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FX de Vasselot (Paris, France)
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Laisse-moi entrer [Blu-ray]
Laisse-moi entrer [Blu-ray]
DVD ~ Chloe Moretz
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 15,82

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Bien plus qu’un remake : un grand film, 14 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Laisse-moi entrer [Blu-ray] (Blu-ray)
Laisse-moi entrer est le remake du film suédois Morse. Il s’agit d’une histoire d’enfant en perdition, d’une histoire de vampire, et surtout d’une histoire d’amour. L’original était un film fort, frais, immédiatement identifié comme marquant. L’idée même d’un remake américain fut très fortement critiquée en son temps, jusqu’à ce que le résultat soit enfin visible. A ce moment-là, les détracteurs furent bien obligés de mettre de l’eau dans leur vin, et les favorables jubilèrent. Car rarement un remake qui pouvait paraître aussi inutile ne fut aussi réussi.

L’essentiel du crédit doit revenir à Matt Reeves, venu de la télé et ayant pris le monde du fantastique par surprise avec le remarqué Cloverfield. Let me in assoit définitivement son statut de réalisateur important. Tout en restant très proche de la trame initiale, Reeves a su lui donner plus d’émotion sans basculer dans la mièvrerie ni la caricature, et la rendre plus accessible sans rien compromettre pour autant. Visuellement, le film est plus travaillé et stylisé que l’original. Certains apprécieront (c’est mon cas), d’autres non.

Enfin, il faut absolument souligner les prestations des deux jeunes acteurs principaux. Aucun d’eux n’était véritablement inconnu au moment du tournage, puisque Chloë Moretz s’était déjà faite remarquer dans (500) jours ensemble et Kick Ass, et que Kodi Smit-McPhee avait impressionné les spectateurs de La route (et ceux de Romulus, my father, pour ceux qui l'ont vu). Mais leur alchimie fait ici des étincelles et nous confirme qu’il s’agit là de futurs grands acteurs, à suivre. Pour ma part, la qualité de leur prestation (surtout celle de KSMP) me fait préférer le remake à l’original.

Évidemment, Let me in est un film d’épouvante et d’horreur, avec son atmosphère angoissante, ses sursauts de terreur pure, et quelques plans sanglants. Mais jamais les personnages ne sont oubliés ni sacrifiés. Si vous êtes un amateur exigent du genre et cherchez autre chose que du gore idiot, ce bijou est pour vou. Si vous détestez ce genre mais seriez capable de dépasser votre aversion, les chances sont grandes que vous ne le regrettiez pas. Dans tous les cas, je ne saurais trop vous inciter à lui donner sa chance, c'est un grand film.


American Nightmare 2 : Anarchy [Blu-ray]
American Nightmare 2 : Anarchy [Blu-ray]
DVD ~ Frank Grillo
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Une non-suite très acceptable, 13 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : American Nightmare 2 : Anarchy [Blu-ray] (Blu-ray)
Un an après le succès surprise de The purge (bizarrement renommé «American nightmare» pour les écrans français), son auteur-réalisateur est parvenu à nous livrer très rapidement une suite plus ambitieuse. Le concept reste le même : suite à une sorte de révolution politique aux Etats-Unis, a été instauré le système de la Purge : une fois par an, pendant toute la nuit, tous les crimes sont autorisés afin de permettre à tous de défouler en toute impunité leurs pulsions les plus perverses ou meurtrières. Conséquence : une chute drastique de la criminalité et un retour à la prospérité économique. Le premier film, se concentrait sur une maison d’une banlieue riche où une famille retranchée subissait les assauts répétés de « purgeurs ». Cette fois-ci, avec des moyens plus ambitieux, James DeMonaco a pu appliquer son concept glauque au théâtre des rues d’une grande ville, en passant par tous les milieux sociaux.

La première chose à marquer le spectateur de cette suite est qu’elle est particulièrement bien filmée. DeMonaco nous offre de superbes scènes de rues nocturnes où l’on suit avec plaisir les tribulations de trois groupes de personnages qui finissent par se rejoindre. Cela dit, c’est plutôt pour son intrigue que The purge : anarchy semble considéré comme meilleur que le précédent. Pourtant pour ma part, je l’ai trouvé moins stressant, moins viscéral. De plus, le script n’est pas exempt de certaines ficelles trop grosses, comme des morts pas vraiment morts ou des personnages pas crédibles pour deux sous (comme les partisans de la Purge récréative, le tireur sadique du camion serait en mission pour le gouvernement). Quant à la scène du deuxième appartement, pourquoi la femme qui a avait décidé de se venger de sa sœur et de son mari a-t-elle attendu qu’un groupe d’inconnus débarque pour commencer à mettre son plan à exécution ? Enfin, après plusieurs développements assez noirs, l’intrigue opte pour une conclusion positive sur le pardon, hélas parfaitement invraisemblable. Pourquoi le héros aurait-il le revirement décrit après avoir ruminé sa vengeance pendant un an et minutieusement préparé son effraction ? Et son changement d’avis de dernière minute n’étant pas montré à l’écran, les raisons n’en sont même pas expliquées au spectateur. Quant à celui qui aurait dû payer de sa vie ces représailles, le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas rancunier (et c’est un euphémisme).

A cela s’ajoute la caricature incroyablement simpliste des méchants, forcément tous blancs, riches et faisant référence à Dieu dans une phrase sur deux. En comparaison, la milice noire pauvre anti-Purge est censée être gentille, mais son discours et ses actes sont exactement les mêmes que ceux des partisans de la Purge. Est-ce intentionnel ? Même pas sûr. A voir l’invraisemblable cruauté des riches blancs croyants et à la tentative (ratée) de rendre sympathiques les rebelles, tout porte à penser que le réalisateur n’a pas réalisé à quel point les deux camps se ressemblaient mimétiquement dans leur utilisation de la violence, illustrant malgré lui les théories de René Girard. Enfin, ce film commet l’erreur de basculer dans les théories complotistes : la Purge aurait été instituée pour permettre en réalité l’exécution planifiée d’une partie pauvre de la population. L’État US se serait mis à appliquer concrètement les enseignements de Darwin (les moins adaptés meurent) et de Malthus (il faut réduire la population pour réduire la pauvreté). Le script qui n’exposait jusqu’ici qu’une étude « sociétale » intéressante de la violence bascule alors franchement dans un discours politique d’une indigence consternante.

The purge : anarchy se présente comme une suite avec des atouts indéniables, comme une histoire étoffée et évitant la paraphrase du premier volet, servie par des acteurs inconnus mais compétents, et fort bien filmée. Si l’on tolère les facilités et les gros poncifs du script, alors on passera un bon moment. Sinon, il vaut mieux s’abstenir et en rester au souvenir de l’original.


The Amazing Spider-Man 2 : Le destin d'un héros [DVD + Copie digitale]
The Amazing Spider-Man 2 : Le destin d'un héros [DVD + Copie digitale]
DVD ~ Andrew Garfield
Prix : EUR 8,46

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Pathétique, 13 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Amazing Spider-Man 2 : Le destin d'un héros [DVD + Copie digitale] (DVD)
L’intrigue de Spider-Man 2 ne se résume pas, tant le scenario semble avoir été cousu comme un patchwork raté de plusieurs grosses scènes d’action mal reliées par des bouts de raphia. A quoi bon tenter de dégager un fil conducteur là où tous, absolument tous, les développements psychologiques ne méritent que la poubelle ? D’un côté, nous avons Peter et Gwen, et leurs atermoiements sentimentaux niveau collège dont les rebondissements nous laissent chaque fois plus dubitatifs et détachés. ATTENTION GROS SPOILER QUI TUE --- ATTENTION GROS SPOILER QUI TUE --- ATTENTION GROS SPOILER QUI TUE !!! Quand vient la scène de la mort de Gwen, aucune émotion, on ne ressent absolument rien du tout pour elle ni pour Peter. FIN DU GROS SPOILER QUI TUE.

D’un autre, on tente (mais on rate) de nous offrir la description du parcours de deux personnages pour devenir les grands méchants emblématiques Electro et Hobgoblin. Certes nous sommes dans un univers Marvel dont la principale qualité n’est pas le réalisme, mais il est là indiscutable qu’ils sont déjà tous deux psychotiques avant même de devenir psychopathes. Impossible de croire que cette lavette d’électricien devienne ainsi un puissant grand méchant ; d’ailleurs on ne sait jamais trop d’où vient son déséquilibre : une aspiration frustrée à la célébrité ou l’absence de vraies amitiés ? Cela n’est jamais clair et rend le personnage confus en plus d’être sérieusement attaqué du bulbe. A quarante ans, quand on éprouve le besoin d’entourer son miroir de salle de bain d’images grandeur nature de Spider-Man pour lui parler en se rasant, c’est qu’on a déjà un sérieux problème de cases en moins. Quant à Harry, il paraît impensable de croire que cet effrayant jeune homme torturé, froid et dominateur ait pu un jour devenir le meilleur ami d’enfance du gentil, droit et chaleureux Peter Parker. Avant même leur transformation, le ridicule de ces caricatures attaque sérieusement notre suspension d’incrédulité. Ensuite, une fois Max devenu tout bleu et complètement électrique, il aurait mystérieusement acquis la capacité de léviter à volonté. C’est l’accumulation d’éléments ridicules comme celui-ci qui pousse au bout d’un moment le spectateur à lâcher l’affaire et à se contenter de faire passer le temps avec les belles images qui défilent.

Hélas, dans ce qui est censé tenir lieu de scenario, les occasions manquées sont légion. Autant dans le premier film, les arcs psychologiques des personnages étaient bien écrits, y compris pour le Lézard, méchant intéressant rendu crédible, autant ici, on assiste à 2 heures 20 d’errements scénaristiques complètement ratés. Autant dans le 1, il y avait un discret humour décalé (la scène du dîner chez les Stacy, par exemple), et quelques belles séquences mémorables (la confrontation dans les égouts) ou héroïques (la scène des grues), autant tous ces éléments sont totalement absents ici ou ont été remplacés par des scènes qui se veulent spectaculaires mais tombent à plat (l’affrontement à Times Square) quand ils ne sont pas complètement ridicules (la scène finale avec le gamin dans son costume Spider-Nul de supermarché). Pour enfoncer le clou, voici deux exemples emblématiques d’occasions manquées :
1- Hobgoblin. De beaux effets spéciaux et de beaux designs ne suffisent pas à faire un bon film. Le Hobgoblin est spécialement réussi de ce point de vue, mais sa mise en place est extrêmement loooooongue pour en arriver à un affrontement plus bref que l’engloutissement d’un cheeseburger à 2€.
2- Papa Parker : après les éléments laissés en suspens avec talent dans le précédent volet, il était indispensable d’éclairer, au moins partiellement, le sort des parents de Peter. Hélas, le scénariste semble avoir pris un malin plaisir à saborder volontairement son propre navire. Utiliser deux films, une disparition mystérieuse et une base secrète dans une station abandonnée du métro (que n’aurait pas reniée James Bond) pour mettre en place un arc qui s’évanouit avec une telle rapidité et surtout sans aucune conséquence dans l’intrigue, voilà un gâchis monumental.

A cela s’ajoutent de multiples incohérences, parfois anecdotiques mais dont l’accumulation devient impossible à ignorer. Par exemple, au début du film, Peter est capable de changer de tenue dans un kiosque public plus rapidement que Superman, mais quand il est dans sa chambre et que sa tante le réveille car il est en retard, il devient soudain incapable de retirer la première de ses bottes. Le burlesque de la situation se veut drôle mais est complètement tué par ce qu’on a vu précédemment des prouesses du héros. Et ce n’est que la première d’une série bien trop longue. Donc, en plus d’être parfaitement incohérent, le scénario parvient à tuer les rares restes d’intérêt qu’on pouvait encore lui accorder. Même la musique chapeautée par Hans Zimmer se révèle sans relief au point qu’elle semble avoir été enterrée dans le montage, comme pour la dissimuler avec embarras.

Alors, il reste les interprètes. Andrew Garfield est un bon acteur, il l’a déjà prouvé dans des productions indépendantes comme Lions et agneaux, Never let me go, ou Boy A, mais là, il n’a que le dixième de la présence à l’écran et du charisme qu’on lui connaît. Sans parler du fait qu’il est devenu physiquement bien trop vieux pour son rôle ; Parker est censé avoir 18 ans, Garfield en a 30. S’il parvenait encore à faire illusion dans le précédent volet, cela se voit malheureusement aujourd’hui et nuit à la crédibilité de l’acteur. N’est pas Ralph Macchio qui veut (allez donc vérifier l’âge qu’il avait en tournant ses trois Karaté Kid !).

Pour finir d’enfoncer le clou, on ne remerciera pas les concepteurs des bandes-annonces qui sont parvenus à nous placer plusieurs dialogues importants carrément abandonnés au montage final, tout en réalisant l’exploit pitoyable de nous livrer le dernier plan du film. Ils en rajoutent une couche en nous montrant le méchant Rhino pour nous appâter et les graphistes de l’affiche ont fait pareil, en lui attribuant une place équivalente à celles d’Electro et de Hobgoblin. Mais, dans le film, le mastodonte ne fait qu’apparaître à la toute fin pour nous prouver que Spider-Man serait toujours là. Quant à la traditionnelle séquence-bonus du générique, ils ont tout simplement osé nous mettre une petite scène de X-Men : Days of Future Past Le lien avec Spider-Man ? Évidemment aucun, puisque la franchise X-Men est exploitée par la Fox tandis que c’est Sony qui détient les droits sur l’Araignée. On imagine que c’est Marvel qui a dû insister pour placer cette pub pour une autre de leurs séries, mais c’est complètement déplacé, voire inutile puisque l’un des plans importants de cette séquence figure déjà dans l’une des bandes-annonces de Days of future past.

Voilà donc une suite complètement ratée, qu’on regrette d’autant plus que le Spider-Man 2 de la trilogie de Sam Raimi était parvenu à dépasser son premier volet. A éviter ou oublier d’urgence.


L'Ange exterminateur
L'Ange exterminateur
par Airy Routier
Edition : Broché
Prix : EUR 21,80

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Intéressant, mais biaisé., 10 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ange exterminateur (Broché)
Intéressant, mais biaisé. C'est une œuvre de commande par François Pinault, à l'époque en guerre ouverte contre la cible de ce livre. J'ai lu dans la presse que l'auteur a d'ailleurs perdu un procès en diffamation contre Bernard Arnault. Le livre se concentre sur les choix d'entrepreneur d'Arnault, et n'évoque qu'avec parcimonie sa vie privée, quand cela peut avoir un lien avec sa vie publique. Mais biaisé ou non, il reste une mine d'informations sur la constitution du premier empire mondial du luxe et à ce titre mérite qu'on s'y intéresse.


La Confrérie du Crabe, Tome 2 :
La Confrérie du Crabe, Tome 2 :
par Jean-Baptiste Andreae
Edition : Album
Prix : EUR 14,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La savoureuse suite d'un hommage au cinéma de genre, 10 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Confrérie du Crabe, Tome 2 : (Album)
Suite très attendue de la Confrérie du Crabe... le principe de base de la série est bien prolongé: réunir dans une même histoire tous les monstres du cinéma classique d'épouvante. Après le loup-garou, Dracula et ses trois draculettes, voici nos cinq aventuriers confrontés à Frankenstein, son assistant et sa créature, des morts-vivants, et une allusion à la momie Imothep. Heureusement, Matthieu Gallié au scénario n'a pas oublié sa trame de base, et nous en apprenons plus sur les crabes, et le monde fantastique dans lequel se sont retrouvés nos héros. Il n'oublie pas non plus de régler son compte aux vampires du tome 1. Cela dit, le mystère plane toujours sur le pourquoi de leur présence, et sur le devenir des crabes... toutes choses qui seront abordée dans le troisième et dernier tome !

Côté dessin, Andreae se régale et nous également au passage. Les ambiances sont gothiques à souhait, dans un monde plus coloré et varié que le tome précédent. Les textes sont écrits avec les mêmes trouvailles que le début: gouaille populaire années 30 pour les enfants, théâtralisation extrême pour leurs opposants (tout à l'image du cinéma de l'époque). Bref, un régal de dessin, un hommage complet et assumé à un genre cinéma précis. Mais peut-être pas tout à afit de quoi se hisser dans le cercle restreint de chefs-d’œuvre... Algernon Woodcock (scénarisé par le même Gallié), par exemple, reste vraiment supérieur, raison pour laquelle je ne mets pas 5 étoiles.

NB : si cette Confrérie vous plaît, ne ratez pas Mangecoeur, du même tandem Gallié-Andreae !


Astérix - Le Domaine des Dieux [Édition Prestige Combo Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD]
Astérix - Le Domaine des Dieux [Édition Prestige Combo Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD]
DVD ~ Alain Chabat
Prix : EUR 36,99

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un beau coffret Prestige pour une adaptation respectueuse et inspirée, 8 avril 2015
Cette adaptation animée du Domaine des Dieux en images de synthèses et en 3D est tout à fait réussie. La trame générale est plutôt respectée, mais Alexandre Astier (Kaamelott) a su introduire des choses de son cru assorties de dialogues qui retrouvent tout à fait l'esprit Goscinny. Les visuels, eux, reprennent les dessins d'Uderzo (les sangliers sont notamment superbes et hilarants avec leurs mimiques expressives tout droit sorties des BD), en leur donnant le volume des images de synthèse, que la 3D met bien en valeur. Oui, cette adaptation est parfaitement réussie, à la fois moderne et respectueuse de l'oeuvre originale, je ne m'étendrai pas plus longtemps dessus, d'autres l'ont déjà fait ici.

J'ajouterais en revanche des précisions sur le coffret en carton blanc de l'Édition Prestige. Elle contient trois choses : le coffret 3D standard, trois pièces en métal de la Monnaie de Paris (amusantes, sans plus), et un livret format A5 à couverture cartonnée rigide (comme une BD). Ce livret d'environs 40 pages a été réalisé par les Editions Albert René et son contenu est réellement passionnant, d'une qualité supérieurement sans comparaison avec les livrets qu'on trouve habituellement dans les éditions collectors, et qui ne sont généralement que des copies des dossiers de presse faits pour vendre le film aux critiques. Ici, le livre expose pendant une trentaine de pages la conception et la réalisation de l'album de Goscinny et Uderzo, avec une documentation fouillée et nombre d'anecdotes passionnantes. Le ton est très laudateur de la BD, mais cela est toujours étayé et justifié. En comparaison, les dix dernières pages qui sont consacrées au film sont nettement plus sobres, contiennent beaucoup moins de texte, et ne cherchent pas à louer le film, ayant probablement conscience qu'il lui faudra encore passer le test du temps pour juger réellement de sa qualité. Sage approche.

Cet objet est tout à fait adapté à tout collectionneur et ne sera pas un coffret inutile et encombrant (d'autant qu'il prend notoirement moins de place que les récents coffrets de prévente de super-héros). Le seul bémol qu'on pourrait soulever concerne l'édition du coffret 3D standard (contenu dans la boîte, donc) qui contient inutilement 3 disques : le DVD du film, le BR du film et le BR3D du film. A la place, un CD de la bande originale eût été bienvenu, par exemple.


Le Hobbit - La désolation de Smaug - BLURAY + DIGITAL HD Ultraviolet [Blu-ray + Copie digitale]
Le Hobbit - La désolation de Smaug - BLURAY + DIGITAL HD Ultraviolet [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Ian McKellen
Prix : EUR 14,12

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une suite réussie, 8 avril 2015
Le deuxième volet des aventures de Bilbo le hobbit est meilleur que le précédent. Cette fois-ci, il n’est plus question d’exposition longuette et sans objet, Peter Jackson nous replonge directement dans l’action. Il nous épargne également les scènes burlesques idiotes et inutiles telle la scène de la cuisine du Voyage inattendu. Globalement, ce film décrivant la seconde partie de la quête des nains jusqu’à l’arrivée à Erebor se présente plutôt comme une série bien rythmée de péripéties et de scènes d’action. On sait également gré à Jackson d’avoir conservé des personnages périphériques comme l’homme-ours Beorn, même s’il avait, de mémoire, un rôle plus important dans le roman. A contrario, c’est le personnage-titre qui se retrouve en retrait : le Bilbo balourd et peu sûr de lui du premier film a fait place à un hobbit plus aventureux et plus mûr mais sans progression psychologique notable dans le deuxième. Parmi les nains, Kili rejoint Thorin et Balin dans les personnages se distinguant de la troupe. Les autres restent anecdotiques, à part une scène rigolote avec le gros Bolbur qui se bat dans un tonneau.

Dans les meilleurs moments du film, on retiendra notamment le terrifiant piège des araignées, où Peter Jackson nous partage une nouvelle fois sa répulsion-fascination pour les arachnides, après le combat contre Shelob/Arachne (Le retour du roi) et le ravin aux insectes (une scène répugnante de King Kong). L’évasion en tonneaux et le superbe affrontement de Gandalf avec les forces du mal à Dol Guldur ne sont pas en reste. Mais le véritable morceau de bravoure reste l’impressionnant combat contre Smaug. On oublie totalement que ce dernier personnage n’est fait qu’en images de synthèse, tant il est menaçant, rusé, dangereux. La voix superbe, grave et profonde, de Benedict Cumberbatch (Sherlock, Star Trek into darkness) participe pour beaucoup à ce sentiment de terrifiante menace. C’est sans conteste le clou du spectacle et le couronnement du film, qui se termine sur un cliffhanger abrupt annonçant la Bataille des Cinq Armées.

Au final, on notera malgré tout que le découpage en trois volets reste difficile à justifier. De nombreuses coupes seraient possibles : la scène des tonneaux pourrait être divisée par deux sans dommage, idem pour certaines scènes d’Esgaroth ou du royaume des Elfes. A ce sujet, le retour de Legolas n’apparaît pas du tout incongru (il était absent du roman), même s’il apparaît clairement qu’Orlando Bloom a forci et n’est plus vraiment l’elfique éphèbe qu’on avait découvert dans Le Seigneur des Anneaux. De même, il est patent qu’Ian McKellen a bien vieilli et n’est plus capable d’assumer une scène d’action : il est doublé ou remplacé par une image de synthèse à chaque plan où il ne s’exprime pas. Parmi les nouveaux venus, le roi elfe Thranduil est campé avec une hautaine majesté par un Lee Pace qui n’avait plus eu une telle présence à l’écran depuis le formidable The fall de Tarsem Singh, et Luke Evans joue un rôle ambigu qui nous change de ses dieux grecs habituels (Apollon dans Le choc des titans, et Zeus dans Les Immortels… également de Tarsem Singh). Ces deux ajouts étaient anecdotiques dans le Voyage inattendu, mais prennent une plus grande ampleur bienvenue ici.

La désolation de Smaug est donc une excellente suite, mieux rythmée et meilleure que le premier film, avec un final grandiose qui rend impatient de regarder la fin, hélas pas au même niveau.


Siddhartha
Siddhartha
par Jacques Brenner
Edition : Poche
Prix : EUR 3,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une grande oeuvre spirituelle, 7 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Siddhartha (Poche)
Au-delà du récit passionnant et merveilleux qu'il décrit, cette grande oeuvre d'Herman Hesse est surtout la decription minutieuse du parcours d'une vie, celle d'un homme qui cherche le bonheur et tente de le trouver dans différentes expériences. Certaines vont le rapprocher du bonheur et d'autres du confort et du plaisir. Mais, dans le fond, Siddharta est animé d'une quête spirituelle parfaitement universelle, et ce court roman peut nous parler à tous. Il convient cependant de remarquer que si le récit se situe dans une région indienne et à une époque reculée, Hesse l'a en fait constellé de réflexions et de références à une théologie qui s'apparente beaucoup plus au christianisme. Cela est peu étonnant, vu le parcours de l'auteur. Mais le lecteur doit en avoir conscience afin de ne pas se faire des idées fausses sur le bouddhisme.

Ce livre se lit et peut se relire à des âges très variés, et rejoindra utilement dans votre bibliothèque d'autres romans de sagesse comme Le petit prince, L'alchimiste ou Jonathan Livingston le goéland.


Les Naufrages d'Ythaq, tome 4 :  L'ombre de Khengis
Les Naufrages d'Ythaq, tome 4 : L'ombre de Khengis
par Christophe Arleston
Edition : Cartonné
Prix : EUR 14,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La série prend de l'ampleur, 7 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Naufrages d'Ythaq, tome 4 : L'ombre de Khengis (Cartonné)
La série progresse très bien. Ce qui paraissait une énième fantaisie d'Arleston au tome 1 prend définitivement une tournure excellente, plus sombre, plus complexe, plus aventureuse qui la classe au sommet de sa production. Personnellement, j'ai même plus de plaisir à relire Ythaq que Lanfeust.


Transplantation
Transplantation
DVD ~ Josh Lucas
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 4,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un thriller très classique, mais sympathique et réussi., 1 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Transplantation (DVD)
Terry vient de recevoir un nouveau coeur, suite à une transplantation, ce qui lui sauve la vie. Son existence s'améliore de jour en jour, jusqu'au moment où ce fameux organe s'emballe et le force à commettre un meurtre contre sa volonté. Terry va alors mener son enquête pour comprendre ce qu'il se passe, et mettre à jour une machination dont il était loin de se douter.

Michael Cuesta nous avait plutôt habitué à des films intimistes et provocants principalement tournés autour de pré-adolescents (L.I.E., 12 and Holding). Le voilà qui s'essaie à une histoire de thriller médico-fantastique beaucoup plus conventionnelle, qu'il traite en respectant tous les codes du genre. L'intrigue est suffisamment bien menée pour qu'on se prenne bien au jeu, que la tension monte et qu'on le suive sans le lâcher des yeux jusqu'à la fin. Cela dit, une fois terminée, et malgré un final doux-amer surprenant où l'on retrouve (enfin) la patte du réalisateur, on réalise qu'il s'agit là d'une histoire sympathiquement réussie mais qui ne nous empêchera pas de dormir.

Cuesta a su s'entourer d'un casting de qualité avec le sous-estimé Josh Lucas (Furtif, Bleu profond), ainsi que Lena Headey (qui explosera par la suite en Cersei Lannister dans Game of Thrones, The Purge, 300) et l'impeccable Brian Cox (X-Men 2, L.I.E., La 25e Heure), ce qui élève grandement la qualité de l'ensemble, déjà servi par une image impeccable et travaillée.

Ce n'est certes pas le chef-d'oeuvre de Cuesta, mais il se regarde avec plaisir. Plaisir qui sera multiplié si vous avez bien en tête la nouvelle Le coeur révélateur d'Edgar Poe, dont il se présente comme une adaptation (évidemment) très très libre.


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