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Contenu rédigé par D. Henri
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Commentaires écrits par
D. Henri "initiationphilo" (Paris)

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Où va l'histoire ? ENTRETIENS AVEC GIULIO BROTTI
Où va l'histoire ? ENTRETIENS AVEC GIULIO BROTTI
par Rémi Brague
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 AVEC BRAGUE ON VA TOUJOURS À L’ESSENTIEL, 10 juin 2016
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Chez lui, aucune ligne n’est superflue. Vous voulez savoir ce qui est « intéressant » dans tout l'intelligible qui nous est proposé ? La réponse est dans ce livre :
(52-55) « Pour comprendre le sens de mon discours, il faut prendre au sens strict le pronom de la première personne au singulier : les sciences ou les textes ne nous apprennent rien sur ce qui en chacun de nous dit ‘je’. Or, ce qui dit ‘je’ est d’abord ce qui dit ‘je dois’, ce qui se sent tenu d’accomplir un devoir. Donc, il a besoin qu’on l’aide sur le bien qu’il est tenu de choisir et sur le mal qu’il doit éviter.Là-dessus les sciences ne nous disent rien. Pas plus d’ailleurs que ne le fait aucun savoir de quelque nature qu’il soit, même un savoir ‘littéraire’ historique ou artistique…Dans l’action morale, en dernière analyse, n’importe quel savoir nous laisse tomber…
Le monde, en revanche, que s’imaginaient les penseurs de l’Antiquité et du Moyen Âge, était ‘intéressant’ au sens où il fournissait aux êtres humains une aide pour épanouir leur humanité, un modèle à l’action morale ou au moins une garantie que cette action avait un sens…D’après Sénèque par exemple, l’âme est vouée à la contemplation de choses ‘célestes’…
 l’opposé, le monde tel qu’il nous est décrit par les sciences modernes est ‘a-humain’. Certaines photos de galaxies ou de micro-organismes nous révèlent une beauté à couper le souffle, mais il n’y en a pas une qui nous concerne vraiment…Se livrer à une science, s’en occuper avec probité…voilà qui peut nous aider à acquérir certaines vertus morales… Mais d’une part, ces qualités sont favorisées par d’autres activités, la musique, par exemple. Et d’autre part, il faut distinguer la pratique de la science et le savoir qu’elle apporte. C’est la première qui est formatrice, le second ne l’étant en revanche nullement. »
Si l’exemple de l’‘intéressant’ est probant, celui de la ‘culture européenne’ ou de l’expression ‘être jeté dans le monde’ (le Geworfenheit d’Heidegger) le sont tout autant.


La parole du silence
La parole du silence
par Michel Maffesoli
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 LE SILENCE EN SES RÉVÉLATIONS, 30 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La parole du silence (Broché)
Ce court extrait ('p.52-54) montre au lecteur une des facettes du silence qui lui sont proposées.
Quand les mots font défaut c'est alors qu'intervient le silence parlant de la parole. Ce qui n'en reste pas moins expressif, c'est le sentiment de la précarité des choses humaines. Voilà qui donne toute sa force au silence. Dans une sorte de féconde alchimie, ce dernier est une transformation spirituelle des choses matérielles. Le silence apophatique [en ce qu'il nous apprécie négativement] souligne que les livres ne sont pas mettre dans toutes les mains. La tragédie du Nom de la Rose de Umberto Éco repose sur cette constatation initiatique. Et cela on le sait d'antique mémoire : le classicus scriptor, Aulu-Gelle nous le rappelle, s'adresse aux classici, à ceux qui ont de la classe et non au tout-venant. Mais sur la longue durée ce qui perdure est bien de l'ésotérisme. D'où la nécessité de la discrétion secrète pour opérer le discernement nécessaire au choix dans ses lectures.
C'est bien un tel conseil, teinté d'ironie que l'on retrouve déjà sous la plume de Spinoza.

Les plus ignorants, me disais-je non sans un sourire, sont souvent les plus audacieux et les plus disposés à écrire. Ces gens-là nous paraissent exposer leurs marchandises pour la vendre comme des fripiers.

On pourrait presque reprendre au mot près cette remarque pour l'appliquer au bavardage actuel. L'inflation des mots réduisant à néant la lente approche de la parole fondatrice !


Essai philosophique sur les probabilités
Essai philosophique sur les probabilités
par Pierre-Simon Laplace
Edition : Broché
Prix : EUR 10,50

4.0 étoiles sur 5 LE DÉMON DE LAPLACE, 25 mai 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Essai philosophique sur les probabilités (Broché)
Des commentateurs attentifs du présent essai ont été intrigués par l’expérience de pensée indiquée par Laplace en page 7 et qui spécifie « qu’une ‘intelligence’ qui, à un instant donné, connaîtrait toutes les forces dont la nature est animée et la situation respective des êtres qui la composent, si d’ailleurs elle était suffisamment vaste pour soumettre ces données à l’analyse, embrasserait dans la même formule les mouvements des plus grands corps de l’univers et ceux du plus léger atome ; rien ne serait incertain pour elle, et l’avenir, comme le passé, serait présent à ses yeux. »
‘Intelligence’ démiurgique s’il en est, qui a valu à son auteur (voir le Web) la dénomination de « démon de Laplace », concept (du Déterminisme) reposant catégoriquement sur la notion de cause à effet : « toute cause produira invariablement les mêmes effets, ce qui permettrait à un tel démon de prédire l'avenir et de connaître avec certitude le passé. »
Les physiciens et mathémariciens du vingtième siècle s’attacheront à remettre en cause ce concept de « démon de Laplace » :
– physiquement, ce sera Heisenberg (1901-1976), avec son principe d'incertitude qui stipule que « connaître exactement la position et la vitesse d'une particule au même instant T est impossible ». Et ce, pour des raisons fondamentales.
– mathématiquement, ce sera Kurt Gödel (1906-1978) par le théorème d'incomplétude « qui indique que toute base axiomatique, lorsqu'elle tend vers la complexité, augmente le nombre de propositions dites indécidables, soit des axiomes dont il est impossible de prouver la vérité ou la fausseté autrement qu'en introduisant d'autres axiomes. »
Notons encore que, dans son dernier chapitre Laplace aborde directement « Des divers moyens d’approcher la certitude ». Pour lui, les principaux moyens pour y parvenir sont :
– l’induction,
– l’analogie,
– des hypothèses fondées sur les faits et rectifiés sans cesse par de nouvelles observations,
– un tact heureux donné par la nature et fortifié par des comparaisons nombreuses de ses indications avec l’expérience.


Bible et poésie (199 Essais littéraires)
Bible et poésie (199 Essais littéraires)
par Michael Edwards
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 QUI A VU QUE JÉSUS PARLÂT PARFOIS EN VERS ?, 2 avril 2016
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Qui eût dit, qui l'êut cru que ce fut cet académicien nourri de la langue de Shakespeare qui nous le déclarât dès la page 10 de ce livre :
« N'oublions pas que le Nouveau Testament est parsemé de ces autres passages poétiques que sont les innombrables citations de l'Ancien. Remarquons surtout que Jésus lui-même semble parler à certains moments en vers. C'est le cas des Béatitudes (Matthieu 5, Luc 6) et de la prière dominicale (Matthieu 6, Luc 11). Pour la Bible de Jérusalem, l'Évangile de Jean qui commence par un long poème et qui fait parler Jean-Baptiste deux fois en vers (1.30 ; 3. 27-36) suppose que Jésus, l'enseignant ou plutôt l'éducateur divin, s'adressait le plus souvent à ses auditeurs en poésie.
Il est vrai que la frontière entre le vers et une prose cadencée ne se détermine facilement ni dans l'hébreu de l'Ancien Testament ni dans le grec du Nouveau, et que les traducteurs l'apprécient différemment. Il se peut aussi que les poèmes prononcés par Jacob [Livre de la Genèse, 32. 23-32], Siméon [Évangile de Luc 2. 28-32], et tant d'autres, ne viennent pas d'eux, mais des auteurs des livres où ils figurent. La question cependant n'est pas là. Qu'il s'agisse de vers ou de prose divisible en unités sonores, que le poème soit l'œuvre du personnage historique (ou mythique) ou de l'écrivain qui le met en scène, le résultat est le même. Le lecteur se trouve constamment en présence d'écrits qui l'invitent dans le bonheur des mots, dans un langage ouvragé, dans une forme qui demande le genre d'attention que nous accordons à la poésie et le genre d'attente que celle-ci éveille. »


Philosophie de la science contemporaine
Philosophie de la science contemporaine
par Roland Omnès
Edition : Poche

5.0 étoiles sur 5 UNE CERTAINE OPTION SCIENTIFIQUE S’EST FAITE JOUR DANS LA CARRIÈRE DE SPINOZA, 3 mars 2016
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Roland Omnès s’est appliqué à la découvrir dans les différents chapitres de son livre et notamment dans ceux consacrés à Descartes et à la philosophie des mathématiques.
Par Descartes, selon lui, « une certaine vision mécaniste de la réalité où le monde physique et ses phénomènes nous sont donnés comme une machine et ses parties. C’est aussi à lui qu’est due, ainsi qu’à Galilée, l'idée que la nature est gouvernée par des lois dont la forme est mathématique. Là se trouve ce que Heidegger nommait le ‘’projet cartésien’’: la mathématisation de la pensée. C'est ce que l’on peut retenir en tout cas comme constituant l’héritage le plus important. »
Enfin, souligne Roland Omnès, « la lignée de Descartes ne peut être mentionnée sans évoquer au moins la grande figure de Spinoza qui est avant tout le philosophe de la cohérence et celui dont un homme de science d’aujourd’hui peut certainement se sentir le plus proche. Il préfigure peut-être par bien des côtés ce que la philosophie deviendra quelque jour futur et ce qu’elle devra même dépasser, quand elle ne s'appuiera plus sur la seule assise fragile de la raison, mais sur une connaissance plus étendue de la natura naturans et de la natura naturata, du logos et du Réel. »
Dans le chapitre consacré à la philosophie des mathématiques Roland Omnès constate « qu’elles ont été souvent projetées dans un monde divin, où régnerait une lumière parfaite. C’était notamment l'idée de Platon et de Nicolas de Cues, parmi bien d'autres. On pouvait croire que les démonstrations des mathématiciens, parfait modèle d'un accès à la vérité aussi sûr que triomphant, tenaient leur force d’une grâce accordée par la divinité, grâce dont il fallait se saisir avec respect pour la faire fructifier ailleurs. C'est ainsi qu'une bonne part de la théologie, aussi bien à la fin de l'Antiquité qu'à l'époque scolastique, s'inspire de l'exemple mathématique, pour atteindre à des sommets chez Augustin et Thomas d'Aquin. L'exemple le plus marquant en est offert par Spinoza, et la vérité des propositions de l’Éthique s'impose, ou du moins son auteur le voulait-il, par la force de raisonnements qui procèdent « à la manière des géomètres ». Une attitude analogue infuse aussi la philosophie de Leibniz, d'ailleurs admirateur de Spinoza. »


La Plénitude de l'univers
La Plénitude de l'univers
par David Bohm
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 UN LIVRE QUI EN DIT LONG, 25 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Plénitude de l'univers (Broché)
és les premières lignes de la préface du livre de David Bohm, STANISLAS GROF relève que « ce livre est sans aucun doute une des réussites intellectuelles de notre temps en même temps qu’elle est une contribution de vaste portée à la conception du monde qui se fait jour dans la science occidentale qu’on a appelée « le nouveau paradigme »…
La physique quantique-relativiste représente aujourd’hui la voie la plus avancée pour comprendre, aussi bien la nature et les lois fondamentales de la matière que d’autres aspects de la réalité comme l’énergie, le temps, l’espace et la causalité. »
Plus loin on lit : « n’importe quel évènement, objet ou entité, observable et descriptible, quel qu’il soit, est abstrait, d’un flux uni, indéfinissable et inconnu, le holomouvement…David Bohm offre une nouvelle vision globale du monde qui représente une révision radicale de l’image de l’univers découlant de la science traditionnelle. »
Dans l'interprétation de Copenhague, la métaphore du cylindre est couramment employée pour décrire la situation de l'expérimentateur. Les particules ont à la fois les propriétés d'une onde et d'une particule, tout comme ce cylindre a à la fois les propriétés d'un cercle et d'un rectangle. Dans la théorie de Bohm, le potentiel quantique remplit ce rôle explicatif : la particule est guidée par le potentiel quantique comme le sous-marin par son sonar.
Chaque prédiction confirmée par les lois de Bohrn ne confirme pas du même coup que le monde quantique est décidément imprévisible dans le détail ; elle confirme, par un renversement du référentiel, que c'est le moment de l'expérimentation et les particules spécifiques étudiées à ce moment donné qui sont aléatoires. Dans la physique bohmienne, il n'y a a priori qu'une fonction d'onde : celle de l'univers.
En définitive, le modèle de Bohm offre de profondes implications concernant un vaste éventail de disciplines scientifiques :
– en biologie, chaque unité cellulaire détient l'information sur l'ensemble de l'organisme
(l'ADN), et elle devient sélectivement active selon sa place au sein de l'organisme ;
– en neurologie, l'information est disséminée partout dans le cerveau, et les localisations cérébrales servent à extraire certaines informations ;
– en botanique, son collaborateur Hiley rapproche l'information active des champs morphogénétiques ;
– en philosophie, chaque conscience accède à la totalité, mais reste une partie organique du tout.


L'esprit du judaïsme
L'esprit du judaïsme
par Bernard-Henri Lévy
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

23 internautes sur 37 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 POUR MIEUX COMPRENDRE LE JUDEO-CHRISTIANISME..., 6 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'esprit du judaïsme (Broché)
Ce couple de mots, Judéo-Christianisme, désignant les deux premières religions monothéistes, trouve sa première concrétisation dans les deux livres, les bien-nommés Ancien et Nouveau testaments, constitutifs de la « Bible ». En quoi ce 'testament de Dieu' contribue-t-il à l'économie, non seulement du monde mais de l'Être ? Peu de philosophes se sont exprimés sur ce sujet.
Bernard-Henri Lévy, juif de confession, nous livre un éclairage précieux sur ce qui, pour lui, constitue l'originalité de chacune de ces deux religions.
Pour lui : < Dieu est en retrait ! C'est, dit-il, l''expérience juive fondamentale et, probablement aussi, la grande différence avec le christianisme. Le chrétien croit ; le juif sait. Pascal joue le pari, Maïmonide la connaissance. L''expérience chrétienne, dans ce qu'elle a de plus génial et le plus beau, suppose le saut dans la foi, la communion avec le Seigneur ; l''expérience prophétique, dans son propre et prodigieux génie, est plutôt celle du ciel vide et du Dieu qui, comme chez les kabbalistes, se retire du monde et menace de le décréer >.
Dieu, est-on tenté de dire, est là pourtant'
Oui' répond BHL < Mais il est là sans l''être. Il a créé le monde ' mais peut, tout aussi bien le décréer. C'est l'intuition, si belle et si terrible, de Rabbi Haïm de Volozhin*, l''un des inspirateurs permanents du 'livre' >.
En quoi BHL croit-il au fond ?
< Je crois, encore une fois, que la question n''est pas de croire, mais de savoir. Ou, si vous préférez, que la question de la croyance en Dieu, de l''existence de Dieu, de sa volonté bonne ou non, de ce Dieu personnel qui a voulu le mal ou qui l''a fait malgré lui, n'est centrale que si on regarde le judaïsme avec les lunettes de l''entendement chrétien et en particulier catholique. Lévinas l''a fait (notamment lors de ses échanges à Castel Gandolfo avec le pape Jean-Paul II), Rosenzweig aussi. >
En effet, ce dernier, né dans une famille juive assimilée à la culture allemande, dont certains membres s'étaient convertis au christianisme, fut lui-même tenté de suivre cette voie avant d''effectuer un retour au judaïsme pour en faire la base de son œuvre philosophique ('L'Etoile de la Rédemption').
BHL, in fine avoue essayer de résister à cette tentation et tente, par ailleurs, de comprendre sa petite sœur qui, elle, a fait le saut dans la foi.

'* BHL dans Entretiens (2007), a souligné l'importance de l''œuvre de Rabbi Haïm de Volozhin (1749-1821).
« Sa doctrine consiste en trois choses :
' Un : Dieu a créé le monde.
' Deux : une fois la création achevée, il s'est retiré.
' Trois : pour que le monde ne s'effondre pas comme château de sable et qu''il ne se dé-crée pas, il faut que par leur prière et leur étude, les hommes en soutiennent infatigablement les murailles fragiles. Le monde est menacé de se défaire et seuls les hommes peuvent empêcher ce processus de décréation. »
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 16, 2016 3:29 PM CET


Une colère noire : Lettre à mon fils
Une colère noire : Lettre à mon fils
par Ta-Nehisi Coates
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 PORTRAIT D’UNE AMÉRIQUE PROFONDÉMENT DIVISÉE PAR LA QUESTION RACIALE, 30 janvier 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Une colère noire : Lettre à mon fils (Broché)
Paru en juillet 2015, Between the World and Me, (titre de l’édition française 01/ 2016 « Une colère noire »), à l’instar du Goncourt, a reçu le National Book Award 2015, l’un des deux prix américains les plus prestigieux qui, avec le Pulitzer, couronnent le dernier roman paru.
Between the World and Me, un des best-sellers du moment, est un essai sur la violence des blancs contre les noirs. Il devait initialement être publié en septembre mais la maison d’édition Spiegel & Grau a décidé d'en avancer la publication en juillet suite au meurtre de neuf noirs dans une église de Charleston, façon de souligner l’urgence du propos. Son auteur, le journaliste de The Atlantic, Ta-Nehisi Coates, a été interviewé partout dans les médias ces derniers mois, et son essai faisait partie des lectures d’été du président Obama. Rien que dans le New York Times, environ dix articles ont été dédiés à l’ouvrage et le critique cinéma du quotidien a tweeté que le livre était «essentiel, comme l’eau et l’air».
Ta-Nehisi Coates l’a écrit en forme de lettre à son fils de 15 ans, dans le contexte des décès de Michael Brown, Eric Garner, Tamir Rice,Walter Scott et tous les autres hommes noirs non armés récemment tués par la police. Le sujet résonne particulièrement pour lui car avant cette série de morts, il y avait eu celle de Prince Jones, un ami d’université tué en 2000 par un policier en civil. Jones n’était pas armé, et il n’y avait pas de témoins. La famille a reçu une compensation financière, mais le policier n’a pas été condamné. Pour Coates, le fait que le policier qui ait tué Jones ait aussi été noir ne change pas la dynamique, car avant d'être un individu, noir ou blanc, ce policier représente pour lui un système d'oppression ancré dans l'histoire du pays.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 1, 2016 10:25 AM CET


La France pour la vie
La France pour la vie
Prix : EUR 13,99

16 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 SINCERE DU DEBUT A LA FIN, 25 janvier 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La France pour la vie (Format Kindle)
De la première à la dernière page, on évolue à travers ce qu'il a fait, en honnête homme, et ce qu'il aurait voulu faire et les raisons qui l'ont empêché de le faire. Les choix qu'il a faits pour s'entourer d'avis sont sans aucune équivoque. Ses propositions pour l'avenir sont toutes circonstanciées y compris ce qui est déjà considéré comme une reculade de sa part, sa réflexion sur les souffrances des minorités qui l'a amenée a porter un jugement de plus grande valeur sur la loi Taubira.
Au demeurant , par cette lecture, on acquiert la certitude que ce qui reste à faire n'est pas hors de portée, pour peu qu'on n'hésite pas à faire les réformes en profondeur qui sont nécessaires.
Livre qui couvre le grand échiquier du passé, du présent et de l'avenir: un petit tour de force qui a émergé de lui !!!


Le pragmatisme : Un nouveau nom pour d'anciennes manières de penser
Le pragmatisme : Un nouveau nom pour d'anciennes manières de penser
par William James
Edition : Poche
Prix : EUR 9,20

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 QUAND L'ENONCE DU PRAGMATISME FIT TACHE D'HUILE, 22 janvier 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le pragmatisme : Un nouveau nom pour d'anciennes manières de penser (Poche)
Quelques années après que Charles S. Peirce eut rendu publique le principe du pragmatisme dans un article intitulé « Comment rendre nos idées claires » paru en janvier 1879, William James (1848-1910) l’appliqua d’abord, en 1898, à la religion et à la philosophie. En 1906, il le transforma en théorie de la vérité au cours d’une conférence qu’il publia l’année suivante dans le livre « Le pragmatisme » qui devait donner naissance au mouvement.
C’est ainsi que quelques philosophes et écrivains européens se rallièrent au pragmatisme tel
que James le concevait : l’anglais Ferdinand C. S. Schiller (1881-1937), les italiens Giovanni Papini et Giuseppe Prezzolini et le français Bergson qui devint son ami comme en témoigne un échange de correspondance qui s’étale de 1902 à 1910 date du décès du philosophe américain.
Les critiques européens du pragmatisme ne virent dans ce mouvement que la glorification de la valeur pratique des idées. Une idée n’est vraie que si elle fonctionne. James accumule dans Le Pragmatisme les épithètes qui confirment aux yeux de beaucoup de philosophes la justesse de cette interprétation : la fonction d’une idée est de « nous servir de guide et de guide agréable » ; nous admettons « qu’une chose existe quand cela nous réussit d’y croire » ; « le vrai consiste simplement dans ce qui est avantageux pour notre pensée ». James va jusqu’à parler de « monnayer » les vérités qui n’ont pour caractère commun que d’être des vérités qui paient ».


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