Kempff s'en sort très bien dans la plupart des sonates ; beaucoup de talent, de sensibilité, de finesse, mais j'ai été très déçu par son interprétation des plus grandes (Hammerklavier, Opus 111) où le génie de Beethoven se surpasse encore ; là il atteint ses limites et est très loin de l'interprétation - géniale elle ! - d'un Gieseking ; il tape parfois sur son clavier sans retenue - je n'ose dire "comme un sourd"... J'avoue avoir, à mon sens, été un peu induit en erreur par les commentaires précédents. Quid des autres intégrales ?
Madame Uchida réussit à servir superbement Mozart tout en exprimant une forte personnalité, avec sensibilité mais sans sensiblerie ; je retrouve presque dans les 15e, 23e, 24e l'incomparable interprétation de Solomon, mais avec une qualité de son tellement supérieure ! L'orchestre - les bois ! - et J. Tate sont parfaits eux-aussi.