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Contenu rédigé par Hervé J.
Classement des meilleurs critiques: 7
Votes utiles : 3249

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Commentaires écrits par
Hervé J. (Savoie,France)
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   

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Meets The Beatles
Meets The Beatles
Proposé par envoi rapide et immédiat
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Bourrin et un peu vulgaire !, 18 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Meets The Beatles (CD)
Grand fan des Beatles, je me faisais d'avance un plaisir de découvrir ce live de reprises des Fab Four par les Inmates. Désolé Darko, mais j'ai pas aimé! (enfin un peu quand même, mais ma femme qui a meilleur goût que moi, pas du tout!).

Premier constat: Bill Hurley ne sait pas chanter (et pourtant j'aime beaucoup Lee Brilleaux ou Barrie Masters, entre autres chanteurs de pub-rock), son exécution de "Hey Jude" mérite juste la corde (d'autant plus que ce titre un peu mièvre est assez déplacé ici, un "A Day In The Life" par exemple aurait mieux convenu). Deuxième constat peu amiable: Il n'y a pas vraiment de bassiste (quelques borborygmes graves en fond sonore, instrument pas accordé dans You Can't Do That, son cartonneux en général), c'est vraiment trop basique pour la musique des beatles qui nécessite une basse très engagée . Le batteur, lui, plante généreusement les clous et ferait presque passer Ringo Starr pour un disciple d'Art Blakey.

Les guitares font preuve d'une belle énergie ( language cuculturel ) mais sont surtout très prévisibles, aucune note ne m'a donné le frisson: saignant, puissant, mais ennuyeux.

Le choix de commencer le concert par trois morceaux très peu connus des Beatles est un bottage en touche d'un snobisme digne des Inrockuptibles. Ca commence sérieusement avec "Day Tripper", mais le chant gâche tout. Même constat pour Back In The USSR ou Bill Hurley chante toutes les fins de refrain un demi-ton trop bas, affreux et éprouvant.

We Can't Work It Out est une chanson que je n'aime guère et ici le chant, encore, n'arrange rien. Dans "I Wanna Be Your Man" on se prend à regretter Jagger et même Bill Wyman qui lui sait accorder une basse. Les guitares sont néanmoins très sympas. "Sergeant Pepper" est un peu mou de la patte, "Birthday" est assez réussi avec un joli passage de batterie assez pachydermique.

"I Saw Her Standing There" est honnête mais n'arrive pas à la cheville de la version des Beatles. La pulsation originelle de "Get Back" est totalement passée à la trappe et le rythme de caisse claire style défilé de majorettes enlève toute l'âme du morceau.

"I'm Down" est le morceau qui convient le mieux à la voix hurlée de Bill et c'est à mon goût le titre le plus réussi du concert. Dommage que tout n'ait pas eu cette tenue.

On pourra trouver ce jugement un peu à l'emporte pièce j'en conviens, mais chez moi la déception est souvent vive et à la hauteur de la déconvenue . Néant moins, l'oeuvre des Beatles, même pour son penchant rock'n roll, mérite mieux que ce travail de fonctionnaires besogneux.

Bien que Cheap Trick soit moins tendance voire snob que les Inmates, je préfère de loin son Sgt.Pepper Live , beaucoup plus respectueux du fond et de la forme.

Les trois derniers morceaux bonus qui ne sont pas d'origine liverpuldienne sont beaucoup plus convaincants et la voix du chanteur y est plus à sa place, j'aimerais presque !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (25) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 22, 2014 7:14 AM CET


Madison Square Garden 1978 (CD + DVD)
Madison Square Garden 1978 (CD + DVD)
DVD ~ JETHRO TULL
Proposé par zoreno-france
Prix : EUR 15,28

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un agronome anglais dans un jardin carré ., 15 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Madison Square Garden 1978 (CD + DVD) (DVD)
Ce concert de Jethro Tull au Madison Square Garden a été filmé par la BBC et fut le premier à être retransmis par satellite en mondovision (pas en France, évidemment).

Il est de la même époque que le fameux live "Bursting Out". Le DVD est étonnant car les trois premiers et deux derniers morceaux du concert ne sont pas filmés (seulement en audio) pour des raisons techniques (retransmission de 50mn). On assiste donc à un vraie-fausse deuxième entrée sur scène du groupe au début de la retransmission en direct, ce qui a dû étonner le public à l'époque.

Pour les avoir vus en concert en ces glorieuses années, on retrouve exactement la magie et la folie du groupe mais aussi son extrême professionnalisme et son sens incroyable de la mise en place.

Il est à noter que lors de ce concert, Tony Williams le bassiste est un remplaçant, car John Glascock le titulaire venait d'avoir des problèmes cardiaques (il mourra l'année suivante). Originaire de Blackpool, le fief du Tull, Tony Williams s'en sort très bien, malgré une pression et une nervosité évidentes.

Le concert est relativement bien filmé, Tull monde a droit à son quart d'heure de célébrité (sauf peut-être David Palmer, l'orchestrateur et second clavier). Penser aussi a repasser l'image en 4/3, sinon certains membres du groupe en collants médiévaux ont de gros popotins!

Le deuxième disque du coffret (CD audio) reprend le concert dans sa presque intégralité (78mn), mais sans le morceau inédit présent en audio à la fin du DVD. Ce CD est surtout intéressant pour son line-up original et rare, mais Jethro Tull Live: Bursting Out est beaucoup plus complet.

Dans le petit livret datant de 2009, Terry Ellis le manager du Tull et patron de Chrysalis et Ian Anderson reviennent avec nostalgie et humour sur la genèse et la réalisation de ce projet.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (14) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 22, 2014 6:32 AM CET


Jack In Green: Live In Germany
Jack In Green: Live In Germany
DVD ~ Jethro Tull
Proposé par Mercury-music
Prix : EUR 11,29

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Vert de gris de Tull ., 14 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jack In Green: Live In Germany (DVD)
Ce DVD est entièrement constitué de concerts ou de prestations live en Allemagne (de l'Ouest à l'époque). Au pays de Bach cela coule de source puisque la légende du "Joueur De Flûte De Hamelin" se passe outre-Rhin et que les allemands furent aussi habitués pendant les années trente et quarante à ce qu'on leur joue du pipeau lors de grandes manifestations populaires.

La première partie du DVD date de 1982 lors de la tournée " Broadsword And The Beast". C'est filmé par la télévision allemande sans grand génie, beaucoup trop de gros plans sur Anderson. Le son et l'image sont d'époque (penser à repasser en 4/3). Les morceaux retenus ne sont pas grandioses, seuls les mythiques Aqualung et Locomotive Breath sortent du lot mais dans des versions assez poussives. A noter le claviériste pas très inspiré qui nous fait regretter le très bon John Evan, il nous assène un trop long solo genre Emerson du pauvre ( hormis le batteur en soutien, les autres ont dû aller boire un binouze, on est au pays de la bière).

La seconde partie de 1986 (tournée "Crest Of A Knave") est assez pathétique: Ian Anderson n'a plus beaucoup de voix et les musiciens s'essaient au jeunisme avec des casquettes et des fringues fluos. Faut-il définitivement oublier les années 80 ?

Les deux morceaux datant de 1993 sont assez croquignols: dans une émission télé pleine de dorures, le Tull joue à l'orchestre de thé dansant, Anderson a maigri et a retrouvé sa voix, c'est kitsch à souhait mais très sympathique.

Les deux derniers morceaux filmés en live par la télévision allemande en 1971 sont des petites merveilles et sont presque la seule raison d'acheter ce DVD (vu le déchet, faut vraiment être fan!). On retrouve le line-up de Benefit, le troisième album et dernier avec l'excellent bassiste Glenn Cornick (bien qu'il joue sur une Gibson EB3 comme Jack Bruce).

Le nouvel arrivant au piano, John Evan est époustouflant, Ian Anderson ressemble à un gamin, c'est très touchant et hélas, très nostalgique.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 16, 2014 10:22 PM CET


Live At Montreux 2003 [Blu-ray] [Import anglais]
Live At Montreux 2003 [Blu-ray] [Import anglais]
DVD ~ Jethro Tull
Proposé par FLASH
Prix : EUR 14,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 " Les vieux de la vieille.", 14 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live At Montreux 2003 [Blu-ray] [Import anglais] (Blu-ray)
Avec, dans les rôles de Gabin et Pierre Fresnay: Messieurs Ian Anderson et Martin (Lancelot) Barre ( pronounced Barré, étonnant pour un guitariste, pas d'accord? ).

Bon, au premier ras-bord, Ian Anderson a pris un petit coup de vieux, la voix qui a du mal à atteindre les aigus, mais Martin Barre a maigri et son jeu de guitare s'est encore affiné, alors ça équilibre...

Montreux, où ce concert a été filmé, est une ville bénie par les dieux: elle fut le lieu où Deep Purple enregistra "machine head" et aujourd'hui on peut y déguster les meilleurs féras du lac Léman, arrosés d'un petit coup de Fendant.

Le Montreux jazz festival,organisé par monsieur Claude Nobs (cité sur Machine Head) est toujours synonyme de grande qualité musicale et ce concert ne déroge pas à la règle.

Sur les cinq musiciens présents, trois sont nouveaux, assez jeunots (40 ans), mais assurent comme des bêtes (le batteur est un clone de Barriemore Barlowe).

La prise de son est parfaite, le light-show sublime mais zen et les cameramen connaissent leur sujet sur le bout des doigts: de la belle ouvrage( l'image est tellement bien définie qu'on arrive à repérer les réglages des potars sur les têtes d'amplis Soldano, des Rolls d'ailleurs!).

Si vous voulez prendre un cours de guitare par un des plus sublime et most underated guitariste, j'ai nommé Martin Barre, vous allez en prendre plein la tronche! Avec les années, il est comme le bon vin, un gant de velours dans un gant de fer. De plus avec les vieux jours, il s'est converti à la Stratocaster (après des années d'errance Gibsonienne et Hammerienne),le brave homme!

Ian Anderson assure toujours autant son rôle de bateleur médiéval, mais avec un humour "so british" à dérider les Suisses!

Le répertoire va des débuts: Fatman, jouissif où le guitariste joue la flûte à la place d'Anderson à la mandoline, Nothing is easy) en passant par la période "song from the wood"(hunting girl,p.tain de riff!),aux classiques (My God, Aqualung, Locomotive Breath) et un set acoustique épatant (Pavane de Gabriel Fauré, Bourrée, et autres morceaux jazzys en diable.

Tout cela passe très vite dans une bonne humeur communicative et l'on voudrait bien un autre épisode avec "Thick as a brick" et consorts.

Un superbe témoignage du Tull, à compléter avec le concert du Madison Square Garden de 1978 et qui prouve que le rock (même celtico-prog) ça conserve!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 16, 2014 5:50 AM CET


Blake & Mortimer - tome 23 - Bâton de Plutarque (Le)
Blake & Mortimer - tome 23 - Bâton de Plutarque (Le)
par Yves Sente
Edition : Album
Prix : EUR 15,95

3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 A l'impossible nul n'est tenu ., 11 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blake & Mortimer - tome 23 - Bâton de Plutarque (Le) (Album)
Il faut se rendre à l'évidence: on ne retrouvera jamais plus de Blake et Mortimer de l'époque Jacobs, que ce soient les chef-d'oeuvres comme Blake & Mortimer - tome 6 - Marque jaune (La) ou les ratages patents comme Blake & Mortimer, tome 12 : Les 3 formules du professeur Sato, tome 2.

L'époque de ce nouvel album est antérieure au Secret De L'Espadon. Le préquel est une forme que je n'aime pas beaucoup car c'est souvent un aveu d'impuissance scénaristique .

Malgré les réserves que l'on peut apporter au scénario, il faut reconnaître que cet album est une grande réussite graphique: avec sa scène d'ouverture sur le porte-avions on se croirait même dans un très bon Buck Danny. Très fidèle à l'esprit Jacobsien, on retrouve aussi d'autres influences: réminiscences de Lefranc, tome 1 : La grande menace dans les scènes de paysages du Lake District ou de Les Aventures de Tintin, Tome 16 : Objectif Lune pour le centre de recherche de Skaw-Fell.

La seule réserve que j'émettrais est la présence de l'horrible saucisse de Strasbourg volante qu'est le "Golden Rocket" qui jure fortement avec le réalisme des autres avions (Spitfire, Catalina, Fairey Barracuda, même l'aile volante Horten 229 allemande a réellement existé, mais seulement à l'état de prototype). Passage obligé pour recoller au Secret De L' Espadon datant de soixante ans, on touche ici à la limite du recyclage historique: aujourd'hui cet avion serait incapable de voler avec ses risibles réacteurs poussifs et son look pathétique.

Le scénario tient quand même assez bien la route, le côté documentaire est parfois un peu envahissant mais malgré tout très plausible. On alterne entre les scènes d'action et celles de polar psychologique parfois un peu longuettes, mais la lecture reste assez fluide. Les méchants sont toujours hélas cousus de fil blanc et la présence d'Olrik dans le camp des alliés n'est pas très crédible voire un peu dérangeante pour le fan de base de Blake Et Mortimer ( au fait, je n'ai toujours pas compris pourquoi Olrik utilise une voiture conduite à gauche en Angleterre, un private joke ? ).

J'aurais du mettre 4 étoiles comme je l'avais fait pour Le Serment Des Cinq Lords qui est potentiellement moins bon, mais ici je trouve que la jonction entre la fin de la seconde guerre mondiale et l'hypothétique future WWIII du Secret De L' Espadon ne fonctionne pas très bien et cela m'a pas mal gâché la lecture.

Voir dans la vignette finale: "la suite dans le prochain épisode, Le Secret De L'Espadon", albums que j'ai lus tout gamin fait un peu collision temporelle digne du Piège Diabolique !

A lire les différents commentateurs, souvent fans de base d'EP Jacobs à l'origine, on est quand même étonné de l'extrême diversité des avis sur les nouveaux albums de Blake Et Mortimer.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 12, 2014 11:50 PM CET


Golpeador (miroir) chrome 2 plis pr Jazz Bass 10H
Golpeador (miroir) chrome 2 plis pr Jazz Bass 10H
Proposé par Dangleberry Music
Prix : EUR 24,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Miroir, ô mon beau miroir !, 10 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Golpeador (miroir) chrome 2 plis pr Jazz Bass 10H
Les Jazz Bass Fender fretless n'existent hélas qu'en noir ou sunburst 3 tons que je n'aime pas ( moins beau que le deux tons, le noir étant beaucoup trop dominant) . Reste le modèle noir, mais avec le pickguard blanc c'est un peu tristounet!

J'ai donc monté cet élégant scratchplate effet miroir légèrement fumé qui évolue selon la lumière et qui donne une superbe impression de profondeur à la guitare. l'effet n'est pas du tout clinquant et contraste avec le chrome de la plaque d'origine supportant les trois potentiomètres.

C'est très facile à monter, pas besoin d'enlever les cordes. Il faut juste desserrer la plaque des potards pour bien la faire joindre avec le nouveau pickguard et resserrer le tout une fois en place (commencer à serrer les vis proches de la plaque potards en premier).

Le résultat est vraiment réussi, mais demande en contrepartie un nettoyage plus fréquent, les traces de doigts étant très visibles.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 14, 2014 6:38 PM CET


Clapton par Eric Clapton
Clapton par Eric Clapton
par Eric Clapton
Edition : Broché

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 God éméché ., 5 décembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Clapton par Eric Clapton (Broché)
Ce livre, ça fait longtemps que je l'ai lu, mais je l'ai encore en travers de la gorge.

Je m'attendais à découvrir tous les secrets guitaristiques de Dieu: sur quelle gratte je joue dans Layla, s'il y'a une disto dans Cocaïne ou si c'est juste la saturation naturelle de l'ampli, quel est le tirant des cordes de ma Martin sur Tears In Heaven, ou pourquoi je ne me suis pas tiré une balle dans la tête après avoir écouté Hendrix pour la première fois ?

Que nenni! Juste quelques confidences dignes d'une télé-novella brésilienne: j'ai piqué la femme de mon meilleur ami et je picole pour oublier, bravo! Tout ça pour finir avec un douteux festival de blues histoire de soutenir une fondation anti-alcoolique située dans une île paradisiaque, vraiment pour décrocher du ti-punch y'a pas mieux! Keith Richards en rigole encore!

Bon, ce livre sur l'abstinence est pas mal quand même, mais le blues sans bibine c'est juste pas possible, le bottleneck n'a pas été inventé avec un goulot d'Evian que je sache!

Et puis avec des idées comme ça je vais finir par perdre mon boulot! Alors comme disait Freddie Mercury: " chômage go home! " .
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 7, 2014 11:05 AM CET


Le Garage de Paris - Tome 1 : Dix histoires de voitures populaires
Le Garage de Paris - Tome 1 : Dix histoires de voitures populaires
par Dugomier
Edition : Album
Prix : EUR 13,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Dessin ordinaire, histoires pas super ., 3 décembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Garage de Paris - Tome 1 : Dix histoires de voitures populaires (Album)
Je me faisais un plaisir de lire cet album d'histoires de voitures de ma prime enfance, dont certaines étaient déjà bien en bout de course à l'époque (Traction Citroën, 4cv Renault, 203 Peugeot, Simca Aronde). Mais hélas, malgré une couverture très jolie, l'intérieur est beaucoup moins soigné. Si le style de Bruno Bazile convient à des pochades comme les Aventures de Sarkozix T01 Tout pour ma gaule, il est un peu limite ici. On est bien loin des magnifiques dessins de voitures d'un André Franquin ou d'un Maurice Tillieux voire de Jidéhem (ou Hergé et ses collaborateurs, Jacques Martin dans un style plus classique).

Pour emprunter un néologisme brélien, les voitures semblent "racrapotées", comme réduites par un sorcier jivaro ou comme une pomme cuite au sortir du four. Le graphisme des personnages et des décors n'est pas très réussi, impersonnel et un brin vulgaire. Le lettrage des phylactères n'est pas très délicieux.

Le scénario des histoires est presque inexistant, c'est juste un prétexte pour dérouler la fiche technique de chaque automobile (qui aurait mieux figuré dans un appendice plus complet en fin de volume). Les mises en situation des autos sont souvent caricaturales (babas-cools au Larzac pour la deuche, FFI pour la traction, délire militaro-cycliste pour la Jeep). J'aurais aimé retrouver la poésie d'un Tillieux ou la fantaisie débridée de Franquin, mais il faut bien admettre que l'âge d'or de la BD est définitivement derrière nous.

Le choix de certaines voitures est assez étrange: le Jeep est une voiture militaire et même si elle a suivi le Tour De France quelques années après-guerre, on ne peut pas dire qu'elle fut très présente dans les rues ou sur les routes de France. La berlinette Alpine A110 est aussi un choix discutable: si une voiture est populaire parce qu'elle plait au peuple, la Ferrari 250 ou la Porsche 911 étaient toutes aussi populaires dans les années soixante!

Je suppose que de nombreuses voitures absentes dans cet album se retrouveront dans un prochain tome (404 Pijot, DS Citroën, Dauphine et 4L Renault, Simca 1000, etc...), mais à moins d'un très net regain graphique et scénaristique, ce sera sans moi.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 6, 2014 7:24 PM CET


Les Grandes batailles - L'intégrale en 11 DVD
Les Grandes batailles - L'intégrale en 11 DVD
DVD ~ Daniel Costelle
Prix : EUR 25,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le triomphe de l'art figuratif ., 30 novembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Grandes batailles - L'intégrale en 11 DVD (DVD)
Autrefois, les batailles étaient peintes: Paolo Ucello pour le moyen-âge, Jean Gros sous l'Empire, Otto Dix livra aussi de très belles scènes de tranchées dans un style proche de Brueghel d'Enfer et de Jérôme Bosch. Avec le Guernica de Picasso on arriva à une impasse esthétique, Dieu n'y reconnaissant plus ses ouailles !

Avec l'avènement du cinéma, les nations civilisées prirent les choses en main en embauchant des millions de figurants bénévoles pour la réalisation de grandes fresques vivantes d'un réalisme saisissant. Comme d'habitude, l'Amérique du Sud et l'Afrique sub-saharienne en parents pauvres furent une fois de plus les grands oubliés de ces festivités (certains figurants maghrébins ou sénégalais furent néanmoins employés en France mais touchèrent leur cachet avec beaucoup de retard sous Jacques Chirac 1er).

Chaque grande nation se vit dédier un tableau de grandes batailles: France, Angleterre, Russie (exceptionnellement deux tableaux, Moscou et Stalingrad), Italie, Allemagne, Amérique et Japon avec le Pacifique. La Bataille Du Désert n'est pas très réussie (Tunisie, Lybie et Egypte manquant de moyens à l'époque). Le régionalisme n'est pas oublié avec la Normandie. Le dernier tableau "Nuremberg" est un peu surréaliste frisant l'art conceptuel: les oeuvres ne sont pendues aux cimaises qu'en toute fin de vernissage.

Dans ces films datant de 1966 à 1974, de nombreux figurants encore vivants avant leur mort nous offrent un making-of très intéressant. Il est à noter que ces anciens militaires étrangers parlaient mieux à l'époque le français qu'une majorité de nos concitoyens aujourd'hui

Remercions les créateurs pour ne pas avoir cédé à une colorisation criarde de mauvais goût (Apocalypse : la Seconde Guerre mondiale) et d'avoir opté pour un somptueux noir et blanc.

Comme pour celui des bâtisseurs de cathédrales, un art magnifique qui tend à disparaître: nations de tous pays, mobilisez-vous !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 4, 2014 12:04 PM CET


Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B - Tome 2 : Mon retour en France
Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B - Tome 2 : Mon retour en France
par Jacques Tardi
Edition : Album
Prix : EUR 25,00

8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La longue marche ., 29 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Au début de 1945, après cinq ans de loyer gratuit en Poméranie, le prisonnier de guerre français René Tardi doit quitter à regret son pimpant stalag sous la pression de l'avance russe. Un avantage pouvant en cacher un autre, avec ses nombreux colocataires il va traverser d'est en ouest quasi intégralement à pied la riante Allemagne, gardé par de joyeux drilles teutons adeptes entre autres spécialités régionales du weight watcher très en vogue à cette époque.

La neige, la boue, la faim, la crasse, la fatigue, plus une infection dentaire et une oreille gelée pour le père de l'auteur, nous rappelleront hélas la dure crise que nous vivons aujourd'hui en France libérée.

Le dessin noir et blanc, réhaussé d'un très gai gris sourire, est comme d'habitude chez Tardi: magnifique! On passe en douceur des paysages champêtres avec leurs grandes fermes à colombages de la Prusse Orientale encore épargnée à l'austérité toute luthérienne des villes allemandes ré-urbanisées par le génie du Bomber Command anglo-saxon.

Les dialogues avec son fils virtuellement présent permettent au prisonnier de revenir sur la grande et la petite histoire de cette époque bénie par les dieux du Walhalla. Ce sont surtout avec les faits et gestes, les anecdotes, consignés par son père dans son carnet jour après jour pendant son retour au pays, long, dangereux et hasardeux, que Jacques Tardi est le plus touchant.

Sur les 130 pages de l'album, les personnages parlent peu, on assiste plus à un long défilé fantômatique qui pourra rebuter les adeptes du comique de répétition.

La vision paradoxale et surréaliste des PG français, dans leur uniforme de perdants datant de la Débacle de 40 croisant en 1945 ceux de la Wehrmacht en plein crépuscule des dieux, est assez saisissante.

A la fin de l'album, les relations entre les armées russes et anglo-américaines sont judicieusement analysées. Espérons que cela reste de l'histoire ancienne.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 30, 2014 7:58 PM CET


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