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Douze ans sans un seul commentaire, on frise l'outrage, alors par où commencer? Peut-être tout simplement par la pochette, en forme d'énigme : deviner qui est celle dont seules les lèvres brillantes sont visibles, observer les détails comme ce chapeau moelleux masquant ses yeux ou le luxueux tissu de sa veste... Autant d'atours suggérant l'élégance discrète de la dame et la délicatesse de ce premier opus. Ces "mots et sons" justement, qui auraient pu former une énième chimère nu-soul, avec feulements geignards et poses forcées, reflètent en réalité la vision d'une femme… Lire la suite
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Enfin un argument de poids (que Mr Earle me pardonne) contre les railleurs de l'idiome Country ! Difficile en effet de défendre un style méconnu et caricaturé de par chez nous : l'image du lonesome cow-boy chantant les dents serrées dans une paire de jeans moulants a - hélas - encore la vie dure! Question attitude justement, Steve Earle n'est pas vraiment le redneck archétypal, comme en témoigne son tempérament de rocker assumé : il déboule dans les années 80 avec une réputation de grande gueule et réveille du même coup l'industrie ronronnante de Nashville. Malgré un trou d'air lié… Lire la suite
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Avec ce deuxième album, G. Love met les petits plats dans les grands. Si d'autres auraient réchauffé une deuxième fournée du premier disque (incontournable au demeurant), eux ne mangent pas de ce pain là ! Bye Bye Philly donc, et direction le sud moite et charnel pour goûter les spécialités de New Orleans, immuables depuis un siècle : piments brûlants, rites occultes et cadences chaloupées. Rassurez-vous, le fond de Sauce reste le même : la basse "marshmallow" est toujours là, le zeste de batterie jazz aussi, et le coolissime Garrett « G.Love » Dutton est parfaitement dans son assiette, proposant un… Lire la suite
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