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le 10 août 2012
Au XVIIIème siècle, un marin français, Narcisse Pelletier, qui fut abandonné sur le rivage sauvage et isolé au nord de l'Australie, est récupéré 17 ans après par un navire anglais. Un jeune aristocrate et explorateur, Octave de Vallombrun, le prend comme sujet d'étude, tente de le réadapter à la vie occidentale et le ramène en France.

le roman de François GARDE n'est pas la biographie romancée de ce matelot (1844-1894)qui fut réellement laissé, seul, sur le rivage du Queensland (Australie) en 1858. Narcisse Pelletier survécut en partageant la vie d'un clan Aborigène. Retrouvé en 1875, il fut ramené, contre son gré, en France. Il se maria et devint le gardien du phare de l'Aiguillon dans l'estuaire de la Loire.

Les chapitres alternent les élégantes lettres du vicomte Octave de Vallombrun et le récit, franc et direct, des premiers jours qui suivent l'abandon de Narcisse Pelletier sur cette sauvage côte australe.

Piètre explorateur, Octave Vallombrun trouve, à travers Narcisse, sa vocation d'anthropologue ou plutôt d'"adamologue" et les lettres, qu'il envoie au président de la Société de Géographie, témoigne à la fois de sa curiosité, de son empathie, de sa quête de reconnaissance et de sa prise de conscience des préjugés de son époque.

CE QU"IL ADVINT DU SAUVAGE BLANC n'est pas une "robinsonnade" et Narcisse Pelletier se révèle complètement incapable de survivre seul au contraire de son illustre prédécesseur le Robinson Crusoë de Daniel Defoe. Là, sans l'intervention providentielle des Aborigènes, Narcisse serait mort de soif et de faim. Des 17 années passées parmi eux, François GARDE ne raconte que les premières semaines à savoir la difficile prise de contact et la découverte de règles de vie bien étranges pour un Occidental. Le quotidien de ces indigènes n'est d'ailleurs qu'esquissé.

Narcisse Pelletier va peu se confier à Octave de Vallombrun et il lâchera même, pour toute explication à ses silences, un énigmatique "Parler, c'est mourir un peu". Est ce parce que les paroles, aussitôt dites, s'envolent et qu'on les oublient ? C'est pour le moins étonnant pour un homme qui a partagé, si longtemps, la vie d'un peuple où la culture orale tient une aussi grande place ...

Néanmoins, "CE QU'IL ADVINT DE L'HOMME BLANC" est bon (premier) roman à la lecture agréable, au sujet original et à la plume élégante.
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le 3 novembre 2013
L'histoire du jeune matelot justifie elle seule la lecture du livre de François Garde. Les bribes de mémoire restituées du parcours de Narcisse laissent difficilement indifférentes. Une telle aventure, unique, pose des questions et soulève des émotions sur la souffrance et la résistance mentale de ce Robinson face à son basculement brutal dans une culture qu'il ne comprend pas et avec laquelle il est impuissant à communiquer.

François Garde est plutôt habile à raconter ces doutes et cette errance anthropologique du point de vue de Narcisse, puis à restituer avec humour et sobriété son retour en métropole. L'histoire et les faits sont solides et fascinants, comment aurait-il pu échouer?

Mais pour un livre estampillé 'Goncourt', l'auteur donne assez peu de souffle à l'ensemble: le choix a été fait d'alterner les points de vue (Narcisse en plongée sauvage / le vicomte de Vallombrun en observateur et parrain zélé de son retour au monde blanc) au fil des chapitres.

Cette option casse l'immersion et donne lieu à des effets de style pas franchement heureux et un peu calqués, notamment dans le style épistolaire empesé du vicomte, où alternent récits paternalistes et émus de l'évolution du sauvage blanc ré-acclimaté avec des formules obséquieuses et des digressions universitaires (vais-je être rejeté par mes pairs? quelle gloire vais-je en tirer? m'aiderez-vous à construire ma grande oeuvre? etc.) qui ramènent trop souvent la promesse du roman et de cette singulière histoire humaine à une succession de basses tracasseries et jeux d'influences.

Le style est documenté, appliqué, attaché à son récit et aux faits têtus. Mais ce livre ne recèle pas de fantaisie séduisante, peu d'intuition, pas de moment euphorique qui accélère le pouls du lecteur.

Le roman est à peu près autant à propos du sauvage blanc que du tuteur. J'avais envie de connaître prioritairement Narcisse en le saisissant. A la fin, déception: le vicomte lâche son impuissance scientifique à percer le secret de cet homme, ce qui est également un aveu d'échec du romancier.
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Ce qu’il advint du sauvage blanc/François Garde//Prix Goncourt du premier roman 2012
Quelle incroyable histoire (vraie !) que celle de Narcisse Pelletier, ce marin vendéen âgé de 18 ans, abandonné accidentellement par une goélette française sur une plage déserte du Nord Queensland en Australie au milieu du XIX é siècle !!
« Alors, il découvrit qu’il était seul…Il alla au bord de la falaise, face à la mer dont le bleu dur s’assombrissait, mit les mains en porte voix et hurla : « Je suis Narcisse Pelletier, matelot de la goélette Saint Paul. »
Retrouvé 18 ans plus tard par une frégate anglaise, il est confié alors à un membre de la Société de Géographie de France, Octave de Vallombrun de passage à Sydney, et sera rapatrié en France. Mais il va s’avérer que :
« L’avenir de Narcisse, qui n’était plus en Australie et pas en mer, n’était pas davantage à Saint Gilles sur Vie. »
Son mutisme définitif concernant sa singulière aventure et son séjour de près de vingt ans chez Aborigènes qui l’a totalement décivilisé, crée alors une ambiance mystérieuse dont on attend qu’elle s’éclaire au fil des pages de ce bon roman. Malgré tous ses efforts et son idéalisme humaniste, Octave de Vallombrun ira de déception en déception, malgré quelques progrès notamment dans l’expression orale, quant à l’élucidation du mystère entourant ce silence. Octave suppute sur le ressenti de Narcisse : « Deux fois il a franchi ce passage impossible d’un monde à l’autre… »
Le talent de l’auteur est de savoir créer grâce à une construction habile un double suspense.
Mais comme d’autres lecteurs, alors que tout le roman tient en haleine, je n’ai pas compris la fin du récit. C’est pourquoi je ne mets que ***.
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le 30 janvier 2012
Ce livre est formidable, au milieu du XIX siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot vendéen, est abandonné sur une plage d'Australie. Attaqué par les indigènes, son équipage est reparti sans se soucier de lui... Dix sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve : il vit nu, tatoué a oublié son nom....Que s'est il passé durant ces dix-sept années?
Octave de Vallombrun, homme providentiel, rend compte, dans des lettres adressées à son supérieur, de la tâche qu'il s'est fixé : comprendre ce qu'a vécu cet homme...!
Ce qui est intéressant, c'est que l'auteur s'intéresse à la double personnalité du personnage, c'est un roman bien construit, remarquable!
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 23 juin 2013
Voilà bien un étrange bouquin que celui de François Garde qui se verra attribué le Goncourt du premier roman pour Ce qu'il advint du sauvage blanc.
L'auteur s'inspire (très librement) d'une histoire vraie (*) : celle du matelot Narcisse Pelletier, moussaillon du Pacifique et du XIX° qui fut abandonné par accident sur une côte australienne. Après avoir passé plus de quinze ans au milieu des aborigènes, il sera finalement récupéré par un autre équipage.
François Garde brode son roman sur cette trame et fait en sorte qu'après quinze ans passés chez les 'sauvages' (on est en 1860 !) Narcisse a tout oublié de la civilisation, comme on dit.
Lorsqu'il est abandonné, il hurle et répète sur la plage :

[...] Je suis Narcisse Pelletier, matelot de la goélette Saint-Paul !

Lorsqu'on le retrouve quinze ans plus tard, c'est devenu incompréhensible : ‘Sis Tié-Let-Pol !
François Garde met en pages un autre personnage de fiction (à partir de plusieurs personnages de l'époque) en la personne d'Octave de Vallombrun. Cet aristocrate qui se pique d'être un esprit éclairé, prend en charge le 'sauvage blanc' et tente d'en découvrir plus pour le bien de la science et le progrès de la connaissance humaine, accessoirement pour sa propre gloriole.
Le roman alterne les chapitres entre les années 1860 avec les lettres 'à l'ancienne' que Vallombrun écrit à la Société de Géographie et les années 1850 avec le récit des aventures de Narcisse au milieu des aborigènes.
Tout le propos de François Garde semble tourner autour de l'incompréhension totale, mutuelle et réciproque.
Incompréhension de Narcisse qui débarque chez les sauvages qu'il trouve laids et bestiaux.
Incompréhension des aborigènes qui traitent le naufragé comme leurs propres enfants, encore ignorants des coutumes ancestrales comme des simples règles de survie dans le bush.
Incompréhension du rescapé Narcisse qui ne voit pas pourquoi on l'a arraché à la vie qu'il s'était reconstruite patiemment et durement après quinze longues années de renoncements. Il se réfugie dans un mutisme complet, refuse de ré-apprendre le français et veille à ne donner aucun indice sur ce qu'il a vécu.
Incompréhension de Vallombrun qui est fasciné par le fait que l'homme blanc supérieur a 'régressé' et tout oublié de sa civilisation, coutumes, pudeur, langage, ...Tout cela est bien sûr fictif.
Ces abimes d’incommunicabilité réciproques et l'alternance des chapitres et des points de vue, finissent par dégager un étrange sentiment de malaise et de frustration.
Flagrante est l'arrogance de la civilisation blanche (même [surtout ?] teintée d'une curiosité pseudo-scientifique).
Tout aussi évidente est l'altérité des aborigènes qui sont littéralement à mille lieux des préoccupations occidentales.
Écartelé entre les deux, Narcisse aura mis plus de quinze ans à se renier patiemment pour se reconstruire, s'intégrer tant bien que mal à sa culture adoptive et renoncer à son héritage occidental. Et voilà qu'on lui demande maintenant de refaire le chemin inverse ?
Cette fois, c'est au-delà des forces humaines.

[...] S'il répondait à mes questions, il se mettait dans le danger le plus extrême. Mourir, non pas de mort clinique, mais mourir à lui-même et à tous les autres. Mourir de ne pas pouvoir être en même temps blanc et sauvage.

(*) - les libertés prises furent d'ailleurs critiquées par la communauté scientifique qui n'est pas toujours équipée pour faire la différence entre un bon roman et une mauvaise étude anthropologique
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le 6 août 2014
Je tiens à dire que j’ai lu « Le Sauvage » après « Trois Couronnes ». Et je loue le hasard (si possible !). Car, ayant trouvé remarquables les 3 premiers 1/4 (seulement) de « Trois couronnes », cela m’a incité à lire « Le Sauvage », c’est la logique même. Mais j’avoue que – et je n’écris pas cela comme une sournoise vacherie – ce livre m’a un peu déçu, par comparaison. L’histoire de Narcisse y est chichement développée, moins que celle d’Octave, ce me semble, et c’est paradoxal… dommage. À ce propos, justement, j’ai fort apprécié les dernières pages qui, enfin, opèrent une tentative de communication entre le Lecteur blanc et l’Aborigène transitoire. Les lettres revendicatives et un tantinet obséquieuses d’Octave (et de son estimable sœur, n’est-ce pas ?) me semblent ouvrir on ne sait quel parapluie, on se demande bien pourquoi ? Et n’apportent – presque – rien, rien que les lourdeurs de digressions fâcheuses qui fleurent bon le second empire (sans majuscules, c’est une option). Cet Octave – n’est-ce pas plutôt lui, Narcisse et son reflet ? – nous masque trop le Sauvage au milieu de son clan provisoire, qui, eux, nous intéressaient. Octave, Narcisse… cela me dit quelque chose… Octave, c’est l’Auguste soleil en personne, et Narcisse est bon pour les Béotiens. Quoi qu’il en soit (ou qu’il en ait), l’Auteur, qui déjà partait de haut, par définition, a encore progressé avec « Trois Couronnes ; lisez ces deux bons ouvrages, vous en serez convaincus.
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le 17 novembre 2012
Cet ouvrage est très bien écrit et le style ainsi que l'agencement des chapitres vous captivent presque tout au long de cet histoire. La fin est hélas néanmoins décevante. On a l'impression qu'elle a été bâclée.. On reste sur sa faim avec un sentiment de frustration et de confusion..
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Le roman de François Garde, son tout premier, aussi difficile que cela soit à croire, eu égard à sa maîtrise narrative et à son style délié et très agréable, son roman, donc, s'intitule Ce qu'il advint du sauvage blanc et non Ce qu'il advint du blanc devenu sauvage. Ceci mérite explications. Le héros du livre est un marin, abandonné dans une baie australienne inhabitée, en 1843, et récupéré, par hasard, par l'équipage d'un navire anglais quelque 18 ans plus tard. Que s'est-il passé entre temps ? François Garde (ne) nous le raconte (pas) à travers deux récits qui se succèdent avec la régularité d'un métronome. D'une part, les premiers jours, solitaires, puis au sein d'une tribu de "sauvages" du matelot largué ; d'autre part, le compte-rendu d'un scientifique français qui a recueilli et apprivoisé ce même homme méconnaissable, incapable de s'exprimer (après sa réapparition) et amnésique (ou pas). Ce procédé de juxtaposition de deux époques, s'il se révèle agaçant dans bon nombre de romans, est ici subtilement dosé et ajoute un certain suspense à un livre qui ne s'essouffle jamais et possède bien d'autres qualités. La crainte de lire une énième resucée de Robinson Crusoé ou une nouvelle version de Kaspar Hauser s'évanouit vite. Rien à voir. Outre ses questionnements sur ce que représente l'identité, la différence, le langage et la liberté, ce roman d'aventures a toutes les vertus d'un ouvrage philosophique qui est aussi riche dans ce qu'il évoque et laisse imaginer, que dans ce qu'il décrit avec précision. Plusieurs chapitres se démarquent par leur ironie tranchante et leur humour ciselé, comme celui de la présentation du "bon sauvage" à l'assemblée de la Société de Géographie, ou encore l'entrevue avec l'impératrice Eugénie, elle-même. Le plus fort est que le livre ne fait qu'effleurer le mystère de ce que vécut ce blanc naufragé au contact des indigènes. Cela pourrait être frustrant pour le lecteur, ce n'en est que plus excitant pour son imagination.
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le 2 février 2012
Ce qu'il advint du sauvage blanc est le premier ouvrage d'un auteur qui promet beaucoup : un récit rudement bien maitrisé (boule de suspens au fond de la gorge assurée dès les premières lignes), une langue élégante... Non, très élégante, un rythme alterné "Amgo sur l'île" et "Narcisse ré-apprenant le monde civilisé" qui développe le sujet harmonieusement...

J'ai savouré cette lecture que je recommande chaleureusement.

Savoir, en plus, qu'elle est tirée d'une histoire vraie la rend encore plus poignante.
On comprend tellement qu' Octave s'attache à Narcisse et mette en oeuvre tous les moyens possibles pour saisir ce que ce dernier a vécu sur cette île ! qu'il veuille percer ce mystère et apporter son aide à cet homme !
Mais on comprend aussi tellement Narcisse qui met lui aussi tous les moyens possibles pour oublier, ranger les deux parties de sa vie, tenter de les faire cohabiter !
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le 7 février 2012
Ce livre m'a littéralement enchanté, même si je n'aurais pas forcément aimé être à la place de ce pauvre marin, lamentablement abandonné sur une île du Pacifique. L'aventure pour lui démarrait et allait durer 17 ans plus un long retour et une acclimatation plus longue encore. Remarquablement écrit, ce qui n'est toujours pas le cas dans de nombreux récits, cela fait la seconde richesse de ce roman palpitant. Tiré d'une histoire vraie, l'auteur a réalisé un roman d'une rare qualité.
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