undrgrnd Cliquez ici Livres de l'été nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux

Commentaires client

4,3 sur 5 étoiles
11
4,3 sur 5 étoiles
5 étoiles
7
4 étoiles
0
3 étoiles
4
2 étoiles
0
1 étoile
0
Format: Poche|Modifier
Prix:8,10 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 16 octobre 2013
Tous mes remerciements à l’opération Masse Critique de Babelio pour m’avoir fait découvrir cet étrange mais bouleversant petit roman de l’auteur québécois Jean-François Beauchemin. En ouvrant « Le jour des corneilles », nous plongeons au cœur d’une sombre forêt grouillante de vie et de mystère où vivent en ermites un père et son fils. Le père, espèce d’ogre au tempérament orageux, élève seul son enfant depuis la mort tragique de la mère de celui-ci – une éducation bien rude, faite de torgnoles, de mauvais traitements et de coups de gueule. Pourtant, tous ces sévices n’empêchent pas le garçon de lui vouer une admiration passionnée et de voir en lui un surhomme, une force de la nature capable d’en déchiffrer les moindres énigmes. Mais ce surhomme possède une faille, car, presque chaque semaine depuis la mort de sa femme, le père reçoit la visite de « ces gens », des hallucinations qui lui dictent d’étranges et dangereuses missions qu’il force régulièrement son fils à l’aider à effectuer. Les jours passent et l’enfant mûrit, s’interrogeant chaque jour une peu plus sur le monde intriguant qui l’entoure et s’alarmant de la démence grandissante de son père. Et, chaque jour, la même question le hante, leitmotiv fiévreux et obsédant : « Père m’aime-t-il ? M’aime-t-il seulement ? »

Au premier abord, « Le jour des corneilles » décontenance un peu par son style d’écriture très inhabituel, mélange de jargon rural et de dialecte médiéval. Pourtant et à condition de lutter contre l’envie de sortir de temps en temps son dictionnaire pour vérifier tel ou tel terme, ce style s’avère rapidement très immersif. Par son étrangeté, il permet d’accentuer l’atmosphère d’isolement et de bizarrerie qui baigne tout le récit. Cet atmosphère très particulière est encore renforcée par le cadre de la forêt, entité vivante et obscure, à la fois source de menaces et de réconfort puisque c’est entre ses racines que le jeune narrateur vient chercher l’amour que son père lui refuse obstinément. Car «Le jour des corneilles » est avant tout une histoire d’amour : l’amour dévorant et maladif d’un fils pour son père, amour doublé du désir désespéré d’être aimé en retour – ou, à défaut de cela, d’avoir au moins la certitude de ne l’avoir jamais été. Pour acquérir cette certitude, le jeune homme ne reculera devant aucune extrémité, pas même la plus tragique…

A la fois cruel et attendrissant, poétique et horrifiant, « Le jour des corneilles » est un roman d’une rare puissance émotionnelle. Une très belle expérience à tenter !
0Commentaire| 7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Il s'agit du récit de la vie d'homme d'un garçon dont la mère est morte et qui a été élevé par un père rude dans un milieu hostile et loin des hommes; un garçon qui cherche l'amour d'une femme qui a témoigné de l'humanité à son égard, de son père dont il ne sait pas s'il l'a jamais aimé.............Le plus incroyable outre ce récit d'"enfant sauvage", c'est l'écriture d'une originalité inouïe (voir citation)Au début, cela surprend, ensuite, on s'immerge dans ce fleuve et on se laissse porter...
Lisez ce livre; il est inoubliable, d'une force rarement lue ailleurs à une époque d'écriture molle" tout autant que les montres de Dali! Les médias semblent avoir ignoré ce bouquin, trop original et dérangeant pour des pseudos intellectuels incultes et consensuels!
J'en lirai d'autres de Jean-François Beauchemin, espérant y trouver le même étonnement!

"Amour est comme nous-mêmes, bâti de chair et de substances flagrantes et observables; peut-être aussi notre oeil lui-même est-il par trop aveugle, et incompétent à saisir matière aussi fuyante. voilà pourquoi je me questionnais tant: père m'aimait- il?" ET savoir s'il est aimé mènera le héros à l'acte le plus logique et atroce qui soit...

"Ne vois -tu pas que les créatures rendent l'âme peu à peu si elles ne sont abreuvées de la sève du sentiment? Ne vois-tu pas que décéder ainsi, morceau par morceau, durée par durée, asséché par manquement d'affection est pour elles un sort bien plus funeste que celui reservé à ceux que la mort prend rondement?"...
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
500 PREMIERS RÉVISEURSle 3 décembre 2015
Cette langue qui a " jeté des ponts par dessus l'Atlantique" nous la retrouvons dans ce roman primitif écrit par Jean-François BEAUCHEMIN. Singulièrement il m'a semblé que la langue Française a gardé un sens plus parfois plus expressif au Québec qu'en FRANCE et on n'a aucun mal à trouver le sens des mots employé là-bas, la seule difficulté serait que si on devait lire nombre de romans de cette veine, il y a fort à parier que l'on prendrait "souventes fois" l'habitude de ce parler, voir de ce "penser"....bref j'ai retrouvé le sens premier de certaines expressions patoisanes auvergnates dont la traduction en Français n'a qu'une correspondance éloignée, comme quoi le sens des mots dans notre langue n'a pas évolué de manière symétrique de part et d'autre de l'Atlantique depuis 250 ans.

Sur l'histoire proprement dite, c'est celle d'une confession d'un homme que l'on présume jeune, à un juge, de ce que fut sa vie de sa naissance jusqu'à l'inqualifiable. Une vie de reclus, de misère, auprès d'un père qui ne lui a jamais pardonné d'être né en faisant mourir sa mère. Il raconte son calvaire, mais aussi ce don qu'il a de pénétrer dans le royaume des trépassés, don que lui jalouse son père qui hait les jours de grand vent sans que le fils sache pourquoi puisque l'échange entre eux se limite à quelques mots. J'encourage à lire cet opuscule que j'ai eu un peu de mal à démarrer, mais alors ensuite, la langue et l'histoire m'ont séduit.
11 commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Le Jour Des Corneilles m'a été chaudement conseillé par l'une de mes plus proches amies qui, connaissant mes affinités pour le style, m'a assurée que " tu vas adorer, j'en suis sûre ".

Et effectivement, dès les premières lignes vous êtes embarqués dans un français incroyable, comme surgit d'outre-tombe, un françois comme Français Rabelois l'eût probablement escrit et appresté, si agréable à l'esgourde par sa sonnaillerie plaisante et insolite.

Cet effet très maîtrisé par Jean-François Beauchemin est rendu presque naturel par le fait que le narrateur et protagoniste principal de l'histoire a vécu, complètement isolé et reclus avec son père dans une cabane au fond des bois depuis sa plus tendre enfance.

Ainsi, ce langage bourré d'archaïsmes québécois, lesquels archaïsmes ressemblent comme deux gouttes d'eau au moyen français qui se pratiquait à l'époque de Rabelais, est censé coller à l'archaïsme du mode de vie, loin de la civilisation et des mœurs de notre époque.

Donc, sur le volet du style, je trouve ce petit roman très réussi et très dépaysant, vous transportant en moins de cinq lignes à cinq siècles en arrière, comme au temps du bon roi François, premier du nom.

Il me faut maintenant parler des choses qui fâchent, à savoir que, malgré cette grande originalité de style, je n'ai pas goûté cette romance au ragoût de chipmonque et d'atrabile. Si vous aimez le glauque de chez glauque assaisonné au gore de chez gore, alors vous aimerez très certainement Le Jour Des Corneilles.

En revanche, si comme moi vous n'affectionnez ni glauque ni gore, vous risquez d'éprouver quelques malaises durant cette lecture. De quoi est-il question ?

Dans ce récit à la première personne, le fils Courge explique à un juge tout son parcours, depuis sa naissance jusqu'à cette session devant le tribuneau. Il y fait donc la longue litanie des mauvais traitements semi-sadiques qu'il a subit de la part de son père, faute d'avoir connu sa mère, décédée à sa naissance.

Ce père, véritable brute des bois, qui a tout fait pour le faire périr, volontairement ou involontairement, avec ou sans le recours d'un fort dérangement cérébral est le véritable héros (anti-héros) de cette histoire.

Tout du long, on essaie de comprendre les motivations de cet homme, d'une part à vivre à l'écart du monde et à interdire à son fils tout contact avec ses semblables. Ensuite, l'origine de l'espèce de culte sacrificiel païen qu'il voue à sa défunte épouse, ainsi que quelques uns de ses dérangements psychiatriques.

Dans l'ombre du père Courge, vivote — survit plutôt que vit — son frêle fils, qui passe lui son temps à se demander si son père éprouve quoi que ce soit d'affection envers sa personne.

On peut lire en quatrième de couverture une citation de Martine Laval dans Télérama qui dit : " Ici, l'horreur flirte avec la grâce. " Tout dépend comment l'on entend le mot flirte, si comme moi, l'on considère que cela signifie " qui s'en approche sans jamais l'atteindre ", alors oui, je suis d'accord.

Pour ma part, j'écrirais plutôt que l'horreur flirte avec le morbide et roule un patin à l'immonde. Les scènes de dépeçage de créatures diverses, animales ou humaines, viennent à l'appui de ce sentiment.

Bref, très belle rencontre quant au style, mais grande déception quant au fond. Je pense qu'il est possible de parler d'amour filial sans aller dans des terrains aussi glauques et bourbeux, d'où cette appréciation mitigée et assez généreuse par rapport au plaisir réel que j'y ai pris à la lecture.

Mais ce n'est là que mon avis de sinistre corneille, un avis qui volera en fumée, c'est-à-dire, pas grand-chose.
0Commentaire| 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 août 2013
Les mots manquent pour refléter la puissance de ce court livre.
D'une écriture totalement novatrice, poétique, mais aussi simple et coulante, cette histoire est forte et bouleversante. En émane également une philosophie de la vie en totale accordance avec nos connaissances les plus récentes.
C'est du sang neuf que ce cousin Québécois apporte à notre langue française. Vocabulaire et syntaxe— inspirés du vieux français classique— y reprennent vie. Et quelle vie!
Nos écrivains parisiens risquent de se prendre une claque.
Heureusement, (et malheureusement pour l'amoureux des livres), on peut parier que la machinerie médiatique se fera discrète quant à ce chef-d'œuvre.
0Commentaire| 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 juin 2014
Comme tous ceux qui ont lu ce livre, je ne peux que chercher les superlatifs. c'est un livre d'une très grande originalité, tant par l'écriture (extraordinaire) que le thème (impressionnant) que par la façon dont il est traité (magistral).
Un livre court, intense, qui laisse des traces.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 décembre 2013
Un livre étonnant autant par ce qu'il raconte que par sa langue (un français... unique!). Le récit est aussi court que tragique mais malgré le talent de l'auteur je reste sur une impression mitigée: néo-language exagéré, luxe de détail dans la description de la cruauté et de la folie...Un livre un peu "trop" mais à lire, vraiment.
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
J'admire les deux commentaires précédents. Pour une voix, je reste presque sans voix !
Un livre hallucinant d'horreur et d'amour...
un livre qui nous amène à réfléchir...
un livre à dévorer...
égrener...
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 janvier 2015
Roman inclassable, qui m'a à la fois enchantée par son écriture unique, certains passages sont magnifiques, mais qui m'a aussi glacée car certaines scènes sont d'une cruauté et d'un sordide insoutenables. Au final, je ne saurais dire si je l'ai aimé ou pas...
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 avril 2014
Des le début, il faut un peu s'accrocher car le langage utilisé est particulier mais on se laisse prendre par cette histoire: un fils qui essaie de se faire aimer par son père dans un autre temps.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

6,70 €

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)