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Contenu rédigé par elvisisalive
Classement des meilleurs critiques: 1.239
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Commentaires écrits par
elvisisalive "Good Old Time" (FRANCE)

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Mama's Pride
Mama's Pride
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 201,47

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Beau comme un levé de soleil sur le Mississipi..., 24 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mama's Pride (CD)
C'est ma période blues-southern rock... Peut-être à cause de la chaleur et de la moiteur ambiante qui sévissent actuellement dans ma région du sud-est de la France et qui ne sont pas sans rappeler le climat de quelques Etats du sud-est américain. L'occasion donc pour moi de ressortir de mes caisses poussiéreuses quelques vieilleries southern rock, dont ce Mama's Pride.

Un vrai trésor cet album. A la marge des mastodontes du genre (Allman Brothers Band et Lynyrd Skynyrd en tête), les Mama's Pride ont également participé à l'écriture de quelques unes des plus belles pages du courant qu'on appelle ici « rock sudiste ».

Cet album est leur premier. Il a été publié en 1972, peu de temps, après leur formation à St. Louis Missouri. Leur second, pas mauvais du tout et que je chroniquerai peut-être un jour... est sorti en 1977. La suite est classique : split en 82 et reformation anecdotique en 92. A noter que dans les 70's, ils ont tournés avec les deux groupes mentionnés plus haut, mais également avec The Outlaws, Todd Rundgren et Alice Cooper. Ronnie Van Zant avait par ailleurs émis le souhait de produire leur 3ème album. Décédé en 77 dans les circonstances que l'on sait, il n'en a malheureusement pas eu le temps. Du coup le groupe a passé son année 78 à tourner aux côté de Gregg Allman. Bref, vous l'aurez compris, si ce groupe ne bénéficie pas d'une franche notoriété, à fortiori de ce côté-ci de l'Atlantique, il mérite que l'on s'intéresse à ses productions et à son parcours.

L'album s'ouvre avec le lumineux « In The Morning ». Les guitares sont limpides, la rythmique teintée de funk et de soul. Le chant de Pat Liston est habité, légèrement éraillé et soutenu par des chaeurs pas envahissant. Il y aussi du blues-rock de haut niveau sur cet album, notamment avec « Who do you think you're foolin' » et « Missouri sky line ». "Laurie Ann" et "Young & Free" sont de bien belles ballades, pas naises pour un sou. « Where would you be » s'étend sur plus de 6 minutes, 6 minutes de southern rock classieux, dans la plus pure tradition du genre. "Ole St. Lou" est une pure merveille funky-soul-rock qui part rapidement en free style jazzy-rock.

Et puis il y a « Blue mist » fabuleux morceau de bravoure avec ses guitares qui serpentent autour d'un orgue omniprésent. Il y a de l'âme dans ce titre, de l'âme au sens « soul » telle que pratiquée par des types de la trempe d'un Marvin Gaye. Oui, vraiment un beau titre.

Mais on ne peut pas parler de cet album sans évoquer le design de la pochette : les photos extérieures et intérieures sont anthologiques. Certes un peu kitch (les fringues et les coupes de cheveux sont clairement d'un autre temps) mais également pleines de malice. La photo extérieure montre le groupe au grand complet, dans le salon d'une demeure que l'on devine cossue, et accompagné d'une sexagénaire très bon chic bon genre. Changement dé décors sur la photo intérieure : le groupe est passé dans la chambre et est entouré de trois charmantes jeunes femmes en petite tenue... cadavre de bière sous le lit et sous-tif échoué sur l'abat jour de la lampe de chevet... Bref, ambiance partie fine 70's du meilleur goût !

Voilà, redécouvrant cet album, j'avais envie de vous faire partager ma passion pour cette petite perle du rock US des 70's. J'espère que j'y serai parvenu.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 28, 2015 10:54 AM CET


Hot Cakes
Hot Cakes
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 6,85

17 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 T'as oublié la levure !!!, 23 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hot Cakes (CD)
7 ans après « One Way Ticket to Hell & Back » et 6 ans après un split fracassant, les ténèbres du hard-glam-rock britannique, sont (justement) de retour de l'enfer avec un troisième album fébrilement attendu.

La pochette du CD nous met en appétit : sexy girls, poses lascives, sucreries... on va s'en mettre plein la lampe avec cet album que l'on espère bourré de surprises et de sucreries classic hard rock !

Premier titre, premières surprises : en lieu et place de l'habituel tonitruant hard rock d'ouverture (« Black shuck » sur « Permission to Land » et « One way ticket » sur « One Way Ticket to Hell & Back »), l'album commence par un titre mid-tempo. C'est un blues-rock pas mauvais du tout, avec grosses guitares bien grasses mais à mon sens un peu timide pour une ouverture d'album. Heureusement au bout de 50 secondes, la voix de Justin Hawkins retrouve un peu de folie et à 2'05, c'est la lead guitar qui nous rassure quelque peu ... ouf, ils ne sont pas encore totalement rangés des voitures. Côté texte, c'est grivois à souhait. On notera aussi un petit clin d'oeil à Led Zep (« Je voulais être docteur ou vétérinaire, jusqu'à ce que j'entende Communication Breakdown sur une cassette TDK 90 mn »).

On poursuit avec le très frimeur « Nothin's gonna stop us » qui accélère le rythme. On déplorera une mélodie un peu faible... pour du Darkness.

« With a woman » démarre par un riff tonitruant mais peine également à s'envoler. Encore cette satanée mélodie qui a du mal à s'imposer. Inquiétant... Heureusement le solo de guitare vient une fois de plus relever le tout.

« Keep me hangin' on » fait furieusement pensé à du Queen : harmonies vocales, jeu de guitare à la Brian May...

« Living each day blind » est une ballade assez anecdotique, l'un des titres les plus faibles de l'album, et en plus, il est long...

« Everybody have a good time » commence par un excellent riff de gratte AC/DCien et l'on se prend à croire Justin Hawkins sur parole lorsqu'il chante que « tout le monde va prendre du bon temps »... Et puis au cas où l'on ne saurait pas reconnaître le son d'une guitare électrique hard rock, Justin a la bienveillance de nous prévenir avant le solo : « Electric guitar » annonce-t-il ! Bizarre...

On poursuit avec les guitares de « She just a girl Eddie » qui envoient du bois et c'est tant mieux parce qu'on commence à comprendre qu'elles constituent le principal atout de cet album assez pauvre en mélodies réellement accrocheuses. Même le chant et la voix de Justin semblent un peu fades, le sentiment qu'il n'y est pas vraiment...

« Forbidden love » et « Concrete » sont à mettre dans le même panier que « Living each day blind », malheureusement.

Arrive ensuite la curiosité du disque, la reprise du « Street spirit (fade out) » de Radiohead. J'ai tant aimé l'original et l'album sur lequel il figure (The Bends en 1995) que je craignais le pire avec The Darkness. Finalement, dans un album qui manque cruellement de mélodies percutantes, cette reprise est la bienvenue. Un peu comme si le ténébreux Tom York venait au secours du solaire Justin Hawkins...

L'album s'achève avec le dispensable Love is not the answer.

Au final, je ne peux cacher une relative déception à l'écoute de ce troisième Darkness. Tout le long, on recherche, en vain, ce grain de folie qui nous a tant fait aimer les précédents opus du groupe, et en particulier le premier. L'album se dégonfle trop vite et trop souvent, manque de titres forts, de riffs indélébiles... oui vraiment, manque de folie.

Je colle quand-même 3 étoiles car malgré cette déception, il est important de continuer à encourager les quelques résistants qui s'obstinent à évoluer dans le genre classic rock, si cher à mes oreilles...
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Last Of A Dyin' Breed
Last Of A Dyin' Breed
Prix : EUR 9,55

13 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Lynyrd Skynyrd encore bien vivant..., 22 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Last Of A Dyin' Breed (CD)
La grande famille Lynyrd Skynyrd est de retour sur les platines avec un nouvel album plus roots que le très hard FM God & Guns de 2009.

Alors, quoi de neuf depuis 2009 ? En premier lieu, notons que la formation n'a à déplorer aucun décès et c'est assez rare pour être souligné, tant la mort a pu hanter l'existence du groupe depuis ses débuts dans les 60's.

Par contre il y a un nouveau bassiste, un certain Johnny Colt (ça ne s'invente pas !), bassiste originel des Black Crowes. Colt remplace Kearnes aux 4 cordes, lequel n'aura servi que 3 années au sein du groupe. Le reste de la formation reste inchangé et gravite autour du noyau dur Rossington, Van Zant, Medlocke.

Côté musique, on retourne donc à quelque chose d'un peu plus roots avec des compos d'assez bonne facture et des mélodies globalement efficaces. En fait, la musique est à l'image de la photographie au dos du CD : groupe au grand complet, cheveux longs de rigueur, chapeaux et sunglasses par ci par là, décor champêtre très sud des USA et grain de la photo jauni...

Petite revue de détail : Last of a dyin' breed ouvre le bal sur une intro au bottelneck du meilleur goût et s'envole par la suite sur un rythme soutenu. One day at a time est un mid-tempo proposant une jolie mélodie. Homegrown est selon moi l'un des titres les plus faibles de l'album, sans doute parce qu'il renoue un peu trop avec les tendances hard FM. Ready to fly et Something to live for sont les deux ballades du disque, sans surprise mais plutôt agréables à l'oreille. Mississipi Blood démarre sur un banjo et un jeu de slide qui siéent à merveille au texte évoquant « le sang du Mississipi qui coule dans les veines »... Après l'efficace Life's twisted, arrive Honey hole, soit le « trou de miel », en français dans le texte. Et l'on se prend à s'interroger sur la signification des paroles : évoquent-elles un petit coin paradisiaque du conté de Jackson USA ou bien l'une de ses habitantes, une reine (des abeilles) accueillante, au gout de miel... Toujours est-il que le titre est bon, l'un des meilleurs de l'album, lequel s'achève avec Start livin' life again, semi-acoustique avec slide guitare omniprésente. Au total, 11 titres pour 45 minutes de musique.

On relèvera avec bonheur que les textes sont bien moins réactionnaires que sur le précédent opus même si le titre de l'album m'a procuré quelques frayeurs : intitulé un album « Le dernier d'une race mourante », quand on est un groupe de rock sudiste, c'est toujours très tendancieux... Finalement, l'écoute des textes est assez rassurante, la chanson titre évoquant plus la « race » des voyageurs, heureux sur les routes, là ou il a des femmes, de quoi jouer et de quoi se payer du bon temps.

A part quelques références résiduelles évidentes ici et là (on est sudiste ou ne l'est pas...), la religion et les flingues tant présents dans les textes du précédent opus, se sont cette fois-ci éclipsés. Il est en effet beaucoup plus question de routes, de highways, de motos, de bagnoles et de nanas bien carrossées... bref de l'Amérique des clichés. C'est basique mais personnellement je préfère ça à un manifeste d'une heure pro-religion et pro-port d'arme...

Basique... le qualificatif est finalement assez approprié pour décrire la musique des Lynyrd Skynyrd ces dernières années. Basique mais pas forcément facile car en 2012, ils arrivent encore à nous procurer du plaisir avec une musique à guitares, après bientôt 50 années d'une carrière jalonnée de drames et de rebondissements en tous genres... Non, vraiment, « nothing comes Easy »...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 12, 2012 7:02 PM MEST


Who Cares
Who Cares
Prix : EUR 16,52

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pour la bonne cause..., 5 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Who Cares (CD)
WhoCares est un projet caritatif porté par Ian Gillan, le chanteur le plus emblématique du Pourpre Profond et Tony Iommi, guitariste aux huit doigts des Black Sabbath.

Les ventes de l'album, qui avait été précédé il y a quelques mois du CD single Out Of My Mind, sont destinées à soutenir la construction d'une école en Arménie... Non rassurez-vous, le grand Charles de la chanson française n'est pas dans le coup... quoi que, ça aurait pu être croustillant... Aznavour/Gillan/Iommi !

Au programme de cet album, des raretés issues de différentes époques et deux véritables nouveaux titres, Out Of My Mind donc et Holy Water, deux titres d'assez bonne facture qui ouvrent chacun un des deux CD ici proposés. Sur ces deux titres, les compos sont assez proches de ce que font les Deep Purple ces dernières années, en tout cas bien plus proche que de la musique de Black Sabbath. La touche Gillan est omniprésente, comme sur le reste du disque d'ailleurs. Est-ce parce que Gillan assure la majeure partie des voix, est-ce à cause des ambiances orientalisantes fréquentes, si chères à Gillan ?

Outre quelques titres extraits de la carrière solo de Gillan et lorgnant définitivement vers la pop (Don't Hold Me Back, She Thinks It's A Crime, Hole In My Vest...), Gillan nous offre également quelques raretés issues de ses nombreuses carrières et collaborations artistiques : Easy Come Easy Go avec ses comparses de l'éphémère Repo Depo, Can I Get A Witness, reprise de Marvin Gaye interprétée avec son tout premier groupe, The Javelins, Get Away avec le chanteur grecque Mihalis Rakintzis...

On notera la mobilisation massive de la famille Pourpre avec en vrac, John Lord (R.I.P.), Ian Paice, Roger Glover, Glenn Hughes, bref la quasi-totalité des DP. Quelques invités de marque viennent compléter la fine équipe : Nicko McBrain (batteur historique de la Vierge de Fer), Jason Newsted (ex-bassiste des Metallica), ou encore le sorcier vaudou Dr. John le temps d'un blues plutôt intéressant.

Quant à Iommi, sans surprise, il fait entendre sa Gibson SG sur les titres les plus lourds et notamment Zero The Hero (titre des Black Sabbath époque Gillan), Slip Away ou Let It Down Easy.

Une jam époque Purpendicular et deux titres live viennent compléter la track list et notamment une version acoustique guitare/harmonica de When A Blind Man Cries, tout à fait pertinente.

Le tout est assez éclectique, pas vraiment cohérent mais doit être appréhender pour ce qu'il est : une contribution caritative sans autre objectif que de collecter des fonds pour une bonne cause et, si possible, procurer un peu de plaisir aux fans de deux formations majeures du classic rock des années 60 et 70.

Donc, achetez cet album, manière de dire... oui, on s'en préoccupe...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 1, 2012 11:20 AM MEST


The Soul Of Spain
The Soul Of Spain
Prix : EUR 18,99

6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 O temps suspend ton vol..., 31 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Soul Of Spain (CD)
Spain est le projet de Josh Haden, fils du célèbre contrebassiste américain de jazz, Charlie Haden.

C'est son projet et il en fait ce qu'il veut. Il réunit le groupe quand ça lui chante, en change les musiciens à sa guise, comme pour l'enregistrement de The Soul Of Spain, nouvel album publié 11 ans après le précédent.

C'est qu'il ne se presse pas le bonhomme pour écrire ses chansons... pas plus qu'il ne se presse pour les jouer d'ailleurs... Car pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas l'univers musical de Spain, il faut préciser que cette musique n'est pas vraiment du genre énervé. Elle est même plutôt du genre tranquille, pas trop vite le matin, pas trop vite le midi et pas trop vite le soir.

Pas de changement de ce côté-là donc. En 2012, Haden reprend les choses là où il les avait laissées en 2001 et là où il les avait démarrées en 1995 avec le désormais classique The Blue Moods Of Spain.

Ce qui ne change pas non plus, c'est le design des pochettes des albums. 5 albums, best of compris, 5 jolies clichés de jeunes femmes photographiées de 3 quarts, au pouvoir érotique à peine suggéré. Car on ne fait pas dans la vulgarité chez les Spain, on fait dans l'élégance et la distinction.

Mais revenons à la musique, une musique suspendue, contemplative, toute en retenue. Les instruments électriques, guitares en tête, ne sont là que pour souligner la beauté des mélodies, d'une simplicité absolue.

Des mélodies d'une évidence frappante, tellement évidentes qu'on ne peut s'empêcher de replonger dans les anciens albums du groupe pour se convaincre qu'elles n'ont pas déjà été utilisées en d'autres temps... Et c'est particulièrement vrai dès le premier titre, Only One qui s'ouvre sur le jeu de basse de Haden. J'ai cherché, cherché... et quasiment trouvé : Nobody Has To Know en 1999 sur le deuxième album (She Haunts My Dreams). On est vraiment pas loin du copier-coller mais la magie opère quand même sur ce nouveau titre, preuve que la mélodie est vraiment très très bonne !

Dans cet océan de stabilité et de tranquillité, relevons quand même quelques évolutions : le piano semble bien plus présent que sur les précédents albums et ça lui va plutôt bien à la musique de Spain, le piano. Et puis il y a ces deux titres fortement électrisés, Because Your Love et Miracle Man, qui sortent brutalement l'auditeur de sa torpeur. Et ça, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose... Mince alors Josh ! Ou tu fais du Spain ou tu fais autre chose ! Mais pourquoi faire autre chose avec Spain ? Décontenancé et dubitatif je suis... ce doit être mon côté conservateur qui ressort !

Mais ne restons pas sur cette impression et gardons plutôt en mémoire ce qu'il y a de vraiment bon dans cet album : de très belles ballades acoustiques qui donnent à l'auditeur un agréable sentiment de plénitude. C'est rassurant et apaisant finalement, d'être en terrain connu et sécurisé...

Et c'est bien là tout l'univers de Spain, toute l'âme de Spain...


The Light The Dead See
The Light The Dead See
Proposé par schnuppie83
Prix : EUR 17,99

43 internautes sur 46 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Et la lumière fut..., 28 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Light The Dead See (CD)
A toi... internaute lambda qui surfe sur ce site, papillonnant de pages en pages à la recherche de plaisirs éphémères... à toi qui pose un oeil distrait sur ce commentaire... à toi, je dis STOP !!!

Attarde-toi sur ce disque d'une beauté rare, le nouvel album de Rich Machin et Ian Glover qui viennent de réveiller les Soulsavers... pour notre plus grand plaisir.

En toute honnêteté, ces sauveurs d'âmes m'étaient quasiment inconnus jusqu'à ce matin. Tout juste savais-je qu'ils existaient.

Il aura fallu une écoute légèrement distraite de leur nouvel album, chez mon disquaire préféré, pour pénétrer leur monde... un monde qui est désormais le miens.

Vous dire que le sticker sur le CD annonçant la participation d'un certain Dave Gahan, n'y est pour rien... serait vous mentir. Ah ! Ces satanés stickers... à chaque fois je jure qu'ils n'influenceront plus mes choix et à chaque fois... je replonge.

Bon là, pour le coup, c'est avec bonheur... car Dave Gahan c'est un peu l'idole de ma jeunesse, The Voice of the 80's ! Avec DM, il a traversé les décennies, il a parfois plié, sombré mais jamais capitulé. Le torse bombé, il est toujours remonté à la surface, semant ses démons. Dans l'ombre de Martin Gore 20 années durant, ce n'est que dans les années 2000 qu'il s'est lancé dans l'écriture de ses textes, pour DM et pour lui-même. Résultat : deux albums solo poussifs, pas vraiment mémorables et que je n'ai toujours réussi à écouter en entier. Pour ne rien arranger, les DM ont connu une période de disette artistique avec des albums pas franchement transcendants et notamment le dernier, carrément insipide. Bref, il manquait quelque chose d'essentiel pour que la résurrection de Dave Gahan soit totale... il manquait de bonnes musiques.

Et ce sont donc les Soulsavers qui les apportent à Dave Gahan, sur un plateau. Car oui, à l'écoute de ces 12 titres, on se demande parfois si ce n'est pas un album de Dave Gahan accompagné par les Soulsaver plutôt que l'inverse.

Voyons... comment définir cette musique... grave, sombre, lumineuse, apaisée, émouvante, puissante, aérienne, suspendue, mélancolique, gothique, tristement envoutante, obsédante, romantique, cinématographique... ce sont les mots qui me viennent.

Les ingrédients de cette réussite ? La voix de Gahan bien sûr, unique, habitée, gutturale, les arrangements de haute volée, les mélodies jamais faciles mais toujours fascinantes, les cordes superbement arrangées par Daniele Luppi (l'homme du projet Rome avec Danger Mouse), les choeurs gospel, l'alliance d'une production moderne avec de vrais instruments (guitares, basse, batterie, piano)...

Mention spéciale au titre Longest Day qui concentre à lui seul tous ces ingrédients. In The Morning, Presence Of God, Gone To Far, Take Me Back Home, I Can't Stay et Tonight sont autant d'autres sommets de l'album. Un album qui ne connaît aucune faiblesse si ce n'est sa durée... trop courte forcément.

Les 12 titres défilent à une vitesse folle et on a qu'une envie, réécouter et réécouter encore cette oeuvre rare... belle à pleurer.

Et on se dit que c'est martin qui va être jaloux... car ça fait belle lurette qu'il n'a pas offert pareil écrin à la voix de son pote Dave. Se sentira-t-il piqué au vif, défié ? Rien de moins certain.

Pas grave car en attendant, avec cet album des Soulsavers, on tient de quoi patienter encore pendant quelques années...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 10, 2012 4:36 PM CET


Early Takes /Vol.1
Early Takes /Vol.1
Prix : EUR 18,00

18 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 « Harrison encore bien »..., 10 mai 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Early Takes /Vol.1 (CD)
Madame Harrison a décidé de fouiller dans les affaires de son défunt mari, George, et de dépoussiérer ce qu'elle y a trouvé : des vieilleries sonores inachevées.

Pour tout vous dire, je craignais un peu le pire. Je suis en effet généralement très sceptique quant aux albums de démos et de « early takes » comme on dit chez nos voisins anglo-saxons. Pourquoi se taper des versions provisoires ou pire, non achevées, quant on peut réécouter les versions finales qui ont bercées notre jeunesse ?

Mais une écoute suffit pour se convaincre que ce volume 1 des Early Takes du guitariste des Beatles, est une belle surprise. Même si les titres ont été enregistrés à différentes époques, le travail de dépoussiérage fort réussi donne une cohérence indéniable au tout. A part pour les experts et fans de la première heure, il est pratiquement impossible de distinguer les vieux titres des plus récents. Le son est parfait et net.

Les démos côtoient donc les premières prises de titres devenus mythiques. Des démos déjà bien abouties, ce qui sauve l'exercice du naufrage annoncé.

La moitié des titres est assez dépouillée (guitare/voix), l'autre moitié donne à attendre des arrangements déjà bien élaborés, avec basse, batterie, etc...

Deux petits reproches : la pochette du CD est un peu chiche et avec 30 petites minutes de musique au total sur ce volume 1, on se demande bien pourquoi opter pour 2 volumes de ces Early Takes, quant un seul aurait sans doute suffit... Cupidité quant tu nous tiens !

Mais bon, à 13 euros, le prix du volume n'est pas excessif. Faites-vous plaisir donc et laisser entrer chez vous la lumière des compositions de Monsieur George Harrison. Car s'il est un constat que ce CD vient confirmer, c'est que l'ami George était un sacré bon songwriter, un faiseur de mélodies imparables et un Beatles vraiment sous-estimé et sous-exploité.

A bientôt George, pour le volume 2...


Energy Red
Energy Red

6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Blues rock diabolique... de Tasmanie !, 29 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Energy Red (CD)
Connaissez-vous Rob Tognoni ? Non, il n'est pas italien et non, il n'est pas chanteur lyrique... Non, Rob il est australien et il pratique le blues-rock et plutôt du genre saignant le blues-rock... Avec du bon gros riff bien gras, façon... allez, osons le dire... façon AC/DC...

C'est pas moi qui le dis, c'est le sticker collé sur le CD... Alors c'est vrai, c'est un rien racoleur et légèrement téléphoné compte tenu de leurs origines géographiques communes. Oui mais par moment, la filiation est belle et bien réelle.

Mais attention, ne vous y trompez pas, cet Energy Red est avant tout un album de blues...

Ca commence par un didgeridoo qui se tire la bourre avec une guitare grondant au loin et s'approchant tel un bolide sur une highway des antipodes... La section rythmique est carrée et la voix rocailleuse à souhait. Le type a de la bouteille et ça s'entend. Pensez donc, trente ans de carrière !

Les deux premiers titres sont chauds bouillants et annoncent la couleur. Fire From Hell avec son titre on ne peut plus AC/DCien, envoie du bois aussi... Someone To Love Me est un blues lent et marque la première pause. L'occasion pour Tognoni de faire état de son talent de guitariste solo.

Ca repart de plus belle avec l'excellent Don't Love puis Queensland Heat et son riff d'intro ravageur. Can't You See, plus rock que blues, précède I Remember When I Was Young, un vrai blues que n'aurait pas renier George Thorogood. Blue Butterfly (Seven Season) est un autre blues lent.

Arrive ensuite une surprenante reprise du As Tears Go By des Stones. Les guitares acoustiques étant sorties de leurs étuis, on enchaîne avec le dépouillé Better Be Home Soon avant de remettre le jus pour les deux derniers titres de l'album. Et quels titres ! So F..in' Bored et I Wanna Play An Iggy Pop Record Today !!! Tout un programme...

Cet album est un vrai bon album de blues-rock, qui donne la pêche et qui trouve ses influences du côté du classic rock et du hard rock. Du coup, fan du genre, je me demande comment j'ai pu passer à côté de cet artiste pendant trente ans...

En parcourant sa bio, on s'aperçoit que le bonhomme dispose d'une solide base de fans en Allemagne et en Europe du Nord. Des pays qu'il sillonne pour promouvoir sa musique sur scène, donnant des concerts semble-t-il phénoménaux. La presse spécialisée ne tarit pas d'éloges à son sujet... et c'est amplement justifié à l'écoute de ce nouvel album sur lequel je ne formulerai qu'une seule réserve : la production est selon moi un peu faible. J'aurais aimé que la batterie « pète » plus, que la basse soit plus ronde...

Mais pas de quoi gâcher l'écoute de cette musique qui fait un bien fou à la tête et au corps. Ce guitariste australien est vraiment très bon et le registre blues-rock dans lequel il évolue, est diablement efficace.

Pour conclure, saluons l'initiative du fabuleux label français DixieFrog d'avoir eu la bonne idée de distribuer cet album chez nous...


Live
Live
Prix : EUR 21,00

36 internautes sur 37 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un live classieux..., 23 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live (CD)
Un an après le très (très très !) remarqué album studio Man In Motion, l'ex-Allman Brothers Band et actuel Gov't Mule, Warren Haynes, publie un double live destiné à rendre compte de la tournée à succès qui a suivi la sortie de son album.

Bonne nouvelle à priori, d'autant que c'est un double CD dense qu'il nous propose (19 titres et près de 2h40 de show) assorti du DVD du concert intégralement filmé à Austin Texas, le tout pour le prix d'un album... Par ces temps de crise, ce genre de petite attention est à saluer !

A l'exception du titre Power & The Glory retiré de la tracklist audio, le concert filmé est identique à celui proposé en CD.

Début du show, le groupe prend possession de la scène et lance une séquence d'intro qui permet à chaque musicien de se chauffer un peu avant d'ouvrir les hostilités.

La scène n'est pas grande, le ton est donné, le show sera plutôt intimiste, pour peu que l'on puisse donner un concert intimiste à 9 sur scène...

Warren Hayne, massif, trône au centre d'une formation dont la colonne vertébrale est 100% black et disons-le d'emblée... talentueuse et extrêmement bien en place : la section rythmique assure un max sans en faire trop, le clavier est vraiment bon dans tous les registres (ce son de clavinet façon « Superstition »... quel kiff !) et le saxo tenor omniprésent notamment dans les joutes qu'il engage en face à face avec la Gibson ES335 du taulier. Un second clavier, une section de 3 cuivres supplémentaires ainsi qu'une jeune choriste viennent ponctuellement compléter la fine équipe.

La playlist est composée de la plupart des titres du dernier album (et c'est tant mieux !) ainsi que de compositions plus anciennes et de quelques rares reprises : une d'Hendrix (Spanish Castle Magic), une de Sam Cooke (A Change Is Gonna Come) et une des Steely Dan (une version de Pretzel Logic de plus de 13 minutes !).

Sans surprise, les morceaux pointent rarement en dessous des 6 minutes et s'étirent même, pour 5 d'entre eux, au-delà des 10 minutes.

Du temps, il s'en donne Warren Hayne, pour laisser s'installer sur scène, cette ambiance si caractéristique de son dernier album... un mélange de rock, de soul, de funk et de jazz qui, sur la longueur, emmène l'auditoire au bord de la transe et de l'extase...

Un seul exemple ? On A Real Lonely Night et ses 12 minutes et demi de discussion musicale entre un guitariste, un clavier et un saxophoniste... 12 minutes, à priori c'est long, mais quand le groupe est vraiment bon, ça passe tout seul, ça coule de source et on ne les voit pas passer... on en redemande même !

Pas de problème ! Le groupe enchaîne avec les 13 minutes d'Invisible, ses digressions jazzy et les effets psychédéliques donnés par Haynes à son jeu de guitare... Et des exemples, je pourrais vous en donner une bonne dizaine d'autres tant la playlist regorge de fabuleuses chansons merveilleusement interprétées.

Les 2 heures 40 de show passent donc sans entraves, à allure quasi constante... le taulier est décontracté, imperturbable, il enchaîne les solos, triture le son de sa guitare à coup de pédales d'effets, présente ses musiciens lorsqu'ils s'illustrent... il est cool quoi !

Cool... comme moi lorsque je vais écouter en boucle ce double live dans les semaines et mois à venir, tout comme j'ai écouté en boucle Man In Motion depuis sa sortie en mai 2011...

En l'espace d'une année, Warren Haynes et sa musique raffinée, pleine d'âme et de chaleur, sont définitivement devenus deux de mes compagnons de route favoris... et le resteront à priori pour au moins un an de plus...
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Blunderbuss
Blunderbuss
Prix : EUR 15,67

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3.0 étoiles sur 5 Un P..... d'album rock sur les 3 premiers titres..., 23 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blunderbuss (CD)
Dernier épisode de la carrière à rebondissements de Jack White... l'album solo.

Le type est coutumier du retournement de situation : The White Stripes, The Raconteurs, Dead Weather... il monte les groupes aussi vite qu'il les plie mais avec une constante, le talent et le succès. Manquait donc plus que l'album solo pour que la panoplie soit complète.

Et il nous balance Blunderbuss...

Touche Play... Missing Pieces démarre. Un piano Rhodes envahit la pièce, puis la voix de Jack, reconnaissable entre mille. La mélodie « pète » comme disent les djeunes et le piano Rhodes donne une ambiance funky-sexy au titre. C'est du tout bon et ça annonce surtout un P... d'album !

Next ! Sixteen Saltines démarre par un riff de guitare tonitruand, avec un son de guitare étrangement propre et net... pour du Jack White qui nous a habitué à beaucoup plus crade et poussiéreux. Mais c'est du rock bien lourd comme on l'aime, alors...

Freedom at 21 confirme qu'on est dans le tout bon : un riff qui tue, pas si loin de celui de 7 Nation Army. Le débit vocal de White se fait pressant, un débit proche du rap. Excellent titre ! La suite, vite !!!

La suite c'est Love Interruption, son piano Wurlitzer et la voix d'une certaine Ruby Amandu superposée à celle de White. Une petite ballade aride, sans doute en guise d'interlude... avant la chanson titre de l'album qui va relancer la machine !

Blunderbuss arrive donc. Ca ne relance rien du tout mais c'est néanmoins une magnifique ballade country folk emmenée par le son envoutant d'une pedal steel.

Hypocritical Kiss est un mid tempo qui fait la part belle au piano. Weep Themselves to Sleep commence un peu pareil et se termine avec un peu plus de folie... une folie qui, il faut bien le dire commence à manquer depuis quelques titres.

Ouf ! I'm Shakin' secoue un peu tout ça. C'est un bon vieux rock`n'roll primaire qui fonctionne bien. Petit bonus : le son crado est de retour. Chouette, ça redécolle enfin !

Pas mauvais du tout, Trash Tongue Talker est un blues qui envoie pas mal. Hip (Eponymous) Poor Boy et son piano honky tonk se cherche un peu alors que I Guess I Should Go to Sleep joue la carte du blues près de l'os, celui qu'on pouvait certainement entendre dans les vieux zinc du Mississipi au milieu du siècle dernier.

Avant dernier titre, On And On And On. Encore une ballade, une valse pour être plus précis. Mais quelle ballade ! La pedal steel est belle à pleurer et le piano lumineux. Un des plus beaux titres de l'album.

Et ce dernier s'achève avec Take Me With You When You Go, un titre qui commence de manière assez banale et qui s'emballe un peu à mi-parcours. La folie de Jack White revient enfin, mais un peu tard...

La première écoute de ce premier effort solo de White est donc, il faut bien le reconnaître, un peu décevante. Sans doute la faute à ces trois premiers titres qui nous avaient laissé entrevoir la folie Jack White. Or la suite nous donne à entendre un Jack White plutôt sage.

Passée cette petite déception, on réalise qu'on a quand même à faire à un album de qualité très honorable, qui reste malgré tout hors norme, avec des choix artistiques pas évidents mais assumés.

A ce stade, je me garderai donc bien de vous livrer un jugement tranchant et sans appel, non sans avoir pris le temps de m'imprégner un peu plus de cet album qui se révélera sans doute avec le temps.
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