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le 6 mars 2014
Analyse savante, précise et décoiffante. L'intérêt réside aussi dans le dernier chapitre qui, après l'analyse critique et historique, énonce des propositions.
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le 1 octobre 2014
Alors qu’avec la séquence grecque l’Europe semble s’engager sur la voie d’une nouvelle crise dont nul ne peut prédire l’issue, deux chercheurs marxistes, l’un économiste, Gérard Duménil et l’autre mathématicien, Dominique Lévy, proposent depuis de nombreuses années une analyse hétérodoxe des métamorphoses du capitalisme et de son dernier avatar, le néolibéralisme.
Comme l'analysent Ozgur Gun et Sophie Jallais dans la Revue de la Régulation à propos de « The Crisis of Neoliberalism » (Harvard University Press), « Gérard Duménil et Dominique Lévy font, une fois encore la démonstration de la puissance explicative de leur économie politique marxiste. » Depuis de nombreuses années, les travaux des auteurs de « La grande bifurcation, en finir avec le néolibéralisme » (La Découverte, Collection L’horizon des possibles) publiée début 2014, rencontrent ainsi un vaste écho au-delà des frontières de l'Hexagone, aussi bien en Asie, en Europe, ainsi qu'en Amérique Latine. Mais également aux Etats-Unis, puisque deux de leurs livres ont été édités chez Harvard University Press.
« Le retour à Marx » proposé par Duménil et Lévy, leur relecture et la mise à jour de concepts marxiens fondamentaux suscitent pourtant en France chez un certain nombre d'économistes et d’intellectuels de la gauche de la gauche, dont les travaux de ces auteurs mettent en question les analyses, l'incompréhension, le doute ou l'opposition. Duménil et Lévy seraient-ils donc à Marx ce que Lacan est à Freud, à savoir des héritiers jugés indignes et encombrants par certains ? « Le retour à Freud » de Lacan lui aura valu d'être mis à l'index par la famille des psychanalystes se réclamant eux-aussi d’une certaine lecture de Freud ; la mise à jour des grands concepts freudiens opérée par Lacan étant considérée comme hérétique par les gardiens autoproclamés du Temple.
A une époque où règne une grande confusion intellectuelle concernant les racines de la crise de 2008 et la nature du néolibéralisme, la médiatisation planétaire du livre de Thomas Piketty, « Le capital au XXIème siècle »a un effet singulier et inattendu , dans la mesure où les interprétations et les conclusions que Piketty tire de l'arsenal des courbes et des statistiques qui constellent son ouvrage, sont également les données qui ont permis à Duménil et Lévy de livrer une toute autre lecture. La comparaison des deux démarches donne un relief tout particulier à deux des grandes percées conceptuelles de Duménil et Lévy : la nature des revenus des classes les plus aisées dans le néolibéralisme d'une part, et l'avènement d'une nouvelle classe sociale, les cadres, dont les deux auteurs estiment qu'ils ne constituent plus désormais une simple catégorie du salariat. Le principal enseignement que Piketty tire de son matériel statistique, c'est que, dans le néolibéralisme, les classes capitalistes ont recouvré un niveau d'accumulation des patrimoines comparable, voire supérieur, à celui d'avant la crise de 1929. A partir des mêmes éléments statistiques, les deux chercheurs font la démonstration que, pour les classes les plus aisées de propriétaires et de hauts gestionnaires, ce n'est pas l'accroissement de leur patrimoine qui est le phénomène le plus saillant, mais l'augmentation de leurs revenus à des niveaux insoupçonnés et sous une forme inédite, les salaires.

Économie et politique des thèses de Thomas Piketty: I - Analyse critique
Économie et politique des thèses de Thomas Piketty: II - Une lecture alternative de lHYPERLINK "[...]"'HYPERLINK "[...]
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Parmi les compléments majeurs de Duménil et Lévy à l'œuvre de Marx, figurent la révision et l'actualisation d'un des concepts fondateurs du marxisme : le clivage et l'antagonisme de deux classes, capitalistes et travailleurs, sachant que Marx a été le premier à avancer l'idée que les oppositions entre les différentes classes sociales constituent le fil conducteur qui permet de déchiffrer la succession des périodes historiques, des modes de production et les dominations de classe. C'est, entre autre, à cette mise à jour que se sont attelés Duménil et Lévy.
Dans leurs travaux antérieurs, restitués dans le présent ouvrage, les deux auteurs ont identifié trois révolutions institutionnelles du capitalisme. La révolution des sociétés, opérée à l'aube du XXème siècle, lorsque après la première dépression à la fin du XIXème siècle, les trusts et les cartels durent se plier à la loi anti-trust et substituer la formation de véritables sociétés à des accords entre entreprises indépendantes; les grandes entreprises aux Etats-Unis se transformèrent alors en sociétés par actions, conférant ainsi à la propriété capitaliste des formes collectives. La révolution financière est, quant à elle, caractérisée par la création des premières grandes banques (Rockefeller, Morgan, etc.), qui s'établirent comme les agents financeurs des grandes sociétés. La troisième révolution, la révolution managériale, devint une nécessité, dès lors que les capitalistes qui ne pouvaient s'acquitter de toutes les tâches simultanément, durent progressivement déléguer la gestion des entreprises et l’encadrement des travailleurs aux cadres. On voit bien ici que les métamorphoses du capitalisme, telles qu'elles ont été décrites et analysées par Duménil et Lévy, font apparaître une réalité, celle de la « socialisation » croissante d'un système qui requiert coordination et organisation s'il veut se montrer performant et le plus profitable possible pour les classes capitalistes.
C'est donc une alliance au sommet qui a commencé à se nouer, entre capitalistes et cadres, sous hégémonie des premiers. Mais à l'occasion de certaines séquences historiques, les classes capitalistes se sont trouvées confrontées au fait que les cadres pouvaient s’autonomiser ou changer de camp pour nouer d'autres alliances de classe. C'est ainsi qu'à l'issue de la grande dépression de 1929, avec l'arrivée de Franklin D. Roosevelt à la Maison blanche et la mise en œuvre du New Deal, jusqu'au milieu des années 1970, les cadres ont été, si on peut dire, la cheville ouvrière d’un ordre social peu compatible avec les intérêts des classes capitalistes. Aux Etats-Unis, l'Etat fédéral joua un rôle planificateur et assura une fonction régulatrice avec des politiques visant à redresser l'économie américaine, à relancer la création d'emplois (Agricultural Adjustment Act, National Industrial Recovery Act, etc.) et à contenir sévèrement l'emprise de la Finance (Glass-Steagall Act, etc.). Durant cinq décennies, les cadres de l'Etat fédéral ont été les maîtres d'œuvre de ces politiques, que l'on peut qualifier de progressistes. Cette alliance à gauche, cadres-classes populaires, sous hégémonie des cadres, connut ses équivalents en Europe occidentale après la Seconde Guerre mondiale, durant ce qu'il est convenu d'appeler les Trente Glorieuses. C'est donc parfaitement instruits de ces expériences que les classes capitalistes ont renoué leur ancienne alliance de classe, capitalistes-cadres, sous leur hégémonie, dès la fin des années 1970, lorsque le compromis social de l'après-guerre et son modèle économique favorable aux classes populaires se brisèrent, faute d'avoir su se renouveler en dépassant ses contradictions.
Pour Duménil et Lévy, l'avènement du néolibéralisme, en particulier aux Etats-Unis, sa propagation dans un certain nombre d'autres pays, n'auraient pas été possibles sans l'entrée en scène des cadres aux côtés des classes capitalistes, tant les fonctions de coordination et d'organisation qui leur sont dévolues revêtent une importance cruciale au regard des objectifs que les classes capitalistes se sont fixés dans le néolibéralisme, aussi bien sur le plan politique, qu'en termes de résultats économiques et financiers pour leur propre bénéfice.
Nous ne sommes donc plus en présence de deux classes qui se font face, nous disent Duménil et Lévy, travailleurs et classes capitalistes, mais dans un jeu à trois où les cadres occupent un rôle pivot, orientant les compromis tantôt à droite, tantôt à gauche, en fonction de l'état des rapports de forces entre les différentes classes. Par leur lutte, les classes populaires représentent la force sociale susceptible de peser en faveur d’une bifurcation à gauche.
Dans « La Grande bifurcation », le chapitre intitulé « La Finance anglo-saxonne : un modèle et un empire », dresse un tableau saisissant des réseaux mondiaux de la propriété capitaliste caractérisés par la très large domination de sociétés financières anglo-saxonnes. N'en est que plus manifeste le rôle primordial tenu par les cadres du secteur financier et de la haute gestion au cœur du dispositif de l'ordre néolibéral – « l'interface propriété-gestion »- où se jouent le contrôle et la coordination des réseaux de la propriété capitaliste. Au sein des conseils d'administration et des conseils de surveillance, les cadres financiers représentent les intérêts des propriétaires capitalistes, tandis que les hauts cadres de la gestion des entreprises non financières sont, eux, chargés de mettre en œuvre les objectifs assignés par les premiers. Au regard des tâches accomplies par ces hauts cadres, dans un système où le contrôle et la coordination de la propriété mondiale du capital constituent le levier de sa perpétuation, garantissant ainsi aux classes capitalistes des revenus toujours plus plantureux, le caractère parasitaire de ces derniers n'en a que plus de relief. Dès lors, au sein de cette alliance, la tentation serait grande pour les cadres de s'émanciper de l'hégémonie des classes capitalistes s’ils n’en tiraient pas pour eux-mêmes des revenus très élevés. Duménil et Lévy soutiennent qu'une hybridation de classe s'est produite, une « histoire d'amour au sommet », qui s'est épanouie dans le néolibéralisme, entre classes capitalistes et hauts cadres sous hégémonie des premiers.
Comme le notent Duménil et Lévy, Marx avait repéré et analysé l’émergence de la bourgeoisie au sein de la société féodale, son ascension graduelle, jusqu'à son entrée sur la scène de l'Histoire avec la Révolution Française, consacrant la bourgeoisie comme la nouvelle classe dominante. Le caractère parasitaire de l'aristocratie, manifeste aux cours des dernières de l'Ancien Régime, ne pouvait qu'encourager la bourgeoisie à des audaces insoupçonnées. Ainsi, après la domination séculaire de l'aristocratie sur le reste de la société, la bourgeoise est devenue la nouvelle classe dominante. Cependant, comme nous y invitent les deux auteurs, il faut noter qu'au-delà de l'affrontement de classe aristocratie-bourgeoisie, on a pu observer une véritable hybridation de classe. Une partie de l'aristocratie s'embourgeoisant en se lançant dans les affaires et le commerce, alors que la bourgeoise s'attachait à s'aristocratiser en acquérant des titres de noblesse et en faisant siens certains aspects du mode de vie de l'aristocratie. « Le bourgeois gentilhomme » de Molière en est la prémonitoire et ironique illustration. Plus près de nous, « Le Guépard » de Luchino Visconti célèbre l’union entre une aristocratie déclinante et la nouvelle bourgeoisie.
Fécondant les analyses de Marx, Duménil et Lévy font la démonstration que les ordres sociaux – hier le compromis Keynésien, aujourd'hui le néolibéralisme – sont bien le produit d'une évolution des rapports de production, sous la poussée des luttes de classes ; les circonstances étant créées par les crises. Les séquences historiques scandant l'histoire du capitalisme sont caractérisées par des compromis entre les classes sociales. On peut y distinguer les dominations, la lutte et les alliances qui commandent aux orientations (à droite ou à gauche) des sociétés. Dans « La grande bifurcation », les deux auteurs postulent que les pays des vieux centres (Etats-Unis et Europe occidentale) sont aujourd'hui au seuil d'une grande alternative : soit une bifurcation vers la gauche, soit vers la droite, avec la poursuite d'un ordre social néolibéral sensiblement remanié, voire dépassé. Si, comme l'écrivent Duménil et Lévy, « les crises sont les accoucheuses de l'Histoire », la crise de 2008 pourrait bien marquer l'avènement d’un nouvel ordre social, perpétuant l’alliance au sommet entre cadres et capitalistes, mais cette fois-ci, sous hégémonie des premiers – ce qui ouvrirait la voie à une société que les auteurs qualifient de « néo managériale » : un retour du contrôle, face à la prétendue toute puissance des marchés, dans un ordre social toujours de droite.
Avec ses innovations conceptuelles, le « révisionnisme révolutionnaire » de Duménil et Lévy ébranle le corpus doctrinal des académiciens du marxisme pour qui, immuable, la lutte des classes oppose deux classes, capitalistes et travailleurs. Introduire un troisième acteur, les cadres, relèverait donc du schisme. Quant aux sociologues, les cadres forment pour eux une des catégories du salariat et non pas une classe en soi. Une lecture scrupuleuse des travaux de Duménil et Lévy permet pourtant de constater que depuis la naissance du capitalisme tel qu'il a été analysé par Marx, jusqu'au néolibéralisme, un processus inexorable est à l'œuvre : la socialisation croissante des tâches. Ce qui place les classes capitalistes dans une situation de plus en plus délicate dans la mesure où ils doivent concéder à d'autres des fonctions essentielles qui garantissent leurs revenus et leur position hégémonique. Dans le néolibéralisme, la Finance apparaît comme le maître du jeu, ainsi que l'atteste le chapitre commenté précédemment. La quête inextinguible de hauts revenus des classes capitalistes, optimisée grâce au modèle néolibéral de la finance anglo-saxonne piloté par les hauts cadres, sous hégémonie des Etats-Unis, a cependant conduit à la formation d’un mélange instable et hautement explosif. Le pot a certes trouvé son couvercle, mais le tout ressemble à s'y méprendre à une bombe. La crise des crédits subprime mis le feu aux poudres.
La crise a permis de mesurer les limites et les contradictions du modèle de gouvernance de la Finance néolibérale, révélant au passage la fragilisation de la position dominante des classes capitalistes et a contrario le renforcement de celle des cadres du haut des hiérarchies. Au sommet de cette gouvernance, se trouvent les cadres financiers (dirigeants des grandes banques, des fonds spéculatifs, etc.) puis ceux de la haute gestion (dirigeants des transnationales, des holdings). Leur position stratégique au regard du dispositif de coordination et de contrôle – l'interface propriété-gestion – du néolibéralisme leur permet de bénéficier de ces très hauts revenus qui font régulièrement la une des médias. Ils constituent la pointe de la pyramide cadriste. Mais dans le capitalisme-néolibéral, ils ne sont pas les seuls cadres à assurer des fonctions de coordination et de contrôle. Les modes de production à l'ère du néolibéralisme mobilisent une cohorte d’autres cadres (gestion, production, recherche-développement, enseignement, réseaux, logistique, DRH, etc.), bien au-delà du cœur du réacteur. La doxa, la culture, les modes de vie des hauts cadres dirigeants irriguent, nourrissent et inspirent l'ensemble de cette classe et lui donnent une certaine homogénéité. Parler ici de conscience de classe ne paraît pas déplacé. Lorsqu’au XIXème siècle, Flaubert, Balzac ou Zola s’attachaient à décrire la bourgeoisie, n’y trouvait-on pas aussi bien des personnages de la grande bourgeoisie industrielle et financière, parfois alliés aux rejetons de l’aristocratie, que la bourgeoisie des notaires, des commerçants ou des petits entrepreneurs ?
La grande bifurcation est riche de chapitres, de courbes et de statistiques qui éclaireront le lecteur dans sa quête d'éclaircissements des questions, des perspectives et des enjeux tels qu’ils se posent, en particulier pour les Etats-Unis et l'Europe occidentale après la crise de 2008. Le dernier chapitre, « Europe : Réussir le compromis à gauche, le préserver et le dépasser », devrait donner du grain à moudre aux militants et aux dirigeants d'une vraie gauche, visiblement divisés, aussi bien sur le diagnostic de la crise que sur les prescriptions à formuler pour engager une bifurcation à gauche. L'effet de souffle sur les fondations intellectuelles de la gauche après l'échec des expériences dans les pays se réclamant du socialisme, a longtemps stérilisé la régénérescence de son appareil analytique et conceptuel. L’entreprise de déligitimisation du marxisme conduite par François Furet et ses amis se voulant le dernier clou idéologique du cercueil de l’auteur du Capital.
Il n'est pas exagéré de dire qu'en renouvelant et en actualisant plusieurs grands concepts marxistes, les travaux de Gérard Duménil et Dominique Lévy accomplissent une tâche à nulle autre pareille, déchiffrant le passé proche et notre présent, tout en explorant les pistes qui s'ouvrent désormais devant nous.
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le 29 mars 2014
Et compréhensible pour tous, ou presque tous. Bien entendu, on est loin des sottise qu'on entend régulièrement à la radio o à la télévision.
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