauver sur Now What ?!, le disque de trop de Deep Purple. A côté, Rapture Of The Deep, son prédécesseur, passe pour un chef d'oeuvre, c'est dire !

Et maintenant alors ? Qu'est-ce qu'on fait ? Et bien on retourne à nos vieux vinyles du Pourpre Profond, époque 70's... parce que quitte à passer pour un vieux naze passéiste, il n'y a définitivement que ça de vrai.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 6, 2013 6:43 PM MEST


B.SPRINGSTEEN-COLLECTION 73-1
B.SPRINGSTEEN-COLLECTION 73-1
Prix : EUR 14,99

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Un Nième best of de Springsteen..., 24 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : B.SPRINGSTEEN-COLLECTION 73-1 (CD)
Les requins de l'industrie du disque profitent du triomphe de la tournée Wrecking Ball pour sortir un Nième best of de Springsteen... oui mais un best of sans The River... no comment.


Round the Edges + 4 Bonus
Round the Edges + 4 Bonus
Proposé par music-discount
Prix : EUR 13,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Weaver is good..., 25 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Round the Edges + 4 Bonus (CD)
En 1972, Wicked Lady explose en vol après seulement quatre années d'existence, une poignée de titres enregistrés dans une cave, mais jamais publiés. Pas une maison de disque pour signer ces bikers assoiffés de bière et de dope, dont les concerts se terminent inévitablement en bastons générales. Alors que le bassiste se prépare un petit séjour en HP, Martin Weaver, guitariste fou et fondateur du groupe, rejoint Dark, fraîchement formé par Steve Giles.

Avec Ron Johnson à la basse et Clive Thorneycroft à la batterie, le groupe enregistre son premier album en 5 jours : Round The Edges. La musique est étiquetée prog rock par la critique, à tort à mon humble avis. Car il y a bien plus que ça dans la musique de Dark. Il y a du psychédélisme bien sûr, il y a du blues mais aussi du rock plombé, comme celui que produisait Weaver avec Wicked Lady.

Alors bien sûr, vous dire que Round The Edges est à la hauteur des deux Wicked Lady, serait vous mentir. La voix de Giles n'est pas au top, la section rythmique sonne comme si elle avait été enregistrée dans une boîte de conserve... mais que voulez-vous, le plaisir d'entendre la guitare de Weaver est entier et vaut bien les quatre étoiles.

Ceci dit, rien ne doit vous empêcher de vous envoyer entre les oreilles, Axeman Cometh... que le rock soit avec vous !


Psychotic Overkill
Psychotic Overkill
Prix : EUR 22,60

18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Wicked Lady ou le vaisseau fantôme du rock..., 24 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Psychotic Overkill (CD)
S'il y a bien un album de Wicked Lady qu'il faut posséder, c'est the Axeman Cometh... Comme j'ai déjà tout dit et tout écrit sur tout le bien que je pense de ce premier album (voir ma chronique du 12 janvier 2013), pourquoi ne pas poursuivre avec le successeur, Psychotic Oberkill ?

Je ne vous refais pas tout le déroulé de l'histoire... et puis si... elle est tellement rock'n'roll cette histoire... Fin des années 60, Martin Weaver et ses deux acolytes forment Wicked Lady, composent et gravent quelques démos dans une cave. Parallèlement, ils décrochent quelques contrats pour jouer dans quelques clubs miteux d'Angleterre. Leur musique, c'est du rock garage, brutal, sans concession. Ils ne sont pas les meilleurs musiciens du monde, loin s'en faut, mais ils mettent du coeur à l'ouvrage... et ça plait au public, du moins au public biker qui se presse aux concerts de Wicked Lady pour se défouler, en écoutant du bon gros rock qui tâche... tout comme la bière qu'il boit par tonneaux. Problème : tous les concerts de Wicked Lady s'achèvent inévitablement en bastons générales avec destruction systématique des lieux. Conséquence : Wicked Lady se taille une salle réputation de groupe à problèmes et pourra toujours se gratter pour convaincre un label de publier ses compositions.

L'histoire de Wicked Lady s'arrête donc là, en 1972. Le groupe jette l'éponge et enterre dans la cave, ses enregistrements et son avenir rock. Martin Weaver va fonder un autre groupe, Dark, et publier un unique album, très bon : Round the Edges. Le bassiste quant à lui va poursuivre sa carrière en hôpital psychiatrique...

Il faudra attendre 1993 pour qu'un label fasse main basse sur les bandes, que l'on devine poussiéreuses, et les publie pour la première fois sous forme de deux CD : The Axeman Cometh et Psychotic Overkill, donc. Ces éditions deviennent rapidement collector et retombe dans l'oubli jusqu'à l'an de grâce 2012 qui a vu les chercheurs de trésors de l'écurie espagnole Guerssen Records, ressortir les deux albums remasterisés en CD et vinyles. Et c'est là que votre serviteur découvre le poteau noir... Wicked Lady est entré dans mes enceintes et ma vie pour ne plus jamais en sortir.

Si The Axeman Cometh est sans aucun doute insurpassable dans son genre, l'un des plus grands albums de l'histoire du rock, largement à la hauteur des meilleurs Stooges, Psychotic Overkill, bien qu'un cran en dessous (fallait s'y attendre) reste un excellent album de garage rock.

Les guitares sont toujours aussi lourdes et plombées. La section rythmique est minimaliste mais efficace et on ne lui en demande pas plus. Car le clou du spectacle reste le jeu de guitare de Weaver, flamboyant, furieux et inventif.

I'm A Freak, Tell The Truth, Why Don't You Let Me Try... les titres défilent et ne laissent aucune place au doute : cet album est une bombe rock'n'roll. Passion atteint les 9 minutes 30, sans une once d'ennui. La reprise du Voodoo Child d'Hendrix, semble avoir été jouée sous acide. Le résultat est bluffant. Sin City possède tout de l'hymne rock : un riff ravageur, des solos brûlants, des paroles salasses... Parlons-en des paroles : j'aurais aimé vous en traduire quelques unes mais les censeurs de ce site en auraient décidé autrement.

L'album s'achève avec les 22 minutes de Ship Of Ghosts... le « vaisseau fantôme »... un peu l'histoire des trois membres de Wicked Lady : trois types qui ont traversé les 40 dernières années, tels des damnés du rock.


Delta Machine
Delta Machine
Prix : EUR 17,39

48 internautes sur 55 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un bon cru..., 24 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Delta Machine (CD)
Déjà 33 ans que les Depeche Mode occupent l'avant de la scène pop mondiale, avec des hauts et pas mal de bas. Sounds Of The Universe paru en 2009 m'a laissé complètement indifférent, la faute à de trop nombreux bidouillages électroniques sans âme et surtout, sans mélodie... un comble pour un groupe qui a bâti sa carrière sur un sens de la mélodie unique...

C'était donc avec inquiétude que j'attendais cette nouvelle livraison studio de la bande à Gahan.

L'album s'ouvre sur Welcome To My World et son intro électro-dub... inquiétude confirmée... puis vite dissipée. La voix de Dave Gahan est de retour, martiale et intacte, la mélodie se révèle, le titre est une réussite. La suite, vite ! Angel est un bon titre avec un refrain accrocheur chanté par un Gahan décidément en grande forme. Heaven est le premier single sorti en éclaireur il y a quelques semaines. Pas le meilleur titre de l'album à mon sens. Secret To The End est le premier sommet de l'album. Tout le savoir-faire de Depeche Mode y est : rythmique, claviers, guitares, mélodie, break, voix enivrante... My Little Universe est un peu trop électro à mon goût... Slow est une superbe ballade, addictive. Broken et Soft Touch/Raw Nerve nous renvoient 20 ans en arrière. La production très 80's, le son, les mélodies font inévitablement penser aux premières compositions du groupe. Autre sommet du disque : Should Be Higher. Alone et sa grosse basse dub est également un bon titre avant le très dansant Soothe My Soul et le titre de fin, le bien nommé Goodbye. Les quatre titres bonus de l'édition « deluxe » sont du même tonneau.

13 + 4 compositions donc, plutôt bonnes, qui ne sont pas sans rappeler les productions de Depeche Mode, du temps de sa grandeur, soit la période Music For The Masses/Violator/Songs Of Faith. Et oui, halleluja ! Martin L. Gore a retrouvé son livre de recettes et la liste des ingrédients nécessaires à la composition d'une bonne chanson pop.

Mais le véritable événement de cet album, c'est le retour en grande forme de la voix de Dave Gahan. Quelle voix ! Ce n'est certes pas une découverte mais sur cet album, on a franchement le sentiment que son organe vocal s'est refait une jeunesse, sonnant presque juvénile par moment... J'ai hâte de l'entendre raisonner dans les Arènes de Nîmes, cet été.

Pour conclure, disons que ce nouveau DM est une bonne surprise, un bon cru dans sa discographie des années 2000, à classer avec Ultra et Playing The Angel.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 1, 2014 9:16 PM MEST


Old Sock
Old Sock
Prix : EUR 17,00

19 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le blues du semi-retraité..., 24 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Old Sock (CD)
En roue libre depuis quelques années, Clapton, bluesman anglais vieillissant, sort de sa semi-retraite pour nous livrer une collection de reprises ensoleillées, assortie d'une paire de nouveaux titres.

Autant le dire tout de suite, cet album est dans la même lignée que le précédent « Clapton », paru en 2010. Un disque pépère, enregistré par un homme heureux, qui n'a plus rien à prouver. Et ça se ressent dans la musique proposée, une musique aux multiples influences : du blues bien sûr, du reggae sur trois titres, du jazz, du ragtime, de la country... bref toute l'histoire de la musique américaine y passe.

Côté surprises, il y a la version reggae de Further On Down the Road qui ouvre le disque ainsi que la reprise, plutôt réussie à mon sens, de Still Got The Blues du regretté Gary Moore. Le reste est à l'avenant, tantôt plaisant, tantôt tiède... rarement complètement emballant.

Une fois de plus les guests se bousculent au portillon pour jouer avec Dieu : le bluesman Taj Mahal, les comparses de longue date Steve Winwood et J.J. Cale, Chaka Khan ou Paul McCartney. L'album est produit par Doyle Bramhall II et Simon Climie, deux autres fidèles parmi les fidèles.

Il n'y a pas grand-chose d'autre à dire sur cet album, ce qui est assez révélateur quant à la qualité de son contenu : agréable à l'écoute mais sans plus. Ce qui me fait dire que cet Old Sock n'est finalement qu'un disque de plus pour Clapton, qui joue désormais le blues sans l'avoir...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 12, 2013 4:19 PM MEST


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