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Contenu rédigé par Francisco
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Francisco
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Le Solitaire [Édition Collector Blu-ray + DVD + Livre]
Le Solitaire [Édition Collector Blu-ray + DVD + Livre]
DVD ~ James Caan
Prix : EUR 28,29

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 First Mann ! (Blu-ray), 21 mars 2015
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Master Mann Origins !
Le master soigneusement restauré des éditions Criterion est désormais proposé par le prestigieux et courageux éditeur Wilds Side. Voici, dans une sublime copie, Thief (le Solitaire). Premier film "ciné" de Michael Mann. 35 ans après le tournage, Frank n'a pas pris un cheveu blanc et revient nous flanquer deux bonnes leçons. Un vigoureux rappel des fondamentaux du polar Urbain et une bible de mise en scène et direction d'acteur.
James Caan ( éternel Sonny Corleone) n'a jamais été plus intense que dans ce rôle. Perceur de coffre de première catégorie. Premier portrait de "Ronin"de la fascinante filmographie de Michael Mann.
35 ans après, la maîtrise du cadre, de la lumière, le découpage à la précision d'orfèvre, reste encore impressionnante. Bien sûre, les décors, costumes, ambiances sonores et B.O sont aujourd'hui datés mais sans que cela nuise à l'efficacité dramatique de l'ensemble.
Tout l'univers de Mann est déjà là. Le pro solitaire, hors systèmes, fonctionnant avec rigueur selon ses propres codes. Le rêve d'un nouveau départ, d'un ailleurs désespérément inaccessible. L'intégrité des francs-tireurs au centre d'une réalité de corruptions et de trahisons. Autant de thèmes déclinés de films en films. Impossible de ne pas penser aux héros du Sixième Sens, Heat, Collateral, The Insider ou le virtuose biopic d'Ali. Pour ne citer que cinq oeuvres majeures d'un des plus grands cinéastes américain.
Ce qui frappe est cet aspect à la fois ultra-documenté et réaliste qui impose déjà le Label Mann. Dans les bonus, Jimmy Caan précise qu'il fut formé par d'authentiques perceurs de coffres. L'ouverture du film est à ce titre une démonstration quasi en temps réel d'un braquage de pro.
Le Solitaire a vieilli comme un grand cru car rien jamais ne sonne ou ne joue faux dans ce sombre et élégant polar. Son influence a pesé sur nombre de films, jusqu'au récent Drive de Winding Refn, où l'intégrité et le professionnalisme du héros, la mutique ouverture au son des fréquences de police jusqu'à la manière de filmer la ville au son d'une B.O très 80's semble réveiller la nostalgie de ce cinéma "d'atmosphères et de personnages".
A la rigueur de la mise en scène s'ajoute le casting. Un régal. Vivier de vrais flics et ex-taulards sorti de l'impressionnant carnet d'adresse d'un réalisateur fasciné depuis toujours par le milieu du gangstérisme. Mann est réputé pour être un puits de science dans ce domaine.
Outre le plaisir de retrouver James Belushi et le country-man Willy Nelson, le coup de génie de ce pur moment de cinéma reste pour moi le choix de l'acteur Robert Prosky dans le rôle du bad guy. On est très loin ici des clichés du genre. Ce type serait vite recalé chez les Soprano. Une allure bonhomme et un sourire de bon papi. Dirigé de main de maître, ce père Noël se glisse rapidement dans son costume de big boss. Le grain de gros sel dans le monde de Frank. Derrière les sourires, les cadeaux et les propositions alléchantes apparait rapidement l'implacable cruauté d'un système mafieux totalement oppressant. De l'affable au bien flippant.
Sans rien spoiler de l'intrigue évoquons également la scène culte de la cafétéria. Un dialogue sublime entre James Caan et Tuesday Weld sur la vie, la survie et l'amour. Naissance d'une relation amoureuse étrange et improbable, interprétée avec un naturel éblouissant. Véritable étendard de la méthode "Actors Studio". Fusion absolue de l'acteur au personnage. On rejoint ici les grandes scènes de l'histoire du cinéma ou brillent les Brando, Clift, Pacino, De Niro, Nicholson et autres monstres sacrés.
Si l'on oublie les synthés de Tangerine Dream, les raisons de voir, revoir et conserver ce premier geste artistique de Magic Mann sont nombreuses.
Le plaisir, lui, est unique.
Très grand film.

LE BLU-RAY : Classieux packaging. Bonus de choix, l'ouvrage passionnant signé Michael Henry Wilson. Photos, anecdotes, interviews. Du travail de pro pour caresser le collectionneur dans le sens du poil. Coté galette c'est une véritable résurrection. Copie propre et retour à l'étalonnage d'origine!. Niveau de détail sublimé. Respect du grain ciné mais géré admirablement dans les nombreuses scènes nocturnes. Le triomphe du remastering HD. (Seul problème, quand on assiste à ce miracle, c'est l'envie de hurler : " Alors c'était quoi ce blu-Ray tout mou du genou pour Heat?!! Il va falloir bosser maintenant! On ne va quand même pas supporter d'avoir un top démo pour le premier Mann et se contenter d'un vague upscale de dvd pour le monument de sir Michael! Allez, un petit lifting 4K pour De Niro et Pacino!)

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Quelques heures de printemps [Blu-ray]
Quelques heures de printemps [Blu-ray]
DVD ~ Vincent Lindon
Proposé par Expédition sous 24H
Prix : EUR 11,88

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'émotion vraie (Blu-ray), 16 mars 2015
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Le cinéma français comme je l'aime. Sans discours, mais à l'écriture pointue. Pudique, humble et toujours juste.
Ces Quelques Heures de printemps valent tous les vains débats sur la question de la fin de vie. Le choix de "l'auto-délivrance" est ici exposé sans pour ni contre. C'est un regard neutre posé sur le choix d'une femme condamnée par un cancer incurable et bien décidée à rester "décisionnaire" jusqu'au bout. Comme une évidence. Face à elle le silence d'un fils muré dans la honte et la colère après 18 mois de prison pour "une connerie". À quoi bon juger? Semble murmurer ce film admirablement interprété par Hélène Vincent et Vincent Lindon.
La sobriété de leur jeu et celle, "documentaire", de ce métrage dépouillé de tout effet, permettent d'éprouver de la manière la plus subtile qu'il soit les émotions et réactions de ces deux personnages au relations compliquées. Ni l'un ni l'autre ne supportant plus leurs "destins plombés".
Profondément triste, emplit de compassion pour tous ses personnages, Quelques Heures de Printemps nous place en permanence au plus proche de l'humain. Sans aucun bavardage. L'émotion ne surgit qu'en quelques mots. Du cinéma intime sans être complaisant. Ce travail admirable d'écriture et de mise en scéne est signé du réalisateur délicat et de Mademoiselle Chambon et Je ne suis pas là pour être aimé, Stéphane Brizé. Une forme de "naturalisme humaniste" rare et précieux. Le réalisateur assoit définitivement son talent d'équilibriste dans un paysage ciné Français oscillant trop souvent entre pessimisme branchouille et angélisme béat et rigolard. Place ici à l'émotion vraie. Bravo et merci.
LE BLU-RAY : Une douce texture argentique. Un niveau de détail qui permet de savourer au mieux les deux immenses prestations de Vincent Lindon et Hélène Vincent.

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Rectify - Saison 1 [Blu-ray]
Rectify - Saison 1 [Blu-ray]
DVD ~ Aden Young
Prix : EUR 25,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tenter de vivre, 13 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rectify - Saison 1 [Blu-ray] (Blu-ray)
Prendre le temps.
La force d'une série sur le long-métrage, lorsque l'écriture est profonde et inspirée, est d'offrir le luxe de la lenteur. Celle de pouvoir installer un personnage et instaurer un climat qui plongeront plus loin les racines de l'histoire dans le coeur du spectateur. Et si il y a bien une série qui procéde de cette magnifique hypnose il s'agit bien de Rectify. Réussite éclatante. Un choc silencieux. L'errance, à la fois contemplative et douloureuse, d'un homme retiré de la vie durant vingt ans et plongé dans une réalité qu'il ne reconnait plus. Sortir de prison après 20 ans. Après s'être fermé à l'espoir. 20 ans sous le coup d'une condamnation à mort. En ne vivant "que cet espace entre les secondes".
Libéré pour vice de procédure Daniel Holden retrouve brusquement la lumière du dehors, le jeu infini des ombres et des reflets, la fuite du paysage. Un espace sans limites après le ventre de la cellule. Accusé du viol et du meurtre de sa petite amie, Daniel a quitté sa première vie à l'âge de 18 ans. Il doit tout redécouvrir. Tenter de vivre. Affronter le regard des autres, cheminer entre la haine et la compassion. redevenir l'innocent. Coincé entre le ciel et l'enfer. Les anges et les démons. Écrasé par une culpabilité sur laquelle cette première saison a l'intelligence de ne jamais lever le voile.
L'intrigue, secondaire, ne sert que de support à un tableau absolument fascinant. Celui d'un personnage "verrouillé". Sa libération ne lui permet pas d'échapper à ce perpétuel "sentiment d'incarcération". Un hermétisme du personnage principal que l'acteur Aden Young incarne à la perfection. Son visage d'abord ordinaire s'anime parfois d'une manière stupéfiante. Sa prestation est au-delà des récompenses. Son jeu ne touche jamais sol. Le reste de la distribution ne souffre d'aucune fausse note. Une direction de premier ordre.
Que dire alors de cette mise en scène d'une maitrise et d'une grâce absolue. Une photographie "Malickienne" baigne ce récit terrassant. Une réalisation aérienne qui a l'élégance de ne succomber à aucun effet facile. Au cinéma, mis bout à bout, les six épisodes formeraient un long-métrage de 4 heures 30, certes exigeant mais de haute tenue. Un travail exemplaire sur la forme. Pouvait'il en être autrement lorsque l'on s'appuie sur une telle intelligence d'écriture. Né sous la plume de L'acteur Ray McKinnon (vu dans Deadwood, Mud, Take Shelter) Rectify remplit les silences, laisse filer les mots sans jamais briser le fragile équilibre entre sensation d'apesanteur et permanente intranquillité.
Une atmosphère absolument unique, promesse d'une seconde saison aussi ouverte que chargée de menaces.
Les producteurs de Breaking Bad viennent d'accrocher une nouvelle étoile à nos écrans.
Dégustée en HD, couleur et piqué ravissent. Une pureté dans l'image qui contraste admirablement avec la dureté du propos.

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Peaky Blinders - Saison 1 [Blu-ray]
Peaky Blinders - Saison 1 [Blu-ray]
DVD ~ Cillian Murphy
Prix : EUR 29,99

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Birmingham Empire (Blu-ray), 12 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Peaky Blinders - Saison 1 [Blu-ray] (Blu-ray)
Le voici, vibrant de santé, musclé, Rock et rageur, le petit frère teigneux de Boardwalk Empire!!!
Une "gangster-épopée" au plus près de la rue. Des personnages solides, habités par des rêves de grandeur et les pieds dans les flaques des bas-quartiers. Immédiatement crédibles, portés par la plume alerte du créateur et scénariste Steven Knight (Locke, Les Promesses de l'Ombre). Librement inspirée de l'histoire vraie d'un gang ayant sévi dans le Birmingham d'après la première guerre mondiale, les clins d'oeil aux grandes fresques mafieuses abondent. Le plan d'un gamin courant dans la rue avec en arrière plan les hautes cheminées d'usine de la cité ouvrière évoque directement le testament de Leone Il était une fois en Amérique. Tommy, le chef de meute, magistralement campé par Cillian Murphy qui assure méchamment dans le registre "impassible mais implacable", ramène à la vie le fantôme de Michael Corleone. Le jeune Parrain de Coppola. Leader-né, contrôlant sa famille, ses frères, sa soeur et prêtant une oreille encore attentive aux conseils de sa tante. Son ascencion apparait d'emblée inéluctable et laisse rapidement deviner les tragédies qui en découleront. Quant à la violence et la gouaille de cette réjouissante bande de gangsters, il serait difficile de ne pas y lire l'hommage aux Affranchis de Scorsese.
Au delà de ces références, Peaky Blinders trouve rapidement son propre style. L'alchimie nous saisit comme une claque. On appelle ce phénomène l'évidence. "Cette série ne pouvait pas ne pas exister". L'apannage des grandes réussites télévisuelles. Addiction quasi-immédiate. Il faudrait être en pleine dépression pour ne pas savourer ce festival de gueules au cuir tanné, ces trois rôles féminins de caractère (impressionnante Helen McCrory dans le rôle de l'auguste Tante Polly) et un glaçant Sam Neil tout en violence contenue. Impossible de ne pas être sensible à une direction artistique impériale, cette photographie de peintre flamand arrosé au whisky pur malte, laisser résonner jusqu'au fond du ventre cette B.O rude et bien calanchée enflammée par le Red Right Hand de Nick Cave and the Bad Seed. N'en jetez plus, J'ai envie de suivre ces types et de les accompagner jusqu'au bout. Signe qui ne trompe pas, la saison 2 a embarqué deux immenses acteurs. Tom Hardy et Noah Taylor! C'est un peu ça le principe d'un show réussi. Quand on se régale, et que l'on sait que le meilleur est encore à venir.
LE BLU-RAY : Coloré et détaillé. Indispensable pour savourer le travail exemplaire assuré sur les décors et costumes. Une petite tape sur les doigts malgré tout, pour de vilains fourmillements dans les scènes en basse lumière.

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Le Conte de la princesse Kaguya [Blu-ray]
Le Conte de la princesse Kaguya [Blu-ray]
DVD ~ ACTEURS INCONNUS
Prix : EUR 22,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'essence de l'Art (Blu-ray), 10 mars 2015
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LE BLU-RAY : On le sait, la HD brille au plus haut quand il s'agit de cinéma d'animation. Pastels, fusains, aquarelles, le trait est livré ici sans filtres. Une sensation merveilleuse d'avoir accrochée dans son salon une toile de maître prenant vie... Au plus proche des matières et couleurs. Merveilleux. Tout simplement.
Deux grands maîtres viennent donc de quitter la scène de l'animation japonaise.
Après le départ d'Hayao Miyazaki, c'est au tour du cofondateur du regretté Studio Ghibli, Isao Takahata, de livrer ici son testament. A l'âge honorable de 80 ans, le réalisateur de Pompoko et du Tombeau des Lucioles, le fait ici avec un sens de l'épure absolument admirable.
Retour aux sources de l'animation pour Le Conte de la Princesse Kaguya. Un trésor de la culture japonaise dont les origines remontent au moyen-âge. Un récit à la fois tendre et cruel sur la fragilité de la beauté en ce monde. Corruption du désir et de l'envie sur la magie et la grâce. Un conte universel aux résonances bibliques ou en quittant le "jardin d'Eden" la beauté originelle se consume dans les feux des artifices et du pouvoir. Une profonde mélancolie du propos que vient consoler la clarté de la forme. Le graphisme, ramené à l'essentiel, dessine en quelques traits, touches d'aquarelle et couleurs pastels,des mouvements d'une grâce et d'une fluidité qui évoque la magie des premiers Disney. Une présence de la matière animée où se lisait encore le travail des dessinateurs. On pense même au prodigieux travail de Frédéric Back sur l'Homme qui plantait des Arbres.
A cette apparente mais virtuose simplicité de traitement surgissent d'authentiques visions où tout s'envole ou parfois même bascule dans la rage d'un fusain charbonneux. La douce harmonie se déchire et vire alors à l'expressionnisme le plus halluciné. L'exemple le plus saisissant étant la stupéfiante séquence de course éperdue de Kaguya fuyant son temple-tombeau dans la nuit de la forêt. La peinture naïve confine alors à l'abstraction et seule l'émotion gouverne, libérée des limites du figuratif. C'est toute l'histoire de Kaguya. Tentative désespérée et déchirante d'échapper au monde des devoirs et des convenances pour que résonne encore le chant de l'enfance.
En cela le Conte de la Princesse Kaguya est l'adieu bouleversant d'un cinéaste atteignant les sommets en revenant à l'essence de son Art.

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Equalizer [Steelbook DVD + Blu-ray]
Equalizer [Steelbook DVD + Blu-ray]
DVD ~ Denzel Washington
Prix : EUR 19,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Au terminus des prétentieux (Blu-ray), 7 mars 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Equalizer [Steelbook DVD + Blu-ray] (Blu-ray)
LE BLU-RAY : Top démo. Rien à dire. On se régale de ces couleurs profondes et enveloppantes soutenues par un piqué olympique. On se croirait en 4K. Disons, 15/10.

Vous aimez les super-héros ? mais vous êtes fatigué des collants, capes, armures high-tech, gros marteau, combinaisons SM?
Vous êtes resté un môme, mais vous sentez malgré tout poindre en vous une certaine lassitude à l'égard de ces immeubles qui s'effondrent par paquet de douze et de tous ces types qui creusent une tranchée dans le bitume urbain à chaque fois qu'ils atterrissent?
Plus agaçant encore, vous ne supportez plus ces mecs qui décollent comme une fusée à la moindre contrariété pour aller réfléchir sur deux-trois questions existentielles au fond d'une cave ou au-delà du cercle polaire Arctique?
ALORS, voici sans doute ce qu'il vous faut. Un acteur super classe dans le rôle d'un vieux routard en peine maitrise de son art. Cette écrasante supériorité de la vieille école sur une jeunesse défonçée à la testostérone qui se disperse et part dans tous les sens. Denzel, lui, est calme, ne hurle pas mais quand il se bat, ou même simplement refait ses lacets, on se dit que oui la justice est en marche. Crédibilité instantanée.
On le savait depuis bien longtemps, Denzel Washington est super balèze et d'une folle élégance.
Le scénario, basique, librement inspiré d'une série des années 80, permet de s'abandonner voluptueusement à une réalisation et une photographie étincelantes. Précisons que Le réalisateur de Training Day et Brooklyn's Finest est aux commandes. Visuellement, le régal est permanent. Le directeur photo, Mauro Fiore, est celui qui a lustré Avatar et Training Day. Soyons clairs et directs, vous n'aurez jamais la sensation d'être en fin de soirée sur une chaine du câble. Certes, tout y est prévisible mais incroyablement chatoyant et festif. Un peu comme une soirée de Noël si vous êtes riche et que vous avez encore une famille.
Donc, pour synthétiser, si vous aimez vous adonner régulièrement au petit plaisir coupable d'assister à du démontage de malfaisants mais en vous offrant un spectacle bien emballé dans la forme et sans vous coltiner un justicier au rire gras et à l'humour bas de plafond : Equalizer est fait pour vous!
The Equalizer ne va pas régler définitivement le problème de l'insécurité dans le monde mais il va renvoyer la Mafia Russe à la maison-mère. Au terminus des prétentieux. Au début du film, le héros, Robert McCall (un nom certes ordinaire mais qui claque bien viril) apparait comme un vieux loup solitaire, totalement psycho-rigide, affligé de quelques tocs mais dont l'allure générale impose le respect. Certes il travaille chez Casto, mais en quelques plans bien chiadés le décor est posé : ce type respire le Badass mais façon Robin des Bois. Il est généreux, prévenant, aspire à l'anonymat MAIS, faut pas se voiler la face : on devine clairement chez ce monsieur un passé glorieux dans l'élite de l'intervention musclée. Justice et efficacité. Force et Honneur. Il va croiser le chemin d'une jeune prostituée Russe, magnifiquement interprétée par Chloë Grace Moretz (l'incroyable Hit Girl de Kick-Ass) En quelques scènes bien senties, dont une particulièrement émouvante, on sent bien que le destin de la malheureuse va enfin basculer du coté lumineux de la Force. Car, comme chaque plan semble le suggérer : Ne réveillez pas un Robert McCall qui dort!
Pour la suite, c'est jour de soldes. Tout doit disparaitre et vous en aurez pour votre argent. Les maffieux russes sont hyper-maffieux, les corrompus font pas semblant et le chef des Bad-Guy est un bonheur à détester. De faux airs que Kevin Spacey après deux trois mois de bodybuilding et quelques tatouages bien flippants. Donc pour moi le concept est bouclé. Mission accomplie. Enjoy!

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Fury [Steelbook]
Fury [Steelbook]
DVD ~ Brad Pitt
Prix : EUR 24,99

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Droit en enfer (Blu-ray), 1 mars 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Fury [Steelbook] (Blu-ray)
LE BLU-RAY : Il convient tout d'abord de saluer le sobre et classieux steelbook qui enrobe cette précieuse galette. Que le packaging devienne un Art et la collectionnite aïgue dont je suis frappé ne procure alors qu'extase et joie profonde.
Tourné et masterisé en 4k, détails, couleurs et profondeur des noirs ravissent. Même si la froide photographie du film ne vous réchauffera pas la rétine elle vous offrira un spectacle vierge de tout défaut. Et lorsqu'au terme de ce chemin de souffrance tout s'embrase, votre écran prend feu. Une certaine idée du bonheur pour les amoureux d'une l'image HD de caractère. Le voyage sonore est terrassant. Si sur le fond ce film peu "aimable" peut inviter au débat, sur la forme en revanche le travail est admirable. Grand moment HD.Oui, Fury est grand.

Dans l'écrin de ce Blu-ray de compétition voici donc un film de guerre puissamment cuirassé et porté par des acteur d'exception. Merci à l'équipage de Fury de nous rappeler qu'après le carnage du Jour le plus Long un nouvel enfer allait embraser l'Europe. Bienvenue au coeur de la folie et de la rage des combats. Une brutalité radicale qui a la sincérité et donc l'immense mérite selon moi d'écraser tout sur son passage, y compris les critiques (ce qu'ils n'ont guère appréciés)

Après quatre long-métrages en tant que réalisateur, le scénariste de Training Day et du premier Fast and Furious, David Ayer vient de m'offrir un glorieux festin. Je suis non seulement rassasié mais je me suis également pris une jolie claque en travers de la figure car de ses quatre précédents films, aucun n'avait si copieusement remplit mon estomac de cinévore. Après les leçons de cabotinage de Bad Times, l'artificiel et épuisant concept "télé-réalité" de End of Watch quelques inquiétudes planaient encore. Même si la bande-annonce avait attisé ma curiosité. "Quelque chose de plus" flottait dans l'air. Fury n'est absolument pas l'ogre patriotique moqué ici et là. Les héros ne sont ici que des bêtes de guerre. Des fantômes redoutables car lavés de tous idéaux par la boue et les torrents de sang charriés par la guerre. Pas de place ici pour les héros "à l'ancienne". Le sergeant "Wardaddy", campé par un Brad Pitt colossal, est un soldat de premier rang mais usé et dont le regard ne cherche même plus à masquer une totale désillusion. Il ne tient que par et pour ses hommes. Prestation magistrale. Mais connaissant l'immense talent de ce magnifique acteur je n'étais pas surpris. Pour moi, la véritable révélation de Fury c'est l'impressionnant Jon Bernthal (The Walking Dead, Le Loup de Wall Street) en semi-demeuré totalement border-line mais à l'infaillible loyauté. La démence qui traverse son regard vaut toutes les scènes de bombardements et exprime tout ce que la guerre retire aux êtres qui y sont plongés.

Rescapé des Tranformers, Shia LaBeouf s'impose lui aussi sans mal en personnage agrippé à sa bible pour ne pas basculer dans la folie. En quelques répliques et regards la vérité de son personnage apporte la touche d'humanité indispensable à ce quatuor défendu également par l'acteur fétiche de David Ayer, Michael Pena. A leurs coté un personnage témoin. Le jeune Norman, interprété par Logan Lerman (vu récemment dans Noé et ex Percy Jackson). Son "innocence" première permet au film de prendre la dimension d'un "récit d'apprentissage" trash et nihiliste. D'abord 'oiseau tombé du nid' le personnage, brutalement déniaisé, sera à terme surnommé "machine".

Oui, Fury est inspiré d'un glorieux fait d'armes durant lequel un seul char parvint à stopper l'avance de deux bataillons SS, mais David Ayer a eu l'intelligence de n'exalter aucun héroisme béat et de développer soigneusement les personnages. Et ceux de Fury ne font pas rêver. Ils semblent déjà mort et "miment" la vie. En témoigne la longue et sublime scène du "doux foyer", lorsque War-daddy et le jeune Norman s'isole un moment dans l'appartement doux et feutré d'une mère et sa fille. Un moment d'illusion qui sera rapidement et définitivement balayé.
Une phrase prononçé royalement par Brad Pitt résume le credo de ce film écrasant " Les idéaux sont pacifiques mais l'Histoire est violente".

Après une série de polars oubliables David Ayer vient d'écrire et réaliser là son grand film. Brillamment mis en scène et magnifiquement photographié par le jeune chef-op Roman Vasyanov (Charlie Countryman et End of Watch) Une oeuvre majeur sur la seconde guerre mondiale. Un focus nécéssaire sur l'après-débarquement. Presque un an de guerre totale. Hormis la magnifique série Band of Brothers, peu de films ont évoqué notamment la barbarie des SS à l'égard de leur propre population, contrainte d'y engager femme et enfants sous peine de mort. C'est finalement tout l'humanisme de cette oeuvre "pleine de bruit et de fureur conté par des fous et qui ne veut rien dire" sinon rappeler l'impasse de tout conflit. La guerre ne conduit nulle part. A l'image du char qui terminera son périple à un carrefour.
J'ai pensé ici au Peckinpah des Croix de fer. Chant de guerre funêbre et renouveau d'un genre trop souvent galvaudé.

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Boyhood [Blu-ray]
Boyhood [Blu-ray]
DVD ~ Ellar Coltrane
Prix : EUR 22,99

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5.0 étoiles sur 5 La vie est belle (Blu-ray), 25 février 2015
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La vie et rien d'autre.
Les enfants grandissent, les adultes vieillissent. Accompagner Mason et les siens douze ans durant et lire les marques du temps sur le visages des acteurs, offrent une sensation inédite. Le temps file devant nos yeux, sans les artifices et contraintes de la fiction traditionnelle. Sans pose d'auteur ni destructuration artificielle du récit, Richard Linklater nous livre ici un petit miracle de fraicheur et de gravité mêlées. Le projet est ambitieux mais la forme est simple. Une mise en scène souvent frontale et sans effets avec quelques plans-séquences, pour ne rien perdre de l'instant. Un traitement d'une profonde humilité.
Le temps fait l'oeuvre. Quelque chose de nos vraies vies, sans maquillages.
Le scénario se structure sur la scolarité de Mason, jusqu'à ce qu'il devienne un "Lauréat" et quittte le nid. L'essentiel sont les petits riens du quotidien et les drames toujours abordés en pointillés. Pas de pathos, ni d'hystérie. Les ellipses consolent. Boyhood n'est pas "un" drame mais le conte d'une vie ordinaire. L'histoire d'un petit garçon, Mason, élevé avec sa soeur par une mère fragile mais déterminée. Le père, séparé, est décrit avec tendresse. Immature, un peu artiste, mais profondément attachant et vivant "totalement" les rares moments passés auprès de ses enfants. Hommage à ce courage de tous les jours. Pour que la vie tienne debout toute seule, que nos enfants aient de quoi grandir. Rester présent. De ces rencontres, moments de constructions et de confrontations, ruptures, envols et périodes de doute, Boyhood délivre un récit toujours simple et juste. Jamais pesant ni plombant. Même si, en quelques lignes de dialogue ici et là, des vérités précieuse sur la vie nous sont confiées. Au terme de 2h45 de film et douze ans de vie, je suis ressorti le coeur apaisé. Boyhood est une oeuvre profondément humaniste. Chronique, récit d'apprentissage, odyssée, Un vibrant encouragement à aller de l'avant et vivre pleinement chaque émotion. Douze de tournage pour glorifier l'instant présent.
Magnifique Patricia Arquette, composant sans fards l'admirable personnage de la mère (un oscar mérité). Ethan Hawke, toujours subtil dans son jeu, en père fragile mais plein d'amour. Irrésistibles Ellar Coltrane, enfant du cinéma, et sa partenaire Lorelei Linklater, propre fille du cinéaste. Et ces personnages avancent au fil du temps, ou plutôt le temps fait avancer leur histoire... Et le réalisateur les accompagnent avec la même délicatesse.
Suivre ainsi ses personnages, Linklater sait faire. Dans son triptique Before Sunrise (1995) Before Sunset (2004) et Before Midnight (2013) Il aura vécu 18 ans de l'histoire de Jesse et Céline ( Ethan Hawke et Julie Delpy). Marque d'un cinéaste dont le principal carburant est la vie. Pas forcément une évidence quand certains "auteurs" s'égarent dans la citation, voir l'auto-citation. Il est bon de se rappeler que notre brève et fugitive existence de mortel reste un puissant scénario.
"What's the point... off all this?" Vivre, tout simplement.

LE BLU-RAY : Agréable sensation ciné. Un transfert HD respectueux de la texture 35mm. Douze ans de tournage pour un résultat totalement homogène. Pas de piqué à l'épate, un fin voile de grain mais un niveau de détail tout à fait honorable et des couleurs profondes. Le blu-ray creuse la distance avec le DVD sur les plans larges. Un résultat simple et chaleureux, à l'image du film.

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Le sel de la terre [Blu-ray]
Le sel de la terre [Blu-ray]
DVD ~ Wim WENDERS
Prix : EUR 24,99

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Au-delà des ténèbres (Blu-ray), 19 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le sel de la terre [Blu-ray] (Blu-ray)
Homme, aventurier, Photographe. Sebastiao Salgado est tout cela et plus encore. Un de ces artiste-humaniste dont le monde a tant besoin aujourd'hui. Wim Wenders nous raconte l'incroyable "mission" qu'est la vie de cette grande figure. Un parcours hors-norme et un oeil qui a exposé le spectacle de la vie et posé des visages sur la mort.
De véritables tableaux en noir et blanc d'une puissance terrassante, ou la lumière sculpte les visages et les corps du sel de la terre. Le genre humain. Et plus précisément "l'effort humain". La résilience de ces peuplades qui dans le dénuement le plus complet maintiennent leurs traditions à la marge de nos sociétés marchandes. Lui qui fut d'abord promis à une brillante carrière d'économiste sait plus que personne comment marche le monde... Son choix fut de vivre au plus proche de ceux que l'on oublie.

Salgado. Toujours seul et souvent loin de sa famille, fut également le témoin des plus terribles tragédies humanitaires. Un courage et un engagement absolus à témoigner des Famines, guerres et exodes. La face la plus noire de notre histoire. Portraits presque insoutenables de cadavres décharnés et d'ombres squelettiques aux regards effarés dans la fournaise du Sahel. Salgado. Un des premiers photographe à plonger au coeur du génocide rwandais. Spectacles de charniers, de ruines d'églises et d'écoles brulées avec leurs occupants. Autant de photographies terrifiantes qui laissèrent l'artiste exsangue et l'âme malade au milieu des années 90...
Comment croire encore en l'homme après la barbarie?. Comment mériter de vivre? poursuivre son quotidien en sachant que la souffrance la plus intolérable se déroule chaque jour à coté de nous? En cela Le Sel de la Terre est une oeuvre douloureuse mais nécessaire. Un film d'éveil
Wim Wenders a co-réalisé ce film bouleversant en compagnie du fils du photographe. Juliano Salgado. Tous deux commentent l'intensité de cette vie avec le coeur grand ouvert et une sincérité qui force l'admiration. Les interviews de ce maitre du noir et blanc sont réalisés sur fond noir pour et le visage de cet homme aux mille vies exprime le plus beau des paysages. Les marques de la tristesse se marient à celle d'une certaine forme de sérénité. Car Salgado à depuis retrouvé la lumière. Avec l'aide de ses proches et notamment de sa muse de toujours. Son épouse, Lélia. Le moteur de cette guérison porte un nom. Le projet Instituto Terra. Je vous laisse le découvrir, en regardant ce documentaire touché par la grâce, le plus beau de Wenders. Vous verrez comment, après ce voyage au bout de l'horreur, au bout de l'humain, Sebastiao Salgado a retrouvé foi en la vie. Un message lumineux. Un espoir fou.
Inutile de préciser qu'en HD, le grain des photographies retrouve sa pleine matière. Les quelques séquences filmées en noir et blanc ravissent par la multitude des détails sur une gamme infinie de gris, du plus clair au noir le plus profond. La lumière joue de toutes ses nuances sur ce livre ouvert qu'est aujourd'hui le visage de cet incroyable photographe de toutes les traversées. Les sensations éprouvées face à l'oeuvre contrastée de ce maitre de la photographie peuvent être aussi violentes qu'apaisantes.
Le dernier chapitre de son travail, Genesis, consacré à la Terre des origines inspire ce calme d'après la tempête. C'est le regard éclairé d'un homme revenu de plusieurs décennies au coeur des ténèbres.
Embarquez. Faites le voyage. Les photographies de Sebastiao Salgado offrent aux amoureux de l'image des visions d'une rare profondeur, dont chaque cliché prend instantanément une dimension universelle. Le Sel de la Terre est une déclaration d'amour. Le film d'une vie d'exceptionnelle et infiniment précieuse. Une vie qui nous regarde tous.
Admirable et inoubliable.

LE BLU-RAY : Le grain des photographies retrouve sa pleine matière en HD. Les quelques séquences filmées en noir et blanc ravissent par la multitude des détails sur une gamme infinie de gris, du plus clair au noir le plus profond. La lumière joue de toutes ses nuances. Quelques séquences d'archive ne peuvent rivaliser mais l'impression d'ensemble est exceptionnelle. C'est magnifique!

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La Guerre du feu [Blu-ray]
La Guerre du feu [Blu-ray]
DVD ~ Everett McGill
Prix : EUR 16,70

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Un Blu-ray indigne, 18 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre du feu [Blu-ray] (Blu-ray)
Comment immoler un très grand film.
Réponse : En le flinguant sur support HD!
Résultat : Du splendide moment de cinéma qu'était La Guerre du Feu ne reste aujourd'hui que des cendres...

Après une première et catastrophique sortie Blu-ray en 2010, je m'attendais, au vu de cette nouvelle jaquette, à une remastérisation en profondeur du plus grand film jamais réalisé sur nos origines préhistoriques. D'autant que l'on trouve quelques beaux moments sur les scènes de jours. J'admets qu'il ne faut pas avoir la main lourde sur le "réducteur de bruit" pour ne pas lisser l'image et dénaturer l'oeuvre mais il y a tout de même une "gestion" du grain à prendre en compte lorsque l'on bascule sur un transfert HD destiné à des écrans dont les prix dégringolent aussi vite que leur taille augmente. Pour tout possesseur d'une diagonale supérieure à 1 mètre l'amoureux de La Guerre du Feu va rapidement être au supplice. Que dire de la scène d'ouverture (difficile d'entrer dans le film avec un rendu aussi catastrophique) ainsi que de la quasi totalité des scènes de nuit : Il neige. A un point rarement égalé dans l'histoire du Blu-ray. Un torrent de flocons noie l'écran. Pixellisation à outrance, balayage etc... "bienvenue dans la préhistoire du transfert HD!!!" Un vrai festival.
Difficile à avaler en 2015, alors que les récentes remastériation de classiques du 7ème Art offrent d'authentiques résurrections de proposer une "chose" pareille à la vente. Un rachat certes à petit prix mais qui sera toujours trop cher quand le résultat ne vaut rien. En me repassant mon vieux DVD, certes moins détaillé, j'ai pu constater que "les nuits étaient plus douces". Un comble!. Vous l'aurez compris, ce transfert est identique au Blu-ray sorti en 2010!
Oui, il y a plus grave dans la vie, mais on se paye un peu la tête des amateurs de ce stupéfiant moment de cinéma. On change la jaquette et on remet en bac. Une logique marketing désolante. Je doute fort que Jean-Jacques Annaud ai eu son mot à dire sur cette incompréhensible ressortie.
D'autant qu'un très beau transfert HD de l'Amant vient d'apparaitre
Les éditeurs auraient définitivement voulu éteindre le feu ils ne s'y seraient pas pris autrement...
Oui la Guerre du feu mérite une véritable remastérisation mais après un véritable travail de restauration image par image. C'est long et couteux mais on parle bien ici d'une date dans l'histoire du cinéma qui mérite toutes les attentions pour être conservé sur le meilleur support disponible.
Pourquoi pas une remastérisation en 4K sur le catalogue des prochains Blu-ray UHD prévus fin 2015?

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