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Contenu rédigé par Laurent Jacquot
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Commentaires écrits par
Laurent Jacquot "Tony Clarkin" (France)

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Risk Everything
Risk Everything
Prix : EUR 13,19

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1.0 étoiles sur 5 Bientôt l'eurovision, 30 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Risk Everything (CD)
Nouveau projet pour l'ex-éternel Survivor, qui fait appel cette fois à un inconnu en la personne de Marc Scherer pour le chant.
Sa voix est somme toute proche de celle de Tobby Hitchcock, l'acolyte de Peterik pour le correct Pride Of Lions (enfin surtout au début).
"Risk everything" ne perturbe pas donc l'auditeur habitué à ce style, le registre étant similaire à ce que l'on connait déjà.
Toutefois, on se demande souvent si l'on est toujours dans le domaine du Hard rock Fm ou Aor tant la musique est mièvre et souvent proche de la variété.
Les guitares sont très discrètes, la voix est sans grand relief accompagnant des refrains souvent sans intérêt.
On nage en pleine surenchère de titres assez lassants à la longue tant ils ne procurent pas d'émotions particulières.
En fait, l'ensemble sonne lisse autour de cette voix assez haute perchée et rien ne ressort même au bout de plusieurs écoutes.
Le single "Cold blooded" est tout de même un des plus appréciable, Marc Scherer chantant un ton plus bas pour ce titre proche d'un "Burning heart" de Survivor".
"The dying of the light" pourrait être un second morceau intéressant sans ce refrain assez pénible à la longue, on sauvera sûrement plus "Broken home" à la rigueur pour sa petite mélodie qui reste en tête ... mais que ça reste maigre tout ça.
Rien n'y fait, les morceaux s'écoutent poliment comme on pourrait assister à la énième représentation de l'eurovision.
Au bout d'un moment l'envie de lâcher prise devient quand même évidente ... et cette voix ne fait rien pour arranger les choses tant elle manque de personnalité.
Bon, on l'aura compris, une oeuvre à mettre entre les oreilles des amateurs purs de Jim Peterik ... pour les autres à eux de voir.

Titre préféré : "Cold blooded"

Note : 06/20


Heroes and Villains
Heroes and Villains
Prix : EUR 13,19

3.0 étoiles sur 5 Correct comme souvent, 10 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heroes and Villains (CD)
Encore un bon album de plus à mettre à l'actif des anglais de FM, dont la naissance remonte tout de même à 1984.
Certes une séparation entre 1996 et 2010 leur a permis de trouver un nouveau souffle, et de proposer depuis des oeuvres donc toujours agréables mais jamais sensationnelles au point d'en faire des indispensables.
On peut dire aussi que le frontman et leader Steve Overland, dont la voix se rapproche souvent du registre de Michaël Bolton, n'a pas chômé avec les sorties depuis 2004, alternant en effet les apparitions discographiques en solo (OVERLAND) et dans d'autres projets (THE LADDER, SHADOWMAN) en plus de son groupe principal.
FM peut faire penser pour ce qui est de la notoriété et de la qualité à THUNDER, pas un groupe majeur mais faisant partie de ceux à qui on reconnait volontiers un égard certain à leur existence.
FM, comme le nom l'indique évolue dans un style plus AOR, quoique qu'il s'est un peu durci, laissant de moins en moins de place aux claviers depuis leur reformation.
"Heroes and villains", bien que très sympathique, et même plus homogène que la doublette des "Rockville" et ce sens d'un meilleur niveau, ne parvient cependant pas toujours à convaincre totalement.
Le titre d'ouverture "Digging up the dirt", pourtant doté d'un riff carré et mémorisable de bon aloi, se voit un peu répétitif au final par son manque de profondeur.
Les choses s'arrangent sur le plus enjoué "You're the best thing about me" dont les couplets rappellent pourtant étrangement "Animals" sur le célèbrissime "Hysteria" de DEF LEPPARD". Néanmoins, bon titre sans prise de tête pour les radios US.
"Life is a highway" reste dans cet esprit de fraîcheur avec un petit bémol pour le refrain, moins réussi.
"Fire and rain" n'est pas mal mais comme souvent, il manque un quelque chose qui fait qu'on veuille appuyer sur la touche repeat.
On passera sur l'inévitable ballade "Incredible", qui encore une fois s'écoute, mais qui s'avère un brin pénible à la longue ... la seconde "Walk with angels" trouvera toutefois un peu plus de grâce si toutefois on est réceptif à ce périlleux exercice.
"Call on me" repart sur un rythme dynamique et fait plaisir à entendre après cet interlude, "Cold hearted" et ses choeurs "Def leppardiens" s'avère être une composition pas très inspirée, "Shape I'm in" avec encore une fois des choeurs rappelant le léopard sourd est par contre assez sympa.
"Big brother" arrive et représente une facette un peu plus prenante du groupe, celle qu'on aurait peut-être aimer entendre plus souvent.
La plus légère "Somedays I only want to Rock&roll" déboule dans un esprit ben ... très rock quoi, avec un solo remarquable de Jim Kirkpatrick.
Plus de claviers sur "I want you", mais aussi un pour un titre plus conventionnel, qui à l'image du reste ne décolle pas suffisamment pour faire de FM un groupe de première division du rock.
En résumé, "Heroes and villains" est recommandable mais pas indispensable ... comme "Wonder days" de THUNDER sorti récemment ...

Titres préférés : "You're the best thing about me", "Somedays I only want to rock & roll".

Note : 13/20 (3 à 3,5/5)


Return to l.a
Return to l.a
Prix : EUR 14,09

2.0 étoiles sur 5 Tiède saveur, 25 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Return to l.a (CD)
Toujours aussi prolifique, Frédéric Slama nous ressert un nouvel album d'AOR et ce, a peine avons-nous digérer le déjà bien mitigé "L.A Connection".
La donne ne change pas, la référence à Los Angeles est toujours dans le titre et la pochette nous apporte un soleil bienvenu.
Après, ce qui nous intéresse le plus est le contenu musical ... d'autant plus que la déception précédente nous amène forcément à une appréhension certaine.
Et hélas, le clou est enfoncé dans la même direction, rien ne décolle vraiment ici même si on garde toujours espoir avec une intro intéressante ci-et-là.
Les morceaux défilent sans retenir l'attention complètement faute à une inspiration souvent au bord du précipice.
Aucun titre ne ressort en particulier, au mieux on tend une oreille, au pire on s'ennuie ferme ("Sign of fire" ou "The wisdom of Eve" par exemple).
Pourtant, encore une fois, l'ensemble est très bien interprété .... même si Paul Sabu, dont le chant peut être très justement controversé, y apparait trois fois (dont les deux titres cités ci-dessus d'ailleurs).
On y trouve même "Love remains the same" qui était sur "Journey to L.A. (album par contre très bon soit dit en passant).
Ce morceau est cette fois interprétée par les voix féminines des soeurs Fontaine de Chasing Violets, rendant le morceau assez mièvre et le ramenant par conséquent à un intérêt d'un niveau moindre.
On sauvera quand même en tête de liste la belle ballade riche en sensualité qu'est "Burning rainbows". Erika Norberg l'interprétant avec justesse et apporte un plus à ce morceau dont la mélodie est de loin la plus inspirée de ce retour à Los Angeles.
Après, les trois premiers morceaux passe assez dignement l'épreuve, ainsi que "99 percent chance of loving you", sans toutefois être aussi mémorable que la féline ballade.
Pour le reste, c'est vraiment pas terrible du tout, même au bout de plusieurs écoutes, rien n'y fait ... le constat reste égal et du coup ce nouvel album ne figure pas parmi les meilleures réalisations de notre frenchy.
A réserver aux inconditionnels du projet, qui eux y trouveront sans doute leur compte ... d'ailleurs, combien sont-ils en France ?
Il semble que le marché français, d'après une interview de Frédéric Slama datant de quelque temps, soit en queue des ventes pour ses albums.
Mais bon, c'est un résultat commun hélas à beaucoup de groupes dans le genre ... et puis si la France était un pays rock, ça se saurait !
Enfin bref, sans rancune encore, et à l'année prochaine pour une autre sortie dont on espérera aussi un degré supérieur pour nous réchauffer davantage ...

Titre préféré : "Burning rainbows"

Note : 11/20


Return to Forever - Edition limitée livret 24 pages
Return to Forever - Edition limitée livret 24 pages
Prix : EUR 23,99

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très bon au final, et on ose le 5 étoiles en plus !, 17 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Return to Forever - Edition limitée livret 24 pages (CD)
Un nouveau Scorpions pour 2015, ce n'était pas dans les prévisions puisque le plutôt réussi "Sting in the tail" devait être le dernier.
Alors bien sûr on va dire : oui c'est des morceaux jamais enregistrés et ressortis pour l'occasion des 50 ans du groupe, ou encore que la paire Schenker/Meine n'est pas beaucoup créditée pour les compositions.
Tout cela est vrai, la majeure partie des titres étant composés par les producteurs suédois Andersson/Hansen (mais c'était déjà le cas à un degré moindre sur "SITT") et d'autres sont issus de sessions d'albums antérieurs.
Néanmoins, après de nombreuses écoutes, il faut admettre que "Return to forever" tient bien la route.
Mais attention, sous condition évidemment d'admettre que le groupe allemand officie dans un registre souvent plus Pop que Hard (malgré quand même de beaux riffs soutenus sur certains morceaux qui déménagent).
Il est vrai que les premières écoutes peuvent être faussement décevantes, tellement Scorpions à fait mieux auparavant, mais il faut savourer cette oeuvre en pensant que cette fois ce sera peut-être le dernier !
Bon, sans penser à cela et en restant complètement objectif, l'album contient quelques titres un peu superflus qui sont (oh stupeur) composés par le duo magique Schenker/Meine ... à savoir le quelconque "Catch your luck and play", le facile et répétitif "Rock my car", le moyen "All for one" surtout pour son refrain sans saveur, ou encore la ballade assez insipide "Eye of the storm".
Pour le reste, c'est du bon niveau ... pas grand chose à reprocher au puissant "Rock'n'roll band" (si ce n'est ces quelques accords piqués à "Burn").
Citons aussi le bien Hard dans l'esprit "Hard rockin' the place" grâce à son rythme appuyé sur les couplets, ou l'ouvrant "Going out with a bang" et ses riffs dynamiques qui contrairement à d'autre avis fait une belle entrée en matière.
Le déjanté "The scratch" proche d'un Stray Cats survitaminé passe bien la rampe, ça envoie pas du bois ça pour nos pépères rockers !!!??
Les deux ballades "House of cards" et "Gypsy life" sont réussies malgré une préférence pour la seconde plus riche en émotion et possédant de jolis phrasés de guitares.
"Rollin' home" possède un son peu probant de batterie mais malgré son côté FM plus marqué n'en reste pas moins assez inspirée.
Enfin, le single "We built this house" qu'on jurerait écrit par Schenker/Meine est très réussi malgré son orientation radiophonique qui peut déplaire.
Les quatre bonus sont assez éclectiques comme l'album en lui-même finalement, on commence par le tout sauf Hard "The world we used to know" signé Klaus Meine et qu'on aurait bien vu sur un album solo ... mais si le titre n'a pas grand chose à voir avec Scorpions, il n'en reste pas moins bien écrit.
"Dancing in the moonlight", plus Hard mais mélodique et signé Mathias Jabs, nous ramène à ce que le groupe peut nous offrir de meilleur. Et cerise sur le gâteau, un solo de guitare exaltant !
"When the truth is a lie", une semi-ballade, laisse apparaître de belle lignes félines de guitares, les couplets sont un peu soporifiques mais le refrain rattrape le tout. Pas trop mal et beau solo encore.
Enfin, "Who we are" est une ballade signée Klaus Meine qui n'apporte peut-être pas grand chose mais de se demander alors qui compose de tels titres de nos jours ?!!! Au final, remarquable quand on tient compte de ce paramètre.
"Return to forever" rivalise avec "Sting in the tail", oui oui après tout ce dernier contenait quelques morceaux bien dispensables aussi !
Une évaluation un brin supérieure au précédent sans tenir compte de son côté moins Hard et un peu fourre-tout ou fonds de tiroir (que bon nombre de groupes voudraient bien avoir quand même). Puis un apport de compositeurs extérieurs plus présent, ce qui est étonnant sachant de quoi Rudolf Schenker est capable, mais dont l'inspiration à le droit de se tarir au bout de tant d'années. Tout ça est bien légitime.
Un grand vainqueur à noter, un Klaus Meine dont la voix est toujours aussi impériale, et n'a peut-être jamais aussi bien sonner grâce à une excellente production aussi des Suédois.
Non, vraiment Scorpions redore son blason et on voudrait que ça continue encore et encore.
"Return to forever" au fil des écoutes demeure de très bonne tenue et ne cesse de grimper dans les esprits.
Pour longtemps ? A suivre ...
Un 5 étoiles mérité, certes de justesse, qui fait honneur à la carrière prolifique de Scorpions, et ce, malgré quelques faux pas par le passé suite au succès de "Still loving you", demeure à jamais l'un des plus beaux représentant du "Hard Rock".

Mes titres préférés : "We built this house", "Dancing with the moonlight", "Rock'n'roll band", "Going out with a bang", "Gypsy life".

Note : 17/20 (ben oui je m'étonne moi-même)


Wonder Days
Wonder Days
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Rock'n'roll days, 13 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wonder Days (CD)
Un bon album encore à mettre à l'actif des britanniques de Thunder, groupe de second plan médiatique, mais toujours soutenu par un noyau de fans fidèles.
Leur longévité prouve une qualité certaine, bien que ce ne soit pas par ailleurs le plus vieux dans le genre, leur naissance datant de 1989.
Thunder distille donc depuis cette date leur Hard Rock somme toute basique mais jamais désagréable, la voix un peu nasillarde de Danny Bowes possède cette particularité qui fait que l'on reconnait immédiatement le chanteur.
Des albums donc sortis à intervalles assez réguliers depuis leur début, bien que celui-ci voit un écart bien plus important, le précédent datant de 2008.
En effet, le groupe avait annoncé pour la deuxième fois une séparation en 2009 ... malgré de nombreux concerts donnés quand même depuis.
Bref, "Wonder days" est là, et on aurait pu le rebaptiser "Rock'n'roll days" si tous les titres étaient dans la lignée des fringants "The thing I want" ou plus encore de "I love the weekend", très proche dans l'esprit du fameux "Rock'n'roll", justement, de Led Zeppelin.
Mais ce n'est pas tout à fait le cas, certains morceaux étant un brin moins explosifs à l'instar d'un "Chasing shadows" moins intéressant ou un "When the music played" dont le break fait du bien pour réveiller les écoutilles.
Bon, rien de dramatique non plus, Thunder faisant du Thunder ... les amateurs purs et durs jugeront et apprécieront cet album avec délectation.
Les autres, plus friands de mélodies davantage appuyées pourront trouver à redire sur la consistance des compositions.
C'est donc tout l'embarras de chroniquer un tel album, l'évaluation étant moins positive et ce dû plus au genre en lui-même.
Mais ne nous méprenons pas, "Wonder days" peut satisfaire le fan de Hard Rock universel, tout styles confondus, avec les deux titres cités plus haut.
Auxquels on rajoutera volontiers le galopant "The prophet" qui vaut surtout par ses lignes de guitares, mais aussi le détonnant boogie rock "Serpentine", le classic rock "Black water", ou encore le plus FM "Resurrection day".
Plein de qualité donc, mais peut-être manque t-il aussi quelque chose qui fait mouche pour accrocher l'auditeur, et de pouvoir classer cet album dans les plus grands et non pas simplement dans les bons.

Mes titres préférés : "I love the weekend", "The thing I want", "Serpentine".

Note : 13/20


A conspiracy of stars
A conspiracy of stars
Prix : EUR 21,00

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Pilotage automatique, 7 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : A conspiracy of stars (CD)
Après un "Seven deadly" assez plaisant succèdant à un "The visitor" impénétrable, nous retombons ici dans un hermétisme bien décevant avec "A conpiracy a stars", et ce pourtant au bout de multiples écoutes.
Rien n'y fait, les titres sont poussifs au plus haut point, quelques uns semblent s'extraire de cette torpeur mais pas de manière aussi convaincante que sur "Seven deadly" qui lui, contenait des morceaux imparables faisant figure de futurs classiques ("Wonderland", "Burn your house down" ou encore "Fight night").
Que retiendra-t-on de cet album plus tard ? Quelles compositions pourront-être citées parmi les meilleures du groupe ?
Bien sûr, point de nostalgie ici par rapport à l'ère Schenker, celle de Vinnie Moore contenant aussi des moments mémorables ... mais cette fois-ci, vraiment, non, on a du mal à suivre ce vaisseau en pilotage automatique se dirigeant souvent dans les méandres (il faut bien le dire avec regrets) de l'ennui.
Sans être médiocre, "A conspiracy of stars" ne semble jamais décoller et n'atteint pas l'auditeur de mélodies efficaces auxquelles il était souvent familier parmi la riche discographie du groupe.
Alors oui, on peut sauver "Precious cargo" à l'intro faussement cool, mais qui possède cette profondeur lors du chorus. Aussi pourquoi pas "The real deal" qui commence de la plus belle des manières avec ce riff mélodique. Allez mettons aussi le western sautillant "Ballad of the left hand gun", et rajoutons par indulgence "The killing kind" qui souffre tout de même d'un refrain pas très captivant, même constat pour "Run boy run" qui, malgré une bonne idée de base, tourne dangereusement en rond.
Pour le reste, difficile de se satisfaire d'un "Sugar cane" qui, malgré son intro spatiale avec les claviers de Paul Raymond, est un bon valium pour les nuits difficiles.
"Devils in the detail" est plus énergique mais diable que ce refrain répété à foison est d'une inspiration au ras des pâquerettes.
Les quatre derniers morceaux ne changent rien à cette impression négative : "One and only" est bien pénible, "Messiah of love" est d'un classique désarmant pour une formation de cette trempe (et ne me dites pas que le refrain est bon !!!???), "Rollin rollin" est plus intéressant car un peu plus recherché mais rien de persuasif, "King of the hill" termine sur un ton plus enjoué et dynamique mais on est encore loin de l'inspiration dont UFO a souvent été tributaire.
Une déception que ce nouvel opus après l'espoir engendré par son précédent méfait, le dinosaure semble bien sur les rotules cette fois, et c'est somme toute bien légitime au bout de ces nombreuses années.
Toutefois, UFO, reste et restera parmi les plus grands noms du Hard Rock, et c'est sans doute pour cela que l'on suit avec intérêt chaque nouvel sortie.
"A conspiracy of stars", d'après bon nombre de chroniques, fait office du plus réussi de la dernière période du groupe ... tout le ressenti est exactement le contraire à travers cet avis.

Mes titres préférés : "Precious cargo".

Note : 10/20


Chapter One
Chapter One
Prix : EUR 20,00

3.0 étoiles sur 5 De bons passages quand même, 31 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chapter One (CD)
Level 10 est un énième super-groupe sorti de l'écurie Frontiers, on sait par expérience que ces sorties multipliées ne sont pas toujours du meilleur effet.
Pourtant ici, de bonnes choses sont à se mettre dans les cages à miel pour reprendre une expression de Tonton Zégut, de qui on parle pas mal en ce moment avec la sortie de la compilation Wango Tango. Ah nostalgie quand tu nous tient ! Belle époque en tout cas où l'on pouvait entendre du Hard Rock sur une grande station de radio.
Bref, revenons à nos moutons, Level 10 se compose donc entre autres de l'infatigable Russell Allen (il apparait sur plusieurs albums en ce moment), Roland Grapow (marquant une pause avec Masterplan), Matt Sinner et l'inevitable Alexander Del Vecchio aux keyboards.
Il est question d'un Heavy Metal sans fioritures direct et simple avec parfois de bonnes mélodies, mais pas aussi fréquemment que souhaité.
L'ouvrant "Cry no more" est parfait dans ce genre d'exercice, titre racé et énergique qui met bien dans l'ambiance.
On marque le pas déjà avec "Soul of a warrior" qui pourtant possède de bons couplets mais dont le refrain tombe quelque peu à plat.
"When the nighttime comes" relance la machine avec un riff appuyé dans le style de "Cry no more", le refrain reste bien en tête, bon titre sans toutefois être exceptionnel.
"One way street" démarre sur une ambiance claviers qui contraste avec le ton plus dur d'ensemble dû aussi au son de batterie plus sec. Cela fait d'ailleurs du bien d'entendre cet instrument, trop souvent noyé dans le mixage en général des productions. Même constat que le précédent cependant pour l'appréciation du morceau. C'est pas mal mais il manque une accroche supplémentaire pour passer à un cran supérieur.
C'est d'ailleurs le sentiment d'ensemble qui ressort de premier essai, c'est plutôt bon, bien interprété et très professionnel mais un petit plus aurait pu en faire un meilleur album.
On peut donc à cet égard laisser de côté le redondant "Blasphemy", le terne et peu inspiré "Voice of the wilderness" (surtout dans le refrain qui donne envie de zapper) ... mais plutôt apprécier un "The soul is eternal", un "Last man on earth" assez bien fichus ou un "Demonized" très Judas Priest, mais on se penchera dans une mesure supérieure sur l'entrainant "In for the kill" dont le thème principal à la guitare reste ancré en mémoire, assurément un des moment le plus convaincant de l'album.
On retiendra aussi "Forevermore" dans le même genre qui clôt ce "Chapter one" sur une bonne note, en espérant un "Chapter two" davantage plus proche du centre de la cible.
Enfin, n'oublions pas la ballade "All hope is gone" qui, comme son titre l'indique n'est pas très optimiste mais reste assez réussie du point de vue émotionnel.
Au final, encore une bonne collaboration de Russel Allen, qui bien qu'en dessous du "The great divide" avec Jorn Lande fait quand même passer de bons moments.
On espère simplement un second essai plus consistant en matière d'inspiration, mais sommes-nous peut-être devenus trop exigeants ?
Du bon Heavy comme on l'aime, pas indispensable mais à écouter volontiers pour tout fan du genre.
Une note de 3 étoiles tendant quand même plus vers le 3,5 ... ratant le coche du 4 de pas grand chose finalement.

Mes titres préférés : "In for the kill", "Cry no more", "Last man on earth", "The soul is eternal", "All hope is gone".

Note : 14/20


War of Kings
War of Kings
Prix : EUR 20,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Pas toujours convaincant, 25 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : War of Kings (CD)
D'accord, on se fait à l'idée de l'orientation du groupe vers un hard plus classique voulant aller à l'essentiel depuis le précédent "Bag of bones".
Le choix est louable certes après sa période FM plongeant Europe dangereusement vers un succès médiatique pas toujours maitrisable.
Ce fut réussi avec leur retour en 2004 et un "Start from the dark" surprenant mais dans l'ensemble plutôt satisfaisant.
Le clou sera nettement enfoncé avec "Secret society" qui réussit l'exploit d'allier leur nouveau style avec cette fois davantage de mélodies.
"Last look at eden" restera dans cette direction avec toutefois moins d'inspiration, certains titres étant assez dispensables.
"Bag of bones" donc annonce encore un changement vers un hard bluesy hélas pas toujours persuasif, "War of kings" poursuit dans cette veine avec malgré tout un attrait supérieur avec des claviers plus en avant.
Néanmoins, si l'ensemble n'est aucunement désagréable, on se surprend à décrocher parfois avec des passages ou morceaux quelque peu ennuyeux, le tout manquant quand même singulièrement de rythme.
On pense notamment à "Second day" qui, après un "War of king" épique et surtout un "Hole in my pocket" furieux, s'avère être un brin quelconque ... rien ne retenant vraiment ici l'attention.
Heureusement, on repart mieux avec "Praise you" et son intro pas originale pour deux sous mais diablement efficace. Bon certes, c'est pas l'extase mais le solo de John Norum vaut son pesant d'or, alignant des notes emplies de feeling faisant plaisir à entendre.
"Nothin' to ya" se veut plus heavy avec son riff bien inspiré de "I" sur l'album "Dehuminazer" de Black Sabbath", notons au passage une production quand même bien douteuse pour ne pas dire plus ... on a vraiment du mal à comprendre un tel choix. Sinon, le morceau en lui-même n'est pas un exemple du genre dans le domaine de l'inspiration ... rien ne décollant vraiment.
Une lueur d'espoir apparait cependant avec "California 405" qui nous fait retrouver un Europe plus enjoué et surtout ... plus mélodique !
On continue dans le genre avec "Days of rock'n'roll" qui avec son thème principal est sympa, et du coup moins lourdingue que certaines autres compositions.
"Children of the mind" retombe hélas dans ce travers du mid-tempo avec un refrain pas des plus captivant ... on zappe pour un "Rainbow bridge" du même tonneau et qui ne rend pas du tout hommage au groupe de Ritchie Blackmore, comme on a pu le lire ci-et-là ... le morceau étant loin de rivaliser l'inspiration de l'homme en noir. Même si John Norum s'essaye à l'imiter dans son solo ... rien n'y fait.
"Angels" (with broken heart)" lent morceau à l'atmosphère mélancolique mais heureusement bien inspiré nous sauve juste à temps du décrochage fatal. Dommage de ne pas retrouver cette inspiration lus souvent au long de ce "War of kings".
"Light me up" termine sur un rythme plus soutenu tout droit sorti des seventies, hélas le refrain nous renvoie direct dans les cordes de l'ennui ... plus anodin que ça tu meurs ! Le final de John Norum nous rappelle cette fois Michaël Schenker ... mais c'est déjà entendu et en mieux ...
Cela confirme bien le manque d'inspiration de nos suédois depuis quelques années, le tout noyé dans ce soi-disant revival 70' qui pourrait bien être l'arbre qui cache la forêt.
N'oublions pas le nostalgique et tristounet "Vasastan" qui se veut plutôt aller dans la direction de Steve Morse pour le phrasé ... plus que vers Gary Moore comme on a pu le lire ci-et-là.
Bref, c'est pas ça qui fera changer d'appréciation sur ce "War of kings" pas complètement raté, mais manquant tout de même suffisamment d'atout pour en faire un essentiel d'Europe.
Après, les avis sont pourtant souvent positifs ... tant mieux pour le groupe à Joey Tempest ... et sans rancune, cela n'empêchera nullement d'aller les voir en première partie de Scorpions.

Mes titres préférés : "Angels" (with broken heart), "War of kings", "California 405".

Note : 13/20


The Killer Instinct
The Killer Instinct
Prix : EUR 14,24

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Bon album mais pas indispensable, 19 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Killer Instinct (CD)
Deuxième essai pour les héritiers de Thin Lizzy puisque Scott Gorham y officie en apportant forcément une ressemblance évidente ci-et-là.
Rajoutons un Ricky Warwick aux intonations proches de Phil Lynott parfois mais beaucoup plus en fait de John Sykes en général.
"The Killer Instinct" est donc un bon album de hard rock mélodique mais n'atteint jamais le génie du groupe irlandais de légende. Phil Lynott en possédait l'unique essence et a tout emporter avec lui en nous laissant quand même un bien riche et précieux testament.
La première partie du cd tient pourtant bien la route mais s'essouffle peu à peu avec les quatre derniers titres qui sont tout simplement beaucoup moins inspirés.
En effet, même si "Through The Motions" dispose d'un riff tout droit sorti de l'époque "Johnny the fox", le refrain tourne en rond et pas de la plus agréable des façons. "Sex, Guns And Gazoline" souffre de la même comparaison malgré de bonnes parties de guitares à la Hendrix.
"Turn In Your Arms" démarre sur un riff là aussi tout droit d'un classique de Thin Lizzy, hélas il manque cruellement la finesse mélodique de composition de Phil Lynott, rendant du coup le morceau bien terne malgré ses qualités. "You Little Liar" ne déroge pas à la règle, on a bien la saveur dans l'ambiance qui nous rappelle les meilleurs moments de la fine babette, mais il manque toujours cette dernière pièce du puzzle qui rendait un morceau de Thin Lizzy très souvent indispensable.
C'est quand même dommage car l'ouvrant "The Killer Instinct" parvient pratiquement à récupérer tous les éléments, et on imagine fort bien ce titre composé et interprété par le grand Phil.
"Bullet Blues" n'est pas mal non plus mais un cran en dessous, quant à "Soldierstown" qui rappelle un morceau de bravoure tel que "Roisin Dubh" (Blackrose) A Rock Legend" avec son riff si proche, elle est quelque peu gâchée par ses cris répétitifs assez lassants.
Il nous reste trois titres dont le léger "Finest hour" et son pré-refrain très mélodique, la sympathique ballade "Blindsided" et "Charlie I Gotta Go" où Ricky Warwick peut nous démontrer une sensibilité intéressante sur les couplets accompagnés d'un bon riff de Scott Gorham, le refrain étant un brin moins captivant.
Les bonus sont en ce sens assez intéressants car on apprécie certainement plus la voix du chanteur, c'est assez évident sur "Blindsided" et "Charlie I Gotta Go" où la magie opère davantage ... laissant libre cours à un solo acoustique du plus bel effet.
Fait personnel, les titres repris en version acoustique sont aussi mes favoris.
Parenthèse effectuée, les deux autres tires bonus, le sautillant "Gabrielle" et l'électrique "The Reckoning Day" passe bien la rampe et s'écoutent poliment sans toutefois déchaîner les foules.
Un constat donc d'ensemble assez positif mais pas suffisant pour faire de Black Star Riders un incontournable du Hard Rock actuel, même s'il faut lui reconnaître de bonnes qualités.

Mes titres préférés : "Finest hour", "The killer instinct", "Blindsided", "Charlie I gotta go".

Note : 14/20 (3 à 3,5/5)


Scare force one
Scare force one
Prix : EUR 19,98

3.0 étoiles sur 5 Faut aimer le concept, 5 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scare force one (CD)
Lordi, ce groupe finlandais qui sévit depuis 1992 a pu avoir son effet au début avec ce côté visuel se rapprochant dans l'esprit de Kiss.
Ils ont remportés le concours eurovision 2006 dont le pays organisateur était le leur, il faut avouer que cela ne constitua pas forcément un point positif pour les amateurs de Hard Rock, ce genre se voyant davantage représenté par ce look risible et du coup un poil ridiculisé par les non connaisseurs du genre, ces derniers à charge de pouvoir faire l'amalgame sur le genre musical.
Une certaine honte, quelque part, de voir un tel groupe dévoilé au grand jour en digne représentant du Hard Rock.
Quand est-il maintenant au bout de toutes ces années ? Ils poursuivent leur chemin avec plus ou moins d'indifférence avec le fait qu'un tel look peut toujours rebuter un public plus mature, qui disons-le sera plus concentré sur la musique qu'a ces pitreries.
Si l'on fait partie de cette catégorie, il faut vraiment prendre du recul et ne pas tenir compte de cet aspect, même si ce n'est pas facile, car il faut reconnaître en toute objectivité un certain sens des compositions à Lordi.
On pourra alors apprécier les quelques mélodies distillées ci-et-là, qui lorgnent finalement plus vers Accept, claviers en plus.
Il est même étonnant de croire reconnaître Udo sur bon nombre des hymnes que contiennent ce "Scare force one".
Les refrains se mémorisent assez bien, avec cependant rien non plus d'enthousiasmant au point de faire de cet album un incontournable.
Néanmoins on retiendra "Heel sent in the clowns" qui contient un chorus pas mal fichu, plus derrière les choeurs d'enfants pouvant rappeler un certain Alice Cooper ("School's out").
"House of ghosts" se veut encore plus efficace, avec ce refrain que n'auraient sans doute pas renier nos allemands cités plus haut.
"Monster is my name" est assez comparable dans le rendu, le refrain étant également plutôt réussi.
L'esprit Alice Cooper règne encore sur l'intro au piano de "Cadaver lover" pour finir sur un refrain encore plus proche que jamais d'Accept.
"The united reckoning dead" est également à retenir vu son potentiel à être taillé pour la scène, "She's a demon" est aussi bien construit et force est de constater un bon sens de la mélodie.
Ne pas oublier non plus le bouquet final que constitue "Sir, Mr presideath, sir" diablement heavy au refrain fédérateur, et ô surprise avec un solo enfin digne de ce nom (il est vrai que ce n'est pas le point fort des finlandais).
Au final, un bilan pas si négatif que ça, si l'on veut encore une fois bien prendre soin de ne s'attacher qu'à la musique.
On se surprend même au fil des écoutes d'en apprécier davantage la substance, pas indispensable donc mais suffisamment accrocheur pour passer un moment agréable sans prise de tête.
Quel dommage finalement ce look, non ?

Mes titres préférés : "Sir, Mr presideath, sir", "House of ghosts", "Monster is my name", "She's a demon".

Note : 13/20


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