Profil de N. François > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par N. François
Classement des meilleurs critiques: 2.399
Votes utiles : 76

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
N. François "Joe Strummer 94" (Paris, France)
(VRAI NOM)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5
pixel
Live at the Roxy 1981
Live at the Roxy 1981
Prix : EUR 17,35

3.0 étoiles sur 5 Les chats écorchés, 10 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live at the Roxy 1981 (Album vinyle)
Prise de son saisie au roxy d'Hollywood en 1981. Ce témoignage vaut par l'énergie phénoménale que ce trio dégageait sur une scène. Les 10 titres en attestent sans sourciller. Quelques reprises bien senties, ainsi que des extraits de leur 1er LP foudroyant composent cet opus. Malheureusement, certains n'en sont pas : RUNAWAY BOYS, STORM THE EMBASSY pour ne citer que ceux-là et qui figurent parmi mes préférés… Et la prise de son est digne d'un bootleg d'une qualité moyenne, ce qui gâche quelque peu le plaisir ressenti. On peut le regretter. C'est bien dommage car l'objet a de la gueule (superbe pochette) et les musiciens y sont excellents. SETZER est un gratteux époustouflant et les deux autres ne sont pas manchots pour autant. En effet, ils concourent à rendre le son des CATS d'une rare efficacité, tout en ayant une approche du rock and roll sensible et bestiale. Belle prouesse ! Certainement pas un indispensable, mais un LP intéressant.


Sandinista!
Sandinista!
Prix : EUR 12,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le plus PUNK de tous !, 23 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sandinista! (CD)
"Je ne veux aucune discussion avec toi au sujet des notes. Je te laisse le soin de juger par toi-même. Surtout, n'oublie pas d'écouter tes "CLASH". A toi de voir pour ton avenir!!!!" Voici le petit mot doux et acidulé découvert posé sur le lit de ma chambre un jour de juin 1983, alors que je rentrais du lycée. Il faut dire que mon bulletin trimestriel, reçu pas la poste (internet n'existait pas encore), était pitoyable. Ma maman chérie nourrissait les plus grandes inquiétudes quant à mon devenir.

Que voulez-vous, j'étais entré en religion CLASH et the CLASH était ma raison de vivre ou pas. Je ne suis pas assez ingénu pour déclarer qu'il a changé ma vie, mais toujours est-il qu'il a contribué à me galvaniser, me faire aller de l'avant, moi l'ado mièvre, sans personnalité avérée, emprunté et tellement gauche… Même à mon pire ennemi s'il existe, je ne lui souhaite pas de vivre l'adolescence qui fût mienne. En ce sens, il a certainement été pour moi une thérapie salvatrice ! Je me souviens, déambulant dans les rues, flanqué de mon T SHIRT à l'effigie du groupe, la tête haute et tellement fier de compter parmi leurs fans...

Ecouter the CLASH a été une formidable découverte et notamment SANDINISTA ! que certains ont injustement moqué en raison de sa longueur et, soi disant, de sa lourdeur responsable disaient-ils d'une indigestion… Je me demande encore laquelle ? Pour autant, il m'a permis de découvrir le Reggae, la Funk, la Soul et tant d'autres musiques dont le schéma musical, pensais-je à tort, me rebutait. Aussi, a-t-il été un formidable opus pédagogique et un révélateur de mes goûts dissimulés. Je peux dire que SANDINISTA ! m'a ouvert la voie du REGGAE, musique dont je suis devenu féru.

Le groupe aura mené une lutte homérique et acharnée contre leur label afin que cet opus sorte à un prix réellement cassé. Cela inspire, en ce qui me concerne, un respect stratosphérique. En Angleterre, il était vendu à moins de 6 livres et en France on pouvait le dégotter à un peu plus de 70,00 francs. N'oublions pas qu'il était triple ! Non content de cette exigence, il a accepté de ne percevoir aucune royaltie sur les 200000 premières copies vendues pour qu'un tel dessein se réalise. Oui, vous avez bien lu, pas 2000, ni 20 000, mais bien 200 000 pour un disque qui de par son format n'était pas destiné à faire un carton commercial. Il n'y avait donc aucun coup de pub, ni stratégie pécuniaire ourdie liée à cette démarche qui était complètement intègre. D'aucuns parlèrent alors d'un suicide en bonne et due forme. De même, la tournée mondiale qui s'en suivit fut baptisée "IMPOSSIBLE MISSION", les donneurs d'ordre de CBS n'ayant pas voulu soutenir le groupe financièrement, si bien qu'à la fin de celle-ci, il en est sorti complètement exsangue, débiteur et dépité, d'autant qu'il s'engageait scrupuleusement toujours à payer lui-même les artistes qui assuraient sa première partie ! Subséquemment, Joe STRUMMER se verra refuser un prêt immobilier pour l'acquisition d'une bicoque à la fin 1981.

La presse anglaise fut impitoyable et s'acharna tant et plus à démolir SANDINISTA ! comme rarement elle l'avait fait auparavant et même après. Le groupe y fut qualifié de "CLASH poseur", "CLASH guimauve". On lui reprocha d'avoir trahi la cause et retourné opportunément sa veste. Pourtant, difficile d'être plus PUNK au niveau de la démarche et de l'intransigeance, marque de fabrique du quatuor. On se souvient que le groupe y fit face avec dignité et sans se dégonfler. Ailleurs, l'accueil réservé fut plus positif avec notamment l'obtention du prix de la rock critique en France en 1981.

Après le choc de LONDON CALLING, le CLASH se devait de sortir un disque marquant et je pense qu'il remplit largement son office. Prenez la face 6. A l'époque, je me disais mouais… les CLASH ont un peu exagéré, avec ces versions instrumentales, ces dubs truffés d'écho, ces reprises alternatives, pourtant réellement sublimes (VERSION PARDNER, notamment). Or dorénavant, c'est peut-être une des faces que je préfère. LIVING IN FAME est un reggae dont on ne soupçonnerait pas l'origine des musiciens, blancs de surcroît. La section rythmique, SIMONON et HEADON, est aussi incandescente qu'un stiff rougeoyant qui passe fébrilement de main en main dans un studio des bas fonds de KINGSTON. D'ailleurs, le CLASH a entrepris d'enregistrer quelques pistes in situ qu'il n'a pu mener à son terme du fait de la violence et corruption inouïe qui y régnaient à ce moment, marquées par une campagne électorale qui sentait le soufre. Seul, le fantastique JUNCO PARTNER a pu être gravé au studio CHANNEL one, antre légendaire d'enregistrement de cette île à l'attractivité éprouvée. De fait, il exprime cette frustration dans le morceau KINGSTON ADVICE, morceau au style inimitable et flamboyant ! A l'époque, beaucoup ont cru que le regretté MIKEY DREAD était devenu le 5e CLASH. En effet, il est archi présent sur le disque et a superbement aidé le groupe à s'affranchir de ses limites en offrant des morceaux de choix : ONE MORE TIME/ONE MORE DUB, l'un des sommets du disque et quel sommet qu'il a coécrit avec les 4 londoniens. Mais pas seulement, figurent aussi LIVING IN FAME, justement, dont il est au chant, IF MUSIC COULD TALK fabuleux dub/reggae aux cuivres luxuriants, sans oublier THE EQUALISER. De plus, l'expérience se poursuivait sur scène où il était cordialement invité par le groupe à interpréter les lyrics de BANKROBBER et ARMAGEON TIME, autres immenses morceaux reggae pour une orgie musicale de très grande classe.

Ben, vous me direz, et le rock and roll dans tout ça ? Il est présent. SOMEBOBY GOT MURDERED, mélodieux à souhait dont le texte est magnifique. Il a inspiré STRUMMER après qu'il ait découvert en bas de chez lui la commission d'un crime horrible d'un pauvre veilleur de nuit, assassiné juste pour quelques livres. POLICE ON MY BACK reprise fort réussie des EQUALS avec ces guitares qui carillonnent et appellent à l'urgence. Eddy GRANT dira que les CLASH en avaient parfaitement saisi toute la substance et les adoubera pour cette version. UP IN HEAVEN est également remarquable, mélodieux et solaire, THE LEADER assure complètement dans une mouvance rockabilly, de même que MIDNIGHT LOG. Il faudrait encore beaucoup écrire pour évoquer ses 36 morceaux ! Comment toutefois, ne pas mentionner le magique MAGNIFICEN SEVEN dont le texte pessimiste préfigurait les conditions de travail que beaucoup connaissent actuellement. A un degré moindre, bien qu'assez proche musicalement, il est permis de citer LIGTNING STRIKES dans un style débridé de funk/rap. THE CALL UP est une grande chanson, anti militariste. La pop émerge aussi à la faveur des morceaux tels que STREET PARADE (que les BEATLES à leur apogée auraient pu écrire), CHARLIE DON'T SURF dont la mélodie est irrésistible. Ces quelques notes de piano en introduction annoncent un morceau à la structure étonnante : il débute par le refrain ! REBEL WALTZ est une valse étonnante que j'associe au fameux GOLDEN BROWN des STRANGLERS dans un tempo plus échevelé. Il y a aussi ces titres à l'influence caribéenne dont LET S GO CRAZY qui a dû décontenancer plus d'un PUNK ! WASHINGTON BULLETS et son texte vindicatif envers toutes les dictatures, qu'elles soient de droite ou de gauche. BROADWAY est également une grande chanson à l'introduction jazz recelant un texte noir et dépressif. HITSVILLE UK est cette mélopée pop, traversée de choeurs d'enfants célébrant l'arrivée des labels indépendants en Angleterre. SOMETHING ABOUT ENGLAND dans une belle expression pop s'inquiète de la montée de l'intolérance et de la mise à l'index de l'étranger au Royaume Uni. VERSION CITY semble aller dans tous les sens pour finalement toucher sa cible : une mélodie intrusive qui chatoie les esgourdes les plus récalcitrantes ! LOOSE THIS SKIN, interprété par Tymon DOGG, vieux complice de STRUMMER, tutoie le rock punk celtic déjanté que les géniaux POGUES coucheront plus tard sur vinyle. Le FUNK explose aussi, avec notamment IVAN MEETS GI JOE dans un style iconoclaste, interprété par Topper HEADON, musicalement au sommet de sa forme.

Enfin, je trouve que cet opus a magnifiquement vieilli, lui qui peut s'enorgueillir d'une production non datée, ce qui est un gage de qualité d'autant qu'il a été produit par le groupe lui-même aidé de MIKEY DREAD. Le dernier morceau SHEPHERDS DELIGHT qui clôture l'album est remarquable dans un style non identifiable ou presque. S'agit-il sans doute d'un dub acoustique aux arpèges cristallines. Il m'évoque la nostalgie et la fulgurance du temps qui passe. Fulgurance toujours et encore 35 ans après, je suis fan du CLASH et SANDINISTA ! conserve une place particulière dans mon coeur. Alors, objectivement, combien cet album regorge de mauvais morceaux ? Certes, il n'est sans doute pas PARFAIT, mais il respire la joie de vivre, l'envie de créer, de s'affranchir du carcan stéréotypé du rock et de la volonté d'aller de l'avant, sans se retourner sur le passé ou tenter opportunément de le capitaliser. Bien sûr, ses contempteurs ironiseront sur ce surplus, coupable à leurs yeux d'une auto complaisance narquoise et inappropriée. Au moins, ont-ils eu le courage d'aller jusqu'au bout de cette démarche. Cependant, l'ensemble est une réussite totale si l'on tient compte également de la volonté du groupe d'avoir mis tout en oeuvre, à son DETRIMENT, afin de le rendre accessible du plus grand nombre. Sans doute, n'a-t-il pas la cohérence d'un LONDON CALLING, ni même sa verve… pourtant il le dépasse en raison de son ouverture musicale, de sa probité inaltérable et de sa foi en ce qu'il offre un album réellement unique et magnifié par une cohorte de styles qui laisse pantois et parfois admiratif.

Même l'objet est magnifique dans sa livrée vinyle. La photo de la pochette en noir et blanc représente le groupe, cliché pris dans un endroit sombre et désaffecté de LONDRES. Un beau livret comportant les textes des paroles, avec une BD en guise d'illustration y figure aussi ! Un bien bel objet.

Je voudrais dédier cette chronique à Sylvie C professeure d'anglais émérite qui m'a fait découvrir et aimer passionnément the CLASH. Je la dédie également à mes parents qui ne sont plus de ce monde et qui ont souvent fait preuve d'une grande tolérance lorsque j'écoutais cette "musique de dingue", "il nous barbe avec ses CLASH" qu'ils disaient... Qu'ils en soient éternellement remerciés. Et bien sûr au groupe lui-même, responsable de m'avoir fait passer de réels moments de bonheur.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 8, 2015 6:14 PM MEST


Vu De L'Extérieur
Vu De L'Extérieur
Prix : EUR 25,65

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Oh, SERGE !!!, 4 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vu De L'Extérieur (Album vinyle)
Mon album préféré de GAINSBOURG sorti en 1973. Commercialement, à sa parution, il a fait un bide retentissant auprès du grand public. Conséquence, il a fréquenté scandaleusement les affaires soldées, comme le BERLIN de Lou REED, autre immense "perdant" de l'année ! A telle enseigne, que la maison de disque l'a débaptisé au mitant des années 70 pour le renommer JE SUIS VENU TE DIRE QUE JE M'EN VAIS alors qu'à l'origine son titre était VU DE L'EXTERIEUR, titre accrocheur s'il en est et qui est inclus dans cet album. En effet, elle pensait ainsi pouvoir doper les ventes... Les 10 chansons constitutives de cet opus sont toutes dignes d'intérêt. Elles parlent de solitude, de rupture amoureuse, d'aigreur, de désillusions et Serge en connaissait un rayon…

Il n'y a que GAINSBOURG capable de pondre une merveille telle que "la poupée qui fait" dont le thème un brin scatologique évoque le pipi/caca et toutes les turpitudes propres à un moutard, sans tomber dans le grotesque et la vulgarité gratuite ! Et c'est aussi un superbe hommage rendu à sa fille, Charlotte, qui venait de naître. Les musiciens sont excellents et la production tient superbement la route, n'étant guère datée. Un incontournable absolu aux relents de chef d'oeuvre ! A l'époque, qui s'en est rendu compte ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 14, 2015 9:03 PM CET


Let's Dance
Let's Dance
Prix : EUR 7,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 BOWIE, the come back, 26 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Let's Dance (CD)
Let's dance let's dance let's dance. Dansons, dansons, dansons !!!! Impossible de ne pas avoir entendu ce morceau à la radio lors du printemps/été 1983, à moins d'habiter sur la planète Mars (life on Mars, do you remember ?) Cet album a consacré le grand retour de David Bowie, après quasiment 3 ans d'éclipse et la sortie du remarquable SCARY MONSTERS (en 1980).

Il faut dire que BOWIE, une nouvelle fois, s'est remarquablement entouré. Stevie RAY VAUGHAN officie à la guitare solo et le reste des musiciens est composé d'une brochette de remarquables solistes dont l'excellent Carmine ROJAS à la basse. La production quant à elle a été confiée à Nile RODGERS qui lui aussi fait des gammes à la guitare. Le son est forcément typé années 80, mais curieusement cet album a plutôt bien vieilli et s'écoute encore de façon agréable plus de trente ans après sa parution. La magie du Maître ? Allez, savoir… Pour autant à y regarder de plus près, force est quand même de constater qu'il ne contient que 8 titres dont… 3 reprises. Léger, non ? Il y a d'abord le cultissime CHINA GIRLS, censuré à l'époque. En effet, le clip y afférent présentait quelques scènes de sexe considérées comme osées, donc bannies des ondes de MTV relatives à certaines séquences… De plus, il figurait déjà sur l'excellent LP d'Iggy POP (The IDIOT de 1977) dans une version sobre, dépouillée, voire étouffante bien qu'enthousiasmante, laquelle n'a rien à voir avec cette livraison taillée immanquablement pour la bande FM, même si le résultat, à bien des égards, est remarquable. Réécoutez le solo de RAY VAUGHAN qui, comme me le disait à l'époque mon ami de lycée Yann PECHIN (dernier brillant guitariste en date de BASHUNG, salut Yann), "prend littéralement aux tripes". Il y a eu également dans une version légèrement différente le très bon titre CAT PEOPLE, morceau utilisé pour une BO d'un film (la Féline en 1982) dans lequel jouait Nastassja KINSKI et paru seulement quelques mois auparavant, donc autant dire pas une nouveauté. Certains, dont votre fidèle serviteur, l'avaient acheté en single ou maxi… Enfin, la troisième reprise est excellente et s'intitule CRIMINAL WORLD que BOWIE magnifie par son interprétation classe et renversante… Et puis, parlons quand même des choses qui fâchent : le titre SHAKE IT est de mon point de vue complètement raté, en tout cas loin des critères de qualité propres à BOWIE et il fait tâche ! WHITOUT YOU est seulement moyen et même si la mélodie que ce morceau recèle n'est pas désagréable, il n'est certainement pas mémorable. Reste cependant les sublimes MODERN LOVE avec sa rythmique foudroyante, son phrasé immédiatement reconnaissable entre mille, LETS DANCE (si si si que certains dénigraient à l'époque) dont le sens du rythme chaloupé enivre et donne follement envie de bouger, RICOCHET et cette guitare qui fait des merveilles, chatoie les esgourdes, entrelacs de notes dont se disputent la paternité RODGERS et RAY VAUGHAN alors que l'interprétation de BOWIE décolle et capte inexorablement l'attention de l'auditeur…

Alors, pour autant, doit-on considérer que c'est un incontournable de BOWIE ? Je ne sais pas mon capitaine, vous me mettez dans l'embarras, mais quand on aime… Toujours est-il qu'en 1983, ce disque est énormément passé sur ma platine. J'ai apprécié sa production, certes par trop démonstrative, mais intelligente en ce qu'elle a de subtil et de précis, les singles qui en ont été extraits et ce come back (presque) inespéré d'un artiste majeur du rock. J'ai eu la chance de le voir à l'hippodrome d'Auteuil en live, flanqué de ses fidèles serviteurs aux guitares, Carlos ALOMAR et le génial Earl SLICK et j'en conserve un souvenir ému, même si insidieusement la démesure commençait à poindre au détriment des concerts donnés dans des salles de dimension humaine. C'était l'époque aussi durant laquelle les maisons de disques avaient décidé de faire racheter opportunément aux consommateurs leur catalogue : le passage du vinyle au CD et écoper des bénéfices incommensurables. L'ère du business sur le monde de la musique était déclarée.

La suite malheureusement sera triste et artistiquement l'état de grâce terminé. En effet, les années 80 à venir seront un véritable naufrage pour cet artiste réellement hors pair. Cependant, comme tous les grands, il aura l'occasion de se ressaisir et de quelle façon. Mais là, c'est assurément un autre débat !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 19, 2015 7:53 PM CET


Ramones
Ramones
Prix : EUR 9,98

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 spontané et efficace, 25 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ramones (CD)
Au risque d'en choquer plus d'un, je trouve que ce disque est d'une efficacité pop rarement atteinte. Oui, pour moi, cet opus est plus pop que punk ! Et cela n'est absolument pas une insulte car il résulte d'un savoir faire inouï et atteint largement sa cible de par son accessibilité et fraîcheur : faire admettre qu'entreprendre du rock and roll n'est pas la seule panacée de musiciens gradés et est à la portée du plus grand nombre. Fini les plages de 15/20 minutes empreintes de solos de batterie à n'en plus finir qui ornaient ces pistes d'un mortel ennui. Quand il est sorti en 1976, il a constitué un formidable parangon pour toute la scène punk londonienne en devenir. Les PISTOLS, le CLASH et bien d'autres s'en sont inspirés et ont commencé pour certains à accomplir leurs gammes à partir de cette oeuvre qui est MAJEURE, juste avant de produire leur propre matériel. Les morceaux qui le composent sont courts (of course !) et diablement efficaces, enfin la musique populaire retrouvait ses lettres de noblesse et le rock devenait urbain et adoubé par tous ces gosses des rues de NEW YORK, LONDRES, PARIS et de bien d'autres villes du monde. On ne remerciera jamais assez les RAMONES d'avoir été parmi les précurseurs de cet état d'esprit, prélude à enfanter d'autres formations essentielles. D'ailleurs, STRUMMER avec ses Mescaléros, lors de sa dernière tournée, reprenait sur scène BLITZKRIEG BOP en rappel à la mémoire de JOEY. Emouvant et forcément classieux. Merci les RAMONES pour votre immense contribution au rock and roll incandescent et éternel !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 14, 2015 6:19 PM CET


Rise & Fall of the Clash
Rise & Fall of the Clash
DVD ~ Rise & Fall of the Clash
Prix : EUR 11,90

2.0 étoiles sur 5 Fan, mais objectif, 24 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rise & Fall of the Clash (DVD)
Ce DVD sur les CLASH est à proscrire. En effet, la traduction est digne d'un élève médiocre de classe de seconde ! On a l'impression d'une juxtaposition du mot pour mot anglais/français et cela donne envie de détourner le regard pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue britannique ! Le contenu n'apporte rien qu'on ne sache pas. A ce propos, le documentaire de Don LETT (WESTWAY TO THE WORLD) est autrement plus intéressant (et mieux traduit) que celui-ci et plus complet. Cependant, il s'interrompt en 1983, soit au moment de l'éviction de Mick JONES. Pour en revenir à ce DVD, il évoque également la période 1983/1985 après les départs de Mick JONES et de Topper HEADON et de la fin inexorable du groupe, d'où une part de son intérêt. Le manager, Bernie RHODES, a pris le pouvoir et manipulé Strummer, lequel s'est incroyablement laissé délester de tout sens critique. Lorsqu'il recouvrera ses esprits et aura compris la perfidie éhontée mise en oeuvre par RHODES visant à parvenir à ce dessein, le groupe aura disparu corps et âme et le rendra perclus de remords jusqu'à la fin de ses jours, nonobstant un fabuleux come-back entrevu avec ses fameux mescaleros en 1999 ! Parmi tous les intervenants qui jalonnent ce documentaire, je retiendrais particulièrement les propos de la belle Viv ALBERTINE, membre émérite des SLITS, laquelle est particulièrement inspirée dans la tenue de ses analyses. Enfin, le moment le plus fort de celui-ci est incontestablement la saillie émouvante et très touchante de Vince WHITE (l'un des deux guitaristes avec Nick SHEPPARD qui a remplacé Mick JONES) qui, quasiment en larmes face à la caméra, évoque avec force le grand morceau que CLASH a produit à cette époque (1985), le sublime THIS IS ENGLAND que le temps a fini par considérer à sa juste valeur, c'est à dire tel un classique du groupe, alors qu'à sa sortie il a été moqué et étrillé ! On se demande encore bien pourquoi… Dernier sursaut marquant d'un groupe essentiel dans l'histoire du rock and roll !


Blazing Away
Blazing Away
Prix : EUR 7,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Lettre à Marianne, 1 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blazing Away (CD)
Chère Marianne,

Je voudrais vous dire à quel point votre disque est étonnant et magnifique. Etonnant car il comporte un titre splendide - mine de rien - enregistré en studio (BLAZING AWAY le bien nommé) au milieu de ce set capturé LIVE dans une cathédrale à New York. Merveilleux car certaines des versions ici présentes dépassent en intensité et en émotion leur homologue studio, je pense notamment à WHY D'YA DO IT, tout simplement belle à pleurer comme l'est du reste votre voix si éprise de liberté et d'une sincérité que d'autres ne font qu'effleurer. J'écoute religieusement AS TEARS GOOD BY et je me dis que même les STONES ne sont pas parvenus à atteindre une telle intensité tragique, laquelle se dégage de votre interprétation frappée au coin d'une tendresse infinie ! Je ne parlerais pas des autres standards qui jalonnent cet opus tant, pour la plupart, ils sont devenus des classiques absolus que la jeune génération revendique comme héritage. Vous interprétez divinement bien "Les Prisons du Roy" dont les paroles élégiaques sont scandées dans la langue de Molière dans une diction qui force le respect et l'admiration. Comme certain(e)s, j'ai la faiblesse de vous avouer que je vous ai connue sur le tard, à la faveur de votre remarquable LP "A CHILD'S AVENTURE" sorti en 1983, nimbé d'une mélancolie à faire chavirer le cœur des potentats et fanatismes de tout poil qui mettent à mal notre existence. S'agit-il de propos ingénus ? Peut-être, mais la musique n'est-elle pas destinée à adoucir les mœurs ? Et la vôtre remplie à merveille cet office. Aussi, depuis, me suis-je toujours précipité sur les disques que vous n'avez cessé de sortir et dont le dénominateur commun est la persistance dans la qualité, à croire que la médiocrité vous est étrangère.

Pour en revenir à ce LIVE, vous êtes admirablement accompagnée notamment de votre fidèle acolyte qui vous suit depuis BROKEN ENGLISH, Barry REYNOLDS. Je pense également à Fernado SAUDNERS à la basse, instrument qu'il a tenu à la faveur des productions de Lou REED (voir BLUE MARK de 1982) ou bien encore à Marc RIBOT à la guitare. L'ensemble est compact, homogène, sans temps mort et séduisant. Il s'en dégage une impression de sérénité qui concourt à rendre ce LIVE bien plus qu'attractif, c'est à dire nécessaire et intemporel.

Vous êtes belle Marianne, authentique, aimant la vie et votre passion pour le rock and roll faite d'honnêteté et de profondeur reste intacte, autant de qualités intrinsèques qui m'incitent à vous révéler que je suis amoureux de vous.

Merci pour tout Marianne.


You Can'T Hide Your Love Forever
You Can'T Hide Your Love Forever
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Classe made in GLASGOW, 28 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : You Can'T Hide Your Love Forever (CD)
Année 1982. Certains esprits chagrins osent dire que c'était la bérézina pour le rock and roll. Pourtant, Dieu merci, mine de rien, il y'a eu le JAM, le STRANGLERS, le CLASH, le XTC, le GUN CLUB, le FLESHTONES, le VIOLENT FEMMES, le BIRTHDAY PARTY, le SPRINGSTEEN, le DAMNED, le DEXY'S, le CURE, les J & M JACKSON, le COSTELLO, le CHURCH, le GLADIATORS, le BASHUNG, le DOGS (TOO MUCH CLASS peut-être le meilleur d'entre eux cette année là), excusez du peu etc… Que certains me pardonnent si je n'ai pas cité ceux qui auraient mérité de l'être tant la liste est longue. Et évidemment, il y a eu ce bijou venu de GLASGOW dont peu s'en sont fait l'écho alors qu'il le mérite au centuple. Edwyn COLLINS, le chanteur et leader charismatique de ce combo, n'a peut-être jamais aussi bien chanté, y compris à l'aune de sa carrière solo fort bien maîtrisée et menée avec classe. Les compositions qui constellent ce joyau sont de toute beauté. Le style d'abord, il se situe à l'intersection du rock, du funk, de la soul et de la pop corrélé à une réussite qui confine au chef d'oeuvre. Comme tous les grands classiques (oui, oui c'en est un), il n'y a aucun titre ne serait-ce que moyens tant ils sont forts musicalement et super bien troussés. Ils s'immiscent dans un recoin de votre cerveau et n'en sortent plus, leur mélodie vous colle comme un sparadrap pour votre plus grand plaisir et flatte vos sens de manière profonde et durable ! La section rythmique est d'une redoutable efficacité et le bassiste sans avoir l'air d'y toucher accomplit des prodiges. Voilà un type qui sait ce que "slaper" veut dire, ce qui donne à cet opus une coloration très funk de bon aloi, aidé par un guitariste sobre, mais cependant efficace alors que le batteur maîtrise ses fûts avec maestria et finesse. Plus de 30 ans après, ce réceptacle de perles sonne non daté car il a été remarquablement produit. En effet, il est peu aisé d'imaginer qu'il s'agit d'une production des 80's.

Plusieurs singles auraient pu en être extraits et ce disque aurait mérité de rencontrer plus qu'un simple succès d'estime tant public que critique. Alors, est-ce dû à la défaillance de la maison de disque qui ne l'a pas assez promu ? L'atonie des radios qui ont été trop timides en matière de diffusion ? A la pusillanimité des "rocks critiques" trop engourdis qui n'ont pas su prêcher la bonne parole ? Je n'en sais rien, mais je vous recommande néanmoins de sauver cet opus du néant car il le mérite amplement. C'est une hérésie totale que ce type d'album demeure dans l'anonymat, pire c'est une injustice. Il est grand temps de la réparer et c'est la raison pour laquelle je lance un avis à la population : disque à re découvrir absolument à la faveur d'une fantastique réédition. Excellente Orange goûteuse, il va sans dire.

L'écouter, c'est l'adopter. Classe et intemporel. Merci Messieurs.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 22, 2015 12:26 PM CET


Nebraska
Nebraska
Prix : EUR 9,98

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le rock de la solitude, 4 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nebraska (CD)
Certains, sur ce site, l'ont déjà divinement chroniqué. Par conséquent, je m'attellerais à dire dans quelles conditions j'ai fait l'acquisition de ce manifeste et le contexte qui y a présidé. Au retour de vacances, en août 1982, je suis tombé sur une critique panégyrique publiée dans ROCK AND FOLK. Sous la plume pertinente de Laurent CHALUMEAU (merci de me corriger si je me trompe), il était dit que cet album était super, qu'il n'avait rien à voir avec le précédent que le chroniqueur considérait telle une flaque d'eau ! Interloqué, je ne comprenais pas d'autant que j'avais usé jusqu'à la corde THE RIVER, double album qui est passé certainement le plus sur ma platine (avec SANDINISTA ! de CLASH) à cette période. Ca tombait bien, puisque les deux avaient été désignés meilleur album rock de l'exercice 1981 par l'ensemble des critiques de l'hexagone, 1) SANDINISTA ! 2) THE RIVER ! Avais-je à ce point bon goût ? Alors, comment pouvait-on disqualifier un album du calibre de THE RIVER ? Je cherche encore, bien que les goûts et les couleurs...

NEBRASKA était décrit comme un LP recelant 10 vignettes sociales de l'Amérique des laissés pour compte, lesquels ne trouvaient pas grâce aux yeux de la politique libérale menée par R. REEGAN, tenant d'une politique fiscale favorisant les plus riches. De plus, il était acoustique et enregistré dans des conditions "artisanales" sur un simple magnétophone, SPRINGSTEEN ayant renoncé à l'électrifier. Remarquez, mon ami Alain, fan du Boss, ne l'appréciait pas et seul ATLANTIQUE CITY remportait son adhésion. CHALUMEAU parlait avec maestria de HIGHWAY PATROLMAN, morceau dont il faisait un parallèle avec le feuilleton TV américain débile aux relents patriotiques à deux balles diffusé sur les écrans français, le summum de l'héros populiste alors que dans son texte Bruce met en exergue la difficulté de la concorde familiale. Ce récit met en scène deux frères aux activités antagonistes : l'un déviant et délinquant, l'autre flic. Comment faire son boulot sans mêler les liens du sang qui ont forcément une influence sur les décisions prises par un représentant de la loi ? Les autres titres étaient mis également à l'honneur par ce journaliste talentueux qui a eu l'intelligence de les situer dans un contexte économique lourd et annonçant une ère nouvelle, celle du libéralisme à outrance ceint du rouleau compresseur du capitalisme. Nous étions au début des années 80.

J'ai donc été l'acheté à la FNAC et l'ai payé 40,00 francs, prix orange nouveauté, les plus anciens s'en souviendront : la FNAC ramenait la TVA à 7% au lieu de 33,33% sur les nouveautés. Posé sur la platine, les premiers passages m'ont dérouté, voire déçu. Pas de single potentiel, pas d'orchestration rock au sens classique du terme, tout le contraire de ce qu'avait fait Bruce jusqu'à présent. Néanmoins, après plusieurs écoutes, il ne m'a plus quitté. J'ai été ébranlé par cette oeuvre qui a constitué une révélation. JOHNNY 99 narre cette histoire improbable de ce type licencié de chez FORD. Criblé de dettes qu'il ne pouvait plus honorer, il a pété les plombs et flingué un veilleur de nuit. Conséquence, il a été condamné à 98 ans de prison et demande à subir la peine capitale. Ce titre eut un impact énorme, une dimension considérable sur mon état d'esprit alors que j'étais très jeune. STATE TROPPER n'a cessé de trotter dans ma tête et m'a bouleversé : cette histoire m'a hanté. Elle évoque un type qui conduit au petit matin sur une autoroute du NEW JERSEY blême, morne et déserte dont les reflets de la voûte du ciel sombre se réfléchissent sur le pare brise. Sa supplique est de ne pas se faire arrêter par les flics, lui qui file vers sa nana. Il tempête contre les émissions diffusées par la radio qui n'ont de cesse de causer et implore le bon Dieu que la marée chaussée du coin ne vienne pas lui chercher des carabistouilles... Il a cette saillie en fin de chanson : "Hiho Silver, délivre-moi de ce nulle part !" Elle est restée ancrée définitivement dans ma mémoire. Dans le film DE ROUILLE ET D'OS de Jacques AUDIARD, j'ai entendu ce titre électrifié pour la première fois et l'ai trouvé également sublime. Où pourrais-je le dégotter dans cette version ? OPEN ALL NIGHT m'a également touché. Pour cette chanson, BRUCE a utilisé une guitare électrique puisqu'il s'agit du morceau le plus enlevé de l'album. Il relate la relation conflictuelle d'un salarié lambda avec son employeur, lequel prend un malin plaisir à lui mettre des bâtons dans les roues, destiné à lui pourrir son quotidien. A telle enseigne qu'il n'hésite pas à le changer d'équipe et lui faire intégrer celle de nuit par pur sadisme. Je pourrais évidemment citer toutes les chansons tant elles sont fortes et distillent des textes sertis de ces histoires quotidiennes souvent vécues par les "déclassés" (quel mot ignoble), à la véracité ancrée dans la réalité, celle de l'ère REEGAN. Même la pochette est sublime. Elle est gatefold (version vinyle) et comporte la traduction française de tous les textes. Bon, s'il y a un reproche à faire à ce disque, ce serait de ne pouvoir l'écouter dans toutes les circonstances de la vie. C'est un opus fort, prenant et il demande une écoute quasi religieuse.

Ce LP prouve que la noirceur peut être empreinte d'une beauté similaire à une mine d'or éclairée à la bougie. IMMANQUABLE.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 15, 2015 7:16 PM CET


Trenchtown Mix Up
Trenchtown Mix Up
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 REGGAE POP ET TOP, 28 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trenchtown Mix Up (CD)
Franchement, ce disque sorti en 1976, soit durant le fameux âge d'or du reggae et ce n'est pas usurpé, est d'une beauté à couper le souffle. Ce trio insuffle une magie propre à rendre ces 11 morceaux indispensables, lesquels s'enchainent pour former un tout d'une qualité homogène et rarement entendue. On peut parler de 11 singles potentiels dont la reprise de MARLEY (REBEL) est tout simplement stratosphérique. C'est simple, vous l'écoutez et les mélodies qu'il recèle ne vous quittent plus. Il a contribué à me faire aimer le reggae et en ce sens je considère qu'il a été pour moi une oeuvre fondatrice à l'apport de mon appétence non seulement pour ce genre musical, mais également pour la musique de qualité. La section rythmique qui accompagne ce trio divin est de feu et ses compétences musicales ne souffrent aucune critique. Oui, vous l'aurez compris, je le considère comme un incontournable absolu de la musique en général car comme le chantait notre JJ GOLDMAN national, quand la musique est bonne...

Les LP's suivants seront également d'une excellente qualité, ce groupe n'étant par enclin à produire des disque de piètre consistance. Toutefois, celui-ci est d'une alacrité, d'une attractivité à nulle autre pareille et son acquisition est plus que recommandée, elle est obligatoire ! Je l'aime passionnément.


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5