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Contenu rédigé par Laurent Jacquot
Classement des meilleurs critiques: 948
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Commentaires écrits par
Laurent Jacquot "Tony Clarkin" (France)
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Heaven and Earth [Shm-CD]
Heaven and Earth [Shm-CD]
Proposé par JAPANSTAR
Prix : EUR 30,17

6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 On a connu pire, même avec Jon Anderson, 24 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heaven and Earth [Shm-CD] (CD)
Il faut bien avouer que l'annonce de l'apparition encore une fois d'un nouveau chanteur, ne fut pas des plus enthousiasmante.
En effet, à peine avaient-on digérer l'éviction de Jon Anderson remplacé par le canadien inconnu Benoît David pour "Fly from here", qu'il faut à nouveau se farcir un clone plus vrai que nature du légendaire chanteur de Yes.
Oui ce qui frappe dès l'écoute de ce "Heaven and earth", c'est la similitude limite dérangeante de Jon Davison et Jon Anderson, encore plus flagrante qu'avec le précédent.
Mais objectivement parlant, il faut reconnaître des qualités à cet album, dont le niveau n'est pas si mauvais qu'on veut bien nous le faire croire ... à condition faut-il le souligner, de bien vouloir lui laisser le temps de multiples écoutes.
"Heaven and earth" est même globalement intéressant, même s'il contient sûrement plus de morceaux à tonalités pop que vraiment progressives, le seul à d'ailleurs classer dans cette catégorie étant très certainement le final "Subway walls".
En effet, long de 9 minutes, il possède plusieurs phases malgré tout assez digne du passé ... n'en déplaise aux fans ultimes qui espèrent toujours un retour impossible de quelques 40 années en arrière tout de même !
"Believe again" possède aussi cette référence avec ce pont qui rappelle bien les atmosphères du grand Yes, un titre d'ailleurs qui n'a aucunement à rougir de la comparaison avec l'ancien répertoire.
"The game" se veut plus popisant oui, mais reste écoutable même si on l'aurait bien volontiers écourter de quelques minutes.
Le sautillant "Step beyond" redonne toutefois un petit coup de fouet à ce début, certes pas désagréable mais quelque peu mollasson.
Les choeurs et les guitares, nous amènent de plus en terrain connu agrémenté d'un beau travail d'arrangements.
Et là encore quelques minutes de moins auraient pu être envisageables, ce qui nous fait retenir un élément négatif du disque dans le sens où l'on aurait préférer un ou deux titres de plus en raccourcissant certains autres.
Mais passons à la suite et à l'émouvant "To ascend", surtout pour les couplets, le refrain étant hélas plus convenu ... mais bon, c'est un morceau plutôt inspiré.
"In a world of our own" arrive dans une tonalité plus jazzy avant de laisser place à un refrain typiquement Yessien, belle expression de Steve Howe sur la fin ... même si l'on reste sur notre faim ! Ce dernier restant trop discret peut-être tout au long de ce "Heaven and earth".
"Light of the ages" possède une intro bien progressive aussi, pour laisser place à une composition riche en inspiration où la voix de Jon Davison fait passer bien des émotions. Un étirement inutile en longueur gâchant toutefois encore un peu le plaisir ...
"It was all we knew" se veut être plus joyeux mais a malgré tout un amer goût en bouche ... les lignes de guitares faisant penser à quelque chose du folklore grecque et les histoires de fruits en été peut laisser un peu dubitatif.
Mais bon, le titre n'est pas désagréable mais voilà quoi ... ça manque un peu de consistance pour du Yes.
On ne reviendra pas sur le final "Subway walls", cité plus haut comme étant une belle pièce progressive.
En résumé donc, quelques longueurs ici et là, un Steve Howe qu'on aurait voulu plus présent mais à côté de son rôle dans Asia, on reste tout de même bien satisfaits.
"Heaven and earth" étant d'ailleurs bien plus compacte que "Gravitas", ce dernier contenant seulement quelques bonnes réalisations.
Dans l'ensemble ce nouveau est même certainement plus varié que "Fly from here", s'écoutant du fait plus facilement dans sa globalité.
Et finalement de se dire que ce Yes version 2014, certes plus pop que progressif, n'est pas l'échec artistique auquel il faut s'attendre au nombre des critiques pourtant bien peu élogieuses en général.

Mes titres préférés : "Subway walls", "To ascend", "Believe again", "Light of the ages" ... et les autres.

Note : 15/20


Saga City
Saga City
Prix : EUR 22,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Pâle cité, 22 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Saga City (CD)
Alors que le dernier Yes "Heaven & earth" ne recueille quasiment aucun suffrage positif malgré une certaine qualité, ce nouveau Saga ne semble pas déranger plus que ça ... pourtant, il en faut du courage pour multiplier les écoutes afin d'en détenir les hypothétiques saveurs.
Certes, on arrive par moments à ne pas le trouver complétement raté mais que l'ensemble reste soporifique et pas très inspiré.
Bon c'est sûr, le style reste le même ... chose que n'a pas fait Yes cette année avec un album plus pop que progressif, mais les compositions sont pourtant plutôt bonnes dans l'ensemble.
"Saga city" de plus, ne semble pas posséder une excellente production, ce qui donne souvent un effet brouillon pas des plus agréable.
La première partie est incroyablement mollassonne, il faut attendre le sixième titre "Wake up" pour en effet se réveiller ... ce dernier possédant de bons couplets rappelant les meilleures années mais reste flanqué d'un refrain assez horrible.
De bons moments donc ici et là mais rien de vraiment satisfaisant pour faire de ce Saga un cd que l'on ressortira dans plusieurs années ... surtout lorsqu'on a la mauvaise idée d'inclure dans une version un live regroupant les classiques du groupe .... dur alors de ne pas faire de comparaison, même en accordant un légitimité en rapport à l'ancienneté du groupe.
Les faits sont là, et en étant objectif, le groupe n'a pas sorti de bons albums depuis bon nombre d'années ... mais ils ont le mérite de toujours exister, ce qui nous permet de les voir en live où ils affichent toujours une belle forme bien qu'ils ne jouent pratiquement que des anciens titres. (Hasard ?)
Pour revenir un peu plus en détail sur les morceaux, "Let it slide" ne décolle pas vraiment malgré son intro prometteuse, "Vital signs" est un bon titre qui est digne du groupe canadien, une de rares réelles satisfactions de "Saga City".
"It doesn't matter (who you are)" voit Jim Gilmour prendre le micro pour un titre assez soporifique, on est loin de "Scratching the surface".
"Go with the flow" ressemble à une ritournelle accompagnée à la guitare acoustique ... bon, sympa mais le refrain gâche bien le tout (on risque pas de se laisser immergé, malgré le sens du terme "the flow").
"Press 9" poursuit dans le ridicule avec son intro de touches téléphoniques et ses voix de chorales ... c'est pour dire : "Wake up et son intro techno fait du bien à entendre derrière !
"Dont' forget to breathe" est d'une platitude indigne pour un groupe d'une telle envergure, le riff simple étant répété jusqu'à l'infini.
"The further you go" ne nous sauve pas de l'ennui malgré des passages intéressants rappelant la grande époque de Marillion où ses claviers sont étrangement comparables. Un refrain qui donne envie de zapper tellement il est creux.
"On my way" poursuit dans le même registre bien que possédant une mélodie sympa, mais rien de transcendant.
"Not two sides" est peut-être le pire moment de l'album, mais quel ennui ce titre ! Malgré tout, il possède un pont intéressant qui ne parvient pas à sauver le reste ...
"Luck" arrive et du coup, on le trouve pas mal après un tel désastre ... de bons couplets là encore digne du grand Saga, on prend vraiment conscience que cet album n'est pas bon à l'écoute de ces derniers. Hélas, le refrain (s'il faut l'appeler comme ça plombe encore une fois l'ambiance), bon solo en émotion de notre virtuose Ian Crichton cependant.
"I'll be" termine ce "Saga City" avec son intro riche en arpèges acoustiques mais le morceau en lui-même est insipide et demeure fidèle à l'image de ce cru 2014 ...
Pas grand chose à sauver donc ... un peu de "Wake up" et de "Luck", et "Vital signs".
Deux étoiles atteintes de justesse, mais vraiment on frôle la correctionnelle ...
Maigre constat qui s'avère être des plus objectif, et pourra sûrement paraître sévère à certains ... qui heureusement pour Saga compte toujours de nombreux fans irréductibles, quoi qu'il arrive.
Sinon, l'espoir fait vivre et on attendra quand même le prochain ... comme l'écrivait un auditeur : "Au cas où !"

Mes titres préférés : "Mouse in a maze", "Don't be late", "Wind him up" (ah bon c'est pas de cette année !!!???)
Bon ben alors ... "Vital signs", et "Luck" pour les couplets.

Note : 07/20
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 23, 2014 4:00 PM MEST


Shutup & Jam !
Shutup & Jam !
Prix : EUR 17,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Derek St Holmes de retour ... sur un titre, 21 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shutup & Jam ! (CD)
"Shut up & Jam" arrive donc enfin !
Une longue attente de sept années qui voit Ted Nugent revenir à un Hard rock moins foncièrement brut mais davantage avec des racines rock'n'roll plus familières.
En effet, "Craveman" (2002) et "Love grenade" (2007) étant souvent plus radicaux, dotés pourtant de bons moments mais contenant moins de mélodies qu'auparavant.
L'autre point positif est le retour de Derek St Holmes, fidèle chanteur-guitariste depuis le début de la carrière solo de Ted Nugent, donnant souvent un change bien appréciable dans l'interprétation des compositions.
Malheureusement, il figure uniquement sur le bon et groovy "Everything matters" ... fait insatisfaisant et assez incompréhensible vu son retour remarqué dans le jouissif live de 2013, "Ultralive ballisticrock".
Autre apparition qui fait plaisir malgré le bref moment : celle de Sammy Hagar sur "She's gone" qui démontre une belle alchimie entre les deux légendes.
Sinon, en ce qui concerne le reste du contenu, pas de surprises et c'est tant mieux ... nous avons là un Nugent des plus classique (trop ?) mais qui nous laisse cependant un peu sur notre faim avec des morceaux ci-et-là un brin dispensables.
On ne peut pourtant pas reprocher grand chose à la première partie de l'album grâce au festif "Shut up & jam", au mordant "Fear itself", aux déjà cités "Everything matters" et "She's gone", puis à un " Never stop believing" d'approche plus mélodique et pouvant faire un successeur (en moins probant quand même) au très bon "Fred bear" de "Spirit of the wild". Dommage d'ailleurs que le morceau s'éternise trop sur la fin avec le refrain répété en boucle.
"Still believe" devient déjà un peu moins intéressant faute à son refrain assez pénible rattrapé heureusement par un riff et un solo digne du guitariste.
C'est surtout après que l'auditeur peut décrocher, les titres étant trop convenus sans être néanmoins totalement mauvais ... "I love my BBQ" sonne bien trop déjà entendu et n'est pas des plus captivant, l'instrumental "Throttledown" n'apporte pas grand chose, "Do-rags and a 45" n'est pas si mal mais reste trop répétitif (heureusement, il est court).
"Screaming eagles" laisse un peu de marbre, "Semper fi" est limite ennuyeux et "Trample the weak hurdle the dead" ne parvient pas non plus à faire changer d'avis.
La reprise finale bluesy de "I still believing" en guise de bonus track est sympa mais loin d'être transcendante.
Un "Shut up & Jam" en demi-teinte donc faute à un ensemble manquant sûrement quelque peu d'inspiration, les compositions s'écoutant plutôt bien mais sans plus.
Un Ted Nugent pas indigne du guitar-heroe mais certainement pas à classer parmi les indispensables.
Il parait qu'un autre album est déjà prêt selon ses dires, info ou intox ? A suivre ...

Mes titres préférés : "Everything matters", "She's gone", "Never stop believing".

Note : 12,5/20
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 22, 2014 1:38 PM MEST


Great Western Valkyrie
Great Western Valkyrie
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Retour en arrière, 10 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Great Western Valkyrie (CD)
Ce qui frappe d'entrée à l'écoute de Rival Sons, c'est cette impression d'entendre un album issu des années 70.
La référence est bien sûr flatteuse puisque cette décennie avec la suivante, celle des années 80, représente ce qu'on a fait de plus créatif et inspiré dans l'histoire du Hard rock ou du rock en général.
Cependant, si cette remontée dans le temps fait du bien aux oreilles, on a peut-être trop souvent l'impression de rien entendre de nouveau tant les comparaisons avec les Doors, Led zeppelin et autres consorts est limite envahissante.
De plus, si les compositions sont plutôt rentre-dedans et ne font aucune concessions dans l'ensemble, il manque ce soupçon de profondeur et de mélodies pour en faire un indispensable du genre.
Exception faite tout de même du final Zeppelinien assez poignant "Destination on course", plus inspiré et possédant un coté moins basique des plus intéressant.
Oui sinon l'ouvrant "Electric man" déménage bien mais demeure quelque peu répétitif, "Good luck" entonne avec la même fureur bien que les couplets soient plus calmes et nous fassent penser direct à Jim Morrison.
Après on a "Secret" qui déménage sévère aussi mais on attend qu'il se passe quelque chose ... une bonne mélodie là-dessus s'il vous plaît !
Pareil pour "Play the fool" à un degré moindre ... mais que ça reste barbant quand même à longue ce manque de refrains dignes de ce nom.
"Good thing" nous plonge carrément vers la fin des années 60, mais ne demeure pas dénuée d'intérêt et s'écoute plutôt pas mal ...
"Open my eyes" est bien aussi avec un bon groove, idem pour "Rich and the poor" à l'ambiance particulière mais pas inédite (encore une fois : Jim es-tu là ?)
"Belle starr" démarre sur un riff très proche d'AC/DC pour reprendre dans les mêmes tonalités proches des Doors dans les couplets, "Where I've been" étant elle, la seule ballade de l'album et qui, à l'image des autres titres d'ailleurs reste trop linéaire.
En résumé, des influences parfois trop présentes et un manque de mélodies peuvent rebuter les plus exigeants dans ce domaine.
Pour les autres, ceux qui recherchent du Hard rock sauce seventies sans prétention, ils peuvent foncer !
Une notation différente donc selon les exigences, excellente ou moyenne, mais sans doute jamais mauvaise quand même ...

Mes titres préférés : "Destination on course", "Open my eyes".

Note : 12/20


Simplicity
Simplicity
Prix : EUR 17,99

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Il faut aimer la prestation vocale, 7 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Simplicity (CD)
Les américains de Sacramento reviennent donc avec "Simplicity" six ans après "Forever more".
Il est toujours question d'un hard rock basique mené par la voix particulière du chanteur Jeff Keith, un atout pour les fans mais pour les autres probablement une faiblesse.
En effet, il faut s'habituer à cette voix éraillée de canard qui heureusement, peut se comparer dans le meilleur des cas à Steven Tyler.
Pour les compositions, rien de franchement mauvais mais en général un manque de profondeur qui nuisent à la qualité de l'ensemble.
Le titre d'ouverture "MP3" démarrant par un crépitement rappelant le bon vieux vinyle enchainé par une bonne intro, ne captive pas plus que ça. "Ricochet", bien que plus percutant, grâce à son riff rappelant celui de "Falling in love" sur l'abum "Animal magnetism" de Scorpions, n'est pourtant pas beaucoup plus intéressant.
Le mid-tempo "Rise and fall" est plus riche mélodiquement, et de plus possède un beau solo.
La comparaison citée plus haut avec Steven Tyler devient des plus évidentes lors des couplets de "So divine ..." qui du coup est un morceau qui se rapproche furieusement d'Aerosmith. Bon titre et beau travail sur les solos de guitares encore une fois.
"Cross my heart", ballade bluesy avec pianos reste dans le style du groupe de Boston, pas déplaisant mais un refrain qui laisse sur sa faim.
Après un autre mid-tempo sans prétention ("Honestly"), le rythme s'accélère avec le malgré tout moyen "Flip side !", pour repartir avec une autre ballade ("Other than me") bien sympa car dotée (une fois n'est pas coutume) de belles mélodies.
"Break of dawn", malgré des couplets pas terribles, s'en sort pas trop mal grâce à un pré-refrain assez inspiré et un solo travaillé.
"Burn out to fade" est la meilleure ballade, "Life is a river" n'étant pas si mal non plus mais un degré en dessous.
"Sympathy" et son intro à la basse revient enfin vers le Hard rock, mais hélas ne contient pas une fois de plus un refrain des plus réussi. "Time bomb" poursuit dans l'assez insipide et laisse plutôt indifférent.
On termine avec un énième ballade, "Til' that day", mais on ne s'en plaindra pas vu qu'en général, ce sont les plus réussies de ce "Simplicity" ... et celle-ci ne déroge pas à la règle.
En conclusion, un ressentiment bien mitigé, l'ensemble ne décollant pas vraiment et quand c'est le cas l'inspiration n’est pas au rendez-vous.
De plus, la comparaison est parfois trop évidente avec Aerosmith, ce qui démontre quand même un certain manque de personnalité.
Tesla, à l'image d'Helix dont "Bastard of the blues" est fraîchement sorti, ne fera pas encore partie cette année des groupes majeurs du Hard rock.

Mes titres préférés : "So divine ...", "Burnout to fade".

Note : 11/20


Bastard of the blues
Bastard of the blues
Prix : EUR 17,68

2.0 étoiles sur 5 Un peu juste, 1 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bastard of the blues (CD)
Voici donc le nouvel album pour le groupe canadien emmené par le chanteur Brian Vollmer, seul rescapé de la formation d'origine.
Le genre ne change bien sûr pas, nous avons droit à un hard rock classique dont les fans purs et durs se délecteront avec plaisir.
Pour les autres, il est possible de trouver ce "Bastard of the blues" un peu faiblard par moment, avec des compositions jamais réellement désagréables, mais manquant souvent de consistance.
On est pourtant séduits d'emblée par le morceau-titre aux allures de classique avec un break bien sympa et inspiré.
L'enchainement est impeccable avec le bien hard "Even Jesus (wasn't loved in his hometown)", doté d'un bon riff et d'un refrain fédérateur qu'on s'imagine bien reprendre en live.
Hélas, comme cité plus haut, la suite sombre dans le plus convenu et il est difficile de se satisfaire totalement du plus soft "Winning is the best revenge".
"Screaming at the moon", bien qu'étant plus hard, n'emballe pas non plus faute à un refrain passable ... "Metal at midnight" est un peu plus intéressant mais ne convainc pas complètement non plus.
"Hellbound for a heartbreak" s'avère un plus mélodique et apporte un regain d'intérêt qui se confirme avec la ballade "When all love is gone" qui, bien qu'hyper classique, se laisse bien écoutée. Elle permet de plus d'apprécier la voix de Brian Vollmer dans un registre différent.
On repart de plus belle avec le très "Coopérien" "Axe to grind" semblant tout droit sorti de l'album "Trash", pas mal du tout mais un manque de personnalité sur ce coup là.
"Skin in the game" se chargeant de rappeler AC/DC avec son intro, mais son refrain n'est malheureusement pas inspiré du tout, même constat pour "The bitch is a bullet" pas des plus captivant ...
"Stick and bones" termine sur une note plus rock'n'roll un peu en décalage avec le reste, mais sans être un sommet, s'écoutant à peu près sans heurts grâce à son rythme soutenu.
Au final, un album qui ne tient pas ses promesses des premiers titres et c'est bien dommage ... insuffisant donc pour permettre à Helix de figurer parmi les bonnes surprises de cette année.

Mes titres préférés : "Even Jesus (wasn't loved in his hometown)", "Bastard of the blues", "Hellbound for a heartbreak".

Note : 11,5/20


Outsider
Outsider
Prix : EUR 17,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le son est là pourtant, 24 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Outsider (CD)
Ce nouvel album sans le regretté légendaire bassiste Trevor Bolder disparu récemment, réunit tous les ingrédients qui font les caractéristiques d'Uriah Heep.
En effet, l'alchimie est là entre les instruments, la voix de Bernie Shaw s'écoutant toujours avec plaisir et les claviers de Phil Lanzon étant omniprésents ... bref chaque musiciens effectue un travail remarquable.
Cependant, là où il est possible de rester sur sa faim, c'est au niveau des compositions elles-mêmes, ces dernières étant un brin trop linéaires.
Attention, pour éviter toute polémique inutile, il ne s'agit pas ici de faire un procès à la nouveauté et de rester ancré à la période phare du groupe.
Simplement il est possible de moins accrocher à cet album qu'au précédent "Into the wild" qui, s'il n'était pas parfait, contenait des titres sortant davantage du lot.
Il est aussi intéressant, grâce à amazon ou autres sites amateurs de musique, d'avoir des ressentiments sincères (qu'on soit d'accord ou pas) et non comme dans certains magazines professionnels d'avoir des surnotations qui donnent la sensation de se retrouver dans l'école des fans où tout le monde avait 10 ou presque.
Evidemment, l'argumentation reste quand même nécessaire afin de ne pas rester incompris ou sembler sectaire ...
D'abord, si l'intro de "Speed of sound" et ses nappes de claviers captive l'auditeur, le morceau ne décolle jamais ... restant englué dans un mid-tempo et affublé d'un refrain bâteau pas très captivant.
"One minute" et son entame piano/voix est superbe, mais on retombe dans du plus conventionnel, bref bien sans plus.
Enfin "The law" attaque avec un riff plus soutenu, et bien que les couplets soient encore un peu mous, le refrain même répétitif reste bien en tête avec des choeurs après qui sont immédiatement identifiables au groupe.
"The outsider" poursuit dans ce rythme que l'on aurait davantage aimé retrouver dans l'album, faisant de lui un des plus fidèle représentant de la patte Uriah Heep.
"Rock the foundation" est nettement moins épique, un bon morceau pour les couplets mais de facture très classique avec ce refrain manquant singulièrement d'accroche.
"Is anybody gonna help me" est assez lent aussi et ne possède pas une mélodie qui fera de lui un indispensable ... "Looking at you" enchaîne de façon plus énergique mais là encore le refrain n'est pas des plus recherchés.
"Can't take that away" débute sur un riff bien hard de Mick Box, qui accompagné par les claviers nous renvoie dans ce que le groupe peut nous offrir de meilleur, hélas le refrain encore manque un peu de consistance ... mais bon titre quand même.
"Jessie" reprend dans ce rythme moyen dont est trop affublé l'ensemble de l'album, mais possède aussi par ailleurs le meilleur refrain qui fait de ce dernier un des meilleur moment de ce "Outsider".
"Kiss the rainbow" passe bien l'épreuve et même si encore une fois les couplets sont un brin soporifiques, l'ensemble tient bien la route.
"Say goodbye" termine dans le même esprit, ce dernier s'articulant toutefois uniquement autour du riff principal, le refrain et les couplets étant plus que convenus.
En guise de conclusion, oui il n'est pas si mal ce nouveau Uriah Heep et oui on reste sur notre faim aussi.
Mais il est tout à fait légitime qu'on atteigne pas toujours les urgences de certains titres du passé, compte tenu de la longue existence du groupe ...
Toutefois, la prestation du groupe est toujours d'excellente qualité et demeure un événement lorsque ce dernier effectue une tournée.
Bernie Shaw de plus, s'avérant être de plus un excellent frontman à ne pas manquer sur scène.

Mes titres préférés : "Jessie", "Outsider", "The law".

Note : 13/20
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (20) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 4, 2014 5:49 PM MEST


Rock N Roll Téléphone
Rock N Roll Téléphone
Prix : EUR 13,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Des allures de testament, 18 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock N Roll Téléphone (CD)
Voici donc le nouvel album de Nazareth "Rock'n'roll telephone", annoncé comme le dernier avec Dan McCafferty.
Cette nouvelle eu certainement l'effet d'une trainée de poudre pour les amateurs du groupe écossais, mais la raison est fort compréhensible puisque le chanteur souffre d'une maladie pulmonaire qui l'a contraint à quitter la scène en 2013 au bout de trois titres joués devant un public suisse.
Le remplaçant désigné à ce poste délicat est un inconnu répondant au nom de Linton Osborne, le dernier "survivant" est donc le bassiste Pete Agnew néanmoins accompagné de son fils à la batterie Lee Agnew, et de l'excellent guitariste Jimmy Murrison digne successeur du légendaire Manny Charlton.
A suivre donc même s'il paraît inenvisageable d'entendre un album de Nazareth sans la voix typique de Dan McCafferty.
En ce qui concerne l'album en lui-même, "Rock'n'roll telephone" est une très bonne suite à l'excellent "Big dogz" en étant semble t-il un cran en dessous.
On nage dans des eaux similaires au précédent en remarquant encore une fois l'excellente prestation de Jimmy Murrison, la voix de notre chanteur paraît même moins écorchée par moment, ce qui est un paradoxe tenant compte de son état de santé.
"Rock'n'roll telephone", comme "Big dogz" nous fait oublier les quelques albums plus dispensables dans la longue carrière du groupe.
Néanmoins, il contient quelques titres moins nécessaires qui l'empêche d'atteindre la note de son prédécesseur, on pense surtout à la très ennuyeuse ballade "The right time" et ce "Not today" pachydermique pas des plus inspirés.
Pour le reste, on est conquis par l'ouvrant "Boom Bang Bang" et son intro puis les énormes riffs sur le refrain qui valorise une fois de plus notre méritant guitariste. Superbe !
"One set of bones" poursuit avec son faux rythme, et même s'il s'apprivoise moins facilement que le premier, demeure une valeur sûre de l'album avec cette atmosphère un peu déjantée propre parfois à Nazareth.
On change de registre avec le sautillant "Back 2B4", bien plus accessible et davantage mémorisable tandis que la première ballade "Winter sunlight" enfonce le clou avec émotion pour un moment bien meilleur que la seconde citée plus haut.
Arrive le morceau-titre et son riff qui fait déjà figure de futur classique bien que le refrain soit un poil lassant, "Punch a hole in the sky" enchaîne sur un rythme plus rentre-dedans en nous rappelant les premières heures du groupe.
"Long long time" est dans la même veine que "Back 2B4", en ce sens qu'il se retient tout de suite et qu'il est également foncièrement moins hard rock que le reste de l'album.
Les deux derniers morceaux passent bien l'épreuve, "Speakeasy" possédant un riff simple qu'on retient bien et "God of the mountain" achevant sur une note digne encore une fois des périodes phares du groupe.
Un mot sur le deuxième cd qui contient deux bonus quelque peu dispensables mais dont les titres live font figure de testament puisque certains datent de 2006 et 2008.
Bravo encore une fois pour le valeureux packaging qui, comme pour le précédent ne donne pas envie de se mettre au mp3.
Enfin merci à Nazareth pour leur longue carrière et souhaitons le meilleur rétablissement possible à Dan McCafferty.
Quant aux fans, ils n'ont pas fini de toutes façons de se replonger avec bonheur dans les différentes période du groupe.

Mes titres préférés : "Boom bang bang", "Back 2B4", "One set of bones", "Speakeasy", "Winter sunlight".

Note : 16/20


High Road
High Road
Prix : EUR 20,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Toujours en dessous des espérances, 18 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : High Road (CD)
"High road" est la suite logique de "Somewhere in California", en ce sens qu'il à le son Night Ranger mais pas la saveur des meilleures productions.
En effet, même si l'ensemble tient assez bien la route, il manque majoritairement ce plus en mélodies qui faisait du groupe un des plus estimable de sa catégorie.
Ne boudons tout de même pas trop notre plaisir et apprécions par exemple, le très californien "High road" en ouverture, la ballade "Don't live here anymore" et son solo final bien affuté, l'explosif "X Generation", et surtout le mémorable "I'm coming home" réellement digne de la renommée Night Ranger ... l'époque ou ce dernier savait davantage aligner les titres inspirés.
Le reste est globalement moins bon même si "Hang on" et sa bonne intro est prometteur, il ne parvient hélas pas à accrocher totalement.
Même chose pour le bonus "Mountain song" qui commence très bien mais sombre peu à peu dans le moins bien avec un refrain beaucoup moins probant.
Les deux autres ballades, "Brothers" (passable) et surtout "Only for you only" (un brin soporifique) sont moins marquantes que la première ... quant aux pourtant survitaminés "St Bartholomew", "Rollin'on" ou "Knock knock never", ils leurs manquent ce supplément d'âme nécessaire à rendre un morceau réellement attrayant ... les refrains faisant encore une fois défaut au niveau de l'inspiration.
Un bilan donc mitigé même si rien n'est catastrophique, simplement qu'on s'habitue hélas à ce que Night Ranger nous sortent des albums quelque peu inégaux et surtout plus fades qu'auparavant.
Quand on connait le niveau d'interprétation des musiciens et la valeur individuelle du talent de chacun, c'est simplement dommage ... à moins d'être aussi devenu trop exigeant peut-être avec un groupe qui à quand même quelques années derrière lui.
Donc évidemment, c'est certainement louable alors quelque part de ne pas perdurer dans une qualité irréprochable.
Cependant, il est aussi logique et objectif de reconnaître que "High road" n'est pas aussi bon que certaines oeuvres de leur meilleure période ... même si ce dernier contient de bons moments.

Mes titres préférés : "I'm coming home" ... puis "X Generation", "High road" et "Don't live here anymore".

Note : 13/20


Homo Erraticus
Homo Erraticus
Prix : EUR 18,00

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Jethro Tull sans l'inspiration, 13 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Homo Erraticus (CD)
Ce nouvel album de Ian Anderson n'a de commun avec Jethro Tull que son leader charismatique, puisque la voix et le son en général nous emmène dans un terrain connu.
Par contre, nous sommes bien loin des grandes heures du groupe où les mélodies gorgées de feeling ne quittaient plus l'auditeur.
En ce sens, "Homo erracticus" est bien le digne successeur du déjà fade "Thick as a brick 2", assez honteusement flanqué du nom du groupe d'ailleurs.
Il va même plus loin au niveau de l'ennui provoqué malgré de multiples écoutes, aucun titre ne ressortant du coup en particulier de ce paysage déserté de la moindre inspiration.
De plus, il faut se farcir 15 titres, ce qui est beaucoup trop pour digérer un tel album dont on aurait largement pu en extraire quelques uns.
On peut penser surtout à ce monologue inutile ("Per errationes ad astra"), la chanson d'église ("Meloria sequamur"), le répétitif final ("Cold dead reckoning") ou encore l'assez barbant instrumental ("Tripudium ad bellum") pour ne citer que ceux-là ...
Seuls "After these wars" apporte un semblant d'intérêt, "The engineer" avec son accordéon est un peu moins monotone, et "Doggerland" passe à peu près l'épreuve.
Quant au reste, on tend l'oreille ci-et-là pensant qu'une mélodie intéressante arrivera mais c'est peine perdue ... difficile alors de repenser aux "Crest of a knave", "Catfish rising" ou "Stormwatch" entre autres ....
Tout ça est bien navrant, surtout que Martin Barre effectue une tournée de son côté lui aussi en jouant les titres du Tull ... et alors l'impression désagréable que tout est fait pour maintenir un peu de rentabilité à l'instar d'une réelle démarche artistique satisfaisante.
"Homo erraticus" est une oeuvre très décevante, de bonnes critiques sont pourtant éditées ... et bien après tout tant mieux pour le compositeur qui nous à tant apporter par le passé.
Deux étoiles ont failli être requises d'ailleurs par respect pour Ian Anderson mais l'intérêt d'une chronique est de communiquer sincèrement son ressenti, il me semble ...

Mes titres préférés : "After these wars".

Note : 6/20


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