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Contenu rédigé par Girard
Classement des meilleurs critiques: 1.624
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Commentaires écrits par
Girard (Pau)
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Reverence
Reverence
Prix : EUR 6,99

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Merci infiniment Richard..., 9 juillet 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Reverence (CD)
Il arrive parfois que l'on rencontre des inconnus qui nous captivent. Après seulement quelques minutes d'attention, on se dit qu'on pourrait rester à les écouter pendant des heures quel que soit le sujet, quelle que soit l'heure, quel que soit l'endroit. Ces personnes là dégagent une chaleur, une énergie, une vibration qui nous touchent l'âme et parfois le coeur sans que l'on sache expliquer pourquoi. Quelque chose se passe qui relève du domaine supérieur impalpable des émotions insaisissables et indescriptibles. C'est exactement ce que j'ai ressenti la première fois que j'ai entendu cet album de Richard Bona. Je n'ai pas pu en décoller pendant des jours, des mois… Sa musique parle à l'âme et au coeur. Elle parle à votre intériorité… ou elle ne vous parle pas du tout.

La musique de RB véhicule beaucoup de spiritualité, une spiritualité de paroles mystérieuses pour ceux - comme moi - qui ne comprennent pas le Douala. Mais peu importe les mots, l'esprit de la grande sagesse de l'Afrique est là et la vibration enchanteresse de sa magie musicale aussi… Elle ne fait pas que cela cette musique, elle danse, elle sautille, elle gambade, elle cabriole, elle virevolte dans les airs d'une joie de vivre qui donne du sens aux sons qu'elle exprime. Elle diffuse toute la créativité et le sens musical de ce fantastique musicien, incroyable bassiste et compositeur, respecté des plus grands et néanmoins empreint d'une modestie sans limite.

Alors à quoi ressemble t'elle cette musique..? Du rythme bien sûr, soutenu ou doux, mais africain dans l'âme, avec des accents jazzesques, jazz-fusionesques et salsa-esques indéniables et beaux. Des sonorités incroyablement pures et harmonieuses. Des paroles qui se dissipent dans vos oreilles telles des anneaux de fumée s'évanouissent dans l'atmosphère… Un enregistrement d'une qualité irréprochable. Les titres s'enchainent, captivant et envoutant, sans que l'on puisse décider d'un favori ou d'un préféré... La musique est une et une seule, sublime et indéfinissable....

Je n'en dirais pas plus, tant il est difficile d'exprimer les émotions intenses que cette musique peut générer en vous si vous y êtes réceptif. C'est tout le bien que je vous souhaite (et que je souhaite au passage à une amie chère qui se reconnaitra en lisant cela). Car la musique de RB gravée sur cet opus est une ode à la vie et à la joie. RB conclue lui même ses remerciements par "And remember, life is good...". Oui bien sûr. Et c'est peut-être là la seule chose qu'il convient de se rappeler après tout. Oui, la vie est belle, et RB nous la rend juste encore un peu plus belle que belle. Merci à lui. Merci infiniment Richard….


Momentum
Momentum
Prix : EUR 6,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Joli coup de coeur !!, 9 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Momentum (CD)
Quel bonheur !! Jamie Cullum signe là un nouvel opus (attendu depuis 4 ans) qui démontre combien l'artiste est de la dimension des Grands. Alors oui, il change un peu de registre, en imprimant un son et un rythme un peu plus pop, plus dynamique, plus enjoué qu'à l'habitude, mais Dieu que son incomparable swing et son unique timbre de voix restent plus frissonnants que jamais !

Cet opus est un joli coup de coeur, un cadeau comme on aimerait en recevoir tous les jours. J'ai passé la journée à l'écouter en boucle, et j'en suis déjà comme totalement envouté... Serais je devenu accro du nouveau Mr Cullum en quelques heures ? Peut-être, mais si c'est le cas' tant mieux !! L'album se déguste des oreilles comme on déguste un magnifique paysage des yeux ou un grand vin des papilles. Rien à écarter, tout est délicieux et délectable, on en apprécie chaque seconde comme si elle risquait de ne jamais se reproduire.

Dès la seconde écoute, j'avais déjà le sentiment de connaître toutes les mélodies par coeur, elles résonnaient instantanément dans mes cellules qui les avaient spontanément mémorisés dès le premier passage. JC nous offre un savant mélange de titres pop-jazz swingants, portant des accents rock ici et là (The same things, When I get famous, Edge of something, Take me out..) et de titres plus romantiques (Love for sale, Pure imagination, Anyway, Get a hold of yourself') qui vous laissent âme bée. Les textes ne sont pas en reste, simples mais pas simplistes, distillant parfois quelques messages plus personnels (Sad sad world, When I get famous'), les mots collent minutieusement à la musique et au swing d'une orchestration irréprochable. On y retrouvera selon les titres des couleurs et des senteurs de jazz bebop, New Orleans, R&B ou rock des 50's, non sans rappeler les grandes heures des Platters ou Otis Redding par exemple'.

Cet album est un peu au genre musical ce que la truffe est au genre culinaire, une pincée suffit pour enthousiasmer votre journée au point de vous dire que la vie est toujours belle à vivre et à chanter. Alors, ne vous privez surtout pas de découvrir ce qu'un grand Artiste vit tous les jours dans ses tripes et dans son coeur: la beauté d'offrir un peu de sa passion et de son talent pour que nous tous soyons juste un tout petit peu plus heureux qu'avant.' Ce monsieur a la musique et le swing inscrits dans ses gênes !! L'aboutissement d'une longue lignée évolutive musicale dont il a déjà tout intégrée à tout juste 34 ans.

Sur ce, je vous quitte en dégustant ce "I'm on the edge of something' so I just keep running' every time I loose my head'" (titre "Edge of something") qui virevolte dans la mienne (de tête) et va sûrement y séjourner longtemps encore...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 13, 2013 8:04 AM MEST


LCS - 1,8 m - Cordon Mini DisplayPort (** avec audio**) Compatible "Thunderbolt" vers HDMI 1.3b - Full HD 1080p - pour MacBook, MacBook Air ,MacBook Pro, iMac, avec Mini DP .
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Proposé par Link-Cable-Store ( LCS )
Prix : EUR 11,89

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Sans surprise... parfait !, 18 février 2013
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Avis:
Le cordon fait exactement ce qu'il est supposé faire. Aucune surprise d'incompatibilité de cablage ou de fiche, et aucune surprise de qualité d'image. Tout est parfaitement conforme au descriptif. Vous pouvez acheter ce produit les yeux fermés, tout en faisant une économie plus que substantielle par rapport au prix Apple.

Conseil:
Compte tenu de la faible différence de prix (6 euros) je vous conseille d'opter pour la version en longueur 5m. Si cela vous fait trop de longueur vous pourrez toujours l'enrouler sur lui-même. mais si vous aimez bien balader votre portable d'un canapé à l'autre pendant que vous regardez la TV alors vous serez bien content d'avoir un maximum de longueur disponible... A vous de voir, mais comme disait La Palice "Deux fois 1,80m feront toujours moins que une fois 5 m !".
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 11, 2015 10:09 AM CET


Grandir à tout prix
Grandir à tout prix
par Béatrice Dubouis
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une courageuse introspection autobiographique, 18 décembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Grandir à tout prix (Broché)
Vouloir "grandir à tout prix" est une attente bien légitime quand on est une ado mal dans sa peau et mal dans sa famille… mais voilà, la route est longue et la construction de soi est un terrifiant challenge.

L'auteur, Béatrice Dubouis, nous relate ici son histoire et son parcours de vie, dans un long monologue qui s'adresse d'abord à elle même et à ses proches, ses soeurs, sa mère (son père est décédé), les hommes qu'elle a connus et ses enfants. Elle nous conte dans un style raffiné sa construction de femme et de mère au fil des années, histoire sentimentale après histoire sentimentale. Elle exprime beaucoup de ses vérités sur sa vision existentielle, qui sont autant de leçons de vie qu'elle a vécues, intensément et profondément, au fil de l'eau, en se laissant porter par le courant des rencontres et en se remettant en question à chaque prochain méandre. Elle nous raconte cette obsession de l'azur qui l'anime depuis sa tendre enfance, le ciel, l'espace, l'immensité de l'atmosphère céleste, une obsession qu'elle vit à travers un rapport au temps incertain et improbable, et qui l'amènera à devenir une hôtesse de l'air accomplie et heureuse.

Le texte est écrit dans une surabondance de métaphores, une multiplication incalculable de qualificatifs soudés bout à bout à chaque fois qu'elle livre un trait décisif ou une vérité importante de son âme. Une écriture qui ressemble un peu à l'éloquence verbale et la diction vécue d'un Fabrice Luchini par exemple. A tel point qu'il est parfois difficile de suivre sa pensée et de comprendre ce qui est sous-entendu entre les lignes, subtilement suggéré dans une volonté de garder un peu de mystère intérieur. Mais peu importe, ce que l'on ressent de mot en mot, de ligne en ligne et de page en page, c'est une volonté passionnelle de coucher sur le papier avec SES mots ses errances émotionnelles, sentimentales, existentielles…. Celles qui comptent dans la construction d'une personnalité, d'une conscience, d'une liberté psychique sans limites, mais aussi dans la volonté inéluctable et farouche de dépasser les tourments de l'enfance, le chaos d'un esprit embrouillé, et ce manque d'amour paternel qu'elle aura cherché toute sa vie, qu'elle cherche peut-être encore…

La quête d'un "absolu d'idéal" dit elle (p 70), mais qui ressemble fort à la quête d'un idéal d'absolu, dans une vie conjuguée au pluriel, ornée de plusieurs amours intenses et de trois enfants adorés. Les passages successifs d'un amour à un autre en réponse à des appels du coeur ne sont pas toujours compréhensibles pour le lecteur observateur, peut-être parce que pas toujours bien compris de l'auteur elle même… Témoin le grand mystère de la fin, peut-être inconsciemment programmée, de son ultime grande histoire d'amour, avec le père de ses deux derniers enfants (Alizé et Charles), un père et amant Amour décrit comme une parfaite âme soeur, une quasi flamme jumelle. Pourtant l'appel de l'existence, l'appel du large, de l'azur, sera plus fort et la poussera à le quitter. Pourquoi ? Parce que "10 ans de partage sont insuffisant à signer pour la vie" nous dit elle. Voilà qui pourra laisser pensif nombre d'entre nous qui n'avons pas une compréhension - ou devrais je dire appréhension ? - aussi intime et forte de notre propre existence.

Ce livre est un livre sur la quête insatiable d'une femme à sa propre construction. Une tentative d'ouvrir une fenêtre de compréhension sur un parcours de vie hors du commun, qui illustre toute la complexité de l'humain et toute l'influence de notre vécu d'hier sur notre vécu de demain. Une tentative de se comprendre soi-même en s'expliquant par mots interposés… Une tentative d'être son propre psy, de libérer tous les verrous scellés au fil des ans, de fermer les portes du passé laissées entre-ouvertes par inadvertance… Une bien courageuse entreprise de travail intérieur menée à bien grâce à l'extériorisation de l'écriture, et devant laquelle on ne peut être qu'admiratif.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 10, 2015 1:28 PM CET


Printemps, été, automne, hiver ...et printemps
Printemps, été, automne, hiver ...et printemps
DVD ~ Oh Young-su
Proposé par DVD_EN_STOCK
Prix : EUR 24,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifique et puissant !, 14 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Printemps, été, automne, hiver ...et printemps (DVD)
Voici un film que tous ceux qui s'intéressent au bouddhisme devraient regarder. ll dépeint de façon magnifique et puissante la vision de la vie bouddhique selon Kim Ki-Duk. Magnifique parce que les paysages, les personnages et l'atmosphère créés par Kim Ki-Duk sont incomparables de magnificence, et puissante parce que l'histoire qui nous est contée, à la fois violente et dérangeante, nous oblige à la réflexion sur le sens et la finalité de la spiritualité.

La vision que nous propose Kim Ki-Duk est déclinée selon le rythme des saisons, celles ci miment les principales phases de la vie et du chemin spirituel. Le grand cycle de la vie dans lequel on retrouve tout d'abord le Printemps, l'époque de l'éveil, de la découverte et de la curiosité de l'enfance, avec ses interrogations, ses envies et ses erreurs. L'Eté transpose la phase du jeune adulte, celui qui se trouve envouté par la tentation, le désir, le plaisir, puis sombre dans la passion et l'obsession de l'interdit. Vient ensuite l'Automne, représentant la phase adulte de la vie, celle dans laquelle prônent la souffrance et la jalousie, mais durant laquelle les graines de la raison et du repentir sont semées pour mener plus tard vers l'attitude et la vision justes. Enfin, l'Hiver nous transporte dans la phase de seniorité, celle de la rédemption, de la sagesse, de l'introspection et de la transmission du savoir et des connaissances.

Chaque phase est détaillée selon un rythme lent, dans une grande sobriété d'images, de plans et de dialogues. Le temple, lieu unique de l'action, se situe au beau milieu d'un lac, lui même situé au beau milieu d'une vallée montagneuse perdue au confins d'une nature sauvage et belle. Un joyau de sérénité dans un magnifique écrin de verdure, perdu dans l'isolement insondable d'un espace empreint d'inanité sonore. On y accède en barque après avoir franchi un porche planté debout sur la rive du lac et qui ne sépare rien de rien. A l'intérieur du temple, il n'existe point de murs seulement des portes qui elles aussi ne séparent rien de rien. Tout est en tout, il n'y a pas de limite, rien n'est figé, fixé, en cohérence avec la vision bouddhique du monde.

Les images et les personnages sont poignants et denses, chargés de sens et de gravité mais aussi de mystère par moment. Certains tournants de l'histoire peuvent paraitre difficiles à comprendre à première vue, mais leur raison d'être s'illumine ensuite au fil des images. Si vous lui en donnez la chance, le film interpellera votre conscience, en ce qu'il montre merveilleusement combien le long chemin difficile de la vie est une suite de décisions et de choix, dictés selon les moments par notre raison ou nos pulsions, notre besoin d'obéir ou de désobéir. Il en ressort des messages universels que Kim Ki-Duk nous assène avec violence en pleine figure, tels que: "Le mal attire le mal et génère destruction et souffrance", "Ne fais point ce que tu ne veux pas qu'on te fasse". La nature humaine est fondamentalement perverse tant q'elle n'a pas été le lieu d'une éducation par ceux qui ont déjà suffisamment cheminé et jouissent du savoir de l'expérience personnelle. Cette nécessité qu'ont les ainés de guider les générations suivantes est un éternel recommencement, à chaque génération, à chaque vie, à chaque saison. Rien n'est jamais acquis, tout doit être ré-appris, toujours et encore…

Un grand film d'art, magnifique et puissant, qu'il faut regarder avec toute l'ouverture d'esprit dont vous êtes capable, yeux et oreilles grand écarquillés car tout y est important, chaque mot, chaque geste, chaque regard, chaque plan. Une prouesse remarquable quand on apprend, dans le Bonus, que Kim Ki-Duk l'a écrit d'un trait, en 2 heures dans une chambre d'hôtel, un soir de grande inspiration… Deux heures pour décrire en toute simplicité le sens de la vie… Magnifique et puissant !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 24, 2012 7:45 PM CET


Inside Apple - Dans les coulisses de l'entreprise la plus secrète au monde
Inside Apple - Dans les coulisses de l'entreprise la plus secrète au monde
par Michel Ktitareff
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une enquête rédigée comme un roman passionnant, 9 août 2012
N'ayant découvert le monde Apple que très récemment et n'étant pas (encore) fan accro, j'ai lu ce livre par curiosité gratuite. Je l'ai trouvé tout simplement captivant. Beaucoup de commentaires précédents expriment une déception, reprochant à Lashinsky de ne livrer aucun scoop véritable pour les affranchis d'Apple. Dont acte. Néanmoins, cette enquête d'investigation sur l'une des entreprises les plus étonnantes de notre temps est truffée d'anecdotes, de faits biographiques et historiques, et de citations de Steve Jobs, de ses collaborateurs, et de nombre de personnes s'intéressant à l'écosystème Apple, que j'ai pour ma part trouvés fascinants et enrichissants.

Le livre dit exactement ce qu'il fait: " il ouvre les coulisses de l'entreprise la plus secrète au monde ". Ecrit comme un article journalistique, il cherche à décrypter ce qui fait d'Apple une entreprise pas comme les autres. Les raisons de cette unicité ? il y en a des dizaines dans les pages du livre. La première d'entre toutes est certainement celle que tout le monde admet : " casser les codes ", parfaitement véhiculée par le fameux slogan "Think different" de l'époque de la ligne Mac. Il y en a beaucoup d'autres, qui concernent l'organisation, le fonctionnement, le comportement, les méthodes de travail, etc' On peut d'ailleurs trouver - certains l'ont dit - que les rouages du fonctionnement d'Apple s'apparenteraient un peu à ceux d'une "secte", au sens de communauté ou de clan librement solidaire, avec ses règles (le secret), ses croyances (la vision de S. Jobs), ses gourous (la "ExecutiveTeam"), ses mantras ("less is more"), sa "quête" spirituelle (un monde meilleur à travers l'excellence, la perfection, l'innovation). Ce serait donc une "secte" progressiste, avant-gardiste, dont le but serait de concevoir les beaux produits révolutionnaires que tout le monde attend.

Parler ainsi de l'entreprise Apple lui donne une dimension métaphysique ou philosophique qu'elle ne peut pas avoir puisqu'elle est avant tout une entreprise à but lucratif. Pour autant, c'est bien le sentiment qui se dégage du livre de Lashinsky. Le moteur de cette grande aventure philosophique capitaliste a été l'esprit visionnaire et le génie créatif de son fondateur S. Jobs. Ce leader "narcissique productif" avait 3 grandes caractéristiques: 1) une vision inspirée, 2) une capacité à décider, vite, 3) une impérieuse détermination. La certitude d'être sur le bon chemin est inscrite dans les gènes d'Apple, et le succès lui a donné l'assurance des leaders. Certains y voient de l'arrogance, mais elle a eu comme effet direct d'autoriser Apple à faire les choses à sa manière et réécrire les règles partout où cela l'arrangeait'... Casser les codes et édicter sa loi donc.

Le livre se parcoure comme un passionnant roman policier écrit dans le désordre, les faits et analyses n'étant pas relatés dans l'ordre chronologique. Il se divise en 10 chapitres comme suit:

1. Repenser le leadership - Brève description de S Jobs, l'homme que beaucoup considèrent comme le plus imaginatif, déterminé et persuasif de son époque, un leader "tyrannique" mais apprécié et respecté de ses troupes, et de ses ennemis.

2. Cultiver le secret - La marque de fabrique d'Apple, secret total, pas d'échange, pas de networking, fonctionnement cloisonné, en autarcie, qui entretient le mystère à l'intérieur et à l'extérieur, faisant en sorte que ceux qui savent ne sachent que ce qu'ils ont besoin de savoir, et soient parfaitement détachés de toute pression sociétale, médiatique, financière...

3. Se concentrer jusqu'à l'obsession - L'obsession paranoïaque du détail et cette "volonté quasi bouddhiste" de ne se concentrer que sur une sélection restreinte d'objectifs (produits). Etre totalement centré sur ce que l'on fait, une chose à la fois, savoir pourquoi on la fait et la faire en gardant toujours à l'esprit le but final. Suivre son chemin, ne pas se laisser distraire ou détourner.

4. Garder l'esprit start-up - Le pourquoi et le comment d'une structure manageriale ultra simple et ultra efficace, offrant tout ce qui fait la force d'une start-up: détermination, réactivité, sentiment de tous d'être impliqué personnellement dans un projet commun vital. Un véritable tour de passe-passe pour un géant de 60000 personnes, où il ne se passait jamais plus de 2 semaines pour qu'une décision clé soit prise'.

5. Engager des disciples - Rapide description des grands "gourous" recrutés par S. Jobs. Tim Cook (le maître des opérations d'alors, le PDG d'aujourd'hui), Jonathan Ive (le génial designer), S. James Forstall (le suprême concepteur de logiciels), et quelques autres... Leurs parcours avant Apple, la façon dont ils ont été sélectionnés et recrutés, leurs relations avec S. Jobs.

6. Maîtriser son message - Un chapitre moins passionnant, décrivant l'obstination d'Apple à délivrer un message simple, clair, pertinent, et la nature de ses relations avec les medias. Sur le mur d'entrée du service marketing sont écrits les mots: "SIMPLIFIER, SIMPLIFIER, SIMPLIFIER", et les 2 premiers sont barrés d'un large trait oblique. Pourquoi 3 mots quand 1 seul suffit...

7. Dominer ses amis, écraser ses ennemis - Dans la jungle implacable des affaires, nos amis d'un jour deviennent vite nos ennemis de demain. Intransigeante avec ses amis, impitoyable avec ses ennemis, campagnes publicitaires féroces ou procès virulents, Apple s'est comportée de manière à ce que ses partenaires et ses concurrents fassent tout pour ne pas la fâcher. Un homme averti en vaut deux...

8. Voir plus loin que son successeur - Successeur logique et désigné de S. Jobs, Tim Cook pourrait n'être qu'un PDG de transition tant Apple a viscéralement besoin de se transformer. La Apple University créée pour qu'Apple ait son propre MBA, un MBA à son image, afin de perpétuer une vision différente de l'entreprise et de l'entrepreneur. Mais toutes les entreprises sont mortelles, et S. Jobs le savait'

9. Inspirer les imitateurs - La croyance qui courait la Silicon Valley pendant des années, selon laquelle il ne fallait pas chercher à imiter Apple pour réussir, s'est aujourd'hui inversée. Les imitateurs sont de plus en plus nombreux y compris parmi les anciens d' Apple, mais imiter n'est pas innover bien sûr'.

10. "One more thing" - Maintenant que le rideau est tombé sur la vie de son créateur, les valeurs d'Apple peuvent elles lui survivre ? Telle est LA question. Lashinsky n'a pas LA réponse, mais il nous donne ses éléments de réflexion et nous propose sa vision argumentée.

Un livre facile à lire, et intrigant jusqu'à la dernière ligne. Alors bien sûr, selon que l'on est pro ou anti Apple, on trouvera que le récit de Lashinsky est objectif ou subjectif, et on posera la question de savoir si le contenu a été "approuvé" par les instances d'Apple. Peu importe. Personnellement, j'y ai trouvé beaucoup d'éléments de réflexion et de compréhension du chemin suivi par S. Jobs, éléments qui ont un intérêt bien au delà du simple monde - déjà bien compliqué - de l'entreprise. Il faut juste prendre le temps de lire un peu entre les lignes... même si l'on est déjà un affranchi Apple !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 28, 2012 10:09 PM CET


Eveillez le Bouddha qui est en vous : Huit pas vers l'éveil : la sagesse tibétaine vivante en Occident
Eveillez le Bouddha qui est en vous : Huit pas vers l'éveil : la sagesse tibétaine vivante en Occident
par Lama Surya Das
Edition : Poche

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Vous ne lirez pas ce livre par hasard...., 31 juillet 2012
Tout d'abord je souhaite préciser que je ne suis pas - à ce jour - adepte du Bouddhisme. Ce livre a été porté à mon attention par un top commentateur, voyageur éveillé, d'Amazon que je remercie profondément. Je suis venu y chercher des éléments de réflexion à un moment de la vie où les questions du Pourquoi et du Comment de l'existence deviennent lancinantes. Cette lecture je l'ai donc entreprise par curiosité sans doute, réflexe peut-être, envie sûrement... je ne sais dire exactement... mais certainement pas par hasard.

Voilà donc le décor de ce commentaire maintenant planté. Car ce n'est pas par hasard que vous faites preuve de curiosité pour la philosophie bouddhiste, ce n'est pas par hasard non plus que ce livre vous a interpellé, et ce n'est pas par hasard enfin que vous lisez ce commentaire...

Comme son titre l'indique, le livre du Lama Surya Das est un puissant moment de découverte et de révélation du Bouddha qui est en vous. Si je devais extraire une seule phrase de ses 343 pages captivantes pour en cristalliser la substance essentielle, je choisis sans hésitation celle qui me parait la plus introspective et expressive du message livré par le Lama SD. Une phrase d'apparence anodine, juchée au beau milieu de la p. 22, qui résume puissamment, en quelques mots seulement, tout ce que ce livre contient de profondeur et de sens: "Ce n'est pas par accident que vous avez ce livre entre les mains." Voilà qui sonne sans doute comme une banalité à vos oreilles à cet instant précis, et pourtant, le voyage intérieur qui vous est promis au terme de cet ouvrage a probablement déjà commencé en vous. Pourquoi ? Parce que vous lisez ce commentaire, et parce que Bouddha - ou tout autre nom que vous souhaiterez donner à cette "aspiration ultime" qui vous habite et entretient votre quête de sens - est déjà là, en vous. Vous ne l'avez peut-être pas encore perçu, ou plutôt, vous n'avez peut-être pas encore concrètement visualisé l'endroit de votre intériorité où cette force intime brille, mais elle est là et ne demande qu'à éclairer le chemin. L'aider à s'éveiller, c'est toute la promesse que nous fait Lama SD dans son livre, en toute simplicité, sans volonté de convaincre à tout prix, sans discours prêcheur, sans arrogance doctrinale, juste en sollicitant délicatement votre aspiration ultime... car ce n'est pas par accident que le Lama vient vers vous.

Vous aurez compris que ce livre est le livre d'une vie de quête de sens, celle du Lama SD qu'il veut nous faire partager pour nous aider dans notre quête personnelle. Il n'a pas d'autre but que celui, altruiste, de transmettre ce qu'il a appris de ses maîtres, et de son expérience personnelle sur le chemin qu'il a suivi pour lui même. Il restera à chacun, au terme de sa lecture, de bâtir sa propre voie, de suivre son propre sentier de vie, selon sa propre aspiration ultime, en cohérence avec son véritable soi, pour atteindre SON Nirvana, l'endroit où l'on se reconnait tel que l'on a souhaité être, l'endroit où l'on se sent en parfaite harmonie avec ce qui nous est cher, ce à quoi l'on croit, ce qui alimente notre petite force intérieure, ce qui nous donne du sens... Tout ceci est exprimé de manière simple et didactique dans le 1er chapitre du livre intitulé "Nous sommes tous des Bouddhas". 15 pages seulement. 15 pages délicieuses, mélange d'anecdotes personnelles et de messages bouddhiques, qui ont immédiatement suscité mon admiration et mon adhésion. Si ces 15 pages là ne vous parlent pas, vous n'aurez pas à aller plus loin...

Si l'enthousiasme de vous en dire un peu plus n'était pas aussi fort, j'arrêterais là mon commentaire en y ajoutant toutefois ceci: Faite confiance à cette petite voix intérieure qui vous motive, et faite confiance à la bienveillance du Lama Surya Das pour vous guider. Vous n'avez rien à perdre, tout est déjà en vous et y restera quoi qu'il arrive. Le seul "mal" qui puisse arriver serait de vous avoir dérouté de vos loisirs habituels pendant quelques minutes (15 pages !), mais le grand bien dont vous pourriez bénéficier est de voir fleurir un éveil personnel et de nouvelles perspectives de vie. Pas nécessairement un grand chambardement, mais a minima un petit virage pour une nouvelle vision.

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Pour ceux et celles, courageux, qui souhaiteront poursuivre cette lecture d'un commentaire déjà trop long, sachez que la plus grande prouesse du livre de Lama SD est de démystifier le Bouddhisme et d'injecter de la compréhension dans ces affirmations énigmatiques auxquelles le Bouddhisme est associé. Oui, vous savez bien...' ces petites phrases d'apparence banale, mystérieuse ou contradictoire que nous connaissons tous comme: " Se connaitre soi même pour découvrir les autres ", " Je suis parce que nous sommes ", " Il faut savoir se perdre pour pouvoir se retrouver ", etc... Lama SD nous fait découvrir en toute simplicité et parfaite limpidité toute la profondeur contenue dans ces quelques mots lorsque ceux ci sont déclinés en 1) pourquoi ces mots, 2) comment est on arrivé à ce constat, et 3) voilà ce qu'ils impliquent. C'est déjà beaucoup, mais le livre nous offre bien plus que cela...

Lama SD n'a pas toujours été bouddhiste. Jeffrey Miller, de son vrai nom, a d'abord été un étudiant américain, de confession juive, éduqué et empreint de tout ce qui fait la société occidentale libérale, le bon comme le moins bon. Il a fait le parcours depuis le départ, et ce qu'il nous conte dans son livre est un passionnant mélange d'anecdotes biographiques, de faits historiques, de réflexions et d'analyses a posteriori sur l'expérience vécue, s'entremêlant avec les légendes, l'enseignement et les messages du Dharma (comprenez fondement) bouddhique tel qu'il les a intégrés et fait siens. Ce livre m'a parlé parce que le Lama SD y contemple et explique le Bouddhisme avec la conscience et les yeux d'un occidental éduqué. Le Bouddhisme est peuplé de vérités qui sonnent parfois comme des préceptes religieux. Lama SD nous explique chacune d'entre elles, concrètement, avec des mots simples et pragmatiques qui parlent. Il nous amène de manière raisonnée et logique à comprendre ce qu'est le contenu de cette philosophie de vie.

Le Bouddhisme n'est pas une religion ou une croyance, ce n'est pas non plus une idéologie ou une doctrine, et encore moins une suite de règles de vie. La définition "cartésienne" que j'extrais de ma lecture - en évitant tout mot de consonance mystique - pourrait être la suivante : Une vision lucide et raisonnée de la vie qui propose de développer une attitude intellectuelle et relationnelle concrète, orientée vers la finalité de devenir plus consciemment humain, et qui donne des outils non exclusifs pour atteindre nos propres idéaux. Si cette définition vous parait encore trop indigeste ou trop abstraite, alors retenez qu'il s'agit d'un "enseignement raisonné lucide non exclusif". Oui, l'essentiel du Bouddhisme, parfaitement véhiculé dans le livre, est avant tout un enseignement, un transfert d'expérience, une capitalisation de vécu. Vous pouvez y prendre tout ce que vous voulez, ce qui vous parle, vous plait ou vous intrigue, et vous pouvez laisser de coté tout ce que vous ne voulez pas, ne comprenez pas ou ne concevez pas comme votre à cet instant précis de votre vie. Vous pourrez y revenir plus tard... ou pas. Le Bouddhisme, c'est d'abord la liberté de le vivre comme on le veut.

D'ailleurs, si les mots Bouddha, Bouddhisme, Bouddhéité et autres vocables tibétains ne vous conviennent pas, alors inventez votre propre terminologie. Vous êtes libre. Appelez cela "aspiration ultime", "force intérieure" ou, pourquoi pas, "Matuta" (l'aurore en latin), peu importe... et apprenez à éveiller le "Matuta" en vous. Car nous sommes tous des "Matuta". Mieux encore, nous sommes tous notre propre "Matuta", spécifique et unique. Il n'y en a pas deux pareils, car cette terre compte autant de "Matutas" Bouddhas qu'il y a d'êtres.

Au péril d'être trop long, j'aimerais ajouter que le texte proposé par le Lama SD se lit comme un conte magnifique. Il y parle de lui, de son vécu, mais aussi de ses maitres, des maitres de ses maitres et des maitres anciens qui sont entrés dans la légende bouddhique. Il nous donne toutes les clés pratiques pour comprendre, analyser et éventuellement adopter tout ou partie du fondement bouddhique. Il décline en grand détail, avec passion, tous les savoirs ancestraux et toutes les techniques pratiques qui mènent à la sagesse ultime, en parcourant une à une les étapes de " l'Octuple sentier ", ce chemin de vie personnel sur lequel nous marchons tous. Il termine enfin par un épilogue plaçant les vérités bouddhiques dans la modernité contemporaine, tout en traçant les perspectives à venir.

Si vous êtes à un instant de l'existence où vous pensez avoir beaucoup couru et pas beaucoup avancé, alors lisez ce livre. Je vous le dis en toute humilité et sincérité. Vous n'allez pas nécessairement y trouver l'illumination purificatrice parfois promise par le Bouddhisme, mais vous y trouverez certainement quelques étincelles précieuses pour alimenter vos réflexions et initier une nouvelle voie, une nouvelle vision. Une vision qui sera la vôtre et qui vous mènera où vous voulez aller, en parfaite conscience et harmonie avec vous même. Il n'y pas de promesse irréaliste dans ce livre, ni de certitude irraisonnée. Il ne tient qu'à vous d''en extraire le message qui vous convient, au moment où vous en avez besoin, et je formule ici le souhait que vous puissiez y percevoir toutes les étincelles bienveillantes qui vous reviennent...

La maxime quotidienne que le Lama Surya Das nous dit avoir adoptée est: " Bonne journée, à moins que vous n'ayez d'autres projets ! ". Je la paraphraserai pour terminer en vous disant: " Bonne lecture, à moins que vous n'ayez d'autres projets ! ".
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Emotional Traffic
Emotional Traffic
Prix : EUR 20,38

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Only human", mais tellement humain..., 14 juillet 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Emotional Traffic (CD)
Ce qu'il y a de terrible avec les albums de Tim Mc Graw, c'est qu'ils vous gratifient toujours d'une ou deux chansons qui vous pénètrent, vous chavirent plus que tout et vous laissent sans voix. Une histoire ou une mélodie qui vous transporte dans une autre dimension, celle de l'émotion, celle de l'authentique, celle du sens qui vous tient à coeur. Dès les premières mesures, on se surprend à dire: oui... ça c'est moi... ça c'est exactement ce que j'aimerais tellement vivre, connaître, ressentir, de toute la force de mon âme. Rien que cela en soi justifierait de s'offrir toute la discographie de ce grand monsieur de la country-pop. Mais non content de nous offrir cette chance unique et merveilleuse, il nous donne en sus des dizaines et des dizaines de tubes non identifiés qui dansent, chantent, ronronnent dans votre esprit pendant des heures dès la première écoute. Alors pourquoi se priver d'un tel bonheur ? Pourquoi manquer ces grands instants de vie où l'esprit, le corps et le coeur ne font qu'un et l'émotion vous dit que rien, vraiment rien d'autre ne compte à cet instant là précisément. Juste la dissolution de votre esprit dans une mélodie qui réjouit votre coeur.

Ce dernier opus d'un artiste trop largement méconnu est encore un chef d'oeuvre. Tim prend là un virage stylistique en s'éloignant quelque peu de la country traditionnelle qui est son âme, pour s'affirmer un peu plus pop-rock, un peu plus dansant, un peu plus chantant, et il réussit magnifiquement son coup le bougre ! Un album qui est clairement taillé pour les radios américaines, mais qui distille du bonheur musical du début à la fin, et qui j'espère, je l'espère vraiment, trouvera tout le succès populaire qu'il mérite de l'autre coté de l'Atlantique, au pays des cow-boys et des guitares.

L'album est un mixte judicieusement équilibré de pop-rock du sud ("One part, two part", "Felt good on my lips", "Touchdown Jesus"), de country-pop sonnant et trébuchant ("Better than I used to be"), de funky-pop léger ("Right back atcha you", "Hey now", "The one" .. qui rappelle subtilement ce bon vieux "Little feat" des années 70), de chansons inclassables semi-dansant semi-ballade qui vous prennent aux tripes ("Halo", "I will not fall dawn", "The one that got away"') et de ballades assourdissantes de beauté sans égale ("Only human", "Better than I used to be", "Die by my own hands"'). Vous pourrez l'appeler country, rock, pop, ou ce que vous voulez, tout ce qui compte c'est que c'est encore et toujours de la bonne et belle musique, avec des mélodies sublimes et des textes irrésistibles comme seuls les vrais cow-boys savent les chanter.

Pour ce qui me concerne, j'ai totalement fondu émotionnellement sur le titre qui ouvre l'album, "Halo", qui nous parle avec une incroyable tendresse et une insoutenable lucidité de la fin d'une romance amoureuse, ce fameux moment où l'on doit se le dire mais les mots ne sortent pas parce que le coeur les retient'. Je me suis retrouvé sans dessus dessous dans d'impensables espaces à des années-lumières au dessus des cieux sur "I will not fall down", "The one that got away" and l'incroyable "Only human". Dans ce dernier titre, comme toujours, Tim sait toucher juste à la corde sensible, celle qui relit l'âme et le coeur, celle qui nous fait tenir debout et avancer dans le vent, dans la pluie, au delà, bien au delà de ce que nos forces physiques pourraient jamais supporter.

Cet album est différent, mais Tim Mc Graw n'a pas changé. Il continue à nous donner encore et toujours le mieux et le meilleur. Il est comme ça, juste un sacré damné cow-boy généreux, doué d'un extraordinaire talent pour chanter la vie, l'amour et l'amitié, et pour rendre le monde juste un tout petit peu plus supportable.

Comme il le dit lui même dans "Only human":
" Finding out you're only human is hard
I want to change the world
But I don't know where to start
And I am bold enough to believe
There is hope among the ruins
Finding out you're only human"

Quelle chance nous avons, nous, de l'avoir lui... Alors n'hésitez pas, je prends le pari qu'après la 1ère écoute vous ne pourrez plus en décoller...


L'amour a ses raisons
L'amour a ses raisons
DVD ~ Robert de Niro
Proposé par odyssees-numeriques
Prix : EUR 6,69

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le coup de foudre, sans préavis..., 14 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour a ses raisons (DVD)
Une comédie sentimentale sympathique en 3 chapitres pour illustrer que le coup de foudre est toujours au coin de la rue et qu'il peut surgir à tout instant et à tout âge. Il ne donne pas de préavis et n'a pas de format prédéfini. Il peut naitre en une fraction de seconde à la faveur d'un regard ou d'un geste, telle une flèche cupidonesque se fige dans sa cible, mais il peut aussi grandir lentement sans même que les protagonistes ne le réalisent pour un beau jour fleurir sans avertir...

De ces 3 histoires, la 1ère est émouvante, la 2ème croustillante et la 3ème tout simplement belle. Les dialogues sont très "italiens", tout dans le verbe et dans les gestes. Le script et le montage plutôt convenu et sans surprise. De bons acteurs, mais Robert De Niro et Monica Bellucci volent la vedette et donnent une dimension sublimement féérique à la 3ème histoire. Difficile de résister au petit plissement des yeux rieurs de Robert ou à la rotondité suave des lèvres de Monica... Quelle profondeur dans cet instant de silence interminable et éloquent lorsqu'Adrian (De Niro) déclare sa flamme, c'est la perspective d'une vie entière d'attention et de partage qui défile dans les yeux de Viola (Bellucci) et fait chavirer son coeur dans un sublime sentiment de certitude et de gratitude. On se dit alors, arrivé au terme du 3ème chapitre, que celui ci aurait pu faire un bien magnifique long métrage à lui seul. Dommage.

Une comédie qui ne produira pas de grands fous rires, ni de grands larmoiements, mais un bon divertissement pour une soirée sans envie particulière. Et si vous aviez prévu de vous coucher tôt, allez directement au chapitre 3, vous n'en rêverez que mieux...
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Let It Go
Let It Go
Prix : EUR 10,31

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La vie se vit toujours avec un grand V, 14 juillet 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Let It Go (CD)
Il y a longtemps que je voulais m'offrir le plaisir d'écrire un commentaire sur ce CD. J'ai découvert Tim Mc Graw sur le tard, mais quelle découverte ! Ce monsieur sait chanter la vie avec un grand V comme personne d'autre ne sait le faire. Cet album en est encore une parfaite illustration.

Inutile de parler ici de son immense talent de chanteur, de sa capacité à passer du registre crooner cow-boy à celui de pop-rocker westernisant sans perdre une once de sincérité dans la voix. Inutile de mentionner la qualité des musiciens qui l'entourent et savent faire ronronner ce "groove" country sur tous les tempos de la gamme Nashvillienne. Inutile de dire la minutie des arrangements, ciselés tels des pièces d'orfèvrerie, qui apportent la profondeur et la densité sonores qui font toute la différence. Inutile de relever combien Monsieur Tim Mc Graw est de nature généreuse pour nous offrir 14 titres et près d'une heure d'excellence musicale sur une même rondelle. Inutile de dire tout cela car ce n'est rien d'autre que sa marque de fabrique. Un artiste de grand talent, authentiquement fou de musique vraie, qui ne compte pas l'énergie qu'il dispense pour rendre les gens un peu plus heureux.

Non, je voudrais ici vous parler de ses textes. Les cow-boys authentiques sont tous un peu chanteur et tous un peu charmeur, ce sont d'irrésistibles romantiques déguisés en solitaires fougueux, de fantastiques humanistes camouflés en bagarreurs de rue. Tim Mc Graw est de ceux là. Il chante des textes magnifiques, comme s'il nous contait une histoire par un beau soir d'été autour d'un feu sous les étoiles. De quoi nous parle t'il ? Rien de moins que la vie. Celle de tous les jours, celle qui fait nos joies, nos peurs, nos belles surprises, nos affreuses souffrances, nos merveilleuses envies et nos terribles déceptions... La vie qui nous tiraille entre doute et sérénité, et nous fait constamment osciller de l'un à l'autre...

Cet album nous raconte combien nos vies débordent d'un trop plein d'inutile, combien le manque de sens use nos âmes, mais nous adresse ce message rédempteur de rester toujours reconnaissant d'être vivant quoi qu'il arrive ("I'm workin" "Let it go" "Whiskey and you" ). Il nous dit que l'amour et l'amitié sont le chemin et le sens de nos existences, et que la vie vaut toujours la peine d'être vécue parce ce que c'est la notre ("Nothin to die for" "I need you" "Last dollar" "Put your lovin on me"). Il nous dit enfin que l'adversité de nos destinées, aussi terrible soit elle, n'est pas invincible et que l'on renait toujours de ses cendres, plus grand et plus fort ("Train #10" "Comin home" "Between the river and me" "if you're reading this"). Un leitmotiv humaniste transpire de chacune des chansons, doublé d'une sacrée dose d'émotionnel qui peut sournoisement vous tirer les larmes si vous n'y prenez gare...

Ce CD contient quelques purs joyaux que de simples mots ne peuvent décrire à leur juste valeur. "Nothin to die for", un titre qui distille un texte puissant sur le point de non retour qu'il faut parfois toucher du doigt pour prendre conscience de nos erreurs/excès. "Train # 10", une histoire dans laquelle tous ceux qui ont vécu un grand moment de solitude devant cet irrésistible besoin de changer de vie se reconnaitront. "If you're reading this", une lettre d'une émotion foudroyante qui nous renvoie à ces questions existentielles, à l'absurdité de la folie des hommes et l'incontournable fatalité de la mort.

Je ne résiste pas à l'envie de citer ici quelques lignes qui résonnent encore dans ma tête:
"Trying to buy back the pieces of my soul...that's hard to do when the devil won't get off your back...its like carrying around the past in a hundred pound sack" (Let it go)
"I wanna wrap the moon around us and lay beside you skin to skin'" (I need you)
"Then I looked at you and knew I never knew nothin' and it broke this heart of stone. It's a lot like comin' home" (Comin' home)

Certains considèrent cet album comme son meilleur, mais Tim nous a habitué à faire mieux que meilleur depuis toujours. Inutile de le dire encore... Les frissons qui vous courront sur la peau à l'écoute de ce "master piece" seront suffisamment éloquents...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 2, 2012 7:42 AM MEST


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