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Contenu rédigé par Marie S
Classement des meilleurs critiques: 345
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Commentaires écrits par
Marie S "Jostein" (France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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La battue
La battue
par Gaël Brunet
Edition : Broché
Prix : EUR 18,05

5.0 étoiles sur 5 D'une grande sensibilité, 3 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La battue (Broché)
Gaël Brunet détaille les personnages dans leurs attitudes, leurs détails physiques, leurs habitudes. Des regards tendres de la mère en cachette du père, des silences lourds et pesants, des réactions vives du père, des objets et des photos retrouvés qui évoquent des souvenirs forment une atmosphère très évocatrice. Même si l'atmosphère familiale est lourde, le roman s'allège grâce aux descriptions des lieux, aux souvenirs d'Olivier, à la douceur ferme d'Anouk qui ne comprend pas cette façon de vivre et pousse Olivier à réagir.

Le cœur se serre devant la détresse du fils, la rage monte face à la dureté du père. Les émotions sont à fleur de peau à la lecture de ce récit tout en nuances.

Le style est simple mais avec de très belles descriptions des physiques, des lieux ou des sentiments.

Je vous conseille ce très beau roman qui saura probablement vous toucher.

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Prix : EUR 8,90

4.0 étoiles sur 5 Originalité, 17 mars 2013
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Profanes
Profanes
par Jeanne Benameur
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

19 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Coup de coeur, 8 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Profanes (Broché)
Dans ce livre, il y a tout ce que j'aime. Quatre personnes "aux mémoires inquiètes" se retrouvent dans " la grande maison" si apaisante d'Octave Lassale, un ancien chirurgien de 90 ans. Lui aussi a des choses à comprendre et oublier. Des choses que le sacré ne peut apaiser, que son amour de l'art ne peut totalement combler. Seules d'autres vies peuvent le sauver.

" Un profane aussi à le droit de douter. Le doute n'est pas réservé aux croyants.

J'ai besoin d'autres êtres humains, comme moi, doutant, s'égarant, pour m'approcher de ce que c'est que la vie."

Petit à petit, chacun va se guérir auprès des autres.

" La vie de l'un peut éclairer la vie de l'autre."

Le style de l'auteur est en osmose avec l'évolution des sentiments. J'avais l'impression que tout se polissait avec lenteur et douceur. Les passions (haïku, portraits de Fayoum, cinéma, danse, peinture) de chacun sont reposantes et bercent la lecture. La maison et son jardin sont des havres de paix, à l'image du calme compréhensif de leur propriétaire.

En plus de ces sentiments, de cette évolution positive des âmes, il y a une vraie histoire, celle du destin de Claire.

Lausanne
Lausanne
par Antonio Soler
Edition : Broché
Prix : EUR 20,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Voyage en adultère, 13 décembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lausanne (Broché)
La vie est semblable à un long voyage en train, avec ses arrêts, ces personnages que l'on croise sans vraiment les connaître, ces choses que l'on voit rapidement au travers d'une vitre comme des instants de mémoire qui remontent à la surface.
Margarita prend le train pour rejoindre Lausanne et cet environnement lui permet de se revivre des instants marquants, comme sa jeunesse mais surtout sa vie de couple.
Son mari, Jésus, à eu une liaison pendant plusieurs années avec une amie violoniste, Suzanne, qu'elle lui avait présentée. Bafouée, humiliée, elle se souvient.
L'auteur parle de ces sentiments féminins avec une grande justesse.
" Je crois que les gens nomment cette ignorance, ce vide et cette détresse, jalousie. Ce qu'on ne peut partager, ce qui nous est barré, ce qui nous est interdit. On nous laisse à la porte du temple comme des mendiants. Le temple dont l'autel nous était autrefois dédié."
" J'avais le corps empli de morceaux de verre. De petits éclats allaient et venaient dans mes veines et, soudainement, n'importe où dans mon corps, provoquaient une petite hémorragie, la douleur inattendue d'une coupure nette, fulgurante. Un battement de paupières, une pensée qui surgit, et ces objets cuisants se mettaient en mouvement."
Toutefois, la détresse de Margarita n'est pas étouffante car l'auteur alterne son récit avec des descriptions des personnes du train ( qui étrangement ont une petite ressemblance avec les personnages de la vie de Margarita) et insère aussi les "dommages collatéraux" de cet adultère.
De cette façon, je ne me suis apitoyée sur aucun personnage, car chacun reste digne. Margarita, qui se juge moins belle et moins intelligente que Suzanne, veut à tout prix sauver son couple, retrouver celui qu'elle a choisi pour construire une vie paisible. Elle patiente, triste (larmes et résignation), amère ( méchantes pensées envers certaines personnes, comparaison avec Hiroshima ou les camps en Ukraine, à priori envers passagers du train) mais forte.
Jésus semble perdu dans cette passion adultère et Suzanne est la figure frêle et intouchable.
"celui qui trompe l'autre n'est pas toujours celui qui aime le moins."
J'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur a traité ce thème avec beaucoup de sensibilité. Raconter cette histoire pendant un voyage en train est une belle analogie avec le fil de la vie. Margarita est à bord de ce train, de sa vie qu'elle à choisi, sur ces rails qui la mène au bout de son histoire, avec ces personnages qui s'installent dans son wagon. Faut-il sauter du train quand un passager vous importune, doit-on s'arrêter à la prochaine gare et rester sur le quai ou aller au bout de son voyage.
" Ces miettes de gâteau éparpillées autour des assiettes après une fête sont les nôtres. Ces miettes, ne l'oublie pas, sont aussi du gâteau."

Rue des Voleurs
Rue des Voleurs
par Mathias Enard
Edition : Broché
Prix : EUR 20,42

4.0 étoiles sur 5 Lire et comprendre, 7 décembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rue des Voleurs (Broché)
J'ai choisi de lire ce livre après avoir apprécié le talent de conteur de Mathias Enard dans Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants. Je ne suis pas du tout déçue par ce roman. Mathias Enard, qui connaît particulièrement les Pays arabes et l'Espagne nous livre ici sa vision du Printemps arabe et du déclin de l'Europe au travers des errances de Lakhdar.
Le narrateur, Lakhdar est un jeune marocain, rejeté par sa famille après avoir fauté avec sa cousine. C'est le départ de sa vie d'errance. Son meilleur ami, Bassam, lui fait rencontrer le Cheick Nouredine et son institution, la Diffusion de la pensée coranique. Lakhdar reprend confiance grâce à son métier de libraire pour l'association et l'amitié de Bassam, beaucoup plus ténébreux et croyant que lui. Tous deux rêvent vainement de l'exil en regardant les bateaux en partance pour l'Espagne. Mais le destin ne laisse jamais Lakhdar se reposer et chaque fois l'amour des livres lui redonnera un salut.
Hanté par ses démons et la mort de sa cousine, des victimes d'attentats et des Poilus de la guerre dont il saisit les fiches au kilomètre , Lakhdar hésite en permanence entre son pays et l'Espagne, pays de son nouvel amour, Judit. Lorsqu'il s'embarque sur l'Ibn Batouta (explorateur et voyageur marocain dont il aime les récits), il espère enfin mettre un pied sur le continent européen. Bien sûr, il se heurte là aussi au rejet, à la mort et comprend bien vite que cette Europe qui ne veut pas d'eux connaît elle aussi l'indignation de ses habitants.
Lakhdar est un personnage très attachant pour sa curiosité des livres policiers ou classiques, pour sa volonté et son hésitation, pour son amour sincère envers Judit, Bassam ou tous ceux qu'il rencontre, pour ses tourments, ses suspicions et son analyse.
" J'avais juste la sensation d'être en escale, la vraie vie n'avait toujours pas commencé, sans cesse remis à plus tard : ajournée à la Diffusion de la Pensée coranique partie en flammes, différée sur l'Ibn Batouta, embarcation perdue; retardée chez Cruz, chien parmi les chiens, suspendue à Barcelone au bon vouloir de la crise et de Judit."
En suivant les désillusions de Lakhdar, l'auteur montre la perdition d'une jeunesse qui ne peut réaliser ses rêves dans ce monde instable où règne violence, intolérance et indignation.
En lisant ce roman j'ai pensé à celui de Tahar Ben Jelloun, Partir qui traite plus particulièrement de l'exil, avec toutefois des scènes beaucoup plus dures.
Rue des voleurs a été élu par un jury d'étudiants du Moyen Orient parmi la liste des nominés au Goncourt, comme lauréat du Prix " Liste Goncourt, le choix de l'Orient".

Partages
Partages
par Gwenaëlle Aubry
Edition : Broché
Prix : EUR 16,63

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Deux voix, deux visages, un même conflit, 19 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Partages (Broché)
Partages est un roman tragique et dur. Ce sont les voix emmêlées de Sarah et Leïla, deux jeunes adolescentes de 17 ans. Sarah, juive d'origine polonaise a quitté les États Unis avec sa mère, après les attentats du 11 septembre, pour rejoindre Israël. Leïla est une jeune palestinienne élevée dans un camp en Cisjordanie.
Elles se partagent la narration au cœur des chapitres de la première partie puis elles évoquent leur famille chacune dans un chapitre et dans une construction originale, la troisième partie mêle chaque récit.
Elles s'opposent par leur culture. L'une se définit par une phrase du Coran, l'autre par une phrase de la Torah. Mais elles vivent les mêmes choses, leurs livres d'histoire sont différemment présentés mais parlent des mêmes émeutes, des mêmes guerres.
Elles se ressemblent par la terre, la peur et le souvenir des morts.
Le style de l'auteur est très maîtrisé avec des phrases très longues qui laissent couler les émotions, les sentiments des jeunes filles. L'auteur parle en images et en mots. Dans la première partie, il est parfois difficile de savoir quelle jeune fille s'exprime car elles ressentent les mêmes choses dans leur vie quotidienne.
Les personnages sont très complets, ils s'inscrivent dans un passé et un présent. Les descriptions de lieux sont évocatrices.
L'auteur n'a pas souhaité s'alourdir sur le conflit israëlo-palestinien mais bien montrer, par ces rappels obsédants aux morts que chaque jeune fille porte sa culture et son destin avec la même conscience tragique.
J'avais beaucoup aimé aussi la poésie et le style du précédent roman de l'auteur, Personne qui a reçu le Prix Femina en 2009.

Après Ramallah
Après Ramallah
par Mathilde Vermer
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

4.0 étoiles sur 5 Un premier roman passionnant et éclairant, 10 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Après Ramallah (Broché)
Il est difficile de témoigner sur le conflit complexe israélo-palestinien avec impartialité. Mathilde Vermer donne la parole ou plutôt le crayon à Elisa, une jeune française, diplômée en Relations Internationales, engagée dans une ONG palestinienne.
Elle est accueillie par Shirin et son frère Youssef, une jeune étudiant gauchiste.
Avec Elisa, nous découvrons la Palestine avec son mur qui isole les villages, sépare les paysans de leurs champs d'oliviers, avec ses Check points où les militaires israéliens abusent de leur autorité, les restrictions d'eau, d'électricité, de denrées et l'invasion des colons. Avec ses yeux d'occidentale, elle observe sans juger mais ne peut que constater l'oppression. Elisa est souvent agressive, impétueuse, elle semble porter une douleur personnelle.
Ses discussions avec Youssef sont très intéressantes car ce sont deux cultures qui s'affrontent. Youssef est guidé par la haine et n'hésitera pas à utiliser la violence si elle est nécessaire pour acquérir la liberté. Il se confie sur son passé, son incarcération dans la prison de Faraa.
Elisa rencontre des villageois, elle peut constater leur très grande hospitalité. Cela devient une mission de témoigner, de défendre les droits de ces hommes.
La mort de Youssef l'a laissée anéantie, elle s'isole alors en Inde, son pays de cœur. Elle a besoin d'écrire cette histoire pour se redonner le droit de vivre. Mais se livrer est une épreuve difficile. Une retraite dans un ashram et surtout la lecture de Sam, un belge qui travaille dans une ONG en Inde l'aideront à accepter sa douleur.
Mathilde Vermer nous fait profiter de son expérience personnelle et construit un roman passionnant et éclairant. Son style est vif et moderne, ses personnages expriment justement leurs convictions.

Mensonges d'été: Histoires
Mensonges d'été: Histoires
par Bernhard Schlink
Edition : Broché
Prix : EUR 19,95

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un bonheur de lecture, 3 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mensonges d'été: Histoires (Broché)
Personne ne peut se targuer d'avoir toujours dit la vérité dans sa vie. Soit parce que l'on ne veut pas blesser un proche, soit parce que l'on veut profiter du moment présent, soit par lâcheté, ou tout simplement parce que nous mêmes ne voulons pas reconnaître un état d'âme, il est plus facile de choisir une attitude mensongère plutôt que la vérité.
Bernhard Schlink évoque autour de sept nouvelles des relations faussées par le mensonge. Ce sont des relations de couple ou des relations de famille, des personnes plus âgées qui craignent la mort, le vieillissement et qui veulent faire le point sur leurs précédents choix.
Toutes les nouvelles sont très travaillées, avec des rencontres, des destins, des choix de vie, des différences entre les générations. Chaque petite histoire est passionnante, certaines sont émouvantes, notamment avec les personnes plus âgées. Les personnages sont construits, l'auteur nous dévoile leurs vies, leurs origines, leurs pensées si bien que dans chaque histoire j'ai eu l'impression de bien comprendre ces destins. Les sentiments sont intenses et perceptibles. Toutes les nouvelles ont des fins ouvertes pour bien montrer qu'il n'y a pas de bonne ou mauvaise décision. Il y a des choix qui nous portent sur une certaine vie ni meilleure, ni pire, mais simplement différente.
"j'ai écrit un jour là-dessus : sur le fait que les grandes décisions qu'on prend dans la vie ne sont pas justes ou mauvaises, et qu'on vit seulement des vies différentes."
Ma nouvelle préférée est Le dernier été. Le récit d'un homme, d'un père et grand-père atteint d'un cancer des os et qui souhaite passer un dernier été en famille avant de se lancer dans sa décision finale pour éviter trop de souffrances. Elle est touchante de vérité, de sincérité et pose un réel problème de société et de couple.
La plus folle est celle de cet homme recherché pour le meurtre de sa petite amie, enlevée par un émir du Koweit. L'auteur fait preuve ici d'imagination, d'exotisme et de fantaisie.
C'est un vrai bonheur de lecture grâce à la richesse de chaque nouvelle et aux problèmes humains si justement évoqués.

L'impossible, N°1 :
L'impossible, N°1 :
par Sabine Wespieser
Edition : Broché
Prix : EUR 4,75

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Riche de témoignages éclairés, 6 juin 2012
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'impossible, N°1 : (Broché)
L'impossible est rédigé par des écrivains, des intellectuels, des artistes et des journalistes. Il traite de sujets de société.
" Il s'adresse à tous ceux qui espèrent en un changement de société (déjà visible ou perceptible dans tant de domaines, dans tant de pays, dans des oeuvres si nouvelles, si diverses) et que déçoivent non seulement la vie politique en France mais aussi la vision du monde que nous proposent les médias-papier ou internet." Michel Butel
Le premier numéro est disponible dans les librairies (et en kiosque) depuis le 22 mars, au prix de cinq euros.
Au sommaire du premier numéro, on y trouve :
- des entretiens (Femme libre de Gaza de Selim Nassib, une conversation avec Diego Masson, chef d'orchestre et percussionniste, un portrait de fabrice Epelboin, figure du web)
- une rubrique Urgences qui laisse la parole à des auteurs sur des sujets de société. On y trouve ici un témoignage sur le Liban, sur l'indifférence, Budapest.
- une lettre ouverte sur le chômage et la précarité
- un portfolio sur la Tunisie
- En passant, on trouve un article sur l'oeuvre de Sylvia Plath et Ted Hugues, des inédits, des lettres, un lexique de tout ce qui est impossible, une petite BD

C'est une revue de petit format, de 128 pages qui comprend textes, photos et illustrations.

La muraille de lave
La muraille de lave
par Arnaldur Indridason
Edition : Broché
Prix : EUR 18,53

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Où mène la cupidité? Sigurdur Oli mène l'enquête, 25 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La muraille de lave (Broché)
Arnaldur Indridason souhaite apparemment laisser son personnage principal, Erlendur, en vacances. Il a décidé de montrer une autre vision de l'enquête policière et de la société islandaise. Après avoir écrit un roman avec Elinborg (La rivière noire), il décide de faire mener l'enquête à Sigurdur Oli, le jeune adjoint formé aux méthodes américaines.
C'est l'occasion d'en découvrir un peu plus sur sa vie privée car l'auteur aime allier enquêtes et vie privée de ses enquêteurs parce qu'ils sont avant tout des hommes comme les autres.
Sigurdur Oli enquête sur une affaire de chantage suite à la demande d'un ancien ami d'école. Il se retrouve sur une scène de meurtre, celui de Lina, une libertine impliquée dans des affaires de moeurs. Dans sa vie privée comme dans son travail, Sigurdur Oli est un homme intransigeant, volontaire et un peu personnel. Il mène donc cette enquête souvent en solitaire, sans ménager qui que ce soit.
L'auteur est évidemment un grand maître de l'intrigue et cette affaire de mœurs nous entraîne bien plus loin, au cœur de la crise économique islandaise de 2008. C'est donc un roman beaucoup plus moderne qui nous fait découvrir les arcanes de la spéculation financière.
Comme à son habitude, Indridason crée une véritable ambiance en mêlant vie privée, enquête principale et une enquête secondaire qui nous fait découvrir un être meurtri depuis l'enfance prêt enfin à se venger.
L'auteur, par le biais du polar passionnant, peint aussi une société islandaise cupide. Que ce soient ces jeunes vikings de la finance ou le couple désœuvré de Lina et Ebbi, tous ont envie d'argent pour rembourser des prêts qui flambent ou pour mener un train de vie différent.
La muraille de lave est bien plus qu'une enquête policière, c'est à la fois un roman policier, un roman de société et un roman très humain qui tient le lecteur captivé jusqu'au dénouement.

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