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Contenu rédigé par Michelle RIVALLAND
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Commentaires écrits par
Michelle RIVALLAND
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La masure de ma mère
La masure de ma mère
par Collectif
Edition : Broché
Prix : EUR 16,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un livre touchant mêlant de la rudesse, de la tendresse, du sordide aussi, 19 mai 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La masure de ma mère (Broché)
Ce livre témoigne de la vie dans la campagne bretonne au siècle dernier. Il a été inspiré à son auteure, par les souvenirs qu’elle tient de sa mère, héroïne de ce récit.

Ce n’est pas la première fois que l’on entend parler de la vie dans la campagne en Bretagne, à cette époque, mais ce livre a la particularité de suivre le parcours d’une enfant née dans la misère qui malgré tout parvient à se forger un meilleur destin.

Sa vie est vraiment difficile, car elle est obligée de quitter sa famille à l’âge de 11 ans, pour être employée comme fille de ferme. Elle ne peut pas aller à l’école et elle s’occupe principalement d’un troupeau de vaches qu’elle doit surveiller de longues heures, seule dans la campagne. Elle raconte sa vie à la ferme où elle observe beaucoup le comportement des uns et des autres et où elle assiste à des scènes qui ne sont pas de son âge.

Malgré tout Lise se forge un caractère solide et elle apprend la vie rapidement. En dépit de son environnement assez noir, elle est capable de trouver des petits bonheurs dans sa vie champêtre et ce sont de brèves compensations. Et puis il y a autour d’elle des personnes bienveillantes, et cela pallie la dureté de certaines autres.

À travers ce livre Jeanine OGOR et Jean ROHOU son collaborateur, nous entraînent dans un monde où chacun essaie de trouver un peu de bonheur dans un destin qui n’offre que peu d’espoirs d’épanouissement personnel. Cependant l’amour est omniprésent, sous différentes formes, avec souvent ses conséquences négatives de jalousie, de conflits, d’arrangements à l’amiable pour sauver les apparences. Heureusement l’amour sincère a aussi droit de cité.

En définitive Lise s’en sortira, elle a eu visiblement beaucoup à raconter à Jeanine, sa fille, qui nous fait profiter de ce témoignage intéressant et émouvant.

La vie actuelle à la campagne est sûrement moins rude, vraisemblablement, bien que très laborieuse aussi.

En lisant "La masure de ma mère" nous mesurons les progrès effectués dans tous les domaines et le confort de vie qui en découle et qui apporte davantage de bonheur dans un certain sens. Le bonheur est parfois dans la comparaison. Mais ça c’est une autre histoire !

Bravo à l’illustrateur David CREN pour ses dessins touchants et remarquablement appropriés à cette histoire.

Merci à Jeanine OGOR de nous avoir fait partager la vie de Lise, sa mère, au siècle dernier. Cette Lise nous est apparue très attachante au fil des pages.

Jeanine OGOR a trouvé en son collaborateur Jean ROHAN, pour l’écriture du livre, un allié précieux.

Un bon point pour les Éditions Dialogues, à BREST.


Au bonheur de lire : Les plaisirs de la lecture
Au bonheur de lire : Les plaisirs de la lecture
par Gall Collectifs
Edition : Poche
Prix : EUR 2,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Comme si de grands écrivains avaient planché, 28 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au bonheur de lire : Les plaisirs de la lecture (Poche)
Oui c’est comme si on leur avait donné ce sujet : "Au bonheur de lire".

En fait quelqu’un a fouillé dans leurs œuvres pour y dénicher leur conception de la lecture, et c’est bien sûr une bonne idée. En plus le livre est léger et donc facile à manipuler.

Le résultat est un peu inégal selon les écrivains.
J’y ai vu successivement une fascination pour les aventures livresques, une ambiance particulière autour des moments de lecture, une confession émouvante sur les livres-trésors de la maison d’enfance, le livre comme un secours dans une vie médiocre, un liseur efficace, l’amour ou le mépris des livres, une lecture détaillée assez horrible sur les saints persécutés, une atmosphère étrange autour du livre, un récit assez fascinant, un autre trop sérieux pour moi, un autre ennuyeux, et pour finir une apologie du livre, super intéressante, qui a été placée en dernier en guise de conclusion.

Naturellement le sujet de la lecture est inépuisable. Mais c’est intéressant d’avoir les avis des écrivains connus. Il est vrai aussi que pour la plupart d’entre eux, à l’époque où ils vivaient il n’y avait guère de distractions autres que la lecture, et malheureusement elle n’était pas accessible à l’ensemble des gens.

Pour ma part, j’ai commencé à dévorer les livres quand j’étais en CM1, encouragée par une maîtresse extraordinaire, Madame Le Flohic, une Bretonne (comme le monde est petit), dans une petite école de Zarzouna près de Bizerte, en Tunisie. J’avais lu en particulier tous les livres de la Comtesse de Ségur en un temps record (elle en a écrit une vingtaine pour les enfants).Ensuite il n’y avait plus rien à me mettre sous la dent ( je veut dire sous les yeux). Il y avait beaucoup de livres chez moi, mais pas forcément pour mon âge. Plus tard, dans ma vie, j’ai eu des périodes de lecture intensive et quelques traversées du désert.

J’ai bien le droit aussi de plancher quelques instants sur le sujet. "Au bonheur de lire", n’est-ce pas ?
Je vous souhaite beaucoup de bonheur de lire.

Et surtout merci à Amélina pour ce petit "bonheur de lire".

PS : la couverture du livre m’intrigue. Qui pourrait m’en donner une explication ?


Les Jacarandas de Téhéran
Les Jacarandas de Téhéran
par Sahar Delijani
Edition : Broché
Prix : EUR 19,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Une lecture éprouvante par son côté dramatique, mais pleine de tendresse et de poésie, 28 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Jacarandas de Téhéran (Broché)
Le début de ce roman-témoignage est bouleversant jusqu’à l’indicible. L’auteure, Sahar Delijani, née en prison, nous communique toute sa souffrance enfouie, grâce à sa sensibilité à fleur de peau.

Elle a une façon remarquable de traduire les sentiments exacerbés de ses personnages, dans les circonstances atroces où ils vivent.

Lorsqu’il s’agit de faire le récit d’une histoire d’amour et d’une naissance dans un milieu carcéral inhumain, elle pénètre l’âme des protagonistes, avec un talent d’écriture extraordinaire.

Au fil du roman, Sahar nous fait vivre dans l’univers d’une famille iranienne, pendant une époque très troublée de l’histoire de ce pays. En dépit des drames qui atteignent plusieurs membres de cette famille, les autres font face en resserrant leurs liens. Leur quotidien est plein d’amour et de solidarité, empreint aussi d’une grande poésie dans leur manière de vivre.

Tout cela se passe à l’ombre des jacarandas, ces arbres flamboyants bleus, qui font rêver par leur stature imposante et protectrice et leur floraison bisannuelle qui procure certainement un enchantement.

Sahar Delijani a bien choisi son titre, en évoquant ces arbres. Ne sont-ils pas eux-mêmes un symbole de liberté, et d’attachement à leur sol nourricier.

Juste un petit bémol, pour le déroulement du roman, quand on retrouve à un moment donné, les personnages un peu perdus de vue, découverts quelques chapitres en arrière. On a du mal à se les remémorer, étant donné leur nombre.

Et puis la fin du roman est un peu moins attractive que le début. Il y a un certain essoufflement. L’auteure s’est tellement investie dans les premières pages ! Sahar Delijani est une auteure prometteuse.
Je lui souhaite plein de succès.

Merci à mon fils Johan, pour ce roman plein de souffrance et d’amour.


Le Manoir de Tyneford
Le Manoir de Tyneford
par Natasha Solomons
Edition : Broché
Prix : EUR 20,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un roman prenant, au parfum de vieille Angleterre, mais qui manque de relief, 9 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Manoir de Tyneford (Broché)
Tout au long de cette histoire qui se déroule sur une durée assez importante, l’attention est focalisée sur l’héroïne, Elise Landau, et le lecteur partage tous les tracas de sa vie. Ses états d’âme n’ont plus de secrets.

En même temps c’est un voyage dans les années 40 et les problèmes des Juifs obligés de s’exiler.

C’est aussi une double histoire d’amour, sur fond de drame et de nombreux obstacles.

Le goût de l’auteure pour le chant lyrique et la littérature est apparent également. Le tout est imprégné de la vie d’une famille bourgeoise d’Angleterre, avec sa vie bien réglée, la hiérarchie des serviteurs, les bonnes manières, les réceptions etc… Mais la guerre modifie obligatoirement les comportements, et c’est là que les gens montrent leur vraie personnalité.

Ce roman m’a intéressée, mais sans passion véritable. C’est une étude psychologique profonde, mais il y manque peut-être un peu d’originalité. C’est malgré tout une lecture agréable, paisible, mais qui n’est pas assez épicée à mon goût. La dramaturgie de l’histoire n’est pas bien rendue.

Merci à mon fils Luc pour ce livre qui m’a fait voyager dans les années de ma naissance.


Couleur de peau : miel T03
Couleur de peau : miel T03
par Jung
Edition : Album
Prix : EUR 17,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La souffrance perdure, 19 mars 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Couleur de peau : miel T03 (Album)
Dans ce troisième tome Jung cherche toujours l’apaisement, mais c’est difficile, malgré un voyage au pays de sa naissance qui aboutit enfin, où son retour est filmé pour une émission de télé. Il ne retrouve toujours pas de traces de sa mère biologique, c’est le grand vide.

Il continue son parcours de questionnements perpétuels, fait des expériences malheureuses (drogue). Il observe beaucoup les autres adoptés. Certains se donnent la mort faute d’avoir trouvé un équilibre.

Ses dessins à connotation très philosophique témoignent d’une longue recherche sur son adoption, c’est plein de symboles. Cela l’aide à supporter la vie.

Jung s’est livré complètement dans ces trois livres où nous comprenons sa souffrance. Il porte une blessure qui ne guérira jamais, mais je lui souhaite de belles compensations par la famille qu’il a fondée. À travers elle il pourra retrouver les racines, de son arbre de vie. Car les rameaux portent en eux les messages des racines.

Merci à Jung pour son éclairage sur l’adoption.


Couleur de peau : Miel T02
Couleur de peau : Miel T02
par Jung
Edition : Album
Prix : EUR 17,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Beaucoup plus douloureux que le tome 1, 6 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Couleur de peau : Miel T02 (Album)
J’ai aimé le début du livre où Jung utilise l’image de l’arbre pour décrire son déracinement. Le dessin, c’est encore plus parlant.

Dans ce tome 2, Jung exprime de plus en plus sa souffrance d’être adopté. Il se pose des tas de questions. Il a des tas de complexes, en particulier par rapport aux filles qu’il cherche à séduire etc. Il ne s’entend pas vraiment avec sa famille d’adoption, qu’il quitte à 18 ans, mais qu’il doit retrouver à cause d’un grave problème de santé.

Et toujours ses questionnements incessants sur son abandon, les raisons de ses parents adoptifs de l’avoir recueilli, sur son pays…

On assiste, dans ce récit, à une douloureuse crise d’adolescence, majorée pour Jung par le fait qu’il se sent une pièce rapportée. Il doute de l’amour de sa mère adoptive. Il faut dire pour la défense de cette dernière, que Jung étant un être vraiment tracassé et révolté par son destin, ne lui rend pas toujours la vie facile. Il y a sûrement un manque de dialogue entre ces deux personnes, beaucoup de non-dits qui empêchent de se comprendre mutuellement.

Ce livre donne beaucoup à réfléchir.

À présent je vais me procurer le tome III. J’ai hâte de savoir si Jung, en devenant adulte, retrouve la sérénité.

Tous mes compliments à Jung pour son talent de dessinateur de BD. C’est remarquable. Son livre est très beau, même s’il nous "remue" beaucoup, à l’image de la lutte intérieure de Jung. Mais si ce dernier se livre ainsi à nous, n’est-ce pas encore pour rechercher l’amour. Je pense que sa quête aboutit bien à cela.

Je n’en dirai pas plus.

Merci encore à Johan.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 9, 2015 9:54 AM CET


Couleur de peau : Miel T01
Couleur de peau : Miel T01
par Jung
Edition : Album
Prix : EUR 17,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un témoignage sincère, 3 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Couleur de peau : Miel T01 (Album)
Ce récit autobiographique bénéficie d’une double lecture, puisque l’auteur Jung utilise son talent pour nous raconter sa vie par le dessin en même temps que par l’écriture. Cela donne un éclairage supplémentaire à ce témoignage très prenant. Les graphismes sont très nets, très parlants, très méticuleux. Les commentaires écrits sont souvent truffés d’humour dans des situations pourtant dramatiques, mais un humour parfois grinçant.

Dans cette première partie de sa vie Jung nous fait partager la découverte de son état d’enfant abandonné, livré à lui-même, ce dont il a pris conscience vers l’âge de 5 ans, dans les rues de Séoul.

S’ensuivent les pages sur un court séjour à l’orphelinat où il a été recueilli, et voilà que Jung entre dans le vif du sujet, c’est à dire l’histoire de son adoption. Ici on retrouve le cheminement habituel de l’adaptation à l’adoption et ce n’est pas un long fleuve tranquille, loin de là ! Jung passe par toutes sortes de moments de doute, de questionnements incessants, de craintes de rejet, de manque d’affection de la part de sa mère adoptive surtout qui n’est pas très câline avec l’enfant. Il y a des épisodes douloureux, quand Jung se met à faire des bêtises, ce qui est souvent le cas chez les adoptés, qui veulent éprouver la patience de ceux qui les ont recueillis. Mais pour Jung les sanctions sont un peu traumatisantes, psychologiquement et même physiquement car ses parents n’hésitent pas à pratiquer des châtiments corporels inadmissibles.

Heureusement il y a quand même de bons moments, et Jung bénéficie de la solidarité inébranlable de ses frères et sœurs.

Cette histoire vraie est un document très émouvant, car elle nous révèle l’état d’esprit d’un enfant abandonné qui soudain se trouve transplanté dans une famille qu’il ne connaît pas, dans un pays dont il ignore la langue et les coutumes.

Nous pouvons essayer de nous mettre à sa place et de ressentir toute sa solitude, sa fragilité, dans un milieu étranger où il a été "parachuté" sans pouvoir donner son avis.

Et puis une question le taraude toujours : Pourquoi ai-je été abandonné ?

Ce livre est d’une grande qualité, de par sa présentation, ses graphismes clairs, ses textes soignés, et très vivants, et surtout l’histoire vraie qu’il nous présente et qui ne peut manquer de nous faire réfléchir.

Il est très agréable à lire, au besoin sans se presser. On le reprend à chaque fois avec le même plaisir, le même intérêt. Le côté "bande dessinée" permet de se remémorer plus rapidement les passages lus auparavant. Mais en fait je l’ai lu pratiquement d’une seule traite, avec fébrilité.

Et j’ai hâte d’aborder le tome II !

Merci à Johan pour ce récit qui ne pouvait que me plaire.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 6, 2015 10:03 AM CET


Contes d'une grand-mère tibétaine
Contes d'une grand-mère tibétaine
par Yveline Féray
Edition : Poche
Prix : EUR 12,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Des contes assez étranges, une évasion garantie, 27 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contes d'une grand-mère tibétaine (Poche)
L’intérêt dans l’écriture des contes est que l’on peut tout se permettre dans le domaine de l’imagination, du merveilleux, du fantastique, tout en y mêlant à souhait de la philosophie et également l’imprégnation de la couleur locale, quand il s’agit de contes ethniques.

C’est bien le cas dans les "contes tibétains" qui nous désarçonnent un peu au premier abord, car il faut s’habituer au dépaysement que nous apporte le théâtre de ces contes. Les us et coutumes du peuple tibétain nous paraissent étranges, car les personnages n’ont pas les mêmes valeurs que nous. En particulier ils croient à la réincarnation, ce qui permet à l’auteur de "tuer" facilement ses héros qui ne disparaîtront pas pour autant, du récit. Ils revivront cinq ou six fois sous la forme de divers animaux, gardant cependant leurs tendances bonnes ou mauvaises, à travers leurs différentes existences.

Il y a pas mal de sauvagerie dans ces contes qui ne sont pas peints à "l’eau de rose". Les personnages, parfois démoniaques, ne se font pas de cadeaux. La grand-mère tibétaine, qui est dans le titre du livre, ne craint pas d’effrayer ses auditeurs.

J’ai été surprise, dans l’un des textes, de retrouver une similitude avec le conte "Cendrillon". Il y a dans cette histoire une jeune fille qui perd aussi une chaussure et qui retrouvera, par ce biais, son prince charmant. Je ne sais qui s’est inspiré de l’autre ? Je ne chercherai pas plus loin !

J’ai beaucoup aimé découvrir ces récits qui sont une bonne évasion. Merci à Luc pour ce livre distrayant, et d’un intérêt culturel certain.

Je déplore simplement que les notes de bas de page soient reléguées à la fin des chapitres. Il y a beaucoup de traductions de mots tibétains et pas mal d’explications. J’aurais préféré les trouver à ma portée, au bas des pages, plutôt que d’aller les chercher deux pages plus loin. Mais je comprends que cela compliquerait la mise en pages.


Jouets cultes du XXe siècle
Jouets cultes du XXe siècle
par Dorothée Charles
Edition : Relié
Prix : EUR 45,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une belle promenade ludique, 23 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jouets cultes du XXe siècle (Relié)
C’est un beau cadeau de Noël, ce superbe livre si joliment écrit et illustré. Mais il peut s’offrir pour toute autre occasion et ce sera encore comme un Noël.

En nous montrant 50 jouets favoris des années 1900 à 2000 il nous procure une visite émouvante dans les souvenirs de notre enfance ou les souvenirs de nos enfants.

Les commentaires accompagnant chaque jouet présenté sont remarquablement rédigés, axés sur l’essentiel à savoir, tout en étant très complets.

Les photos sont vraiment artistiques, mettant en valeur chaque jouet. Prises en gros plan, elles sont également présentées sous plusieurs angles et privilégient les détails importants, avec un grand raffinement. L’œil se régale, l’esprit aussi, qui s’évade dans le monde magique de l’enfance.

C’est presque mieux qu’une visite de musée, car on peut s’attarder à loisir sur les pages, et y retourner à loisir.

Bien sûr, comme pour tous les beaux livres, celui-ci ne se lit pas d’une seule traite, ce serait un peu dommage ! Il est à flâner, à savourer, à revenir, à rêver, à redécouvrir encore et encore, à ranger, à ressortir, bref surtout à ne pas abandonner définitivement sur une étagère. Ce serait dommage ! Trop de livres ne bougent plus ! Triste destin ! Parfois on aime admirer les murs entiers remplis d’étagères de livres, dans les vieilles maison, mais ces livres sont trop oubliés. Pardon je m’égare… C’est une autre histoire ! Celui-ci est un livre à laisser traîner, pour qu’il tente, pourquoi pas, le visiteur… ou pour le revisiter soi-même, à volonté.

Merci à Blandine, Noëla, Amélina, pour ce gracieux présent qui m’a touchée.


Théorie de la carte postale
Théorie de la carte postale
par Sébastien Lapaque
Edition : Broché
Prix : EUR 10,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un voyage postal amusant, 5 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Théorie de la carte postale (Broché)
Dans ce livre au petit format, qui évoque les cartes postales sans n’en montrer aucune, l’auteur nous présente sa théorie personnelle sur ces agréables supports de correspondance, illustrés de photos au recto.

Cet amoureux des mots, n’est pas un collectionneur, même s’il se procure beaucoup de cartes postales mais il faut savoir qu’il s’en sert aussi bien pour des besoins variés, comme pour écrire une liste de courses, pour accompagner ses règlements de notes de gaz et d’électricité, ou pour adresser une injure. Bref, il les utilise aussi quand même pour leur usage normal, qui est de donner signe de vie lorsqu’on voyage ici et là. Il adore combiner les mots entre eux. Il en choisit par exemple cinq et il joue avec eux. Il donne des couleurs aux mots, il y a les mots bleus, les mots verts, les mots rouges, les mots dorés etc…

Et puis Sébastien Lapaque s’intéresse à tout ce qui concerne la carte postale, ses variétés, selon les différents pays ou régions, ses voyages, tout ce qu’elle véhicule, des anecdotes spéciales, sans oublier d’évoquer les cartes virtuelles utilisées actuellement.

Au passage il s’attarde sur les cartes postales trouvées dans les brocantes avec leurs messages souvent naïfs au verso, qui nous laissent émus et rêveurs. À ce propos il nous rappelle qu’à l’origine le texte s’écrivait sur le recto de la carte, c’est à dire sur la photo, le verso étant réservé pour l’adresse du destinataire.

Il n’était pas question bien entendu, au début, de mettre une carte postale sous enveloppe. Maintenant je pense, personnellement, que c’est une précaution, d’une part pour protéger la carte et d’autre part parce qu’elle a ainsi plus de chance d’arriver à bon port !

Je salue avec enthousiasme, cette idée originale d’avoir écrit un livre sur la carte postale. J’en envoie beaucoup, et j’aime ces moments partagés avec ma famille et mes amis, j’en achète aussi beaucoup pour les garder en souvenirs dans des albums. J’aime bien sûr en recevoir. À l’occasion également je m’attarde à lire avec attendrissement de vieilles cartes, dans les brocantes.

Toutes ces cartes véhiculent une foule de souvenirs, une foule de mots d’amitié et d’amour, sans oublier le patrimoine culturel qu’elles représentent par leurs vues. Et puis on hésite à les jeter, donc elles durent très longtemps. Parfois complètement oubliées, elles ressurgissent un jour.

Je pense que Sébastien Lapaque a dû longuement savourer le projet de produire un livre sur les cartes postales. Il l’a ensuite mijoté à souhait. Les plats bien mijotés ne sont-ils pas excellents à déguster ?

En tout état de cause, il cherchait une idée originale pour un sujet de livre. Je pense qu’il a atteint son but.

Et merci à Amélina pour cette évasion. Cela lui vaudra bien une belle carte postale à la prochaine occasion.

Évasion = Occasion / Occasion = Évasion

Bien sûr il faut tenir ses promesses ! Donc mémoire !

Évasion, Occasion, Promesse, Mémoire…

Le livre de Sébastien Lapaque est un bel hommage aux cartes postales.
Longue vie à elles !


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