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Contenu rédigé par Girard
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Girard (Pau)
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Un Hiver à Central Park
Un Hiver à Central Park
DVD ~ Natalie Portman
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 12,99

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Comme il est compliqué d'être simple..., 12 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un Hiver à Central Park (DVD)
La vie n'est pas un long fleuve tranquille. Cela vaut pour tous bien sûr, mais pour certains plus que pour d'autres. C'est le cas d'Emilia, le personnage principal du film magnifiquement interprété par N. Portman.

Il est des drames épouvantables qui peuvent nous bouleverser l'âme. Je veux dire vraiment. Je ne parle pas de gens qui ont une âme plus particulièrement fragile, parce qu'ils se seront brûlés le cœur plus que d'autres au fil d'innombrables revers de la vie. Je parle de gens comme vous et moi, et DU drame épouvantable et unique que nous tous pouvons connaître un jour. Celui qui nous est spécifique, propre à chacun d'entre nous, et qui s'il venait à se dérouler créerait une faille incommensurable dans notre capacité à trouver le bonheur et nous bouleverserait l'âme au sens propre du terme. Mais il est pire encore, ce serait d'être persuadé - comme c'est le cas de l'histoire qui nous est narrée dans ce film - que nous sommes la cause de ce drame, et donc irrémédiablement coupable de notre propre malheur.

L'âme d'Emilia à été totalement bouleversé par un tel drame, qui ne nous est dévoilé qu'à la fin du film, mais qui a chamboulé sa vie, son comportement, son discernement, sa capacité à croire et à aimer. Alors elle s'est durci le cœur. Elle a appris à encaisser les humiliations, les mauvais tours de la vie et des autres. Elle a appris à accepter de se tromper, à accepter d'être agressive, et à s'en dédouaner à coups de "désolé, je regrette...". Elle est devenue "froide" avec ceux qui l'aiment sans vraiment même le percevoir. Et tout cela n'aura eu pour seul effet que d'amplifier le mal être qui l'étreint, et qui l'emporte chaque jour un peu plus loin sur le chemin de l'incompréhension et de la rupture ultime.

La délivrance ne peut venir que du pardon, le pardon aux autres bien sûr mais aussi à soi même. "Le pardon, c'est la liberté de l'âme" disait Nelson Mandela. Pourquoi ? Parce qu'il faut (se) pardonner pour pouvoir dire ensuite les seuls mots importants qui comptent dans toute relation vraie: "je t'aime" et "moi aussi". Parce que rien ne peut être pire, jamais, que de n'avoir personne à aimer ou de n'être aimé de personne.

Ce film est une multitude d'histoires en une, des histoires relationnelles et émotionnelles fortes. Celle d'une passion amoureuse (Emilia et Jack), celle d'un divorce difficile (Jack et Caroline ), celle d'un enfant unique surprotégé (William et Caroline), celle d'une famille recomposée pas si recomposée que ça (Emilia, Jack et William), celle d'une renaissance d'un amour déchu (les parents d'Emilia), celle d'un non-dit dramatique entre un père et une fille (Emilia et son père)... toutes sont plus compliquées, plus incompréhensibles les unes que les autres, pour la seule raison, me semble t'il, que les protagonistes n'ont pas pu (voulu) pardonner à un moment donné. Un acte pourtant si simple au demeurant. Mais qu'il peut être compliqué d'être simple parfois ! Ces pardons multiples arriveront au final, et le sens vrai de la vie reprendra alors ses droits...

Un bien beau film donc, simple, vrai et profond. Magnifiquement interprété et mis en scène. Un film à voir assurément, mais qui parlera probablement surtout à ceux et celles qui ont déjà l'expérience de ce long fleuve pas très tranquille...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (16) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 30, 2012 10:54 PM MEST


Rowenta RO582211 Aspirateur Silence Force Extrême 2200 W
Rowenta RO582211 Aspirateur Silence Force Extrême 2200 W

81 internautes sur 82 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Silence extrême mais maniabilité minimale !, 9 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rowenta RO582211 Aspirateur Silence Force Extrême 2200 W (Cuisine)
Voilà longtemps que je cherchais un aspirateur silencieux pour épargner mes pauvres oreilles déficientes. C'est chose faite. Cet aspirateur est le plus silencieux, même à puissance maximale, que j'ai jamais "entendu" si je puis dire. Vous pourrez enfin passer l'aspirateur dans une ambiance sonore normale, sans avoir l'impression que votre petit nid douillet s'est brusquement transformé en entrepôt industriel ou en paddock de grand prix automobile, si vous voyiez ce que je veux dire.

Le revers de la médaille est que cet aspirateur est bien trop lourd et bien trop peu maniable pour être agréable à manipuler. Il roule trés mal, du fait de roulettes trop petites et non directionnelles (sauf une), et de son poids conséquent. Si mal qu'il ne peut même pas rouler par dessus son propre fil ! Dès lors, si vous voulez l'acquérir il faut vous préparer à l'idée que vous devrez probablement le passer en le portant d'une main pendant que vous actionnerez la brosse de l'autre. Pas super pratique donc. Dommage...

Au chapitre des mieux, il faut inscrire le fait que Rowenta soit revenu à une forme classique rectangulaire de la tête de brosse. La forme conique des anciens modèles était d'une efficacité redoutable à conditions de n'avoir aucun meuble dans la pièce !

Enfin, pour ce qui est de la puissance d'aspiration, rien à dire de ce côté là. Efficacité excellente.

Bilan:
Si vous attachez de l'importance aux décibels et voulez privilégier un faible niveau de bruit avec une bonne puissance d'aspiration, vous avez trouvé le produit qu'il vous faut.
Si vous voulez un aspirateur maniable et facile à opérer, passez votre chemin, celui ci n'est pas l'élu. Vous trouverez mieux pour moins cher ailleurs...

À l'évidence l'aspirateur parfait - silencieux, puissant, léger, petit et maniable - n'est pas encore né. A l'époque du Hi-tech à tout va, et pour un produit qui a été inventé en 1901 (il y a 111 ans donc !), combien de temps nous faudra t'il encore attendre ? Nul ne sait...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (12) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 30, 2013 8:04 PM CET


Mange, prie, aime [Director's Cut]
Mange, prie, aime [Director's Cut]
DVD ~ Julia Roberts
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Une déception inattendue, 29 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mange, prie, aime [Director's Cut] (DVD)
J'attendais beaucoup de la vision de ce film. Malgré des avis trés tranchés parmi les commentaires, les avis positifs me semblaient mieux développés et parlaient de choses qui sonnaient juste à mon oreille, comme retrouver la clef de son moi, vaincre ses peurs, rompre avec une vie dont on ne veut plus... Le sujet traité dans ce "road movie épicurien" est á l'évidence un sujet important de la vie, un sujet qui nous touche tous peu ou prou à un certain moment. Cette question si essentielle de l'existence qui demande "suis je pleinement en phase - et donc en paix - intérieurement avec ce que je fais de ma vie et de mon existence ?". Quelle question plus importante pourrait on jamais avoir à se poser ? De celle ci découlent toutes les autres, assurément.

Les mots clés du titre - mange, prie, aime - parfaitement appropriés et les 2hr20 de métrage du film paraissaient de bons annonciateurs d'un excellent traitement du sujet à tout le moins. Pourtant, j'en suis sorti passablement déçu, avec un sentiment étrange et malaisé. Un peu comme si l'enthousiasme que l'on a à ouvrir son journal du matin préféré avait été balayé par le fait de n'y découvrir que des nouvelles vieilles de la veille. Que de longueurs inutiles, que de plans sans intérêt, que de dialogues empreints de banalité, que de clichés hollywoodiens convenus ! Jamais je n'ai été transporté par une émotion profonde. A aucun moment Julia Roberts, qui n'est pas mon actrice favorie je l'avoue, ne m'a convaincu de l'intériorité de son personnage.

Même si tous les bons messages y sont passés en revue, notamment à travers ces affirmations fortes que nous connaissons tous, "regarder le monde avec son cœur et pas sa tête", "avoir le cœur brisé est la preuve que l'on a tenté quelque chose", "perdre son équilibre, c'est parfois l'élément necéssaire pour vivre une vie équilibrée"... Ryan Murphy passe un peu à côté du sujet pour ne pas l'avoir traité avec la profondeur requise et avoir privilégié la forme, l'esthétisme, sur le fond. A vouloir trop abuser de clichés américano-américains (la séance du Thanks giving, la musique mythique (heart of gold) de Neil Young, la dispute stéréotypée des futurs divorcés devant l'avocate...) il transforme un sujet ô combien critique et grave en une mésaventure, presque un caprice, de jeune femme de bonne famille égarée sociétalement.

J'ai trouvé que le jeu de Julia Roberts ne donnait pas toute la substance requise au personnage de Liz. Les dialogues, somme toute assez pauvres, ne l'ont sans doute pas aidée, mais son jeu m'a paru imprimer une lecture trop superficielle du personnage, avec un sentiment de compassion forcée, d'étonnement convenu, d'altruisme circonstancié, de motivation fuyante. Peut-être était ce intentionnel ? Peut-être est ce vraiment l'état dans lequel on se trouve lorsqu'on est perdu ? Néanmoins, j'ai trouvé qu'elle sonnait trop artificielle, trop détachée du sujet. .

Je dois reconnaître que le film grandit un peu vers la fin, et qu'il finit par sortir de sa langueur nonchalante. L'un des rares moment où l'émotion m'a submergé a été celui où le personnage de Richard (excellement interprété par R. Jenkins) raconte le terrible drâme familial qu'il a vécu et qui l'a poussé à s'engager dans un "pélerinage" spirituel en Inde. Sans doute également, les tous derniers instants du film où l'Amour véritable prend naissance et montre son absolue toute puissance. Mais le final en Happy End à l'américaine reste totalement attendu et habituel: une soudaine prise de conscience de l'amour absolu à quelques heures de prendre l'avion fatal qui aurait brisé à jamais la chance au bonheur ultime ( certainement le final le plus utilisé de toute l'histoire hollywoodienne).

Vaincre ses peurs et trouver la paix intérieure est une étape obligée pour pouvoir trouver l'âme sœur, c'est tout le message Ô combien pertinent de ce film. Un message que les psychologues distillent continuellement dans leurs séances de psychothérapie. Le film lui m'a laissé avec le sentiment frusté d'avoir fait une séance psy sans le psy...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 8, 2012 1:38 PM CET


Kora Jazz Band
Kora Jazz Band
Prix : EUR 12,37

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une musicalité d'une exceptionnelle richesse et vitalité, 19 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kora Jazz Band (CD)
"Kora Jazz Band and guests" est sans conteste la plus surprenante et la plus belle découverte que j'ai eue l'occasion de vivre ces derniers mois dans l'univers du jazz. Voilà une formation qui est au Jazz ce que le gianduga est au chocolat, une touche vivifiante de gaité et de liesse qui intensifie le plaisir.

Le KJB, que je ne connaissais pas bien que sa création remonte à 8 ans et 3 enregistrements sous le nom de "Kora Jazz trio", nous propose une formation originale, inédite, qui associe le piano, instrument central du jazz, à la Kora, instrument à cordes traditionnel africain, et aux percussions (steelpan, timbales, marimba..) colonne vertébrale de la musique afro-latino. C'est l'assemblage sonore et rythmique le plus novateur que j'ai eu le plaisir d'apprécier depuis longtemps

KJB nous offre une exceptionnelle densité musicale. Elle se caractérise d'abord par le piano solide et puissant de Abdoulaye Diabaté. Celui-ci, qui est aussi le compositeur arrangeur de la formation, ne fait pas dans le velours, on sent que les touches de son piano sont enfoncées puissamment, mais jamais violemment, avec toute la précision et la dextérité requises. Les percussions de Moussa Sissokoho (et guests : Dibango, Narell, Marquez) sont omniprésentes, mais ne se font jamais envahissantes ou prédominantes. Elles fournissent un fond rythmique virevoltant, dense et continu, qui fait oublier l'absence de (contre)bassiste dans la formation. Enfin, la Kora de Soriba Kouyate, distille des mélodies et solos parfaitement ciselés, une dentelle de sonorités incroyablement cristallines, principalement aigues, qui complètent parfaitement les limites acceptées du piano dans ce registre. Cet instrument si riche de sons (21 cordes !) imprime une ambiance de gaité intense, et transmet toute la passion et la vitalité de la musique traditionnelle africaine.

J'ai été véritablement séduit par la fusion créatrice de cet ensemble sonore et rythmique. Dès la première écoute, mes oreilles ont été profondément chahutées par de nouvelles sensations jazzesques aux accents bossa-novesques et afro-latino qui m'étaient inconnues jusque là. Une impression suprême de son-mélé, par analogie à sang-mélé, qui illustre que d'une mixité inattendue nait parfois une sublime beauté. Les rythmes syncopés, soulignés aux steelpan et timbales pour développer ici et là une atmosphère costa-ricaine, insufflent une irrésistible envie de bouger, de flotter, dans un espace infini de joie et de bonne humeur légère et agréable. Tout y est chantant, tout y est plaisant, rien ne vous laisse indifférent ou déçu, même après de multiples écoutes. J'en suis sorti assurément et inconditionnellement conquis...

L'album propose quelques titres d'anthologie du répertoire jazz et latino ("All blues" de Miles, "Oye como va" de Tito Puente (popularisé par Santana), "Spain" de Chick Corea)) associés à un ensemble de titres originaux principalement composés par Diabaté. Parmi ces derniers, tous excellents et riches de saveurs musicales, j'ai particulièrement apprécié « Kuma » et « Catarina ». Deux titres superbes, dont les mélodies vous envoutent, vous collent aux oreilles si intensément qu'elles vous font danser la cochlée en cadence, et finissent par vous envahir inénarrablement le corps tout entier par diffusion.

Si vous voulez vous égayer l'âme, en toute conscience, d'une musicalité chantante et dansante à souhait, alors n'ayez aucune hésitation. Cet album est un MUST pour votre CD-jazzthèque. Quant à moi, je me languis déjà des futurs opus de cette formation musicale si singulière et exceptionnelle...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 23, 2012 8:39 PM CET


La Tête en friche
La Tête en friche
DVD ~ Gérard Depardieu
Prix : EUR 9,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Déluge de tendresse et d'authenticité, 15 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Tête en friche (DVD)
D'habitude, lorsqu'un film fait déjà l'objet d'un nombre important d'avis unanimes et convergents auxquels j'adhère, comme c'est le cas ici, je m'abstiens d'en rajouter. Mais dans le cas précis, je succombe à cette envie irrésistible de contribuer á conforter les 5 étoiles que ce film mérite tant.

Les paroles de la chanson du générique de fin (chanté par Depardieu) disent: "Dans les histoires d'amour, y'a pas toujours que d'l'amour, des fois y'a même pas d'je t'aime, et pourtant on s'aime !". Elles résument parfaitement tout le contenu et le message de ce superbe film. Une histoire légère, un peu comme d'une autre époque, emplie de tendresse, d'authenticité, de simplicité, d'émotion dans les mots et dans les gestes des personnages. Une amitié improbable, inattendue, et pourtant si forte, entre un brave gars un peu bourru (Germain joué par Depardieu) et une vieille dame cultivée et joyeuse (Margueritte jouée par Casadeus). Je ne suis pas un grand fan de Depardieu, mais je reconnais qu'il n'est jamais aussi bon que dans les rôles de personnages attendrissants, décalés en positif (comme dans Green card par exemple). Dans "la tête en friche" il donne véritablement une dimension particulière au personnage, dans les regards, dans les silences et dans les gestes, parfois maladroits mais toujours sincérement vécus de Germain.

Ce film véhicule, sans grandiloquence excessive, toute la valeur et la puissance de l'amitié sincère et authentique entre les hommes ( ou un homme et une femme dans le cas présent), au delà des bons ou des mauvais tours que le destin peut jouer. Se pourrait il que l'amitié vraie soit plus forte que l'amour ? Pourquoi pas ? Toujours est il que Jean Becker a réussi une superbe démonstration de la toute puissance des sentiments authentiques, fussent ils d'amitié "seulement". Un bien beau film, attendrissant, qui se regarde comme on écoute une belle histoire racontée par une maman aimante. Ému et reconnaissant...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 20, 2012 8:06 PM CET


Restless
Restless
DVD ~ Henry Hopper
Prix : EUR 10,07

25 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Merveilleux, simplement merveilleux, 10 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Restless (DVD)
Merveilleux. Tout simplement merveilleux. Voilà ce qui qualifie le mieux ce film si inattendu. Sur le papier l'histoire n'est pas des plus attractives. Un jeune garçon adolescent (Enoch), rongé par la mort accidentelle de ses parents et un peu "original" comme on dit, s'éprend d'une jeune fille (Annabel) passionée d'ornithologie et atteinte d'une maladie incurable. A lire ceci, on se dit que le film pourrait bien être ennuyeux à mourir, mais c'est tout le contraire justement. A chaque seconde, à chaque minute, il devient plus captivant, plus touchant, plus féérique, pour nous laisser incroyablement éberlué du bonheur éphémère qui anime les deux personnages centraux.

Cette histoire simplissime nous emmène dans l'univers tendrissime de deux adolescents qui découvrent le sentiment d'amour, leur sentiment d'amour l'un pour l'autre. Une passion fusionnelle, pure et innocente, totalement vécue intérieurement, jour après jour, heure après heure, seconde après seconde. On est baigné d'une atmosphère étrange et poignante, légère et mélancolique, parfois ironique mais jamais moqueuse, à travers un script délicat, des sourires irrésistibles, des regards tendres et des gestes émouvants. Miria Wasikowska (Annabel) et Henry Hopper (Enoch) sont tous les deux bouleversants de vérité et de fantaisie. Pendant toute la durée du film, il n'y a pas un seul plan sans que l'un et/ou l'autre ne soit à l'image, et on se sent ainsi totalement pénétré par l'histoire, on la vit avec eux, en eux. Enoch devient un peu comme notre ami d'enfance et Annabel notre voisine d'à coté. D'abord on est irrésistiblement conquis, touché par une grâce mirifique, ensuite on se glisse dans le décor irréel et incertain qu'ils se sont construit, enfin on se laisse porter tout entier par le lent déroulement de ce mélodrame, narré sous la forme d'un conte. On fini par être complètement immergé dans cette histoire si belle et si simple, touché au plus profond, déraciné de tous nos a priori sociétaux sur la complexité de l'amour vrai. Rien n'est plus simple que d'être vrai en matière de sentiments, il suffit de les montrer, de les dire, sans artifices. Tout, alors, devient merveilleux. C'est la leçon magnifique de ce film.

Il serait indécent de trop en révéler et en même temps il n'y a rien à expliquer, vraiment. Cette histoire est si simple, si naturelle, si charmante, si émouvante. On ne peut que se sentir transporté, comme l'est Enoch à la toute fin du film, lorsqu'il revoit tous ces moments merveilleux, si intensément vécus au coté d'Annabel, s'égréner dans ses pensées et prendre vie devant ses yeux. Le bonheur est là, tout simplement, tout merveilleusement, en lui pour toujours.

Restless n'est pas un film distrayant ou divertissant. Ce n'est pas non plus une histoire banale. C'est une missive sur le bonheur vrai que nous envoie Gus Van Sant. Une histoire fantaisiste, un conte d'enfant pour adulte, qui porte ce message si important: Ne passez pas à coté de votre bonheur, vous n'aurez pas de seconde chance. Alors n'hésitez pas une seconde. Après ce film, je vous assure, vous n'en vivrez que plus heureux.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 17, 2012 2:56 PM CET


Rio (2 CD)
Rio (2 CD)
Prix : EUR 16,99

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 superbe mais pas magique..., 17 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rio (2 CD) (CD)
La 1ère écoute de cet opus m'avait laissé un peu indifférent, une demi déception, ni ennuyé, ni enthousiaste. C'est un échange avec un autre commentateur Amazon qui m'a motivé à lui donner une écoute plus approfondie.

Bien sûr on n'écoute pas le grand Keith comme on écoute le petit Charly du jazz-club du coin. Il faut se donner le temps de trouver le bon moment, d'être dans le bon état d'esprit, prêt à recevoir sa musique en pleine conscience. Bien sûr KJ est un génie musical monumental, bien sûr le concert de Rio était magnifique, bien sûr son toucher est un modèle de pure précision, bien sûr son inspiration flotte au dessus des cieux. Bien sûr, je savais tout ça avant même de mettre la rondelle dans le lecteur.

Le CD regroupe une variété de rythmes dans les 15 titres enregistrés, numérotés de 1 à 6 sur le CD-1 (parts I-VI) et de 1 à 9 sur le CD-2 (parts VII-XV). On y trouve pêle-mêle du free (CD1-1, 5, CD2-5) puissant et énergisant, des balades cristallines, voluptueuses ou tristes (CD1-4, CD2-2, 6, 7), de l'andante "allegreto clavecinesque" (CD2-3, CD1-6), quelques pseudo-rag jazziquement déhanchés (CD2-4, 8), bref un mixte de lyrisme classique plus ou moins jazzifié. Le ton général de l'opus est lent, posé et introspectif, voire mystique. Tout est magistralement interprété, de manière intimiste et vécue. Tout est parfaitement placé, décortiqué, pour rendre chaque note claire et pure, pour développer mesure après mesure une atmosphère hors du temps et hors des lieux. Voilà certainement ce qui caractérise le mieux ce que j'ai ressenti à l'écoute de cet opus, une grande pureté et une grande sérénité. De ce point de vue, on peut regretter qu'ECM ait jugé utile d'inclure les applaudissements enthousiastes qui ponctuent la reconnaissance de l'audience à chaque titre et cassent cette magnifique atmosphère méditative (mais bien sûr il s'agit d'un live...). Il n'en reste pas moins que cet album peut se ranger dans le tiroir « Zen » de votre CD-thèque, KJ étant d'ailleurs resté très discret, contrairement à d'autres enregistrements live, en matière de gémissements vocaux qui accompagnent son inspiration (CD1-6 étant la seule exception un peu « dérangeante »...).

Au final, la musique distillée sur cet opus est superbement unique et le maître nous offre une inspiration superbement divine. Il manque toutefois ce petit plus, incertain et subtil, qui rend la beauté d'une création inoubliable, éternelle, magique.... Il y a chez KJ le génie du Créateur, celui qui sort des sentiers battus et des stéréotypes pour aller chercher plus loin, plus haut. Mais ce génie authentique là - qui transcende nombre de ses aeuvres, dont le Koln concert bien sûr - je ne l'ai pas vraiment senti dans cet opus. Peut-être est il devenu avec le temps un peu plus discret, plus impalpable, plus indiscernable, rendant ainsi sa musicalité juste un tout petit peu moins partagée...

Ne vous méprenez pas, cet opus là est du Grand Keith et il a toute sa place dans votre collection de CD. Peut-être n'ai je simplement pas encore tout à fait trouvé le bon moment émotionnel pour l'écouter, celui qui créé l'alchimie. D'autres écoutes suivront...


ALWAYS
ALWAYS
DVD ~ Richard Dreyfuss
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 15,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Féérique et intemporel..., 11 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : ALWAYS (DVD)
Voilà un film qui est à la fois simple et superbe. Je l'ai adoré la première fois que je l'ai vu et j'aime à l'adorer régulièrement depuis. Il se trouve que je l'ai regardé à nouveau hier soir et je me suis dit qu'il était temps de lui écrire un commentaire.

Always est de la trempe de ces films qui vous touchent droit à cette corde sensible de l'âme que l'on nomme compassion ou attendrissement. Ce n'est pas le domaine de prédilection de Steven Spielberg, mais il avait tout de même mis en scène un chef d'oeuvre du genre avec "ET" quelques années auparavant.

Always est donc une histoire d'amour simple et superbe, entre deux personnages simples et superbes également. Lui (R. Dreyfus, Pete dans le film) est un pilote hors pair, un peu égocentrique (dans le bon sens du terme), pas mal casse-cou et très indépendant. Elle (H Hunter, Dorinda) est aussi pilote, mais pas une as des as, une femme entière et intransigeante, amoureuse dingue de Pete. Ces deux là ont une idylle inhabituelle, hors du temps, déclinée sur le ton de l'humour complice et de la provocation bienveillante permanente. Ils aiment à se lancer des blagues, se délectent de non-dits devinettes, et s'aiment passionnément sans tendresse bisouteuse excessive. Dorinda est LA femme de sa vie, mais son égo un peu macho se refuse à le lui dire en face. Un petit jeu entre amants qui ne marche vraiment que parce qu'ils tous les deux sûrs de leurs sentiments (sans se les avouer) et qu'ils sont à l'évidence faits l'un pour l'autre et pour partager leurs vies ensemble. Malheureusement, le destin en décidera autrement...

Ce film n'est pas un plaidoyer aux "pompiers volants" ou aux "as du manche de pilotage". C'est un conte pour adultes sur la vie et la passion amoureuse. On se sent tout petit devant cette belle histoire pour au moins deux raisons: 1) bien peu d'entre nous auront jamais la chance de pouvoir vivre une passion amoureuse aussi évidente et inéluctable, 2) rien n'est pire que de perdre LA personne qui est votre raison de vivre et d'aimer. Comment se relever d'un tel drâme ? Spielberg nous le conte sur un ton humoristique, chimérique et merveilleux, à travers le "fantôme" de Pete revenant du paradis pour aider Dorinda à surmonter sa tristesse et retrouver l'âme soeur. Le lieu, l'époque, les autres n'ont que peu d'importance, tout le message du film est dans la tendresse des regards, des gestes et des pensées de Pete pour Dorinda et vice-versa. On est touché, tout simplement parce que c'est humainement beau et authentique, et ça fait pleuvoir les yeux.

Il faut seulement se laisser porter par l'imaginaire de Spielberg et se dire que de tout drâme renaitra forcément une grande et belle aventure. Vous en sortirez alors avec cette prise de conscience de l'importance ultime de dire à ceux/celles que vous aimez combien ils/elles sont importants pour vous, sans perdre une seule occasion, parce que le temps passe trop vite et que parfois le destin oeuvre à le raccourcir encore. Rien n'est sûr à jamais, il faut toujours chérir l'instant présent... always...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 19, 2012 4:14 PM CET


Petits meurtres à l'anglaise
Petits meurtres à l'anglaise
DVD ~ Bill Nighy
Proposé par Bayapi
Prix : EUR 10,97

6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 mortels rires !!, 14 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Petits meurtres à l'anglaise (DVD)
Voilà longtemps que je n'avais vu une comédie aussi caricaturale dans le bon sens du terme. L'humour anglais a cette particularité spécifique, exceptionnelle et inégalable, qui est qu'il distille de la farce grossière vaudevillesque avec une subtilité aristocratique. De ce point de vue, "Petits meurtres à l'anglaise" est une réussite totale. Les personnages sont tous totalement irréalistes et invraisemblables, mais tellement attachants, un peu comme des clowns de cirque. Bill Nighy, dans le rôle du teur à gages coincé et cravaté, transpire le flegme britanique par tous les pores, et Emily Blunt est totalement surréaliste de la rôle de la blonde déguisée en brune. Quant à Eileen Atkins dans le (second) rôle de la mère du tueur, elle est litéralement "mortelle"...

Le scénario n'est ni original ni décapant, et décrire le synopsis au-delà des quelques lignes du descriptif Amazon n'aurait que peu d'intérêt. Les rebondissements sont plutôt prévisibles mais on ne peut s'empécher de ricaner de bon coeur à chaque chute de gag, même si on voit les chutes venir grosses comme des camions. Un excellent film pour décompresser et s'aérer les neurones après une grosse journée de travail, ou pour se délecter si l'on apprécie particulièrement l'humour anglais. Humour anglais dont on se sait jamais vraiment à quel degré le prendre. En attendant de savoir, ne boudez pas votre plaisir...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 16, 2012 8:01 AM CET


Light My Fire
Light My Fire
Proposé par moviemars-amerique
Prix : EUR 6,83

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un album tout en rythme, sympathique, 5 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Light My Fire (CD)
Retour aux sources sambatesques et bossa novesques de son brésil natal, dans un style un peu plus traditionnel que ces albums précédents. Un style dans lequel elle excelle et se sent bien visiblement, ou plutôt auditivement.

EE nous livre un album sans prétention, agréable et joyeux, qui fait honneur à son touché pianistique puissant et swingant (Stay cool, Bananeira, Turn to me, what about the heart...) et à sa voix profonde et suave (Made in Moonlight). Un opus qui n'a rien de transcendant mais qui vaut certainement le détour si vous aimez les rythmes brésiliens interprétés en mode piano-guitare-chant (sans cuivres). Il n'est toutefois pas à la hauteur de "Around the city", qui reste son opus le plus abouti pour moi.

L'enregistrement est plutôt bas, aussi bien en terme de puissance (il vous faudra monter un peu la volume de votre chaine par rapport à d'habitude) qu'en terme de tonalité (les graves sont enregistrés en avant, ce qui amplifie encore la suavité de sa voix).

Les titres que j'ai appréciés plus particulièrement sont : "Isto Aqui O Que E" et "Turn to me", 2 belles sambas interprétées dans la plus pure tradition brésilienne, "Toda Menina Balana", LA bossa référence dispensée dans une version très chaloupée de ce standard éternel, "Made in Moonlight", une sommité de romatisme sensuel, et surtout "What about the heart", la marque de fabrique d'EE à savoir une bossa hyper-swingante ornée d'une voie ronde et sensuelle sur un piano puissant et précis.

D'autres m'ont moins accroché, parmi lesquels: "Light my fire" le titre phare de l'album qui porte plutôt mal son nom puisqu'il donne dans la ballade langouro-vaporeuse quasi funeste; "Mon chéri Amour" qui malgré un bel effort d'EE pour chanter en Français ne réussit pas à s'extraire d'un magma siropeux un peu gluant. J'ajouterais que personnellement j'ai peu apprécié sa version cool de "Take five" qui ne rend pas justice à l'esprit original fou et décalé de cet immense standard, mais il vaut tout de même l'écoute pour l'intervention exquise de Randy Brecker.

Reste le plus gros défaut du CD: les photos de la star dans le livret intérieur qui font vraiment trop - mais beaucoup trop - dans le genre magazine people. Je sais bien qu'elle adore poser et que ce n'est pas la première fois qu'elle le fait dans un livret d'album, mais sa musique mérite mieux que l'image artificielle donnée par quelques clichés trop superficiels.
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