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Profil de N. François > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par N. François
Classement des meilleurs critiques: 1.805
Votes utiles : 159

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Commentaires écrits par
N. François "Joe Strummer 94" (Paris, France)
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Prix : EUR 11,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 sUBlime 40 !, 9 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Signing Off (CD)
Je sais : ce com ne manquera pas de susciter l'ironie, voire l'incompréhension de ceux, nombreux, viscéralement attachés à l'authenticité de cette musique, le reggae. Pourtant, ce disque paru à l'été 1980 est une pure merveille. Jamais, selon moi, un disque de reggae composé et joué par des blancs (ou par des membres métissés) n'aura été aussi éloquent de justesse, propre à la diffusion d'endorphines de plaisir. Pour rivaliser avec cet opus, je ne vois guère que le premier SPECIALS et toute la seconde face B du fantastique 25 cm de CLASH, BLACK MARKET CLASH. D'autres fulgurances seront à rechercher du côté des RUTS, certes. Mais pour le reste...

A l'origine, le nom de UB40 est lié, je crois, à la carte octroyée aux chômeurs en Angleterre par le pôle emploi local. Du reste, les membres du groupe se seraient connus dans cette structure en y allant pointer.

Cet album, accompagné d'un maxi, regorge de pépites qui ont su défier le temps et l'érosion qui va avec. Aucun titre n'est à écarter tant l'ensemble est harmonieux et d'une cohérence redoutable. On comprend le tabac qui fut le sien dès sa sortie, qu'il soit public ou critique (disque du mois dans le mensuel rock, BEST d'octobre 1980). Des singles en veux-tu en voilà : FOOD FOR THOUGHT, I THING IT'S GOING TO RAIN TODAY etc... Mais pas seulement : on ne se lassera pas d'écouter le génial instrumental et très jamaïcain 25% et ses cuivres luxuriants, KING, troussé aux petits oignons, dont la mélodie semble figer éternellement dans le marbre, 12 BAR d'obédience dub et ses échos de plaisir à n'en plus finir, ADELLA aérienne et limpide, TYLER envoûtante et obsessionnelle, LITTLE BY LITTLE dans un registre quasi SKA et authentiquement jouissif. Et puis ce BURDEN OF SHAME qu'un STRUMMER ou WELLER énervé aurait pu écrire. Les paroles dénoncent avec virulence la politique extérieure du Royaume Uni, laquelle consistait à vendre des armes au régime promoteur de l'apartheid en AFRIQUE DU SUD dont l'utilisation servait notamment à réprimer les soulèvements dans les ghettos de SOWETO faisant un nombre impressionnant de victimes. Le refrain est "je suis un sujet britannique et pas fier de l'être...". Tout un programme.

Ce disque est une merveille et sa production, peut-être un poil lisse, mais pas FM pour autant, est à l'avenant. Son enregistrement fut rapidement torché, ce qui lui confère une fraîcheur et spontanéité dignes d'un truisme enthousiasmant et immédiatement perceptible. Les musiciens sont excellents, alors qu'ils n'avaient pas de passé en tant que tel. Un miracle au vu de la qualité technique de chacun d'entre eux et cela s'entend...

Par la suite, UB40 commettra un nouveau classique, PRESENTS ARMS en 1981 (et son pendant IN DUB), également hautement recommandable. Hélas, le reste marquera le pas, en dépit de quelques écarts qualitatifs et convaincants de ci de là (notamment le LABOUR OF LOVE I magnifique de reprises de classiques jamaïcains), mais on sera loin de ces deux chefs d'oeuvres immaculés. Dommage.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 26, 2016 6:55 PM MEST


War Ina Babylon
War Ina Babylon
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 JAH WAR, 5 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : War Ina Babylon (CD)
Immense disque sorti en 1976. Incontestablement, il constitue la sainte trinité avec le POLICE AND THIEVES de Junior MURVIN et le HEART OF THE CONGOS des CONGOS, sur lesquels officient les UPSETTERS, le tout produit par le génial LEE PERRY dans son studio mythique, BLACK ARK . Du reste, ce dernier affirmait que Max ROMEO était son chanteur favori après Bob MARLEY, rien que ça ! Ce LP est indispensable à toute discothèque qui se respecte, et pas seulement à celle dévolue qu'aux fans de reggae. Tout le monde devrait l'avoir, point barre.

Il sent le soufre et la poudre. A l'époque de son enregistrement, la JAMAIQUE était traversée par différents courants politiques qui n'hésitaient pas à utiliser des expédients illicites (et inavouables) pour parvenir à leurs fins, y compris les armes à feu. Les règlements de comptes y étaient légion et une simple querelle de voisinage pouvait se terminer en bain de sang. Les armes létales y étaient foisonnantes et il était impossible de les contrôler. C'est dans ce contexte anxiogène et délétère que Max ROMEO, aidé de LEE PERRY, a pondu ces 9 perles d'une beauté telle qu'elles sont toutes devenues pour ainsi dire des classiques.

Prenez le sublime ONE STEP FORWARD qui ouvre le bal. Dans cette chanson, Max ROMEO s'en prend au premier Ministre de l'époque, Michael MANLEY, incapable selon l'auteur de tenir un tant soit peu ses engagements : un pas en avant deux pas en arrière ou le syndrome de ceux qui promettent monts et merveilles, mais qui une fois arrivés au pouvoir font l'inverse de ce qu'ils ont prétendu en campagne. Ainsi, peut-on on déduire que celles-ci n'engagent que ceux qui y croient, refrain hélas connu même au sein de nos contrées. Ou bien encore cette autre pépite immanquable qu'est UPTOWN BABIES. La mélodie est irrésistible et nimbée d'une splendeur si évocatrice et puissante que les larmes me montent facilement aux yeux chaque fois que je l'écoute. Le texte dénonce les différences abyssales entre ceux qui ont le minimum pour vivre et dépensent en conséquence pour des produits de première nécessité et ceux, un minimum, qui sont dotés de moyens plus que confortables et vivent loin des ghettos et de la dureté éprouvée par la population qui la compose. I CHASE THE DEVIL est également un très beau titre sorti en single. MAX ROMEO chante avec beaucoup de conviction et d'authenticité. Cette gémellité probante lui assure un statut d'immanquable et forcément d'incontournable tant il convainc. WAR INA BABYLON est cet autre titre phare de l'album, même si encore une fois, ils le sont tous. Cette aria qui donne son élan et sa singularité à ce morceau est à même, si vous l'écouter le matin, de ne plus vous quitter de la journée, voire de changer le cours de celle-ci ! En d'autres termes, quand la beauté et la grâce ont des bienfaits sur la vie de chacun de nous : magique !

Je ne remercierais jamais assez ce disquaire parisien, hélas fermé depuis, qui en 1994, alors que je furetais dans le bac des vinyles de reggae à l'intérieur de sa boutique, s'est saisi de cet opus et me l'a mis dans les mains en me disant qu'il était plus qu'essentiel, c'est à dire obligatoire. Discours efficient que je ne cesse de me remémorer à chaque audition de ce chef d'oeuvre.

Chef d'oeuvre incontestable certes, mais comment alors qualifier l'attitude du label, Island, qui a vendu des centaines de milliers d''exemplaires de ce disque, sans rétribuer son auteur, sur le dos duquel il s'est fait son beurre. Peut-on parler d'incartade malhonnête, de mépris, d'ignominie ? Aux dernières nouvelles MAX ROMEO aurait, avec l'aide d'un avocat, intenté un procès à celui-ci, sans succès. Toujours est-il qu'il est plus que navrant de se dire que ce disque procure autant de plaisir à tous ces gens qui le possèdent, alors que l'artiste ne perçoit pas son dû. Où est la justice ? L'équité ? Le droit ? Tout simplement révoltant ! WAR INA BABYLON !

Merci à MAX ROMEO de m'avoir donné encore tellement d'émotions à ce concert parisien du 11 mai 2016 au cabaret sauvage. Merci à sa foi inaltérable, à son talent et à son charisme qui distinguent un chanteur exceptionnel d'un chanteur normal. Cette somme de qualités qui transcendent les émotions et nous donnent tout simplement le sentiment d'avoir vécu un moment exceptionnel. Il n'y a que les grands capables de cela. Et MAX ROMEO en fait évidemment partie.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 20, 2016 5:21 PM MEST


Cole's Corner
Cole's Corner
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Perle, perle assurément, 30 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cole's Corner (CD)
Sans doute le plus bel album sorti en 2005. A l'époque, un ami me l'avait présenté comme tel. Dieu sait à quel point il avait raison ! 11 chansons qui sont autant de joyaux. Alors que Richard HAWLEY était pour moi un illustre inconnu, j'ai été touché au plus profond de moi-même par des titres tels que TONIGHT, THE OCEAN, BORN UNDER A BAD SIGN et bien d'autres... Richard HAWLEY a réalisé un album somptueux dans une relative discrétion. Remarquable crooneur (quelle voix) et auteur compositeur émérite, il a été poussé par Jarvis COCKER de PULP à produire ses propres disques, alors que jusque là il collaborait avec lui en tant que guitariste. A l'écoute d'un tel foisonnement de remarquables chansons, on ne peut que le remercier d'avoir franchi le pas. Cet opus confirme ce que l'on pressentait à l'écoute de ses précédentes productions, elles aussi serties de titres immanquables, titres s'appropriant le label de classique. Du coup ce disque m'a permis de découvrir son oeuvre antérieure sans aucun regret. Incontournable et magnifique.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 1, 2016 7:56 PM MEST


Gangsterville
Gangsterville
Prix : EUR 12,88

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Hey, JOE !, 10 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gangsterville (Album vinyle)
Maxi 4 titres de très haute volée ! Deux titres de EARTHQUAKE WEATHER sorti en 1989 en sont extraits, ainsi que deux morceaux inédits, figurant sur 2 maxi en face B.

Tout d'abord, peut-on citer le sublime SLEEPWALK (qui cloture l'album cité) et CHOLO WEST, face B du maxi ISLAND HOPPING. Loin de la furie et de l'énergie du bonhomme, place à des compositions lunaires, vaguement hispanisantes, à la mélancolie vaporeuse, et pourtant émouvante, poignante qui vous bouleverse et vous prend aux tripes. Difficile de rester insensible à des trucs pareils. Jamais STRUMMER n'aura été aussi bon que lorsqu'il traversait une période sombre, tourmentée et douloureuse (split du CLASH, paternité et donc remise en question, rupture sentimentale, fin d'une époque artistique et personnelle plutôt faste...) Que ceux qui pensent que je grossis le trait peuvent toujours procéder aux auditions de ces morceaux à la beauté si imprévisible et pourtant venimeuse, histoire de se faire leur propre opinion. Je me souviens que Serge KAGANSKI, dans les colonnes des inrocks, s'était montré impitoyable dans sa chronique de EARTHQUAKE WEATHER qu'il avait (très injustement) étrillé. Pour autant, il reconnaissait que SLEEPWALK était une superbe chanson. Comment aurait-il pu en être autrement ? Quel en était le compositeur : SPRINGSTEEN, DYLAN, Neil YOUNG, CASH ? Non, c'était STRUMMER... Respect !

Les deux autres titres sont d'un classicisme un tantinet plus prévisible, sans pour autant renier les critères de qualité propres à son auteur. Ainsi, GANSTERVILLE, sorti en single à l'époque, est un rock énervé, suintant par moment le reggae, terreau courtisé par son ex gang. On sent les réminiscences du CLASH, seulement nichées à quelques encablures. De plus, il est magnifié par la frappe fulgurante de Jack IRONS, ex fantastique batteur des RHCP qui fait ici une pige convaincante ! L'autre titre, PUNK ROCK BLUES, est également un rock énergique dont l'obédience est assez pop. Il est court, concis et pourtant sa mélodie est plaisante et son phrasé digne d'intérêt. Il donne l'impression que STRUMMER s'est fait plaisir et cela s'entend dans sa façon de chanter. Les musiciens qui l'accompagnent semblent également heureux de jouer ensemble, ce qui confère à ces titres une unité évidente.

MAXI sorti à l'occasion du disquaire day. Je n'avais pas pu l'acheter le jour initial de sa parution car mon disquaire avait, à l'ouverture du magasin, vendu les quelques exemplaires qu'il avait reçus. Heureusement, pour le même prix, à peu de choses près, j'ai pu le « gratter » sur AMAZON. Beau produit (pressage de qualité) et photo en noir et blanc au verso somptueuse du musicien flanqué de sa TELECASTER.

I miss you JOE.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 27, 2016 7:46 PM MEST


Get Close/Édition Deluxe
Get Close/Édition Deluxe
Proposé par Fulfillment Express
Prix : EUR 12,19

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Presque aussi bon que les trois premiers, 29 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Get Close/Édition Deluxe (CD)
Sorti à l'automne 1986, ce disque marqua une rupture importante avec ses trois prédécesseurs, opus excellents il est vrai, dont le premier est un chef d'oeuvre authentique et absolu.

Fini la cohésion de groupe au sens littéral du terme, l'aspect rugueux qui suinte le rock and roll. Place désormais à des musiciens de studio hétéroclites (dont Carlos ALOMAR aux percussions pour 1 titre, sur le très bon au demeurant LIGHT OF THE MOON) et à un funk blanc et dansant aux relents (presque) FM ! Je considère que ce magma de musiciens venus d'horizons différents ne nuit pas à l'homogénéité de l'ensemble et encore moins à sa brillance. En effet, à y regarder de plus près, ce disque recèle... de grands morceaux, lesquels suscitent de bons moments ! DON'T GET ME WRONG est une ritournelle de très haut vol traitant d'une relation amoureuse tumultueuse. La mélodie cingle, émeut et, passer la surprise de la rupture avec les morceaux antérieurs, ce titre est à considérer comme un véritable classique du groupe, rien moins que ça ! WHEN I CHANGE MY LIFE qui suit ne laisse aucun doute à l'auditeur : ce disque sera forcément bon, les titres s'enchainent sans décevoir. Cette chanson enlevée et mélodieuse assume l'orientation du groupe vers une mouvance funk et échevelée.

TRADITION OF LOVE revient à un tempo plus rock, plus abrasif sans sacrifier la mélancolie qui est dans les gênes de Chrissie. Pour moi, il n'y a guère de baisse qualitative quant à l'inspiration. Bien sûr, Mme HYNDE a bien fait appel à son amie (Meg KEENE) qui lui a composé le superbe HYMN TO HER d'une beauté élégiaque qui force l'admiration et suscite l'intérêt. I REMEMBER YOU vaut également pour sa qualité mélodique et ses paroles qui font sens. Nul besoin de l'écouter plusieurs fois, sa mélodie s'incruste durablement dans la circonvolution de votre mémoire.

Martin CHAMBERS, malheureusement écarté de ce projet, vient faire une pige à la faveur de la reprise incandescente de HENDRIX, ROOM FULL OF MIRRORS. Ca cogne, ça envoie grave et ça fait beaucoup de bien. Ce type est d'une dimension qui tutoie les meilleurs à ce poste : c'est un batteur de grande classe qui allie force et finesse. Dommage que cela ne se sache pas davantage. L'autre bonne surprise est la "titularisation" à la guitare de l'excellent Robbie McINTOSH, lequel avait fait des merveilles sur le disque précédent, le brillant LEARNING TO CRAWL de 1984. Sur cet opus, il avait remplacé au pied levé l'irremplaçable James HONNEYMAN SCOTT, le génial premier guitariste du groupe, décédé d'une overdose deux années auparavant. Quel gâchis.

THE PRETENDERS prouve une nouvelle fois avec ce disque, pas toujours compris et parfois contesté, qu'il reste un groupe énorme. Et pour cause : un songwriter du niveau de Chrissie HYNDE ne peut produire de disques bancals, nimbés d'une médiocrité qui fait immanquablement regretter les productions antérieures. La qualité chez elle est un leitmotiv. Et constant. Bravo !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 13, 2016 7:41 PM MEST


The Cure : Les symphonies névrotiques
The Cure : Les symphonies névrotiques
par Thierry Desaules
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Court et précis, 29 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Cure : Les symphonies névrotiques (Broché)
Ce livre est passionnant et écrit de belle manière. Evidemment, le style est précis, simple et dépourvu de fioritures littéraires : n'est-ce pas ce que l'on attend d'un tel recueil ? La carrière du groupe y est passionnément contée. Des débuts où, en trio, il se produisait timidement dans des petits clubs de CRAWLEY, leur ville d'origine, aux prestations données dans l'immensité des stades européens et américains, l'auteur relate ces différentes étapes avec à-propos. On y découvre que la vie d'un groupe de rock n'est pas un long fleuve tranquille (cependant, on le savait déjà) et que les problèmes de personnalités, d'égo, d'alcool, de dopes, de royalties n'ont pas préservé cette immense formation dont les changements de personnel furent légion. Par exemple, Lol TOLHURST était le souffre douleur de ses coéquipiers qui n'étaient jamais avares en traitements détestables à son encontre. Bien que promoteur du groupe à sa genèse avec Robert SMITH, il en fut évincé à la fin des années 80 et lui intenta un procès retentissant. Conséquence, il fut débouté et condamné par la justice à payer à ses avocats et autres parties plus d'un million de dollars, ce qui le ruina durablement.

Certaines anecdotes sont étonnantes et pas forcément connues du grand public, je ne parle pas évidemment des fans des CURE. Il est notamment révélé que Robert SMITH à jouer sur scène, lors d'un concert, avec les STRANGLERS à la fin des années 70's, ce qui n'allait pas forcément se soi. Il est également parfaitement décrit la façon dont Steven SEVERIN, le bassiste de SIOUXSIE & THE BANSHEES et ami de SMITH, a tenté de détourner celui-ci de son projet de groupe en vue de lui faire intégrer définitivement les BANSHEES. SMITH, au milieu des années 80's, s'était décidé à se consacrer à 50% à sa propre formation et 50% à celle de SEVERIN, jusqu'à ce qu'il comprenne que cette solution était sans issue et qu'il y mette un terme. Lors d'une tournée européenne de la grande "prêtresse" à laquelle il participait en tant que guitariste, celle-ci le vitupéra vertement car l'affiche de la tournée mentionnait le nom du chanteur des CURE… Ego toujours, quand tu nous tiens !

La discographie du groupe est passée habilement en revue, ainsi que les différents changements de personnel. Bien sûr, l'auteur ne s'attarde pas et va droit à l'essentiel. Parfois, on aurait aimé qu'il y consacre un peu plus de matière tant la carrière du groupe est foisonnante et souvent passionnante. Cependant, cette biographie est assez exhaustive dans la mesure où elle recense de façon convaincante l'état d'esprit "sui generis" de Robert SMITH, lequel lui a permis de composer les chefs d'oeuvres aussi essentiels que SEVENTEEN SECONDS, FAITH, PORNOGRAPHY, DISINTEGRATION...

Un signe qui ne trompe pas : j'ai eu envie, après cette lecture, de me replonger dans l'atmosphère que dégage ces disques à la singularité si particulière. Biographie vivement conseillée, certes imparfaite, mais utile et éclairante.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 16, 2016 1:04 PM CET


Sound System Box [8CD+DVD]
Sound System Box [8CD+DVD]
Prix : EUR 157,73

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La loi du marché ?, 22 novembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sound System Box [8CD+DVD] (CD)
On ne saura jamais ce qu'aurait pensé Joe STRUMMER de la mise sur le marché d'un tel produit, certes luxueux mais proposé à un tarif pas très CLASH. Lui qui était intransigeant au point de n'accorder des interviews que si le journal ou le magazine qui se proposait de le faire paraître n'était pas vendu à un prix prohibitif ! De plus, il a largement prouvé lors de ses campagnes "clashiennes" qu'il était peu intéressé par un lucre pourtant souvent recherché dans le circuit. Je ne rappellerai pas les décisions radicales qui ont été prises lors des avènements de LONDON CALLING et de SANDINISTA et cette politique qui concourait à proposer des places de concert à des tarifs plutôt attractifs. Sans parler que, lors de l'US festival en Californie (à San Bernardino) qui s'est tenu en mai 1983, bien que tête d'affiche, les CLASH avaient refusé de jouer tant que les autres têtes d'affiche (VAN HALEN, notamment), à leur instar, n'accordaient pas une partie de leur gain à une association locale qui luttait au profit de l'enfance déshéritée. A la faveur de celle-ci, le CLASH aurait versé plus de 100 000 dollars résultant de son cachet. Cela avait provoqué un sacré bazar, tant sur le plan de l'organisation que du déroulé des prestations parfois chaotiques car cette demande était loin d'être consensuelle' Aussi, s'agissait-il du dernier concert des CLASH donné juste avant l'éviction de Mick JONES.

Cela étant posé, cet objet est-il si cher que ça ? Il faut dire qu'il est somptueux et excessivement complet. Ce réceptacle a été crée sous forme de ghetto blaser du plus bel effet, superbement bien mis en oeuvre et dessiné par la qualité ARTY de Paul SIMONON, le bassiste légendaire du groupe. Il contient tous les albums studio de la formation sur lesquels je ne reviendrai pas (voir mes com à leur sujet, à l'exception de COMBAT ROCK non encore chroniqué). N'est pas présent CUT THE CRAP, LP de 1985, sur lequel ni Mick JONES, ni Topper HEADON n'ont participé et qui de l'avis de STRUMMER était quantité négligeable. Pourtant, de très bonnes chansons y figurent et seule la production est pour le moins discutable (voir également mon com sur celui-ci). Vous trouverez tout ce que CLASH a enregistré entre 1976 et 1982, rien ne manque, y compris les faces B, les remix, les versions longues, les versions alternatives et rares de certains titres raccourcis sur les albums, les magnifiques dub, les premiers enregistrements pour le compte de POLYDOR (qui aurait dû être leur maison de disque à la place de CBS) etc... La qualité auditive est excellente (Mick JONES a fait un boulot énorme de remasterisation), bien que selon moi, tous les albums studio avaient déjà fait l'objet d'une excellente remasterisation en 1999, rendant la différence peu audible ! Je regrette cependant que ne soit pas inclus un enregistrement relatant un de leurs concerts donnés à Paris au théâtre Mogador en septembre 1981 où le groupe s'était livré, une semaine durant, à une formidable démonstration de PUNKY REGGAE PARTY des plus enthousiasmantes. Paraît-il qu'il existe pourtant des bandes tout à fait exploitables de cet évènement. Alors que là, mis à part quelques titres enregistrés en concert à Londres en décembre 1979 d'une excellente qualité sonore dont les rares morceaux live que sont JAIL GUITAR DOORS et CHEAPSKATES, pour le fan qui détient presque tout le matériel de CLASH, il n'y a pas grand chose de nouveau à se mettre sous la dent. Et c'est peut-être là que le bât blesse. En revanche, pour ceux qui n'ont rien ou pas grand chose sur le groupe, là il s'agit d'une véritable mine d'or !

Aussi, faut-il préciser que 3 magnifiques livrets dotés de superbes photos de Pennie SMITH noirs & blancs sont fournis, assortis de textes luxuriants dans un emballage absolument classieux ! D'autres appendices y sont introduits : poster, badges, auto collants etc... Ainsi qu'un DVD contenant des images inédites capturées par Julien TEMPLE, le tout dans des atours de gala, réellement attractifs pour les yeux et agréables à manipuler. N'est-ce pas l'essence d'un tel objet ? Quant au prix, finalement, je pense que même élevé, il peut sembler justifier au vu de son contenu et de sa personnalisation unique en son genre. Nonobstant mes réserves, et mon peu d'appétence pour le support CD, j'ai craqué. N'est-on pas fan un jour, fan toujours ? En revanche, je ne sais toujours pas ce qu'en aurait pensé Mister STRUMMER au moment d'émettre un avis...

Puisque dans ce com, il est question d'une passion, THE CLASH & le rock and roll, qu'il me soit permis d'avoir une pensée tendre et émue pour tous ceux et toutes celles qui ont perdu la vie au Bataclan ou ont été meurtris dans leur chair, fauchés par des balles, un soir de concert parisien, alors qu'ils vibraient au rythme de leur leur passion consubstantielle à la musique. Ils ont été lâchement assassinés par des sicaires de vile importance, handicapés des sentiments et prompts à un aveuglement criminel et inconséquent. Je pense aussi à ces personnes exécutées ou blessées à une terrasse de restaurant un soir à Paris, alors qu'elles n'avaient absolument rien fait, si ce n'est que de jouir de ces moments de quiétude que parfois la vie nous octroie. A leurs parents, famille et amis, je souhaiterais délivrer, le coeur serré et la gorge nouée, un message universel d'amour et de componction. RIP


Adventure
Adventure
Prix : EUR 9,83

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 TELEVISION acte 2, 12 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Adventure (CD)
Cet album sorti en 1978 est maudit, comme le sont ceux des groupes ou artistes qui ont produit leur SECOND TOUJOURS DIFFICILE LP. En effet, il n'est pas aisé de confirmer un premier jet ayant eu l'assentiment à la fois du public et de la presse musicale. Surtout, quand le premier a fait pleurer dans les chaumières et qu'il est considéré comme un coup de maître, voire un chef d'oeuvre' TELEVISON subit le sort des CLASH, STRANGLERS, JAM, DAMNED, PRETENDERS de l'époque, voire de Chris ISAAK, Lloyd COLE, B52's, STRAY CATS' j'arrête là car la liste serait trop longue. Soit, en fait, tous les artistes qui ont eu l'idée saugrenue de pondre une première oeuvre majeure. Pour TELEVISON ce fut l'inégalable (et inégalé) MARQUEEE MOON paru en 1977 qui scella son sort !

Pourtant, ce ADVENTURE a de la gueule et une belle prestance, mine de rien. En 8 titres (pas plus), il mélange une pop élégante à un rock and roll d'une rare efficacité qui remue et enlumine nos espérances. Hélas, pour la suite, il aura fallu attendre 1992' Notez, sur ce disque, que ce sont toujours les mêmes qui officient aux guitares et quelles parties de guitares. Il faut dire que la paire LLOYD/VERLAINE n'est pas manchot et leurs envolées à mi chemin entre un lyrisme forcené et une JOIE de jouer évidente font souvent mouche et merveille, même après le passage de l'ouragan nommé MARQUEE MOON en 1977 !

Personnellement, je suis fan des titres tels que DAYS, CAREFUL et leur mélodie obsédante, des très rock FOXHOLE et GLORY, des beautés immaculées que sont THE FIRE, AIN'T THAT NOTHIN et surtout de THE DREAM'S DREAM, belle à se pâmer de félicité, la guitare ne cessant de geindre et d'interpeller comme si elle était intarissable. CARRIED AWAY, dans sa lenteur presque figée, redonne ses lettres de noblesse à ces moments magiques lors desquels l'écoute d'un titre vous submerge d'une émotion profonde et tenace. Je me rends compte que, sans en avoir l'air, j'ai pour ainsi dire cité presque tous les titres de l'album ! Il le mérite dans la mesure où il marque une étape non pas évolutive, ni particulièrement marquante dans la discographie du groupe, mais bien plus encore : la constance dans la qualité et l'immense plaisir qu'il procure à ceux qui l'écoutent.

Je le concède : il est certainement moins bon que MARQUEE MOON, mais il ne se situe qu'à quelques encablures de son illustre aîné. Qui s'en est rendu compte ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 15, 2016 10:25 PM CET


Easy Pieces
Easy Pieces
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 36,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Eclipse..., 9 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Easy Pieces (CD)
Ce second LP sorti après le brillant RATTELSNAKE n'a qu'un seul défaut et de taille : c'est qu'il est sorti juste après ce monument, ce chef d'oeuvre absolu qu'est RATTELSNAKE ! Pourtant, il est très bon et recèle d'excellentes chansons qui sont passées à la prospérité. Pour vous en convaincre, réécoutez par exemple LOST WEEK END, sans doute l'un, si ce n'est le meilleur morceau jamais écrit par COLE. A la fois, rock, tendu, mélodieux, surprenant , passionnant : un régal ! D'autres le suivent de près pour ce qui est de la qualité élevée au rang d'incontournable, BRAND NEW FRIEND, RICH, WHY I LOVE COUNTRY MUSIC, CUT ME DOWN, PERFECT BLUE. Enfin, en moins de 40 minutes, flanqué de ses commotions, Lloyd COLE allait délivrer en 1985 un disque de pop made in Glasgow de toute beauté que certains remiseront du fait de l'encombrant premier LP, il est vrai exceptionnel. Quel dommage d'avoir à supporter cet héritage, dans ce cas, presque hégémonique !

Accordez lui une seconde chance, ne vous fiez pas à la production, il est vrai un peu typée années 80 (c'est son seul défaut, mais non rédhibitoire) car il en vaut vraiment la peine. Laissez l'éclaircie arrivée et profitez de cette aubaine ensoleillée et tellement jouissive pour le réévaluer. On se demande bien comment on a pu passer à côté de cette perle qui ne demande qu'à briller ! Il suffit d'en retirer la gangue constitutive d'un désintérêt injustifié. Très grande classe...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 15, 2016 10:28 PM CET


Is the Actor Happy by CHESNUTT,VIC
Is the Actor Happy by CHESNUTT,VIC
Proposé par M&E Store-UK
Prix : EUR 38,47

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Vic RIP et merci, 7 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Is the Actor Happy by CHESNUTT,VIC (CD)
Ce type a connu un destin tragique : paralysé et en fauteuil roulant à 18 ans et mort par suicide le jour de Noël 2009. Ca ne s'invente pas. En effet, il était criblé de dettes dont beaucoup d'entre elles correspondaient aux nombreux soins liés à son état de santé, lequel relevait d'une pathologie particulièrement lourde et éprouvante qui le faisait tant souffrir. Comme quoi, dans ce pays le plus riche au monde (USA), il est difficile de se soigner efficacement, si on n'en a pas les moyens. Paraît-il qu'il était assuré, mais cela s'est avéré insuffisant, hélas. De dépression en dépression, la vie l'a lâchement fui : il ne voulait plus (pouvait plus) lutter contre elle, après lui avoir livré un formidable combat. N'avait-il pas composé ces paroles dans la chanson "FLIRTED WITH YOU ALL MY LIFE" issue de l'album "AT THE CUT" : "J'ai flirté avec toi toute ma vie. Je t'ai même embrassée une fois ou deux. Mais clairement, je ne suis pas prêt"...

En fin de carrière, il eut un succès malheureusement en perte de vitesse, nonobstant de remarquables disques. Pourtant, ces débuts furent prometteurs, notamment grâce à ce disque bien reçu par la presse musicale, ainsi que par les amateurs du genre. Sans doute était-il incompris du grand public, seuls quelques initiés lui étaient particulièrement fidèles sur la fin. De la même façon, je suis étonné qu'il n'ait fait l'objet d'aucune chronique sur AMAZON France ! En effet, je le considère sans contredit comme l'une des meilleures productions de l'exercice 1995, au même titre que le SUPERGRASS, le PULP et quelques autres' c'est dire la place qu'il occupe dans mon panthéon rock !

En 13 chansons lumineuses, bien que teintées d'une mélancolie abyssale et pourtant belle, il confirme le talent déjà entrevu sur ses précédents efforts, dont le fameux DRUNK paru en 1993. Michael STIPE, le chanteur de REM, ne s'y est pas trompé car il a produit lui-même ses deux premiers disques et en a fait une promotion de bon aloi. Que le style soit mâtiné d'une obédience country, voire folk ou carrément rock, la qualité est constamment au rendez-vous. Ces titres ont véritablement l'étoffe, la dimension de classiques ! Certains s'assimilent à une pop élégante nacrée de pépites du plus précieux des métaux ! VIC souffre, gémit, semble pleurer parfois, est sur le point de rompre, mais sort in fine vainqueur par KO car l'émotion qu'il véhicule remporte l'assentiment des plus rétifs d'entre nous !

C'est un LP que j'ai passionnément aimé dès la première écoute, ce qui dans mon cas est relativement rare. Mais comment résister à un truc pareil, hein ? Les années qui se sont depuis égrenées ne font que confirmer cette excellente première impression. J'y reviens régulièrement me ressourcer et ne peux me passer de titres à la beauté crépusculaire tels que WRONG PIANO, BETTY LONELY, SAD PETER PAN' Cette voix nasillarde, profonde et empreinte de passion est à même de vous retourner et vous bouleverser. On sent que la rupture est proche, que le point d'équilibre balbutiant recelant cette tension extrême, quasi palpable demeure précaire, mais VIC reste digne et magnifique. Les parties de guitares sont splendides dans un style très personnel. VIC, du fait de son handicap, joue sur une gratte dont les cordes sont en nylon et développe un style centré sur la technique du picking. Le groupe qui l'accompagne est à la fois lumineux et excelle dans l'art de la litote, bien que tous les musiciens qui le composent soient excellents et distillent des raies de lumière dans cette noirceur, laquelle parfois scintille pourtant d'un bel éclat. Peut-on parler d'une symbiose qui fonctionne à merveille. L'écoute de ce disque est à même de changer votre journée, votre perception des choses, votre état d'esprit. Certains iront même jusqu'à se lever en pleine nuit pour le plaisir de se le passer ! Unique et incontournable.

Je n'avais pu résister un soir de décembre 1995 : j'avais été assisté à la première partie à l'olympia du concert du grand Dominique A. J'étais enrhumé comme un loup et celle-ci était assurée par Vic CHESNUTT. C'est la première et seule fois que je me déplaçais à la faveur d'une première partie ! Mais quelle première partie, Vic le valait bien, histoire de parodier ce slogan publicitaire ringard et grotesque diffusé à une époque sur nos écrans et autres affiches dédiées.

Merci VIC, ici bas, tu nous manques.

P.S : je conseille de privilégier la version 2005 pourvue de 5 titres supplémentaires d'un bon niveau. Quant au vinyle, si vous le trouvez, il est hors de prix car il semble ne pas avoir été réédité au moment où j'écris ces lignes. A moins de casser son PEL, si toutefois vous en avez un !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 16, 2016 10:03 AM CET


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