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Contenu rédigé par elvisisalive
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Commentaires écrits par
elvisisalive "Good Old Time" (FRANCE)

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Some Girls: Live In Texas '78 [CD + DVD + 2LP]
Some Girls: Live In Texas '78 [CD + DVD + 2LP]

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Back to Texas 78..., 16 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Some Girls: Live In Texas '78 [CD + DVD + 2LP] (Album vinyle)
On ne respecte plus rien... voyez plutôt... cette année c'est Noël en septembre avec la sortie simultané de deux fabuleux coffrets Vinyles/CD/DVD avec les Stones en vedettes : le live à Chicago de Muddy Waters avec les Stones en guests (Muddy waters/rolling stones/li) et ce Some Girls - Live In Texas '78.

Le combo Blu-Ray/CD déjà dans ma DVDthèque, je n'ai pu résister à la tentation d'acquérir ce coffret conçu sur le même modèle que le Live à Chicago de Waters et des Stones. Je noterais juste en passant la cupidité toujours plus grande des types qui programment ces sorties différées, véritables pièges à fans. Mais bon... l'édition complète et ultime est bel et bien là. Enfin je suppose... car quelle pourrait être la suite ? Les Stones en concert privé dans mon salon ?!!

Le show a donc été capté au Texas en 1978 lors de la tournée Some Girls (récemment réédité avec un CD de titre bonus : Some Girls - Édition Deluxe Limitée (2 CD - 12 Titres Inédits)), le dernier très bon album des Stones publié il y a déjà... 34 ans. Parlons tout de suite du son... il est excellent, le mixage est impeccable, la voix de Mick parfaitement audible et intelligible. Non, ce live n'a rien à voir avec un bootleg et du coup, l'on se prend à rêver qu'il y en ait beaucoup d'autres comme celui-ci, des concerts des Stones captés dans les 60's et 70's et que l'on pourra peut-être un jour écouter ou voir.

Mais il y a largement de quoi patienter avec ce live au Texas. Imaginez... les Stones au pays des cow-boys, des puits de pétrole et de la chaise électrique pour un joint grillé... le choc des cultures ! Le choc on le perçoit encore mieux lorsqu'on voit Mick monter sur scène accoutré comme Bozo le Clown : futal en plastique, chaussettes rouges sous Repetto blanches, veste jaune sur T-Shirt bariolé « Destroy » et casquette en vinyle rouge... truculent ! Le reste du groupe est vestimentairement plus sobre, c'est donc Mick qui fera le show ce soir, comme d'hab !

La setlist est excellente avec bien évidemment des extraits du dernier album : When The Whip Comes Down, Imagination, Far Away Eyes, Respectable, Beast Of Burden, Shattered et bien sûr Miss You le tuble discoïde ici interprété sur plus de 8 minutes. La bonne surprise c'est qu'il y a aussi trois extraits de Exile : All Down The Line, Tumbling Dice et Happy. Et puis il y a les classiques incontournables, les tables de la loi du riff : Honky Tonk Women, Brown Sugar et Jumpin' Jack Flash. Ajoutez à cela deux reprises de Chuck Berry (Let It Rock et Sweet Little Sixteen) plus Love In vain et Star Star respectivement extraits de Let It Bleed et Goats Head Soup, et vous obtenez une setlist super excitante. Pour ne rien gâcher, le groupe est super en place, les solos de Keith sont précis, Ronnie est en forme, Charlie frappe fort, soutenu par la basse de Bill.

Côté image, c'est merveilleux... comme si on y était... Back to 78 vous disais-je en titre.

Comment conclure autrement qu'en invitant les fans à acquérir ce très bel objet... Pour les autres, les adeptes occasionnels des Stones et surtout ceux qui ne possèdent pas de platine vinyle (grave erreur !), je conseille le repli sur l'édition DVD/CD ou Blu-Ray/CD (Some Girls Live In Texas '78 [Blu-ray + CD] [Blu-ray]), financièrement plus abordable.

Mais dans tous les cas... il vous faut ce live !!!
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 26, 2012 10:09 PM MEST


Muddy waters/rolling stones/li
Muddy waters/rolling stones/li

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Saint Graal a été apercu à Chicago en 1981 !, 16 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Muddy waters/rolling stones/li (Album vinyle)
Déjà la sortie du DVD avait été une bonne surprise... mais alors là... !!! Un coffret regroupant le double vinyle, le CD et le DVD du concert... c'était inespéré.

Parlons du contenu... un concert du grand Muddy Waters en 1981 dans un club de Chicago. En fait, Waters n'arrive sur scène qu'après le second titre. La scène est en effet chauffée par son groupe et notamment son pianiste au chant. Mais Waters n'est pas bien loin... on l'aperçoit même au premier rang, attablé et sifflant quelques verres.

Passé le second titre, il finit par débouler sur scène, tranquille, en costard trois pièce, sans la veste. On remarque tout de suite ses immenses doigts sur sa Fender rouge. C'est parti pour 15 blues près de l'os, avec des classiques aussi prestigieux que Hoochie Coochie Man ou Mannish Boy.

Et les stones me direz-vous ? Ils arrivent un peu plus tard (à la bourre ?), s'installent à table devant la scène pendant que Waters interprète la fabuleuse Baby Please Don't Go. Mick, Keith, Ronny et Stu, accompagnés par quelques greluches pas dégueux, prennent possession des lieux. Le Champagne ne tarde pas à débouler sur la table et Keith ne se fait pas prier pour faire sauter les bouchons.

Waters finit par convier Jagger à le rejoindre sur scène. Affublé d'un vilain survêtement rouge à bandes blanches (on est dans les années 80, pas de doute...), son style et sa voix se démarquent immanquablement de ceux du taulier. A l'appel de Waters, Keith monte sur la table clope au bec, s'appuie sur l'improbable patronne du club pour en descendre, lui claque une bise puis monte sur la scène retrouver sa guitare. Keith dans toute sa splendeur... un solo puis c'est au tour de Ron Wood de les rejoindre. Jagger danse façon Jagger sur du Muddy Waters... irrésistible ! 11 minutes plus tard Waters met fin au titre. Hoochie Coochie Man maintenant. Gros plan sur la bouche de Jagger. Elle n'a jamais semblé aussi grande.

Un peu plus loin, Waters et Jagger se font une petite pause et laissent Richards et Wood sur scène le temps d'un Got My Mojo Workin' enflammé par un Junior Wells au chant. Stu alias Ian Stewart le 6ème Stones de l'ombre, est passé au piano. Titre suivant, c'est un certain Buddy Guy qui prend le micro sur Next Time You See Me. Guy, Richards, Wood aux guitares, what else ? Les solos s'enchaînent, on est aux anges. Après un titre interprété par Lefty Dizz, le riff de Baby Please Don't Go retentie à nouveau... il est l'heure pour Waters de remonter sur scène, cette fois-ci en costard trois pièces complet. La scène, Keith, Ronnie et Stu ne la quittent plus. Jagger ne les rejoint que pour le dernier titre, Champagne And Reefer.

Bilan : ce témoignage live est une pure merveille, le son parfait, l'image fabuleuse, la setlist idéale... Les quatre Stones présents sont impeccables, pas trop envahissants et fort respectueux de leur hôte. Et puis on ne se remet pas d'avoir aussi bien vu Stu, le Stones de l'ombre, jouer sur son piano. C'est si rare !

Ce live est un précieux témoignage historique, la rencontre entre deux monstres sacrés (plus quelques autres !) de la musique populaire du XXème siècle : un des plus grands bluesmen et le plus grand groupe de rock du monde, le second ayant été élevé au son du premier. Et ce coffret est un must pour les fans de l'un ou de l'autre. Je ne suis pas médium mais quelque chose me dit qu'il sera rapidement en rupture de stock. Alors, vite, n'hésitez pas une seconde !


Fuzzy Duck
Fuzzy Duck

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le canard qui fuzz..., 16 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fuzzy Duck (CD)
Vous ne connaissez pas Fuzzy Duck ? Et pourtant... ils sont LE son des seventies. Et leur unique album est l'un des tout meilleurs de cette décennie musicalement bénie des Dieux (du rock).

Comment vous expliquer... Fuzzy Duck, c'est un peu comme si Deep Purple avait rencontré Pink Floyd, Hendrix, Santana et Funkadelic dans une grande partie fine... Toutes ces belles références se mélangent ici pour donner un album sans faille, psyché-rock, soul et funky...

Sur Time Will Be Your Doctor, le canard se fait sauvage d'entrée. Ca joue vite et bien. Tous les ingrédients du classic rock seventies sont réunis dans une orgie sonique on ne peut plus excitante. Mrs Prout enfonce le clou : basse vrombissante sur l'intro, développement psychédélique sur lit de claviers et de guitares fuzz, break et... basse funky qui part en vrille pour nous emmener très haut, sur une piste de danse perchée dans les nuages. Un canard volant passe... oups, c'est le moment de redescendre. Attention à la descente d'acide... Ca repart de plus belle avec les guitares acérées de Just Look Around You. Le son est lourd, plombé, les mélodies efficaces. La voix et les claviers d'Afternoon Out en font un bel hommage à la musique des premiers Floyd. More Than I Am, Country Boy et In Our Time composent une face B de folie.

Les musicos assurent comme des bêtes... le guitariste tricote de fabuleux riffs et solos, les claviers à la John Lord (RIP) sont omniprésents mais jamais écoeurants. Le bassiste groove comme un Dieu et donne ce côté funky-soul parfaitement euphorisant. La batterie n'est pas en reste et offre quelques breaks jubilatoires bien placés.

En écoutant cette petite merveille on se dit qu'il est bien dommage que Fuzzy Duck n'est pas eu l'occasion de donner une suite à son premier album. Quoi que... ça lui donne un petit côté culte qui n'est pas pour me déplaire...

A noter que le packaging est classieux : pochette façon vinyl replica, affublée d'un sticker annonçant un tirage à 3000 exemplaires...

Précipitez-vous donc sur cet album, synthèse parfaite de ce que fut le rock des seventies.

Coin Coin Coin... Non, je n'ai rien pris... à part une bonne dose de Fuzzy Duck...


THE MAGIC DOOR
THE MAGIC DOOR
Prix : EUR 16,63

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Mister Robinson(ne) toujours psyché..., 15 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : THE MAGIC DOOR (CD)
The Magic Door est la suite du BIG MOON RITUAL récemment publié par Chris Robinson et son nouveau band.

Pour l'occasion, le patron a repris la même équipe de musicos, Neal Casal en tête. Les deux albums ont d'ailleurs été enregistrés durant les mêmes sessions, sous la houlette du producteur Thom Monahan, lequel a travaillé entre autres pour Casal et Gary Louris des Jayhawks. Bref, l'Americana, ça le connaît...

The Magic Door démarre un peu plus catchy que Big Moon Ritual avec deux titres très bluesy mais toujours aussi psyché avec des guitares et claviers bourrés d'effets. Appaloosa est une superbe ballade, une de plus. Vibration & Light Suite est une cathédrale psyché avec près de 14 minutes de digressions sonores ébouriffantes.

Sorrows Of A Blue Eyed Liar rappelle par moment le Floyd des 70's et Little Lizzie Mae est une excellente chanson pas si éloignée du son et du repertoire des Crowes. L'album s'achève sur une autre ballade, une superbe country-rock-song jouée sous acide...

Après quelques écoutes répétées, The Magic Door se révèle être encore plus équilibré que Big Moon Ritual, avec des mélodies encore plus attachantes.

On a hâte d'entendre ce que nous réserve Chris Robinson pour sa prochaine sortie discographique...

Vite !


BIG MOON RITUAL
BIG MOON RITUAL
Prix : EUR 18,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Mister Robinson(ne) psyché..., 15 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : BIG MOON RITUAL (CD)
Perché sur son arbre, le grand corbeau noir nous lâchait il y a quelque mois, une toute nouvelle galette.

Tout... du nom de son nouveau groupe, en passant par le packaging on ne peut plus sobre (pas de livret) jusqu'au visuel de la pochette très mystique... tout est fait pour intriguer l'acheteur de ce CD...

Et surprenante, cette musique l'est... elle est définitivement psychédélique. Les titres s'étirent en moyenne sur 7/8 minutes avec des pointes à 12 et 9 minutes. Les guitares s'entrelacent, donnent de l'effet psyché en veux-tu en voilà, tout comme les claviers sur lesquels elles serpentent. Tout ici est cool, pas prise de tête... Et la voix de Robinson est là pour nous rappeler qu'il a été le grand Corbeau Noir en chef.

Quant aux guitares, en les écoutant attentivement, on se dit que celui qui seconde Robinson n'est pas manchot... normal puisqu'il s'agit de Neal Casal, illustre représentant du renouveau Americana depuis le début des 90's. Les deux types ont en commun le sens de la mélodie, de la musique taillée pour les grands espaces et ce petit côté mélancolique qui hante leur musique. Bref, même si Casal est là pour jouer les remplaçants de Jonathan Wilson, démissionnaire au dernier moment, ce mariage n'est pas complètement idiot et même plutôt logique quand on y pense.

Au final, ça donne un album cohérent, attachant, connaissant quelques longueurs mais qui vieillira sans doute fort bien... car cette musique ne semble pas datée. Elle aurait aussi bien pu être écrite et jouée durant le Summer Of Love en 1968... ça n'aurait choqué personne à l'époque.

Suite au prochain épisode avec THE MAGIC DOOR...


Privateering (Edition Deluxe)
Privateering (Edition Deluxe)
Prix : EUR 27,99

4 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Il a bougé !!!, 14 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Privateering (Edition Deluxe) (CD)
Le temps ne semble pas avoir de prise sur Mark Knopfler. Faut dire qu'il se ménage... en tout cas c'est le sentiment qu'il donne et que donne sa musique depuis maintenant quelques années. Juste ce qu'il faut, où il faut pour faire patienter jusqu'au prochain album...

Mais cette fois-ci, reconnaissons-lui le mérite d'avoir soigné la quantité : 20 titres pour quasiment 90 minutes de musique tout pile. Mais comme disait l'autre, la quantité ne fait pas forcément la qualité.

Alors, la qualité ? Y'en a... comme l'aurait dit Maître Folace à propos du goût de pomme dans le vitriol. Y'en a mais comme je le disais un peu plus haut, juste assez pour patienter jusqu'au prochain. Knopfler ne force pas son talent et il est toujours aussi avare de ses légendaires interventions guitaristiques échevelées.

Donc le bon côtoie le tiède. Le bon c'est Redbud Tree et Privateering le titre, par exemple. Après c'est une dizaine de titres plutôt sympas (Go Love, Yon Two Crowes, Miss You Blues...) et le reste qui passe inaperçu. C'est toujours le même problème avec les doubles albums : ce sont des « simples » parfaits en puissance, pour peu que l'on ait eu le courage de les dégraisser pour ne garder que la meilleure chaire.

Privateering ne fait pas exception à la règle. La musique n'est déjà pas bien remuante, alors pendant 90 minutes... c'est trop long ! Soit c'est l'écoeurement qui guette l'auditeur, soit la léthargie. D'autant que le ratio habituel « 90% de ballades » est une fois encore respecté. Les fans diront que c'est dans ce registre que Knopfler est le meilleur... et ils n'auront pas tort.

On pourra aussi regretter les incursions blues assez fréquentes ici, et pas bien folichonnes. Ce n'est définitivement pas dans ce registre que Knopfler est le plus légitime, ni le meilleur d'ailleurs. Plus légitime il l'est dans le registre influences celtiques compte tenu de ses origines, même si là aussi, les flûtes et autres instruments traditionnels celtiques tournent un peu en rond, et ce, depuis déjà quelques albums.

Pas mal de choses à redire donc sur cet album, mais 3 étoiles quand-même, pour le simple parfait qui se cache dans ce double imparfait... et parce que Mark restera toujours Knopfler et qu'il est encore le seul à pouvoir produire des titres aussi subtiles qu'un Redbud Tree ou qu'un Privateering, avec ce son de guitare si chaleureux...

Allez Mark, tu peux retourner dans ton rockin'chair gratter ta National Style O... excuse-nous de t'avoir dérangé et à dans 3 ans pour l'album suivant.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 27, 2012 8:39 AM MEST


Algiers (Edition 2CD)
Algiers (Edition 2CD)

21 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Back To Tucson-Arizona via Algiers-Louisiana, 11 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Algiers (Edition 2CD) (CD)
Le voici, le nouveau Calexico... Bigre, que je l'ai attendu ! Il faut dire que Carried To Dust, le dernier opus publié en 2008 m'avait réconcilié avec le duo de Tucson. Réconcilié parce que j'avais été passablement déçu par Garden Ruin en 2006. Et en 2009, la Calexico's touch était de retour : les compositions arides, les mélodies lumineuses, les cuivres mariachis... tout ce qui nous avait fait aimer Calexico était à nouveau là...

Du coup, on espérait qu'ils conserveraient la même formule gagnante pour le suivant... sans refaire le même disque. Et c'est là toute la difficulté.

Je le dis d'emblée : Algiers fait partie des meilleurs albums de Calexico. Certes il ne dépassera jamais The Black Light, le chef d'oeuvre de Calexico, mais il est au niveau d'un Hot rail (2000) (magnifique), d'un Feast of Wire (superbe) ou d'un Carried To Dust, donc.

Premier titre, on est rassuré : le son, l'identité sonore de Calexico est là, intacte. Rugueux, vintage, délicat, organique et... 100% joué par des êtres humains. Et pourtant, ce premier titre, Epic, n'est pas le meilleur. Splitter est un cran au-dessus, même s'il accélère la cadence... et Dieux sait que c'est plutôt quand ils ralentissent que je les préfère.

Arrivent ensuite deux purs joyaux : Sinner In The Sea, entre rumba et salsa, est belle à pleurer. Les guitares de Burns glissent sur le rythme chaloupé de Convertino, une pedal steel se fait entendre sans en faire trop, les cuivres donnent de l'épaisseur au titre et la basse donne une irrésistible envie de se déhancher... Fortune Teller est une autre perle rare. Mélodie magique, voix délicate et intervention lumineuse d'une certaine Pieta Brown aux choeurs. Magique ! Para reste dans le registre mélancolique, la voix de Burns se fait évanescente, sur un lit de cordes et de cuivres mariachis.

Arrive ensuite l'inévitable instrumental (il y en a au moins un sur chaque album de Calexico, sauf sur Garden Ruin... puisque je vous le dis qu'il est moins bon, celui-là !!!). Le nouvel instrumental donne son titre à l'album : Algiers du nom de la ville où a été enregistré l'album en Louisiane, bien loin de Tucson-Arizona. Toujours est-il que le titre est d'une beauté rare. Nouvelle rythmique chaloupée, guitares cristallines, pedal steel, trompette, slide, accordéon... tout y est dans l'harmonie la plus totale. Maybe On Monday renoue avec un son un peu plus aride avec des guitares rugueuses. Puerto aurait fait un joli titre pour une BO à la Desperado. Better And Better est une ballade minimaliste, tout en retenue. No Te Vayas est superbe avec son texte en espagnol. Hush est une ballade délicate dans laquelle Burns nous fait savoir qu'il sait monter très haut en chantant. Convertino est toujours là, derrière ses futs, mais sait toujours se faire discret et délicat, n'en fait jamais trop.

L'album s'achève en beauté avec The Vanishing Mind, ballade déchirante emmenée par un piano lumineux, un fabuleux son de pedal steel et des cordes qui inspirent le recueillement. Les dernières 30 secondes de l'album sont féériques.

Vraiment, ce nouvel album de Calexico est une pure merveille, je vous le recommande chaleureusement. Pour ma part, j'attends avec impatience le 12 novembre prochain, date qui les verra débarquer dans ma ville pour un concert que j'espère aussi magique que celui de février 2001.

Merci Joey, merci John et Viva Calexico !!!

Nota : cette édition propose en bonus un live de près d'une heure reprenant quelques grands classiques du groupe ainsi que des titres du nouvel album. Pour quelques euros de plus, il n'y a vraiment aucune raison de se priver, d'autant que tout est merveilleusement arrangé et interprété.

Merci qui ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 1, 2012 8:25 PM MEST


With Us Until You'Re Dead (Digipack)
With Us Until You'Re Dead (Digipack)
Proposé par AAWATA59
Prix : EUR 8,24

7 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Avec eux jusqu'à la mort... pas si sûr !, 6 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : With Us Until You'Re Dead (Digipack) (CD)
C'est un fait, nos goûts musicaux évoluent avec le temps, au gré de nos humeurs, de nos bonheurs, de nos malheurs et des événements qui jalonnent nos vies... et puis le temps fait son travail, l'âge en particulier... Je n'écoute quasiment plus ce que j'écoutais quand j'avais 15 ans, la brit-pop, le trip-hop... même si je garde une écoute bienveillante envers ces genres musicaux désormais un peu datés. Il n'y a guère que le classic rock qui est indémodable à mes oreilles et que je continue à écouter intensivement. Mais peut-être qu'un jour la brit-pop, le trip-hop et le trip-rock façon Archive gagnerons leurs places au panthéon des musiques indémodables...

Il faut l'espérer pour Archive car franchement, le son de cette nouvelle galette ne m'a pas du tout convaincu. Deux options possibles donc : soit mes goûts musicaux ont franchement évolués ces dernières années au point d'arriver à saturation de la musique d'Archive, soit cet opus n'est tout simplement pas bon.

L'Archive du 1er album (Londinium en 1996) était résolument trip-hop. Qu'est ce que j'ai aimé ce son... ces compositions souterraines, sombres et lumineuses à la fois. Avec cet album, Archive m'a même fait écouter (et aimer !) des séquences rap sans que je n'ai rien à y redire... et Dieu sait que le rap... c'est pas mon truc.

Et puis il y a eu le virage pop du second album... un virage à 180° comme il y en eu peu dans l'histoire de la musique populaire. L'album (Take My Head en 1999) est attachant, efficace mais a assez mal vieilli et tient mal la distance.

Le chef d'oeuvre d'Archive c'est son troisième album, le massif You All Look The Same To Me en 2002 et son titre d'ouverture d'anthologie, Again et ses 16 minutes de « progressiv-trip-rock ». Un album insurpassable qui fait beaucoup d'ombre aux deux suivants, les pourtant très réussis Noise (2004) et Lights (2006).

2009, c'est l'année du déclin pour Archive, avec la sortie du double album Controlling Crowds / The Complete Edition Parts I-Iv. Un retour à un son plus électronique, moins organique, des compositions sans grande saveur... Et malheureusement, le nouvel album est dans la même veine.

On s'ennuie pas mal à l'écoute de With Us Until You're Dead. Ca tourne en rond, on se demande à quoi ça sert... c'est une musique d'ambiance limite soporifique qui fait la part belle aux loops électroniques saccadés, proche d'un revival drum & bass. A choisir j'aurais préféré l'option revival prog-rock du 3ème album, une sélection resserrée de 7 ou 8 titres forts et emblématiques plutôt que cette foison de compositions tièdes. Et puis ça manque de guitares et de batteries... Où son passés les murs de son et les morceaux épiques à la Mogwai, tout en crescendo et qui ont fait les belles heures d'Archive en live ?

La scène... c'est peut-être là qu'il faudra juger définitivement les titres de ce nouvel album... appuyés par de vraies guitares saturées et une batterie qui dispute aux beats, la suprématie du rythme.

En attendant, avec la musique que nous propose Archive depuis 2009, je crains de ne pas pouvoir rester avec eux bien longtemps... en tout cas, certainement pas jusqu'à la mort !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 10, 2012 8:11 AM MEST


Granicus + (Digipak)
Granicus + (Digipak)
Proposé par music-discount
Prix : EUR 14,87

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Granicus, le « Jeanclaudedusse » du hard-rock 70's, 31 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Granicus + (Digipak) (CD)
Autre vieillerie dégotée dans mes caisses poussiéreuses, sous le Mama's Pride récemment chroniqué... Granicus. Un nom étrange qui cache un combo au destin éphémère et qui a juste eu le temps de graver en 1973, pour l'Histoire, un très bel album de classic hard rock.

Alors bien sûr, la théorie de la filiation avec Led Zep revient systématiquement sur le tapis lorsqu'on évoque Granicus. Ma théorie à moi, c'est que cela tient essentiellement à la voix de Woody Leffel, il est vrai souvent très proche de celle de Robert Plant.

Mais attention, Granicus ne doit surtout pas être réduit à un sous-Led Zep. Ils partagent bien la puissance, l'agressivité et une forme de lyrisme, mais la musique est, chez Granicus, moins influencée par le blues et plus orientée prog-rock. Il suffit d'écouter Prayer, le 4ème titre de cet album, pour s'en convaincre. Une pièce montée de 11 minutes, véritable morceau de bravoure aux allures de montagnes russes. Ca part acoustique et ça se termine dans un déluge sonique de guitares et de hurlements... un peu comme... au hasard... « Stairway To Heaven » mais en plus sauvage. Et oui, toujours cette foutue filiation, pas complètement imaginaire finalement... Sauf qu'au milieu, en lieu et place du crescendo continu qui caractérise le titre du Zeppelin, les Granicus, à la faveur de break savamment placés, s'amusent à monter et redescendre l'édifice qu'ils ont construit... pour mieux arriver au sommet, au bout de 11 minutes.

Le jeu de guitare est loin de celui de Page et c'est tant mieux ai-je envie de dire... D'abord parce que si tout le monde jouait comme Page, on s'ennuierait ferme et puis parce que le jeu de Wayne Anderson, différent, n'a aucunement à rougir de la comparaison.

Et si Granicus n'est pas un simple ersatz de Led Zep, il n'est pas non plus le groupe d'un seul titre. Car il y a 7 autres bonnes chansons sur cet album, à commencer par You're In America, titre d'ouverture furibard, et Bad Talk et son riff de guitare saignant. La section rythmique bastonne même si la production parfois un peu datée, peine à restituer tout le potentiel de puissance qu'on lui devine. L'instrumental Twilight est loin d'être anecdotique. C'est un bel interlude d'ambiance qui fait office d'antichambres pour Prayer, titre monstrueux évoqué plus haut. Cleveland Ohio, son intro de batterie et sa mélodie acide, est également un excellent titre qui achève d'installer, dans la mémoire de l'auditeur, l'identité musicale de Granicus : du gros son, des guitares électriques et une voix hautes perchées, qui serpentent autour d'une section rythmique implacable. Sans atteindre l'extase de Prayer, Nightmare et ses 8mn15 applique, avec réussite, la même formule dite des « montagnes russes ». When You're Moving est peut-être le titre le plus faible de l'album qui s'achève avec Paradise, très bon titre de 7mn15.

Granicus l'album, c'est aussi une pochette rock'n'roll mythique et intemporelle : les 5 membres du groupe, en action, toutes guitares dehors, pattes d'Eph de rigueur, sur fonds de soleil couchant rougeoyant... Les couleurs sont chaudes à l'image de la musique du groupe. Seul la typographie du titre, légèrement kitch, nous rappelle qu'on est 1973 et pas en 2012.

En somme, Granicus par Granicus est un excellent album de hard rock 70's, qui aurait mérité de « conclure » (d'où le titre de cette chronique) avec le succès et le grand public. Un album à découvrir ou à redécouvrir, et à placer auprès des plus illustres de ses contemporains, que je ne nommerai pas ici, laissant à Granicus, une fois n'est pas coutume, l'intégralité des honneurs qu'il mérite.


Analog Man
Analog Man
Prix : EUR 16,86

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Minimum syndical, 28 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Analog Man (CD)
Sacré bonhomme ce Joe Walsh. Fréquemment tenté de le réduire à son appartenance aux Eagles, on en oublie trop souvent les dernières lignes de son CV, rubrique « Expérience ».

Le James Gang tout d'abord, de 1969 à 1971, pratiquant un rock assez lourd, flirtant régulièrement avec le hard rock, mais aux mélodies toujours très efficaces. 1972, Walsh lance sa carrière solo, carrière qu'il poursuit encore aujourd'hui... d'où cette chronique. Et entre temps, il y a donc eu l'épisode Eagles, de 1976 avec l'album Hotel California (le solo de gratte à la fin de la chanson titre, c'est lui avec Don Felder) jusqu'en 1979 et l'album The Long Run, sans oublier les reformations inespérées : Hell Freeze Over, mi-live mi-studio en 94 et Long Road Out Of Eden en 2007. Et pour que le CV soit complet, notons que le type sait aussi bien jouer de la guitare, que du piano, que de la basse et que de divers instruments à vent tels que la clarinette ou la cornemuse. Sans oublier la talkbox qu'il utilise fréquemment et qu'il a contribué à popularisé avec le titre Rocky Mountain Way en 74.

Bref, Walsh a connu une vie artistique bien remplie (pour vous en convaincre je vous recommande le double CD « Anthology(2cds) » compilant les 25 premières années de sa carrière), couplée à une vie privée tourmentée, riche en excès et addictions en tous genres : drogues et surtout alcool jusqu'à la fin des années 90.

Et en 2012, il publie son 10ème album solo officiel, si l'on considère que Barnstorm en 1972 et The smoker you drink, the play en 1973, sont des albums de Barnstorm bien qu'ils soient souvent considérés comme des albums solos de Joe Walsh, accompagné par Barnstorm.

Soyons clairs d'entrée, ce 10ème opus est loin d'être transcendant. On a vraiment le sentiment que Joe ne s'est pas foulé sur ce coup là, qu'il a simplement assuré le minimum syndical. 36 toutes petites minutes (je sais qu'on est pas à la pièce mais quand-même, ça fait court mon garçon !) d'un rock sans éclairs de génie.

La chanson titre d'ouverture n'est pas mauvaise, son riff introductif, bien gras, est même plutôt de bonne augure pour la suite de l'album. Mais bon, la chanson reste banale dans son développement. Même constat pour « Wrecking Ball » (sans aucun rapport avec la chanson et le dernier album de Springsteen) qui propose tout de même un refrain assez accrocheur. Lucky That Day est une chanson qui aurait tout à fait pu rejoindre le répertoire des Eagles : mélodie country-pop ultra efficace soutenue par une pedal-steel bien agréable. Bien sûr, les détracteurs du groupe trouveront la chanson mièvre... et c'est leur droit. On note l'apparition d'un batteur pas complètement inconnu, un certain Ringo Starr, beau-père de Joe et accessoirement batteur des Beatles... Spanish Dancer développe une mélodie introductive vaguement hispanisante alors que Band Player On va plutôt chercher du côté de l'Inde avec un sitar omniprésent. Sur Family, ce sont 2/3 du CS&N qui apparaissent au casting, à savoir Crosby et Nash. C'est une ballade sur le sentiment de plénitude que procure une famille unie et resserrée autour de soi. One Day At A Time est déjà bien connue des fans des Eagles puisque la chanson est présente dans la setlist du DVD live (fort recommandé) « The Eagles : Farewell Tour, part 1: Live from Melbourne ». Le titre est, il est vrai, efficace. Hi-Roller est anecdotique. Funk 50 constitue un clin d'oeil évident aux Funk 48 et 49 des deux premiers albums du James Gang. Ce nouvel épisode de la série est franchement dispensable. Et on termine avec Joe l'Indien (!) et l'instrumental India sur lequel Walsh est seul aux manettes, assurant guitares, basse et synthés. Son jeu de guitare semble enfin se libérer et gagner en folie. Dommage que le morceau soit cadencé par une vilaine boîte à rythmes.

Des compositions en demi-teinte donc et une production confiée à Jeff Lynne. Je ne suis pas de ceux qui tapent systématiquement sur Jeff Lynne, tant je trouve que le leader d'ELO a permis à de nombreux artistes de se révéler ou de se relancer en leur apportant « LE son Jeff Lynne », soit un son très pop et très « gras ». Le problème du gras, c'est qu'à haute dose, ça écoeure. Et c'est un peu ce qui se passe sur cet album, même en 36 petites minutes. On aurait souhaité que le son soit plus rugueux, moins pop... bref, plus rock avec des envolées guitaristiques plus fréquentes, moins timides, moins sages... et on sait qu'il en est capable le Joe...

Tant pis pour cette fois. Je m'en vais réécouter mes vieux James Gang et Barnstorm et ne garderai pas très loin cet Analog Man, au cas où il me viendrait l'envie de lui donner une seconde chance.
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