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Contenu rédigé par Michelle RIVALLAND
Classement des meilleurs critiques: 413
Votes utiles : 706
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Commentaires écrits par Michelle RIVALLAND
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Un bonheur douloureux, 28 mai 2013
Ce roman est un long cheminement. Il semble être en partie autobiographique, mais c'est une supposition. J'ai trouvé la première partie trop longue et un peu fade, d'une lecture paisible, mais sans attrait particulier. N'y trouvant pas grand intérêt je reprenais mon livre de temps à autre sans conviction. Il est vrai que dans bien des romans il faut un certain nombre de pages avant que la curiosité ne s'éveille, mais dans le livre dont je parle c'est particulièrement vérifié, pour moi. S'ensuit un épisode très douloureux dans lequel on découvre toute la sensibilité de l'auteure qui nous conduit dans les dédales d'une souffrance que l'héroïne s'efforce d'apprivoiser, mais qui la marquera à jamais. Le bonheur s'en mêle, il livre un combat contre la douleur. Le calme revient toujours après la tempête, mais certaines séquelles ne disparaissent jamais. Au final je trouve que ce roman est un mélange de pages gentillettes et de pages beaucoup plus profondes. Mais n'est-ce pas à l'image de notre vie ? Je m'attendais à mieux, au vu des critiques élogieuses. J'y ai trouvé quelques clichés qui ont la vie dure. C'est en tout cas plein de bons sentiments et de personnages généreux et attachants. Après son démarrage trop lent, ce livre nous surprend et nous fait réfléchir sur la fragilité du bonheur. Selon notre état d'esprit, il peut nous séduire ou nous laisser un goût amer, ou même les deux. Cela dépend du vécu de chacun. Bravo à l'Agnès Ledig pour sa présentation, empreinte d'humour et de tendresse, de la page des remerciements, en fin de livre.
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Otto
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par Tomi Ungerer Edition : Relié |
| Prix : EUR 4,85 |
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5.0 étoiles sur 5
Beau à pleurer., 19 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Otto (Relié)
Surprenant ce petit album d'une trentaine de pages, destiné aux enfants de 8 à 11 ans (cycle 3 à l'école) ! Dans un premier temps, je l'ai parcouru avidement sans m'attarder sur les images. J'ai trouvé cette histoire bouleversante. Puis, je l'ai revisité en regardant un peu plus les illustrations. Ensuite, ma troisième lecture fut spécifiquement une lecture d'images. Oui vraiment, ce livre mérite qu'on le rencontre une fois dans sa vie, c'est un trésor. C'est également un trésor d'enseignement pour les jeunes enfants, pour ce qu'il apprend sur la guerre, et pour la profondeur des sentiments. Bien sûr il mérite un accompagnement, une discussion, une analyse. Que dire de plus? Le mieux est de vous laisser découvrir par vous-mêmes ce petit chef-d'œuvre. Compliments sincères à l'auteur TOMI UNGERER.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un courrier tendre, palpitant, élégant, 28 avril 2013
Ce livre, destiné aux enfants à partir de 10 ans, est entièrement rédigé sous la forme d’une correspondance émouvante entre une fillette et une dame âgée. Il nous dévoile peu à peu un secret de famille. Dès la première lettre de l’enfant, le lecteur est appâté, et l’intérêt est savamment entretenu jusqu’à la dernière missive. On aimerait même que la correspondance continue, on ne s’en lasserait pas (avis à l’auteure, vous pourriez, pour notre plaisir, donner une suite). Cette auteure, Elisabeth Brami, est très habile pour changer de plume selon qu’il s’agisse de la fillette ou de la grand-mère. Elle a dû y trouver beaucoup de satisfaction. Le rapprochement entre les deux personnes s’insinue très doucement dans leur courrier, la gradation dans les sentiments est extrêmement bien mesurée. Très réservées au début, surtout la vieille dame, les deux correspondantes introduisent dans leurs lettres une connivence touchante, qui grandit au fil des jours. L’ensemble est d’une délicatesse infinie. L’écriture est elle-même très riche, tant dans les tournures utilisées que dans le vocabulaire bien choisi. Elle fait de cet ouvrage un modèle épistolaire. Enfin, ces lettres, abordant le sujet de la filiation et de l'abandon, donnent beaucoup à réfléchir pour les enfants. Elles sont extrêmement intéressantes comme support de discussion. Il n’est pas étonnant que ce livre ait été sélectionné pour figurer sur la liste officielle du Ministère de l’Éducation Nationale, pour la littérature de jeunesse. C’est un outil pédagogique de valeur, une pépite pour les enseignants.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Des souvenirs d’un intérêt très moyen, 26 avril 2013
On a l’impression que ces quatre auteurs connus et reconnus, Yasmina KHADRA, Dominique SYLVAIN, Marc VILLARD et Paul FOURNEL, ont été soumis à une interrogation écrite, du genre : « Racontez un souvenir de votre enfance, ou plutôt – en tout cas c’est ce qu’ils ont rédigé ici – de votre adolescence ». Personnellement, je suis très déçue du résultat. « La Rose de Blida » de Yasmina KHADRA est un texte plutôt ennuyeux à mon goût, bien qu’il représente beaucoup sans doute pour les souvenirs de cet auteur, que j’ai par ailleurs énormément apprécié dans ses autres productions. « Brooklyn de quatre sous » de Dominique SYLVAIN est un récit assez loufoque et incongru, où l’histoire des « pisseuses » est un peu trop insistante et déplacée. Ça ne m’amuse pas du tout. L’enquête policière n’est pas très drôle non plus, et plutôt invraisemblable. Marc VILLARD, avec ses « Compagnons de forêt », nous raconte ses premières expériences d’adolescent et en particulier ses premiers émois amoureux, mais c’est plutôt fade dans l’ensemble. Enfin, « À la ville, comme à la campagne » de Paul FOURNEL remporterait davantage mes suffrages. La description de son « bénévolat » dans le salon de coiffure familial est assez pittoresque, de même que la course cycliste qu’il nous narre ensuite, avec beaucoup d’humour. Je pense que ce genre littéraire, le récit de souvenirs, est assez délicat à traiter car les auteurs sont trop impliqués dans l’histoire. La fiction est plus facile à « manipuler ». En outre, les aventures de l’adolescence ne sont pas forcément passionnantes, celles de la petite enfance sont plus goûteuses, mais on s’en rappelle moins, de là la difficulté de les retracer. Ce serait plutôt le travail de l’entourage.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Simple, tendre et plein de bon sens, 24 avril 2013
Comme j’apprécie bien, en général, les réponses données par Marcel Rufo aux lecteurs d’un magazine qui lui posent des questions, j’ai voulu en apprendre davantage au sujet de ce pédopsychiatre à la grande notoriété, en lisant son ouvrage nouvellement sorti. J’ai quand même été frappée et un peu surprise, au début du livre, par le fait que Marcel Rufo ne parle que de lui, de son enfance, de sa jeunesse, de ses études brillantes, de sa famille, et surtout de sa grand-mère maternelle Eugénie, pour laquelle il a une immense admiration et une grande affection. J’ai bien compris qu’il voulait, par le biais de cette grand-mère chérie, en arriver, plus tard dans son essai, aux conseils à prodiguer aux grands-parents. Ceci dit, j’ai apprécié ce récit d’enfance de Marcel Rufo, car il se livre complètement et sans complaisance à ses lecteurs, avec ses forces et ses faiblesses, ses réussites et ses frasques. Pour une fois qu’un « psy » se confie, c’est si rare qu’il faut en profiter. En général, ces personnes ne sont que des « oreilles », elles restent très réservées, et même mystérieuses quant à leur propre vie. Donc, dans ce livre, nous avons nous aussi la possibilité de comprendre cet homme, à la lumière de ses confidences touchantes. Sa grande sensibilité trouve ses racines dans son milieu d’origine italienne, où les gens sont extravertis et chaleureux, très unis, très « famille ». D’où son récit tendre et agréable à lire. Venons-en à la seconde partie du livre, celle réservée aux grands-parents. Marcel Rufo a toujours en tête sa grande complicité avec sa grand-mère. Il faut dire qu’elle habitait dans le même immeuble que lui, mais au cinquième étage, et qu’il pouvait se « réfugier » chez elle lorsqu’il en éprouvait le besoin, pour diverses raisons. Cela crée naturellement des liens particuliers, plus intenses que lorsque les grands-parents sont plus éloignés. Et puis Eugénie avait une très forte personnalité, comme certaines femmes des pays méditerranéens en font montre. Marcel Rufo, qui a hâte d’avoir des petits-enfants et qui n’a qu’une fille unique (lui-même est aussi enfant unique et dans sa famille, on préconise l’enfant unique), imagine d’avance les bonheurs de l’état de grand-père. Il a eu l’idée, à titre d’étude, d’écrire des lettres à ses petits-enfants imaginaires, pour essayer des les aider à vivre et à résoudre leurs problèmes éventuels. En même temps, il s’adresse ainsi aux grands-parents pour leur prodiguer des conseils. Le procédé est méritoire, mais Marcel Rufo s’appuie sur les expériences de sa propre enfance et de sa profession, puisqu’il ne connaît pas vraiment encore la situation d’être grand-père. On ne s’immisce pas, autant qu’il le prétend, dans la vie de nos petits-enfants. Ce ne serait pas toujours vu d’un bon œil par leurs parents, c’est-à-dire nos enfants. Et puis, on ne peut pas être d’accord avec Marcel Rufo sur tous les points abordés, ainsi je conteste certains points. Cependant, il est assez de bon conseil. Il a son franc parler. Il ne cherche pas midi à quatorze heures et ne coupe pas les cheveux en quatre. Il manque aussi peut-être, à l’auteur, l’expérience des familles nombreuses, puisqu’il n’a pas vécu cette situation, ni dans son enfance, ni dans sa vie de père. En fait, existe-t-il des recettes pour être de bons grands-parents ? Je ne le crois pas. C’est la même chose que pour les parents. Il y a de la bonne volonté, et chacun essaie de faire pour le mieux. L’essentiel, c’est toujours l’amour. Bravo, en tout cas, à Marcel Rufo pour cet essai, qui nous donne un bel éclairage sur lui et un bel optimisme pour le rôle des grands-parents. La « confession » d’un pédopsychiatre vaut son pesant d’or. Elle pourrait réconcilier certaines personnes avec les « psy », dont on se méfie. En fait, ils sont comme tout le monde ! Mais ça, on le savait déjà !
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Deux enfants
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par Pierre Vavasseur Edition : Poche |
| Prix : EUR 9,03 |
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un mini roman réaliste, très tendre., 21 mars 2013
Je ne m’attendais pas à recevoir un roman si petit : 14,5 x 10 x 0,5, comprenant 9 mini chapitres, et écrit quand même assez gros. Je me suis dit que je le lirais en un quart d’heure. Disons que j’ai peut-être mis trois-quarts d’heure. De tout façon il est précisé sur la couverture : "histoire courte", au cas où l’on ne s’en apercevrait pas. Je n’ai pas choisi ce livre au hasard, il est dans une sélection pour un prix du livre. Ce roman est très bien écrit. Par ailleurs le procédé d’utiliser un enfant comme narrateur est toujours très habile. En l’occurrence, dans ce livre, cela permet de tempérer le côté "cru" du récit. On pardonne plus les audaces dans la bouche ou dans la tête d’un enfant, c’est le privilège de l’innocence. Basile et son fils sont des personnages très attachants unis dans la misère d’une existence désespérante. Lequel est le plus enfant des deux ? La mère a "démissionné", elle a fui. Qui lui jetterait la pierre ? Vers qui le petit François va-t-il se tourner ? Vous le saurez en pénétrant dans la vie de ce petit garçon ballotté par les adultes, qui nous ouvre les portes de son univers marginal, où l’amour et la tendresse affleurent pourtant à chaque page. Ce récit fugace donne à réfléchir. Je le qualifierai de : "petit, mais costaud".
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Quelques manques, 8 mars 2013
Si ce film a obtenu tellement de récompenses, il est difficile d'aller à l'encontre de tous ces admirateurs émerveillés, dont des spécialistes du cinéma. Cependant j'oserais quelques remarques. Il est évident que l'absence de la dimension importante qu'est le son, bien que cela soit évidemment le noeud gordien du scénario, porte préjudice à certaines séquences. Déjà, le début de l'histoire est assez flou, cela s'améliore un peu ensuite. En fait, dans ce récit cinématographique, en principe plutôt attachant, on n'arrive pas vraiment à percevoir l'émotion qui devrait se dégager. Certes les acteurs sont beaux et talentueux, mais ils n'expriment peut-être pas suffisamment les sentiments qu'ils devraient montrer. Par contre le chien nous émeut par ses mimiques attendrissantes, ce qui a sûrement demandé beaucoup de travail pour le dresseur. Donc un grand bravo pour le chien. Les séquences de danse sont très réussies également, ce qui nécessite un bel entraînement. La musique est aussi très bien adaptée à l'atmosphère voulue. En conclusion, il me semble que "The Artist" ne reflète pas vraiment à la perfection l'atmosphère des films muets d'autrefois. Mais c'est si loin ! C'est en tout cas un film qui sort de l'ordinaire, et en cela il mérite d'être remarqué.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
C’est tendre, léger mais profond, une écriture très agréable., 3 mars 2013
Le roman commence par la chronique très joliment tissée, d’une vie ordinaire. C’est l’histoire d’un couple qui s’aime intensément, mais qui peut se déchirer parfois à cause des blessures de la vie. Pourtant il résiste aux intempéries, jusqu’au jour où… Alors on a vraiment mal, car on croyait que l’amour l’emporterait toujours, chez ces deux êtres. D’ailleurs il perdure, mais à quel prix ! L’auteur a une façon très badine de nous faire le récit de cette histoire d’amour. Pourtant quelle profondeur de sentiments ! Vraiment j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir cette "liste de mes envies" qui me narguait sur les étalages de livres des magasins. Je ne suis pas déçue, même si mon côté "fleur bleue" a souffert à la fin. "Les histoires d’amour finissent mal en général" dit la chanteuse. On aimerait toujours la contredire. Mais la réalité est là, avec les mauvais coups du sort. On s’en remet, mais on souhaiterait parfois changer la fin. Ce roman est d’une lecture très agréable, on adhère instantanément, on le lit d’une traite. Bravo à l’auteur.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Par delà les contes et légendes, une culture extraordinaire., 18 février 2013
Au premier abord, je croyais que ce livre était un recueil de contes japonais susceptibles d'être racontés par une grand-mère à ses petits-enfants. Il n'en est strictement rien, car il s'agit de contes et légendes retrouvés et racontés par Yveline Feray, qui sont uniquement destinés aux adultes. Ils sont écrits dans une langue extrêmement poétique, comme il convient pour ces pays d'Asie, qui plus est, le pays du Soleil Levant. Ils sont complètement imprégnés de la culture japonaise, dans l'esprit, mais aussi dans le vocabulaire emprunté au japonais, (de nombreux mots en langue japonaise émaillent les pages). Ces récits constituent de la littérature de haute qualité. Ils sont le fruit d'une énorme recherche bibliographique, les pages 189 à 194, qui nous renseignent à ce sujet, sont édifiantes. Yveline Féray fait montre dans ses écrits d'un véritable travail d'orfèvre. J'en arrive au contenu lui-même en vous livrant mes impressions (toutes personnelles). J'ai un peu boudé le premier conte sur la mythologie, ce genre que j'aimais dans ma jeunesse mais que je trouve à présent un peu grandiloquent. J'ai des goûts simples. Ainsi j'ai apprécié l'hospitalité récompensée dans "Les arbres en pots", l'audace de mettre à mal l'honneur des moines dans "Le bambou murmurant". J'ai adoré le récit infiniment tendre et poétique du "Miroir". La fabuleuse histoire de "La dame de la chambre basse", ou Cendrillon japonaise du Xième siècle m'a bien plu, par la tournure satisfaisante des événements, où les bons sentiments finissent par triompher. J'ai trouvé les deux derniers contes à l'atmosphère surnaturelle, assez sombres et violents. Les histoires de revenants n'ont pas trop mes faveurs. Ce livre est une mine d'or pour qui s'intéresse à la culture japonaise. Je reprocherai juste la longueur de certains contes, et la quantité incroyable de notes à la suite de chaque récit. C'est extrêmement documenté et riche, mais personnellement je suis trop paresseuse (ou je manque de patience) pour me reporter aux notes à chaque instant du récit. C'est mon défaut. Un énorme bravo à l'auteure de ce travail titanesque. Un grand merci à mon fils Luc, pour ce cadeau de Noël, bien intentionné.
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Ce que je crois
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par Jacqueline Romilly (de) Edition : Broché |
| Prix : EUR 15,20 |
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Des valeurs sûres, 1 février 2013
Jacqueline de Romilly nous présente ici une sorte de dialogue avec elle-même, libre à nous d'en partager les conclusions. Bien que se déclarant favorable à l'évolution de la société elle s'accroche quand même pas mal au passé. Sa crainte de voir disparaître les valeurs universelles est omniprésente dans le livre. Mais j'ai aimé sa façon d'évoquer la lumière, la gentillesse, la tendresse, la joie d'enseigner et son attachement aux règles de la société : le civisme, la solidarité, la légalité, la sécurité, le respect des biens et des opinions, l'éducation. etc. Chez elle on sent des craintes de voir cela disparaître, mais c'est toujours et ce sera toujours d'actualité. J'ai surtout apprécié le chapitre sur la littérature, dont elle dit "la littérature est magie", "la littérature contribue à faire l'homme". Elle se méfie des conséquences de notre civilisation orale actuelle et préconise le retour à l'écriture, seul garant de la précision intellectuelle. Elle a peur des conquêtes de l'audiovisuel. Personnellement je pense que la littérature est plutôt un plaisir solitaire, sauf à l'école dans le cadre des études, bien entendu. Dans une famille, un livre lu par un des membres, ne plaira pas forcément aux autres, d'où un certain gaspillage (sauf s'il a été emprunté à une bibliothèque ou autre). Par contre les concerts, le théâtre, le cinéma, la danse, ou même la peinture etc. comme le reconnaît Jacqueline de Romilly, apportent une communion d'émotion à des groupes plus ou moins importants de personnes. Je comprends bien le point de vue de Jacqueline de Romilly qui a voué sa vie à la littérature et en particulier à l'enseignement de la littérature. Par contre je suis un peu agacée par son rappel de l'exemple des Grecs, de la tragédie grecque, de la société grecque qu'elle distille dans presque toutes les pages de son livre. Je sais qu'elle est helléniste et également qu'elle a acquis la nationalité grecque, mais je trouve qu'elle en parle un peu trop. J'ai moins aimé la fin du livre, ce long soliloque sur la mutation de l'homme, mais je reconnais que Jacqueline de Romilly cette grande dame des lettres, sait rester humble dans ses idées et ses jugements. Elle n'est même pas très sûre d'elle et de l'impact de ses propos, elle s'excuse presque par moments, cela la rend d'autant plus attachante. D'ailleurs le titre de son livre "Ce que je crois" n'est-il pas en lui-même un aveu de modestie. Bref Jacqueline de Romilly gagne à être connue, je veux dire plutôt que j'ai gagné à la connaître. Merci à Johan.
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