Profil de plume d'encre > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par plume d'encre
Classement des meilleurs critiques: 946
Votes utiles : 253

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
plume d'encre (france)
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10
pixel
Fin de partie
Fin de partie
par Samuel Beckett
Edition : Poche
Prix : EUR 6,80

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Game over, 2 mai 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fin de partie (Poche)
Que serait la vie des quatre derniers hommes sur la terre, après l'apocalypse ? Absurde, bien évidemment. C'est une vision très pessimiste de l'humain que nous livre Beckett, une humanité immobile, enfouie en elle-même, pourrissant sur place sans même s'en rendre compte. Il y a dans cette pièce un cinquième personnage, très important : le silence, tour à tour refuge, excuse, barrière, ami ou ennemi... Il fait ressortir à merveille l'insanité, la vanité des propos humains : si ce qu'ils ont à dire n'est pas plus beau que le silence, alors ils feraient mieux de se taire. L'espèce humaine dans son ensemble ne vaut rien. Mais l'auteur semble tout de même éprouver une certaine tendresse pour ces personnages si particuliers : cela passe beaucoup par l'humour. Pour arriver à apprécier le théâtre de l'absurde, ne pas hésiter à lire et relire ses pièces. Chaque lecture apporte son lot de découvertes...


Lorsque j'étais une oeuvre d'art
Lorsque j'étais une oeuvre d'art
par Eric-Emmanuel Schmitt
Edition : Broché
Prix : EUR 5,90

5.0 étoiles sur 5 Lorsque j'étais vivant sans le savoir..., 2 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lorsque j'étais une oeuvre d'art (Broché)
"Lorsque j'étais une œuvre d'art" est un conte cruel contemporain. Le mal-être propre à notre société y atteint son paroxysme en la personne d'un jeune homme désespéré, candidat au suicide. Il est récupéré in extremis par un étrange Bienfaiteur, qui lui propose un marché non moins étrange : lui faire don de son corps vivant pour le transformer en œuvre d'art. Commence alors le long parcours de souffrance d'une âme qui se croyait perdue mais qui se reconstruit au fur et à mesure de la perte du corps auquel elle appartient.
On pourrait croire ce livre d'une tristesse sans borne. Il n'en est rien ! Nous sommes emportés tout au long de l'histoire par un humour cynique, jubilatoire.
Un excellent moment de lecture pour peu que l'on se laisse aller à partager sans complexe le délire de l'auteur.


La Secte des égoïstes
La Secte des égoïstes
par Eric-Emmanuel Schmitt
Edition : Poche
Prix : EUR 4,90

5.0 étoiles sur 5 Bizarre, 2 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Secte des égoïstes (Poche)
S'il y en a parmi vous qui aiment les histoires bien "tordues", je vous recommande le petit livre d'Eric-Emmanuel Schmitt, "La secte des égoïstes".
Il raconte la vie d'un gentilhomme du XVIIIème siècle, adepte de la philosophie "égoïste", persuadé qu'il est seul au monde et que tout ce qu'il voit autour de lui n'est qu'illusion... Le monde entier ne serait, selon lui, qu'un songe, créé par son esprit et entièrement adapté à sa seule personne. Cette histoire s'imbrique astucieusement dans une autre histoire, celle d'un chercheur essayant de percer l'énigme de cet homme du passé. Le récit devient vite vertigineux et la chute du roman, bouleversante d'humanité...


LE CAUCHEMAR DE SPINOZA
LE CAUCHEMAR DE SPINOZA
par Jacques Teissier
Edition : Broché
Prix : EUR 21,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Tendre et glaçant, 2 mai 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : LE CAUCHEMAR DE SPINOZA (Broché)
Bien que je ne sois pas particulièrement friande de polars, je n'ai pas lu le livre de Jacques, je l'ai dévoré ! Je connais bien le cadre dans lequel il a choisi de faire évoluer aussi bien ses personnages que son intrigue, Montpellier et sa région :un gros plus pour la crédibilité de l'ensemble. J'ai été, dès le début, littéralement happée dans les fils de la double toile tissée par Jacques au fil des pages. Dans une logique diabolique. Rien n'est laissé au hasard, rien ne peut être pris en défaut. Autre point fort : l'humanité palpable des personnages. Ils sont bien plus que des créations manuscrites : des êtres beaucoup plus réels que certains humains que nous côtoyons au quotidien. L'empathie est quasi instantanée, provoquée par l'évocation de leurs fêlures (pour ne pas dire crevasses) intimes. Insoutenables. Ils vivent pourtant avec, belle leçon de vie. Les changements de point de vue dans la narration donnent à l'ensemble un style cinématographique très agréable. Je me prends d'ailleurs à rêver d'une adaptation au cinéma du "Cauchemar de Spinoza". Côté intrigue, il n'aurait rien à envier à un "Shutter Island" !
Je recommande donc chaudement la lecture de ce diamant noir, saupoudré tout de même d'un zeste d'humour salvateur. Et je suis épatée de constater que l'on peut encore conter de "belles" histoires dans ce genre plus que rebattu qu'est le polar. Heureusement, la fin est ouverte : je lirai volontiers la suite ! Patience...


Boomerang
Boomerang
par Tatiana de Rosnay
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Dans le labyrinthe des souvenirs, 2 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Boomerang (Poche)
Tatiana de Rosnay est une conteuse hors pair des temps modernes. Boomerang se présente comme une histoire de destruction(s), puis de reconstruction(s). D'abord sur un plan psychique : Antoine, la quarantaine, a été mentalement détruit par son divorce. Mais sa reconstruction devient possible à partir de sa rencontre avec une femme hors du commun. Ensuite, sur un plan physique : sa sœur est victime d'un grave accident de voiture qui la casse littéralement en miettes. Au fur et à mesure de la consolidation de ses os, elle apprend à consolider également sa vie. Ensuite encore sur un plan mémoriel : les souvenirs d'enfance d'Antoine et de sa sœur ont été volontairement détruits par les adultes de leur entourage afin de garder enterré un secret de famille jugé trop tabou. Mais tout finit par se savoir : les souvenirs reviennent par bribes, peu à peu, et se remettent tout naturellement à leur place, comme des pièces de puzzle manquantes. La dernière destruction est la pire de toutes, car irréversible : c'est celle provoquée par la mort. Mais même elle peut être momentanément reconstruite par la grâce des mains emplies d'amour d'une embaumeuse, maîtresse dans l'art de redonner leur humanité aux défunts (ses "patients") qui lui sont confiés. Ici intervient l'extraordinaire personnage d'Angèle Rouvatier. S'il n'existait pas, il faudrait l'inventer ! Un roman à fleur d'émotion, qui n'hésite pas à parler de la mort dans ce qu'elle a de plus crû, de plus insupportable. La fin agit comme un baume de l'âme. Longtemps après avoir refermé le livre, l'on pense à cette magnifique leçon de vie donnée par la mort en personne, dans un inoubliable baiser métaphorique...

Plume d'encre (Marie Fontaine)


L'étranger
L'étranger
par Albert Camus
Edition : Poche
Prix : EUR 5,80

36 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Intemporel, 2 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
Beaucoup de ceux qui ont lu ce livre ont eu du mal à le comprendre...
Voici quelques pistes, pour vous aider à le découvrir "autrement"...
Tout d'abord, concentrez-vous sur la chaleur omniprésente qui est un personnage à part entière du récit. Cette chaleur écrasante, étouffante, qui engourdit, c'est la métaphore de la vie qui pèse de plus en plus sur les épaules de l'humain, une vie sans cesse alourdie par les us, les contraintes, les bons sentiments à adopter, même si on ne les ressent pas, et les mauvais à fuir comme la peste, même si ce sont ceux-là qui nous font vibrer. Cette vie-là que l'on veut de force vous imposer, est-ce vraiment celle que vous voulez vivre ? Beaucoup croient que Meurseault est un indifférent. En vérité il n'y a pas plus attentif que lui. Il est simplement et volontairement en dehors du schéma de vie que presque tous les humains partagent sur cette planète. Il est l'étranger, en somme...
Ensuite, on suit sa révolte pas à pas, même si elle n'est pas évidente, écrite noir sur blanc. Cette révolte, il faut aller la chercher dans ce qui n'est pas écrit, justement, et pour cela, on ne doit pas hésiter à aller creuser du côté de l'inconscient du texte...
Enfin, "l'Étranger" est le livre de l'éblouissement. Cette lumière vive que l'on se prend dans les yeux sans que l'on s'y attende le moins du monde. C'est une fraction de seconde en dehors du temps et du réel, au cours de laquelle tout peut basculer. En cet instant-là, nous ne maîtrisons plus rien. C'est ce moment que choisit le monstre pour éclater au grand jour. Car sous nos dehors lisses et policés, sommeille cette part monstrueuse de notre humanité, que jamais nous ne parviendrons à totalement éradiquer...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 30, 2014 7:34 PM MEST


Sos Flemmards
Sos Flemmards
par Sandra Ganneval
Edition : Broché
Prix : EUR 15,83

3.0 étoiles sur 5 Premier roman prometteur, 2 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sos Flemmards (Broché)
Joseph et Martial sont deux jeunes hommes de couleur, englués en région parisienne. Ils sont ce que l'on a aujourd'hui coutume d'appeler des "adulescents" : de jeunes adultes qui s'attardent longuement dans l'âge insouciant de l'adolescence.
Joseph est un beau parleur, coureur de jupons invétéré. Martial, plus pondéré, joue en quelque sorte, depuis leur enfance commune, le rôle de garde-fou du premier. Tous deux entrent dans l'engrenage de la vie active, dont les rouages tournent, immuables, depuis des générations : travailler, trouver un logement, consommer, se marier, faire des enfants... Mais on les sent plus que réticents à aller jusqu'au bout de ce schéma. Liberté : ces deux-là y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux. C'est sans compter sur la pression inexorable que la société exerce sur eux, par membres de leurs familles interposés. Le piège qu'elle referme peu à peu autour d'eux finira-t-il par complètement se refermer?
L'écriture volubile de Sandra Ganneval, teintée d'un humour souvent cru qui ajoute au réalisme de son récit, nous invite à la découverte d'une galerie de portraits drôles, attachants, émouvants, auxquels on s'identifie très rapidement.
On se laisse volontiers porter par l'humour de l'auteur, derrière lequel pointe cependant une nostalgie poignante qui apparaît en filigrane entre chaque ligne : le spectre de l'à quoi bon n'est pas très loin. A quoi bon en effet entrer dans le moule ? N'y a-t-il pas possibilité de vivre une autre vie ? Oui, cette possibilité existe, existera toujours pour chacun d'entre nous, mais si peu franchiront le pas, à l'avance découragés par toutes les difficultés à surmonter au long de cet autre chemin.
S.O.S. Flemmards, ou S.O.S. la Vie...

Plume d'encre (Marie Fontaine)


Les Microbes de Dieu
Les Microbes de Dieu
par Melanie Talcott
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un roman agitateur de neurones, 2 mai 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Microbes de Dieu (Broché)
Il est des livres qui ne se contentent pas d'un « j'aime » ou « je n'aime pas » aussi expéditif qu'un clic réflexe sur le désormais célèbre « pouce bleu », apanage d'un certain réseau social sur internet. Il est des livres qui ne s'oublient pas facilement une fois refermés, leurs dernières pages lues. Ce qu'ils contiennent s'immisce irrésistiblement dans l'esprit, le malmène, l'interpelle, le fait douter. Les Microbes de Dieu, de Mélanie Talcott est assurément de cette veine-là.

Le livre s'ouvre sur la mort et la souffrance et se referme sur la renaissance et l'apaisement. Entre ces deux points le lecteur est invité à suivre de multiples chemins, jamais droits, avec chacun son lot de révélations, qui sont comme autant de barreaux à gravir pour s'élever sur l'échelle de la connaissance du monde, miroir de la connaissance de soi.

Tout commence par la chute, au sens propre et figuré, d'une jeune femme, Sasha, photographe de guerre. Son corps et son esprit finissent par craquer d'avoir trop côtoyé l'horreur. Dans l'hôpital psychiatrique où elle se retrouve hospitalisée, c'est une gifle qui lui fait prendre conscience qu'elle a le choix, la gifle de Shamaël, femme surnaturelle qui n'apparaît qu'à ceux capables de la voir, mémoire vivante de l'évolution du principe féminin au sein de notre monde. A travers elle, l'auteur devient archéologue pour remonter en creusant dans les strates de l'histoire, jusqu'aux sources du dérapage originel, responsable du déséquilibre actuel de nos sociétés. L'on découvre ainsi l'existence de l'ordre secret de Magdalena, émanation matérielle de ce principe féminin vital que l'humain s'acharne à détruire, mais qui œuvre malgré tout dans l'ombre depuis la nuit des temps à faire balancier face au mal. Sasha comprend donc qu'elle a le choix. Elle entreprend alors un long périple à travers le monde, au cours duquel elle rencontrera des personnes essentielles à sa volonté de renaissance.

Le voyage de Sasha est le prétexte au développement d'une galerie de personnages hors du commun, à commencer par Neill, homme juste et profondément bon, à qui incombe la charge de remettre sur les rails l'organisation d'une gigantesque association humanitaire, gangrénée de l'intérieur par la folie de ses propres profits. Mais cet assainissement n'ira pas sans réclamer son lot de sacrifices inhumains, paradoxalement.

Les personnages de Mélanie Talcott se confrontent le plus souvent par la parole. Il y a beaucoup d'oralité dans ce roman. Shamaël et Neill, entre autres, n'ont pas leur pareil pour pousser leurs interlocuteurs jusqu'au fond de leurs doutes, de leurs intimes contradictions. Ils favorisent chacun la prise de conscience en donnant la parole à autrui ; la réflexion est menée par le verbe, ce qui n'est pas sans évoquer la maïeutique de Socrate, cette méthode basée sur l'interrogation dont le but est de faire prendre conscience à l'interlocuteur de ce qu'il sait implicitement pour ensuite l'exprimer et l'évaluer. Le lecteur se prend très vite au jeu et finit par à son tour aboutir à sa propre réflexion. Un fait à saluer car force est de constater que peu de livres à l'heure actuelle peuvent se targuer de participer à l'élévation de l'esprit.

L'auteur se sert par ailleurs de la matière des mots de ses personnages pour ériger les piliers entre lesquels se tend la trame de son roman, à la fois historique, sociale, culturelle et spirituelle. Sans condamner ni juger, elle nous dresse à travers elle un état des lieux implacable de notre monde, entièrement dépourvu de la guimauve du politiquement correct. Les Microbes de Dieu n'hésite pas à remettre en cause de nombreuses institutions devenues incontournables dans notre paysage socioculturel, dont font partie certaines célèbres associations humanitaires ayant depuis longtemps oublié que « du bien-être de tous dépend celui de chacun ». Cela pourra choquer et pourtant... Mélanie Talcott est tout simplement une diseuse de vérités qui ne manque pas de courage pour oser écrire tout haut ce que certains, j'ose croire de plus en plus nombreux, pensent tout bas. L'on comprend dès lors l'importance capitale de son livre dans une société comme la nôtre, au sein de laquelle règnent la corruption et la mauvaise foi en maîtresses absolues. Mais pointer du doigt les aberrations de notre société ne suffit pas. C'est pourquoi l'auteur va plus loin en nous proposant un autre modèle, dans lequel chacun est au service de l'autre, pour une mise en pratique réelle de l'adage cité plus haut : le bien-être de tous dépendant de celui de chacun, antithèse d'un individualisme galopant en passe de devenir la norme à l'échelle planétaire. Il s'agit de Ming Men, la Porte du Destin en chinois, vaste organisation imaginée et gérée par Neill. Elle remplace Bergama, malade de ses dérives accumulées au fil des ans. Ming Men utopique ? Peut-être... Quoi qu'il en soit, au point où en est arrivée l'humanité, cela vaudrait vraiment la peine d'essayer un tel modèle.

Le livre de Mélanie Talcott pourra décourager par son ampleur et son ambition, par la richesse et la densité de son écriture, qui vont délibérément à l'encontre de la simplification à outrance caractéristique de notre temps. Mais entreprendre ce long et sinueux voyage avec elle ne décevra pas ceux qui auront le courage de déchiffrer sa pensée effervescente, page après page. Car on sort de cette lecture incontestablement changé, on porte sur le monde, mais également sur notre propre intériorité, un autre regard, plus lucide et plus interrogateur, avec l'ineffable sensation d'avoir étanché une soif que l'on ne soupçonnait même pas avant de commencer à lire, en buvant à la coupe tendue par l'auteur. Je ne vous dirai pas qui sont les Microbes de Dieu qui donnent leur nom au roman, je vous laisse les découvrir par vous-mêmes et vous souhaite de garder à jamais au fond de vos cœurs l'émotion suscitée par les graines d'espoir qu'ils portent en eux, semées un peu partout à la surface de notre bonne Terre.

Plume d'encre (Marie Fontaine)


Mamy Grand
Mamy Grand
par Sylvie Arnoux
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Madeleines joliment nostalgiques, 2 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mamy Grand (Broché)
Dans les pages de "Mamy Grand", de Sylvie Arnoux, pas d'actions se télescopant à un rythme effréné, pas de suspense diabolique, pas de jeune héroïne riche et belle ne sachant plus où elle en est de ses amours avec Pierre ou Paul... Non, rien de tout cela mais une histoire toute simple, écrite avec une plume trempée dans l'encre de la pudeur et de l'émotion, qui captive le lecteur dès les premières lignes.

Mamy Grand est maman, grand-mère et arrière-grand-mère. Elle vit ses dernières heures, dans une maison de retraite. Au cours d'une ultime nuit passée en sa compagnie, l'auteure entreprend un long et paisible voyage, entre présent et passé, en suivant le fil de ses souvenirs. C'est toute son enfance qui renaît, auréolée de ses senteurs et saveurs si familières... Un temps où l'on prenait le temps. De vivre. De découvrir. De partager. D'aimer.

Mamy Grand apparaît derrière chaque souvenir, lien incontournable entre les générations, mémoire vivante de tous les membres, décédés ou présents, qui tissent la toile de sa grande famille. Une femme forte, de caractère, à l'image de la rusticité authentique de son Ardèche natale. Ses doigts de fée savaient tout faire, elle s'intéressait à tout. Elle a pris le temps de transmettre ses savoirs, devenus cadeaux inoubliables pour ses petits-enfants...

Au-delà de ce beau portrait de femme, l'auteure nous offre également quelques émouvantes réflexions sur la mort, la vieillesse : "Quand descend-on du train de la vie pour s'asseoir sur le quai et regarder le temps défiler..." ; ou encore sur les relations si particulières qui unissent une petite-fille à sa grand-mère. Mamy Grand, ou l'invitation à un voyage, le dernier, dans la douce lumière de la pudeur des mots.


Dream Theater : Live At Budokan
Dream Theater : Live At Budokan
DVD ~ Dream Theater
Prix : EUR 26,00

5.0 étoiles sur 5 excellent concert, 1 février 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dream Theater : Live At Budokan (DVD)
Que ce soit l'image ou que ce soit le son, tout contribue à faire passer un bon moment. Les musiciens virtuoses passent du punch à la mélodie avec maestria. Concert de métal progressif inoubliable.


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10