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Commentaires écrits par
elvisisalive "Good Old Time" (FRANCE)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Energy Red
Energy Red
Prix : EUR 15,00

6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Blues rock diabolique... de Tasmanie !, 29 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Energy Red (CD)
Connaissez-vous Rob Tognoni ? Non, il n'est pas italien et non, il n'est pas chanteur lyrique... Non, Rob il est australien et il pratique le blues-rock et plutôt du genre saignant le blues-rock... Avec du bon gros riff bien gras, façon... allez, osons le dire... façon AC/DC...

C'est pas moi qui le dis, c'est le sticker collé sur le CD... Alors c'est vrai, c'est un rien racoleur et légèrement téléphoné compte tenu de leurs origines géographiques communes. Oui mais par moment, la filiation est belle et bien réelle.

Mais attention, ne vous y trompez pas, cet Energy Red est avant tout un album de blues...

Ca commence par un didgeridoo qui se tire la bourre avec une guitare grondant au loin et s'approchant tel un bolide sur une highway des antipodes... La section rythmique est carrée et la voix rocailleuse à souhait. Le type a de la bouteille et ça s'entend. Pensez donc, trente ans de carrière !

Les deux premiers titres sont chauds bouillants et annoncent la couleur. Fire From Hell avec son titre on ne peut plus AC/DCien, envoie du bois aussi... Someone To Love Me est un blues lent et marque la première pause. L'occasion pour Tognoni de faire état de son talent de guitariste solo.

Ca repart de plus belle avec l'excellent Don't Love puis Queensland Heat et son riff d'intro ravageur. Can't You See, plus rock que blues, précède I Remember When I Was Young, un vrai blues que n'aurait pas renier George Thorogood. Blue Butterfly (Seven Season) est un autre blues lent.

Arrive ensuite une surprenante reprise du As Tears Go By des Stones. Les guitares acoustiques étant sorties de leurs étuis, on enchaîne avec le dépouillé Better Be Home Soon avant de remettre le jus pour les deux derniers titres de l'album. Et quels titres ! So F..in' Bored et I Wanna Play An Iggy Pop Record Today !!! Tout un programme...

Cet album est un vrai bon album de blues-rock, qui donne la pêche et qui trouve ses influences du côté du classic rock et du hard rock. Du coup, fan du genre, je me demande comment j'ai pu passer à côté de cet artiste pendant trente ans...

En parcourant sa bio, on s'aperçoit que le bonhomme dispose d'une solide base de fans en Allemagne et en Europe du Nord. Des pays qu'il sillonne pour promouvoir sa musique sur scène, donnant des concerts semble-t-il phénoménaux. La presse spécialisée ne tarit pas d'éloges à son sujet... et c'est amplement justifié à l'écoute de ce nouvel album sur lequel je ne formulerai qu'une seule réserve : la production est selon moi un peu faible. J'aurais aimé que la batterie « pète » plus, que la basse soit plus ronde...

Mais pas de quoi gâcher l'écoute de cette musique qui fait un bien fou à la tête et au corps. Ce guitariste australien est vraiment très bon et le registre blues-rock dans lequel il évolue, est diablement efficace.

Pour conclure, saluons l'initiative du fabuleux label français DixieFrog d'avoir eu la bonne idée de distribuer cet album chez nous...


Live
Live
Prix : EUR 19,99

33 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un live classieux..., 23 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live (CD)
Un an après le très (très très !) remarqué album studio Man In Motion, l'ex-Allman Brothers Band et actuel Gov't Mule, Warren Haynes, publie un double live destiné à rendre compte de la tournée à succès qui a suivi la sortie de son album.

Bonne nouvelle à priori, d'autant que c'est un double CD dense qu'il nous propose (19 titres et près de 2h40 de show) assorti du DVD du concert intégralement filmé à Austin Texas, le tout pour le prix d'un album... Par ces temps de crise, ce genre de petite attention est à saluer !

A l'exception du titre Power & The Glory retiré de la tracklist audio, le concert filmé est identique à celui proposé en CD.

Début du show, le groupe prend possession de la scène et lance une séquence d'intro qui permet à chaque musicien de se chauffer un peu avant d'ouvrir les hostilités.

La scène n'est pas grande, le ton est donné, le show sera plutôt intimiste, pour peu que l'on puisse donner un concert intimiste à 9 sur scène...

Warren Hayne, massif, trône au centre d'une formation dont la colonne vertébrale est 100% black et disons-le d'emblée... talentueuse et extrêmement bien en place : la section rythmique assure un max sans en faire trop, le clavier est vraiment bon dans tous les registres (ce son de clavinet façon « Superstition »... quel kiff !) et le saxo tenor omniprésent notamment dans les joutes qu'il engage en face à face avec la Gibson ES335 du taulier. Un second clavier, une section de 3 cuivres supplémentaires ainsi qu'une jeune choriste viennent ponctuellement compléter la fine équipe.

La playlist est composée de la plupart des titres du dernier album (et c'est tant mieux !) ainsi que de compositions plus anciennes et de quelques rares reprises : une d'Hendrix (Spanish Castle Magic), une de Sam Cooke (A Change Is Gonna Come) et une des Steely Dan (une version de Pretzel Logic de plus de 13 minutes !).

Sans surprise, les morceaux pointent rarement en dessous des 6 minutes et s'étirent même, pour 5 d'entre eux, au-delà des 10 minutes.

Du temps, il s'en donne Warren Hayne, pour laisser s'installer sur scène, cette ambiance si caractéristique de son dernier album... un mélange de rock, de soul, de funk et de jazz qui, sur la longueur, emmène l'auditoire au bord de la transe et de l'extase...

Un seul exemple ? On A Real Lonely Night et ses 12 minutes et demi de discussion musicale entre un guitariste, un clavier et un saxophoniste... 12 minutes, à priori c'est long, mais quand le groupe est vraiment bon, ça passe tout seul, ça coule de source et on ne les voit pas passer... on en redemande même !

Pas de problème ! Le groupe enchaîne avec les 13 minutes d'Invisible, ses digressions jazzy et les effets psychédéliques donnés par Haynes à son jeu de guitare... Et des exemples, je pourrais vous en donner une bonne dizaine d'autres tant la playlist regorge de fabuleuses chansons merveilleusement interprétées.

Les 2 heures 40 de show passent donc sans entraves, à allure quasi constante... le taulier est décontracté, imperturbable, il enchaîne les solos, triture le son de sa guitare à coup de pédales d'effets, présente ses musiciens lorsqu'ils s'illustrent... il est cool quoi !

Cool... comme moi lorsque je vais écouter en boucle ce double live dans les semaines et mois à venir, tout comme j'ai écouté en boucle Man In Motion depuis sa sortie en mai 2011...

En l'espace d'une année, Warren Haynes et sa musique raffinée, pleine d'âme et de chaleur, sont définitivement devenus deux de mes compagnons de route favoris... et le resteront à priori pour au moins un an de plus...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 25, 2012 5:04 PM MEST


Blunderbuss
Blunderbuss
Prix : EUR 9,99

20 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un P..... d'album rock sur les 3 premiers titres..., 23 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blunderbuss (CD)
Dernier épisode de la carrière à rebondissements de Jack White... l'album solo.

Le type est coutumier du retournement de situation : The White Stripes, The Raconteurs, Dead Weather... il monte les groupes aussi vite qu'il les plie mais avec une constante, le talent et le succès. Manquait donc plus que l'album solo pour que la panoplie soit complète.

Et il nous balance Blunderbuss...

Touche Play... Missing Pieces démarre. Un piano Rhodes envahit la pièce, puis la voix de Jack, reconnaissable entre mille. La mélodie « pète » comme disent les djeunes et le piano Rhodes donne une ambiance funky-sexy au titre. C'est du tout bon et ça annonce surtout un P... d'album !

Next ! Sixteen Saltines démarre par un riff de guitare tonitruand, avec un son de guitare étrangement propre et net... pour du Jack White qui nous a habitué à beaucoup plus crade et poussiéreux. Mais c'est du rock bien lourd comme on l'aime, alors...

Freedom at 21 confirme qu'on est dans le tout bon : un riff qui tue, pas si loin de celui de 7 Nation Army. Le débit vocal de White se fait pressant, un débit proche du rap. Excellent titre ! La suite, vite !!!

La suite c'est Love Interruption, son piano Wurlitzer et la voix d'une certaine Ruby Amandu superposée à celle de White. Une petite ballade aride, sans doute en guise d'interlude... avant la chanson titre de l'album qui va relancer la machine !

Blunderbuss arrive donc. Ca ne relance rien du tout mais c'est néanmoins une magnifique ballade country folk emmenée par le son envoutant d'une pedal steel.

Hypocritical Kiss est un mid tempo qui fait la part belle au piano. Weep Themselves to Sleep commence un peu pareil et se termine avec un peu plus de folie... une folie qui, il faut bien le dire commence à manquer depuis quelques titres.

Ouf ! I'm Shakin' secoue un peu tout ça. C'est un bon vieux rock`n'roll primaire qui fonctionne bien. Petit bonus : le son crado est de retour. Chouette, ça redécolle enfin !

Pas mauvais du tout, Trash Tongue Talker est un blues qui envoie pas mal. Hip (Eponymous) Poor Boy et son piano honky tonk se cherche un peu alors que I Guess I Should Go to Sleep joue la carte du blues près de l'os, celui qu'on pouvait certainement entendre dans les vieux zinc du Mississipi au milieu du siècle dernier.

Avant dernier titre, On And On And On. Encore une ballade, une valse pour être plus précis. Mais quelle ballade ! La pedal steel est belle à pleurer et le piano lumineux. Un des plus beaux titres de l'album.

Et ce dernier s'achève avec Take Me With You When You Go, un titre qui commence de manière assez banale et qui s'emballe un peu à mi-parcours. La folie de Jack White revient enfin, mais un peu tard...

La première écoute de ce premier effort solo de White est donc, il faut bien le reconnaître, un peu décevante. Sans doute la faute à ces trois premiers titres qui nous avaient laissé entrevoir la folie Jack White. Or la suite nous donne à entendre un Jack White plutôt sage.

Passée cette petite déception, on réalise qu'on a quand même à faire à un album de qualité très honorable, qui reste malgré tout hors norme, avec des choix artistiques pas évidents mais assumés.

A ce stade, je me garderai donc bien de vous livrer un jugement tranchant et sans appel, non sans avoir pris le temps de m'imprégner un peu plus de cet album qui se révélera sans doute avec le temps.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (18) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 22, 2012 9:50 PM MEST


Mr M -Edition limitée (CD+DVD)
Mr M -Edition limitée (CD+DVD)
Prix : EUR 21,85

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Lamartine, Wagner, même crédo..., 17 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mr M -Edition limitée (CD+DVD) (CD)
... suspendre le vol du temps.

Kurt Wagner est une énigme, un mystère, avec un grand M comme celui du titre de ce nouvel album de Lambchop.

En fait c'est sa musique qui est un mystère... comment peut-on encore faire cette musique en 2012 alors que tout semble s'accélérer dans des proportions ahurissantes.

Car s'il y a bien une chose qui ne s'accélère pas dans ce monde, c'est bien la musique de Kurt Wagner et de son petit joujou en bois, Lambchop.

Sur ce 13ème album, les compositions de Wagner sont toujours aussi empruntes de délicatesse, de retenue et de félicité... les arrangements sont classieux, les cordes omniprésentes et cette voix... suspendue, fragile, on la jurerait au bord des larmes.

Les musiciens ne sont jamais envahissants et semblent même s'excuser de faire du bruit avec leurs instruments... Qui sait si Wagner ne fait pas la distribution de Lexomil ou de Prozac à l'entrée du studio...

Mais tout cela, les fans de Lambchop le savent déjà et n'apprendront rien avec ce commentaire. C'est donc aux autres qu'il s'adresse, à ceux qui n'auraient encore jamais pénétré l'univers feutré et cotonneux de ce groupe phare de la scène indé des années 90, à ceux-là je recommande vivement l'écoute de Mr. M.

Que je sois pendu s'ils ne cherchent pas ensuite à découvrir le reste de l'oeuvre du groupe...

Alea jacta est...


Nothing Is Wrong
Nothing Is Wrong
Proposé par Expédition Express
Prix : EUR 15,04

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Out Of Time, 16 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nothing Is Wrong (CD)
Vendus comme la nouvelle sensation Americana, les Dawes nous viennent de Californie.

Quelques bons papiers dans la presse rock ont suffi à attirer mon attention et à me convaincre de prêter une écoute attentive à leur second album récemment paru chez nous.

Leur univers musical regorge de références et de bonnes vibrations : leur premier album a été enregistré en 2009 dans le mythique Laurel Canyon sur un magnéto analogique vintage. Pat Sansone, homme à tout faire chez les très respectables Wilco est crédité sur l'album. Jonathan Wilson, producteur local qui monte, est aux manettes. Il ouvre son carnet d'adresses aux Dawes qui jamment avec Conor Oberst de Bright Eyes, Chris Robinson des Black Crowes et Benmont Tench, clavier des Heartbreakers de Tom Petty. Pour beaucoup Wilson représente le renouveau de la scène folk-rock du Laurel Canyon, autrefois incarnée par les CSNY, Jackson Browne et tous les hippies folkeux de la fin des 60's (pour plus d'infos sur cet illustre site de l'histoire du rock je vous recommande la lecture de l'ouvrage Hotel California : Les années folk rock 1965-1980).

Dernier fait d'arme pour les Dawes : ils jouent les side band de Jackson Browne lors d'un concert de soutien au mouvement Occupy Wall Street organisé à Salt Lake City.

Bref, les Dawes sont là où il faut être pour se faire une place au soleil. Mais le soleil ne brille pas de la même manière aux states et dans le ciel de notre bonne vieille Europe. L'Americana n'a jamais vraiment soulevé les foules de ce côté-ci de l'Atlantique, à mon grand désespoir.

Mais pourquoi donc s'obstiner à bouder un genre qui nous a amené des orfèvres de la trempe de Jackson Browne, Dave Alvin et plus récemment, les Jayhawks ou Neal Casal ? Est-ce le nom donné au genre qui effraie ? Americana... tout un programme il est vrai !

Mais cessons de nous arrêter aux étiquettes par trop stigmatisantes ! Car derrière les étiquettes, il n'y a pas que des produits que l'on cherche à nous vendre à tous prix. Il y a de ça... mails il y a aussi parfois, des artistes qui valent le détour et les Dawes sont de ceux-là.

Cet album ne révolutionne rien certes, il est juste hors du temps. Il s'en dégage suffisamment d'honnêteté pour que les adeptes de country-folk-rock authentique lui accordent une oreille attentive. Les compositions forment un tout cohérent sans être répétitif. Une musique intemporelle qui peut s'écouter en toute occasion, ce qui n'en fait pas pour autant une musique passe partout... ne me faites pas écrire ce que je n'ai pas écrit !

Après une journée de boulot, peinard dans son canapé suédois, dans son plumard au moment de la sieste ou pour s'endormir le soir... mais comme souvent avec l'Americana, c'est sans doute dans une caisse, sur une highway, sur le chemin de la maison, que cette musique doit être écoutée en priorité...

Pas étonnant alors que mon titre préféré de l'album s'intitule My way back home...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 24, 2012 10:20 PM MEST


Boys & Girls
Boys & Girls
Prix : EUR 14,82

6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Une toute petite secousse..., 16 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Boys & Girls (CD)
Que dire de ce nouveau groupe qui met en émoi toute la presse musicale française ces derniers temps.

Pas grand-chose à vrai dire.

La musique est, il est vrai sympathique, avec son petit côté vintage et sa production minimaliste.

Entre soul et rock, la voix de Brittany Howard, la chanteuse, fait son petit effet... mais pas plus.

Pas plus car à quelques exceptions près, les compositions restent assez banales et manquent de relief. Trop de titres mid-tempo, pas assez de fougue, pas assez de bonnes mélodies qui restent dans la tête.

Hold On, intelligemment placé en ouverture, tire quand même son épingle du jeu et appâte l'auditeur mais le soufflet retombe assez vite. Rien de vraiment mauvais dans ces 12 titres, mais rien de vraiment très bon non plus.

Les commentateurs avisés évoquent Janis Joplin pour décrire la voix de la chanteuse. Vrai, en particulier sur le titre You Ain't Alone, mais cela ne suffit pas pour faire de cet album l'événement annoncé.

Le buzz était définitivement trop fort et l'on ne nous y reprendra plus... promis !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 27, 2012 9:09 AM MEST


Don't Think - Edition standard (CD + DVD)
Don't Think - Edition standard (CD + DVD)
Proposé par zoreno-france
Prix : EUR 8,90

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 (...) twice it's alright., 16 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Don't Think - Edition standard (CD + DVD) (CD)
Et ben... ça ne nous rajeunit pas !

17 ans que les frères chimiques nous proposent leur son électro, celui que j'ai découvert par hasard un jour de 1995 chez mon disquaire préféré... Deux hippies marchent sur le bord d'une route, que l'on devine américaine, indice de la caisse qui circule à leurs côtés, à l'appui... Quelle photo ! Le coup de coeur pour la pochette me convainc d'acheter l'album les oreilles fermées.

La suite, c'est d'abord du décontenancement... avec un nom pareil, j'aurais dû me douter qu'il ne s'agissait pas du dernier projet revival hippie à la mode.

Première écoute... le son est lourd, électro-rock avec des beats puissants mêlant boucles techno et batteries rock. C'est du Big Beat dans les règles de l'art, avec un petit supplément d'âme qui fait toute la différence... peut être bien un relent de culture hippie finalement...

Album suivant... transformation réussie. Block Rockin' Beats la bien nommée casse la baraque, les guests commencent à rappliquer, les Chemical Brothers réussissent à fédérer teuffers et rockers.

Surrender arrive dans les bacs à l'orée du 21ème siècle. Explosion médiatique et popularité maximum pour le duo qui s'offre même la couv' de Rock & Folk.

La décennie 2.0 marquera malheureusement un relatif déclin. Quatre albums dont un seul vraiment excitant (Push The Bottom) et deux best of. Un indice pour la suite car ça sent généralement le sapin quand on commence à aligner les best of...

Alors que pensez de ce premier live des Chemical Brothers ?

Mais la vrai première question à se poser, n'est-elle pas « que pensez d'un CD ou DVD live d'électro ? ». Ce Don't Think achève de me convaincre qu'il n'y a pas grand-chose à en pensez si ce n'est qu'en électro, encore plus qu'en rock, la chaleur des salles de concerts vaut 100 fois mieux qu'une écoute en salon.

Le show est ici capté au Japon et la réalisation est à mon sens assez réussie, évitant les travers habituels du genre : abus d'effets stroboscopiques, images saccadées...

Alors bien sûr, tout l'intérêt des images réside dans les animations et visuels qui illustrent la musique du duo. Vraiment du grand art et un régal pour les mirettes.

Le reste... c'est deux types dans la pénombre qui, 1 heure 30 durant, bidouillent des machines. Un bras levé de temps en temps, et la foule se soulève... rapport effort/efficacité maximum !

Le set pioche avec équilibre dans tous les albums du duo. Mention spéciale pour la séquence d'ouverture du show et ses lights ultra réussies. Sans surprise, les classiques Hey Boy Hey Girl, Out Of Control et Setting Sun enflamment la foule. Le set s'achève sur une tonitruante séquence mariant Leave Home et Block Rockin' Beats... deux titres extraits des deux premiers albums. Y'a pas moyen, c'est définitivement dans ce registre que les Chemical Brothers étaient les meilleurs.

Du coup, la plupart des autres titres du set (à part ceux cités plus tôt) paraissent un peu fades à côté... sonnant sans doute un peu trop électro et pas assez de ce qui m'a fait aimer les Chemical Brothers au coeur des 90's, à savoir le crossover entre l'électro et le rock...

Verdict final ? On prend un coup de vieux, on s'ennuie un peu sur la longueur mais on passe quand même un agréable moment en compagnie du duo. Ce live prend des allures de bilan, à moins que ce ne soit le chant du cygne...

Car on ne voit désormais plus vraiment comment les frères chimiques pourraient redevenir ce qu'ils ne sont plus depuis 10 ans... des précurseurs.


Locked Down
Locked Down
Prix : EUR 10,00

5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le toubib consulte sans rendez-vous..., 11 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Locked Down (CD)
Ca commence par le cri strident de je ne sais quelle bête à plume... sans doute un piaf issu de la faune Nouvelle-Orléanaise, un rescapé des marées noires, ouragans et autres catastrophes naturelles qui choisissent régulièrement la région pour s'abattre...

Et puis la musique commence, moite comme la saison des pluies dans le bayou, gluante comme le mazoute...

C'est la patte Dr. John qui agit comme au premier jour... le son de basse sort d'une contrebasse jazzy, le piano se fait boogie woogie, soul et rock and roll.

Cette musique est simple mais pas simpliste, elle sait se faire sinueuse, marécageuse. Le toubib est plus un guérisseur qu'un docteur et sa médecine relève plus du rite vaudou que du serment d'Hippocrate... mais ça fait quand-même rudement de bien à la tête et au corps.

Les 10 titres s'enchaînent, concis, cohérents mais pas redondants. Ecoutez en priorités Revolution, Getaway et God's Sure Good. Le reste est pas mal non plus.

Pour être tout à fait honnête je ne sais pas si je me serais autant intéressé à ce nouveau Dr. John, s'il n'avait été produit par l'homme aux clefs noires, celui qui a récemment tiré le jackpot avec le dernier album de son groupe, que j'écoute en boucle depuis maintenant près de 6 mois... The Black Keys et leur tonitruant El Camino dont je ne saurais trop vous recommander l'écoute urgente et intensive.

La maison de disque a bien compris que désormais, les Black Keys sont vendeurs et qu'il va falloir compter sur ses deux membres, Dan Auerbach en tête...

Et encore une fois, l'effet sticker est efficace... car c'est marqué sur le CD du Docteur que c'est la moitié des Black Keys Dan qui a assuré la production.

Et donc ?

Et donc ça marche pas mal. On retrouve quelque peu le son si caractéristique des albums des Black Keys, soit vintage et moderne à la fois. Arriver à donner une couleur si 70's à de la musique tout en lui conférant une telle modernité, ça relève presque de la sorcellerie !

Un sorcier et un guérisseur vaudou, ça tourne glauque !

Au final, on ne va pas se mentir, Locked Down n'est pas l'album du siècle, pas plus que l'album de l'année (pour ce dernier, j'insiste pour que vous jetiez une oreille attentive à El Camino des Black Keys... il ne sera pas loin du top 3...).

Mais ça reste quand même un très bon album du Docteur... Puisse-t-il continuer à nous prendre sans rendez-vous, régulièrement, quand ça lui chante... Avec des albums de cette qualité, on est prêt à patienter, en salle d'attente s'il le faut...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 16, 2012 1:01 PM MEST


Millénium la série [Blu-ray]
Millénium la série [Blu-ray]
DVD ~ Noomi Rapace
Prix : EUR 44,49

2 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Bof bof..., 25 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Millénium la série [Blu-ray] (Blu-ray)
Comprend pas l'engouement autour de cette histoire peu crédible aux rebondissements cousus de fils blancs. Et le personnage féminin principal ainsi que les quelques scènes choc, hors norme pour une série, ne parviennent pas à sauver l'affaire.

J'ai néanmois visionné l'ensemble, enfin presque... car 9 heures c'est long ! Des heures à me demander à quelle autre série ça me faisait penser... puis la lumière fut !!! Cette image, cette ambiance, ce son, ces dialogues... c'est du Derrick !!!

Donc version Bluray inutile et version DVD... pas plus utile, pour une série qui gagne à pas être vue, ou alors un dimanche après midi sur la 6 quant il n'y a rien d'autre à faire.

Il fallait au moins le talent de Fincher pour donner un peu de relief à cette histoire...


+
+
Prix : EUR 13,07

13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un petit +..., 10 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : + (CD)
Ainsi voici la nouvelle révélation folk-rock de l'année 2012... euuh... du mois de mars ? euuh... de la semaine ?

Car en matière de folk-rock, les révélations, c'est pas ce qui manque. Normal, suffit de savoir gratter quelques accords sur une électro-acoustique, de savoir griffonner quelques états d'âme post-adolescents en guise de texte, d'offrir une belle petite gueule de jeune premier qui plaît aux 15-30 ans et... et c'est peut-être le plus dur, de faire la rencontre du producteur qui va parier sur le tout et financer un premier album au destin incertain.

Ben oui, c'est souvent comme ça que ça se passe... vous voulez des exemples ? Francis Robert, Bobby Bazini, Paolo Nutini, Piers Faccini, Milow, Jason Mraz, Ben Howard et j'en passe des dizaines.

A première vue et première oreille, Ed Sheeran est de ceux-là. Il ne fait exception à aucune des règles citées ci-dessus, sauf si le charme des rouquins vous laisse insensible. Et pourtant, à l'écoute de son second album (le premier date de 2005 et est passé complètement inaperçu), je ne peux m'empêcher de lui trouver un petit « + », un léger supplément d'âme qui le place devant la concurrence.

La voix est adolescente mais pas hésitante pour autant, les mélodies sont attachantes, jamais racoleuses, les arrangements parfois minimalistes mais toujours lumineux, les boîtes à rythmes présentes mais pas écoeurantes. Ici quelques cordes sensibles et pas envahissantes, là des choeurs émouvants qui portent les chansons dans des contrées inattendues... Les ballades sont déchirantes à pleurer (The A Team, Wake Me Up, Kiss Me et surtout Give Me Love et les titres bonus Autumn Leaves et Sunburn) et les titres un peu plus enlevés donnent envie de taper du pied, mais toujours avec ce qu'il faut de retenu pour ne pas tomber dans la vulgarité pop.

Le gamin a écrit toutes ses chansons, comme un grand, parfois aidé par une plume amie. Il joue de la guitare acoustique et électrique, du piano et se charge de la programmation des machines... what else ? Il assure un max sur scène, il suffit de visionner son récent passage dans l'émission musicale du vendredi soir goupillée par l'égyptien le plus célèbre du PAF... Assurer à ce point à seulement 22 ans, ça en devient indécent...

Et pourtant, sa ganache de petite frappe banlieusarde britannique, qu'on jurerait, sans doute à tort, adepte de foot et de binge drinking (et oui, les stéréotypes ont la vie dure...) ne laissait aucunement présager de cette sensibilité et de ce talent dont fait preuve Ed Sheeran avec ses chansons. Pour la petite histoire, il a grandi à quelques miles de son compatriote Charlie Winston d'une dizaine d'années son aîné... Mais la comparaison s'arrête là car Sheeran ne partage pas le sens de l'exubérance artistique si marqué chez Winston.

Concluons en disant qu'un artiste semble se révéler, avec l'espoir que la révélation ne fasse pas pschitt... Car le dernier à m'avoir fait cet effet s'appelait (et s'appelle toujours d'ailleurs) Brett DENNEN... ça vous dit rien ? Normal, il a plus ou moins fait pschitt et n'a malheureusement jamais vraiment percé malgré deux albums de bonne qualité dont je vous recommande l'écoute (So Much More / Hope For The Hopeless).

Comme quoi, révéler n'est pas gagner.


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