L'écriture est parfaite, je n'arriverais pas à citer un roman où la langue française soit aussi bien utilisée, même s'il doit en exister. On décrit souvent Mauriac comme un écrivain "catho", ce qui en rebute plus d'un a priori. On chercherait en vain de la bigoterie dans ce texte, pourtant. Une famille bourgeoise cherche à récupérer l'héritage d'un self-made man, athée proclamé, que les siens dégoûtent par leur petitesse et leur foi hypocrite : cruauté et générosité, grandeur et bassesse... Un livre dense !
Aux Irving et Céline déjà cités, j'ajoute Tom Sharpe pour les situations catastrophiques qui ne font qu'empirer. Bref, on passe un bon moment. "Chef d'oeuvre" est un peu exagéré, néanmoins, il n'y a là rien de très nouveau à mon avis.
A acheter les yeux fermés, on ne peut pas s'ennuyer à la lecture de ce pavé.