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FX de Vasselot (Paris, France)
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Été Diabolik (L') - tome 0 - L'Été Diabolik
Été Diabolik (L') - tome 0 - L'Été Diabolik
par Thierry Smolderen
Edition : Album
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Graphiquement et scénaristiquement excellent !, 21 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Été Diabolik (L') - tome 0 - L'Été Diabolik (Album)
Antoine Lafarge a 15 ans en 1967 et son été se déroule entre matches de tennis, premières amours et balades sur la plage. Mais la finale de son tournoi face au sympathique (mais mythomane et cleptomane) Erik va entraîner une succession d'événements de plus en plus dramatiques qui vont aboutir à plusieurs mystérieuses disparitions.

Antoine Lafarge a 35 ans en 1987 et cet été 1967 n'a cessé de l'obséder au point d'en écrire un roman. La publication de cet ouvrage va, elle aussi avoir des répercussions inattendues sur la vie d'Antoine. Mais, surtout, il va enfin obtenir toutes les réponses aux questions qui le hantaient'

Il y aurait beaucoup à dire sur cet étonnant roman graphique écrit par Thierry Smolderen et dessiné par Alexandre Clérisse. Le terme « roman graphique » est vraiment plus approprié que « BD », car l'œuvre est relativement longue (environs 160 pages), et sa construction avec une telle mise en abyme est exceptionnellement rare en bandes dessinées. L'effet est très efficace sur le lecteur qui, via la posture « souvenirs d'adolescence » de la narration, se laisse plonger et immerger dans une époque révolue. L'histoire commence par ce qui ressemble à un roman d'apprentissage à la Sagan mais évolue ensuite vers une complexe histoire d'espionnage à la John Le Carré. Le récit enchaîne les révélations qui vont définitivement perdre toute son innocence à Antoine, sans être avare en action. La première partie du récit, celle qui est soi-disant roman publiée en 87, concentre tous les ressorts psychologiques intimes (amitié, amours, déceptions, figure du père), et ose le mot « FIN » sur de nombreuses questions laissées sans réponse. Celles-ci seront toutes élucidées à l'aide d'une succession de révélations aussi brutales que tragiques dans la seconde partie. Certaines ficelles sont parfois un peu grosses (notamment l'histoire de la pellicule), mais on se laisse embarquer jusqu'au bout et il est difficile de lâcher le livre une fois qu'on l'a ouvert.

Côté dessin, c'est un festival de kitsch 60s (dans le bon sens du terme), de couleurs psychédéliques, de cadres explosés et d'exagérations visuelles (les paysages ! le trip au LSD !) plus fascinantes les unes que les autres. Ceux qui ont déjà apprécié le dessin volontairement rétro de Clérisse dans « Souvenirs de l'Empire de l'Atome », sa première collaboration avec Smolderen (narrativement plus confuse et moins réussie que cet Eté Diabolik), seront à nouveau sous le charme de son style graphique extrêmement accrocheur, qui parvient à retranscrire à la perfection le charme rétro des années 60. Les références à l'époque (YSL, Warhol, etc) pullulent et l'on vous laisse le soin de toutes les dénicher, comme autant de délicieux œufs de Pâques. Pour ne rien gâcher, le volume est imprimé sur un beau papier épais, et véritablement relié à une superbe couverture toilée. L'objet est déjà superbe à regarder pour lui-même.

On ne saurait donc trop vous recommander ce bijou qu'est « L'Eté Diabolik » tant pour son histoire que sa réussite graphique. Il ravira autant les amateurs de bandes dessinées que ceux qui n'en sont pas forcément très friands d'habitude, d’autant qu’il s’agit bien d’un one-shot. . Chef-d'œuvre !


Largo Winch, Tome 19 et 20 : Chassé-croisé ; 20 secondes
Largo Winch, Tome 19 et 20 : Chassé-croisé ; 20 secondes
par Philippe Francq
Edition : Album
Prix : EUR 27,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Vaudeville et inachevé, ce 19-20 n'est même pas un vrai diptyque., 20 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Largo Winch, Tome 19 et 20 : Chassé-croisé ; 20 secondes (Album)
Le 19ème tome de largo Winch commence de façon assez classique : une introduction extérieure au héros et intrigante, avant que notre milliardaire préféré entre en scène, inconscient de différents dangers qui le menace. Au fur et à mesure que l’intrigue se développent, on parvient à en dénombre trois : une histoire d’escroquerie sur fond de séduction, une menace djihadiste doublée d’une infiltration de la CIA, et enfin un complot dans l’ombre dirigé par un grand vilain russe. De plus, on voit revenir quelques têtes connues, à commencer par Penny, Cochrane, Silky, et même Domenica. Jusqu’ici, nous sommes en terrain connu, et l’on comprend rapidement que Chassé-croisé appartient plus aux intrigues de type « aventure » (comme H/ Dutch connection, Les 3 yeux des gardiens du tao/ La voie et la vertu) que celles de la catégorie « business » (OPA/ Business blues, Le prix de l'argent/ La loi du dollar) qui ont ma préférence personnelle.

Puis, on se rend progressivement compte de quelques surprises. D’abord, l’absence de Simon. Ensuite, le nouveau siège social londonien apporte un changement de décor assez radical. Puis que Largo tombe réellement amoureux, cette fois, qui plus est d’un personnage auquel on a du mal à s’attacher. Enfin, et surtout, l’une des trois menaces est écartée dès la fin de ce volume et Largo rentre tranquillement chez lui alors que, d’habitude, le scénariste nous laissait son héros en fâcheuse posture dans un cliffhanger bien foutu. Enfin, le nombre d’histoires de coucheries (ou de tentatives ratées) entre des couples improbables ou des duos complètement déséquilibrés (un personnage dominant et un soumis), avec des péripéties à la limite du grotesque dans les étages d’un même hôtel, donne à ce Chassé-Croisé un aspect de comédie de boulevard, le talent de Feydeau en moins.

Quant à 20 secondes, il confirme les nouvelles orientations prises par Van Hamme : pas l’ombre d’un enjeu financier, mais des histoires de lit alternant avec une histoire de bombe. De plus, Largo s’est mué en cœur d’artichaut, et l’amoureux transi est pour la première fois de sa vie complètement dépassé par ses sentiments. Pour la première fois également, le lecteur n’accroche pas avec le principal personnage féminin, et l’histoire d’amour ne prend pas. On a du mal à y croire sérieusement, ou bien on reste trop extérieur. L’amour au premier regard ne passe pas pour un personnage comme Largo qui a déjà vécu tant de choses et dont on connaissait un recul plus important face à la vie. Les rebondissements sont amusants mais pas franchement passionnants, et l’on regrette les meilleurs diptyques de la série.

Enfin, avec la résolution de la deuxième menace (l’attentat djihadiste), on comprend que Van Hamme s’est affranchi de la structure jusqu’ici récurrente qui bouclait chaque histoire complète en deux tomes, pour partir dans un mode « série-fleuve » dont le nombre de volume peut être imprévisible avec lui. Après deux toms consécutifs, le scénariste nous laisse en attente d’une suite qui fait entrevoir une montée en puissance de la menace du milliardaire russe. Moi qui m'était retenu de lire Chassé-croisé et avait attendu la sortie de 20 secondes pour avoir une histoire complète, j'en suis pour mes frais, et je comprends d’autant moins l’intérêt de publier ensemble ces deux tomes qui laissent leur intrigue inachevée !

Bon, Van Hamme a décidé de renouveler un peu sa série, tant sur la forme que sur le fond. Il faudra attendre, à mon avis, le tome 21 pour voir où tout cela nous mène vraiment et relève un peu le niveau, mais ça paraît assez mal parti. Pourvu que Van Hamme ne fasse pas trop traîner cette intrigue et nous relance ensuite un nouveau cycle « business » plus intéressant. Car Chassé-croisé et 20 secondes n’appartiennent pas pour le moment aux meilleures intrigues de Largo Winch


Kirikú Y Las Bestias Salvajes [Import espagnol]
Kirikú Y Las Bestias Salvajes [Import espagnol]
DVD ~ Dibujos animados

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Très réussi, pour un film à sketches. - import espagnol, 18 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kirikú Y Las Bestias Salvajes [Import espagnol] (DVD)
Attention, ce DVD est un import espagnol, mais il contient une piste audio française, en plus de plusieurs doublages prévus pour l'Espagne ! Ci-dessous, un commentaire sur le film.

Kirikou avait fait tant de choses qu’on ne pouvait tout dire en une seule fois. Les autres aventures du petit enfant noir sont racontées dans cette "suite" qui n’en est pas tout à fait une. En effet, à la fin de Kirikou et la sorcière, le héros devenait adulte et épousait la sorcière libérée de sa malédiction. Mais c’est bien sûr le personnage enfant qui donnait un charme unique à cette histoire. Pour le retrouver, le réalisateur a adopté une structure de film à sketches : plusieurs histoires indépendantes sont racontées par un narrateur (ici, le grand-père).

Chronologiquement, toutes se passent entre le retour de l’eau et le départ de Kirikou pour la montagne. Successivement, il débarrasse le potager d’un effrayant fauve noir qui saccage les légumes en chassant sa proie, il part en voyage sur la tête d’une girafe, il décide de lancer l’artisanat de la poterie dans le village, et enfin, pour guérir les mamans qui se sont empoisonnées (par accident), il doit aller cueillir le remède, des fleurs jaunes, au pied de la case de Karaba la sorcière, en se faisant passer pour un fétiche.

La magie et la malice du petit héros sont intactes. Le savoir-faire et les choix artistiques judicieux également. On ne peut que louer les équipes d’animation pour leur travail. On sera d’autant plus étonné de voir que l’essentiel de la production a été délocalisé en Asie (Viet-Nâm, je crois).

Finalement, on n’a que deux regrets : le découpage en petites histoires n’est pas aussi fort que la grande aventure du premier film, et puis une heure et quart, c’est trop court ! Heureusement, Ocelot nous a également offert un troisième volet des aventures de Kirikou, sur le même modèle à sketches qu'ici : Kirikou et les hommes et les femmes.


Pixels [DVD + Copie digitale + 1 planche de décalcomanies]
Pixels [DVD + Copie digitale + 1 planche de décalcomanies]
DVD ~ Adam Sandler
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Saugrenu et régressif, 18 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pixels [DVD + Copie digitale + 1 planche de décalcomanies] (DVD)
Pixels raconte la revanche délirante sur la vie de quadragénaires un peu ratés qui étaient doués en jeux vidéo durant leur adolescence dans les années 80. Cette revanche prend la forme d’un combat grandeur nature contres des envahisseurs extra-terrestres qui ont décidé de prendre la forme de personnages ultra-classiques comme Pacman ou Donkey Kong. Qui d’autre que Chris Colombus, le cinéaste pour enfants de Maman, j'ai raté l'avion ! ou Harry Potter 1 et 2, pouvait mettre un scène un concept aussi régressif et saugrenu ? L’affrontement, qui tient en balance le sort de la Terre (allez, tant qu’à faire, ne faisons pas dans la demi-mesure), se déroule en 5 parties, chacune basée sur un classique différent, et le camp remportant le plus de parties gagne le jeu. Voilà un script qui ne dissimule pas son QI minimal mais entre les mains d’un réalisateur doué (Ivan Reitman, par exemple), ce type de sottise peut devenir un véritable festival d’humour (cf Ghostbusters ou Evolution). Alors pourquoi pas ?

Et bien parce que Chris Colombus n’est pas Ivan Reitman. Dans ses films, les enfants sont plus malins que les adultes (Harry Potter 1 et 2, Percy Jackson 1), tandis que ces derniers cumulent les blagues pipi-caca et les chutes burlesques (Maman, j’ai raté l’avion 1 et 2). La combinaison se veut peut-être complaisante pour faire rire les moins de huit ans, mais c’est bien là que se trouve le côté bancal du film : d’un côté, il concerne des quadragénaires qui ont grandi avec ces jeux dans les années 80, et d’un autre il s’adresse à des enfants qui connaissent bien mieux Call of Duty, Age of Empires ou Assassin's Creed que les charmantes vieilleries 80s. En voulant s’adresser aux deux publics, il rend ridicules les adultes en les confortant dans une puérilité certaine (voilà qui est un exemple superbement éducatif pour le jeune public…), et d’un autre, il n’utilise pas les codes de la nouvelle génération. En dernier ressort, il lui reste donc à déployer l’attirail de la farce pour s’attirer les faveurs d’un public en mal de rire gras. Pour ne rien arranger, Pixels n’oublie pas de servir une nécessaire morale anti-triche, comme s’il devait se racheter une conduite par un pseudo-message éducatif. Enfin, histoire d’enfoncer bien tous les clous, le happy end sirupeux est d’un ridicule achevé : médailles au pied de la Maison-Blanche, chaque personnage récupère la ou les femmes qu’il désire (dont une qui est numérique !), et même les personnages qu’on croyait morts ou amputés se trouvent ressuscités ou réparés. A pleurer.

Côté acteurs, Adam Sandler confirme qu’il n’est pas drôle. Michelle Monaghan (Mission Impossible 3, True detective) nous livre quant à elle une caricature de quadragénaire carriériste / mère célibataire qui tombe amoureuse du héros. Mais bon, c’est le scénario qui lui file un tel ramassis de clichés et reconnaissons qu’elle interprète avec un professionnalisme certain sa parodie de personnage. Parmi les rôles secondaires, on a la surprise de voir tomber bien bas des acteurs du calibre de Brian Cox. On peut comprendre qu’il ait besoin de payer son loyer, mais il doit être mort de faim pour se prostituer ainsi. Enfin, dernier signe que Pixels est mauvais : même Sean Bean ne meurt pas ! La dernière fois, c’était dans Jupiter ascending, pour vous situer le niveau du film. Heureusement que Peter Dinklage (l’inénarrable Tyrion Lannister) s’en donne à cœur joie, et que Kevin James campe avec un plaisir communicatif un Président des US aussi improbable que truculent.

Enfin, quant à l’adaptation des jeux vidéo utilisés, il y a de quoi être surpris. Autant on comprend que Galaga, Centipede ou Donkey Kong mettent les humains à leur place de joueur, autant, quand Arkanoid et Pacman surviennent, on se gratte le crâne. Comment les humains étaient-ils censés jouer à Arkanoid puisque les barres ont l’air animées par les extra-terrestres et que rien dans le jeu n’existe pour pouvoir les empêcher de détruire le Taj Mahal ? Quant à Pacman, c’est normalement le joueur qui le fait évoluer afin de manger tous les points du labyrinthe. Ici, l’énorme boule jaune se ballade sans but dans les rues de New York en attendant on ne sait quoi, et les humains contrôlent les quatre fantômes gloutons figurés par des Minis colorées, à l’inverse du jeu. On peut comprendre que le scénariste ait tenu à inclure ces deux jeux parmi les plus emblématiques, mais son adaptation pour le film gâche complètement son potentiel nostalgie. Finalement, ce film ressemble plus à une pub géante pour les éditeurs encore existants : Konami, Nintendo, Sega, Atari, etc, dont les logos sont quasiment tous présents dans la scène introductive.

Pixels est donc plus une blague qu’un film. Le problème est qu’il n’est pas drôle, que ses rebondissements ne sont guère passionnants, et qu’il rate ses deux publics-cible. Si vous souhaitez partager votre nostalgie des jeux vidéo avec vos enfants devant un film, on vous recommandera bien plus Les mondes de Ralph, qui jouait déjà sur cette veine, mais avec beaucoup plus d’inventivité et un scénario bien mieux écrit.


The Visit [Blu-ray + Copie digitale]
The Visit [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Olivia DeJonge
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un effort honorable et très regardable, mais pas encore le grand retour de Shyamalan, 17 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Visit [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Manoj Night Shyamalan s’était fait une spécialité de films fantastique avec un twist majeur (Sixième sens, Incassable), tirant parfois sur l’épouvante (La Jeune fille de l'eau, Signes), mais ses derniers films étaient très décevants par rapport à ses débuts, pour ne pas dire franchement mauvais (Phénomènes, Le dernier maître de l'air). Il s’était alors réfugié dans la production de thrillers horrifiques respectables… toujours avec un twist (Devil) ! On attendait donc son retour à la réalisation avec curiosité…

C’est désormais chose fait avec un « petit » film au budget visiblement minimal. Les acteurs sont inconnus, les décors restent cantonnés à la maison des grands-parents et ses alentours et l’intrigue ne réclame que peu d’effets spéciaux. Shyamalan a soigné son intrigue pour rendre le plus crédible possible le côté « found footage » (à la Chronicle, REC, ou Le projet Blair Witch), et a même réussi à y insérer un twist surprenant aux trois-quarts, qu’on ne voit franchement pas venir.

Globalement, ça fonctionne plutôt bien. Les acteurs sont bons, l’intrigue tient relativement la route, même si les ressorts psychologiques du garçon sont trop obsessionnels (sa phobie des microbes – l’équivalent des verres d’eau de la petite fille de Signes) et peu crédibles (sa terreur paralysante), la photo très lumineuse est agréable, avec ses nombreux extérieurs dans la neige, et appporte un changement bienvenu par rapport aux films d’épouvante habituels. Le seul regret, c’est que The visit n’est pas très flippant. Certaines œuvres récentes (Sinister, Conjuring) s’étaient montrées beaucoup plus efficaces tout en maintenant un niveau qualitatif élevé.

Ca se regarde, donc, mais c’est loin d’être le film le plus flippant de la décennie. The Visit est une œuvre mineure et honorable, mais ne signe pas encore le grand retour de Shyamalan qu’on espère depuis dix ans.


Our Little Sister
Our Little Sister
DVD ~ Haruka Ayase
Proposé par __The_Best_on_DVD__
Prix : EUR 14,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un très beau film de femmes., 15 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Our Little Sister (DVD)
Sachi, Yoshino et Chika sont trois sœurs qui occupent une grande maison familiale à une soixantaine de kilomètres au sud deTokyo, dans une ville en bord de mer. Bien que de caractères très différents, elles ont toujours été habituées à se serrer les coudes, surtout depuis le départ de leur père avec une autre femme pendant leur enfance. Celui-ci a même eu une fille de ce second mariage, puis est devenu veuf, s’est marié une troisième fois et a eu un fils. Quand les trois sœurs apprennent son décès, elles décident tout de même d’aller à l’enterrement, où elles font la connaissance de Suzu, leur demi-sœur de 14 ans, qui n’a plus d’autre famille que sa belle-mère et son demi-frère. Suzu s’avère être une jeune fille foncièrement gentille, qui a tôt fait d’attendrir les trois sœurs. Celles-ci décident alors de la recueillir dans leur grande maison, où elle va commencer à trouver sa place.

Notre petite sœur est une œuvre absolument typique de son réalisateur Hirokazu Koreeda ; on y retrouve une sorte de synthèse entre les petits détails de la vie quotidienne de Still Walking, le sentiment « feel-good » de I wish, et une partie de l’émotion de Tel père, tel fils, sans son côté dramatique poignant. Comme dans ces trois précédents films, et sans pour autant rechigner à nous offrir ici et là plusieurs très jolis plans ainsi que quelques séquences en montage parallèle aussi adroit qu’intéressant, la mise en scène reste discrète, complètement au service de ses personnages. Ceux-ci sont extrêmement fouillés et approfondis, ils prennent vraiment chair, y compris les seconds rôles. Les quatre sœurs occupent évidemment la place centrale du récit, mais les interventions de leur tante, de divers collègues de l’une ou l’autre, de certains amants, du camarade de classe un peu amoureux de Suzu, de la patronne de la gargotte du port, du vieux médecin, etc, deviennent de plus en plus appréciables au fur et à mesure qu’ils reviennent à l’écran, comme s’ils faisaient partie de notre propre vie quotidienne. Ainsi, les deux heures du film passent sans qu’on s’en rende compte et c’est presque à regret qu’on doit leur dire au revoir quand le générique final arrive. Pourtant, il n’y a objectivement aucune véritable intrigue. Les divers petits arcs dramatiques ne prennent jamais de dimension extraordinaire et restent donc totalement réalistes. Il y a parfois des disputes ou des coups de cœur, des déceptions ou des moments de tendresse et de complicité, mais aucune montagne russe émotionnelle. C’est tout l’art de Koreeda de parvenir à nous passionner pour cette succession de scènes de la vie quotidienne, des rituels domestiques sur la nourriture à l’élaboration de la fameuse eau-de-vie aux prunes familiale en passant par les petits feux d’artifices.

Grâce à cela, il élabore peu-à-peu une sorte d’éloge de la tradition, discret mais indéniable, sans que cela vienne en rejet du monde moderne, dans le plus pur respect de la société japonaise, tout à fait étrangère à l’opposition réaction/progressisme typique des sociétés occidentales. Avec une grande pertinence, Koreeda nous rappelle que nous ressemblons tous à nos parents, parfois bien plus qu’on ne le voudrait ou qu’on l’admettrait. Dans le film, il introduit discrètement le fait que chacune des trois sœurs reproduit quelque chose du père rejeté sans même s’en rendre compte. Sachi a pour amant un homme déjà marié qui lui propose de quitter sa femme et partir avec elle, Yoshino est trop prodigue de son argent et se fait abuser par d’autres, et Chika se découvre un intérêt pour la pêche. L’attachement à la vieille maison, le refus catégorique des sœurs de vouloir couper l’ancien prunier du jardin qui produit toujours ses fruits, la transmission du kimono de la grand-mère sont autant d’indices montrant l’importance d’une certaine transmission du passé vers le présent. L’arrivée de Suzu dans la maison et son insertion progressive dans la vie des sœurs (notable à de petits détails comme l’usage progressif de diminutifs que seuls les proches vous laissent utiliser avec eux) est une invitation au pardon et à la réconciliation familiale, découlant de l’harmonie, une valeur japonaise fondamentale. La tradition est donc promue comme une pierre angulaire sur laquelle le présent et l’avenir peuvent se construire sereinement, et non comme un passéisme ou un repli sur soi. Le film se conclut dans la joie d’un nouvel équilibre établi à quatre, et l’on en ressort avec un grand sourire, tant sa douceur, sa joie de vivre et sa sérénité sont communicatives.

Comme d’habitude, Koreeda dirige parfaitement ses acteurs, ou plutôt ses actrices. En effet, Notre petite sœur est avant tout et complètement un (très beau) film de femmes. Tous les personnages principaux sont féminins, et les hommes restent périphériques à cette stabilité immanente assurée par les femmes, qui n’ont pas besoin d’être des caricatures féministes pour être modernes. Les actrices incarnent avec beaucoup de précision et de naturel les différents personnages, savent mettre en avant les différents caractères sans jamais paraître se forcer. On notera qu’on avait déjà découvert Haruka Ayase, l’actrice jouant Sachi dans Real de Kiyoshi Kurosawa, et Masami Nagasawa jouait déjà en 2011 dans I wish de Koreeda, où figurait aussi le jeune Ohshirô Maeda. Le réalisateur se montre donc fidèle à certains de ses acteurs ; voilà qui est bien cohérent avec le message de Notre petite sœur sur l’héritage de passé permettant de bâtir le présent.


Magneto 0 The Twisting Soul By Marvel Comics Very Fine (8.0) by Home Comforts
Magneto 0 The Twisting Soul By Marvel Comics Very Fine (8.0) by Home Comforts
Proposé par M&E Store-UK
Prix : EUR 41,75

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les origines, les vraies, 15 juillet 2016
Ce petit fascicule, édité en 1993, reprend deux courtes histoires concernant le plus intéressant super-méchant de l’univers X-Men publiées dans les années 80. La première, « A fire in the night », raconte sa jeunesse et surtout ses premières années d’adulte, entre son emprisonnement à Auschwitz et les premières années de son mariage dans une Ukraine sous domination soviétique, alors qu’il découvre progressivement l’existence de ses pouvoirs de mutant. Le tout est raconté sous forme de flashes-back lors d’un sommeil agité, dont la résurgence va conduire Magneto à se comporter en héros. Le deuxième récit, « I, Magneto » un peu plus long, raconte la suite du passé du personnage alors qu’il est devenu chasseur de nazis. Il découvre qu’il est en fait manipulé pour servir certains intérêts de la Guerre Froide, ce qui va le conduire à rejeter complètement l’humanité et devenir complètement son personnage de Magneto. On ne sera pas surpris de retrouver le mythique Chris Claremont derrière ces deux histoires simples mais puissantes, dont la progression

C’est un bonheur de pouvoir redécouvrir, dans leur texte original, ces deux histoires sans avoir besoin d’acheter les volumes d’une coûteuse et volumineuse intégrale, dont certains tomes sont même parfois épuisés. On regrettera simplement la couverture en carton souple fort mince et la qualité très relative du papier recyclé. Pour une réédition de morceaux choisis, on aurait pu espérer un support de meilleure facture. On se consolera par le fait que le prix, même d’occasion (attention aux vendeurs qui exagèrent), est en rapport avec cela.


Sortilèges - Cycle 2 - tome 4 - Livre 4
Sortilèges - Cycle 2 - tome 4 - Livre 4
par Jean Dufaux
Edition : Album
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La fin d’un monde, la conclusion d’une histoire, 13 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sortilèges - Cycle 2 - tome 4 - Livre 4 (Album)
La série Sortilèges trouve avec ce quatrième volume sa conclusion ultime. Disons-le tout de suite, c’est très bon et l’on saura rendre grâce pour cela aux talents de conteur de Dufaux (scénariste de La complainte des landes perdues, Murena, Barracuda) qui clôt ici un conte cruel. On n’attendait pas forcément ce type de fin douce-amère mais elle fait merveille, notamment parce qu’elle se révèle extrêmement cohérente avec le début de la série. ATTENTION SPOILERS – ATTENTION SPOILERS – ATTENTION SPOILERS En effet, dans le tome 1, l’amant éconduit de Blanche, Gaspard, avait invoqué une malédiction sur son ancien amour, ce qui provoquait un renversement du monde infernal d’En-Bas et permis à Maldoror d’accéder à Entremonde. En-Bas avait retrouvé sa place inversée à la fin du tome 2, quand Blanche commettait un terrible meurtre de sang-froid, ce qui la précipitait dans la pente vers le mal. Ce dernier tome vient achever sa chute, accomplissant ainsi la malédiction. L’inversion devient complète quand Maldoror accepte d’être couronné roi d’Entremonde, et se détourne pour toujours du Mal. FIN DES SPOILERS – FIN DES SPOILERS – FIN DES SPOILERS

Autant les tomes 1 et 2 contenaient un intrigue dense et ramassée, probablement parce qu’à l’origine Sortilèges était prévu comme un diptyque, autant les tomes 3 et 4 prennent un peu plus le temps de mettre en scène de l’action et d’amener proprement le récit à une véritable et satisfaisante conclusion. Le découpage en deux cycles reste, a posteriori, assez artificiel, mais peu importe. Si la série avait dû s’arrêter à la fin du tome 2, le lecteur serait resté sur quelque chose d’un peu abrupt et incomplet. On ne saura donc trop remercier les auteurs d’avoir prolongé leur récit. On retrouve avec plaisir le dessin du talentueux Munuera (Nävis, Fraternity, Le signe de la lune) dont le trait très "Disney" apportant toujours un contraste saisissant avec l’univers de conte sombre et malsain, ce qui fait tout simplement merveille. Qu’on ne s’y trompe pas : ce n’est pas à offrir à de jeunes enfants !

Sortilèges, avec cette conclusion, confirme l’impression très positive qu’on avait eu dès le départ et nous offre un délicieux conte cruel pour adultes et adolescents que le macabre et le malsain n’effraient pas.


Alienor Mandragore, Tome 2 : Trompe la mort
Alienor Mandragore, Tome 2 : Trompe la mort
par Thomas Labourot
Edition : Album
Prix : EUR 12,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La suite des légendes arthuriennes revisitées par Séverine Gauthier, 13 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alienor Mandragore, Tome 2 : Trompe la mort (Album)
Après avoir assisté à la mort, puis la résurrection, puis la re-mort de son père Merlin, Aliénor se retrouve à nouveau désemparée, mais elle ne peut plus se tourner vers Morgane qu’elle a déçue et trompée. Elle a trouvé refuge au bord du Lac, dans la cabane du jeune Lancelot, en attendant de trouver une autre façon de ramener à la vie son fantôme de père. Là-dessus, la fée Viviane est soudain prise d’une mystérieuse transe et déclame une étrange prophétie à propose d’une épée et de dragons…

Ce tome 2 vient confirmer que la talentueuse scénariste Séverine Gauthier se lance dans une véritable série, elle qui s’était jusqu’ici illustrée dans les one-shots pour enfants de qualité ((Coeur de pierre, Garance, Mon arbre, et L'Homme-Montagne). On s’en réjouit beaucoup parce que la galerie de personnages qu’elle avait esquissés méritait vraiment d’être approfondie. Si le tome 1 faisait la part belle, en plus de l’héroïne évidemment, à Merlin et Morgane, ce deuxième tome (qui sera visiblement suivi d’un troisième) se concentre beaucoup plus sur le jeune Lancelot. On retrouve également L’Ankou, beaucoup plus sombre et menaçant que le portrait débonnaire et amusé du premier tome, et le mystérieux ermite qui n’a toujours qu’une courte apparition. On remarquera une inflexion de l’histoire vers l’aventure au détriment de l’humour, moins présent que dans le premier volume. Autant ce dernier pouvait tenir seul (peut-être dans l’éventualité où la série aurait été interrompue ?), autant ce N°2 introduit plusieurs mystères et ne résout rien, annonçant donc la nécessité d’une suite.

Le dessin truculent de Thomas Labourot sert toujours aussi bien la fantaisie de sa scénariste, qui nous livre là une nouvelle BD pour enfants, un peu moins drôle mais plus épique. Fortement recommandé !


X-Men: The Movie : Beginnings
X-Men: The Movie : Beginnings
par Marvel Comics
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Visuellement très correct mais scénaristiquement à l’ouest, 12 juillet 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : X-Men: The Movie : Beginnings (Broché)
En marge de la sortie du premier film X-Men, on put trouver en librairie un comics qui visait à compléter le film en donnant un peu de « background » à trois personnages centraux du film : Wolverine, Rogue et Magneto. Ces trois récits indépendants ont été scénarisés et dessinés par six auteurs différents.

Côté dessin, le résultat n’est pas mauvais et pas trop hétérogène, ce qui est toujours un gros risque quand on fait appel à des artistes distincts. Ceux-ci ont essayé, dans la mesure de leur talent à faire ressembler leurs personnages avec les acteurs du film, ce qui s’avère surtout réussi pour Wolverine et Magneto. Le récit concernant ce dernier se détache malgré tout dans le trio, pour sa qualité générale. Sur la forme, donc, c’est un bon point.

Sur le fond, hélas, on sera bien déçu. Que les scénaristes aient choisi de s’affranchir des récits publiés par Marvel depuis 30 ans, on pouvait le comprendre et l’admettre ; après tout, le récit du film n’est lui-même pas d’une fidélité absolue et c’est là le jeu et la liberté d’une adaptation ; cela peut même aussi faire sa force quand c’est réussi. Mais là, on a l’impression que les auteurs n’ont eu comme contrainte que de terminer leur récit dans la situation où le film nous fait découvrir leurs personnages. Et encore, même ça, c’est raté, en particulier pour Wolverine et Rogue, qui ne sont même pas raccord avec ce que contient le film. Pas de cage de lutte pour Wolverine, et le baiser avec Bobby n’a rien à voir pour Rogue. Je vous fais grâce des autres incohérences qui sont également nombreuses.

Ce fascicule reste donc une curiosité qu’on lira avec détachement et en fronçant plus d’une fois les sourcils. Dommage.


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