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sulpicia

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Concertos pour violon n°1, n°5 et n°9
Concertos pour violon n°1, n°5 et n°9
Prix : EUR 7,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Vive la vie !!, 20 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Concertos pour violon n°1, n°5 et n°9 (CD)
Naxos poursuit avec bonheur son intégrale des concertos pour violon de Pierre Rode. Celui-ci reste ce qu’il est : un violoniste qui compose pour son instrument et non pas, comme le gros de la troupe, un pianiste qui fait quelque chose pour le violon. Le style en est tout autre et donne à ces concertos cette saveur violonistique inégalable, celle que l’on trouvera une génération plus tard à ceux de Vieuxtemps et de Bériot. Par un divin bonheur, Rode n’est pas qu’un virtuose, il est avant tout un merveilleux mélodiste qui sait que la contorsion violonistique impressionne mais ne ravit pas. Béni des dieux et choyé des fées, il produit ainsi une musique qui plaît sans putasser, une musique qui fait autant le bonheur du monomane du quatre cordes que celui du mélomane, une musique parmi les plus difficiles qui soient, simple, vivante et belle. Les exécutants sont parfaits, leur joie de jouer emplit l’oreille et fait sourire de plaisir.


L'hécatombe des fous : La famine dans les hôpitaux psychiatriques français sous l'Occupation
L'hécatombe des fous : La famine dans les hôpitaux psychiatriques français sous l'Occupation
par Isabelle von Bueltzingsloewen
Edition : Poche
Prix : EUR 12,20

5.0 étoiles sur 5 Pour l'honneur de la vérité, 5 janvier 2015
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L'ouvrage est magistral de méthode, de pensée et de style; il informe en profondeur et détail de ce qu’a été la réalité de la vie asilaire des années 1939-1945, une vie non pas d’abandon mais d’impuissance. Celle-ci, l’auteur la dissèque jusque dans ses moindres fibres et en dégage des mécanismes qui furent mortifères par eux-mêmes et non par une quelconque idéologie. Les preuves qu’elle apporte et accumule metttent en patente évidence l’absence d’une quelconque volonté d’exterminer selon un modèle qui n’aurait été que l’adoucissement à la française de l’Aktion T4 appliquée par les nazis à leur propres aliénés. On lira aussi ce livre pour constater à quel point il est ardu de prouver que quelque chose n’a pas eu lieu et combien plus ardu encore il est de combattre les abuseurs d’un travail de mémoire qui parfois sert plus à nourrir ceux qui l’entretiennent qu’à honorer la mémoire de victimes.


Camille Claudel à Montdevergues
Camille Claudel à Montdevergues
par Michel Deveaux
Edition : Broché
Prix : EUR 13,50

4.0 étoiles sur 5 Camille l'enfermée, 5 janvier 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Camille Claudel à Montdevergues (Broché)
Camille Claudel à Mondevergue de Michel Deveaux, un sobre recueil à peine commenté de ce qui peut se savoir des trente ans d’internement vécus par une Camille Claudel qui jamais ne se départira de sa paranoïa. Le propos est historicisant et presque pas psychiatrique et encore moins étiologique. On en tire une bonne information autant sur la vie asilaire de l’entre-deux guerres que sur cette pauvre Camille dont la maladie jette un éclairage bien cru sur les bizarreries de son frère aussi brutalement envahit de catholicisme qu’oublieux de sa sœur.


L'Ennemi
L'Ennemi
par Erich-Maria Remarque
Edition : Broché
Prix : EUR 4,60

5.0 étoiles sur 5 Où l'art se concentre, 5 janvier 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ennemi (Broché)
L’ennemi est un recueil de six brèves nouvelles de publication apparemment posthume. Contrairement à ce que l’on pourrait redouter, ce petit ensemble n’est pas tiré du fond d’un tiroir par quelque héritier ou éditeur soucieux de faire rendre tout son jus à une œuvre qui commence à se désempêtrer d’À l’ouest rien de nouveau. Bien au contraire, ces six nouvelles eussent-elles seules survécu qu’elles auraient suffi à assurer de leur auteur ; elles sont de fait de véritables joyaux où la plénitude d’une maturité d’écrivain s’exerce pour le plus grand bonheur de qui sait que la Grande Guerre à produit de l’horreur de masse et quelques joyaux littéraires.


La Nuit de Lisbonne
La Nuit de Lisbonne
par Erich-Maria Remarque
Edition : Broché
Prix : EUR 6,60

5.0 étoiles sur 5 Partir, c'est survivre un peu, 5 janvier 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Nuit de Lisbonne (Broché)
Publié en 1962, ce texte contient le récit des avanies qu’ont subies les apatrides allemands déchus de leur nationalité par ce régime nazi d’avant-guerre qui laissait encore ceux qui y avaient survécu, quitter les camps de concentration au terme d’un séjour encore jugé rééducateur. De tous les livres de Remarque, celui-ci est le plus solidement mûri par une expérience d’écriture désormais assurée par plus de trente ans de pratique. Un peu plus bref que les autres, il fournit une matière dense, intense, toujours teintée de ce cynisme désabusé qui n’est jamais découragement et par lequel Remarque voit le monde tel que la littérature le recrée, dans cette subjectivité qui fait la seule réalité qui vaille.


L'obélisque noir
L'obélisque noir
par Erich-Maria Remarque
Edition : Broché
Prix : EUR 9,00

5.0 étoiles sur 5 Le pain à un milliard, ça fait cher la tranche, 5 janvier 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'obélisque noir (Broché)
Ecrit en 1956, L’obélisque noir évoque ce début des années vingt durant lesquelles l’auteur, qui a fui son métier de maître d’école, s’est improvisé employé d’une entreprise en monuments funéraires. Le récit est goûtu d’être un peu des pieds nickelés et fortement celui de l’hyperinflation qui a conduit les Allemand à débourser un milliard de marks pour une miche de pain. Les prodromes du nazisme s’observent évidemment dans leur dureté, mais l’extrême habileté de l’auteur est de n’en faire le constat que par la bande, comme l’ont fait les Allemand de ces années où la survie était encore bien trop ardue pour faire sa vraie place à une politique à laquelle chacun pressentait un futur violemment funeste mais encore caché par la misère et souvent même par la faim.


Après
Après
par Erich Remarque
Edition : Broché
Prix : EUR 8,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Revenir, c'est mourir un peu, 15 septembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Après (Broché)
Après d’Erich-Maria Remarque. La fin de la première guerre mondiale y est évoquée du côté allemand, de ce côté du Rhin où se déchirait une société qui affrontait ceux qui voulaient vivre et ceux qui avaient trop vu mourir. Le retour à la maison se fait sans joie, évidemment, mais une fois dans ses pénates, le soldat allemand constate ce que constate le poilu français revenu lui aussi chez lui : les profiteurs de guerre ont engraissé, les femmes ont failli et personne ne les attend dans ces places que leur départ a fait repourvoir. Les sorts sont donc scellés ; l’un a vaincu, boit du vin et mange du pain ; l’autre a perdu, boit de la bière et mange des pommes de terre ; on veut l’un et l’autre pourtant les oublier – mais eux, ils ne peuvent oublier.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 5, 2015 2:49 PM CET


Les camarades
Les camarades
par Erich Remarque
Edition : Broché
Prix : EUR 8,50

4.0 étoiles sur 5 Ensuite, 15 septembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les camarades (Broché)
Prenant la suite d'Après, Les camarades d’Erich-Maria Remarque dépeint la survie dans l'après-guerre allemand, dans ce début des années trente où s’épanouit le nazisme. Le contexte est sombre de chômage et d’expédients, d’alcool et de désespoir, mais jamais Remarque ne se laisse aller au dolorosime. Sans doute y va-t-il d’une culture littéraire allemande qui est moins portée au catastrophisme et la dépression que ne l’est son équivalente française. Écrite en une succession serrée de chapitres brefs, l’histoire des camarades de Remarque, vétérans des tranchées, se lit comme l’histoire vive de Pieds-Nickelés qui n’auraient été ni imaginaires ni ridicules. Le texte souffre malheureusement d’une traduction non pas vieillissante – contemporaine de l’édition originale, elle conserve le ton de l’époque – mais parfois un peu maladroite. Si l’on se risque dans l’allemand de Remarque on le trouve bienheureusement simple.


Respighi - Concerto Gregoriano - Dallapiccola - Petrassi: Works for Violin and Orchestra
Respighi - Concerto Gregoriano - Dallapiccola - Petrassi: Works for Violin and Orchestra
Proposé par Meganet France
Prix : EUR 9,75

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le violon italien n’est pas que baroque !, 3 septembre 2014
De la musique magnifique et austère telle que le bien nommé Concerto Gregoriano pouvait en laisser attendre ; Respighi – un compositeur qui fait la joie de ceux qui ont su l’arracher à ses Pins et autres Fontaines de Rome – y est à son meilleur. En revanche, l’Elogio per un ombra pour violon seul, de Petrassi, est bien franchement rasant ; de la musique contemporaine comme on la caricature, faite d’une répétition de contrastes lassants et de contorsion sans intérêt. La Tartiniana seconda de Dallapiccola est une fantaisie à la Respighi réussie à un point de fraîcheur et d’inventivité qui ravit le cœur et l’oreille : Domenico Nordio est parfait et le reste aussi.


Sonaten für Viola da Gamba & Cembalo
Sonaten für Viola da Gamba & Cembalo
Prix : EUR 20,00

5.0 étoiles sur 5 Du presque neuf, 3 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sonaten für Viola da Gamba & Cembalo (CD)
Cet enregistrement n’est pas la énième version de quelque chose d’archi-connu puisque ces sonates sont la transcription des six sonates en trio pour orgue (BWV 525-530) et non pas les trois sonates écrites pour la viole de gambe et le clavecin (BWV 1027-1030). Leur intérêt s’accroît donc de leur rareté ; elles stimuleront en outre ceux qui trouvent que l’orgue n’est pas l’instrument le plus adapté à rendre lisible la polyphonie. L’interprétation est servie par une viole qui sonne bien, ne parle pas du nez ni à l’étouffée et que joue Hille Perl avec une apaisante justesse et ce substantiel sens du phrasé qui manque à tant de baroqueux. Le clavecin et le jeu de Christine Schornsheim sont de la même eau. En bref, cet enregistrement constitue ce que l’on appelle communément « un beau disque ».


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