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Contenu rédigé par Laurent Jacquot
Classement des meilleurs critiques: 906
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Commentaires écrits par
Laurent Jacquot "Tony Clarkin" (France)
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   

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Rock Or Bust
Rock Or Bust
Prix : EUR 15,99

9 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Courte auto-parodie peu inspirée, 10 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock Or Bust (CD)
Bon d'accord AC/DC à toujours été fidèle à son style et c'est tant mieux, mais les passages recyclés ci-et-là durant les 35 minutes de ce "Rock or bust" sont à la limite de la décence.
L'exemple le plus évident est cette similitude assez incroyable entre "Rock the blues away" et "Anything goes", on jurerait vraiment que c'est le même titre lorsque les couplets démarrent !
Inutile de citer tous les moments d'auto-parodie mais on peut aussi parler de ce rapprochement entre "Dogs of war" et le bien plus percutant "War machine", enfin, il y a aussi ce passage de guitare dans "Miss adventure" qui est le même que dans "Thunderstruck".
Le problème en fait de ce nouvel album n'est pas la durée mais plutôt l'inspiration générale, et même si "Black ice" fut critiqué en 2008, force est de constater que l'on s'y ennuyait beaucoup moins malgré les 20 minutes supplémentaires.
Là ou "Black ice" innovait par son côté mélodique et sa diversité plus présente qu'auparavant, "Rock or bust" s'enfonce dans
les méandres du commun, faisant de lui un des moins bons représentants de la discographie du groupe australien.
"Rock or bust", le titre, annonce déjà la couleur avec son refrain répétitif, amenant une entrée en matière bien pâle en comparaison à "Rock'n'roll train".
"Play ball", le single, est déjà mieux avec son côté entraînant beaucoup moins monocorde ... passons ensuite sur "Rock the blues away" déjà évoqué plus haut comme un "Anything goes" bis.
Mais objectivement, ces trois premiers morceaux passent encore assez bien la rampe et ça se gâte méchamment avec un "Miss adventure" des plus soporifique ... gros moment d'ennui avec un sentiment de presque ridicule quelque part ... là on reste dubitatif.
"Dogs of war" ne ravive pas la flamme, loin de là, rien de stimulant ... si ce n'est une envie de zapper.
"Got some rock'n'roll thunder" et son côté groovy ramène un peu d'attrait mais rien de formidable non plus.
"Hard times" poursuit la route sans laisser de grandes traces, "Baptism by fire" est plus enjoué certes, mais sonne trop entendu.
"Rock the house" déboule avec la voix de Brian Johnson seule en intro laissant augurer du pire ... un petit riff piqué à Led Zeppelin, un refrain des plus plats ... et nous avons encore un titre bien pénible à déguster.
"Sweet Candy" ne fait pas changer d'avis, et on se prend même à se demander si l'on ne tient pas là le pire album d'AC/DC.
"Emission control" enfonce le clou définitivement, rien ne se passe vraiment, c'est sans saveur, un petit riff, un refrain qui n'en pas un, un solo vite fait et le tour est joué.
"Rock or bust" fait vraiment de la peine à écouter quand on sait en plus que le précédent fut en partie critiqué alors que l'effort était fait pour varier les plaisirs. Ici, point de tout ça, c'est terne, pas inspiré ... bref moins bon que "Black ice" !
Du coup, on repense à l'humiliation faite auparavant à "Fly on the wall" pourtant en certains points bien défendable, et on se demande alors pourquoi un tel engouement pour cette compilation de faces B qu'est "Rock or bust".
Notre magazine n°1 français de Hard Rock lui infligeant sans complexe un 9 sur 10, quelle appréciation alors pour les classiques albums antérieurs ? Il est légitime de vouloir rendre hommage à la carrière du groupe, mais il faut savoir rester avant tout objectif. Et on espère fortement que c'est le cas ici malgré de gros doutes ...
"Rock or bust", le seul album sans Malcolm Young ne laissera donc pas un souvenir impérissable ... en espérant également que les tumultes avec Phil Rudd (dont l'album solo est, lui, recommandable) vont s'arranger.
Finissons sur une note positive en ne boudons pas trop notre plaisir malgré tout ... et d'apprécier alors une nouvelle sortie d'AC/DC, mais de là à en faire une oeuvre incontournable du groupe ... c'est une autre histoire.

Mes titres préférés : "Play ball", "Baptism by fire", "Got some rock'n'roll thunder".

Note : 11/20
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 16, 2014 10:06 PM CET


On Christmas Day
On Christmas Day
Prix : EUR 17,71

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Pourquoi ?, 27 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : On Christmas Day (Album vinyle)
Quelques lignes tout de même en tant que fan de Magnum pour cette pseudo sortie.
La première question qui vient à l'esprit est pourquoi ?
Admettons que les collectionneurs trouvent un intérêt somme toute relatif dans cet objet, on peut alors s'interroger sur le domaine artistique ..
En effet, quel intérêt de proposer ces versions réenregistrées, qui plus est uniquement en version vinyle ou digitale ?
Il ne s'agit de plus même pas de morceaux inédits mais simplement de nouvelles versions de "On Christmas day" parue sur l'album "Rock Art" (plus une radio edit pour couronner le tout !), et de "Born to be king " de l'album "Goodnight L.A".
Autant dire pas non plus les morceaux les plus probants au vu des nombreux concurrents dont Magnum est si riche.
Les changements d'orchestration (pas non plus si évidents) ne changeront pas de toutes façons une composition de manière significative ...
Plutôt que de s'interroger sur cette bizarre idée, le mieux sera de demander à Tony, Bob, Mark, Al ou Harry si la chance de les voir (et le niveau d'anglais) nous le permet !
Parution anecdotique donc mais groupe anthologique ...


Rated X
Rated X
Prix : EUR 18,98

2.0 étoiles sur 5 Pas au niveau des illustres références antérieures, 27 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rated X (CD)
Joe Lynn Turner est bien l'un des meilleurs représentants du hard rock mélodique, là n'est pas la question. Sa participation à bon nombre de projets n'a cessé de confirmer cet état de fait.
Seulement voilà, plus difficile est de s'associer à un compositeur lui rendant le reflet maximal de son talent ... la meilleure preuve à son actif restant son expérience avec Rainbow qui l'a fait connaître au grand public.
Ceci grâce au talent immense de Ritchie Blackmore, guitariste et compositeur de génie, est-il besoin de le rappeler ...
La carrière de Joe Lynn Turner sera au fil des albums des plus décevante avec pourtant un excellent premier album "Rescue you" ... le reste de ses projets allant du moyen au pas mal mais n'égalant jamais encore une fois l'illustre Rainbow.
Rated X, ce nouveau projet ne fait pas exception, bien qu'accompagné d'excellents musiciens qu'on ne présente plus, sauf peut-être le moins connu guitariste Karl Cochran (participation sur quelques albums de JLT).
L'album est dans un registre hard classique avec l'ajout permanent d'orgue Hammond en référence à Deep Purple.
Hélas la comparaison s'arrête là tant le niveau des compositions se rapprochent plus des albums solos de JLT que du groupe anglais à la renommée mondiale gravée dans la pierre du hard rock.
Témoin le titre d'ouverture et son riff balourd affublé d'un refrain très quelconque à l'image, excusez encore la comparaison, des albums de JLT.
Ce "Get back my crown" ne convainc donc pas vraiment malgré son solo imitation Blackmore et son orgue Deep Purple plus vrai que nature ... de plus Joe Lynn Turner s'époumone comme pour rendre le morceau plus intéressant, mais cela ne fait qu'empirer le résultat.
Le chanteur est bien meilleur dans le registre suivant où il pose plus sa voix, "This is who I am" étant plus mélodique aussi et donc plus intéressant que le banal titre précédent.
"Fire and ice" confirme ce mieux, bien que le rythme lancinant des couplets rappelle l'atmosphère du peu persuasif projet "Mother's army" des années 90. Néanmoins dans l'ensemble, un titre pas désagréable même si pas indispensable.
"I don't cry no more" poursuit avec cette voix plus posée de JLT, encore une composition pas mauvaise mais un poil maladroite avec ce son de batterie lourdingue et ses claviers en solo un brin envahissants.
"Lhassa" déboule avec ses plus de 7 minutes au compteur pour ce qui est sûrement le meilleur moment de l'album. Certes le rythme est lent et assez pesant mais le refrain est plus en rapport de ce qu'on attend d'un groupe de cette envergure. De plus, un passage mélodique à la basse et aux claviers apporte un plus non négligeable. Pas un sommet, soyons bien clair mais disons que ce morceau rend la première partie du disque du coup assez acceptable.
On repart dans le commun avec un "Master of disguise" pas des plus captivant il faut bien le dire.
Passons donc et faisons place à la première ballade du cd, "You are the music" possède bons couplets mais aussi un refrain assez sirupeux malheureusement. Ballade passable mais pas inoubliable non plus donc.
"Peace of mind" nous réveille un peu avec un riff bien hard rock mais c'est tout ce qu'il faut retenir tellement le reste est d'un creux au possible ... on se dit alors avec stupeur et crainte que le meilleur était finalement avant.
"Maybe tonight" s'annonce heureusement plus mélodique et davantage dans un esprit AOR, malgré encore une fois ce son de batterie de Carmine Appice inadapté pour ce genre de titre. Ceci dit le refrain est très bateau et éteint la flamme d'espoir annoncée.
"On the way to paradise", plus dans l'esprit hard rock, n'est guère plus imaginative ... passons donc à la seconde et dernière ballade, "Our love is not over", qui est passe-partout et malgré un bon final mélodique enfonce le clou pour un constat peu reluisant de ce nouveau super groupe.
"Stranger in us all" (une référence au titre du dernier album de Rainbow ?), ne sauve pas la donne malgré un mieux de par le refrain pas inintéressant.
Donc voilà, la messe est dite, ce Rated X ne restera pas dans les annales du Hard Rock, un peu à l'image de Wami autre super groupe sorti auparavant justement avec Doogie White et Vinny, le frère de Carmine Appice.
Ritchie Blackmore étant indéfiniment endoctriné par sa belle au bois dormant et ses folies médiévales, nous sommes donc condamnés à découvrir ses projets voulant conserver une étincelle d'un hard rock classieux perdu dans les profonds ténèbres du sommeil.
Sauvez Ritchie de ce château maléfique ! Vite !
Joe le mériterait tant ...

Note : 11/20

Mes titres préférés : (Sans grande conviction) : "This is who I am", "Lhassa".


Hindsight
Hindsight
Prix : EUR 14,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Morceaux revisités avec guests, 5 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hindsight (CD)
Jimmy Barnes, écossais de naissance mais vivant en Australie depuis l'âge de 4 ans, sort donc le successeur de "Rage and ruin" paru en 2010.
Pas vraiment un nouvel album à part entière puisqu'il s'agit d'une sorte de best of se composant de titres réenregistrés pour l'occasion.
Les invités qui y figurent sont de tous horizons, allant de Neil Schon et Jonathan Cain (Journey) jusqu'a Tina Arena (nationalité commune oblige ?).
En passant (par les eux aussi australiens) Baby animals, Steven Van zandt ou encore l'inévitable Joe Bonamassa.
Ceci dit, pas de fautes de goûts dans l'interprétation, le tout s'écoutant plutôt bien sans problème que l'on soit connaisseur ou non de la carrière du chanteur à la voix éraillée. On peut le classer à cet égard dans le rock US aux côtés des Springsteen ou autres Mellencamp.
Tout juste pourrait-on reprocher à "Stand up" d'être un peu trop criard sur les bord (la fille de Jimmy Barnes, Mahalia, donne ici la réplique à son père avec une ferveur quelque peu irritante).
Mais c'est surtout à "Love and hate" que revient la palme de la critique négative, c'est un titre certes bien hard, mais saôulant au possible car étant dénué de la moindre mélodie avec un côté répétitif limite audible. Le groupe australien Shihad accompagnant le chanteur ne fait pas sa meilleure publicité ....
Certains morceaux sont aussi un peu plus passe partout surtout vers la fin avec notamment "When your love is gone" ou encore "The other kind".
On pourra alors avoir une préférence pour les plus énergiques "Good times" et "Lay down your guns" ou les mélodiques "No second prize" et "Ride the night away".
Mais encore une fois, dans l'ensemble, un bel album à posséder quand même pour ceux qui connaissaient déjà car ce sont des versions inédites.
Pour les autres, comme moi, qui en savaient peu sur Jimmy Barnes, c'est une incitation à vouloir se plonger dans les albums studios précédents.

Mes titres préférés : "No second prize", "Good times", "Lay down your guns", "Ride the night away", "I'd die to be with you tonight".

Note : 15/20


Men Who Climb Mountains
Men Who Climb Mountains
Prix : EUR 21,98

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Ascension mélancolique, 29 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Men Who Climb Mountains (CD)
Découvrant pour la première fois réellement un album de ce groupe bien qu'ayant souvent entendu ou lu son nom, je dois préciser que c'est donc ici une chronique de non-initié.
Et le moins qu'on puisse pour quelqu'un qui ne connait pas Pendragon est qu'il faut de la patience pour en saisir toutes les finesses.
En effet, après de multiples écoutes, dont les premières qui laissent vraiment froid ... tout s'éclaire à force de persévérance.
Je ne sais pas si tous leurs albums sont aussi difficiles d'accès mais on peut dire que "Men who climb mountains" ,en rapport à son titre, est une longue ascension auditive pour arriver au sommet de la satisfaction musicale.
Néanmoins je trouve réellement que tout devient plus intéressant à partir de "In Bardo" et son joli final de claviers et de guitares.
Oui car même si "Belle âme" enchaîné à "Beautiful soul" s'écoutent poliment, je ne retrouve pas la sensation mélodique des suivants.
C'est même un peu longuet par endroit, sans être encore une fois totalement désagréable ... mais bon, en dessous du reste.
"Come home Jack" parvenant avec ses notes longues de guitares à vous accrocher sans pour autant atteindre la perfection, faute à un refrain un poil lassant.
Passons "In Bardo" cité plus haut et arrivons à "Faces of light", véritable bijou mélodique dont l'intro au piano additionné à la voix de Nick Barrett file le parfait frisson que l'on attend d'un groupe de ce genre, les envolées de guitares sont également magiques, évoquant avec délice la première ère de Marillion. La suite du morceau évolue ensuite dans un ton plus énergique en gardant cette belle inspiration. Assurément un des meilleurs moments de l'album.
"Faces of darkness" poursuit dans ce registre magnifiquement ambiancé et on regrette vraiment que le début ne soit pas aussi nécessairement indispensable. Dommage cependant de ce passage se voulant un peu méchant, gâchant un peu du coup la beauté des mélodies. Ce dernier nous fait basculer en plus dans une deuxième partie beaucoup moins intéressante, voire ennuyeuse, pour mieux heureusement rebondir sur un final dont les guitares nous font retrouver cette richesse mélodique.
"For when the zombies" continue dans voie, tout de même, des plus lugubres ... en effet on ne peut pas dire que les morceaux de Pendragon respirent la joie de vivre, et il faut préciser en ce sens, que l'ensemble de "Men who climbs mountain" est infiniment triste ... beau certes mais triste.
La jolie intro acoustique de "Explorers of the infinite" ne vous fera non plus sauter de joie, belle composition encore cependant, possédant plusieurs passages forts mémorables ... faisant même de ce dernier le second sommet de l'album. Bien que s'étirant un peu trop longuement durant ces environs dix minutes.
"Netherworld" clôt et c'est décidé, on ne rigolera point non plus ici ... ambiance toujours aussi déprimée et aussi un peu moins accrocheuse que sur la précédente. Ambiance un peu Pink Floyd époque "Wish you were here", titre pas désagréable néanmoins non plus, loin de là.
Une belle découverte au final donc pour le néophyte que je suis, avec une note un peu sur la réserve, n'ayant pas d'éléments de comparaison avec les albums précédents.
Elle représente aussi le fait que je ressorte davantage deux morceaux du lot par rapport à l'ensemble, ce qui empêche d'atteindre un sommet que d'autres ont déjà gravit avant avec des oeuvres indispensables de bout en bout ou presque.
"Men who climb mountains" donne envie par contre de découvrir l'univers complet de la discographie de Pendragon. Et ça c'est déjà pas si mal, c'est même extrêmement positif.
A suivre donc ...

Mes titres préférés : "Faces of light", "Explorers of the infinite".

Note : 15/20
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 27, 2014 10:23 PM CET


Kings & Queens of the Underground
Kings & Queens of the Underground
Prix : EUR 14,99

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Plus soft que "Devil's playground", 21 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kings & Queens of the Underground (CD)
"Kings and queens of the underground" arrive enfin après 9 ans d’attente, et le premier constat qui vient à l’esprit lors de sa découverte est un ton d’ensemble beaucoup plus apaisé et sombre que sur "Devil’s playground".
En effet, alors que ce dernier officiait dans un rock (même carrément hard) sans artifice avec un certain brio, on retrouve ici un son proche des années 80 avec plus de touches électro sans pour autant le comparer à "Cyberpunk".
Le résultat est sans doute dû à la présence du producteur Trevor Horn que l’on ne présente plus pour ses différentes collaborations, faisant de ce dernier une icône de ces années si créatives.
Du coup, l’effet de surprise déroute en premier lieu et apporte quand même il faut bien une franche déception par rapport à ce côté plus percutant avec ses grosses guitares que possédait le précédent méfait.
Mais après tout, ce son est simplement un retour aux sources dont il s’était éloigné en 2006 … de plus le travail est très bien fait, la production étant excellente.
Après, il serait réducteur de s’arrêter au genre et de ne pas considérer les qualités évidentes de cet album qui font qu'au fil des écoutes ce dernier s'impose naturellement.
Oui, car les mélodies et les arrangements sont bien présentes et travaillées, le sombre "Eyes wide shut" en est le plus parfait exemple … un titre riche en émotion, sérieux candidat à un futur classique de Billy Idol.
Mais "Kings and queens of the underground" regorge de futurs hits et c’est bien là toute sa force, on citera volontiers l’ambiancé "One breathe away" qui aurait rivalisé sans difficulté aux cotés des "Flesh for fantasy" et consors.
"Save me now" et ses chœurs s’avère être aussi un titre efficace, on imagine d’ailleurs très bien la foule reprendre ses "hohohohoho" qui ne vous quittent plus. Le single présenté en avant-première "Can’t break me down" possédait d’ailleurs ces chœurs fait pour les stades (que l’artiste mériterait d’ailleurs de remplir, bien plus que certains autres noms) … enfin ça, c’est la grande injustice du métier.
L’ouvrant "Bitter pills" n’est pas désagréable mais un peu plus convenu dans le refrain, tout comme "Kings and queens of the underground" qui possède de bons couplets mais un refrain hélas moins captivant …
Par contre, "Postcards from the past" s’affiche lui comme un sérieux concurrent d’un "Rebel yell" par exemple, montant avec délice en puissance jusqu’au refrain quasiment aussi jouissif que ce dernier.
Malheureusement, et c’est là qu’intervient la faiblesse de l’album, nous avons droit à pas moins de cinq ballades ...
De plus, si le morceau-titre cité plus haut passe assez bien la rampe et qu’"Eyes wide" est fabuleux, on peut difficilement en dire autant du sirupeux à souhait "Ghosts in my guitar" ou du dispensable "Love and glory".
"Nothing to fear" est plus intéressante car se situant dans cet esprit inspiré des meilleures compositions, mais coincée entre ces deux morceaux dans cette deuxième partie molle, on en apprécie du coup moins les saveurs.
L’énervé "Whiskey and pills" arrive en clôture, comme pour s’excuser et faire passer davantage la pillule ( et aussi de réveiller ceux qui se sont endormis). Néanmoins, il ne possède pas l’urgence créatrice de ses concurrents.
Bon, ne nous méprenons pas, le bilan est certes tout de même positif en conclusion grâce à ces quelques pépites, mais entaché de cette seconde partie qui plombe le tout quand même … c’est bien dommage !
Enfin, il est de bon ton de saluer cette sortie comme il se doit et de l’apprécier à sa juste valeur. Et ce malgré ses quelques petits travers qui ne l’empêchent pas, à défaut de perfection, d’atteindre un très bon rang dans la discographie de notre rebelle (un peu moins ici) de rockeur

Mes titres préférés : "Poscards from the past", "Eyes wide shut", "One breath away", "Save me now".

Note : 16/20


Walking in Starlight
Walking in Starlight
Prix : EUR 19,80

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Rien de marquant à retenir, 16 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Walking in Starlight (CD)
"Walking in starlight" annonce le retour du groupe suédois ayant connu quelques heures de gloire dans les années 80.
Un nouveau chanteur apparait en la personne d'Anders Engberg (Therion, Lion's share) et possède plutôt une bonne voix allant de paire avec le style.
Le tout sonne même plutôt pas mal dans ce hard rock mélodique classique ... seulement voilà, même aux bout de multiples écoutes, il est difficile de retenir quelque chose de vraiment passionnant.
L'espérance était pourtant de mise avec le titre qui donne son nom à l'album, alliant les guitares à un refrain aéré pas désagréable.
Un certain feeling qui plane pas désagréable du tout.
Ensuite, "System overload" déboule dans un rythme plus soutenu, puis laisse place à "Broken promises" plus en retenue ... deux morceaux écoutables mais pas indispensables, qui font un peu retomber l'enthousiasme du début.
"Alive" et ses faux airs d'Europe des premiers albums relance la flamme et satisfait davantage les écoutilles.
Hélas, le reste de l'album défile avec un "Blind" sans saveur, un "Stranded" mollasson et guère inspiré, un "Get me out" pas très captivant ... enfin bref, on se surprend à être détourné quelque peu du sujet, l'ennui se faisant ressentir.
Et ce n'est pas le soporifique "The waiting" qui sauvera la donne, pas plus qu'un "Through the wastelands" pourtant bien plus percutant et un peu plus intéressant (quelques notes faisant penser à Iron Maiden).
Le sort est scellé : non, 220 Volt ne sortira pas l'album de l'année.
Le reste n'offre rien de plus persuasif, oeuvrant dans hard conventionnel sans relief ni inspiration, et de surcroit possédant 13 titres.
Et puisqu'il faut aller au bout, on peut dire que "Take a good look" est d'une platitude sans nom, que "One good reason" s'en tire du coup plutôt bien après un tel niveau grâce à un chorus annonçant un refrain hélas bien pénible.
On clôt l'affaire avec "Guiding light" qui est une sorte de ballade avec violons, enfonçant le clou pour arriver à bonne destination au pays de l'ennui.
Déception donc en conclusion pour un retour raté donc on se demande quel intérêt il peut bien en résulter.
Dommage, d'autant plus que l'interprétation tient la route mais ne change rien quant au niveau plus que moyen des compositions.

Mes titres préférés : "Alive", "Walking in starlight".

Note : 08/20


Stone Pushing Uphill Man
Stone Pushing Uphill Man
Prix : EUR 20,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Rarement plaisant, souvent pénible, 16 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stone Pushing Uphill Man (CD)
Paul Gilbert sort donc un nouvel album en parallèle à celui de Mr Big.
Il se compose de reprises de morceaux déjà connus et de trois nouvelles compositions (dont une avec le chant du guitariste).
Tout commence plutôt bien avec "Working for the weekend" de Loverboy, le sens mélodique de la chanson étant bien conservé sans esbroufe démonstrative inutile. On pense même du coup à Satriani et l'époque "Surfing with the alien". Joli coup.
La suite se gâte un peu déjà avec la reprise des Bostoniens d'Aerosmith, qui voit "Back in the saddle" devenir au fil des minutes un brin ennuyeux ... il faut dire que ce titre est déjà un poil répétitif même avec du chant. Les deux dernières minutes même sont limites remplissage en plus.
On zappe donc sur le suivant avec le funky "I got the feelin'" de James Brown, avec une rythmique qui nous renvoie tout droit au controversé (mais pas si mal que ça) "Different beat" du très regretté Gary Moore, dont entre parenthèse le feeling n'était en rien comparable à celui de Paul Gilbert. Bref, morceau sympa sans plus, heureusement pas très long ...
On arrive à la reprise "Goodbye yellow brick road" d'Elton John qui voit notre guitariste retrouver un feeling hélas pas assez présent par rapport au côté démonstratif tout au long de cet album. Bon, il faut dire que l'originale étant quand même pas très joyeuse, c'est assez logique d'avoir ce ressenti ...
"Why don't we do it in the road" des Beatles est assez plaisante, gardant un esprit blues durant ces courtes 1 minutes 40.
Le nouveau morceau "Shock absorber" continue dans une veine blues rock pas mal du tout, mais dénuée complètement d'un zeste d'émotion, voyant le morceau par conséquent s'étirer trop en longueur.
Le second inédit "Purple without all the red" est une sorte de ballade cool qui encore une fois sans être loin d'être déplaisante ne laisse pas non plus un souvenir impérissable.
"Murders by numbers" de Police est respecté avec cette guitare rythmique qui rappelle bien leur son ... après, quitte à choisir un morceau du groupe, un plus évident aurait peut-être été préférable tant le côté technique ressort ici en abondance.
"My girl" interprété en son temps par the Temptations ou Otis Redding, possède un groove sympa mais ne fait pas figure pour autant d'indispensable ... et devient du coup assez ennuyeuse au bout de quelques minutes.
Le planant "Wash me clean" de Kd Lang (il parait) confirme hélas ce sentiment ... quant au dernier inédit "Stone pushing uphill man", c'est un blues rock en partie acoustique chanté (mouais) par le guitariste et finissant en électrique, ne démontrant pas un intérêt supérieur aux deux autres nouvelles compositions ... le sens mélodique ne régnant pas encore une fois en maître de cérémonie.
En conclusion, un album presque anecdotique qui comme un peu celui de Neil Schon paru cette année, s'écoute et se range aussitôt.
Rien ne ressortant en effet vraiment, et ce malgré le talent incontestable de Paul Gilbert qui délaisse, et c'est un avis personnel, trop souvent le côté émotionnel au dépend de la technique.

Mes titres préférés : "Working for the weekend", "Why don't we do it in the road".

Note : 09/20


The Stories We Could Tell
The Stories We Could Tell
Prix : EUR 19,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Similaire à "What if" ..., 9 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Stories We Could Tell (CD)
Le nouvel album de Mr Big, à l'image des couleurs de la pochette, se rapproche assez du précédent.
En ce sens qu'il contient de bons titres mais demeure parfois quelque peu inégal, néanmoins il faut l'apprécier à sa juste valeur au bout de multiples écoutes.
"The stories we could tell" paraît alors du coup moins fade que lors de sa découverte apportant un effet moins immédiat que "What if ..."
Difficile par contre de retenir un titre en particulier, rien n'étant exceptionnel tout en restant d'un bon niveau. Les 13 titres se tiennent assez en qualité, peut-être aurait-on pu ne pas retenir certains morceaux pour enlever ce côté un brin indigeste.
On peut penser aux plus dispensables "What if we were new", "It's always about that girl" ou "Cinderella smile" qui, ramenant l'album à 10 titres aurait sûrement permis de mieux digérer la pillule.
Le final "The stories we could tell" est dans sa structure assez basique, mais se démarque grâce à son joli pont amenant à un solo de guitare assez antholoqique de Paul Gilbert.
Pour revenir au reste, "Gotta love the ride" ouvre parfaitement avec son riff et son refrain mélodique, du coup on l'imagine bien débuter le show de leur prochaine tournée !? A vérifier ...
"I forget to breathe" et son riff sonnant un peu déjà entendu n'apporte rien de nouveau mais demeure efficace, le suivant "Fragile" est davantage mélodique, quant à "Satisfied" il se situe dans un registre plus rock et possède un refrain taillé pour la scène.
Les inévitables ballades sont bien sûr représentés ici, la première, sans être désagréable se laisse écouter sans plus ("The man whos has everything"). "Just let your heart decide" est sûrement plus réussie, quant à la semi-ballade "Eastwest", elle reste bien ancrée en mémoire et peut avoir une chance sur les radios US.
"The monster in me", où l'on entend enfin la basse ronflante de Billy Sheehan en intro, possède d'excellents couplets qui permettent à Eric Martin d'étaler son talent ... le refrain est moins probant, c'est bien dommage.
Enfin, "The light of day", bien énergique mais pas très mélodique, nous fait bien apprécier le jeu de batterie de Pat Torpey pour lequel il est de mise d'avoir une pensée puisqu'atteint de la maladie de parkinson.
Ce qui lui fera d'ailleurs manquer la prochaine tournée sans savoir non plus l'avenir pour sa carrière.
"The stories we could tell" est donc un album qui se situe entre un hard bluesy et un big rock dont Mr Big à le secret.
Toutefois, il ne fait pas partie d'indispensable dans la grande galaxie du hard, mais demeure un achat recommandable pour les fans.
Pour les autres, un soupçon de mélodies en plus aurait été plus favorable pour en faire une oeuvre intemporelle ... celle qu'on écoutera encore dans des années comme bon nombre de classiques déjà existants.

Mes titres préférés : "Gotta love the ride", "Eastwest", "Fragile".

Note : 13/20


L.A Connection
L.A Connection
Prix : EUR 17,30

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Connexion partielle, 23 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L.A Connection (CD)
Depuis 2000, Frédéric Slama, le valeureux fondateur français du groupe enchaîne les albums à une vitesse assez incroyable.
En effet, ces derniers temps c'est même à raison d'un album par an ... ce qui est de nos jours plus que rare voire exceptionnel.
Il est fort probable qu'un tel investissement, logiquement, puisse influer sur la qualité des compositions.
"L.A Connection" semble hélas se diriger vers ce constat, non pas que l'album soit mauvais, mais les morceaux sont en général un brin plus dispensables que sur un "Journey to L.A" par exemple.
Pourtant, ça commence plutôt pas mal avec "On the edge of glory" (malgré son intro inspirée de "Can't turn it off" de Michaël Bolton), "The pride of strangers" s'en tire pas mal non plus et déroule comme il faut (quoique là, l'utilisation de Paul Sabu s'avère plus discutable ... le choix de Bill Champlin sur le premier titre était plus judicieux).
"Closer to zero" enfonce vraiment le clou et convainc par contre entièrement, ce dernier étant d'une qualité mélodique comme on aurait voulu que soit fourni ce "L.A Connection.
D'autant que le niveau se gâte un peu par la suite avec des compositions, encore une fois pas désagréables mais donnant l'impression d'avoir un AOR en pilotage automatique ...
Témoins ce "Once off guard" ou encore plus un "Lost souls don't cry" un poil lassant, faisant quelque peu l'auditeur se détourner de son sujet.
Ce sera encore malheureusement encore le cas sur "Exiled in sadness", titre aussi dispensable que les deux précédents.
"Age of desire" relance un peu la machine, avec quelques mélodies bien trouvées, mais le refrain fait retomber le tout comme un soufflé ... encore raté.
Une voix féminine, celle de Tamara Champlin, arrive avec un meilleur titre, un ouf de soulagement mais c'est pas encore ça ... il faut attendre le final "The crystal heart" interprétée par Bob Harris, ballade riche en émotion et enfin digne des meilleurs moments d'AOR.
Deux bonus suivront, assez soporifiques, et de plus avec Paul Sabu ... ce qui n'arrange pas les choses.
Voilà bien un bilan fort mitigé cette fois-ci ... bien sûr, il serait tentant d'être chauvin de crier au génie mais il convient aussi de rester objectif et d'exprimer honnêtement son ressenti.
Mais gageons que la prochaine édition sera meilleure, avec un peu plus de temps pour composer ...
Allez Fred on sait que tu en es capable !
(Que cette chronique ne t'empêche pas de m'inviter à passer du bon temps au soleil !)

Mes titres préférés : "The crystal heart", "Closer to zero".

Note : 12,5/20


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