Profil de Laurent Jacquot > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Laurent Jacquot
Classement des meilleurs critiques: 940
Votes utiles : 476

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Laurent Jacquot "Tony Clarkin" (France)
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
High Road
High Road
Prix : EUR 14,54

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Toujours en dessous des espérances, 18 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : High Road (CD)
"High road" est la suite logique de "Somewhere in California", en ce sens qu'il à le son Night Ranger mais pas la saveur des meilleures productions.
En effet, même si l'ensemble tient assez bien la route, il manque majoritairement ce plus en mélodies qui faisait du groupe un des plus estimable de sa catégorie.
Ne boudons tout de même pas trop notre plaisir et apprécions par exemple, le très californien "High road" en ouverture, la ballade "Don't live here anymore" et son solo final bien affuté, l'explosif "X Generation", et surtout le mémorable "I'm coming home" réellement digne de la renommée Night Ranger ... l'époque ou ce dernier savait davantage aligner les titres inspirés.
Le reste est globalement moins bon même si "Hang on" et sa bonne intro est prometteur, il ne parvient hélas pas à accrocher totalement.
Même chose pour le bonus "Mountain song" qui commence très bien mais sombre peu à peu dans le moins bien avec un refrain beaucoup moins probant.
Les deux autres ballades, "Brothers" (passable) et surtout "Only for you only" (un brin soporifique) sont moins marquantes que la première ... quant aux pourtant survitaminés "St Bartholomew", "Rollin'on" ou "Knock knock never", ils leurs manquent ce supplément d'âme nécessaire à rendre un morceau réellement attrayant ... les refrains faisant encore une fois défaut au niveau de l'inspiration.
Un bilan donc mitigé même si rien n'est catastrophique, simplement qu'on s'habitue hélas à ce que Night Ranger nous sortent des albums quelque peu inégaux et surtout plus fades qu'auparavant.
Quand on connait le niveau d'interprétation des musiciens et la valeur individuelle du talent de chacun, c'est simplement dommage ... à moins d'être aussi devenu trop exigeant peut-être avec un groupe qui à quand même quelques années derrière lui.
Donc évidemment, c'est certainement louable alors quelque part de ne pas perdurer dans une qualité irréprochable.
Cependant, il est aussi logique et objectif de reconnaître que "High road" n'est pas aussi bon que certaines oeuvres de leur meilleure période ... même si ce dernier contient de bons moments.

Mes titres préférés : "I'm coming home" ... puis "X Generation", "High road" et "Don't live here anymore".

Note : 13/20


Homo Erraticus
Homo Erraticus
Prix : EUR 15,99

5 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Jethro Tull sans l'inspiration, 13 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Homo Erraticus (CD)
Ce nouvel album de Ian Anderson n'a de commun avec Jethro Tull que son leader charismatique, puisque la voix et le son en général nous emmène dans un terrain connu.
Par contre, nous sommes bien loin des grandes heures du groupe où les mélodies gorgées de feeling ne quittaient plus l'auditeur.
En ce sens, "Homo erracticus" est bien le digne successeur du déjà fade "Thick as a brick 2", assez honteusement flanqué du nom du groupe d'ailleurs.
Il va même plus loin au niveau de l'ennui provoqué malgré de multiples écoutes, aucun titre ne ressortant du coup en particulier de ce paysage déserté de la moindre inspiration.
De plus, il faut se farcir 15 titres, ce qui est beaucoup trop pour digérer un tel album dont on aurait largement pu en extraire quelques uns.
On peut penser surtout à ce monologue inutile ("Per errationes ad astra"), la chanson d'église ("Meloria sequamur"), le répétitif final ("Cold dead reckoning") ou encore l'assez barbant instrumental ("Tripudium ad bellum") pour ne citer que ceux-là ...
Seuls "After these wars" apporte un semblant d'intérêt, "The engineer" avec son accordéon est un peu moins monotone, et "Doggerland" passe à peu près l'épreuve.
Quant au reste, on tend l'oreille ci-et-là pensant qu'une mélodie intéressante arrivera mais c'est peine perdue ... difficile alors de repenser aux "Crest of a knave", "Catfish rising" ou "Stormwatch" entre autres ....
Tout ça est bien navrant, surtout que Martin Barre effectue une tournée de son côté lui aussi en jouant les titres du Tull ... et alors l'impression désagréable que tout est fait pour maintenir un peu de rentabilité à l'instar d'une réelle démarche artistique satisfaisante.
"Homo erraticus" est une oeuvre très décevante, de bonnes critiques sont pourtant éditées ... et bien après tout tant mieux pour le compositeur qui nous à tant apporter par le passé.
Deux étoiles ont failli être requises d'ailleurs par respect pour Ian Anderson mais l'intérêt d'une chronique est de communiquer sincèrement son ressenti, il me semble ...

Mes titres préférés : "After these wars".

Note : 6/20


So U
So U
Prix : EUR 20,00

2.0 étoiles sur 5 A écouter puis à ranger, 10 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : So U (CD)
Oui ce nouvel album solo de Neil Schon s'écoute poliment, mais l'on se rend vite bien compte qu'il manque singulièrement d'accroche.
En effet, aucun morceau ne ressort vraiment tant, que ce soit dans les versions instrumentales ou chantées.
Les compositions signées en partie par Jack Blades sont simplement bien trop fades, ce qui est finalement peu étonnant vu la tiédeur des albums solo de ce dernier.
Le riff entamant "Take a ride" nous laisse pourtant présager une meilleure suite, titre au demeurant pas désagréable mais doté d'un refrain bien trop convenu et donc sans grand intérêt.
L'affaire se corse bien davantage avec "So U", un morceau planant de plus de huit minutes qu'il est difficile à écouter avec une attention soutenue. Très dur même de ne pas zapper avant la fin ...
L'instrumental groovy "Exotica" redonne heureusement un peu de punch sous ses ambiances rappelant tantôt Santana ou Satriani. Un bien bel exercice en tout cas, et même si Neil Schon n'a rien à prouver, on reste admiratif devant tant de talent ... tout en regrettant encore plus la fadeur du morceau précédent.
"What you want" dans l'esprit d'un Lenny Kravitz n'apporte rien de bien intéressant, sans plus quoi ...
Arrive ensuite "Love finds a way" qui se montre dans un esprit bien familier puisque ce titre chanté par Deen Castronovo est très proche de Journey, on pense également au groupe canadien Triumph ... bref, un peu de mélodie et d'inspiration ne fait pas de mal au milieu de tout ça.
Hélas, on repart avec un plat "On my way" signé Jack Blades encore une fois, et on se prend à espérer qu'il soit plus inspiré sur le nouveau Night Ranger comme il l'a été aux meilleures heures du groupe.
"Serenity" passe mieux sans toutefois atteindre des sommets, même chose pour "Schelter" avec néanmoins un refrain bien rock assez sympa.
On termine sur le deuxième instrumental "Big ocean", pas très captivant malgré la justesse d'interprétation que l'on connait.
Ce "So U" s'avère donc au final bien trop moyen pour lui permettre de sortir souvent des étagères ou des fichiers MP3 ... selon les habitudes d'écoutes de chacun.
A prendre comme une parenthèse afin de faire patienter les fans pour un nouveau Journey.

Mes titres préférés : "Love finds a way", "Exotica".

Note : 09/20


California Breed
California Breed
Prix : EUR 16,60

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Brouhaha Hughes, 3 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : California Breed (CD)
Oui le ressentiment premier qui vient à l'esprit en écoutant ce nouveau projet de Glenn Hughes peut être comparé à quelque chose de bruyant, confus et donc gonflant.
La production de plus sonne quelque peu "garage" avec une batterie qu'on croirait issue de démos.
Néanmoins on arrive au fil des écoutes à trouver des qualités, somme toute relatives avouons-le, pour peu que l'on soit plus fan du chanteur à sa période davantage mélodique.
En ce sens, on peut dire que c'est dans la lignée de Black Country Communion, où l'accent était plus axé sur le côté percutant que sur les mélodies.
Glenn Hughes ayant décidé d'hurler davantage que de chanter réellement, ceci étant d'ailleurs une grande déception depuis pas mal d'années car il est tellement meilleur quand il pose sa voix. Bon nombre d'exemples similaires peuvent d'ailleurs être cités comme Jorn Lande récemment ou même Ronnie James Dio dans sa période plus métal.
Nul besoin d'en faire des tonnes quand on possède un bon timbre de voix, à moins de vouloir cacher une certaine baisse d'inspiration ou on ne sait quoi d'autre.
Bref, passons aux compositions, qui à défaut d'originalité ne sont pas entièrement à jeter non plus.
Dans le détail, les deux premiers titres passent assez bien : "The way" possédant un pont sympa et "Sweet tea" un riff bien rock'n'roll.
"Chemical rain", un brin lancinant est déjà moins accrocheur ... "Midnight oil" reprend un peu les hostilités mais rien de bien transcendant, malgré de bonnes interventions du jeune Andrew Watt, le successeur de Bonamassa.
S'ensuit une ballade, " All falls down", assez moyenne mais passant au final assez bien l'épreuve et servant finalement de transition au très énervé "The grey", avec un refrain hélas nous plongeant dans les travers de l'album et des récentes productions de Glenn Hughes.
"Days they come" s'avère un peu plus intéressant malgré ses effets comparables à un miaulement sur le refrain ! De plus, pas de solo à se mettre sous les canines ou entre les moustaches ...
"Spit you out" redémarre sur un riff simple mais mémorisable, "Strong" et son ensemble acoustique/électrique est meilleur car étant plus travaillé.
"Invisible" et son riff pachydermique mêlé à cette batterie lourdingue donne envie de zapper, mais le refrain un peu plus digne d'intérêt nous empêche de le faire.
"Scars" apparait assez quelconque et sans être mauvais nous laisse dubitatif, "Breathe" arrive alors pour conclure dans une ambiance plus calme qui permet d'apprécier le chant enfin à sa juste valeur.
Pour un bilan global, on peu donc regretter fortement ce son d'ensemble brouillon, des compositions tout de même moyennes, un guitariste digne des nouvelles générations et qui n'arrive donc pas à la cheville de ses prédécesseurs. (Ou sont les solos mémorables ?). On pense alors avec une vive émotion à ces inoubliables Blackmore, Iommi ou même le moins connu JJ Marsh.
Soyons tout de même satisfait de voir notre sexagénaire en super forme ... et d'émettre le souhait de le voir s'associer pour le futur à un compositeur qui lui permettrait d'être davantage en lumière.
Une note au final se rapprochant du deux étoiles, arrondie à trois par respect pour l'homme et ses multiples contributions.
Impossible de toutes les énumérées : mais parmi lesquelles figurent Deep Purple, Hughes and Thrall, Black Sabbath, Phenomena, Brazen Abbot, HTP ....

Mes titres préférés : "Strong", "Sweet tea", "The way".

Note : 12/20


Kill the king
Kill the king
Prix : EUR 13,82

2.0 étoiles sur 5 Pas assez convaincant, 28 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kill the king (CD)
Wami à une allure de supergroupe puisqu'il réuni des pointures tels que Doogie White, Vinny Appice et Marco Mendoza, ceci correspondant aux initiales du nom.
L'interrogation provient de la lettre "i" qui est en fait le prénom du guitariste (Iggy Gwadera), un jeune guitariste polonais de 16 ans découvert par Mendoza.
La surprise est de ce côté là de taille tant les parties de guitares et les solos sont dignes de maîtrise de guitaristes plus affirmés.
En ce qui concerne l'attrait principal : les compositions, c'est une autre histoire car il est plutôt question de déception vu l'affiche alléchante.
En effet, l'ensemble oeuvre dans un hard rock classique sans surprise, certes pas mauvais mais pas indispensable non plus.
Le rythme soutenu de "The rider" n'arrive néanmoins pas à retenir totalement l'attention ... si ce n'est de permettre au jeune prodige de se mettre en valeur.
Le plus lent "Young blood" n'est pas un exemple flagrant d'imagination ... sentiment encore de frustration rehaussé encore une fois grâce aux interventions de l'adolescent.
"One more for rock'n'roll" persévère dans ce ton légèrement soporifique et laisse une fois de plus perplexe puis suspicieux pour la suite des événements.
La ballade "Guardian of your heart" arrive alors et présente heureusement un peu plus d'arguments mélodiques, surtout lors des couplets mélancoliques.
"Transition"correspond davantage à ce qu'on attend du niveau d'un tel groupe, bon riff et bonne rythmique quelque peu gâchés par des moments planants moins captivant. Du mieux mais c'est pas ça non plus...
"The resistance" débute sur des cornemuses rappelant les origines écossaises du chanteur, mais rien à signaler pour le reste du morceau sans réelle consistance et avec un refrain plutôt pénible.
"Exodus" (the red sea crossing) démarre sur un tempo lent encore une fois après une longue intro, on s'ennuie ferme bien que le refrain nous fasse un peu tendre l'oreille ...
D'une manière globale, trois morceaux sont d'un meilleur tonneau : "Heart of steel" possède des atouts mélodiques indéniables, "Wild woman" (you oughta know) est peut-être le meilleur moment de l'album et l'on aurait du coup aimer plutôt le trouver en ouverture, "Get out of my way" poursuit dans cette veine dynamique avec une excellente rythmique, et alors de trouver vraiment dommage de ne pas avoir entendu d'autres compositions dans ce sens.
On termine avec une seconde ballade, "I don't wanna lose you" qu'on écoute poliment afin d'apprécier surtout la voix de Doogie White, c'est d'ailleurs la première satisfaction de ce Wami car posant plus sa voix et chantant moins haut que sur le dernier Schenker.
L'autre satisfaction, étant vous l'avez compris, le jeune Iggy Gwadera dont on se demande si l'unique but de cette sortie n'était pas de le faire connaître au vu des compositions pour la plupart bien fades.
Quelques moments encourageants, mais bien maigres pour être pleinement satisfait. Vraiment dommage ! (un maxi 45 tours comme il existait à l'époque aurait rafler une excellente appréciation !)
Il faudra alors faire des efforts d'écriture si second projet il y a, et obtenir donc plus qu'un résultat moyen bien en deçà des espérances attendues.
"Kill the king", le titre choisi on s'en doute en référence au titre d'anthologie étant le seul rapport avec le grand Rainbow.

Mes titres préférés : "Wild woman" (you oughta know), "Get out of my way", "Heart of steel".

Note : 11/20


Magic Mountain
Magic Mountain
Prix : EUR 12,48

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Pour un certain public, 27 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Magic Mountain (CD)
Black Stone Cherry est un groupe venant du Kentucky, formé dans les années 2000.
Leur style œuvre dans une sorte de stoner rock/grunge qui séduira certes les amateurs, mais qui ennuiera peut-être sensiblement les novices.
Le tempo est dans l’ensemble lancinant et le son saturé comme le veut le genre, la voix peut faire penser à Eddie Vedder (Pearl Jam) ou Adam Duritz (Counting crows) s’il faut trouver une comparaison.
On parvient tout de même à déceler quelques mélodies ci-et-là mais le butin est insuffisant pour s’en satisfaire pleinement, les refrains sans inspiration étant présents à plusieurs reprises. On peut citer au hasard « Blow my mind » ou « Never surrender ».
De plus, « Magic mountain » contient deux ou trois ballades qui pourront avoir du succès sur les radios US à tendance teenagers, mais diable qu’elles sonnent déjà mille fois entendues.
Malgré tout, au fil des écoutes répétées, on apprivoise le genre et on se prend à apprécier étonnamment certains morceaux …
Du coup pour le positif, on peut quand même objectivement retenir quelques moments intéressants comme le morceau-titre « Magic mountain » bien pensé, l’ouvrant « Holding on … to letting go » et son refrain, une fois n’est pas coutume, assez immédiat.
« Peace pipe » est également à souligner, son refrain étant lui aussi bien mémorisable … il en sera d’ailleurs de même pour « Fiesta del fuego ».
Bon, le bilan n’est pas si catastrophique que ça, simplement que ce groupe de jeunes est sans doute destiné en fait… aux jeunes !!!
Car même si l’on ne se sent pas si vieux que ça (naissance dans les années 70), certains titres donnent quand même l’impression d’un léger décalage générationnel.
Une note pas si mauvaise au final même si moyenne et due surtout à un ressentiment personnel, mais ne doutons pas que Black Stone Cherry continuera de trouver son public avec cet album non dénué d’une bonne interprétation.

Mes titres préférés : "Magic mountain", "Holding on … to letting go", "Peacepipe”.

Note : 12/20


Bang! (Édition Limitée)
Bang! (Édition Limitée)
Prix : EUR 14,39

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Hard classique suisse, 27 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bang! (Édition Limitée) (CD)
Ne revenons pas sur le remplacement par Nic Maeder au chant suite à la disparition de Steve Lee, mais concentrons nous sur son contenu.
Il est toujours question d'un hard classique et mélodique, avec un apport supplémentaire d'orgue Hammond toujours bienvenu pour apporter de la profondeur aux morceaux parfois, il faut bien le dire, assez convenus.
Témoin en est surtout cette première partie de l'album avec un "Bang !" d'ouverture bien senti mais quelque peu prévisible, suivi d'un "Get up 'n' move on" percutant mais assez quelconque.
Le premier single "Feel what I feel" plus FM attirera l'attention des midinettes mais laissera sur le carreau le Hard rocker pur et dur, il en sera de même pour la ballade à l'accordéon "C'est la vie", ces compositions restant tout de même objectivement honorables.
"Jump the gun" relance l'intérêt avec son refrain faisant penser à l'Europe de Joey Tempest récente période, néanmoins, il est fort possible de rester toujours sur sa faim à l'écoute de cette première moitié qui fera penser au final que la seconde est meilleure.
En effet, à partir de "Spread your wings", les choses s'améliorent ... ce titre pouvant faire pensant au grand Whitesnake par moment.
Les similitudes avec David Coverdale se confirment avec "I won't look down" qui reste quand même moins accrocheur.
"My belief" déboule", on oublie le riff emprunté au "Deaf forever" de Motörhead" et on apprécie pleinement les mélodies qu'un chanteur interprète avec émotion.
Une autre ballade arrive et casse un peu l'ambiance, même si cette dernière, en duo avec une voix féminine, nous fait encore remarquer un rapprochement flagrant entre Nic Maeder et David Coverdale.
On repart de plus belle, avec un riff des plus hard pour un "Red on a sleeve" de bonne facture puis on enfonce le clou avec "What you get" et surtout "Mr ticket man" qui laisse penser à un beau futur si le groupe poursuit dans cette voie.
"Bang !" se termine par un "Thank you" de plus de dix minutes à l'ambiance symphonique, pas inintéressant, mais qui peut laisser l'auditeur se disperser de par sa longueur conséquente.
Un constat au final assez partagé, l'ensemble étant dans la bonne moyenne des sorties, mais ne parvenant pas toujours à convaincre complètement.
Ceci dû, principalement à des compositions, certes bien interprétées, mais manquant un peu de relief.
Empêchant par conséquent Gotthard de se hisser au sommet des groupes du genre tout en restant néanmoins un groupe à suivre.
Il ne faudra sûrement pas rater le prochain qui devrait, on l'espère, parfaire ce nouvel essai.

Mes titres préférés : "Mr ticket man", "My belief".

Note : 14/20 (3 à 3,5/5)


Into the Maelstrom
Into the Maelstrom
Prix : EUR 13,99

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Enthousiasmant ou barbant au choix, 18 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Into the Maelstrom (CD)
Cette nouvelle collaboration du batteur Mike Portnoy est loin d'être la plus évidente, tant on est ici sur un terrain pour le moins difficile d'accès.
En effet, Bigelf évolue dans un registre psyché/stoner/progressif quelque peu bizarroïde, les compositions partant dans tous les sens, ce qui peut plaire ou déconcerter.
Pour la petite histoire, rappelons que ce groupe fut fondé en 1991 à Los Angeles et que seul Damon Fox subsiste des origines.
L'autre membre fondateur, Richard Anton a quitté le groupe en 1996 et A.H.M. Butler-Jones décède en 2001 ...
Six ans après leur dernier album, Bigel ressuscite donc avec l'aide de Mike Portnoy, pour le meilleur ou pour le pire, car on est, il faut bien l'avouer, à cent mille lieux du très bon The Winery dogs. Certes les registres sont également opposés ...
Bon, vous l'aurez compris, cette chronique partage plutôt l'avis du deuxième camp, l'effet barbant étant majoritairement retenu.
Des passages qui peuvent retenir l'attention tout de même, mais trop peu nombreux par rapport à cette gigantesque bouillie sonore trop souvent lassante, voire gonflante.
Oui, même si l'on tient le coup par moment, il est difficile de ne pas lâcher prise sur la longueur tant on frôle souvent la limite du supportable.
C'est bien beau cette ambiance spéciale qui fait penser que l'on est soit dans un asile ou que l'on fait partie d'un film d'horreur, mais les mélodies c'est encore mieux.
Pourtant, de nombreuses références se font évidentes ici et là, et il est inévitable de penser aux Beatles (influence Lennon), Black Sabbath, Pink Floyd ou encore Alice Cooper pour le côté théatral ... mais on a tellement fait mieux par le passé.
En résumé, c'est courageux c'est sûr comme démarche mais on accroche ou pas ... après comme d'habitude, il est de bon ton de conclure par le fait que si Bigelf trouve des amateurs ... eh ben tant mieux !

Mes tires préférés : "Hypersleep", "High".

Note : 08/20


This Is Your Life
This Is Your Life
Prix : EUR 17,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 A boire et à manger, 10 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : This Is Your Life (CD)
Comme tous les "tribute", cet hommage à Ronnie James Dio contient de plus ou moins bonnes reprises, toutefois l'ensemble tient quand même bien la route.
Au rang des bonnes surprises, il faut signaler d'abord la remarquable prestation de Scorpions et la relecture de "Temple of the king, qui morceau magique s'il en est, est superbement réinterprété à leur sauce dans des tonalités différentes. Emotion garantie.
Ensuite, soulignons la version de "Rainbow in the dark", par Corey Taylor (Slipknot et Stone Sour) associé entre autres avec le batteur Roy Mayorga (ex-Soulfly et actuel Stone Sour) puis le guitariste Russ Parish "Satchel", guitariste de Steel Panther.
Cette association incongrue pouvant inquiéter au départ est en fait très réussie et l'on y découvre un très bon chanteur ainsi qu'un guitariste bien mis en valeur. Certes le morceau est proche de l'original mais respire la sincérité et surprend par sa qualité.
Enfin, à classer sur le podium la version de "I" avec le chanteur argentin Oni Logan qui connait déjà Rowan Robertson ("Lock up the wolves") puisqu'ils ont déjà joué ensemble sur un album commun en 2001. On ajoute Jimmy Bain et Brian Tichy et on obtient une reprise bien fidèle qui conserve l'état d'esprit agressif de ce titre de Black Sabbath (un des meilleur de "Dehumanizer"). Sauf peut-être sur le refrain où Oni Logan se montre plus timoré.
Metallica, qui se taille la part du lion avec un mélange de reprises de Rainbow appelé "Ronnie Rising medley" (où apparait pourtant étrangement "Kill the king" de l'album "Long live rock'n'roll") ne démérite pas. Simplement, le jugement peut varier selon le degré d'appréciation au groupe, les guitares rythmiques un tantinet bourrines étant sûrement trop mises en avant pour les non-initiés.
Après, on peut remarquer le bon travail de Kirk Hammett sur les solos, qui nous avait déjà démontrer à la meilleure période du groupe, une influence certaine à Ritchie Blackmore (pour le solo de "Ride the lightning" par exemple).
Biff Byford avec Motörhead remplaçant ici Lemmy, s'en sort avec les honneurs, même si la comparaison vocale est assez évidente au dépend du chanteur de Saxon.
Anthrax nous présente un "Neon knights" sans surprises mais de bon niveau, même chose pour Adrenaline Mob et "Mob rules".
Dans les rangs "pouvaient mieux faire", vu l'affiche et la qualité des compositions, on pense à Rob Halford sur "Man on a silver mountain" qui manque singulièrement de pêche faute à un chant trop lent (un comble pour le chanteur de Judas Priest) ... Aldrich, Appice, Warren et Pilson assure pourtant bien le job derrière. Quelque peu décevant.
Autre prestation attendue au tournant, celle de Glenn Hughes associé à Simon Wright, Craig Goldy, Rudy Sarzo et Scott Warren pour le splendide "Catch the rainbow" qui, si en rien elle ne se trouve défigurée ici, ne convainc pas non plus totalement.
Au rang des bémols, passons sur "Egypt (the chains are on"), qui pourtant plutôt bien interprété par Doro, figurait déjà sur un autre tribute ... ce qui est un brin pas terrible dans la démarche.
Autre titre non inédit, celui de Killswitch Engage avec un "Holy diver" pourtant pas mal repris mais saccagé par le pont horrible repris en version beuglante des pires effets. Complétement dommage.
Deux autres points négatifs, la reprise de "The last in line" par Tenacious D quasi parodique et assez ridicule ... n'est pas un bon chanteur qui veut. Puis "Straight through the heart" repris assez moyennement par Halestorm et une chanteuse qui fait ce qu'elle peut avec ce qu'elle a ... c'est-à-dire une pas très belle voix.
On entend la voix du maître pour "This is your life", morceau piano-voix étonnamment choisi car étant extrait du certainement pire album de Dio ("Angry machines"), paru en 1996.
En bonus, nous avons droit à une version plutôt bonne de "Buried alive" par Jasta (issu du pourtant hardcore Hatebreed) et encore tiré de "Dehumanizer".
En guise de final, une grande question subsiste au regard de la pochette : pourquoi est-elle aussi laide et grotesque pour un tel hommage ?
Bon, bref en résumé, exercice difficile tout de même ici réussi avec cet album, et ce malgré ces quelques zones d'ombres ...
Allez, et puisque c'est pour une bonne cause, parions qu'un éventuel second volet sera parfait !

Mes titres préférés : "Temple of the king", "Rainbow in the dark", "I".

Note : 14/20 (3,5/5)


Gravitas
Gravitas
Prix : EUR 15,78

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un bon remède contre les insomnies, 5 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gravitas (CD)
Asia publie donc ce "Gravitas" sans Steve Howe, remplacé par le plus jeune Sam Coulson (découvert sur youtube) et suscite donc par conséquent un effet certain de curiosité.
Force est de constater que les changements ne sont pas probants, si ce n'est qu'il manque bien sûr la patte reconnaissable entre mille du maestro, parti revivre un nouvel épisode chez Yes.
En effet, Asia reste dans son style facilement identifiable des précédents opus en persévérant hélas dans des morceaux, certes pas toujours désagréables, mais quelque peu mélancoliques et pas très dynamiques.
C'est dommage car des titres comme "Heaven help me now" ou "I would die for you" avec leur rythmique pas très violentes mais tout de même bien soutenue n'ont pas à rougir parmi le répertoire du groupe.
On peut ajouter "Valkyrie" malgré son refrain un peu téléphoné mais qui est doté de couplets bien inspirés ou encore "Gravitas" pas totalement dénué d'intérêt avec sa belle intro.
Après ça, on reste assez perplexe avec la ballade "The closer I get to you" pas des plus enthousiasmante.
"Nyctophobia" (à l'intro piano empruntée à Supertramp) et au refrain répété à souhait peut provoquer de longs bâillements chez l'auditeur ... et si ce n'est pas le cas, l'ennuyeux "Russian dolls" se chargera de parfaire le travail en vous plongeant alors dans un profond sommeil ...
Et ce n'est pas les deux derniers titres que sont "Joe Dimaggio's glove" et "Till we meet again" qui sauveront la donne puisque le premier est insipide et le second, bien que tentant de redonner un peu de tonus, est loin d'être un chef d'oeuvre ...
Nous avons droit de plus, aux versions acoustiques de "Joe Dimaggio's glove" et "The closer I get to you" ... comme si cela était nécessaire d'en rajouter.
Bilan très mitigé donc en résumé, à moins que d'être vraiment fan du groupe et surtout d'aimer les ballades ...
On serait tenter de dire que c'est un album de plus d'Asia, pas complètement raté mais pas non plus inoubliable.
Les trois étoiles sont tout de même atteintes, certes de justesse ... mais les quelques compositions qui valent le détour sauvent ce "Gravitas" du naufrage en doux pays des songes.

Mes titres préférés : "Heaven help me now", "I would die for you", "Valkyrie", "Gravitas".

Note : 12/20
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 23, 2014 2:45 PM MEST


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20