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Commentaires écrits par
D. Henri "initiationphilo" (Paris)
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Europe, la voie romaine
Europe, la voie romaine
par Rémi Brague
Edition : Poche
Prix : EUR 8,40

5.0 étoiles sur 5 LA THESE DE REMII BRAGUE, 2 septembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Europe, la voie romaine (Poche)
Par rapport aux commentaires élogieux déjà produits et auxquels je m'associe, j'ai choisi de présenter ici au lecteur la thèse de Rémi Brague.
Pour lui, "ce qui fait l'unité de l'Europe, c'est la présence en elle de deux éléments irréductibles l'un à l'autre : d'une part la tradition juive, puis chrétienne, et d'autre part, la tradition du paganisme antique. Soit à proprement parler Jérusalem et Athènes".
Ces altérités par lesquelles elle se définit peuvent se récapituler à partir de sa « latinité ». Brague ambitionne d’y faire voir comment l’Europe se distingue de ce qui n’est pas elle, par le caractère « latin » ou « romain » de son rapport aux sources auxquelles elle puise.
Chapitre II
Comment caractériser quelque chose comme l’attitude romaine en général ?
Chapitre III
Comment le rapport de l’Europe – comme chrétienté – à l’Ancien Testament est un rapport « romain », et comment elle se distingue sur ce plan du monde musulman ?
Chapitre IV
Comment le rapport de l’Europe – comme monde latin – aux sources grecques est lui aussi « romain » et comment elle se distingue ainsi, non seulement de l’Islam, mais aussi du mode byzantin ?
Chapitre V
Comment l’Europe entretient avec sa propre identité un rapport singulier : son propre est une appropriation de ce qui lui est étranger ?
Chapitre VI
Qu’est-ce que signifie le fait d’avoir sa source en dehors de soi ; comment faire pour l’atteindre ?
Chapitre VII
Quelles règles conviennent à un rapport salubre de l’Europe à sa propre identité ?
Chapitre VIII
En quel sens l’Eglise catholique mérite le qualificatif de « romaine » et comment elle se distingue sur ce plan, non seulement de l’Islam, non seulement de Byzance, mais aussi du monde réformé ?
Conclusion
Dans quelle mesure et à quelles conditions le modèle « romain » pourrait rester actuel et à quelles tentations il lui faudra faire face ?


L'Islam et la Raison, précédée de "Pour Averroès"
L'Islam et la Raison, précédée de "Pour Averroès"
par Abu al-Walhid ibn Ruchd Averroès
Edition : Poche
Prix : EUR 8,00

4.0 étoiles sur 5 LA THÉOLOGIE DE LA « VOIE MOYENNE » D’AVERROÈS, 20 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Islam et la Raison, précédée de "Pour Averroès" (Poche)
Ces quelques lignes extraites de la Préface écrite par Alain de Libera donneront au lecteur une idée des vues d’Averroès qui sont contemporaines à celles de Thomas d’Aquin (XIIIe siècle).

Le but d’Ibn Rushd (Averroès) n’est pas d’instaurer une tyrannie de la Raison. Un philosophe musulman n’a ni à se perdre dans l’infra-humain de l’érémitisme ni à préparer par la philosophie un hypothétique « règne des fins ». Le bon usage de la raison n’a qu’un but, la « justification » de la croyance. Qui, ainsi entendue correspond au meilleur de ce que devrait viser le kalâm : la « défense » de la religion contre ses ennemis. Cette « apologie défensive » de style averroïste, que devrait être idéalement le kalâm (c’est d’ailleurs une des traductions reçues du terme), se distingue du kalâm réel dans la mesure où elle refuse la tentation où la dérive métonymique qui travaille la théologie « sectaire ». Un kalâm à visée universelle, telle est la théologie de la « voie moyenne » défendue par Ibn Rushd. Pareille stratégie est incommensurable au geste moderne d’un Kant, qui, héritant d’un conflit fossile de la « raison » et de la « foi », doit limiter la première pour faire une place à la seconde. Ibn Rushd n’a pas à faire une place à la foi. Ce qui, selon sa vision de la société musulmane doit être limité, ce n’est pas la raison : c’est la prétention du dialecticien (et de ses clones fonctionnaires) à coder la méthode de la partie en Loi du tout.
Mais le Kashf n’est pas un programme. C’est le complément théorique indispensable du Fasl-al-maqal ou « Discours décisif ». Pour le lecteur moderne, c’est aussi le meilleur, sinon le seul moyen d’arracher Ibn Rushd à l’isotopie narrative du « libertinage » où l’a enfermé le récit historique de Renan.


Petite poucette
Petite poucette
par Michel Serres
Edition : Broché
Prix : EUR 9,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Ce qui se passe sous nos yeux aujourd'hui, 23 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Petite poucette (Broché)
Les nombreux lecteurs de Michel Serres trouveront dans ce dernier manifeste le constat de notre « ici et maintenant » assorti du regret émis en tant que philosophe de ne l’avoir pas fait suffisamment advenir. Humbles devant cette rare perception synthétique du présent, nous pouvons y trouver des analogies inédites comme celle qui nous est proposée entre la « décollation » de saint Denis et celle qui est nôtre aujourd’hui – avec l’ordinateur ou la tablette qui font pour nous la recollection. On y rencontre des concepts rarement acquis par le sens commun, tel celui de la « sérendipité » de Boucicaut, de l’ « abstraction comme bouchon », celui de la « base évasée et de la pointe effilée », dans son universalité.
L’ « arbre de connaissances » évoqué en conclusion, grâce à Michel Authier et Pierre Lévy –qui ont ‘saisi la balle au bond’– est déjà bien vivace aujourd’hui ; Il s'agit essentiellement « pour une personne d'attester de ses compétences acquises et de les repérer dans un espace communautaire dynamique où elles ont du sens. Le repérage et la mobilisation des compétences se font dans une perspective stratégique ; les arbres de connaissances sont un outil de management des ressources et des usages des compétences non pas pour un contrôle à partir d'objectifs émis dans un plan d'études (repérage abstrait) mais dans une relation de chaque personne à la richesse d'une collectivité (repérage concret). » Oserais-je dire qu’il pousse aujourd’hui, occasionnellement, avec Didier Deschamps au Brésil !!!


Au moyen du Moyen-Age : Philosophies médiévales en chrétienté, judaïsme et islam
Au moyen du Moyen-Age : Philosophies médiévales en chrétienté, judaïsme et islam
par Remi Brague
Edition : Poche
Prix : EUR 10,20

5.0 étoiles sur 5 On dit que nous faisons de la physique ; plus profondément, c'est la physique qui nous fait., 20 avril 2014
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C'est ce paradoxe mis en évidence par Rémi Brague, qui, dans ce livre passionnant, a retenu notre attention et dont nous proposons aux lecteurs la démonstration.
< À tout le moins, [comme l'écrit le philosophe juif provençal Gersonide au XIVe siècle] si le bonheur ne se trouve pas dans la possession de la connaissance, on peut déjà le trouver dans le procès même de la recherche. C'est là, souligne Rémi Brague, une idée dont on n'a pas de mal à constater qu'elle sonne moderne. On songe au mot de Pascal [dans ses Pensées] : « on aime mieux la chasse que la prise » et à la célèbre parabole de Lessing [dans Eine Duplik] : si Dieu lui donnait à choisir entre la vérité et la recherche de la vérité, il choisirait la seconde.
La connaissance atteint son sommet, selon Gersonide, dans la connaissance de Dieu : « La béatitude pour l'homme consiste à saisir et à connaître Dieu dans la mesure du possible. Nous atteignons ce but par l'observation des choses, de leur ordre et de leur soumission aux lois, et de la façon dont la Sagesse divine les met en ordre ». [Un élément vient s'y rajouter, en provenance de Thémistius], « cet ordre est étroitement associé à Dieu, voire, jusqu'à un certain point, il est identique à Dieu ».
D'un autre côté, la connaissance de la réalité physique ne mène pas seulement à l'objet le plus haut de la connaissance, c'est-à-dure Dieu, mais elle constitue également le sujet de la connaissance. En effet, la qualité même de la béatitude éternelle pour une personne dépend de la quantité de connaissances acquises. En langage plus technique, elle dépend de la quantité d'intelligibles qu'elle aura fait passer de la puissance à l'acte et emmagasinés dans l'intellect acquis. Elle dépend aussi de leur qualité : plus l'objet de notre connaissance sera sublime, plus grande sera la béatitude que nous éprouverons. Gersonide observe qu'il nous est impossible d'actualiser tous les intelligibles jusqu'au dernier, ce pourquoi l'union avec l'Intellect Agent est impossible. Notre portée est moindre, par exemple en ce qui concerne les corps célestes. Malgré tout, nous devrions tenter d'acquérir le plus possible d'intelligibles. La seule raison qui justifie le souci de prolonger la vie est que nous augmentons ainsi nos chances de multiplier les intelligibles accumulés en nous...
Tant que nous vivons cette vie présente, tant que nous sommes in via, nous ne sommes pas encore véritablement nous-mêmes. Nous sommes encore en train de travailler au chantier sur lequel nous nous construisons nous-mêmes, nous tendons vers la plénitude définitive de notre propre être comme personnes, jusqu'au moment où la mort nous donnera le dernier coup de pinceau. De la sorte, c'est de la façon la plus littérale que nous devenons nous-mêmes à travers notre connaissance de la nature...>
C'est bien la physique qui nous fait !


Modérément moderne
Modérément moderne
par Rémi Brague
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

22 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Des étymologies qui contreviennent au langage postmoderniste, 21 mars 2014
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Ce qui et remarquable avec un tel savant c'est qu'il est « toujours dans la plaque ». Il a une telle connaissance des langues et des auteurs que l'on ne risque jamais de passer à côté de quelque chose d'important.
Il sera retenu ici le mot « SÉCULIER » pour observer comment il parvient à « renverser la table ».
Première remarque : - L'usage du mot « séculier », par opposition à religieux est pris au sens de ce qui s'appelle aujourd'hui « sécularisme » est relativement nouveau.
Deuxième remarque : - Le philosophe anglais John Stuart Mill, dans son livre On Liberty (1859), plutôt que d'opposer « irréligieux » à « religieux », a choisi ce mot qui appartient lui-même au vocabulaitre chrétien ; voire même qui n'a de sens qu'à l'intérieur de celui-ci, où il désigne l'état de vie monastique, s'opposant en ce sens à l'état « régulier ».
Troisième remarque : - À cete date fatidique de 1859, celle de la publication de L'Origine des espèces de Darwin, les élites intellectuelles de l'Angleterre sont en train de basculer hors du christianisme. Mais il n'est pas encore de bon ton de se déclarer athée.
Il s'agit donc d'une précaution oratoire de Mill.
Première conclusion : - Depuis lors, le terme « séculier » est devenu un de ces mots qui expriment la (bonne) conscience de soi de la Modernité éclairée, satisfaite d'avoir laissé derrière elle tout ce pour quoi elle trouve divers noms, parmi lesquels le terme de « Moyen-Âge », qui suffit à déconsidérer tout ce qui en relève.
Première incidente : - Pourtant, le terme est d'origine chrétienne, et il s'enracine plus précisément dans le droit canonique où il désigne celui qui, au sein de l'Église, vit dans le « siècle », à la différence de celui qui est soumis à une règle monastique. Cette évolution sémantique n'est pas sans parallèle. Ainsi, l'adjectif « laïc » qui a pris le sens « extérieur à l'Église », désignait à l'origine un statut précis à l'intérieur de l'Église, celui de baptisé qui n'a pas de fonctions cléricales.
Deuxième incidente : - La considération de faits linguistiques de ce genre amène à se poser des questions quant à leur contenu. Ainsi, on peut se demander si la valorisation accordée au peuple, voire sa quasi-divinisation (vox populi, vox Dei), est tenable à long terme sans le fondement biblique de la dignité de chaque homme et si la thèse de Bergson sur l'origine évangélique de la démocratie ne serait pas tout simplement vraie.>
Emission de sa thèse: - Le véritable sujet des démocraties modernes est « le peuple tel qu'il est constitué par l'élection divine, qui donne à chaque personne d'avoir accès au VRAI et au BIEN. Car autrement comment répondre à l'objection aristocratique, qui demande pourquoi on devrait donner un même bulletin de vote au prix Nobel et à l'idiot du village ? Le vocabulaire de la langue grecque possède un mot pour désigner cette façon de concevoir le peuple, un mot choisi par les auteurs de la traduction grecque de la Bible, la Septante. Afin de rendre l'hébreu `am, et probablement pour éviter d'avoir recours à demos, aux connotations politiques trop manifestes, ses traducteurs ont utilisé le terme de la langue épique laos, qui était à leur époque plutôt démodé ou provincial. L'adjectif grec laikos (« appartenant au laos ») donna le latin laicus, encore vivant dans nos langues romanes et en français.
Conclusion : - En dernières analyse nos démocraties modernes seraient, dans l'idéal qui les anime plus ou moins secrètement, des laocraties. Dans la pratique, nos régimes concrets constituent des mixtes, à dose variable selon les cas, entre cette laocratie idéale et ethnocratie (construction effectuée par un Etat cristallisé autour d'une région ou d'une dynastie : Ile-de-France, Piémont, Prusse, Castille, parlant un dialecte imposé par l'école).


Prolégomènes : Les choix humains
Prolégomènes : Les choix humains
par Henri Hude
Edition : Broché
Prix : EUR 25,40

5.0 étoiles sur 5 Contenu et utilisation pratique du livre., 9 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Prolégomènes : Les choix humains (Broché)
Ce livre de "Philosophie politique" revendique le droit de l'homme à faire ses choix d'une façon consciente et judicieusement éclairée.
La liberté de l'homme est en épreuve dans ces choix fondamentaux qui décident de tout. D'après l'auteur, ils se développent selon quatre phases en fonction des obstacles rencontrés:
1) Les premiers obstacles (doutes pseudo-sceptiques) ;
2) Les termes du choix (théisme ou panthéisme) ;
3) Les seconds obstacles (appréhensions politiques) ;
4) Les derniers obstacles (soupçons pseudo-sceptiques).

Grâce à l' Index des Matières" le lecteur pourra orienter ses recherches selon les douze entrées suivantes présentées par ordre alphabétique :
- de l'Absolu voir Métaphysique ou Dieu ;
- du Conservatisme voir Politique*;
- du Débutant voir Commencement ;
- du Fascisme voir Politique*;
- de l'Intolérance voir Tolérance ;
- de Méfiance voir Confiance **;
- de Morale voir Ethique;
- d'Option voir Choix ;
- de Pluralité voir Etre ;
- de Sagesse voir Philosophie ;
- de Soupçon voir Confiance**;
- de Totalitarisme voir Politique*.

Les exposés sont très complets et d'une très grande clarté.


La force de la liberté : nouvelle philosophie du décideur
La force de la liberté : nouvelle philosophie du décideur
par Henri Hude
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

3.0 étoiles sur 5 Les trois grandes pathologies de la "société libre développée", 11 février 2014
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Si l'on fait plus que parcourir ce livre de "philosophie politique", on y trouvera par exemple un résumé de ces pathologies
désignées par leurs noms les plus appropriés :
– a) La « DÉMOCRATIE sans RÉPUBLIQUE ». Elle se produit quand la DÉMOCRATIE dévore la RÉPUBLIQUE, pendant que l’ÉTAT démagogue, étouffant le marché, finit par affamer le peuple.
– b) La « RÉPUBLIQUE sans DÉMOCRATIE ». Là, inversement, la RÉPUBLIQUE dévore la DÉMOCRATIE, et ce sont l’OLIGARCHIE et l’EMPIRE : car un régime trop oligarchique ne peut résister au-dedans à la pression démocratique, sans trouver au dehors une soupape dans une forme ou une autre de pillage d’ennemis désignés , ou de taxation de tributaires, et donc se lancer dans de perpétuelles aventures militaires et conquérantes .Le commerce équitable est pacifique, il est vrai, mais l’esprit du commerce oligarchique (pétrole, armes, céréales, matières premières, finance, etc. ne se distingues en rien d’une guerre de pillage.
– c) La « DICTATURE sans RÉPUBLIQUE ni DÉMOCRATIE ». Les guerres d’un EMPIRE qui fuit toujours en avant, et l’ANARCHIE résultant de la confusion des peuples et de l’affaiblissement des États, poussent ou exposent la RÉPUBLIQUE oligarchique à subir elle-même la dictature de l’exécutif. Celui-ci développera un monstrueux appareil sécuritaire. Il sera aussi tenté de s’appuyer.sur une plèbe désespérée. Mais pour se maintenir, il renforcera la corruption du peuple, qui en mine la force, en dissout le jugement et la culture.

Hormis ces pathologies, le lecteur trouvera comment se situe la République française :
"Elle protège son pouvoir en participant au niveau européen et mondial à la politique oliguarquico-impériale et idéologique postmoderne.
Il existe encore dans le peuple français un concept, authentique, mystique, de la République et de ses Valeurs. Dans cette conception, la RÉPUBLIQUE (comme la DÉMOCRATIE) est moins une théorie politique qu’un idéal philosophique de salut de l’Homme dans la Cité, une mystique de la Raison, ou de la Nature, ou de la Liberté. Dans un contexte postmoderne de « RÉPUBLIQUE sans DÉMOCRATIE », cette RÉPUBLIQUE-mystique est surtout un thème théorique. Mais c’est une grande question qui se fond dans L’avenir de l’humanisme.

De même pour l'Union européenne' "où deux choses sont combinées : 1° le blocage autoritaire de la représentation démocratique effective, en enlevant aux pouvoirs nationaux la plupart de leurs instruments de pouvoir ; 2° la régression anarchique et l’illusion idéologique d’avoir supprimé le POUVOIR – en installant de fait, sous la dénomination de DÉMOCRATIE une «RÉPUBLIQUE sans DÉMOCRATIE et sans POUVOIR», et une administration impuissante, le tout n’ayant pour logiciel que l’idéologie libérale postmoderne"

Ces quelques indications pour donner au lecteur un aperçu du contenu de ce livre.


Petit voyage dans le monde des quanta
Petit voyage dans le monde des quanta
par Etienne Klein
Edition : Poche
Prix : EUR 8,20

5.0 étoiles sur 5 Ni corpuscule, ni ondes, 17 janvier 2014
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Le titre même de l'ouvrage indique qu'il s'agit d'un livre concernant un domaine ô combien mystérieux, mais sur un ton qui se veut plaisant. En bref de quoi s'agit-il ? Informer le lecteur sur le monde microphysique qui nous gouverne, alors que la plupart d'entre nous se satisfont de ce qu'on leur a enseigné. Suffit à leur existence de bénéficier de toutes les découvertes, sans faire le moindre effort pour se préoccuper de ce qui les constitue. Étienne Klein s'est voulu plus perspicace.
Dès ses premiers chapitres se dessine la préoccupation première du physicien au début du siècle dernier: toutes les particules qu'elles soient de lumière ou de matière manifestent tantôt des aspects ondulatoires, tantôt des aspects corpusculaires, mais elles ne sont ni des ondes ni des corpuscules. Comment rendre compte de cette ambiguïté phénoménale ? Une première piste, développée et argumentée par le danois Niels Bohr en 1927 a consisté à dire que ces deux aspects des objets quantiques (ondulatoire et corpusculaire) sont complémentaires. Cette notion, en vérité délicate à saisir, était fondée sur l'idée que les formes d'expression de la physique « classique » sont indépassbles dès lors qu'il s'agit de rendre compte de la physique « quantique ». Elle est vite devenue le pôle de discusions de la première partie du XXe siécle, divisant l'ensemble de ses pères fondateurs : Planck, Schrödinger, Einstein, de Broglie s'y opposèrent ; Heisenberg, Pauli, Born, Dirac, l'acceptèrent - au moins pendant un temps - avec plus ou moins d'enthousiasme.
Parmi ces controverses, certaines étaient d'ordre technique : quelle est la correspondance entre le monde quantique et le monde classique ? Si la matière est intégralement régie par des lois quantiques, comment est-il possible que les effets quantiques soient inobservables à notre échelle ? etc. Il arrive que ces questions techniques doivent être « sublimées » en questions plus philosophiques : quel est le rôle de l'observateur dans la compréhension du réel ? Qu'est-ce qu'une mesure ? Quelle est la part de réel qui nous est accessible ? Les diverses réponses données entre 1950 et 1960 se répartissent schématiquement en un petit nombre de catégories.
- La première attitude, dite positiviste, est celle défendue par les tenants de l'Ecole de Copenhague ? En bref, selon eux, la physique quantique est efficace, et c'est le maximum que l'on puisse lui demander.
- La deuxième attitude relève de ce qu'on pourrait appeler un malaise constructif. Selon eux, la physique quantique n'est qu'une théorie approchée. Le problème de la mesure, la réduction du paquet d'ondes, le renoncement au déterminisme strict (c-à-d de type laplacien) sont pour eux autant de « pilules » difficiles à avaler. Aux dires de ces physiciens, la seule solution consiste à modifier la théorie quantique elle-même. C'est par exemple le cas de la théorie de Bohm. Établie entre 1952 et 1959, elle constitue l'archétype de la théorie « à variables cachées non locales ». Grâce à certaine modifications du formalisme quantique, elle parvient à reproduire correctement les prédictions de la physique quantique orthodoxe et même celles de la physique quantique relativiste (appelée la « théorie quantique des champs »). Du point de vue ontologique, elle est proche de la physqie classique. Elle permet à tout le moins une objectivité forte (les particules y possèdent des propriétés bien déterminées, même en l'absence de toute mesure) et un déterminisme strict.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 5, 2014 9:37 PM MEST


L'Ordre caché de l'art: Essai sur la psychologie de l'imagination artistique
L'Ordre caché de l'art: Essai sur la psychologie de l'imagination artistique
par Anton Ehrenzweig
Edition : Poche
Prix : EUR 11,70

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ordre de surface et ordre caché, 25 novembre 2013
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Il s'agit d'un essai très complet « sur la psychologie de l'imagination artistique » pour lequel son auteur d'origine viennoise a consacré plus de dix années de sa vie pour l'écrire.
Anton Ehresweig a choisi ses exemples dans les tentatives picturales de l'après Cézanne, là où se manifeste mieux le processus et les procédés de travail artistique que ne pouvait le faire la tradition «réaliste», moins détachée de la réalité extérieure.
Selon lui, les problèmes d'art sont avant tout des problèmes de forme, de perception et de création de formes. Il faut « s'avancer par-delà la représentation » en dissociant un ordre de surface et un ordre caché. Tout ce qui ne satisfait pas aux principes qui commandent l'ordre de surface (celui de la `bonne forme' ou du système préconscient de Freud) est `refoulé' et enregistré en une perception profonde, non articulée ; c'est cet ordre caché, où l'on voit à tort un chaos, que l'art tente, dans un double mouvement , de rejoindre, puis d'élaborer et de figurer.
Toujours selon lui,"on peut établir comme loi psychologique générale, que toute recherche créatrice suppose que l'oeil interne fixe une multitude de choix possibles, qui mettrait en échec total la compréhension consciente".


L'intelligible connaissance esthétique
L'intelligible connaissance esthétique
par Louis-José Lestocart
Edition : Broché
Prix : EUR 15,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Avec le XXe siècle, il s'est fait jour la nécessité de penser le monde comme un tout indivis, 15 novembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'intelligible connaissance esthétique (Broché)
C'est cette nécessité qui ressort du présent ouvrage où, avant l'Introduction à l'Éternel retour, viennent se superposer les pensées du mathématicien et physicien Henri Poincaré, du philosophe Ludwig Wittgenstein et du physicien David Bohm.
Le premier dans Science et méthode (1908) nous déclare : « Le cerveau du savant qui n'est qu'un coin de l'univers, ne pourra jamais contenir l'univers tout entier ».
En paraphrasant Wittgenstein (Remarque sur la philosophie de la psychologie) (1921), on dira que nous nous faisons des « tableaux » des faits (vécus ou non), c'est-à-dire que nos représentations de ces faits-images sont une transposition de la réalité où les éléments sont également reliés les uns aux autres. L'ensemble de ces relations formant la structure logique du monde de sorte que « Le tableau logique des faits constitue la pensée ». Car ce monde ne peut être pour nous qu'effet de langage, construction langagière dans son épanouissement.
Pour David Bohm, dans « La totalité et le monde enveloppé » (1983), c'est aussi le langage qui est aussi à l'origine de la fragmentation de la pensée et du réel. Tout se passe comme si on se trouvait devant une unité « perdue » qui serait toujours, dans notre esprit, composée de fragments, mis là en surprises, en rébus.
Si l'on vient à raisonner en système complexe, on pourra encore suivre Bohm quand, en 1989, il déclare dans « La Danse de l'esprit ou le sens déployé » : « L'état du tout pourrait en fait régir l'organisation des parties, non seulement du fait de la forte connexion entre éléments très éloignés, mais aussi parce que l'état du tout tel qu'il induirait l'organisation des parties. Sa réalité serait indifférente à la localisation exacte de ses parties. »
Cela implique qu'un changement d'état (y compris le regard de l'observateur) dans n'importe laquelle de ses parties retentit sur tout le reste. Ce tableau imaginé du monde montre donc sans cesse la dynamique des systèmes non linéaires comme principe de construction et laisse ouvert le résultat de l'expérience à mener. Totalité insaisissable, de fait métastable, chaotique, elle semble se constituer et s'organiser spontanément, dans l'oeil de l'observateur, dans son esprit, son mental, sa psyché. Mais c'est elle en même temps qui organise l'homme, le régule, l'autocratise. Tout de passe comme s'il fallait à nouveau parcourir, - avec quelle peine !, le champ des connaissances (fussent-elles mathématiques, physiques, esthétiques, philosophiques, biologiques, etc.) et examiner encore de près le monde pour lui donner ses marques ou de toutes nouvelles marques. Il y a bien cette « nécessité comme le dit Bohm dans ` La Plénitude de l'univers', de regarder le monde comme un tout indivis dans lequel toutes les parties de l'univers, y compris l'observateur et ses instruments, se fondent et s'unissent en une seule réalité ».


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