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Contenu rédigé par N. François
Classement des meilleurs critiques: 1.771
Votes utiles : 155

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Commentaires écrits par
N. François "Joe Strummer 94" (Paris, France)
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S-Midnight Runners
S-Midnight Runners

5.0 étoiles sur 5 Beauté cachée, 28 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : S-Midnight Runners (CD)
"Les grandes marques ne doivent pas rester anonymes" tel était le slogan publicitaire d'une très bonne marque de HI FI dans les années 80. Or cet adage est tout à fait à même de s'appliquer à ce disque sorti en 1988 dans une indifférence générale, hélas ! Pourtant, en 10 titres parfaits, Kevin ROWLAND met tout le monde d'accord et confirme son immense talent de songwriter. Prenez par exemple WALK AWAY. Il est tellement bon qu'on croirait entendre un classique. Et on se dit "tiens, c'est certainement une reprise". Or il s'agit bien d'un morceau originel composé par Kevin ROWLAND ! Magnifique. Evidemment, il a changé de sphère musicale et s'est éloigné de l'énergie démentielle qui caractérisait les disques des DEXY'S MIDNIGHT RUNNEURS, ainsi que du feeling tant apprécié figurant au creux des sillons de leurs opus. Il n'y a quasiment plus de cuivres, lesquels constituaient l'ADN de ce merveilleux groupe. Le changement de personnel est notable, mais ça, c'est une constance chez le bonhomme. Pour autant, dans une veine plus pop, voire crooner bien mise en valeur par le grain si particulier qui caractérise sa voix, ce LP ne doit pas rester dans l'anonymat. Il constitue pas moins le prélude à de grands moments d'écoute, assortis de plaisirs primesautiers. Ainsi, ce serait faire injure à la musique et à ce formidable artiste. Ecoutez-le, il est très nettement supérieur à la plupart de ce qui se faisait à l'époque et dont les ventes s'effectuaient par containers entiers, soit des artistes que tout le monde a fort logiquement peu ou prou déjà oubliés. Ce disque est resté confidentiel et seuls quelques initiés l'ont sorti des limbes des bacs. Redonnez-lui une seconde chance, il le mérite et vous ne serez pas déçu.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 14, 2015 8:08 PM CET


Everybody Knows This Is Nowhere
Everybody Knows This Is Nowhere
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Beauté immédiate..., 26 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Everybody Knows This Is Nowhere (CD)
L'acquisition de ce disque fut le prélude à une belle rencontre. En effet, au milieu des années 90, j'achetais mes vinyles chez un petit disquaire situé à la porte d'Orléans, lequel a depuis malheureusement disparu. Alors que je m'apprêtais à m'offrir le UNPLEGGED de Neil YOUNG qui venait de sortir, je me suis adressé à Jean Do BERNARD* qui était présent en tant qu'ami du propriétaire de la boutique. Evidemment, je ne le connaissais pas et lui ai demandé ce qu'il pensait de ce disque car j'avoue mon inculture crasse, mis à part HARVEST, à l'époque, je ne connaissais pas Neil YOUNG. Comment était-ce possible pour quelqu'un passionné comme moi par le ROCK AND ROLL ? Etrange. Et si je me suis subitement intéressé à ce disque, c'est que j'avais lu d'excellents papiers à son sujet. D'emblée, il m'a fait savoir qu'il était fan du bonhomme ! Il m'a entrainé vers les bacs à disques et en a extrait deux : REACTOR de 1981, disque sous-estimé et pourtant bon de la discothèque du LONER et surtout le fameux EVERYBODY KNOWS THIS IS NOWHERE dont il est ici question. Il m'a dit : "prends-les, tu ne regretteras pas. Ils constituent une priorité". Voilà comment je suis reparti de la boutique, fièrement, avec ces deux LP's sous les bras ! Exit le UNPLEGGED que j'aurai l'occasion d'acquérir plus tard !

Et là, mes amis, quelle claque. Ce disque a eu l'effet d'un véritable TSUNAMI. D'abord, il y a ce son, sauvage, agressif qui amoindrit à mon avis la portée du GRUNGE : son géniteur est bien Neil YOUNG et Kurt COBAIN l'avait compris. Il a remisé son ancien groupe THE ROCKETS, pour en former un nouveau qui fera date : THE CRAZY HORSE qui l'accompagne toujours sur scène de nos jours ! Les musiciens y sont EXCELLENTS et on peut mesurer leurs convergences, leurs aptitudes communes si bien qu'on a l'impression qu'un seul homme joue : l'alchimie parfaite fonctionne entre ces musiciens qui produisent un rock and roll d'un niveau époustouflant. Juste après la sortie du premier effort éponyme du canadien, ce disque l'a suivi de quelques mois. Le résultat a bouleversé la planète rock. Comment ai-je pu passer à côté de cette rivière de diamants plus de 25 ans durant ? Vous me direz que mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas ? Etait-ce aussi un jour de chance puisque la copie achetée correspond à l'original français payé à l'époque le prix d'une bouchée de pain.

Comment parler de ces titres tant ils frisent tous l'excellence ? Prenez COWGIRL IN THE SAND et DOWN BY THE RIVER. Ils m'ont ému, bouleversé, fait remiser mes certitudes et modifier la hiérarchie de mes goûts musicaux. Ces duels de guitares quasi physiques, addictifs entre Neil YOUNG doté de sa GRETSCH magique et le regretté et talentueux Dany WHITTEN, compagnon de route du LONER dont la disparition tragique le hantera éternellement. Je n'en revenais pas et retournais régulièrement m'abreuver à cette source de jouvence comme si je découvrais de nouveaux standards de qualité ! Quelle baffe ! Paraît-il que lorsque Neil les a composés, il était couché avec 40° de fièvre. Est-ce la raison pour laquelle ils demeurent si fiévreux, si corrosifs et éternellement incontournables ? Le reste de l'album est du même acabit avec des titres aussi marquants tels que ce CINNAMON GIRL, immense standard repris par quantité de groupes ou le lugubre, mais néanmoins tragiquement beau, RUNNING DRY (REQUIEM FOR THE ROCKETS). Etait-ce sans doute une ode à la disparition de son premier groupe, THE ROCKETS, titre pour lequel l'utilisation d'un violon rend cette impression de tristesse encore plus palpable s'il en était besoin. L'enregistrement s'est effectué directement live en studio et cette perception d'un groupe qui joue sans filet est caractéristique d'un rock and roll abrasif et orgastique. La production quant à elle à été confiée à son fidèle acolyte, David BRIGGS, malheureusement disparu en 1995, et Neil lui-même. Autant dire qu'elle est convaincante 46 ans après son avènement !

Depuis, vous l'aurez compris, cet opus fait égoïstement partie de mes disques de chevet et je le réécoute quand la notion de plaisir est abondante et pressante. Il fait partie aussi de ces quelques opus à l'aune desquels la concurrence peut être jugée, souvent défavorablement ! Inutile d'ajouter que j'ai comblé le vide présent dans ma discothèque. En effet, j'ai acquis tous les standards de Neil YOUNG et l'ai consacré comme l'un de mes héros. Régulièrement, je suis sa production et ai eu la chance d'assister à deux de ses concerts, tous les deux remarquables, flanqué qu'il était du CRAZY HORSE. J'apprécie son intégrité, sa démarche quasi PUNK : je fais ce que j'ai envie de faire et quand je le veux, sans égards aucun pour les compagnies de disques ! A ce sujet, j'aimerais préciser une anecdote : en 1982 ou 1983, alors qu'il était interviewé dans ROCK AND FOLK, le journaliste lui demandait s'il aimerait rejouer avec STILL, CROSBY & NASH, le LONER répondit : "non, je préfèrerais jouer avec des groupes actuels, des groupes dotés d'une énergie spontanée" et de citer les CLASH avec lesquels il aimerait jammer. Je l'avais relevé en tant que fan du groupe, mais malheureusement pour moi, je n'avais pas pour autant poussé l'investigation jusqu'à me plonger dans la discographie luxuriante et qualitative du canadien. Aussi, ai-je perdu plus de 10 ans !

Je voudrais dédier cette chronique à Jean Do BERNARD sans lequel mon appétence immodérée pour Neil YOUNG ne serait sans doute pas celle-ci. A Neil YOUNG lui-même pour sa passion intangible pour le rock and roll et tous ces moments de bonheur prodigués à l'écoute de ses disques frappés du sceau de la qualité et du plaisir. Enfin, à STEFY pour ses encouragements, son ouverture d'esprit et sa passion pour cette musique.

*Jean Do BERNARD est rock critique. Il a notamment publié Neil YOUNG En remontant la rivière, aux éditions Alternatives & Parallèles en 1997. Si tu me lis Jean DO, mille merci.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 15, 2016 2:53 PM CET


Don't Stand Me Down
Don't Stand Me Down

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chef d'oeuvre méconnu, 25 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Don't Stand Me Down (CD)
Je ne sais pas vous, mais moi quand j'ai écouté ce disque pour la première fois en 1985, date de sa sortie, j'ai été très déçu. Il faut dire que ce groupe avait sorti coup sur coup deux chefs d'oeuvres absolus : SEARCHING FOR THE YOUNG SOULS REBELS et TOO RYE AY, respectivement parus en 1980 et 1982. Ces disques sont assurément à considérer parmi ce qui s'est fait de mieux sur la galaxie rock des années 80, rien de moins ! Pourtant après plusieurs écoutes, le miracle a jailli, insidieusement, mais sûrement : cet opus s'est avéré au moins aussi bon que les précédents. Pourquoi ? Tout simplement parce que son accès est moins évident et demande un certain temps d'adaptation, comme si une musique arrivée à maturité, haute en couleurs, ce qui est son cas, venait à contrarier nos certitudes bien ancrées. Je sais, c'est étrange d'évoquer un disque de cette manière. Pour autant, il m'a fallu cette expérience pour accréditer favorablement celui-ci et le considérer comme le chantait si bien Mike SCOTT, THE BIG MUSIC ! Musique rock, soul, rythme and blues, northern soul, mais éternellement magnifique et marquante.

Il ne recèle que 7 morceaux plutôt assez longs, mais quels morceaux ! Ils vous entraînent dans une sorte d'ivresse dont il est impossible de se lasser. Kevin ROWLAND, ce despotique, cet acariâtre, cet ours mal léché, ce sacripant, mais néanmoins génial auteur/compositeur, a une nouvelle fois changé, à de rares exceptions près, le line up de ses musiciens, lui qui avait si bien su trouver la formule magique pour créer un groupe de premier ordre lors de ses efforts antérieurs. Pourtant, à nouveau, la magie opère. Il aurait, par exemple, auditionné des dizaines et des dizaines de batteurs afin de sélectionner celui qui seyait le mieux à ce projet et effectivement le résultat est notablement convaincant grâce à la participation de Tim DANCY. Son beat est à la fois empreint de force et de subtilités, mélange propre à magnifier cette musique organique et soyeuse que irriguent magistralement les sillons de ce vinyle. Que vous ayez un énorme et tenace chagrin au tréfonds de vous, certains titres sont à même de vous faire verser toutes les larmes de votre corps, alors que d'autres sont un véritable appel à la joie de vivre et un adjuvant au bonheur. Oui, cette musique recèle une AME et est jouée et enjouée passionnément par des musiciens talentueux. Malheureusement, aucun single potentiel a fait office de locomotive, si bien que l'album s'est très mal vendu, ce qui est irrémissible au regard de ses qualités intrinsèques. Pour autant, est-ce à l'aune de ses ventes que l'on considère la qualité d'une oeuvre ? Je ne le pense pas et c'est heureux car ce disque est apodictique, tant son indice de qualité est élevé.

La pochette originale montrait un groupe photographié en costard cravate et peigné à la perfection comme s'il s'agissait de requins financiers issus de la CITY de LONDRES assistant à une réunion de la plus haute importance ! Etait-ce sans doute un magistral bras d'honneur destiné au conformisme ambiant ! Alors, si vous ne le bousillez pas, si vous ne vous le faites pas piquer, si vous ne le perdez pas, ce LP pourrait être un redoutable postulant à la constitution de vos quelques disques de chevet. Si cette chronique un tant soit peu bancale peut être de nature à convaincre quelques uns(e) d'entre vous à le réévaluer comme il se doit, je serais alors le plus heureux de la terre, rien de moins. Il le mérite tellement !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 15, 2015 5:27 PM CET


The Monsanto Years
The Monsanto Years
Prix : EUR 6,99

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Rock and roll never die, 9 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Monsanto Years (CD)
Nous pouvons avoir la banane : cela fera plus de 20 ans que le grand Neil n'avait pas sorti un disque aussi convaincant. Mis à part le qualitatif PSYCHEDELIC PILL de 2012, il semble bel bien que les derniers en date qui soient hautement recommandables sont SLEEP WITH ANGELS de 1994 et MIRROR BALL de 1995, accompagné qu'il était à l'époque des jeunots de PEARL JAM, à la faveur d'une orgie musicale pas piquée des hannetons. A leur sortie, ces opus furent fort logiquement acclamés par la presse musicale et adoubés par le public.

Ce LP est une mine d'or à ciel ouvert où les trésors sont légion. Ce n'est pas le fameux CRAZY HORSE qui l'accompagne, mais un groupe de musiciens composé de jeunes loups dont le loner en tire toute la substance rock and rollienne, PROMISE OF THE REAL. Et les gars se surpassent pour faire le job, s'arrachent et se mettent en danger ! Ca percute, ça cogne, ça joue, ça suinte par tous les pores de la peau l'énergie démentielle. La sensibilité n'en demeure pas moins à fleur de peau : incontestablement leur ADN est rock and roll, pour notre plus grand bonheur ! Quel plaisir d'écouter ces blancs becs avec à la baguette le maestro !

L'album commence très fort avec A NEW DAY FOR LOVE, long morceau de près de 6 minutes qui donne lieu à des duels de guitares émérites, avec toujours ce son de GRETSCH si caractéristique de l'instrument de Neil. Juste le temps de se poser avec un titre acoustique aux effluves bucoliques dont Neil a le secret (WOLF MOON) et on repart sur les chapeaux de roue avec un morceau accrocheur et enjoué, PEOPLE WANT TO HEAR ABOUT LOVE, mon favori. Voilà une musique qui n'arrondit pas les angles ! BIG BOX remet le couvert et offre plus de 8 minutes de félicité, empreint d'un rock and roll corrosif et tellement jouissif qu'on croirait entendre un vieux standard de Neil YOUNG ! Seuls deux ou trois titres peuvent être considérés de moindre attractivité, mais que l'ensemble est bon. A ROCK STAR BUCKS A COFFEE SHOP s'inscrit dans cette mouvance parfaitement maîtrisée : titre enlevé et percutant, mâtiné d'une mélodie qui s'incruste durablement dans notre vortex mémoriel. D'aucuns diront que Neil, dans le passé, a fait beaucoup mieux. Et alors ? N'est-ce pas le temps présent qui compte ? Ce disque est un miracle, il jouit de plus d'une production remarquable, quasi vintage : en 2015, c'est appréciable et gageons que dans le futur certains le citeront comme une référence absolue. Ce disque a certainement été enregistré live en studio dans un temps record. Ca sent la spontanéité, l'urgence, le rock and roll, quoi !

NEIL a 69 ans. Avec ce disque, il s'insurge contre les pratiques illicites et déloyales entreprises par certains géants de l'industrie (ici en l'occurrence MONSONTO et STARBUCKS) dont la puissance financière est un sauf conduit à la commission de tous les excès, au mépris des règles déontologiques les plus élémentaires ! Aucune pitié pour les plus faibles, ceux qui ont a subir ces méfaits dans une indifférence relative, parfois faute de moyens pécuniaires pour faire valoir leurs droits les plus essentiels. Peut-on parler alors d'un monde juste ?

Ce disque est un combat et rend son auteur infiniment respectable. On peut même parler de combat d'utilité publique. Et quand on arrive à concilier aussi bien l'utile à l'agréable, je dis bravo ! Merci Neil YOUNG.

La photo de la pochette intérieure est sublime. On y voit le groupe répété. Le cliché est légèrement flou et a vraisemblablement été exécuté a l'aide d'une fisheye pour un résultat convaincant, le tout rehaussé d'une couleur sépia du plus bel effet. En plus, c'est un très bel objet (version vinyle)
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 21, 2015 8:05 PM MEST


Fujifilm XE2 + 18-55mm Appareil numérique Expert à Objectif Interchangeable 16,3 Mpix X-Trans II Écran 3" Viseur EVF à 2,36Mp (HF) + Objectif XF-18-55mm Noir
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Proposé par affaires-Multimédia
Prix : EUR 984,74

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Appareil d'école, 7 octobre 2015
Cela fait maintenant 1 an que je le traine régulièrement avec moi. Autant ne pas tourner autour du pot : il est remarquable à bien des égards. Evidemment, si votre souhait est de prendre 10 photos à la seconde, de faire le point plus rapidement que votre ombre et de ne vous consacrer qu'à la prise de vue sportive, alors passez votre chemin ! Ce n'est pas l'appareil fait pour vous. En revanche, si vous souhaitez prendre le temps de vivre, d'opter pour la discrétion et surtout de privilégier la qualité photographique, vous pouvez faire affaire avec lui ! Il se démarque des appareils plus ambitieux dans le sens où il semble posséder une âme. Entendez par là, que c'est un appareil fait pour être dirigé par un humain et non l'inverse d'où ce côté pédagogique et accessible que j'apprécie tant.

Non content d'être beau et racé avec ce look vintage qui sied bien à ses proportions, il est d'excellente finition. Ses menus sont intuitifs, ce qui simplifie l'interphase utilisateur/boîtier. Son autofocus, sans être aussi véloce que ce qui se fait de mieux chez la concurrence, est incisif et accroche bien les scènes, y compris par faible éclairage. La balance des blancs est efficace, ainsi que les automatismes dont il dispose. Rarement ai-je été pris en défaut...

De plus, FUJI a l'intelligence de ne pas prendre ses premiers clients pour des pigeons, si bien que ce produit peut être régulièrement amélioré via des firmwares. Par exemple, le viseur électronique OLED de bonne qualité au départ, a pu déjà faire l'objet d'une avancée significative grâce à la fourniture d'un firmware disponible sur le site et gratuitement téléchargeable. Ainsi, les scènes visibles saccadées (agaçantes) ont disparu pour laisser place dorénavant à des situations figées. Quant à l'écran, il est satisfaisant en termes de qualité. Cependant, il aurait gagné à être inclinable et non fixe ! L'ensemble s'en serait trouvé plus attractif.

J'ai la chance de pouvoir l'utiliser avec un 23 1.4, soit l'équivalent d'un 35 et je peux attester d'un résultat de très haute volée. Certes ce caillou n'est pas donné, mais peut-on considérer qu'il s'agit d'un achat définitif, que l'on commet qu'une seule fois dans sa vie. J'utilise également les très bons 55 200 (impressionnant au vu du rapport qualité prix), 18 55 et l'excellent 10 25. Les clichés sont très bons jusqu'à 1600, voire même 3200 iso parfaitement utilisables.

Enfin, et ce n'est pas la moindre de ses qualités, il est tout à fait exploitable en JPEG et n'a guère besoin de post traitement, les clichés étant souvent satisfaisants à l'aune de cette production sans qu'il soit utile d'y revenir et de perdre un temps précieux.

Le point à améliorer serait selon moi l'autonomie qui reste correcte, mais sans plus. A ce prix, on ne peut pas demander la lune !

P.S : depuis le mois de février, les heureux possesseurs de cet appareil peuvent télécharger directement sur le site FUJI un firmware de mise à jour et le résultat est époustouflant. En effet, l'AF est amélioré et l'interface complètement changée, si bien que la lisibilité des informations est plus claire, ainsi que l'aspect pratique grandement amélioré. En fait, les utilisateurs de ce modèle bénéficient en partie des améliorations consenties sur le nouveau modèle baptisé XE 2S qui n'est qu'une (petite) évolution de ce modèle. Merci FUJI, vous ne prenez pas vos premiers clients pour des zozo.


Avalon
Avalon
Prix : EUR 9,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 divine surprise, 6 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avalon (CD)
Ce disque est un miracle. Après les deux relatives déceptions des albums antérieurs, MANIFESTO & FLESH BLOOD, celui-ci est d'un tout autre niveau. Produit au printemps 1982, il a su séduire à la fois la presse musicale et le public. Il est composé de 10 morceaux d'une beauté crépusculaire et capiteuse. Qu'ils soient lents ou rapides, ils vous collent tel un sparadrap et n'en sortent plus de votre mémoire auditive. La production est d'une qualité exceptionnelle : à la fois sophistiquée et précise, elle permet cependant aux musiciens d'exprimer leur talent sans qu'ils en soient bridés. Et cette communication joviale, ce plaisir de jouer s'entend.

AVALON, dans un registre lent, est un titre qui déclenche une passion peu commune, en tout cas une adhésion totale. La mélodie nimbée de voix féminines est renversante et correspond à un standard de qualité peu fréquent. Les morceaux plus enlevés ne sont pas en reste. On peut citer pèle mêle les excellents TAKE A CHANCE WITH ME, TO TURN YOU ON, TRUE LO LIFE, MORE THAN THIS etc' tous dotés d'une section rythmique qui accomplit un boulot d'orfèvre. On est vraiment dans une inspiration rock et pas un seul titre de ce remarquable opus est du remplissage : chacun conserve une place de choix et justifie sa présence.

Après la reprise de LENNON, JEALOUS GUY, par ROXY, en 1981 en hommage à l'artiste assassiné, beaucoup ne s'attendait pas à un retour si pertinent juste après la diffusion en boucle de ce titre. De mon point de vue, ROXY MUSIC venait de sortir l'un des disques les plus flamboyants de sa carrière pourtant très riche en pépites.

Merci Messieurs.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 8, 2015 1:03 PM MEST


Seventeen Seconds
Seventeen Seconds
Prix : EUR 19,00

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Glace et beauté, 3 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seventeen Seconds (CD)
Sorti au printemps 1980, ce disque constitue la trilogie de CURE avec FAITH (1981) et PORNOGRAPHY (1982). Bien que ces deux oeuvres aient leurs qualités intrinsèques et soient également recommandables, 17 SECONDS reste le chef d'oeuvre absolu du groupe. Certains morceaux qui le composent sont dans le genre, voire au-delà, ce qui se fait de mieux. Sans doute qu'à 21 ans, le peu disert et ténébreux Robert SMITH n'avait pas conscience qu'il venait de pondre un chef d'oeuvre : les morceaux justement, tels que A FOREST, M, AT NIGHT, IN YOUR HOUSE, PLAY FOR TODAY, SECRETS, 17 SECONDS ont marqué durablement des auditeurs du monde entier de par leur propension à s'insinuer durablement dans leur mémoire, évoquant à la fois le spleen, la fragilité, mais aussi la beauté rendue palpable grâce à des compositions qui font mouche.

Certes, on peut être en droit de préférer le premier effort sorti en 1979, soit THREE IMAGINARY BOYS, fragile et plein d'une savoureuse énergie punk dont la liste de chansons remarquables est sidérante : 10.15 SATURDAY NIGHT, KILLING AN ARAB, BOYS DON'T CRY etc' Ou bien PORNOGRAPHY dont le propos est d'une puissance telle que que l'on est à quelques encablures du suicide. Pour autant, s'il devait en rester un, ce serait bien ce nitescent SEVENTENN SECONDS, tellement marquant qu'il en est indispensable.

A cette époque, THE CURE était une formation qui évoluait en trio. Pour cet enregistrement, elle a fait appel à un quatrième membre aux claviers, M. HARTLEY dont la contribution sur le résultat final est tout de même limitée. Il a accompagné le groupe lors de la tournée qui a suivi. Outre Robert SMITH au chant et à la guitare et à l'importance essentielle au droit de ce projet, il faut souligner le rôle décisif du bassiste Simon GALLUP dont le jeu subtil et précis fait merveille sur ces titres. Son rayonnement est tel que son jeu serait reconnaissable entre mille, preuve d'une maturité indéniable et d'un style personnel qu'il doit à son unique talent. Pour ma part, je suis très fan de AT NIGHT, titre dans lequel la basse tient un rôle prépondérant : à la fois féline, lourde, menaçante, n'annonce-t-elle pas ce changement politique en cours en Angleterre et l'arrivée du gang THATCHER au pouvoir ? Bien sûr, il s'agit d'un sentiment personnel. Quant au batteur, Lol TOLHURST, il est égal à lui-même. A savoir, jeu toujours aussi dépouillé et sobre, pas de fioritures, précis et appliqué, il sied parfaitement à ce projet à telle enseigne qu'on peut croire parfois que ce sont des boîtes à rythme qui officient. Personnellement, dans l'esprit, il me fait penser au batteur qui joue sur THE IDIOT d'Iggy POP, Dennis DAVIS.

Le titre éponyme SEVENTEEN SECONDS, conclut en beauté ce LP indispensable. Sobre, mélancolique, évanescent, intrusif et jouissif, ce morceau démontre l'étendue du génie mature de Robert SMITH, lequel en l'espace de plus de 3 minutes, par cette composition élégiaque, parvient à bouleverser davantage que certains ne le font sur la durée d'un disque complet.

C'est un disque que je recommande évidemment. Par la suite, nonobstant d'incontestables réussites pour certaines d'entre elles, les productions de CURE ne m'ont plus jamais touché à ce point. Ce disque fait partie de mes trésors cachés.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (12) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 15, 2016 10:23 PM CET


Rock the Casbah : Le son de The Clash
Rock the Casbah : Le son de The Clash
par Pierre-Frédéric Charpentier
Edition : Broché
Prix : EUR 23,00

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ouvrage définitif sur THE CLASH ? Passionnant !, 25 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock the Casbah : Le son de The Clash (Broché)
Tous les titres des CLASH sont scrutés à la loupe pour un résultat époustouflant. Evidemment, c'est un ouvrage qui est destiné à leurs fans, mais peut également intéresser ceux ayant des accointances avec ce genre musical. Cependant, Pierre Frédéric CHARPENTIER, l'auteur du livre, a accompli un travail de recherche formidable et qualitatif. Moi qui modestement en connais un petit rayon sur ce quatuor que j'affectionne, j'y ai appris des choses que j'ignorais jusqu'alors ! Les faces B les plus obscures du groupe sont évoquées, ainsi que les circonstances qui ont présidé à leurs enregistrements ! Ce sens du détail se retrouve quant à l'interprétation live de leurs innombrables morceaux : pour chacun d'entre eux, il est précisé s'ils ont été joués sur scène ou pas et durant quelle période, avec quels musiciens, quels collaborateurs et quel était le sujet abordé. Certaines paroles sont (bien) traduites, rendant la compréhension plus aisée. Une véritable mine d'or pour le passionné. Chose incroyable : même les titres jamais enregistrés en studio sont passés ici au crible ! Qui dit mieux ? Un travail assurément d'historien dont l'intéressé a la qualité de par sa profession. Bravo !

De plus, des comptes rendus de certaines prestations scéniques y figurent aussi et donnent un aperçu de l'évolution du groupe entre 1976 et 1985. On y apprend que les CLASH étaient considérés comme PERSONA NON GRATA lors d'un fameux concert donné à Hambourg le 20 05 1980. En effet, une partie du public leur avait enjoint de ne plus jouer de morceaux punks tant il considérait que les musiciens avaient trahi la cause et étaient devenus corrompus. Nous étions alors en plein tumulte de leur album phare, LONDON CALLING, le LP qui leur fît perdre quelques fans de la première heure, mais lequel lui en fit gagner bien d'autres. Le groupe n'étant pas du genre à céder au diktat, il n'en fît qu'à sa tête et joua des morceaux emblématiques de leurs deux premiers albums dans une ambiance tendue et électrique. Qui allait céder le premier ? Excédé par un type qui n'eût de cesse de l'insulter tant et plus durant une bonne partie du concert, Joe STRUMMER descendît de scène et administra à l'infortuné avorton un coup de télécaster sur le coin de la figure. Le type, le visage en sang, dut être évacué et le chanteur, qui regretta par la suite son geste, conduit au poste de police alors que le concert était devenu incontrôlable. Le plus surprenant, dans cette affaire, c'est qu'un flic présent lui a donné raison ! Incroyable... était-ce un fan du groupe ? On ne le saura sans doute jamais. Cette petite anecdote illustre la profusion d'informations qu'on peut trouver avec plaisir dans cet ouvrage fort bien documenté.

Pour autant, certaines appréciations ne m'ont pas convaincu. Par exemple, je trouve que la B side de ROCK THE CASBAH, LONG TIME JERK, est vraiment réussie alors que l'auteur parle à son sujet d'une régression de créativité musicale dont le fait saillant serait la simplification du jeu du formidable batteur qu'était Topper HEADON. Son talent (réellement immense) fut ruiné par une dépendance excessive aux drogues les plus dures. Je pense au contraire que la présence de cette piste justifie l'achat de ce 45 tours, titre qui est un croisement heureux entre ROCK THE CASBAH et RADIO CLASH ! Il me semble aussi assez sévère avec NORTH AND SOUTH, chanson issue de CUT THE CRAP, qu'il qualifie de morceau complaisant. Or, pour ma part, je trouve que la mélodie qui s'en dégage est d'une beauté sidérante. J'aimerais en écouter plus souvent de ce calibre... SEAN FLYNN de COMBAT ROCK, ne trouve pas non plus grâce à ses yeux, bien que pour moi, il s'agisse d'un bon morceau méconnu. Pas un standard du groupe, certes, mais une piste satisfaisante ne serait-ce que par le traitement du sujet abordé, l'histoire d'un reporter de guerre disparu au début des années 70 et certainement assassiné par ses geôliers au Cambodge. Bon, maintenant les goûts et les couleurs peuvent se discuter et ces divergences nourrissent le débat, ce qui peut le faire avancer ! De plus, SOMBEBODY GOT MURDERED, titre de SANDINISTA ! est entièrement dévolu à Mick JONES, texte et musique. Or, il semblerait bien que les paroles soient l'oeuvre de Joe STRUMMER, lequel avait découvert en bas de son immeuble, baignant dans son sang, le corps d'un pauvre veilleur de nuit assassiné pour quelque livres... A contrario, il loue justement la qualité d'un single qui n'a jamais vu le jour en vinyle dans sa version studio : IN THE POURING RAIN qui pour une raison opaque et incompréhensible ne figurait pas sur le dernier disque en date du groupe, CUT THE CRAP. Il existe une seule version LIVE sur un EP 4 titres peu diffusé, ainsi que sur la BO JOE STRUMMER, THE FUTURE IS UNWRITTEN, sortie en 2007 en CD. Il le considère, à juste titre, comme étant un des meilleurs morceaux jamais écrits par le groupe, toute période confondue. La force de la mélodie alliée à l'énergie toute en retenue déployée par le CLASH le rend effectivement indispensable et addictif. Le batteur ayant succédé à Terry CHIMES, PETE HOWARD, y est excellent et est considéré à juste titre comme le meilleur musicien du groupe à ce poste, derrière la fine fleur du genre, le génial Topper HEADON. On a une idée du résultat qu'aurait eu le LP, CUT THE CRAP, s'il avait pu bénéficier d'un meilleur traitement en studio. Hélas, Bernie RHODES, le manager, s'est échiné à tout saccager en y introduisant des boucles électro, des boîtes à rythmes lourdingues sur la plupart des morceaux alors qu'il disposait d'une section rythmique excellente ! Pour s'en convaincre, il suffit de réécouter la face B du maxi THIS IS ENGLAND, soit DOT IT NOW et SEX MAD ROAR, morceaux sur lesquels le groupe joue à l'unisson live studio. Eux ne sont pas pollués par des artifices électroniques qui plombent des pistes de l'album ! Reste le sublime THIS IS ENGLAND plébiscité, à juste titre, par l'auteur pour sa qualité mélodique et son texte au vitriol sur les années THATCHER d'une cruauté innommable pour les plus démunis. "La dernière grande chanson des CLASH", dixit Joe STRUMMER. Elle est en fait une protest song de haute volée.

Nous étions en 1985. Les U2, SIMPLES MINDS and co allaient durablement occuper le devant de la scène musicale, du moins dans la conscience collective et allaient vendre des tonnes de disques et remplir les stades' Ils allaient de plus "institutionnaliser" le rock. On parlait alors du retour du "rock héroïque"' Lequel ? Et la fin du CLASH était définitivement prononcée.

Je tiens à remercier sincèrement Pierre Frédéric CHARPENTIER pour son investissement colossale, sa passion pour le groupe, potentiellement communicative, et l'intelligence de ses textes qui m'ont permis parfois de remiser mes certitudes ; pas toutes, mais certaines !
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Different Class
Different Class
Prix : EUR 6,99

5.0 étoiles sur 5 purs joyaux, 23 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Different Class (CD)
Que voulez vous, quand un type écrit un chef d'oeuvre tel que BABIES (1992), il ne peut qu'avoir du talent. Cette magnifique pop song, superbement bien troussée, relate ce que nous avons tous vécu (ou presque) : qui n'a jamais eu des vues ou fantasmé sur la grande soeur de son pote ? Alors, me direz-vous, quel est le lien avec ce disque dont il est ici question ? Eh bien, il ne contient que des pépites de ce calibre. En effet, il est remarquable par son lyrisme et son intemporalité en ce qu'il est essoré de tout surplus et scories qui encombrent bien des albums à la réputation surfaite. Il faut dire que la production a été confiée à l'excellent Chris THOMAS, producteur émérite notamment en 1980 du brillant PRETENDERS ! Ca aide toujours...

Sorti en 1995, soit en plein débat BLUR/OASIS, il se pourrait pourtant que ce groupe, plus discret, mais néanmoins terriblement talentueux, leur damne le pion. Chaque titre est révélateur d'un songwriting de grande classe, très grande classe. Les singles sont imparables : DISCO 2000, COMMON PEOPLE mâtinés de textes d'une intelligence éloquente, inféodés à des mélodies finement ciselées, lesquelles procurent un plaisir quasi animal. De même, l'ensemble forme un réceptacle d'une qualité unique dans son genre. Pas un seul titre a la faiblesse d'être d'un niveau moyen. Ils révèlent un phrasé mélodique que le temps - déjà 20 ans - n'a en rien altéré. Entre les morceaux lents et ceux plus échevelés, il s'apprécie sans compter. Les musiciens y sont excellents et je pense notamment à la délicieuse Candida DOYLE, gravement malade dès son plus jeune âge (elle souffrait dès 16 ans de l'arthrite). Elle a su s'affranchir du poids de la douleur physique pour devenir une musicienne accomplie et incontournable au sein d'un groupe qui ne l'est pas moins. Quel courage ! Quelle abnégation ! Du reste son témoignage dans le film qui est consacré au groupe est d'une force et sincérité qui m'ont personnellement ébranlé et ému.

Voilà des gens sains, comme vous et moi (du moins je l'espère), pétris de talent, mais qui ne se la racontent pas ! Qui déambulent incognito dans les rues de leur ville natale, SHELFIELD et parlent avec le premier chaland venu, sans être escortés de gardes du corps prêts à bondir. Une résultante du punk ? Qui font de la musique et l'érigent en mode de vie, sans se prendre la tête. D'autres, pourraient en prendre de la graine, bien que d'un talent moindre. J'avais acquis cette galette à la faveur du cadeau du CE de l'entreprise qui m'employait alors lors de Noël 1995. Dans la liste de ceux proposés, entre aspirateur, robot ménager et cafetière, il était possible de sélectionner 10 CD de son choix. Celui-ci en fut et ne m'a plus jamais quitté. Bien plus tard, j'ai voulu me procurer la version vinyle (sublime !!!), flanquée de ses différents encarts amovibles représentant la photo de chacun des membres du groupe dont il était possible d'orner le verso de la pochette au gré des envies. Hélas, sa rareté, combinée à la flambée pécuniaire et scandaleuse de ce support ont pour l'instant eu raison de mon desiderata' et la réédition correspondante est sans saveur, presque moche comparée à l'originale ! Disparus les beaux clichés...

Au fait, M. COCKER, quand vous remettez-vous à composer un autre classique de cet acabit avec vos acolytes ? Et, de grâce, ne me refaites plus ce coup fumant : à un concert parisien de Richard HAWLEY, j'avais pesté, maugréé tant et plus pendant une bonne partie de celui-ci car un grand type devant moi m'obstruait la vue' jusqu'à ce que je découvre à la fin de ces réjouissances l'identité de ce trouble fête ! Merci qui ?


Easy Skanking in Boston '78
Easy Skanking in Boston '78
Prix : EUR 19,92

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La classe toujours et encore..., 25 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Easy Skanking in Boston '78 (Album vinyle)
Excellente qualité du son pour ce LIVE sorti à l'occasion des 70 ans du grand Bob. Il fut capturé lors de la tournée au bénéficie de l'album EXODUS, perle apparue en 1977. Les WAILERS y sont excellents comme à l'accoutumée et si on peut regretter que 6 titres constituent un doublon avec BABYLON BY BUS, autre LIVE sorti en 1978, ne boudons pas notre plaisir tant cet artiste mettait une passion peu commune à distiller ces morceaux chaloupés aux quatre coins de la planète pour le plus grand plaisir de ses fans.

Il faut dire que j'aime tout de MARLEY : que ce soit ses débuts en trio avec P TOSH & BUNNY WAiLER pour une exploration SKA/ROCK STEADY/ROOTS de très haut vol à ses dernières productions plus léchées que certains ont moins apprécié, leur reprochant d'être dotées d'un son un peu trop lisse (et sage) à leur goût ! Pour ma part, je trouve qu'il n'a jamais écrit un morceau ne serait-ce que moyen, tout chez cette icône transpire la classe et la fraîcheur, même près de 35 ans après sa mort !

Le seul bémol (d'où ma note que de 4*) est l'absence* incompréhensible de date, de nom des musiciens présents lors de ce show. Evidemment, les aficionados n'en ont cure : ils connaissent tout par coeur de MARLEY. Mais les autres ? De plus, l'amateur de bel objet, pourrait trouver à redire quant au fait qu'il n'y a aucun texte, aucune information, ni présence de photos prises lors de cet évènement visibles sur la pochette. Dommage… Reste le concert, bien souvent magique et j'insiste quant à la prise de son d'une qualité assez exceptionnelle, ce qui ne gache rien. Et ce NO WOMAN NO CRY, toujours sidérant d'émotion et beau à tomber en pâmoison.

J'ai le souvenir d'avoir acheté il y a quelques années un double CD pressé au Japon restituant un concert donné à l'occasion d'une tournée 1979 aux USA également (si je ne me trompe pas) de piètre qualité. Je n'avais pas hésité à le rendre à la FNAC, estimant que le résultat n'était pas à la hauteur et ne rendait pas justice à l'impact résultant de la prestation des wailers fournie en LIVE. Comme s'il s'agissait d'un concert dénaturé, presque vidé de sa substance pourtant indissociable du groupe : le groove, le feeling, l'émotion… Aïe, la magie MARLEY s'était (presque) évaporée d'où cette décision radicale.

* version vinyle, belle pochette gatefold, mais avare en informations. Pas d'insert non plus. Une quasi faute de goût.


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