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Contenu rédigé par Fervente lectrice
Classement des meilleurs critiques: 8.992
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Commentaires écrits par
Fervente lectrice "Bérénice" (France)

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Le goût du jazz
Le goût du jazz
par Franck Médioni
Edition : Poche
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Jaser sur le jazz., 21 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le goût du jazz (Poche)
« Recréer le spectacle du monde », cette formule prélevée dans : « Puissances du Jazz » de G. Legrand, pourrait s’appliquer aux vertus magiques, certes, mais bien réelles de l’oeuvre de Proust présent dans deux autres balades musicales : « Le goût de la musique » et « Le goût de l’opéra » qui, avec la présente anthologie forment un triptyque enrichissant.
A. Gerber – Balades en Jazz – fait écho à G. Legrand d’une certaine façon : « Le jazz m’a déniaisé d’une façon paradoxale : en m’ouvrant les yeux sur un nouveau mirage… N’en déplaise aux rationalistes, il y a des mirages concrets. La matière, elle aussi, se laisse prendre aux sortilèges. ». On devine, avec amusement, comme des injonctions extérieures à se justifier dans ces belles lignes. Moins suspect, peut-être, quand il était « Féru de Sissi impératrice » ? Si, si. Ah, soupir, je me sens coupable de l’avoir lu.
G. Perec – « Voeux » - prend des libertés avec la prononciation des noms propres dans sa succincte anthologie du jazz américain. L’homophonie ne fonctionne que si l’on ignore la langue ou que l’on triche. « Laisse taire Jung » pour Lester Young, « Coutil, oui lie âmes » pour Cootie Williams, « Le nid triste anneau » pour Lennie Tristano et « Qu’est-ce ? J’arrête » pour Keith Jarrett etc. J’ai essayé dans la langue des artistes mais ce n’est pas évident : Kiss Jarrett pour le dernier ? Trop prosaïque. C’est Perec qui a raison pour la poésie et l’humour.
Boris Vian – « L’écume des jours » - exprime simplement le pouvoir instantané du jazz : « heureux jusqu’au fond de l’âme ».
Un portrait saisissant de T. Monk, par J. Cortazar, donne presque à voir un ralenti charismatique.
Sartre – Nick’s bar, New-York city – ravivent des sensations contrastées avec justesse : « Elle (le jazz) est sèche, sans pitié. Pas gaie, pas triste, inhumaine. « ça ne console pas. C’est pressé ». « Ils (les musiciens) s’adressent à la meilleure part de vous-même, à la plus sèche, à la plus libre… ».
F. Sagan rend hommage avec brio à B. Holiday : « Une femme fatale, dans le sens où la fatalité s’en était prise à elle dès le départ… » Glaçant.
On pourrait chiper une expression à R. Goffin, dans un texte dédié à B. Holiday - Sources du Ciel -, et l’appliquer au grand Cassavetes avec lequel on se demande toujours si l’on ne va pas passer : « toute une nuit à bout portant ».
Moins d’humour et plus d’humeurs peut-être dans ce recueil que dans les deux autres. Une sorte de Bal des têtes de personnages hors norme. Mais surtout une façon simple de cultiver le temps long dans une époque très occupée à le tuer, le temps, précisément…


Le goût de l'opéra
Le goût de l'opéra
par Sandrine Fillipetti
Edition : Poche

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Petits morceaux pris sur le vif..., 18 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le goût de l'opéra (Poche)
« Le goût de la musique » - classique pourrait-on ajouter -, dernière petite anthologie en date de la collection : « Le goût de... » incite à explorer les autres titres se rapportant aux accointances entres la musique et les mots. Un condensé qui peut être prolongé avec profit par des lectures. C'est aussi le mérite de ces recueils.
Si les première et quatrième de couverture se répondent par un rappel de couleur : le bleu canard, l'harmonie n'est qu'apparente. Les turbulences et la truculence sont au rendez-vous à l'intérieur. Et ça cancane !!!
Polisson le premier chapitre intitulé : « Les chanteuses sont dénuées de moralité » ? Non, moralisateur. Il fustige les «épicures ». Cependant, l'auteur est très informé sur ce qui se passe à l'opéra, sans doute dans le but d'édifier... Les exemples « d'instructions » cités sont hilarants. L. Ladvocat, « Description de la Vie et Moeurs, de l'Exercice et l'Etat des Filles de l'Opéra ».
Grivois le dernier chapitre avec : « Les dessous de l'Opéra » tiré de : « Le fantôme de l'Opéra » de G. Leroux ? Mais non : technique.
Berlioz, s'emporte dans deux textes et il a du souffle, lui - « A travers chants : études musicales... ». Notamment dans un extrait de critiques caustiques à l'égard des artistes mais aussi du public manquant d'expertise. Ses propos, gonflés si je puis dire, sont lardés de métaphores ou d'analogies animalières : « cri d'un petit chien dont on écrase la patte ». Mon préféré est : « râle d'un malade ». Certaines voix le crispent lui aussi : « vriller le tympan avec une insistance féroce pendant une minute » et il précise : « sans reprendre haleine ». Le public snob est donc égratigné : « il avale tout, le morceau de lard et le harpon ». Et ça ne manque pas parmi les amateurs d'opéra... Dans l'autre extrait, il oppose spéculateurs et artistes.
Le plaidoyer de Rousseau en faveur de l'opéra italien, dans le cadre de la Querelle des Bouffons, se révèle tiède voire fade, insipide. Manque de passion et surtout de souffle pour une joute. « Lettre sur la musique françoise, 1753 ».
Einstein, dans « La musique romantique », propose des « études » didactiques limpides. Belle plume et très bon passeur.
Les échanges épistolaires de Bellini, au nombre de deux, sont autant de témoignages enthousiastes, honnêtes, sincères et donc précieux. Pas d'essoufflement là non plus dans le texte. Pour la première représentation des Puritains, le style, le rythme, la progression tout est emprunté à la musique avec de belles et saines respirations ! Lecture haletante jamais poussive pour les deux textes !!! Je n'ai pas résisté au plaisir de copier sa ponctuation !!!
C. Ludwig, dans « Ma voix et moi », tout un programme... , ose une critique mesurée de ce qu'elle nomme : « les trouvailles » à l'opéra. Chérubin en joueur de « hockey », Despina en « serveuse de bar » ou Xerxès en « blue jeans ».
Enfin, P. Dusapin pourrait, dans : « Une musique en train de se faire », représenter l'antidote à E. Bovary quand il écrit : « le corps humain est un instrument de musique ». Il propose également une réflexion bienvenue sur la langue et les « saveurs sonologiques ». Une façon d'échapper au « bloc de glace » brocardé et moqué avec sagacité par Berlioz.


Biographie d'Éric Rohmer
Biographie d'Éric Rohmer
par André de Baecque
Edition : Broché

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Maurice, Gilbert, Eric, Lazare et les autres…, 12 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Biographie d'Éric Rohmer (Broché)
Très fouillée et méthodique cette biographie chronologique m’apparaît comme une simple confirmation et non une révélation d’Eric Rohmer. Elle fourmille d’anecdotes qui contribuent à préciser et non à façonner le personnage. Pas si énigmatique que cela Rohmer. Il est tout entier dans ses films, livres et/ou entretiens. Mais je peux me tromper.
Pas de lacune donc mais si j’avais l’esprit chagrin, je dénoncerais avec intransigeance le style souvent relâché des deux auteurs. Mais je resterai stoïque face à certaines fautes de goût : un château « retapé » à propos de celui de L’arbre, le maire, la médiathèque ou « il dégomme à tout va » pour évoquer l’instituteur du même film ou presque pire : des comédiennes « castées » ou : « le clou » d’un film, un « clou » bien enfoncé puisque répété de plus et aussi : un acteur « connu dans le temps » ou, euh, la définition entre parenthèses de l’adjectif « révolutionnaire » : ‘ce qui impressionne, étonne, éblouit’ ! Et que penser du collier « rangé » de Conte de printemps qui, en réalité, est tombé dans une boîte à chaussures ?
Par ailleurs, l’abondance de longues citations – critiques, comédiens etc. – contribue à alourdir le texte. Est-ce que les auteurs ont délégué leur travail de mise en forme des témoignages ou voulu rendre la lecture plus vivante par ces incises ? Un tantinet éprouvant par la longueur et le délayage des contenus livrés bruts.
Rohmer est donc déjà élucidé par ses films qui excèdent l’autobiographie filmée mais il s’y révèle beaucoup. Il semble y dialoguer avec lui-même en traquant et en dérobant, sans trop de vergogne, le naturel de ses acteurs. Il dévoile, chez ses jeunes filles en fleurs, ce que Proust, lui aussi, guettait mais avec moins de régularité : l’abandon de celui ou celle qui se montre sans artifice quand il ignore qu’il est observé. Indicible, impalpable mais… filmable. Un cinéaste par effraction. Pas d’échappatoire. Sauf que le cinéaste est rattrapé par les effets miroir. Pas de glace déformante de sorcière mais des reflets à la fois maîtrisés et imprévus avec aussi la présence de doubles masculins. C’est sans doute ce qui rend son oeuvre si intrigante et pique la curiosité : une cohérence interne et repérable.
En revanche, les interprétations psychologisantes et sauvages sont malvenues à mon avis. Rohmer est taxé de « maniaco-dépressif » ou alors une remarque de F. Luchini est reprise qui médicalise des traits de personnalité d’un artiste forcément singulier : « imite à merveille cette espèce d’autisme du cinéaste ». Je regrette également la première de couverture le montrant comme un sauteur à la corde un peu ahuri. J’ai différé l’achat et la lecture de ce livre en raison de ce détail déplacé.
Cet ouvrage vaut pourtant par sa succession d’anecdotes savoureuses. Les auteurs débusquent les petits secrets de fabrication : prêt d’une maison par une actrice, mise en relation avec le propriétaire d’un château par une autre et passim. Les séances intensives de gymnastique pendant le tournage du… Conte d’hiver font sourire. Tout cela n’épuise pas le charme du cinéma rohmérien.
Dans un autre ordre d’idée, si Rohmer ne s’est pas engagé politiquement, il était royaliste et donc très conservateur. Il a entretenu des amitiés avec des espèces d’âmes un peu damnées. Quel délai faut-il pour que l’on prenne conscience et que l’on condamne sans appel certaines provocations en rapport avec la seconde guerre mondiale ? Pas de moraline pourtant au sujet de Rohmer qui a fini par voter pour les écologistes et soutenu, surtout, un candidat potentiel bien sous tous rapports ; je me rassure en pensant qu’il est, comme tout un chacun, pétri de contradictions. Il a suivi Mai 68 de très loin en comptant, in situ, le nombre des manifestants. Il y a croisé l’un de ses futurs acteurs de Ma nuit chez Maud…
Ses facettes d’homme érudit cloisonnant vie privée et vie professionnelle tel un funambule sont bien restituées . Seul son fils cadet s’exprime laconiquement dans cette biographie. Rohmer semble ne pas avoir perdu l’équilibre entre ses deux familles. Il a assumé ses rôles de conjoint et de père en se montrant présent et attentif. Je trouve un peu mesquine la volonté d’exclusivité des visites à l’hôpital à la fin. Sa famille de cinéma le stimulait. Opiniâtre, il a conçu des projets jusqu’au bout, repoussant farouchement l’ultime échéance. A ce propos, on trouve un bon complément à cet ouvrage dans le travail d’H. Waysbord : « Le laboratoire d’Eric Rohmer, un cinéaste à la télévision scolaire » avec entretiens et films. Des illustrations aussi de son rapport à l’architecture, la littérature, la poésie…
Les deux femmes qui lui ont fait un adieu clandestin à l’hôpital lui ont témoigné un soutien et une reconnaissance bien légitimes sans que personne publique et privée ne se confondent pour autant.
Rohmer nous a fait partager un imaginaire et une sensibilité féconds et sublimés grâce à un vecteur privilégié, le cinéma, qu’il s’est plu à distinguer de tous les autres arts.


Le goût de la musique
Le goût de la musique
par Pascal Quignard
Edition : Broché
Prix : EUR 7,50

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un subtil florilège., 6 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le goût de la musique (Broché)
Une présentation cartonnée bicolore toujours aussi raffinée pour ce nouvel opuscule de la collection : « Le goût de… » et une sélection de fragments rassemblés dans un ouvrage qui n’est petit que par le format.
Ces extraits de textes choisis par A. Charton sont assortis, chacun, d’une introduction et le plus souvent un commentaire suit sous la forme d’un complément d’information, d’un commentaire ou d’avis contraires…
J’ignore si comme E. Chausson le préconise, il serait souhaitable de fonder : « une société pour protéger les oeuvres d’art » de piètres exécutants et, ce, précise A. Charton, sur le modèle de la Société Protectrice des Animaux, mais, à mon sens, il est salutaire de s’épargner la lecture d’un essai dilettante et inconsistant cité à la fin de ce livret : « La raison des sortilèges » de M. Onfray.
Certains textes se distinguent par une belle intensité notamment : « Sauver Mozart » de R. Jerusalmy et son idée d’un très périlleux subterfuge.
On croise également Liszt, Schumann, Proust, Balzac, Flaubert, P. Quignard, J. Echenoz et… Jacques Rivière dans un texte délicat sur Debussy.
J’ai beaucoup apprécié que l’orgue soit cité à deux reprises comme expérience fondatrice précoce, un peu écrasante ou tout simplement révélatrice, chez R. Rolland dans son « Jean-Christophe » mais également chez H. Hesse dans « Mon enfance ». Le premier propose une description exaltante. Quant au second, il livre aussi avec force, dans son texte, une façon de trouver très tôt sa place dans la vie. La culture est-elle toujours un recours ? A vérifier…


Carlo Bergonzi - the Sublime Voice
Carlo Bergonzi - the Sublime Voice
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Incomparable..., 31 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Carlo Bergonzi - the Sublime Voice (CD)
Un artiste rare qui, sans ostentation, réussit à me transporter au-delà de la réalité visible comme si un arrière-monde dérobé et enchanté existait : une parcelle de sublime. Il me touche sans que je perçoive le moindre artifice. C’est une hérésie que d’écouter des extraits d’enregistrement mais cela présente l’avantage de pouvoir les écouter en boucle.


Storr, architecte de l'ailleurs
Storr, architecte de l'ailleurs
par Françoise Cloarec
Edition : Broché
Prix : EUR 12,15

6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Art « brut » et livre « modeste »..., 9 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Storr, architecte de l'ailleurs (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Un ouvrage de médiation bienvenu pour aborder un artiste autodidacte qui a réalisé des dessins figuratifs colorés.

L'auteur est psychanalyste mais également peintre et diplômée des Beaux Arts. Elle évoque, dans ce petit livre très ramassé, la trajectoire de Marcel Storr de sa naissance en 1911 à sa mort en 1976.

Abandonné par sa mère à l'âge de 2 ans et demi environ, ce petit parisien sera confié à l'Assistance publique et élevé, parfois rudoyé, par des familles rurales. Il ne connaît pas son père biologique. Quant à sa mère, elle « choisit » entre son mari et cet enfant que son conjoint, qui n'en est sans doute pas le géniteur, refuse d'élever.

La psychanalyste affirme que le petit enfant de 2 ans et demi..., n'a pas pu passer le prétendu stade du complexe d'dipe avec succès, à cause de cet homme. La phylogenèse mythologique inventée et promue par Freud (confer « Le crépuscule d'une idole » et « Apostille au Crépuscule » de Michel Onfray) me gêne ici. L'abandon de l'enfant est déjà un traumatisme en soi...
Dans la suite de l'ouvrage, l'auteur fera sans prévenir un glissement de la « mer qui rugit » vers la « mère qui se déchaîne », lors de la description d'un ciel griffé par des flèches, qui m'a laissée pour le moins perplexe.
Un sanatorium où Marcel a séjourné enfant a été inauguré par l'impératrice Eugénie en 1869. Or, à ma grande stupéfaction, l'auteur fait remarquer que c'est le même prénom que la mère de Storr. Je doute que l'établissement ait offert au petit Marcel (né en 1911) un accueil aussi documenté. La communication se serait-elle faite par « inconscients interposés » comme Freud l'explique quand il se permet de dormir pendant les séances ? !
Enfin, la référence à Sylvie Vartan et à Johnny... pour planter le décor de l'année 1964 est un peu courte...
Ce sont les seules réserves un peu sévères que j'émettrai après une lecture attentive de cet essai.

De belles planches nous donnent un aperçu des dessins de Storr : gratte-ciels, églises, cathédrales d'inspiration diverse qui évoquent des palais russes... ou de drôles de temples. Les couleurs sont intenses et la verticalité est saisissante. Storr travaille les détails avec rigueur. C'est un peu asphyxiant... écrasant. On dirait que le vide l'effraie, il remplit ses feuilles et ses dessins. Euh... comme moi cette page non ?

Il n'a jamais pu tisser de lien avec les autres. Il dessine de façon compulsive. Cependant, on ne voit que les défauts de perspective. Il n'a acquis aucune règle. Contrairement aux artistes contemporains, il ne s'est pas « affranchi » de la perspective euclidienne puisqu'il ne l'a jamais apprise. L'auteur dit qu'il en invente une... Mais il n'est ni Alberti ni Brunelleschi...

Il a rêvé, avec obstination, de travailler dans le métro et il a été cantonnier et a donc eu, sous les yeux, un certain paysage urbain...
Storr a aussi connu l'époque de Pompidou et des projets d'urbanisme comme celui des tours de la Défense. Les Etats-Unis et leurs gratte-ciels avaient alors (ou déjà...) la cote. Il projetait de soumettre ses projets de mégapole à... Nixon...

Il sera aidé par un couple qui l'assistera à la mort de sa femme.

J'aimerais voir ses aeuvres mais surtout parcourues par l'aeil d'une caméra afin d'en saisir les détails.
L'auteur a également écrit : « Séraphine », autre artiste autodidacte.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 15, 2013 12:53 PM CET


L'étrangère
L'étrangère
par Sandor Marai
Edition : Broché
Prix : EUR 18,25

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Autopsie d'une passion ?, 24 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étrangère (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
J'ai lu ce très court roman avec intérêt, comme une énigme à résoudre, mais sans aucun plaisir.

Esotérique, la clé de ce récit se trouve pourtant dans le tableau de J. Bosch : « Le Jardin des délices ».
Le héros, Askenazi, nous fait part de sa vision du monde et convoque, pour cela, Kant et Platon et, ce, dès les premières pages.

L'écriture est réaliste voire même tatillonne quand il se livre à une sorte d'introspection et à un bilan laborieux de sa vie. Professeur à l'Institut des Langues Orientales, en littérature grecque et langues d'Asie Mineure, il habite Paris au début des années 30. Il est marié depuis 15 ans avec Anna mais vit depuis quelques temps avec sa maîtresse, Elise, une danseuse russe et un peu bohême.

Il vivait dans un milieu bourgeois et évolue, avec cette dernière, dans un monde de parvenus. Il évoque et dénonce, avec justesse, l'hypocrisie de la bourgeoisie mais cette analyse est datée. Les femmes sont décrites comme influentes car particulièrement douées pour... les commérages et la médisance !

Il prend un congé à durée indéterminée, à l'institut, et part guérir un mal être soudain en Méditerranée.
Il nous infligera, désormais, une analyse rétrospective de sa vie. Il s'est décrit comme calme, lucide et méthodique. Son comportement, en villégiature : irritabilité, angoisse, impatience, repli sur soi, étourderie... évoquerait donc, à première vue, une simple dépression ou une crise existentielle... il a presque 50 ans.
Las, le roman prend un tour imprévu. Il fait preuve d'un manque de maturité, face à son épouse notamment, qui surprend. Il a pour ses propres problèmes et faiblesses psychologiques une complaisance puérile qui fait sourire...

Puis, d'une façon extravagante, il révèle qu'il se pose une question existentielle mais ignore laquelle ! Il réussit enfin à la formuler : qu'est ce que la « satisfaction » et comment la trouver ? Celle-ci est une Idée, nouvelle référence à Platon. Il pense pouvoir atteindre son Idéal par les « sens ». Platon quant à lui, a toujours méprisé le monde sensible... Son relatif nomadisme sentimental et son aventure charnelle lui permettraient donc de « progresser » dans ce projet farfelu. Notre héros intellectualise tout... Mais à ce stade de sa réflexion, il aurait du faire appel à Hegel.

Enfin, sans rien dévoiler, il opère une sorte de conversion laïque brutale et prend conscience du fait que sa vie n'a été qu'un divertissement au sens pascalien du terme.

Dans son cheminement étrange, insolite, il est tour à tour plaintif et condescendant. Les autres ne représenteront pour cet égotiste, personnage bancal et désorienté, que des étapes de son drôle de voyage intérieur. Le protagoniste est dénué d'affect mais pas de revendication.
L'étranger au monde c'est lui.

J'ai lu avec plaisir « Les braises » et « L'héritage d'Esther » du même auteur.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (12) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 6, 2011 10:58 PM CET


Plein nord
Plein nord
par Willy Vlautin
Edition : Broché
Prix : EUR 20,30

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La « fille »..., 20 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Plein nord (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Quand j'ai ouvert ce roman, j'ai vu des images et entendu des sons tant l'écriture est cinématographique : économe et efficace. W. Vlautin fait beaucoup avec peu...
J'ai pensé au film Rosetta des frères Dardenne et à son atmosphère poisseuse.
Le style de W. Vlautin est réaliste et cru et son roman naturaliste.

Ce livre provoque un vrai malaise physique mais voilà, il a aussi comme un attrait hypnotique. Quand je l'ai commencé, je n'ai pas pu le laisser, ou, plus exactement, c'est l'héroïne que je n'ai pas pu abandonner.

Une « fille » d'une vingtaine d'années, dépendante de l'alcool et enceinte d'un compagnon violent... semble vouée à la fatalité. Elle n'a pas de vie mais plutôt une « existence » déprimante et sans issue.

Contrairement au tableau d'Edouard. Hopper, l'Automate, elle est seule mais pas isolée. Son itinéraire de jeune américaine pauvre à la dérive est jalonné de rencontres qui m'ont tenue en haleine.

La « fille » fuit mais le voyage est aussi et surtout intérieur. Dispose t'elle d'une "petite" part de libre arbitre ou est elle définitivement déterminée par ses origines et promise au pire ?

Willy Vlautin ne se complait pas du tout dans un registre sordide ou morbide.
Son évocation des univers des différents protagonistes est sensible et surtout très poétique. J'ai souvent frémi mais j'ai aussi été tentée de fredonner : la musique est omniprésente... encore plus que Paul...

Ce livre fait « ricochet » et m'a donné envie d'entrer dans l'univers de son auteur et de lire Motel Life. Il est aussi musicien.


Moleskine Folio Professional Folder
Moleskine Folio Professional Folder
Prix : EUR 14,00

3 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Si chic..., 13 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moleskine Folio Professional Folder (Fournitures diverses)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Elle est très raffinée cette chemise noire, souple et d'un format (33 x 23 cm pour des formats A4) très pratique car extra plat et facile à glisser dans une sacoche...
Elle a l'aspect du cuir et rien de commun avec une banale chemise en carton plastifié.

Alors évidemment, l'âme de Pablo ou d'Ernest n'est pas sortie quand j'ai soulevé le rabat triangulaire façon enveloppe à l'ancienne...

Non ! mais j'ai quand même l'impression de côtoyer Picasso ou Hemingway. Oui ! parce que la légende est réactivée, à chaque utilisation, par la marque« tatouée » sur la douce skin...
Cette chemise, comme les carnets, est sobre et élégante.

J'y ai déjà glissé trois rangées de photos, rangées verticalement et maintenues bien en place, dans cet espace très mince. Cette chemise Moleskine sera réservée aux « transports » du coeur...

Abracadabra... bon eh bien, tant pis, les artistes ne se sont pas substitués à mes amis sur les photos... j'aurai essayé. Je me contenterai donc de « l'incarnation » de la légende dans cette jolie papeterie...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 5, 2010 12:52 PM CET


Essai sur l'art de ramper à l'usage des courtisans
Essai sur l'art de ramper à l'usage des courtisans
par Paul Henri Thiry
Edition : Broché

5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enrichissons notre bestiaire..., 21 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Essai sur l'art de ramper à l'usage des courtisans (Broché)
Il s'agit d'un vrai petit « manuel », bien construit, écrit sur un mode ironique et pas avare de persiflage.

Quel animal gravit le plus rapidement le flanc d'une haute montagne : le serpent ou le cheval fougueux ?
Hum... mais quels sont ces « sommets » atteints avec une débauche de moyens, absolument désopilants, quand ils sont analysés et décrits, méthodiquement, par l'impertinent d'Holbach.
Les animaux domestiques ont aussi leur rôle à jouer dans l'apprentissage ou plus exactement le « perfectionnement » de la formation à la servilité... Mais oui ! ils ont un maître... à flatter...

Le philosophe Michel Onfray a développé les idées du baron d'Holbach dans sa Contre-Histoire de la philosophe.
Si l'on veut passer du "nourrisson" rampant à quatre pattes... au "hérisson"... on peut aller vers Schopenhauer et sa métaphore du port épique dans « L'art d'avoir toujours raison », un bref essai incisif et drôle qui fait contrepoint à celui-ci...

D'Holbach préconisant de « ne pas avoir d'avis », en donnant le mien je ne suis pas sur la bonne voie...
Le présent essai est un beau petit livret à la présentation très soignée : une vingtaine de pages pour le texte plus quelques autres dédiées à une courte biographie de l'auteur.
Cet extrait est une bonne idée : on garde le texte à portée de main... grâce à cet opuscule.


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