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Contenu rédigé par Girard
Classement des meilleurs critiques: 337
Votes utiles : 497
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Commentaires écrits par Girard (Pau)
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Au-delà
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| DVD ~ Matt Damon |
| Proposé par DVDMAX |
| Prix : EUR 6,50 |
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12 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Décevant, mais important, 3 février 2011
Je suis totalement d'accord avec l'excellent commentaire de LUDI ci-dessus. D'accord, Clint se pose les questions de son âge, que l'on se posera tous et toutes un jour. Qu'y a t'il après la mort ? Bien évidemment il n'y a pas de réponse à cette question (en tout cas pas ici bas !), et c'est justement ce que Clint nous dit haut et fort dans son film. Ne cherchez pas la réponse, elle n'existe pas. Il le dit de manière beaucoup plus habile et plus émouvante que bien d'autres avant lui, puisqu'il nous le fait vivre de l'intérieur à travers les obsessions des trois personnages principaux qui mènent des vies parallèles pendant tout le film pour se croiser et converger à la fin. La narration de Clint est très fluide, très esthétique et magnifiquement filmée, comme d'habitude. J'ai tout de même été déçu par une certaine molesse, langueur, dans le rythme, et aussi et surtout par le manque de développement de la complexité des relations humaines qui est d'habitude son terrain favori. Pour ce qui est des acteurs, je n'ai été impressionné ni par Matt Damon qui n'a pas forcé sont talent, ni par Cécile de France qui n'était peut-être pas le meilleur casting. Finalement, c'est sans doute l'enfant, dont le nom m'échappe, qui fourni la meilleure prestation Quoi qu'il en soit, je pense que le but de Clint n'était bien évidemment pas de débattre sur la question "y'a t'il quelque chose après la mort ?". Ce débat là est sans intérêt, Clint le sait pertinement. C'est le message de son film, qui ne devient éclatant qu'à la toute dernière minute, quand Cécile de France et Matt Damon tombent dans les bras l'un de l'autre. A travers eux, Clint nous dit: peu importe de quoi l'au-delà est fait, cela ne vaut même pas le peine de se poser la question... L'important, la seule chose dont nous puissions être sûrs et certains, c'est qu'il faut profiter de la vie maintenant et tout de suite. En cela, Clint rejoint complètement la leçon de vie qu'il avait magnifiquement développée dans son chef d'oeuvre "Sur la route de Madison" Sur la route de Madison. Alors, malgré un film globalement en demi-teinte en comparaison aux joyaux qu'il a su bien souvent nous offrir (Million dollar baby, Invictus...) je lui donne tout de même 4 étoiles pour la pertinence et la cohérence de son message et de sa vision de la vie (et aussi un petit peu parce que je suis un fan inconditionnel). Ce film est comme l'au-delà... Charge à chacun de se faire son opinion, mais donnez lui une chance.
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The Game
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| DVD ~ Michael Douglas |
| Prix : EUR 9,30 |
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Manipulation à la puissance 10000, 31 janvier 2011
Quel film !! Je viens juste d'en sortir et j'en suis encore tout excité, tout brûlant, tout vibrant de plaisir. Je me sens comme un gamin qui vient de voir un feu d'artifice pour la 1ère fois. Longtemps que je n'avais pas vu un film aussi nerveusement vivifiant, stimulant, scotchant, électrisant. L'histoire est celle d'un Jeu de grands, qu'il est hors de question de dévoiler ici bien sûr. Le Jeu avec un grand J, poussé à l'extrême, à l'ultime limite, constamment au bord du dérapage, de la sortie de route. Tout est inattendu, tout est surprenant, tout est excessif mais crédible. On ne sait plus où est le vrai, où est le faux. Le spectateur est perdu dans un océan de doute, manipulé, illusionné, pendant 2 heures de temps. Tout juste comme le personnage principal magnifiquement interprété par M. Douglas qui s'enfonce lentement et inéxorablement dans la psychose, limite paranioa. Le scénario, construit comme une pièce d'horlogerie suisse, vous maintient enchanté, emerveillé, exalté, grisé, enivré de suspens en permanence. Vous êtes sur le qui-vive jusqu'à la dernière seconde. Toute la magie du film réside dans le fait qu'il est vraiment VRAISEMBLABLE (contrairement à ce que dit un des commentaires précedents). Juste comme le Jeu lui même, tout y est crédible et possible. Le spectateur se surprend inévitablement à croire qu'il est lui même en train d'être piégé au Jeu dans lequel Nicolas Van Orton (M. Douglas) est enfermé, pris au piège. On en arrive à s'identifier au personnage lui même, et à essayer de penser, réfléchir pour lui, instinctivement. Il faut dire que de la 1ère seconde jusqu'à la dernière, la caméra est constamment sur Van Orton. Il est dans toutes les scènes sans exception. Bien joué Mr Fincher, c'est bien là ce qui crée toute l'illusion dans l'esprit du spectateur. On vit le film au rythme du personnage principal, totalement intensément et manipulé de l'intérieur. Et en prime, le film raconte une superbe histoire de retrouvaille entre 2 frères, extraordianirement forte et émouvante. UN VRAI GRAND FILM DE SUSPENS, qui exalte tous les sens par tous les bouts. La bande annonce dit "Prenez vous au jeu", mais il est virtuellement impossible de faire autrement tant le talent de Fincher vous y oblige. Chapeau Monsieur Fincher, vous m'avez totalement manipulé. Vous êtes tellement meilleur quand vous laissez tous ces invraisemblables artifices filmogéniques au placard (cf "Fight Club", "Seven" et autres "Panic room"). On pourrait presque croire ce film autobiographique....
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
une musique superbement suggestive, 31 janvier 2011
Superbe musique que celle de John Barry. Elle est à la fois grandiose, flamboyante et rafinée. Si vous avez aimé le film, vous n'avez pas pu rester insensible à sa musique. L'écoute du CD vous renverra, à la fois subtilement et profondément, à la beauté merveilleuse des images du film, et vous serez envahi par un sentiment de sérénité et de zénitude. Ne vous en privez pas. Seul regret (justifiant les 4*) : la trop courte durée des titres qui varient entre 1 et 4 minutes. Les thèmes composés par Barry pourraient aisément supporter des plages de 5-10 minutes.
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French Kiss
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| DVD ~ Meg Ryan |
| Proposé par KAPPA MEDIA |
| Prix : EUR 9,39 |
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Une bonne comédie romantique sympa, 28 janvier 2011
Je sais. Des bonnes comédies romantiques sympa, il en sort des dizaines par an. Mais celle ci est particulièrement sympa. Elle ne fait pas dans le mélo. Tout est traité sur le ton du vaudeville avec une touche d'humour à la française. Et les personnages sont attachants. Kevin Kline est extra et Meg Ryan irrésistible avec son accent américain. Un film léger, sans prétention, idéal pour se changer les idées après une journée stressante. N'hésitez pas.
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Zodiac
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| DVD ~ Jake Gyllenhaal |
| Proposé par plusdecinema |
| Prix : EUR 7,00 |
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5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un vrai thriller digne des grands du genre, 27 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Zodiac (DVD)
J'ai véritablement adoré ce film. Et pourtant, ce que j'avais vu de David Fincher jusque là m'avait plutôt laissé indifférent. Vous pouvez ranger au placard les clip-vidéos savamment overdosés que sont Fight Club et Seven, ils n'auront de longévité que l'éclat éphèmère d'un feu d'artifice. Dans Zodiac il y a du talent, de la sérénité, de la beauté cinématographique. Il y manque simplement le génie des grands du genre, mais la petite graine est là... Ce film est trop long, beaucoup trop long. C'est clair et c'est dommage. Mais il est captivant, fascinant, dérangeant, terrifiant, et vous prend aux tripes comme se doit de le faire tout thriller digne de ce nom. Il vous tiendra en haleine tout du long. Le scénario colle au plus près à cette histoire vraie indiscible. Le montage est conçu tel un rapport de police, relatant les faits historiques, chronologiquement, les uns après les autres. La force du film réside dans le fait qu'il raconte les vraies histoires de vrais personnages, et les rapports improbables qu'ils développent. Celle d'un flic persévérant, confronté à sa certitude d'avoir identifié le coupable sans pouvoir le prouver. Celle d'un journaliste à l'ego surdimensionné et à l'humour crazy dépassé par l'horreur des évènements. Celle d'un dessinateur de chroniques qui devient fasciné, envouté, paranoiaque dans sa quête d'un coupable insaississable. Celle de sa compagne qui se lamente mais accepte de voir son amour se gacher la vie dans une lutte perdue d'avance. On en viendrait presque à oublier le personnage clé: l'assassin. Le film relate la joute à la fois futile et inachevée entre un assassin psychopathe arrogant et un anonyme autoproclamé défendeur d'innocentes victimes. Il se déroule tel une partie d'échec, parsemé de rebondissements épars, dans l'atmosphère totalement rétro et un peu désuète des sixties. David Fincher a sorti la nappe blanche et l'argenterie, et a laissé l'artifice des effets spéciaux au placard. Le film regorge de plans, angles et scènes inspirés de films réferences comme "Citizen Kane", "Psycho" ou "Le limier". Si vous aimez les thrillers bien faits, ne boudez pas votre plaisir, car il en vaut la peine. Armez vous simplement d'un bon canapé, d'un plaid bien chaud et d'une lumière tamisée.
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Seven
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| DVD ~ Morgan Freeman |
| Prix : EUR 9,99 |
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1 internaute sur 6 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
scénario linéaire et beaucoup de stéréotypes, 26 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seven (DVD)
Le plot est hyper classique... 1) le vieux flic, expérimenté, érudit, célibataire, à 2 doigts de la retraite, qui se voit mettre dans les pattes un jeune roquet arrogant tout juste sortie de son oeuf. Contexte stéréotypé habituel du film de flic. 2) le tueur psychopathe qui enchaine les meurtres les plus ragoutants, selon une logique bien froide et bien établie, découverte dès le tout premier meurtre par les flics. Même pas 10 minutes de suspens de ce coté là... 3) la jeune épouse du flic jeune, frêle, fragile, mal à l'aise et... devinez quoi ?... enceinte bien sûr. Jusque là rien que du bien ordinaire pour un film de flic. Coté déroulement du scénario, pas grand chose de véritablement enthousiasmant. Le fil rouge linéaire habituel des films de flics selon lequel chaque nouveau cadavre est supposé créer un rebondissement qui redynamise l'intrigue. Ici, l'effet est un peu raté parce que les cadavres en question n'ont pas de rôle dans le film sinon celui de cadavre, et ils ne suscitent donc aucune émotion particulière dans l'esprit du spectateur, ni peur, ni compassion, ni surprise, ni dégout, ni rien... Enfin, le tournage et le montage utilisent les artifices à la mode hollywood du moment: caméra à l'épaule sur les scènes d'action, beaucoup de pluie et de ruissellement qui donne une atmosphère pesante (le truc a été sur-utilisé notamment par Ridley Scott depuis des années), des couleurs biaisées (filtre rouge pour sensation de chaleur... etc...). Pas mal de plans "blancs", c'est à dire qui ne servent à rien, qui ne sont là que pour meubler, diluer, remplir des "blancs" entre scènes utiles (un peu comme les jingles sur les stations radios). La seule chose inattendue est la fin, qui est surprenante sans l'être vraiment. Je ne veux pas la dévoiler bien sûr, mais pour susciter une vraie surprise et un vrai rebondissement il aurait fallu que le jeune flic ne tire pas à la fin.... Ceci étant Morgan Freeman est incomparable. Pas étonnant. Brad Pitt est excellent aussi. Dommage que le scénario n'ait pas fait en sorte de créer une vraie relation humaine entre ces 2 personnages, histoire de susciter un peu d'émotion dans le coeur du spectateur. C'est là tout le mal de ce film, il n'a pas vraiment de dimension humaine. Il semble que ce soit une marque de fabrique de David Fincher (cf Fight club). La seule scène humanisante est celle dans laquelle la femme du jeune flic annonce au vieux flic qu'elle est enceinte. Même la blague du tueur qui regarde un chien mort gisant sur la route et dit "je n'y suis pour rien" ne fait ni rire ni sourire... Un film froid mais grisant. Sans vraie saveur, ni substance, mais jamais ennuyeux non plus. L'histoire un peu déjà-vue d'un destin pas ordinaire, mais pas extraordinaire non plus, avec tous les artifices pour captiver ceux-celles qui aiments les romans policiers à la SAS. Le mot de la fin (fin qui tourne court faute de message justement) est plutôt décevant : "Le monde est un bel endroit qui vaut la peine que l'on se batte pour lui". Une tirade digne d'une brêve de comptoir, lachée à la va-vite par le vieux flic juste avant le générique de fin. Rideau... Divertissant, mais guère plus. Du coup vous n'aurez pas besoin d'activer vos neurones. Dernier point: la VO est à éviter absolument. Déjà que les dialogues sont quelconques, inutile d'y ajouter la platitude de l'argot américain...
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
un thriller d'une autre dimension, 24 janvier 2011
Basic Instinct (1) m'avait impressionné par sa dimension de thriller psychologique assez nouvelle pour l'époque (au moins depuis les films de Joseph Mankiewicz des années 50-60), mais le coté érotico-sexuel m'avait plutôt déplu, et m'était apparu comme un point faible qui n'apportait rien au film sinon que de diluer l'intrigue. Je n'avais pas eu envie de voir Basic Instinct 2, persuadé qu'il ne serait qu'un remake ennuyeux et pâlichon. Je dois admettre que je me suis trompé. Non seulement j'ai trouvé le N°2 fascinant, captivant, envoutant, dérangeant, crispant à souhait, mais il parachève ce que le N°1 avait laissé inachevé. A savoir que tout se réduit à cette lutte mentale, psychologique, entre deux personnalités totalement tourmentées, l'une forte (Catherine Tramell) et l'autre faible (Dr Glass) mais qui se croit pourtant plus forte. Tout le suspens, tout le décalage, tout le piment du film réside dans la lente et longue agonie psychologique de la proie devant la mante religieuse qui a décidé d'en faire son déjeuner. Au final, peu importe qui a tué, qui n'a pas tué, qui gagne, qui perd, qui sait, qui ne sait pas... la jouissance de l'intellect du spectateur est totalement intérieure, conceptuelle, psychique en un mot. En fait, la grande réussite de Michael Caton-Jones est de faire en sorte que l'on se foute de savoir. Un peu comme un match de tennis, par exemple, qui serait si intense, si serré, si partagé que l'on a plus aucun intérêt pour l'issue, plus aucune envie de connaître le vainqueur. Cela n'a plus d'importance, la beauté du combat était si extrême et authentique qu'elle constitue la seule chose à retenir. Peu de fims réussissent cette prouesse de sublimer l'attention du spectateur bien au delà de l'intrigue, dans une autre dimension où l'on est totalement manipulé sans s'en rendre compte, et où l'on se prend à croire que nulle règle n'existe, hormis un affrontement cérébral ultime dont personne ne sort vraiment jamais vainqueur. Comme dans Basic instinct 1 la fin ne révèle pas qui est l'assassin. Peu importe, cela n'a vaiment aucune importance. Sharon Stone est parfaite dans le rôle de la mante religieuse, sublime beauté fatale empreinte de la plus haissable des arrogances. David Morrissey est excellent dans le rôle de la proie envoutée, décérébrée, et inocculée à petit feu d'une irréversible démence dévastatrice. Le duel a quelque chose de suprême, apothéotique, presque spirituel, exacerbé par la lancinante et obsédante langueur de la bande musicale qui ferait crisper un mort. Il ravira tout ceux/celles qui se passionnent pour les casse-tête chinois, et divertira les autres à tout le moins....
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un très beau film sur une destinée hors du commun, 15 janvier 2011
A sa sortie, je n'ai pas eu envie de voir ce film tant j'étais convaincu qu'il s'agirait d'un ersatz de film hollywoodien grandiloquent et ennuyeux, peuplé de belles toilettes. Et puis, j'en ai vu par hasard quelques bribes éparses, dans un avion entre sommeil et sommnolence, et j'ai été immédiatement séduit par l'intensité et la profondeur du personnage magnifiquement interprété par Audrey Tautou. Le film est magnifique de simplicité, de justesse et d'élégance sentimentale. Il dépeint la destinée incroyable de cette femme, totalement improbable pour son époque. La première moitié du film est un peu langoureuse, mais elle ne fait que préparer le spectateur à la merveilleuse histoire d'amour entre Boy et Coco, qui sera le déclencheur d'une fantastique destinée. L'objectif d'Anne Fontaine n'était pas de faire un film historique et véridique, mais simplement de montrer comment cette femme totalement en avance sur son temps avait été fragile, incertaine, gauche et quelconque avant de devenir déterminée, inventive, reconnue et adulée, mais surtout qu'elle avait été toujours et plus que tout guidée par un esprit libre. Libre de penser, de croire, de construire, de détruire, de changer, de provoquer, d'aimer, de désaimer... En fait, Coco Chanel semble n'avoir jamais eu son destin en main, c'est plutôt son destin qui l'a trouvée. On dit que les plus grands chefs d'oeuvre naissent souvent dans les chagrins d'amour. L'histoire de Chanel en est l'illustration. Audrey Tautou lui donne superbement toute sa dimension, à travers un jeu sobre et raffiné, extrêmement élégant et juste. Ses regards, ses silences et ses demi sourires sont d'une telle intensité que l'on peut littéralement lire dans ses pensées à travers chacune de ses expressions. Et ce qu'on y lit est chaque fois plus émouvant, plus attachant et plus fascinant, jusqu'à l'apothéose finale de son dernier, tout dernier sourire, tant attendu. Un très beau film que je recommande sans réserve. Il n'est ni flamboyant, ni époustouflant, mais il nous ramène à apprécier la vraie valeur et le vrai sens de la liberté. Sans doute le bien le plus précieux de l'être humain.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
un Live qui transpire la joie de jouer, 10 janvier 2011
J'adore Steve Gadd. J'aime son drumming, simple, sobre, mais qui roule, qui roule, qui roule. Comme on dit dans le métier: "Ce gars là assure grave et, en plus, il a pas la grosse tête !". Ses potes de scène sont de la même trempe que lui. ça joue, ça respire le bonheur de jouer, sans prétention, sans frime, sans extravagance ou maestria... juste le bonheur d'être ensemble et de faire le boeuf avec ses potes. Voilà exactement à quoi cet album ressemble, un boeuf avec ses potes, un boeuf de haut niveau, un enchainement de chorus fous sur chorus cinglés, dans une complicité ébouriffante. Alors oui, les puristes diront qu'une vraie contrebasse aurait été bienvenue, et que l'on peut entendre ici ou là quelque petit défaut d'orchestration. OK, mais n'est ce pas le propre du Live que de rendre aux musiciens surdoués un peu de leur dimension humaine... L'album est un joyeux et sympathique mélange de bop (Bye bye blackbird), blues (Georgia on my mind), boogie (Way back home, Back at the chicken shack), ragtime (Sister sadie), R&B (Them changes) et il y a même une marche (Now). Vous aurez reconnu quelques classiques de haut vol (Bye bye blackbird, Georgia on my mind...) dont les versions distillées par steve Gadd and Friends n'ont rien à envier à celles d'autres musiciens plus prestigieux que nous avons tous en tête. Steve Gadd nous gratifie de superbes solos de batterie sur le mode jazzy, avec notamment 2 solos au balais (Undecided et Sister sadie) qui pourraient sans doute être écoutés dans les écoles de batterie, ou sur le mode funky (Them changes). Il nous offre aussi une originalité avec le titre "Here I am now", un improbable duo pour voix et batterie, qui détonne total. J'ai aussi adoré le son baveux à souhait du saxo (Ronnie Cuber), d'une parfaite suavité railleuse et rauque, presque rock&roll sur certains titres (way back home, them changes, sister sadie). Et si je ne suis d'ordinaire pas vraiment fan de l'orgue Hammond (dont je trouve que sa sonorité si spécifique a tendance à lisser les genres musicaux et faire que tout ressemble à tout), je dois reconnaitre que le jeu de Joey De Francesco m'a bluffé tant il sait ne pas être trop envahissant. Voilà un gang de potes qui transpirent la joie de jouer par tous les pores. ça se sent et ça s'entend. C'est pas grandiloquent ou flamboyant, mais ça swingue et c'est sympa. On se surprend à dire: "J'aurai bien aimé y être, ne serait ce que pour avoir eu l'honneur de leur offrir mes applaudissements !" A découvrir pour tous ceux-celles qui aiment la musique boogie-jazzesque joyeuse, qui ne se prend pas pour autre chose...
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Une belle histoire, 7 janvier 2011
Un film touchant et attachant, une histoire simple et belle dans l'amérique profonde du country et des santiags, avec pour sujet : comment une rencontre inattendue peut totalement changer une vie en bien. En l'occurence, la vie de Bad Blake, un chanteur country vieillissant et alcoolique, en passe de déchéance. Par le fruit du hasard, il rencontre Jean, une mère célibataire qui se laisse charmer par l'ancienne star, jusqu'à l'aimer vraiment. Bad l'aime aussi, mais il ne sait pas lui dire, en tout cas pas comme elle le souhaiterait. A travers et grâce à cette relation improbable, Bad effectuera un virage à 180° pour revenir à l'essentiel, aux vraies valeurs, se sortir du trou de l'alcool, et redonner un sens à sa vie. Jeff Bridges est excellent (d'où son oscar), dans un rôle somme toute relativement classique et facile. Un bon film, à voir pour tous, et que ceux qui aiment le country et l'atmosphère mid-west américaine apprécieront plus particulièrement. Tourné de la manière la plus simple qui soit, chronologiquement, scène après scène, sans suspens et sans surprises, il manque néanmoins ce petit supplément d'âme et d'émotion qui en ferait un film mémorable. Il n'arrive jamais à susciter la petite larme ou le petit soupir d'attendrissement que l'on attend à chaque nouvelle scène. Dommage...
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