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Contenu rédigé par L. Aymeric
Classement des meilleurs critiques: 231.435
Votes utiles : 69

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Commentaires écrits par
L. Aymeric (Lyon)
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Perdition city
Perdition city
Prix : EUR 20,75

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Musique pour un film intérieur, 6 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Perdition city (CD)
Premier album du nouveau millénaire, ce Perdition City est le deuxième album electro d'Ulver. Après les Themes From William Blake, album très (et trop) riche témoignant d'une envie incroyable, les norvégiens nous reviennent un poil plus sage.

Le format est en effet plus abordable : un disque de 50 minutes, s'étalant sur 9 titres allant entre 3 et 7 minutes. On trouve aussi plus d'homogénéité dans ce disque :le même piano est plus ou moins présent tout du long, poussé par des batteries électro très sèches.

L'album commence très fort sur un Lost In Moments mythique, avec son saxophone de folie. La phrase "Music to an Interior Film" prend déjà tout son sens et l'on voit des narrations se mettre en place à mesure que l'ambiance monte et descend. Ce premier morceau a une ambiance très film noir ou polar, et l'on retrouve un peu ça dans le dernier morceau, Nowhere/Catastrophe et son thème jazz assez malsain, ainsi que sur Dead City Centres.

On a ensuite des morceaux misant énormément sur leur montée en puissance (Hallways of Always, terrible en concert, Tomorrow Never Knows et The Future Sound of Music, hommage au groupe The Future Sound of London dont le groupe s'est largement inspiré sur ce disque). Efficaces mais redondant du fait qu'ils se suivent.

Arrivé à la moitié du disque on passe dans une phase plus sombre, vraiment plus intérieure : on n'est plus dans les clichés cinématographiques connus de tous, mais bien en train de voyager au cœur de soi, dans ses troubles et ses contradictions. En témoignent We Are The Dead, misant sur une ambiance glauque, ou encore Catalept et ses violons angoissants.

Porn Piece or the Scars of Cold Kisses est symptomatique de cette coupure, le morceau étant lui-même séparé en deux parties avec une entrée très rythmée, un break pop inattendu et très bien pensé, puis finissant tel qu'il a commencé. Ce morceau, le deuxième de l'album, est mon préféré avec Lost In Moments.

J'aurai à faire comme reproches à ce disque qu'il n'est pas bien pensé. En effet, l'enchaînement des trois titres très rythmiques les uns à la suite des autres, fonctionnant sur le même mode, puis la rupture obligatoire mais un peu hasardeuse rendent difficile l'appréciation de la deuxième partie du disque. Néanmoins, il s'agit d'un disque très personnel et chacun aura un ressentit profondément différent, et ce côté imparfait participe à la beauté du disque.


A Quick Fix Of Melancholy
A Quick Fix Of Melancholy
Prix : EUR 20,41

3.0 étoiles sur 5 Un bon disque, pas le meilleur EP d'Ulver, 5 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Quick Fix Of Melancholy (CD)
Disque 4 titres sorti en 2003 et d'une durée de 23 minutes, A Quick Fix Of Melancholy n'est clairement pas l'EP le plus réussi d'Ulver.

En 2002 sortaient Lyckantropen Themes et Silence Teaches You How To Sing, deux disques très expérimentaux et minimalistes. Ici, on a quelque chose de plus posé, jouant pas mal avec des violons très synthétiques (à la manière du futur Blood Inside). Little Blue Bird, premier morceau, est aussi le plus réussi : on saisit son ampleur notamment en concert avec l'enchaînement sur Rock Massif. Dans le même registre, Vowels propose des paroles spéciales et bien pensées. L'ambiance générale est assez onirique, évoquant un désir d'envol. On trouve, en plus des fameux violons, une grosse utilisation du delay sur la voix, et beaucoup de xylophone. Doom Sticks y ajoute quelque chose de plus rock avec sa batterie et sa trompette, qui restent néanmoins lointaines.

Le dernier morceau, Eitttlane, est une reprise d'un morceau présent sur l'album acoustique Kveldssanger. Sympathique clin d'oeil mais pas une évidente réussite. Ce morceau sonne différemment du reste du disque, plus saturé, plus rock, bien que les chœurs lointains nous laissent dans un certain planement.

Bref, comme à peu près tout les disques d'Ulver, celui-ci est de qualité. Néanmoins il est dispensable pour quiconque n'est pas amoureux de la musique des norvégiens. Je recommande chaudement d'écouter Little Blue Birds et de regarder les vidéos live sur Youtube pour avoir au moins ça.


Teachings in silence
Teachings in silence
Prix : EUR 12,98

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un EP de qualité, 5 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Teachings in silence (CD)
Regroupement de deux EP sortis plus tôt (Silence Teaches You How To Sing et Silencing the Singing), On se retrouve avec donc un disque d'une cinquantaine de minutes, regroupant quatre morceaux qui sont parmi les plus expérimentaux d'Ulver.

Ainsi le long Silence Teaches You How To Sing (25 minutes) nous fera passer par divers thèmes au piano ou à la voix principalement, entrecoupés et emmêlés dans une musique plutôt bruitiste. Il en va de même pour Seak Dead Speaker, plus posé (10 minutes), moins touche-à-tout, mais travaillant plus en profondeur les textures musicales. Comme toute entreprise résolument expérimentale ces morceaux ne sont pas parfaits, mais ne manque pas d'intérêt.

Les deux autres morceaux sont plus réussis, du fait d'un côté moins expérimental. Le premier, Darling Didn't We Kill You ? est une pure réussite de montée en puissance et de changement rythmique progressif (on passe d'un thème en 3/4 au piano à une montée de batterie en 4/4), bien que simple sur le papier, le résultat est saisissant. Le dernier morceaux, le plus minimaliste de tous, Not Saved tient le même thème dix minutes durant pour mon plus grand bonheur. Un morceau simple et vraiment profond.

Le disque vaut le coup pour tout amateur d'Ulver ou de musiques expérimentales diverses et variées.


A Twist In The Myst
A Twist In The Myst
Proposé par tws-music-eu
Prix : EUR 5,45

3.0 étoiles sur 5 Un risque pris, 5 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Twist In The Myst (CD)
Après le fastueux A Night At The Opera, A Twist In The Myth crée une nouvelle rupture et prend tout le monde à contre pied. Qui aurait pu prédire un tel album en effet ? Il semblait logique de penser que s'ils ne continuaient pas dans la voie tortueuse de ANATO, ils reviendraient au fondement speed de leur musique. Que nenni !

A Twist In The Myth prend bien une direction plus directe que son prédécesseur mais dans une optique résolument plus rock. Les titres sont assez raccourcis (entre 3 et 6 minutes pour douze morceaux) avec une prod très efficace, assez aérée et dynamique. Ça se sent notamment au niveau du son de guitare bien moins tranchant et incisif. Il y a environ une heure de musique pour douze titres, j'en aurai préféré deux de moins pour des questions d'assimilation plus facile des morceaux. Les compos ont lâché un peu de vitesse et Hansi ne crée pas de chœurs à tout bout de chant.

Il y a du bon et du moins bon sur cet album, c'est sûr. This Will Never End est l'introduction parfaite, sûrement mon morceau préféré de cet album : il fait bien le pont entre ce visage nouveau et les tendances speed du groupe. Straight Through The Mirror et Lionheart très réussies aussi font aussi des indéniables réussites de cet album. Ces trois morceaux nous présentent vraiment des ambiances assez nouvelles (bien que facilement identifiables comme étant du Blind Guardian, le groupe ne se renie pas) et franchement réussie et rafraichissantes. Les commentaires disant qu'il n'y a pas de refrain de salauds comme BG a l'habitude de nous faire n'ont pas dû bien écouter l'album, du fait de leur déception. Ces trois morceaux en sont la preuve.

Quelques morceaux sont très étonnants, que ce soit Fly, Otherland ou Carry The Blessed Home, avec leur tempo plus ralentit et leur côté résolument rock assortis de synthés modernes. Ce sont des paris réussis en ce qui me concerne. Les deux premiers nommés ont quelque chose d'enfantin, tenant du conte de fée, ce qui n'existe étrangement que très peu dans l'univers sonore de Blind Guardian.

Au rang des déceptions je placerai en tête Skalds and Shadows ballade mièvre que les allemands ont malheureusement pris l'habitude de nous servir à chaque album (The Maiden & The Minstrel Knight, ou Curse My Name). Another Stranger Me ne décolle pas franchement non plus, un peu le cul entre deux chaises avec un côté rock et...c'est tout, là où The New Order crée une ambiance particulière, par exemple.

Que dire finalement de cet album ? Rien que pour le risque pris par les musiciens, il mérite une bonne note. A Twist In The Myth est certes l'album de la simplicité mais il ne cède pas à la facilité. Les morceaux sont certes plus posés, mais ne perdent pas d'intensité grâce à une durée raccourcie et une écriture intelligente et riche. Blind Guardian fait néanmoins du Blind Guardian, cet album les laisse reconnaissables entre tous, et c'est aussi pour ça qu'on les aime.


At The Edge Of Time (Edition Limitée 2CD)
At The Edge Of Time (Edition Limitée 2CD)
Prix : EUR 9,99

18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Bonne cuvée, 3 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : At The Edge Of Time (Edition Limitée 2CD) (CD)
Quatre ans après A Twist In The Myth, les allemands de Blind Guardian sont de retour. Si les années 90 les ont vu pratiquer une musique très speed, le début des années 2000, avec A Night At The Opera (2002) puis A Twist in the Myth (2006), ont permit à Blind Guardian de s'aventurer dans de nouvelles directions : très travaillé et orchestré pour le premier, et beaucoup plus rock et direct pour le second.

Avec 10 titres et 1h de musique, At the Edge of Time se présentait comme potentiellement bien construit et digeste (rappelons nous les 22 titres de Nightfall In Middle Earth). Les morceaux courent entre 4 et 6 minutes dans l'ensemble, à l'exception de l'ouverture et de la fermeture atteignant les 9 minutes. Notons aussi le changement de ligne dans l'artwork, réalisé par un artiste italien (celui-là même qui réalise les pochettes de Rhapsody). Aimera ou aimera pas : c'est très lisse et le jeu de couleurs (toujours les mêmes utilisées par cet artiste, quasiment) n'est pas en accord avec la musique, à mon avis.

Bref venons-en à la musique à proprement parler. Sans surprises, Blind Guardian fait du Blind Guardian, de la même manière qu'il l'a fait avec ANATO et ATITM : des variations notables, certes, mais de le fond la musique reste calibrée pour parler au fan.

On a donc le retour de la musique speed avec lequel les allemands ont pris peu de risques, illustrée par exemple par les bons Tanelorn, Valkyries (un petit côté Punishment Divine sur la fin, pas désagréable) et A Voice in the Dark. Ces titres sont bien taillés, efficaces, avec des passages de bravoure comme on les aime et des solos bien calés. Le risque majeur est, bien sûr, que ces titres passent mal dans le temps et saoulent rapidement à la manière de Control the Divine dont seul le refrain retient un peu l'attention, mais pas bien longtemps. Un morceau sort particulièrement du lot pour moi, et c'est Ride Into Obsession, qui porte bien son nom. Peut-être le plus speed, celui où la voix se fait la plus aiguë et les guitares tranchantes...mais attendez ce break inattendu et parfaitement placé et vous verrez ! Quant au refrain, il n'a rien à envier aux classiques du groupe.

Les fans se retrouveront aussi avec les traditionnelles ballades, ici Curse My Name et War of the Thrones. La première commence de la pire des manières possible, façon The Maiden and the Minstrel Knight sur ANATO, toute la mièvrerie de la fantasy en concentré : la petite rythmique en 3/4 à mid-tempo, le flutio, les tambours etc...Qui plus est ce titre fait perdre beaucoup de rythme après l'enchaînement de trois titres speedés. On notera quand même que le titre finit sur une sacrée montée en puissance dont je sauverai du bûcher les 30 dernières secondes m'ayant un instant rappelé la beauté du finish de And Then There Was Silence sur ANATO. War of the Thrones est plus simple, mais aussi bien plus efficace, car elle ne cumule pas tout ces clichés et a le mérite de propose l'inverse des ballades habituelles de Blind, c'est-à-dire qu'au lieu de nous la faire "couplet heureux" et "refrain tragique", ils nous font l'inverse ce qui donne au refrain une puissance très rafraichissante.

Enfin, il faut aborder les deux morceaux principaux de cet album, les deux plus réussis et aussi les plus longs : Sacred Worlds et Wheel of Time. La première est déjà connue depuis la sortie du jeu Sacred 2. Néanmoins elle se voit ici agrémenté d'une ouverture par l'orchestre qui est très réussie (et c'est là qu'on se dit que les gars de Blind Guardian ont un certain talent dans l'arrangement et que l'album orchestral pourrait faire très mal). L'orchestre ajoute une réelle fraîcheur de part la puissance largement supérieure à tout synthé : les instruments vivent. Notons les cuivres auxquels BG fait peu appel d'habitude et qui ici vous font pêter de sacrés moments de bravoure. Pour finir avec ce titre, il est très bien construit et très inspiré. Mon préféré pour le moment. Wheel of Time fait aussi largement appel à l'orchestre, ici bien plus oriental (qui a dit Precious Jerusalem ?). Mêmes qualités que pour Sacred Worlds, excellent en finish, avec ceci de moins que je trouve les parties de voix moins inspirées (et donc moins inspirantes) que sur la chanson susnommée, choses compensée par un bridge de grosse qualité.

Que peut-on alors conclure sur cet album ? Comme je le lisais sur une chronique, Blind Guardian est malheureusement maître de son territoire et ne prend pas de risques pour en sortir. Les fans et amateurs, moi compris, apprécient toujours un album des allemands car il apporte ce qu'il faut de nouveauté pour que ça passe. Mais pour un étranger à cette musique, peine perdue. Je pense qu'ils ont laissé passé la chance après A Night At The Opera, après lequel tout était permis pour faire exploser les conventions dans lesquels ils sont restés cantonnés (oui, je suis un grand fan de And Then There Was Silence). Je mettrai un 6/10 à cet album car il est malheureusement de bonne qualité, alors que l'on sait le quatuor capable de choses énormes vu les qualités de compositeur qu'ils ont. J'attends désormais l'album orchestral, qui pourrait faire office de nouvel ANATO et ainsi ouvrir des perspectives sur lesquelles je prie qu'ils sautent.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 5, 2010 6:08 PM MEST


Valhalla Rising, le guerrier des ténèbres [Blu-ray]
Valhalla Rising, le guerrier des ténèbres [Blu-ray]
DVD ~ Mads Mikkelsen
Proposé par Art Cub
Prix : EUR 22,76

3 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Expérimentation satanique from the outer space, 29 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Valhalla Rising, le guerrier des ténèbres [Blu-ray] (Blu-ray)
En ce qui me concerne ce film a été une vraie claque.
En déplaise à certain, l'intérêt du film est dans un non-dit constant dû au silence latent, certes, mais aussi par une certaine absurdité de l'agitation des personnages autour du héros, One-Eye.

Valhalla Rising n'est pas un film esthétisant au sens péjoratif du terme mais s'appuie sur une esthétique assez radicale : plus que de la lenteur, il s'agit d'une contemplation constante. A cela s'ajoute une retouche des couleurs marquée (la brume orangée, les hallucinations rouge vif), de rares mais puissantes musiques assez Drone dans l'âme, des cadrages un peu excentrés et pas tout à fait fixes.
On sent quel le film a été conduit là où les idées mêlées de Refn et Mikkelsen les ont mené. En ce sens, c'est là que l'esthétisme joue un sens puisque c'est avant tout lui qui donne sens au film. De fait il est donc difficile d'apprécier le film si l'on n'accroche pas à cette base.

J'ai particulièrement apprécié cette contemplation de tout les instants, que ce soit sur les montagnes brumeuses, sur les visages marqués de One-Eye et ses compagnons, et même dans les moments plus morbides. Loin de l'agitation du film d'action holywoodien, ce film invite à la réflexion sur ce qu'est l'homme, sur la mort et sur le divin. Il ne faut d'ailleurs pas se leurrer sur le packaging DVD (qui n'est pas celui du film à sa sortie au cinéma) très "voici-un-film-gore-et-bien-bourrin-à-la-300" dans l'âme.

Maintenant, on peut batailler pour savoir ce qu'est "le vrai cinéma", il s'agit avant tout des attentes du spectateur éclairé ou amateur : le divertissement ou la recherche d'un travail plastique et esthétique dans le cadre du cinéma, ce que Valhalla Rising est incontestablement.


Kvelertak
Kvelertak
Prix : EUR 15,99

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 It's all entertainment !, 26 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kvelertak (CD)
Premier album de ce groupe norvégien fraichement débarqué. On reconnaît tout de suite l'artwork de John Baizley (guitariste de Baroness, qui a aussi bossé sur le dernier Kylesa), l'album est produit par Kurt Ballou (Converge) : bref du beau monde et on sait à peu près dans quoi on va tomber. Du gros rock stoner qui tâche, avec une pointe de hardcore et, ils ne sont pas norvégiens pour rien, une touche eud'black metal.

Kvelertak est intraitable à tout les niveaux : un son en béton, des refrains de salopards, comme dirait l'autre (Sultans of Satan, Ulvetid), un p'tit côté psyché par-ci par-là et les accélérations black parfaites.

Bref du bon !


Heliocentric
Heliocentric

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Deception, 23 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heliocentric (CD)
La déception de l'année ! Après un pourtant très bon Precambrian (quoiqu'un peu lourdeau sur la fin), The Ocean revient avec ce Heliocentric, qui sera rejoint dans quelques mois par Anthropocentric.

Depuis le précédent disque The Ocean s'est simplifié la tâche, passant du statut de collectif à celui de groupe avec des musiciens stables et un chanteur (!). Cela s'en ressent sur les compositions, plus simples forcément qu'auparavant. On sent les morceaux taillés pour le live (Firmament, Swallowed by the Earth). Niveau prod c'est meilleur que Precambrian, aussi clair mais avec une batterie mieux mixée, une basse peut-être un peu moins présente et des guitares mieux équilibrées et moins saturées.

A la première écoute ça passe bien, quelques finesses tapent vite à l'oreille (First Commandment of The Luminaries), d'autres accrochent par leur côté défouloir live prononcé (Firmament, Swallowed by the Earth), d'autres écorchent pourtant (Ptolemy Was Wrong).

On a en effet ces trois types de morceaux.
Les premiers très directs et efficaces, rapidement intégrés et sans grandes surprises mais très efficaces avec des rythmiques en béton. Pas expérimentaux pour un clou mais on devine bien l'effet en live : le duo Firmament/Swallowed By The Earth toutes deux avec des rythmes forts, et le duo The Origin of Species/The Origin of God, plus lourdes et assez épique.
D'autres morceaux, sûrement les moins visibles mais néanmoins les plus intéressants à mon goût, se placent dans la lignée des précédemment cités tout en y intégrant des éléments venant soit des expérimentations de Precambrian, soit des choses plus pop et ici assez décalées. En effet ce sont souvent les voix qui apportent une tonalité plus pop qui contraste soit avec un choeur plus sombre, soit avec les guitares remuantes. Ces morceaux sont vraiment les plus ambitieux, très fins : The First Commandment of The Luminaries, Metaphysics of The Hangman, Catharsis of a Heretic.
Enfin les derniers sont au nombres de deux : Ptolemy Was Wrong et Epiphany, deux morceaux majoritairement voix et piano. Ces morceaux sont vraiment mauvais, pas parce qu'ils sont calmes, pop ou autre jugement de style. Ils sont justes trop gros, que ce soit les arrangements de piano et surtout de voix, les lyrics, la construction même. On peut les aimer pour eux (ce n'est pas mon cas), mais ils ne rentrent pas dans l'album car ils sont trop mièvres(un peu comme le final de Proterozoic).

Bref dans l'ensemble c'est pas mal mais je reproche deux choses à The Ocean : d'une part son chanteur. Très quelconque à tout niveaux, un peu à la manière d'un chanteur de Textures. Il est très carré, avec une technique d'acier, mais ses choeurs sont à mourir et sa voix hurlée efficace mais passe partout. Son accent pop ne passe pas dans toutes les situations et agace sur la durée. L'autre chose, plus importante, est que j'ai le sentiment qu'ils se sont laissés dépasser par un concept trop flou. Precambrian était une métaphore intelligente, ici j'ai l'impression d'avoir une carricature grossière de l'antichristianisme de base (je ne suis pas croyant) et pas de fond.

J'attends Anthropocentric qui révisera peut-être mon jugement (les disques étant liés) et j'attends de voir l'oeuvre du temps, certains albums se bonifient et d'autres non (Precambrian a un peu perdu en intérêt d'ailleurs je trouve).

A bon entendeur !


Hamada
Hamada
Prix : EUR 13,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Découverte, 17 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hamada (CD)
J'ai découvert ce trompettiste norvégien à travers cet album. J'avais entendu parler des musiciens qui l'accompagnent (notamment Eivind Aarset) par Dhafer Youssef qui s'est entouré du même groupe.

Cet album est très posé, la plupart des pistes assez "lounge", très douces. De légères plages sonores en fond et la trompette. Dérogent particulièrement à la règle les deux terribles "Friction", première secousse, et "Cruel Altitude", point d'orgue de ce disque, qui s'envolent l'une dans un rythme électro effréné, et l'autre dans un solo de guitare doublé d'une batterie enragée qui ne renierai pas des accents post rock.

Assez différent des autres albums que j'ai pu écouter de NPM par son côté plus progressif et plus posé.


After
After
Prix : EUR 13,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Grande surprise., 14 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : After (CD)
J'ai découvert Ihsahn et sa voix si particulière avec Arcturus et sa collaboration sur le morceau Radical Cut, tout de black-metal symphonique vêtu. Je me suis récemment penché sur son oeuvre personnel et les deux albums précédents m'ont particulièrement déçu. Ils avaient été plutôt célébrés mais je les ai trouvé finalement assez quelconque : un production trop en arrière et un côté metal extrême basique trop affirmé. Bref, une déception.

Mais avec la sorite récente d'After je me suis replongé dans la bête, motivé par la présence du saxophoniste de Shining (dont l'album Blackjazz est carrément pas mal) et aussi par l'artwork général plus singulier que ce que l'on a l'habitude de voir dans le genre.

L'album est parfaitement construit : 8 morceaux pour une cinquantaine de minutes, deux morceaux d'une dizaine de minutes, les autres tournants entre 4 et 6 minutes. Le tout est bien équilibré et respire bien, on étouffe pas à l'écoute. Bref, c'est une perfection formelle en ce qui me concerne (à l'image aussi d'un Fear of a Blank Planet de Porcupine Tree).

A la première écoute, on note immédiatement une nette amélioration au niveau de la production. Très dynamique, une batterie rehaussée avec des cymbales bien présentes, des guitares que l'on distingue bien et une basse qui remplit bien le tout (c'est malheureusement son unique rôle). Même remarque sur les voix claires et hurlées et les chœurs. On peut lui reprocher de ne pas faire dans l'original, mais elle a le mérite de faire dans la grande clarté.

Les morceaux en eux-mêmes sont toujours assez techniques, que ce soit au niveau de la vitesse ou des syncopes, très axés sur les guitares. Bref rien de bien neuf depuis les deux albums précédents, sauf peut-être une certaine radicalisation générale. On notera des morceaux comme "Heavens Black Sea" très metal extrême mais avec, sur ce morceau en l'occurrence, un refrain avec une rythmique très décalée qui apporte une dose de fraicheur. Il en va de même de l'ouverture, "The Barren Lands".
"After", le morceau éponyme, et "Frozen Lakes On Mars" sortent un peu du lot au sens où la voix claire a un rôle très important. Morceaux peut-être plus classiques avec un refrain fort qui reste bien dans la tête, mais terriblement efficaces.
Le réel intérêt de ce After réside néanmoins, et assez logiquement, dans l'utilisation du saxophone présent sur la plupart des titres de manière plus ou moins anecdotique. La première rencontre se fait sur "A Grave Inversed", qui est le morceau le plus frénétique (et aussi le plus court et il gagne beaucoup à sortir ainsi du lot), puis surtout surtout les deux morceaux de dix minutes : "Undercurrent" et son excellent break et "On The Shores" tout en montées et descentes. Le saxophone ajoute une touche non négligeable à ce disque, une sonorité plus chaude et plus folle. A noter aussi un synthé assez psyché sur "Austere" très bien sentit lui aussi.

Bref, After est vraiment un album terrible doté d'une production efficace, un songwriting bien pensé qui sert de base à des expérimentations réellement inspirantes. Espérions que M.Ihsahn ira plus loin encore la prochaine fois.


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