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FX de Vasselot (Paris, France)
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Loin de la foule déchaînée
Loin de la foule déchaînée
DVD ~ Carey Mulligan
Prix : EUR 20,05

4.0 étoiles sur 5 Classicisme pour un féminisme apaisé, 27 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Loin de la foule déchaînée (DVD)
Loin de la foule déchaînée raconte l’histoire riche en péripéties de Bathsheba Everdene, une jeune femme jalouse de sa liberté dans les années 1870. Ayant reçu une solide instruction mais dépourvue d’argent, elle aide sa tante dans une petite ferme de la campagne anglaise, jusqu’à ce qu’un héritage change toute la donne : la voilà maintenant propriétaire terrienne. Elle devra faire preuve de fermeté pour parvenir à redresser son exploitation mal gérée, et gagner le respect de ses pairs en tant que femme dans un milieu rural dominé par les hommes. Hommes avec lesquels ses rapports sont compliqués, entre l’amour platonique de Mr Oak, l’affection non réciproque de Mr Boldwood et la séduction militaire de Mr Troy…

Loin de la foule déchaînée est surtout un fameux roman de Thomas Hardy, publié en 1874 : l’action est donc contemporaine de son auteur. Outre les nombreuses péripéties, parfois bien improbables, de l’intrigue, l’histoire décrit tout un monde agricole complètement révolu. Aucune mécanisation, ouvriers nombreux, négoce des marchandises, importance capitale de la terre, niveaux sociaux marqués, etc : voici le contexte dans lequel se déroule cette romance au charme très XIXème siècle. En effet, l’intrigue se structure de façon très caractéristique selon une trame typiquement linéaire, sans réel arc dramatique principal mais constituée d’une série d’épisodes autonomes successifs (on retrouve la même chose chez Jules Verne, dans Vingt mille lieues sous les mers, par exemple), et jouant sur des rebondissements ou des coïncidences plus que douteuses. Quelle chance y avait-il que Oak passe devant la ferme Everdene pile au moment de l’incendie, et de nuit encore ? Par quel hasard les brebis tombent-elles malades et font revenir Oak juste après qu’il soit viré pour insolence ? Quelle étrange coïncidence font se croiser au crépuscule dans les bois Bathsheba et Troy, ou Troy et Fanny au marché ? A part chez Dickens on aura rarement vu un tel amoncellement de circonstances extraordinairement commodes pour bouleverser l’intrigue aux moments les plus appropriés. Adroitement, l’écrivain a disposé trois scènes où elle est troublée par chacun des soupirants, établissant un équilibre entre eux et donc une incertitude toute romantique dans l’esprit du spectateur, mais qui semble également s’inspirer des grands feuilletons de l’époque où l’écrivain lui-même ne savait pas forcément quel galant la belle allait finalement choisir. La structure du récit est visiblement datée et certains rebondissements semblent forcés, mais le scénariste n’est pas plus dupe que le spectateur ; en réalité, la mise en scène extrêmement classique (pour ne pas dire académique) nous permet de comprendre que cela fait partie du « contrat moral » pour regarder ce film sereinement et que le réalisateur veut nous parler d’autre chose.

Tout d’abord, cette histoire de femme de caractère et jalouse de son indépendance nous renvoie à une certaine forme de « féminisme », si l’on m’autorise l’usage anachronique de ce terme dans le contexte du film. Vinterberg veut-il rappeler au spectateur du XXIème siècle que le combat pour l’émancipation de la femme ne date pas d’hier ? Les remarques de Bathsheba refusant le mariage, envisagé par elle comme une sujétion, pourraient le laisser penser, tout comme la scène où elle va vendre son grain dans une halle entièrement peuplée d’hommes en noir. Et pourtant, elle ne cherche nullement à dominer les hommes. Elle va même se jeter dans les bras du premier bellâtre venu et finira par choisir l’un des soupirants (on vous laisse la surprise). Le récit n’est ni agressif ni mis-anthrope, il ne rentre pas dans un schéma de lutte des sexes. Bathsheba n’a donc en réalité pas un problème avec les hommes, mais plutôt une certaine vision bourgeoise du mariage de compromis, auquel elle préfère la vision naïve du mariage de passion. Finalement, elle échappera au premier comme au second pour réaliser un mariage d’amour, en découvrant que sa fierté, au lieu de la libérer, l’emprisonnait dans un refus généralisé, et que c’est en renonçant à cet orgueil qu’elle pourrait enfin trouver un bonheur complet (avec sa ferme et l’homme qu’elle a choisi). Voilà un discours qui subvertit subtilement le féminisme convenu et politiquement correct du XXIème siècle, et lui rend ses lettres de noblesse oubliées.

Dans cette version assumant son classicisme, une Cary Mulligan, plus lumineuse et somptueuse que jamais, incarne Bathsheba Everdene. Déployant sans effort apparent un charme fou allié à une présence forte, laissant au vestiaire son habituelle moue mélancolique (Never let me go, Shame, Drive), elle n’a jamais été aussi belle et rayonnante. Autour d’elle évoluent le dévoué berger Oak campé par un excellent Mathias Schoenaerts (De rouille et d'os), le stable et rassurant Mr Boldwood sous les traits du toujours impeccable Michael Sheen (The Queen, Beautiful boy), et le fougueux et passionné Sergent Troy auquel le sous-employé Tom Sturridge (Like minds, Good morning England) apporte un charme aussi fascinant que ténébreux. Ce prestigieux casting évolue dans des images très travaillées par Vinterberg pour magnifier la campagne anglaise, ses paysages et ses demeures anciennes. Sa mise en scène alterne des plans très classique, presque « à l’ancienne », avec des usages plus modernes comme de fréquents gros plans sur les visages ou d’audacieux contre-jours, et ne lésine pas sur un usage appuyé de lumières chaudes et romantiques de fin de journée. Le tout est baigné par une musique étonnamment classique de Craig Armstrong, très éloigné de ses outrances de Romeo & Juliette ou de la modernité de Plunkett & MacLeane.

Après des films sur des sujets très polémiques et délicats (Festen, La chasse), Vinterberg nous surprend adapter un roman mélo très XIXème. Très classique, parfois un peu prévisible, mais néanmoins très agréable grâce aux interprétations de haute volée du casting, son Loin de la foule déchaînée nous livre autant une belle histoire élégamment mise en scène qu’une réflexion sans agressivité sur la condition féminine.


Cherry JD-0400FR-0 Ensemble Clavier/Souris Blanc Grisé
Cherry JD-0400FR-0 Ensemble Clavier/Souris Blanc Grisé
Prix : EUR 79,11

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Quasiment sans reproche, 26 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cherry JD-0400FR-0 Ensemble Clavier/Souris Blanc Grisé (Personal Computers)
Cet ensemble clavier azerty (avec pavé num)+souris (le tout wi-fi) fonctionne impeccablement et n’est pas excessivement cher. Les touches du clavier sont agréables et peu bruyantes, et la souris a une bonne prise en main. Les deux ont une batterie intégrée qui se recharge à l‘aide d’un câble USB spécifique fourni dans la boîte. La charge est relativement rapide, et les deux objets ne se déchargent pas rapidement, donc on dispose d’une excellente autonomie. Ils ont tous les deux un bouton on/off qui permet de les mettre en veille. La clef usb de connexion à distance est un tout petit peu volumineuse (3 cm de long) et dépasse un peu trop dans le cas d’un portable, risquant d’être cassée en cas de choc ou de faux mouvement (comme n’importe quelle clef usb, du reste).

Deux petits bémols : 1-il n’y a pas de voyant sur le clavier pour indiquer si l’on est en majuscules (caps lock), si le pavé numérique est activé (verr num/num lock) ou si l’on est en arrêt défilement (scroll lock). C’est quand ce type de petit confort vous manque que vous remarquez leur importance. 2-le câble usb de recharge est spécifique côté clavier et souris, ce qui oblige une recharge successive et non simultanée des deux accessoires, et surtout qui doit être compliqué à remplacer en cas de perte ou de dommage. Pour ces deux points, ainsi que la taille de la clef bluetooth, je ne peux mettre 5 étoiles. Mais le matériel lui-même fonctionne à merveille.


Sons of Anarchy - Saison 4 - V.F incluse
Sons of Anarchy - Saison 4 - V.F incluse
DVD ~ Charlie Hunnam
Prix : EUR 18,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Très bonne poursuite de la série., 21 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sons of Anarchy - Saison 4 - V.F incluse (DVD)
Les trois premières saisons, brillantes, se terminaient sur une quasi-conclusion. Même les arcs qui n’avaient pas été poussés jusqu’au bout étaient laissés dans une situation non frustrante. Tout cela permettait à la saison 4 de démarrer plus librement, sur la sortie de prison des membres du SAMCRO qui y étaient envoyés à la fin de la saison 3. A leur sortie, les voilà confrontés à un nouveau sheriff intègre, aux projets immobiliers du maire Hale, à une nouvelle enquête fédérale menée dans l’ombre par un très intrigant substitut du procureur. La paix acquise avec les Mayans et les Niners leur permet de passer un nouveau braquet dans leurs trafics, fournissant des armes de l’IRA à un cartel de drogue mexicain, et convoyant en retour leur cocaïne. Mais cela ne fait qu’attirer sur eux des menaces en proportions, sans parler des dissensions internes attisées par les lettres que Maureen Ashby avait glissé dans les affaires de Jax dans la saison précédentes. Clay est prêt à tout, vraiment tout et même n’importe quoi, pour mettre la main dessus et les faire disparaître…

Cette nouvelle saison retrouve un rythme intense, peut-être pas aussi effréné et haletant que celui de l’incroyable saison 2 mais largement plus tendu que celui de l’inégale saison 3 qui se traînait un peu en longueur parfois. Finies les escapades en Irlande, nos héros restent fermement dans la région de Charming où ils auront fort à faire. Côté casting, Kurt Sutter s’est adjoint les services d’un impeccable Danny ‘Machete’ Trejo en chef de cartel, et recycle nombre de ses anciens collaborateurs de The Shield, à commencer par Benito ‘Aceveda’ Martinez, David ‘Ronnie Gardocki’ Rees Snell, et même CCH ‘Claudette’ Pounder dans une petite apparition, en plus du retour du personnage de Kenny ‘Lem’ Johnson, et sans compter Katey Sagal, Patrick St Esprit et Emilio Rivera qui avaient tous trois fait une petite apparition dans la série de Shawn Ryan. Les clins d’œil sont poussés jusqu’à faire regarder la série par un personnage en cellule dans l’épisode 14 ! Comme précédemment, la bande-son est très soignée. Ressortent du lot une bellet interprétation des classiques "Strange fruit" (ep 7), chantée par Katey 'Gemma' Sagal elle-même, et "House of the rising sun" (ep 14).

La conclusion de cette saison est agréable, car elle ne nous laisse pas sur un cliffhanger insoutenable, bien que plusieurs éléments aient déjà été mis en place (notamment autour des Niners et du cartel) pour que la saison 5 décolle sans effort.


Tom à la ferme [Blu-ray]
Tom à la ferme [Blu-ray]
DVD ~ Xavier Dolan
Prix : EUR 10,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un thriller psychologique bien foutu quoique inégal, sur un blu-ray décevant., 18 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tom à la ferme [Blu-ray] (Blu-ray)
Tom est citadin, ouvertement homosexual, et son amant Guillaume vient de mourir (comment, on n'en saura pas plus). Tom, dévasté par le chagrin, se rend à son enterrement, à la campagne et découvre, mal à l'aise, que Guillaume cachait son orientation à tous, en particulier Agathe sa mère. Un seul était cependant au courant : son frère Francis, qui tient aujourd'hui la ferme familiale et y habite seul avec Agathe. Tom et Agathe s'entendent vite très bien, mais Francis, lui, impose un petit jeu malsain à Tom : continuer à faire croire à Agathe que Guillaume avait une copine, et taire la nature réelle de leur relation.

Après deux films clairement égocentrés et probablement autobiographiques, au moins partiellement (J'ai tué ma mère, Les amours imaginaires), et un trop long drame transexuel (Laurence Anyways), Xavier Dolan fait sa première incursion dans l'univers du thriller psychologique, et ce premier essai s'avère plutôt réussi. Le jeu de chat et de souris entre Tom et Francis est intrigant et passionnant, et se maintient sur un fil d'ambiguïté bienvenu jusqu'à la fin. Il y a cependant plusieurs moments où le cheminement psychologique de Tom devient difficile à suivre, notamment quand Sarah fait finalement irruption. Pourquoi implorer son aide pour ensuite la persécuter avec Francis ? Le basculement est trop brutal et manque de crédibilité, malgré tous les efforts de Dolan dans son interprétation. L'ambivalence de Francis est remarquablement jouée par un Pierre-Yves Cardinal totalement crédible, mais ses motivations restent hélas un peu trop obscures et mal dévoilées quand arrive la fin. Pour lui comme pour Dolan, les talents d'acteurs ne sont pas en cause, et c'est plutôt dans l'écriture des personnages qu'il faut chercher les quelques défauts du film. L'attaque et les premiers développements sont remarquables, mais le film se perd un peu dans son propre labyrinthe dans le deuxième acte, comme s'il ne savait plus très bien où aller, cherchant sans le trouver son équilibre entre tension psychologique et crédibilité réaliste. Finalement, le personnage le plus réussi etle plus touchant reste sans aucun doute celui d'Agathe, magnifiquement incarné par Lise Roy.

Le son du blu-ray est splendide, mais hélas on ne peut en dire autant de l'image, terriblement bruitée. Est-ce la faute à un encodage moyen qui fait ressortir l'usage d'une caméra numérique ? C'est fort dommage car Dolan a soigné son image, beaucoup moins saturée que ses premières œuvres, mais aux tons froids et menaçants parfaitement choisis. Dommage que le passage en vidéo gâche le travail du réalisateur.


Asthénie, Tome 1 :
Asthénie, Tome 1 :
par Roland Pignault
Edition : Album

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Excellent premier tome... qui restera hélas à jamais privé de suite., 7 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Asthénie, Tome 1 : (Album)
Voilà un premier tome qui était très prometteur, sur l'histoire d'un avocat dont les insomnies le poussent à aller voir un étrange spécialiste du sommeil, qui va lui proposer un traitement expérimental. Cela ne sera, évidemment, pas sans conséquences.

Le dessin est à la fois précis et stylisé, les couleurs sont utilisées à bon escient. Les personnages sont rapidement et bien installés, et on s'identifie facilement à la situation dramatique dans laquelle se situe le personnage principal (mais peut-on parler de héros ?). Les dialogues sont parfois un peu lourds pour de la bande dessinée, mais ça se lit malgré tout très bien.

Hélas, trois fois hélas, cette BD n'a pas rencontrée son public à sa sortie. Pendant un temps, il fut envisager de raccourcir les deux tomes qui devaient suivre en un seul volume, qui fut lui-même abandonné par la suite. Oui, ce récit est incomplet, mais cette amorce est passionnante. Evidemment, il est compliqué d'en recommander l'achat, mais s'il vous passe sous la main, il mérite qu'on le lise.


Numéro quatre
Numéro quatre
DVD ~ Alex Pettyfer
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Sympathique et sans prétentions, 6 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Numéro quatre (DVD)
On passe un bon moment devant Numéro Quatre, petit film de SF sympathique et sans prétentions. Certes, c'est plein de clichés (la fille qui part en marchant au ralenti avec la maison qui explose derrière elle...), les images de synthèse sont parfois un peu cheap (la transformation du chien), les maquillages (des méchants) sont assez laids et peu crédibles, mais malgré cela on sent le sérieux et l'application de D.J. Caruso, le réal de Paranoïak, pour nous livrer un spectacle distrayant et quasiment tous publics (pas trop jeunes, quand même, il y a quelques moments de frayeurs déconseillés aux moins de 6-8 ans)

Alex Pettyfer, dans la fin de sa période de films d'ados (Alex Rider - Stormbreaker, Tormented, Sortilège) porte bien le film sur ses épaules, et est bien secondé par Timothy Olyphant (Die hard 4, Scream 2, Girl next door) et Callan McAuliffe (Flipped). Teresa Palmer, elle, n'est utilisée ici que comme belle plante, mais on pourra la retrouver dans un rôle bien plus intéressant avec Warm bodies.

C'est sans prétentions et ça se regarde avec plaisir. Dommage, peut-être que la production n'ait pas justement osé avoir plus de prétentions, car ce Numéro 4 est le début d'une série de romans et il y avait du potentiel pour faire beaucoup plus, s'ils avaient osé croire un peu plus au projet.


The Riot Club
The Riot Club
DVD ~ Natalie Dormer
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Une dénonciation de l'élitisme universitaire qui ignore visiblement tout de son sujet. A fuir., 5 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Riot Club (DVD)
Miles Richards et Alistair Ryle viennent d’intégrer l’un des plus célèbres et prestigieux « colleges » d’Oxford. Ils sont rapidement cooptés pour combler les places vides du très élitiste « Riot Club », une association d’une dizaine de jeunes étudiants tous issus de familles anciennes et prestigieuses. Mais la soirée de rentrée du Club va sérieusement dégénérer.

Quand la réalisatrice des remarquables Une éducation et Un jour s’entoure d’un casting de brillants espoirs du cinéma anglais, on s’y intéresse forcément. Jugez plutôt : Douglas Booth (Noé, et excellent Roméo en 2014), Sam Claflin (remarqué Finnick dans les Hunger games), Max Irons (pas encore du niveau de son père, mais il y travaille, après Les âmes vagabondes), et Ben Schnetzer (la révélation de Pride), pour ne citer qu’eux. De plus, le double-sujet des associations étudiantes et des clubs élitistes pouvait mener à une intéressante réflexion sur l’ascension et la reproduction sociale, ou au moins une étude des bizutages initiatiques, entre les mains d’un réalisateur capable. Hélas, trois fois hélas, Lone Scherfig s’est magistralement plantée sur ce coup-là.

La faute revient en premier lieu à Laura Wade, l’auteur du script qui adapte là sa propre pièce de théâtre, tant l’intrigue indigente a du mal à cacher sa maigreur famélique. A cela s’ajoute que l’anorexique résidu ne contient pas une once de crédibilité, sauf peut-être pour un militant du NPA ou un partisan du Juche. L’argument se réduit à cela : les riches étudiants copinent entre eux dans les universités prestigieuses, leur argent leur permet de faire n’importe quoi, y compris acheter la complaisance des autres, et ils reproduiront ce comportement pas bisou le restant de leur vie. Évidemment, pour tenter de donner quelques grammes de crédibilité à cette grotesque thèse, l’auteur y incorpore des caricatures de personnages plus insupportables les uns que les autres. Tous décadents, voire dégénérés. Aucun ne ressemble à un étudiant normal, ni même un fils de grand-bourgeois crédible. Il faut avoir un sérieux biais dans la perception du réel ou une véritable haine des hommes pour tenter de faire croire que le seul type normal, quand sa petite amie se voit proposer de faire la pute par les autres, va tout simplement… ne pas réagir du tout ! Finalement, la seule idée digne d’intérêt est que les clubs étudiants d’aujourd’hui préparent aux réseaux de demain. Mais de là à y voir les prémisses d’une sorte de semi-complotisme délirant, c’est une méconnaissance flagrante du fonctionnement du système. Ou alors le symptôme d’une frustration de l’auteur de ne pas appartenir aux élites telles qu’elles sont parfois fantasmées ; ces deux hypothèses ne s’excluent d’ailleurs pas mutuellement.

Finalement, le seul intérêt que conserve ce déplaisant Riot Club concerne la prometteuse brochette de talents. Max Irons est convaincant, si l’on fait abstraction des incohérences de son personnage. Ben Schnetzer se révèle inégal, probablement pas très à l’aise dans un rôle qu’il n’a su comprendre (difficile de lui reprocher, vu l’écriture générale du script). Freddie Fox révèle une certaine présence mais devient agaçant à force de minauder. Douglas Booth parvient à tirer son épingle du jeu en révélant une aisance certaine dans un rôle de séducteur. Mais le plus intéressant reste certainement Sam Claflin, qui vole toutes les scènes où il apparaît.

On pourrait pardonner à Lone Scherfig de s’être offert un plaisir un peu coupable en filmant une brochette de beaux gosses-sales gosses. Mais elle a beaucoup trop cédé à une fascination certaine pour une sorte de trip « mauvais garçons » hautains, dont les costumes façon XIXème siècle (très mal coupés, qui plus est !) évoquent bien trop les shôjo manga à faire fantasmer les midinettes pour être pris au sérieux. Pour enfoncer définitivement le clou, son script déplorable ne laisse aucune possibilité aux acteurs pour sauver quoi que ce soit de ce ratage quasi-complet. A fuir.


Le Dernier coup de marteau
Le Dernier coup de marteau
DVD ~ Romain Paul
Prix : EUR 19,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Beau et délicat, mais pas totalement achevé., 4 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Dernier coup de marteau (DVD)
Victor, un adolescent de treize ans, vit dans une bicoque bricolée sur une plage montpelliéraine avec Nadia, sa mère cancéreuse. Il se débrouille pourtant pas mal en classe, et aide même la petite sœur de sa voisine à apprendre le français. Un jour, Victor découvre que l’orchestre de la ville va interpréter la 6ème symphonie de Mahler sous la direction de Samuel Rovinski, son géniteur, que Nadia n’a connu que brièvement et qui ne sait même pas qu’il a un fils. Poussé par la curiosité de découvrir ce père qui n’en fut jamais un, Victor va tenter de rentrer en contact avec lui.

« Le dernier coup de marteau » du titre fait allusion au choix de la 6ème symphonie de Mahler, qui se clôt sur trois coups brutaux, du moins dans la partition, symbolisant les trois grands malheurs qui lui étaient arrivés à cette période. Or, quand le compositeur créa sa symphonie avec l’orchestre, il n’en fit frapper que deux. Désormais, les chefs d’orchestre ont traditionnellement le choix de suivre la partition stricte ou bien l’interprétation live de Mahler. Cette anecdote ne se retrouve évidemment pas dans le titre par hasard. Victor est, à quatorze ans, face au choix de suivre la volonté de sa mère d’aller habiter chez ses grands-parents dans le nord, ou bien d’éventuellement demander à ce père potentiel de le recueillir. Suivra-t-il la partition écrite pour lui par sa mère ou bien le chemin du chef d’orchestre ? Voilà l’enjeu de cette histoire simple, pur exemple de cinéma d’auteur français. Il n’évite pas les défauts classiques de son style « tranche de vie » : un petit peu trop de misérabilisme, la mise en place de l’intrigue qui devrait se faire en moins de 15mn et s’étire en fait sur le premier quart du film, des ellipses nombreuses et inquantifiables qui compliquent la compréhension temporelle du spectateur, et une fin trop ouverte qui donne justement un sentiment de ne pas être finie. Par exemple, Victor commence à s’intéresser aux filles, mais l’histoire avec la jolie voisine n’aboutit à rien. Il aide la petite sœur de sa voisine à parler français, et ça commence à marcher… et puis c’est tout. Certes, ce ne sont là que des arcs périphériques à l’intrigue principale, certes ils sont surtout présents pour montrer l’environnement de Victor et tout ce à quoi il devrait renoncer en quittant la région, mais tous ces éléments font un peu trop inachevés, incomplets, pas développés jusqu’à leur conclusion. Economie et ellipse sont censées rimer avec profondeur. Mais elles sonnent surtout un peu creux, ici.

D’un autre côté, la réalisatrice démontre un réel savoir-faire dans la composition de ses plans, dans les mouvements élégants de sa caméra et dans le choix d’une photographie aux teintes douces, ni trop brutes ni trop stylisées. De plus, ne changeant pas une équipe qui gagne qui avait déjà fait remarquer son précédent Angèle et Tony, elle fait à nouveau appel à d’excellents acteurs, Clotilde Hesme, et surtout Grégory Gadebois. Entre ces deux valeurs sûres, elle fait évoluer le jeune Romain Paul, d’un naturel incroyablement juste pour son âge. Alix Delaporte démontre un réel savoir-faire dans la direction d’acteurs qui maintient l’attention du spectateur et donc sauve le film. On s’attache à ces personnages, en particulier le duo formé par Victor et Rovinski, dont la relation commence par un rejet complet pour évoluer vers un vrai lien, malgré les chemins radicalement différents qu’on emprunté leurs vies. Victor éprouve une irrépressible curiosité vis-à-vis de ce père, d’abord parce qu’il lui est inconnu, et ensuite parce qu’il est si différent. Rovinski, lui, ressent le besoin de transmettre quelque chose, et ce qu’il ne parvient pas à insuffler à l’orchestre de Montpellier, il saura en parler à Victor jusqu’à lui donner d’accéder à une réelle et forte émotion musicale. Même s’ils comprennent l’un comme l’autre à quel point ils sont différents, le fait d’avoir recréé ce lien est essentiel et permet à chacun d’eux d’accepter l’avenir avec plus de sérénité. ATTENTION SPOILERS – ATTENTION SPOILERS – ATTENTION SPOILERS Victor pourra accepter de vivre loin chez ses grands-parents, et Rovinski achève une belle interprétation, apaisée, de la symphonie, après des débuts compliqués avec l’orchestre. Finalement, l’un grâce à l’autre leur permettra d’éviter à chacun de frapper le dernier coup de marteau, celui de la mort symbolique. FIN DES SPOILERS – FIN DES SPOILERS – FIN DES SPOILERS.

Le dernier coup de marteau est un film très typé "cinéma d'auteur", fort bien filmé et superbement interprété. Cependant, des longueurs, des ellipses, des pistes inachevées (même la symphonie nous est très peu montrée) le rendent une peu bancal.


Mr. Nobody [Blu-ray]
Mr. Nobody [Blu-ray]
DVD ~ Jared Leto
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Superbe et émouvant, 3 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mr. Nobody [Blu-ray] (Blu-ray)
Le scénario ultra-compliqué de ce superbe Mr Nobody part d’une idée déjà explorée dans Pile & face: le personnage principal est confronté à une situation avec deux alternatives (suivre sa mère ou rester avec son père), qui vont ensuite elles-mêmes se ramifier. Mais finalement les différentes vies du jeune Nemo Nobody vont tourner autour des trois femmes possibles de sa vie, décrite à grands coups de flashes-back alternatifs dans un montage non chronologique éclaté sur des époques très différentes. Oui, il faut mobiliser son attention pour ne pas perdre le fil (un peu à la manière d’un Memento), mais si vous avez quelques neurones, alors ce qui est avant tout une ambitieuse histoire d'amour ne pourra que vous toucher. La réalisation est magnifique, comme d’habitude avec Van Dormael (Le huitième jour, Toto le héros) et les images éblouissantes.

Côté acteurs, Jared Leto (Requiem for a dream, Lord of war, Fight club, Panic room) était attendu au tournant et ne déçoit pas, et Pascal Duquenne fait, comme d’habitude, une apparition, très rapide cette fois-ci. Révélation du film : le jeune Toby Regbo, auquel on prédit une grande carrière d'acteur, qu’il consolide peu à peu avec Someday this pain will be useful to you et Uwantme2killhim?.


X-Men : Days of Future Past [Édition Limitée Rogue Cut boîtier Pack Métal]
X-Men : Days of Future Past [Édition Limitée Rogue Cut boîtier Pack Métal]
DVD ~ Hugh Jackman
Prix : EUR 17,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bon film (mais moins qu'X-Men 2) et Rogue Cut sympathique mais pas indispensable, 3 août 2015
Bryan Singer (The usual suspects, Walkyrie, Un élève doué), l’homme qui relança à lui seul une gigantesque vague de films de super-héros en 1999 avec X-Men puis X-Men 2, revient aux commandes de “sa” série pour le 5ème film (si l’on exclut les deux spin-off Wolverine). Pour l’occasion, il s’offre un casting incroyable en réunissant à la fois l’équipe de la première trilogie (Patrick Stewart, Ian McKellen, Hugh Jackman, Shawn Ashmore, Halle Berry), celle qui fut brillamment introduite dans X-Men First class (avec, excusez du peu, James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence et Nicholas Hoult). En guise d’intrigue, il choisit de se baser sur l’une des histoires les plus importantes du corpus mythologique mutant, celle des Sentinelles. Ces dernières sont des robots construits pour éradiquer les mutants, et y sont presque parvenus dans le futur. Les mutants n’ont d’autre choix que d’envoyer l’un des leurs dans le passé pour changer le cours de l’histoire. Le fantastique super-héroïque se mâtine donc d’un des thèmes les plus classiques de la science-fiction moderne, mais aussi des plus casse-gueule à utiliser correctement. Examinons le résultat.

Tout d’abord, le scénariste a choisi de ne pas mélanger les deux équipes, chacune restant bien à son époque, ce qui est certainement une sage décision. Deux Magneto ou deux Professeurs X au même moment et au même endroit, cela eût été ridicule, en plus d’étouffer tout le casting. Le seul personnage à voyager dans le temps est évidemment Wolverine, héros emblématique de cet univers. Il rejoint donc l’équipe qu’il avait complètement snobé dans le précédent volet (Xavier ne manque d’ailleurs pas de lui rappeler son cameo rigolo de First Class) et s’y intègre sans effort. L’inconvénient est que l’équipe « historique », celle du futur n’a qu’un rôle réduit à deux scènes d’action (l’introduction et une partie de la fin). McKellen et Stewart disposent de quelques lignes assez rapides donnant le sentiment d’avoir été limitées au strict nécessaire. En revanche, on profite bien de Lawrence (qui a un rôle plus développé que d’habitude, et c’est tant mieux), McAvoy, Fassbender et Hoult, car le film (et c’est un reproche qu’on lui fait souvent) contient relativement peu d’action en comparaison des nombreux dialogues. Pour ma part, je n’ai pas trouvé que cela nuisait beaucoup au rythme général, car le montage est suffisamment intelligent pour que chaque scène, même parlée, soit utile et efficace. De plus, cela permet d’avoir un rapport plus proche avec le casting et de mieux profiter de son potentiel. Hélas, le parti-pris d’efficacité et l’écriture très lisse, sans relief, des personnages ne permet pas à Singer d’exploiter à fond sa prestigieuse galerie d’acteurs. Attention : je ne dis pas que c’est mauvais, mais seulement que ça manque de piquant. Tout à fait comme Peter Dinklage incarnant Bolivar Trask : le personnage est un méchant sans personnalité suffisante pour faire oublier son brillant Tyrion Lannister de Game of Thrones.

Côté continuité, les choses se gâtent un peu plus. Par un petit tour scénaristique au milieu du film, on nous explique l’absence de tous les autres mutants présents à la fin de First Class. Ainsi, Singer inscrit son film dans la continuité directe de ce dernier. En revanche, les événements des deux Wolverine semblent avoir été totalement occultés. Le Colonel Stryker, présent dans X-Men 2 et le premier spin-off, change une nouvelle fois d’acteur et sa relation avec son mutant préféré paraît ignorer complètement les événements qui les y avaient rapprochés. De plus, la scène-bonus de l’aéroport à la fin du deuxième Wolverine vient contredire complètement l’introduction de Days of future past. SEMI-SPOILER SEMI-SPOILER SEMI-SPOILER SEMI-SPOLIER SEMI-SPOILER Enfin et surtout, dans la scène finale, grâce au changement de continuum temporel, réapparaissent des personnages qui avaient disparu dans X-Men 2 et X-Men 3. En particulier Xavier, dont le corps était carrément vaporisé dans le 3 ! Je veux bien qu’il ait transféré son esprit (cf la scène post-générique d’X-Men 3), mais son corps ??? FIN DU SEMI-SPOILER FIN DU SEMI-SPOILER FIN DU SEMI-SPOILER C’est donc pratiquement toute la série de films sur laquelle Bryan Singer tire un trait complet, bien qu’il en ait été lui-même à l’origine et en ait produit certains épisodes. Que ces problèmes de continuité générale sur la série soient intentionnels ou non, ils n’en demeurent pas moins frustrants pour tout fan. Ils s’ajoutent aux multiples petites incohérences ou facilités internes au scenario qui constellent le film. Passons, par exemple, l’histoire de la balle que Magneto peut faire dévier mais qui ne ressort pas de la jambe où elle s’est logée quand on lui imprime une force magnétique suffisante pour traîner un corps sur le sol. Mais il est difficilement crédible de voir Magneto prêt à exécuter Mystique, sa maîtresse et camarade de lutte de longue date, avec un sang-froid exempt de tout sentiment. Tout comme imaginer un sérum qui corrigerait la paraplégie de Xavier en échange de son pouvoir mental.

Ajoutons à cela une véritable occasion manquée du script : Quicksilver. Voilà qu’on introduit un nouveau mutant fort intéressant et même impressionnant pour ce qui reste probablement la meilleure scène du film, celle dite «de la cuisine». Hélas, après cette extraordinaire séquence, Quicksilver retourne chez lui et n’assistera au reste des événements que par l’intermédiaire de sa télé (véridique : il y a un plan de coupe sur lui pendant la grosse baston finale). Enfin, comment ne pas mentionner l’évasion de Magneto… Bryan Singer avait déjà mis en scène une séquence équivalente dans X-Men 2 et le résultat était impressionnant. Il réitère ici l’exercice, forcément dans des conditions un peu différentes et si l’ensemble est globalement bien réussi (là encore grâce au personnage sous-exploité de Quicksilver), il ne parvient pas à égaler l’original.

De plus, reconnaissons que le film est visuellement très abouti, voire superbe dans sa reproduction des années 70; louons le département « props » pour la pertinence des nombreux détails et vêtements bien trouvés. Hélas, la qualité de cette reconstitution est parfois contredite par quelques éléments assez grossiers, comme le placard secret tout en verre de Trask ou le sous-sol de l’école de Xavier, deux décors dont le design reste trop futuriste pour l’époque. Enfin, les années 70 de Singer semblent avoir accès à une technologie d’étude de l’ADN que les années 90 leur envieraient, que ce soit dans l’analyse des gènes de Mystique ou dans l’exploitation d’une simple goutte de sang. On pourrait certes pardonner chacun de ces éléments pris séparément mais c’est leur accumulation qui finit par laisser une impression de travail bâclé dans l’esprit du spectateur un minimum attentif.

Enfin, parlons plus spécifiquement de ce fameux « Rogue Cut ». Concrètement, Singer s’est fait plaisir en rallongeant quelques bouts de dialogue par-ci et par-là qui rendent les discussions plus cohérentes et redonnent à Omar Sy un peu plus de temps de présence à l’écran, ce qui le rend un peu moins inutile qu’il ne l’était dans la version cinéma. Le gros morceau qui change est la réintégration de la scène de sauvetage de Rogue ATTENTION SPOILERS – ATTENTION SPOILERS – ATTENTION SPOILERS dans le manoir de Xavier. Côté scénario, les héros sont en Chine et voilà que Magneto et Iceman traversent la moitié de l’hémisphère Nord en jet sans se faire repérer par les Sentinelles et en un temps record, alors que Kitty Pride blessée se vide de son sang. Ca pique un peu. La scène elle-même est très bien, et offre une belle mort à Iceman sous les yeux d’une Rogue toujours amoureuse. Du coup, il n’est plus du tout présent dans l’affrontement final avec les Sentinelles. Dans la chambre fortifiée, il ne reste plus que Xavier impotent, Kitty Pride et Magneto blessés, et Rogue occupée à maintenir Wolverine dans le passé. FIN DES SPOILERS – FIN DES SPOILERS – FIN DES SPOILERS. Cette scène finale a été intégralement remontée avec des plans alternatifs chaque fois que Kitty Pride apparaissait. Est-ce que le film change fondamentalement ? Non. Est-ce que cette version est en 3D ? Non Est-ce que l’achat d’un nouveau boîtier vaut le coup… ben, ça dépend de votre porte-monnaie et de votre côté complétiste ou non. Ce n’est pas indispensable, c’est cher payé pour une version alternative, mais c’est aussi une belle version un peu plus complète, qui permet à Singer de retrouver un peu plus de continuité avec ses deux premiers X-Men. A vous de voir.

On attendait beaucoup de X-men : Days of future past, à la fois comme suite et comme retour aux commandes de Bryan Singer, qui avait signé les meilleurs épisodes de la série. Hélas, un scenario écrit un peu hâtivement et surtout trop lisse, dénué d’âme, vient handicaper l’ensemble. Reconnaissons toutefois que, si l’on n’est pas trop regardant, on passe un bon moment en compagnie de nos mutants préférés Simplement, le niveau d’attentes était tel que le risque de déception n'est pas nul.


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